Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (11)

Références

Le soleil, 1982-01-23, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Québec, samedi 23 janvier 1982 SPÉCIAL A compter du mardi 2 février, le Centre des conférences de la capitale nationale, Ottawa, accueillera des délégations des 11 gouvernements canadiens, à l'occasion d\u2019un extraordinaire sommet économique fédéral-provincial de trois jours.Dans leurs bagages, les premiers ministres de tous les coins du pays apporteront qui une solution à la crise actuelle, qui une proposition d\u2019un partage plus équitable des ressources fiscales, qui une réforme des structures économiques de l\u2019Etat canadien.Pour mieux comprendre les discussions serrées qui s\u2019annoncent pour la semaine prochaine, LE SOLEIL présente aujourd'hui un cahier spécial traitant justement des multiples facettes du fédéralisme économique, ce système dont la récession récente a permis de mettre en évidence les indéniables avantages mais, aussi, les navrantes faiblesses.Rédigé par une équipe de cinq journalistes de la section Economie, Mme Hélène Baril et MM.Guy Amyot, Denis Angers, Gilles Boivin et Florent Plante, ce cahier soulève les questions que se posent les Canadiens et les Québécois sur leur société éco- nomique, aborde les solutions proposées à la crise, fait le point de la situation, dans quelques secteurs importants de l\u2019actualité.Document de référence, le cahier special d\u2019aujourd\u2019hui gagnera à être conservé, ne serait-ce que pour démêler l\u2019écheveau de questions abstraites qui surgiront à Ottawa, à compter du 2 février.Des questions sur les accords fiscaux, les politiques d\u2019aide à l\u2019agriculture, la péréquation et maints autres thèmes.Les sujets abordés se subdivisent en deux groupes.D\u2019une part, dans les \u201cprincipes\u201d sont évoqués les problèmes actuels du fédéralisme économique, ses limites et ses perspectives de renouvellement.D\u2019autre part, sous la rubrique \"les faits\", nos journalistes isolent des cas particuliers (l\u2019agriculture, les pêcheries, l'automobile) et décrivent les attentes de groupes de pression importants, à l\u2019approche du sommet économique de février.Pour qui veux comprendre ce qu'est la société dans laquelle nous vivons, ce sont autant de sujets qui méritent d\u2019être mieux connus.\u2014\u2014 LA CRISE ECONOMIQUE 1982: LE MOMENT DE REVOIR LE MODÈLE i CANADIEN par Denis Angers Bâti autour d\u2019un chemin de fer.d'un réseau de canaux et de postes de garnison, le Canada de 1867 devenait un Etat fédéral ou le gouvernement central avait pour mission de veiller à une uniformisation des conditions du développement.Ce rôle stabilisateur, rendu possible par les recettes qu'avait générées l'imposition sur le revenu en 1917, allait d'abord d\u2019abord jouer durant la grande crise des années 1930.notamment dans les provinces alors désargentées de l'Ouest.Il allait prendre davantage d'ampleur avec le deuxième conflit mondial, s'étendre vers les Maritimes et adopter le nom de \"péréquation\u201d.Une notion qui veut que, dans un Etat fédéral, les composantes les plus démunies profitent de la prospérité des autres, par le biais d'une pléiade de formules de redistribution de la richesse.Fort défendable, le fédéralisme canadien n'a pas toujours connu le succès escompté, victime des régionalismes, des intérêts provinciaux.Après le Canada central \u2014 et notamment l'Ontario \u2014 voilà maintenant que les riches provinces de l'Ouest se rebiffent à l'idée de contribuer financièrement, par gouvernement central interposé, à la prospérité des autres.12 pour 100.les gains des travailleurs.Les rangs de ceux-ci seront encore décimés par le chômage, véritable plaie sociale qui touche un million de Canadiens, avec plus de vigueur au Québec qu'ailleurs au pays.S\u2019ils se maintiendront en deçà des taux records de 1981, les niveaux d'intéréts demeureront encore au-delà des 10 pour 100.ce qui risque d'empècher une véritable reprise de la construction et des ventes de biens durables.Eloquentes malgré leur sécheresse, les données statistiques de l'année 1981 ont relégué à l'arrière-plan, plus souvent qu'autrement.les sempiternelles tergiversations constitutionnelles.En ce début d'année, la crise économique qui frappe le pays risque d'ailleurs de supplanter une nouvelle fois les questions d'unité nationale, de rapatriement ou de préséance politique dans l'esprit des Canadiens.Il y a de quoi! En dépit des déclarations rassurantes des ministres fédéral ou provinciaux des Finances et malgré les espoirs maintes fois formulés d\u2019une prochaine reprise, rien n'indique que l'économie canadienne et québécoise se bonifiera, en 1982.Au contraire, s'entendent à constater les intervenants économiques.les sombres bilans de 1981 semblent destinés à se répéter.Du coup, cette année encore, l'inflation continuera de gruger, à raison de Jugeant n'avoir jamais recueilli sa juste part, le Québec aussi regimbe.Sa structure économique, largement appuyée sur des industries légères \u2014 les secteurs mous du textile, de la chaussure et du meuble \u2014 souffre davantage de l\u2019ouverture des frontières au commerce mondial.En outre, il subit de plein fouet le vieillissement de son infrastructure industrielle, la chute de la demande en matières premières et, enfin, le déplacement vers l'Ouest de l'activité économique.Ces constats, ces récriminations procèdent de la volonté de chacun des 11 gouvernements de se tailler une part du gâteau national qui permette a leurs populations respectives de profiter davantage du fédéralisme.Or.ce gâteau n'est pas illimité.L\u2019écot et le rôle de chacun risquent donc d'être bien longs a déterminer, d'autant plus qu\u2019en période de récession, les revenus s\u2019avèrent être singulièrement restreints.Tout ça dans un pays pourtant immense.aux ressources supérieures à la très grande majorité des Etats du globe! Il n'en faudrait guère plus pour que le système fédéral, déjà attaqué politiquement soit aussi contesté économiquement lui qui, à l'origine, avait pour but de donner à 4 petites colonies britanniques les moyens d'assurer leur développement.Ce fédéralisme économique, dont les principes seront au coeur même des débats lors du sommet de février, procédé en effet de la volonté qu\u2019avaient les colonies d'Amérique (et la Grande-Bretagne) de mettre en commun des ressources jusqu'alors dispersées, pour assurer les fonctions économiques de l'Etat.8SSI I \u2014.\t!.I rfA Çil t i l l f ' ¦ .»i *lS V: 'IMIMfl 'lt ffll' «lî \u2022 I '\" ¦i itàtiÊË i.vom i* *» « «i i h wmmm \u2022j \"1 X t ¦HWi D-2 Québec.Le Soleil, samedi 23 janvier 1982 ECONOMIE & FINANCE La stabilisation vue par deux universitaires Le fédéral est dans une impasse Les premiers ministres qui se rencontreront.au début février a Ottawa.sauront-ils satisfaire les attentes des millions de Canadiens qui exigent de leurs gouvernements une solution rapide et efficace A une des pires par Guy AMYOT crises économiques de leur existence?Ces hommes politiques devront (est-ce possible?) oublier leur par-tisannerie, examiner leur responsabilité respective et analyser les instruments dont ils disposent Le défi est clair: relancer l'économie, réduire le chômage et ralentir la hausse des prix.Cet examen minutieux d»*s politiques économiques fédérales et provinciales s\u2019impose d'autant plus que presque tout le monde reconnaît maintenant leur inefficacité Deux économistes, Robert Lacroix et Yves Rabeau, de l\u2019université de Montréal, viennent de publier un ouvrage qui pourra inspirer plus d\u2019un ministre des Finances.