Le soleil, 18 février 1982, Cahier A
[" 60% des enfants \u201cbouffent\u201d chaque jour des médicaments par R 09 *r BELLE FEUILLE Le recours quotidien à des mé dicaments est une habitude bien ancrée cher nombre de Québécois Cette fréquence de consommation atteint 72 pour 100 des personnes âgées, 60 pour 100 des entants et 50 pour 100 des femmes Les petits Québécois sont pur ailleurs super-vitaminés Au point que 45 pour 100 des enfants âgés de moins de cinq ans en consomment régulièrement.La course aux pilules et autres produits médicamenteux de toute vertu a engendré une facture globale de S5O0 millions au Québec en 1981, dont $131 millions payés directement par l'Etat dans le cadre de la gratuité aux bénéficiaires d\u2019aide sociale et aux personnes âgées C'est cette surconsommation débridée de certains produits mé- dicamenteux que dénonce, dans un avis rendu public aujourd'hui, le Conseil des affaires sociales et de la famille Intitulée \"Médicaments ou potions magiques\", l'étude du conseil, un organisme consultatif du mi nistère des Affaires sociales, sug gère un certain nombre de remèdes dont l\u2019ordonnance principale porte avant tout sur une meilleure édu cation du public â cet égard L'organisme s'attarde entre autres à des produits par ticulièrement \"populaires\" dont l'utilisation n'est pas toujours nécessaire et qui peuvent être remplacés par de meilleures habitudes de vie.Dans toute la gamme des produits médicamenteux, quatre types de \"potions magiques\" connaissent une grande faveur les médicaments contre la toux et le rhu- Volr A-2, MEDICAMENTS y guy fouteau opoaen d ordonnances DERNIERE EDITION QUEBEC, JEUDI 18 FEVRIER 1982 86e année, no 44\t58 pages 5 cahiers \u2022 \u2022 Livraison à domicile (6 jours) S1.85 \u2022 \u2022 Iles de la Madeleine Gaspé-Percé-Abitibi 50c Québec 30C v kV » M * m» >X;£\\ Claude Motion\tGilbert Atho»\tMortel Pepin Une solidarité mal engagée marcel pépin Premier et principal responsable de l'enflure des dépenses publiques, le gou vernement Lévesque a entrepris une as tucieuse campagne de relations publiques pour conditionner l\u2019opinion en sa faveur, à la veille des négociations avec les employés des secteurs public et parapublic Il est exact que le gouvernement ne peut réver de ralentir sérieusement ses dépenses et comprimer son déficit, s\u2019il ne parvient pas à réduire la croissance des coûts salariaux, lesquels absorbent presque cinquante pour cent de ses recettes.Mais ces conventions collectives qui coûtent si cher, c'est personne d\u2019autre que lui qui les a signées A force d\u2019imputer aux seuls employés de la fonction publique et parapublique l\u2019entière responsabilité du malaise financier qui gêne la province, le gouvernement n\u2019a réussi jusqu\u2019ici qu\u2019à renforcer la cohésion des syndicats qui se sentent menacés Dans une récente entrevue au Devoir, le ministre des Finances.M Jacques Pa rizeau.n\u2019v allait pas par quatre chemins \u201cMême le gel des salaires, je ne l\u2019écarte pas\u201d, affirmait-il.\u201cJe me promets d\u2019aller bien plus loin que de faire disparaître les clauses dites d\u2019enrichissement\u201d, ajoutait-il, en s\u2019estimant capable de \u201ctraverser l\u2019affrontement\u201d qui se prépare avec les pre niiers intéressés Fn dévoilant aussi brutalement IV dentité de ses victimes, M Parizeau corn promet à l\u2019avance le sommet de la solidarité québécoise auquel rêve le premier ministre Lévesque, pour relancer l\u2019économie sur une meilleure piste.En situation de récession, c\u2019est le sauve-qui-peut du côté des salariés Le gouvernement écope de la difficile tâche de concilier les intérêts des uns et des autres, tout en dégageant de maigres som mes pour redresser un secteur manufacturier à la dérive et stimuler, fut-ce modestement, l\u2019industrie de la construction.\u2022 \u2022 \u2022 La solidarité qu'invoque M.Lévesque constitue sûrement un outil idéal pour ré partir plus équitablement les effets de la récession et amorcer une reprise.L\u2019ennui, c'est qu'elle ne peut se concrétiser sans qu'un solide climat de confiance ne domine les discussions et surtout sans que ceux à qui on demande de modérer leurs appétits soient convaincus que les autres partenaires participent également à l\u2019effort collectif.Or, qu'a fait le gouvernement jusqu'ici pour convaincre ses employés et le personnel qui dépend d\u2019institutions subventionnées.que le maximum a été accompli pour freiner le gaspillage et revoir les programmes existants?Peu de choses encore.Une fois de plus, le gouvernement préfère s\u2019attaquer aux gros programmes coûteux, parce que c\u2019est plus facile, plutôt que de procéder à un examen systématique de ses dépenses.Quand le gouvernement aura annoncé l\u2019abandon de programmes qu'il juge dépassés ou moins essentiels, à cause du manque de fonds, quand il aura démontré sa capacité d\u2019accroître la productivité de la fonction publique, quand il aura remis en cause certaines extravagances, comme la formation d\u2019une armée de fonctionnaires pour veiller a l\u2019application de la Charte de la langue française, cependant qu\u2019il veut réduire le personnel des hôpitaux, la pu pulation pourra croire davantage à son désir réel d\u2019assainir les finances.La solidarité à laquelle il appelle les Québécois aura alors plus de chance de se concrétiser.A l\u2019inverse, cet appel tombera à plat si le gouvernement persiste à investir des sommes importantes dans des en (reprises au rendement douteux, qu\u2019il s\u2019agisse de la nationalisation de Asbestos Cor poration ou de l\u2019achat éventuel d\u2019une compagnie pétrolière \u2022 \u2022 \u2022 L appui concret du monde des affaires est essentiel à la mise en marche d\u2019une politique concertée pour sortir le Québec de ia récession.Le concours des hommes d\u2019affaires sera d\u2019autant plus spontané et efficace que le gouvernement, de son côté, aura su tenir certains de ses engagements, notamment l\u2019élimination de procédures inutiles et de règlements tatillons.L\u2019offensive que mènent MM.Lévesque et Panzeau pour sensibiliser l\u2019opinion aux difficultés profondes qu\u2019éprouve le gouvernement commence déjà à produire son effet.L\u2019ensemble des citoyens reconnaissent l'ampleur de la crise et appuient implicitement la politique de frugalité en cours.Mais d'abord et avant tout, c'est avec les grands syndicats qu\u2019il faut amorcer un dialogue fructueux.De leur coopération dépendent et la bonne tenue du climat social et le succès de l\u2019opération redressement engagée par le gouvernement M.Panzeau ne peut promettre de sévir unilatéralement sans au préalable remettre en ordre sa propre maison bloc-notes___________________ D\u2019un Morin à l\u2019autre! Probablement .» «\\ruse «les maux «!
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