\"Politiques nationales \u2014 Conjonctures régionales\" analyse le savoir-faire des politiciens à dompter les cycles économiques par des politiques de stabilisation I^es grandes constatations de cette étude I\u2014 Les gouvernements ont rarement su stabiliser l\u2019économie canadienne; ils ont même commis de graves fautes de gestion.2\u2014 Les politiques de stabilisation ont trop souvent amplifié les problèmes économiques de l'ensemble du pays et alimenté les disparités régionales à l'avantage des régions riches.3\u2014 Pour sortir de l\u2019impasse, les gouvernements devraient se doter d'un nouvel outil: la régionalisation des politiques fédérales qui respecterait les juridictions et les particularités provinciales.La flexibilité Selon les deux économistes, un gouvernement qui veut stabiliser son économie doit, en période de récession.augmenter ses dépenses et, en période d'expansion, les diminuer.La caractéristique essentielle d'une mesure stabilisatrice est donc la flexibilité; elle doit être appliquée à temps, mais aussi, retirée lorsqu'il le faut Or.voilà un des graves problèmes de la situation actuelle.Le gouvernement fédéral, principal responsable de la stabilisation économique au pays, ne possède pas les bons moyens d'intervention: 96 pour 100 de ses dépenses sont \u201crécurrentes\", répétitives; elles ne peuvent pas s'éliminer rapidement.Ainsi, les dépenses publiques croissent démesurément.provoquent des déficits anormaux et ralentissent l'ensemble de l'économie.Toujours selon les auteurs, le gouvernement fédéral ne réussit pas à redistribuer l'activité économique grâce à de véritables outils stabilisateurs (investissements dans les infrastructures productrices), il n\u2019effectue, en réalité, qu'une répartition des revenus entre les régions et entre les individus par diverses formes de paiements de transfert (allocations familiales, assurance-chômage, péréquation, etc.).\u201cEn conséquence, certaines provinces vivent de plus en plus de transferts fédéraux et cette situation est acceptée par les provinces les plus riches parce que c'est en partie à l'aide de ces transferts que l'on paie les \\ V \\ \\ \\ ¦> * ' ter Jfck produits qu'elles fabriquent Les politiques passées n\u2019ont pas éonduit les provinces pauvres à une situation d\u2019autodéveloppement.\u201d Impasse fédérale Selon les économistes Lacroix et Rabeau.le gouvernement fédéral se trouve dans une forme d'impasse en ce qui a trait à la gestion des politiques de stabilisation au Canada.Ses ressources financières sont importantes mais, en revanche, ses moyens d'intervention peu efficaces.Lès provinces, au contraire, disposent de moyens techniques considérables plus de 10 pour 100 de leurs dépenses peuvent être affectées à la stabilisation.Mais la marge de manoeuvre financière des provinces est insuffisante pour leur permettre d'u-tiliser pleinement leurs pouvoirs.Drôle de paradoxe: le fédéral a l'argent mais pas les outils; les provinces, les outils mais pas l\u2019argent.L\u2019uniformité L'étude des économistes dénonce, enfin, un troisième défaut aux politiques stabilisatrices fédérales l\u2019uniformité.Les disparités de chacune des régions du Canada (en ressources naturelles, en main-d'œuvre, etc.) rendent artificielle la signification des moyennes nationales utilisées par le fédéral.Les provinces de l'Ouest peuvent connaître une situation de plein-emploi et de surchauffe, lorsque, dans l\u2019Est, on battra des records de chômage.Pourquoi, dans un tel contexte, appliquer des politiques uniformes qui VA -\tW, r / axe gratuit de rr-'iseignemeixs a ( industrie qui vous permet de voir plus clair dvins vos problèmes techniques Contacter le CFIQ sans tarder Un spec o'\u2022Me competent dans vore domaine, se fera un plaisir d ader en discuter avec vous, ou que vous soye?au Quebec CRIQ CENTRE DE RECHERCHE INDUSTRIELLE DU QUEBEC (S14| 694-3330\t(418) 6S9-1SS0 Montréal\tQuébec 0-4 Québec.Le Soleil, samedi 23 janvier 1982 Economie & finance Intervention dans le développement économique Les syndicats prônent l\u2019efficacité Aux on/e chefs de gouvernements qui se réuniront la semaine prochaine à Ottawa pour parler d\u2019économie, les syndicats québécois adressent une réclamation commune avant de discuter développement et partage des pouvoirs, ils doivent s\u2019entendre sur l'urgence de rabaisser les taux d\u2019intérét, dont les effets les plus néfastes sont ressentis par les tra v ailleurs.par Hélène BARIL D'une même voix, la CSN.In FTQ et la CSD réclament aussi qu'Ottawa renonce à couper dans les paiements de transfert aux provinces et une intervention plus efficace de l'Etat dans le développement économique Si la politique monétariste fédérale fait l\u2019objet d\u2019une dénonciation unanime dans l«-s trois centrales, leurs économistes ont toutefois îles façons différentes d'aborder les difficultés ac tuelles Pour l\u2019économiste Peter Rakvis.de la CSN.il est clair que la lutte à l\u2019inflation qu'a entreprise le gouvernement fédéral de concert avec les pays industrialisés ne peut que bénéficier aux grand«*s entreprises Fn favorisant la concentration et en réduisant la concurrence, les taux d\u2019intérêt élevés ne font qu'accroître, dit il.le contrôle des plus grandes sociétés sur la fixation des prix D'où, selon lui.l'inefficacité de l\u2019arme des taux d\u2019intérêt pour |uguler l\u2019inflation la demande baisse mais n'entraîne pas une chute des prix, et le taux d\u2019inflation se maintient Au contraire, précise l\u2019économis te, le niveau des taux d'intérêt a un clfet inflationniste sur les budgets des contribuables comme sur ceux des gouvernements.Emploi et interventionnisme Une fois les taux d\u2019intérêt ramenés A un niveau acceptable pour la petite et moyenne entreprise, sa solution de relance passe par les programmes de création d\u2019emplois et l\u2019in tervention plus efficace de l'Etat dans l'industrie Les gouvernements ont tous les outils nécessaires pour créer des em plots, selon lui.et le problème n'est pas le manque de fonds muis leur mauvaise utilisation \"Qu\u2019on ne vienne pas me dire que les gouvernements n\u2019ont pas d'ur gent\u201d, soutient M.Bakvis.Une société d'Etat comme la Caisse «le dépôt et «te placement, cite t il en exemple, a «les La solution de relance passe par les programmes de création d'etnplois et l'intervention plus efficace de l\u2019Etat, selon Peter Bakvis de la CSN jxiuv«»rs considérables pour favoriser l'expansion et la création d\u2019emplois dans les grandes entreprises au sein desquelles elle a des intérêts.L'impact des fonds qu'elle injecte dans «-es en treprises n'est pas proportionnel à leur importance.L'Etat, poursuit il, par l\u2019utilisation qu'il fait des fonds publics pour l\u2019aide à l'industrie, pourrait avoir un contrôle beaucoup plus efficace sur les dérisions d«» entrepris»».Dans cette optique, il attend d'Ottawa qu\u2019il applKjue équitablement les règles du fédéralisme et du gou vornement quétxVois qu\u2019il dunne des «lents à ses sociétés d'Etat.Autrement dit.c\u2019est la maximisation des retombées économiques des investissements publics qu'il réclame, par la définition claire du rôle des deux niveaux de gouvernement.Parce qu'il a des pouvoirs plus importants, le gouvernement fédéral doit être le stabilisateur «lu dé- veloppement national en forçant, par exemple, l\u2019établissement d\u2019une entreprise dans une province plutôt que dans une autre.La réorganisation «les.ministères fédéraux à vocation économique ne lui apparait pas, a priori.3tre un pas dans cette direction.Sr les programmes de développement restent les mêmes, estime-t-il.nen ne changera et la man«>euvre ne s«îrvira qu'à raffermir l\u2019autorité fédér.ifr- sur l«» provinces ETQ: sus aux taux d intérêt le directeur de la rechtemhe économique à la FTQ.Jean-Guy Frenette.nuance sa position antimonétanste Dans U* contexte nord-américain, ex pliquc-t-il, le Canada ne peut se dissocier de la lutte à l'inflation qui est devenue la priorité des ip*ays industrialisés.et en particulier des Etats-Unis.Ce qu\u2019il préconise, c\u2019est une politique sélective des taux d\u2019intérêt.Essentiellement, dit-il.il s\u2019agit de ramener les taux d\u2019intérêt à un niveau acceptable pour les prêts à la petite et moyenne entreprise, pour les prêts hypothécaires et pour les prêts à la consommation générale de biens durables.A son avis, les difficultés économiques actuelles viennent du fait qu\u2019en épaulant les Américains dans leur lutte à l\u2019inflation, le gouvernement fédéral a chois: les mêmes moyens que son voisin.L\u2019objectif est le même, précise-t-il.mais l'économie canatlienne est différente et ne né cessite pas les mêmes remèdes.Parce qu\u2019en période de ré«ression les conséquences s«»nt plus graves au Canada et pire encore au Québec, soutient-il les jxilitiques économiques canadiennes ne peuvent être tes mêmes.Il est d avis aussi qu\u2019une politique uniforme des taux d'intérêt élevés ne fait qu'accélérer la monopolisation et favoriser la disparition des petites et moyennes entreprises moins aptes à supporter une crise prolongée.C'est pourquoi M.Frenette estime qu une politique sélective des taux d'intérêt est la seule façon pour Ottawa d'agir sur l'emploi et la de-mancte en continuant de lutter contre l'inflation.Paradoxalement, note-t-il le fédéral a fait sien l\u2019objectif de la lutte à l\u2019inflation mats ses récentes interventions sont inflationnistes l'en tente avec l\u2019Alberta sur le prix du pétrole et U hausse des tarifs postaux, par exemple Lui aussi croit que l'Etat a les moyens de créer des emplois Les fonds sont U.dit-il, mais sont utilisés de façon inefficace Selon lui, la principale cause de l\u2019inefficacité des interventions économiques gouvernementales vient du manque «le coordination de l\u2019action fédérale et provinciale.Le manque de coordination est chronique, convient-il mais n\u2019a ïamais été si grave Le «iédoublement des structures, ajoute-t-il.réduit considérablement la force du levier que constitue l\u2019Etat pour le «iéveloppement économique Autant pour la création que pour le soutien de l\u2019emploi, conclut l'économiste.le sommet des premiers ministres doit serv ir en priorité à coordonner les interventions.CSD: le chômage d\u2019abord La CSD, pour sa part, considère la lutte à l'inflation comme un objectif prétentieux.Au Canada, c\u2019est un faux problème, affirme son président, Jean-Paul Hétu.L'inflation n'est pas créée au Canada et au Québec, assure-t-il.\"Ce sont les pôles économiques importants du monde occidental qui en sont responsables et nous n\u2019en sommes pas.il ne faut pas se leurrer\u201d Un des économistes de la centrale, Pierre Ouellette, abonde dans le même sens.La lutte à l\u2019inflation est une lutte «ians le vide pour le Canada, dit-il.Et il explique: l\u2019inflation est importée des Etats-Unis et les deux dernières tentatives fédérales pour la combattre \u2014 la loi anti-inflation et tes taux d\u2019intérêt élevés \u2014 ont échoué Aussi la centrale réclame-t-elle que les priorités fédérales actuelles soient renversées et que la lutte au chômage devienne la préoccupation majeure d\u2019Ottawa et des provinces.Le gouvernement fédéral a «Jéjà prouvé qu'il est prêt à paver le prix pour se démarquer des États-Unis.La Banque IMationafe, la banque d\u2019affaire numéro un au Québec.La Banque Nationale s\u2019occupe des affaires d'un plus grand nombre d\u2019entreprises que toute autre banque au Québec.On s\u2019occupe de vous.Dans toutes les régions de la province.vous serez reçus par des personnes qualifiées, sensibilisées à vos besoins.La mise sur pied d\u2019un programme de décentralisation donne à un plus grand nombre de nos succursales une veritable vocation de banque d'affaires.Vous bénéficiez ainsi d'un service personnalisé plus complet et de décisions admmis tratives plus rapides.BANQUE NATIONALE On s\u2019occupe de vos affaires.Votre entreprise s\u2019intégre dans nos activités bancaires.La Banque Nationale veut devenir un partenaire actif soucieux de vous aider à franchir les étapee difficiles et désireux de participer à votre réussite.Si nécessaire, elle vous offrira des prêts à des taux très concurrentiels et.grâce à son réseau pancanadien de succursales.elle simplifiera toutes vos transactions interprovincuales.De plus, pour mener à bien vos projets sur le marché international, nos représentants, en collaboration avec nos bureaux en Europe, en Asie, aux Bahamas et aux Etats-Unis, sont en mesure de vous offrir absolument tous les services internationaux dont vous aurez besoin Nos directeurs de succursale aimeraient discuter avec vous le développement de nouvelles affaires.Ils ont des services très intéressants à vous offrir.Corflez.vous aussi, le succès de votre entreprise à la banque d\u2019affaires numéro un au Québec.La Banque Nationale: votre partenaire commercial.Nous, on s\u2019en occupe.U SO*e«l- Ah#f* l4tfCh*> M Jean-Guy Frenette.directeur de la recherche économique a la FTQ le Soleil Jocoue» Oe»coe«e« M Jean-Pul Hétu.président de la CSD.assure-t-il notamment par son pro gramme de canadiamsation «Je l'in-dustne pétrolière.Pour le maintien et la création d\u2019emplois, il considère deux moyens d'intervention gouvernementale qui ont en commun la reconnaissance des travailleurs en tant qu'agents économiques actifs D'abord, obliger l'entreprise à faire connaitre ses projets de fermeture à l'avance pourrait permettre.«Ians bien des cas.l'étude de solutions pour sa survie par les parties concernées et le sauvetage éventuel des emplois.Par tes programmes d\u2019aide à l\u2019industrie.suggère-t-il ensuite, les gou vemements pourraient s'assurer que les fonds publics ainsi utilisés soient efficaces, en permettant aux tra vailleurs de participer A la gestion des entreprises subventionnées ltSo«*i> ei Lé* fonds sont U mais sont utilisés d« façon inefficace Et cela à cause du manque de coordination antre les gouvernements *\u2022 Vi»»*»***** I Cijeoec.Le Soleil, samedi 23 janvier 1982 L L CAHIER SPÊCIAC Un fédéralisme plus économique que politique Scepticisme des gens d\u2019affaires Ils allaient se mettre â table sans lui.Un maître fromager de Québec devance tous ses concurrents Parce qu\u2019il était sûr de l\u2019except ionnelle qualité i de son produit.Kt parce qu'il était sûr que le Prêt-à-partir Quélxr-Viuicouver d\u2019Air Canada | lui permettrait d\u2019arriver à destination avant midi.* À midi pile, il se présen- | ta et improvisa une dégustation.Son\tI fromage eut tellement de 1 succès que le client en i redemanda.Kn grandes | quantités.\\jc client était doublement épaté:\tJ \u2014 \u201c Mais comment avez- * vous fait pour être à Vancouver ce matin?\u201d \u2014\u2018\u2018Ah, vous savez.\t| avec le Prêt-à-part ir d\u2019Air Canada, un continent à traverser, c\u2019est\t| pas la mer à Ixiire\u201d.C\u2019était un homme et\ti son fromage, une autre belle histoire des voyages éclair d\u2019Air Canada.\tà ¦ L\u2019après-midi même.à Vancouver.Il n\u2019était pas question qu\u2019ils se mettent à table >Jllo lui.Le Prèt-a-partir Même si ses concurrents étaient déjà sur place, lui, Robert Thibault, savait qu\u2019il les devancerait au rendez-vous.Ce matin-là, Robert Thibault quitta Québec précipitamment.Il venait d\u2019apprendre à travers les branches qu\u2019une importante chaîne d\u2019alimentation avait convoqué quatre de ses concurrents pour une présentation décisive de leurs fromages.m 11 : v«8*- ' fax#®* C\u2019est à i\u2019Etat de restreindre \u201cla mentalité inflationniste\u201d Face à un Etat fédéral plus riche, plus centralisé, plus interventionniste, les milieux d'affaires canadiens sont inquiets.Et le récent document du ministre des Finances Allan Ma-cEachen sur \u201cle développement économique du Canada dans les années 1980\" n'a guère contribué à les apaiser.Bien au contraire.par Denis ANGERS Rassemblés dans leurs chambres de commerce, les hommes d\u2019affaires du pays s'inquiètent en effet du fait que, nulle pari dans l'énoncé de politique fédéral, \"se trouve une déclaration nette et claire sur le rôle du marché et du secteur privé\".Non plus qu'une position ferme du gouvernement fédéral sur ses intentions relatives à son \"degré d'intervention dans l'économie.\u201d Ce \"blanc\u201d représente, estime-t-on à la Chambre de commerce du Canada, une inconnue de première grandeur.En effet face à une machine gouvernementale taxée de vouloir tout régenter au Canada, les milieux d'affaires auraient évidemment apprécié l\u2019affirmation du caractère privilégié du secteur privé dans le développement du pays.Et.surtout, l\u2019expression de la volonté du gouvernement de cesser, une fois pour toutes, de s'immiscer dans les affaires économiques de la nation.Soit par la réglementation et la législation, soit par la création d\u2019autres organismes publics.Autre sujet d\u2019interrogations des hommes d'affaires: le précédent du dernier budget Ma-cEachen.au chapitre des exemptions fiscales, rebaptisées \"stimulants fiscaux\".Pour la Cham bre de commerce du Canada, ces stimulants sont en effet \u201csupérieurs, et de loin, aux subventions et autres programmes dans lesquels la décision est entre les mains de fonctionnaires\".Impôts et budgets De concert avec une politique d'appui aux \u201cstimulants fiscaux\", les milieux d'affaires canadiens souhaitent également voir le gouvernement central adopter une politique de réduction du fardeau fiscal des contribuables corporatifs.Ainsi, s'interroge-t-on à la chambre canadienne.\"ne vaudrait-il pas mieux réduire le taux général de l'impôt corporatif et réduire en même temps la prolifération des subventions et Le dernier document du ministre MacEachen laisse planer une inconnue de premiere grandeur selon les milieux d affaires.des stimulants?\" Ce qui libéraliserait davantage une économie de marché où.de plus en plus, les programmes gouvernementaux bouleversent les règles du jeu Par ailleurs, le consensus est aisément atteint sur l'urgence pour les gouvernements de pratiquer des restrictions budgétaires à large échelle.Prenant exemple de l'augmentation prévue de 40 pour 100 dans les dépenses fédérales entre 1981 et 1983, la chambre de commerce canadienne la considère \u201cénorme\u201d et inquiétante.En fait, elle estime urgente et prioritaire une plus grande retenue dans les dépenses, de manière à donner l\u2019exemple aux autres secteurs de l\u2019économie tout en donnant une leçon \"qui réduirait la mentalité inflationniste\u201d.Les bons points Si les inquiétudes fourmillent dans les commentaires des milieux d\u2019affaires, l'énoncé de politique du ministre MacEachen soulève quelques applaudissements.Notamment en indiquant que l'Etat n\u2019entend pas accroître la portée des décisions de l'Agence de tamisage des investissements étrangers.Ou encore qu'il n\u2019en-visage pas.pour l\u2019instant, appliquer à d'autres secteurs de l\u2019économie le concept de ca-nadiamsation retenu dans le cadre de la politique nationale de l\u2019énergie Reste enfin que le document fédéral constitue enfin l'orientation à long terme de la politique économique qu'avaient réclamée avec insistance les hommes d'affaires, une onentation hélas grevée par ses incertitudes et ses positions Vagues Ces travers sont cependant compensés en partie, constate la chambre, par le nouvel accent mis sur \"la concertation et la consultation des affaires et des syndicats.\" MONTREAL \u2014 Si les hommes d'affaires sont en majorité favorable au maintien du lien fédéral au Canada.c'est pour une raison beaucoup plus économique que strictement politique Non seulement le Canada leur donne accès à une plus vaste gamme de ressources, mais il leur assure également un marché plus étendu par Gilles BOIVIN \u201cPour se développer, une entreprise a besoin d\u2019un grand marché\u2019\u2019 tranche résolument Roger Phillips, président de la Chambre de commerce de la province de Québec Son homologue de la Chambre du Canada.M.Stanley Roberts, vantait de son côté, la semaine dernière, la richesse et le potentiel énorme du pays.Mais, car il y a un mais, les hommes d'affaires canadiens n\u2019en sont pas pour autant des défenseurs inconditionnels des politiques du gou vernement fédéral.Leurs réactions violentes au dernier budget MacEachen et leur pessimisme face aux modifications des structures des mi- nistères à vocation économique du gouvernement d'Ottawa en sont un exemple.Ces milieux sont convaincus qu'ils payent le gros pnx pour les étemelles chicanes constitutionnelles et l'ont dit à hauts cris lors des difficiles négociations entre Ottawa et les provinces productrices de pétrole Ils ne sont pas moins agacés par les autres aspects du débat constitutionnel.\"Il est ridicule de paver deux fois et d'avoir deux inspecteurs \u2014 l'un fédéral et l'autre pxpvincial \u2014 pour faire appliquer la même loi\" estime Roger Phillips De la même façon, on est loin d'être convaincu que la restructuration de ses ministères à vocation économique que vient d'annoncer la premier ministre Trudeau vise d\u2019abord une plus grande efficacité.\u201cJ'ai l'impression que le grand dessein du gouvernement fédéral est de prendre le contrôle du dé veloppement industriel au pays.Il cherche à augmenter ses pouvoirs, à les centraliser\" admet avec inquiétude le président de la Chambre de commerce du Québec Ces milieux d affaires sont d'au tant plus inquiets des visées d'Ottawa que la politique de \"canadiamsation\" de l'industrie pétrolière les a fait sour Ciller et a sérieusement entamé leur confiance dans l'équipe de \"mandarins\" qui président aux destinées économiques.à Ottawa De la même façon, la politique monétaire canadienne de hauts taux d'intérêts a ébranlé les milieux d'affaires et ils sont de plus en plus nombreux à dire que le Canada \u201cs'est imposé\u201d une récession plus sévère que nécessaire en liant sa politique monétaire à celle de nos Voisins du Sud sans véritables nuances Stanley Roberts va même jusqu'à dire que ces taux d'intérêt pourraient être de trois à quatre points plus bas si le gouvernement fédéral n'alimentait pas lui-même l'inflation avec des augmentations de 22 pour 10(1 dans scs dépenses et se dotait d\u2019une véritable politique économique pour maximiser les avantages comparatifs du Canada Ce n'est certes pas un hasard, souligne-t-on, si le ministre québécois des Finances, M.Jacques Parizeau, reçoit un accueil plus chaleureux en venant entretenir les milieux d'affaires de sa politique de compressions La politique de canadianisation de l'industrie pétrolière a fait sourciller les millieux d'affaires et a entamé leur confiance dans l'équipe qui préside aux destinées économiques à Ottawa.budgétaires que le nouveau gourou du développement économique fédéral le ministre Bud Oison, qui vient pro mettre un hypothétique meilleur usa ge des $60 milliards que k* gouvernement entend investir dans le développement industriel canadien d'ici 1986 S\u2019ils ont craint, et craignent encore.les politique sociales dé- PC M Stanley Roberts, président de la Chambre de commerce du Canada Les voyages éclair d\u2019Air Canada avec correspondance rapide a Toronto à destination de: Vancouver, Edmonton, Calgary, Dallas, Houston, Los Angeles, San Francisco Départs pour Toronto a 6h20 et 16h35.Prfi\t'\"«'lu* ae commerced Si'Canaa» moorates du gouvernement péquiste à Québec, ils ont également une sainte horreur des interventions du gouvernement d'Ottawa dans les règles du jeu d'une économie dite de libre marché A plusieurs reprises, les ténors de l'entreprise privée ont pressé It's di vers paliers de gouvernement de lais ser la voie libre S l'ont reprise privée Ce leitmotiv du Conseil du patronat du Québec et de la Chambre de commerce du Québec trouve aussi ses échos ailleurs au pays et a servi de toile de fond au rejet de la politique do \"canadiamsation\" de l'industrie pé irolière.milieux d'affaires que le dernier bud get MacEachen est venu chercher dans leurs goussets \u2014 notamment ceux dos pétrolières \u2014 les moyens financiers d'une véritable in tervention.Et certains, comme Roger Phillips, se prennent à rêver qu'Ot-taw a manque lui aussi d'argent et soit forcé de réduire ses dépenses, et son intervention.Le président de la Chambre de commerce du Québec soutenait même au SOI LU lors d'une entrevue qu'il aurait préféré de beaucoup que le gouvernement fédéral laisse dans la poche des Canadiens les $»>fl milliards qu'il entend investir dans le développement économique au cours des prochaines années.les Canadiens auraient alors pu les dépenser et ali monter ainsi le processus économique directement.La concentration du pouvoir éeo mimique entre les mains des \"man darins\u201d fédéraux Inquiète d'autant les If Soletl Iron Volt.ères M Roger Phillips, président do la Chambre de commerce de la province de Québec.d\u2019Air Canada. 0-6 Québec Le Soleil, samedi 23 janvier 1932 « Economie & finance\t\u2014cahier special___i Pour sauver la grande pêche Leblanc n\u2019écarte aucune hypothèse ieef lÉnu \u201d \u2019 Si, 0** li.W r >*>\u2022>, «5 jK^RSHu*.'vsTjj» m K>0*Xv>» MfiSSrt INSTITUTION INSCRITE REGIE DE L ASSURANCE-DEPOTS DU QUEBEC Crédit fonder FIDUCIE CRÉDIT FONCIER MEMBRE: SOCKTE O ASSURANCE-DEPOTS DU CANADA raient être retenues, allant de U nationalisation pure et simple à la créa tion d'une compagnie unique de pêche hauturière.Concernant la commercialisation des produits de la mer, le ministre a dit qu\u2019il serait surpris si le groupe Kirby ne suggérait pas entre autres la création d'une agence unique de mise en marché \u201cEn 1981, une des grandes compagnies canadiennes a procédé à un dumping important sur le marché américain, lequel s\u2019en est ressenti.J\u2019ai hâte que quelques directeurs de grandes compagnies canadiennes affirment publiquement ce qu\u2019elles m\u2019ont avoué pnvément, c'est-à-dire qu'elles souhaitent une intervention du gouvernement dans le secteur de la mise en marché\u2019\u2019.Finalement, M.Michael Kirby se penchera sur la rentabilité des usines de transformation du poisson.\u201cDoit-on fermer certaines usines parce que non rentables, ou les laisser opérer en acceptant le principe d'une aide financière ici plutôt que par des ministères à vocation sociale?En Norvège, dans l'extrême nord, on a préféré subventionner de façon statutaire plutôt que de choisir l'option sociale\", explique M Leblanc.Centralisation Interrogé à savoir si les provinces ne verront pas d'un mauvais oeil ces mesures qui s'annoncent centralisatrices dans certains secteurs, M.Leblanc a dit espérer que non.\u201cSi elles pensent ainsi, ce sera par habitude, car je ne crois pas que ces éléments soient très importants dans l'ensemble du dossier Avec le Québec, par exemple, j'ai beaucoup plus d\u2019affinité avec le ministre Jean Garon qu'avec d'autres ministres provinciaux des Pêches concernant la qualité des produits marins et la discipline dans la mise en marché\u201d, a poursuivi le ministre Leblanc.Il affirme catégoriquement que si Ottawa doit débourser des sommes importantes pour aider l'industrie, en retour, il exige une amélioration sensible de la qualité des produits canadiens de la mer.Revenant à la flotte de grande pèche, M.Leblanc a dit que le gouvernement va devoir trouver un moyen, \"et cela va coûter cher\" d'ai der au renouvellement d\u2019une flotte qui vieillit beaucoup.Des chalutiers neufs coûtent extrêmement cher et bientôt, les industriels préféreront se tourner vers la formule \"joint venture\u201d avec des armateurs étrangers.\"Je ne veux pas qu\u2019à la longue, la grande flotte hauturière soit possédée par des intérêts étrangers\", affirme M Leblanc.Le ministre dit avoir bénéficié d\u2019un accueil attentif auprès des collègues du cabinet avec qui il en a discuté.\u201cLa pèche n'est pas dépensière.comparativement à l\u2019agriculture.Les seuls subsides directs qu\u2019il reste sont consacrés à la construction des bateaux.Le MEER aide un peu lorsqu'il y a construction d\u2019usines de transformation C'est loin des centaines de millions dépensées annuellement pour aider 1'industne laitière de quelques provinces\u201d.Une troisième grande compagnie (c\u2019est National Sea Products, de Nouvelle-Ecosse, ou Fishery Products, de Terre-Neuve) n\u2019en mène pas large non plus.\"Les banquiers qui ont ordonné les fermetures de plusieurs usines de transformations de leurs clients, cet automne, sont venus me voir Ils ont dit que d'autres fermetures seraient inévitables, ce qui créerait de l'incertitude chez des milliers de personnes\u201d, a révélé M.Leblanc.Parce que trop gourmandes sur les bancs de pèche au début de l\u2019année 1981, les compagnies ont dû supporter pendant très longtemps des inventaires extrêmement volumineux (des millions de livres) à des taux d'intérêt coûtant en moyenne $0.02 la livre par mois.Comme ce fut le cas dans le secteur automobile, il y a quelque temps, M.Leblanc a demandé au premier ministre que, étant donné la gravité de la crise, un comité spécial restreint du cabinet s'occupe de ce dossier et qu'il nomme quelqu\u2019un à la tête d'un groupe de travail dont l'autorité ne sera pas contestée, quelqu'un qui patine vite et \"qui ne s\u2019enfarge pas dans les fleurs du tapis\", a précisé M.Leblanc.Mandat Michael Kirby est déjà au travail, et il a reçu du ministre Leblanc le mandat d\u2019analyser l'aspect financier des opérations de la flotte de grande pèche, l\u2019aspect mise en marché des produits, et l'aspect global de la rationalité des usines de transformation du poisson.\u201cJe ne veux rien savoir d\u2019une étude qui va durer un an.Kirby et ceux qu'il choisira sur son comité, probablement quelques gars de ministères très importants comme les Finances et l'Industrie et Commerce, et quelques spécialistes du secteur, feront rapport avant l'ajournement des Communes pour l'été.Peut-être même en avril\", espère le ministre Leblanc.Il espère aussi que le groupe Kirby vérifiera si la flotte hauturière est trop importante, si elle manque de coordination, et si le plan annuel de gestion des pêches de son ministère ne devrait pas aller plus loin en ce sens.Interrogé à savoir s'il serait réfractaire à la suggestion de créer une flotte gérée conjointement par l'Etat et les entreprises privées, M.Leblanc a dit que toutes les suggestions pour- Pour rénover et agrandir les usines Pour innover et augmenter la productivité Pour attirer les investisseurs Pour améliorer le bien-être de la communauté Des profits, il en faut! Ciments Canada Lafarge Ltée SIÈGE SOCIAL 606 Cathcart.Montreal.Que H3B 1L7 DIRECTION Ml CitONAl l OU Out HI C E.AVI OU SHU NI At NNE DV MONTRE Al OUt M3A IK ' BUREAUX OE VI NIE PANS LES GRANDES VULE S OU CANADA Le groupe Kirtoy vérifiera si la flotte hauturière est trop Importante.C\u2019est un remède de cheval qu\u2019Ot-tawa s\u2019apprête à administrer à la grande industrie de la pèche de la côte atlantique en 1982.C'est urgent Deux, sinon trois par Florent PLANTE des quatre plus grandes compagnies de pèche et de transformation de poisson des Maritimes feront faillite avant la fin de l'année.La nomination de Michael Kirby, deuxième plus important fonctionnaire au pays, pour diriger une enquête sur les pèches de l\u2019Est canadien.n'est pas une démotion Elle est directement proportionnelle aux oiprçc?n DATE LIMITE POUR SOUMETTRE SA CANDIDATURE: LE 1?MARS 1982 DEBUT DU PROGRAMME DE LA MAITRISE: AOÛT 1982 Renseignements supplémentaires M Denis Jean Responsable du programme de la maitnso Tel (418)6672476 Les industries a haute technologie dans des domaines comme celui du transport urbain connaîtront une progression importante.\u2022U École nationale d'administration publique Université du Quebec I .m * .* Êmm «fi lilri * ,v\u201e Ouvrez la porte à une nouvelle expansion Le large éventail des services bancaires aux entreprises de la Banque Toronto Dominion peut ouvrir la porte à une nouvelle expansion de vos affaires.Ces services sont conçus pour répondre aux besoins des petites et moyennes entreprises: \u2022\tLes régimes de financement ù termes variables de la TD peuvent répondre aux besoins de capital de la plupart des entreprises en croissance.\u2022\tLes systèmes TD de centralisation et de gestion de fonds peuvent maximiser le rendement de l excédent dèneaisse.\u2022\tLes services automatisés TD de paie, de conciliation de chèques et de dépôts peuvent améliorer l\u2019efficacité de l\u2019ad- minictmtinn finnnriprp nuoîidipnnp BANQUE TD La banque que vos affaires intéressent Venez nous voir.Notre porte est ouverte.Ce pourrait être l\u2019une de vos meilleures décisions. D-10 Queoec l# Soleil lamMi 23 janvier 1*32 Economie & finance wÊé& desjardins mouvement ncmnas ' ¦ \u2022 .> «515 \u2022?«y.: '.-.A BU & liill (v%V -' i ,.y ¦ (v%V Une force qui nous appartient Marché intérieur: Davis prêchera l\u2019interdépendance La production daluminium Alcan est un element essentiel à la bonne santé de notre économie.Des milliers de Québécois en retirent leur bonne part: salaires perçus d Alcan ou d entreprises qui gravitent autour d Alcan, investissements de toutes sortes, taxes versées par Alcan aux gouvernements, profits en provenance des exportation! etc.implique une réduction des restrictions commerciales.Réduire ies importations Le Canada est un des pays les plus importateurs au monde.En I960.la valeur des importations canadiennes en produits manufacturés atteignait $50 milliards.Une des causes principales: la fragmentation de notre marché intérieur.Selon les autorités ontariennes, il suffirait de réduire nos importations d\u2019à peine 7 pour 100 pour effacer notre déficit commercial, pour créer des milliers d\u2019emplois à travers le pays et pour renforcer le secteur secondaire au pays.Dans cette perspective.l\u2019Ontario cherche à développer la coopération interprovinciale notamment au chapitre des achats gouvernementaux.Les biens et services coûtent aux gouvernements canadiens $35 milliards annuellement.Les gouvernements provinciaux et municipaux réalisent les 's de ces dépenses où les importations occupent une place démesurée Plus de 60 pour 100 d\u2019importations dans les exemples suivants: équipement de bureau et de magasin, avions et pièces d\u2019avion, produits pour soins de santé, outillage agricole, équipement scientifique et professionnel, etc.Poursuivant dans la même voie de la coopération interprovinciale.le gouvernement ontarien propose aussi l\u2019établissement d\u2019une série d\u2019expositions commerciales bilatérales et multilatérales.Il recommande également des échanges de hauts fonctionnaires afin que les provinces se connaissent mieux elles-mêmes et maitrisent davantage leurs stratégies économiques respectives.Le gouvernement ontarien demande aussi une mise en commun des efforts et une meilleure coordination dans le champ de la recherche-développement afin de renforcer notre structure industrielle et notre compétitivité.Un certain nombre de secteurs seraient privilégiés: micro-électronique, biotechnologie, fibre optique, transport urbain et extraction des ressources.Agence canadienne de développement du marché intérieur L\u2019outil par excellence, la véritable consécration d\u2019une coopération économique interprovinciale réside dans la création d\u2019une agence canadienne de développement du marché intérieur qui serait contrôlée.selon la proposition ontarienne, par les 11 gouvernements canadiens.Le rôle de l\u2019agence se définirait essentiellement en quatre points: I \u2014 travailler directement avec les gouvernements et les entreprises privées pour favoriser le commerce interprovincial.2 \u2014appuyer les gouvernements dans leurs efforts d\u2019éliminer les politiques dachat qui limitent l\u2019accès aux soumissions publiques.3 \u2014 maximiser les retombées canadiennes du développement des super projets énergétiques des provinces de l\u2019Ouest.4 \u2014suggérer aux gouvernements des programmes spécifiques pour remplacer les importations par des produits canadiens.Ces propositions ontariennes ont déjà suscité un certain nombre de réactions.Les provinces anglophones en acceptent les grands principes.Le fédéral n\u2019aime pas beaucoup voir l\u2019Ontario suggérer des actions pancanadiennes.Quant au Québec, il demeure très sceptique.\u201cComment pouvons-nous conclure des ententes économiques avec les mêmes personnes qui n\u2019ont pas su respecter leurs engagements écrits dans le dossier constitutionnel \u201cdéclare le ministre québécois de l\u2019Industrie et du Commerce.M.Rodrigue Biron.Quel que soit le sort réservé aux propositions ontariennes, à la conférence des premiers ministres, à Ottawa, un fait demeure évident: les Ontariens savent défendre leurs propres intérêts.Hier, champions du protectionnisme; aujourd\u2019hui, au moment où le moteur économique du Canada déborde vers l\u2019Ouest, ils deviennents les premiers défenseurs du bon \"fédéralisme partagé\".Au moment où le congrès du Parti québécois interdit de prononcer les mots \u201cassociation économique\".l\u2019Ontario prend la relève, découvre les vertus des relations économiques plus intenses entre les provinces et devient le principal défenseur d'un véritable \"marché commun canadien\" A la prochaine conférence fédéra le-provinciale par GuyAMYOT Faire en sorte que les profits de l un profitent à plusieurs.des premiers ministres sur l\u2019économie.Bill Davis déposera donc sur le tapis des discussions le projet d\u2019une Agence canadienne de développement du marché intérieur.Finies les querelles politiques Pour l'Ontario, les adversaires politiques d\u2019hier doivent maintenant se muter en bons partenaires économiques et développer un marché commun.Non seulement la santé économique du Canada l'exige, mais la survie même du pays en dépend.Dans un document gouvernemental.\u201cCoopération économique interprovinciale\", le ministre ontarien de l\u2019Industrie et du Tourisme, M.Larry Grossman, présente l\u2019essentiel de ce projet.Les provinces doivent coordonner leurs politiques de développement économique pour profiter entièrement de l'immense potentiel canadien et pour ralentir la croissance des importations.Une certaine interdépendance existe déjà: 25 pour 100 des produits manufacturés en Ontario sont vendus au reste du Canada; 23 pour 100 pour les Prairies; 21 pour 100 pour le Québec; 19 pour 100 pour les Maritimes et 15 pour 100 pour la Colombie-Britannique.Cependant, les provinces ont érigé entre elles de si nombreux obstacles à la circulation des biens et des personnes et s\u2019ignorent tellement les unes les autres, qu\u2019elles n\u2019aperçoivent pas les incroyables possibilités que leur offrirait un véritable marché commun.Voici comment des provinces peuvent limiter le commerce interprovincial: \u2014 La Colombie-Britannique applique, dans ses achats gouvernementaux.une préférence de 10 pour 100 en faveur des fournisseurs locaux.Le Québec, dans l'octroi de ses contrats, impose des restrictions qui excluent presque toute firme non québécoise.De plus, par son système de permis de travail, il bloque le marché québécois à près de 3,000 travailleurs ontariens.Selon M.Grossman, de telles pratiques procurent des avantages à court terme, mais encouragent une plus grande fragmentation et favorisent l\u2019isolement.C\u2019est pourquoi l'Ontario, sans demander l'abolition de ces barrières, suggère aux provinces d\u2019entreprendre immédiatement des actions concrètes en vue d'une plus grande coopération économique.Très rapidement les pro-vinces comprendront que leur intérêt à long terme M.Bill DAVIS «M#' s C'EST AUSSI UN DE NOS PRODUITS.- a.- La micro-électronique est un secteur à privilégier selon le rapport Grossman.ir?.76-à io (\u2022*» osât» Quebec.Le Soleil, samedi 23 janvier 1982 -a D-11 CAHIER SPCtIU;-1 Automobile, transports et énergie Les régions souquent à la corde MONTREAL \u2014 Lr Québec consomme 26 pour 100 des produits de l\u2019automobile au Canada, pourtant il ne participe qu'à environ 7 pour 100 des activités reliées au montage automobile et à moins de 1 pour 100 de la fabrication de pièces automobile.Le fédéralisme économique connait des ratées dans sa fonction de répan ition de la richesse nationale et Québec n'est pas toujours la seule province à en payer le prix par Gilles BOIVIN La vague de \"nationalisme\" qui balaie les provinces de l\u2019Ouest depuis quelques années n\u2019est probablement pias née de la seule imagination de ces gens qui s\u2019estiment lésés par des décisions économiques et politiques qui \"tendent à favoriser le centre industriel du pays\u201d.La situation dans l'industrie de l\u2019automobile sert souvent de point de référence pour ceux qui prétendent que le fédéralisme économique favorise l'Ontario.Cette industrie, qui a longtemps été citée comme exemple de la suprématie des fabricants nord-américains, est responsable de quelque 210,000 emplois dans la province voisine alors qu\u2019elle en crée tout au plus une dizaine de milliers au Québec.Et le dossier de l\u2019implantation d\u2019une usine de pièces Volkswagen à Brampton, en Ontario, en dépit des efforts déployés par le Québec pour se tailler une mince part de ce gâteau, indique bien que la tendance continuera de favoriser la province voisine.Le triangle de l\u2019industrie de l\u2019automobile en Amérique du Nord refuse obstinément de s\u2019ouvnr aux velléités d'équité d'un fédéralisme économique.Les dirigeants de Volkswagen menaçaient même de ne pas s\u2019établir au pays si on ne les laissait pas s\u2019établir dans l\u2019axe Windsor-Detroit.Le fédéralisme politique Mais il n'y a pas que des motifs économiques qui entravent ce vieux principe d équité fédérale La politique y trouve souvent son compte et vient modifier sensiblement les règles du jeu dans plusieurs dossiers Ainsi, depuis deux ans.un consortium québécois formé de la société aérienne Quebecair et du Mouvement des caisses populaires Desjardins tente vainement de se porter acquéreur d\u2019un autre transporteur aérien, québécois lui aussi: Nordair Après des mois et des mois de négociations difficiles, le chat est finalement sorti du sac.Sous prétexte de rationaliser le transport aérien, le ministère fédéral des Transports a décrété que la société Nordair.bien que québécoise, devra être partagée avec des intérêts ontariens.La formule que propose le ministre fédéral des Transports et député d\u2019un comté ontarien.Jean-Luc Pepin, veut en effet que les intérêts du groupe soient détenus à 40 pour 100 par des intérêts ontariens.40 pour 100 par des Québécois et 20 pour 100 par la société d'Etat du gouvernement fédéral.Air Canada.D'un seul coup.Ottawa demande aussi le partage de deux sociétés aériennes québécoises à parts égales avec l\u2019Ontario tout en conservant, par le biais d\u2019Air Canada, le rôle d\u2019arbitre ultime des conflits possibles entre ces deux entités.Dans le projet mis de l'avant par le groupe québécois, on prévoyait en effet la fusion de Que-becair et Nordair en un seul transporteur aérien.Ce dossier est évidemment bloqué.L'agonie de Mirabel Un peu de la même façon, diverses décisions du gouvernement fédéral et de la Régie canadienne des transports, ont dondamné le su-peraéropo'l de Mirabel \u2014 que l\u2019on présentait au début de 1970 comme la plaque tournante du transport aérien pour le nord-est de l\u2019Amérique \u2014 à un véritable rôle d\u2019aéroport régional.Le Comité de promotion économique de Montréal (COPEM) fai- sait ressortir récemment que loin de rencontrer les prévisions qu'on faisait alors miroiter, le volume du trafic de passagers et de marchandises par Montréal a été k\u2019ntement et sûrement grugé par les aéroports plus à l'Ouest En accordant dos droits d'attemssage de plus en plus nombreux vers les aéroports de Toronto et Vancouver, les autorités fédérales ont elles-mêmes sevré les aéroports de Dorval et Mirabel \u201cPour la période de 1970 à 1979, rappelle le COPEM.le volume global de passagers montre une augmentation de 147 pour 100 \"à Vancouver, 116 pour 100 à Toronto et 67 pour 100 à Montréal.Celui des marchandises du secteur international indique une croissance de .189 pour 100 pour Vancouver.328 pour 100 pour Toronto et 15 pour 100 pour Montréal pour la même période.\" Et c'est ainsi que le concept de \u201cporte d\u2019entrée unique pour l\u2019Est du Canada\" qui avait présidé à la naissance de Mirabel a été graduellement abandonné \u2014 c\u2019est un courant nord-américain.dit-on encore \u2014 au grand détriment de Mirabel et bientôt de Dorval qui devra accepter de perdre une partie de son trafic aérien pour regarnir les salles désertes de l'éléphant blanc esseulé à une trentaine de milles du centre-ville de Montréal.Le sel du., fédéralisme Les Madelinots et le gouvernement québécois ont également appris à leurs dépens que la justice distributive du fédéralisme ne manquait pas de sel Inquiet de la concurrence que l\u2019ouverture d\u2019une mine de sel aux îles de la Madeleine pourrait représenter pour les autres provinces canadiennes déjà productrices de cette denrée fort appréciée sur nos routes, le gouvernement fédéral a en effet refusé de s\u2019associer à la construction de la mine Seleine pour exploiter les gisements de sel des ités.Québec a donc dû s'engager seul Prédiction du coût de l\u2019énergie La boule de cristal est peu transparente dans ce proiet de quelque $70 millions.Heureusement pour les Madelinots, les risques de retombées politiques négatives sont apparus si importants aux politiciens fédéraux qu'ils ont jugé bqn d'investir dans l'tle \u2014 bien que pour d'autres travaux \u2014 les millions qu'Ottawa aurait dû consentir pour s'associer à la SOQUEM (Société québécoise d'exploration minière) dans ce projet .les arabes aux yeux bleus Et si les Québécois se jugent perdants au jeu du \"souque à la corde\u201d du fédéralisme économique, ils au raient intérêt à porter une oreille attentive aux récriminations des \"Westerners\", ces nouveaux riches canadiens qui cherchent à tirer enfin profit de leur trésor éphémère le pétrole.Près de 10 ans après le premier choc pétrolier imposé aux pays consommateurs de pétrole par les pays arabes, ils viennent tout juste de commencer à recevoir \"un juste prix\" pour cette richesse naturelle épuisable que constitue l\u2019or noir Pour y parvenir.il leur aura fallu fermer les robinets pétroliers pour forcer Ottawa à ne fias y puiser plus de revenus qu'eux.Et l\u2019Hentage Fund de l\u2019Alberta \u2014 constitué à même It's revenus pétroliers de cette province \u2014 n\u2019est pas encore parvenu à rattraper les quelque $12 milliards qu\u2019administre la Caisse de dépôt et placement du Québec.C\u2019est justement parce que les ré serves pétrolières ont la ma lencontreuse particularité d\u2019être éphé mères que les Albertains ont entrepris une vaste opération de reconversion industrielle Lorsque les puits seront taris et les sables bitumineux asséchés.cette province dont la struc turc industrielle \u2014 essentiellement basée sur ses ressources naturelles \u2014 est encore plus fragile que celle du Québec entend bien avoir achevé une reconstruction qui lui permettra de ne pas retomber sur la liste des \"assistés sociaux\" du fédéralisme .Et Terre Neuve, le parent pau vre du fédéralisme canadien, qui se demande si les fonds qu'elle tirera de l'exploitation de son pétrole off shore serviront à son développement économique ou .V rembourser Ottawa pour son soutien pendant les années sombres.ɧHÉ^ » > Le triangle de l'industrie de l'automobile en Amérique du Nord refuse obstinément de s'ouvrir aux vollôites d oquito d'un fédéralisme économique.TORONTO (PC) \u2014 La longue chicane semblait enfin terminée.D\u2019un coup de plume, deux des plus compétents politiciens canadiens en étaient venus à un accord.et avaient engagé le pays tout entier dans la période la plus délicate de son histoire, énergétiquement parlant.Pourtant, à peine l\u2019encre était-elle sèche sur le papier portant le détail de leur entente que des prédictions menaçantes se faisaient entendre pour les consommateurs au cours des cinq prochaines années.\u201cLes prix du gaz auront triplé d\u2019ici 1986.le coût du chauffage des maisons est prohibitif.les fermiers sont durement frappés par la hausse des prix., plus de vacances, plus de déplacements.les retraités et les pauvres sont les premières victimes.les coûts du transport poussent les habitants des banlieues à revenir en ville.l\u2019inflation engendre l'inflation.\u201d.Ainsi s'exprimaient les prophètes de malheur \u2014 les éditorialistes, les politiciens de l'Opposition et d'autres encore qui s'attaquaient au pacte quinquennal sur l\u2019énergie signé en septembre dernier par le premier ministre Trudeau et le premier ministre de l\u2019Alberta.M.Peter Loucheed Cependant d\u2019autres sont plus optimistes, et déclarent que les prix ne tripleront pas Ils disent que les Canadiens peuvent et vont s'en sortir, et que le coût de l\u2019énergie ne doit pas être envisagé isolément à l'exclusion d'autres développements qui sont en train de donner une forme nouvelle à l'ordre économique et social du pays.Pas d'inquiétude M.Eric Hates, consultant en énergie de Toronto, dit qu'on ne doit pas être pris de panique devant les hausses de prix du pétrole.Même l\u2019industrie pétro-chi-mique.d'où dérivent de nombreux biens de consommation quotidienne.pourra survivre avec les prix plus éievés.sans avoir à hausser grandement le prix de ses produits, dit-il.Un consultant en administration, M Frank Feather, va encore plus loin.Il croit que les progrès technologiques vont compenser pour les problèmes que susciteraient normalement les coûts élevés de l\u2019énergie.M Feather, qui se décrit lui-même comme un futurologue, dit qu\u2019on oublie souvent une importante réalité: déjà l\u2019ère naissante de l\u2019ordinateur rapetisse les distances que les gens doivent traverser pour gagner leur vie ou pour toute activité vitale.Qu'ils soient optimistes ou pessimistes, les analystes cherchent à prédire les coûts à long terme de l\u2019énergie à travers une boule de cristal très peu transparente, étant donné les variables contenues dans l'entente.Les hausses graduelles de prix sont basées sur le prix mondial du pétrole, sans compter les autres pressions\tin- flationnaires.et il est difficile dévaluer, pour le moment, ce que sera l'impact des uns et des autres dans cinq ans.Cependant, même les plus optimistes parmi les prédictions annoncent que le prix du pétrole et du mazout auront au moins doublé d'ici 1986 Tout le monde s\u2019entend pour dire que les profits accrus sur le pétrole donneront\taux compagnies les fonds nécessaires aux\tre- cherches et leur permettront de mettre au point de nouvelles alternatives à l'énergie et susciteront des\tdécouvertes\ttech- nologiques dans divers domaines en plus de créer des emplois et de revitaliser l'économie en général.M.F.H Knelman.professeur à l\u2019université Concordia de Montréal, ne le voit pas du même oeil M Knelman dit que l'entente sur l'énergie n aura pas comme résultat de rendre le Canada autosuffisant dans ce domaine d'ici 1990 comme beaucoup l\u2019espèrent, et il soutient que les compagnies de pé trole vont faire des profits formidables aux dépens de tout le monde sauf des riches.LES YEUX TOURNÉS VERS L\u2019AVENIR Nous croyons en l avenir./\\ telle enseigne que nous avons entrepris lan dernier, le /tins important programme d investissements de notre histoiri'.Pour la seult' année 11)82, ce programme prévoit des dépenses t'n immobilisations de quelque 500 millions de dollars, pour I amélioration de la productivité et d
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.