Le soleil, 17 avril 1982, Cahier F
[" Québec, Le Soleil, taiMdl 17 avril 1M2 0Ê yr^tr wmmmmmm mmm LE SOLEIL L\u2019AGHO ALIMENTAIRE \" ¦¦ .\t \t WÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊm CAHIER SPECIAL r PMWMflHMMHHHl MANGER TROIS FOIS PAR JOUR, UNE AFFAIRE DE $8 MILLIARDS Se nourrir trois fois par jour, trois cent sofxante-jours par an, multiplié par près de 6,5 millions de Québécois.Le calcul donne environ 7,1 milliards de repas annuellement pour les Québécois.Ces quelques chiffres nous font mieux comprendre l\u2019importance vitale du secteur agro-alimentaire dans la société.D\u2019ailleurs, chaque Québécois consacre plus de $1,000 par an pour se nourrir.A partir des statistiques contenues dans le document \u201cNourrir le Québec\u201d rendu public l\u2019an dernier par le ministère québécois de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, on peut affirmer qu\u2019en 1981, il en a coûté environ $8 milliards aux Québécois pour s'alimenter.Ces derniers ont effectué leurs dépenses alimentaires dans une proportion de 60 pour 100 chez les épiciers et les\tépiciers-bouchers, comparativement à 40 pour 100 de leurs dépenses alimentaires à l'extérieur du foyer.L'impact de l\u2019agro-ali-mentaire se répercute aussi dans l\u2019économie puisque ce secteur procure de l'emploi à plus de 200,000 personnes.D\u2019ailleurs, au Canada, on estime que le sixième de l\u2019activité économique nationale dérive du circuit agro-alimentaire.Grâce au dynamisme du secteur agricole en particulier, les Canadiens ne déboursent que 18 pour 100 environ de leurs revenus pour l\u2019alimentation.Primaire L'agriculture québécoise a procuré de l'emploi à 77.000\tpersonnes en 1981.En 1976, il y avait 51,500 fermes au Québec, dont 43.000\tdéclaraient des ventes de produits agricoles supérieures à $1,200 annuel lemenL Il est difficile de donner le nombre précis d\u2019agriculteurs au Québec, mais il doit se situer entre 35,000 et 40,000 présentement Ceux-ci ont réalisé des revenus bruts d\u2019environ $2,6 milliards en 1981, laissant un revenu net après inventaire de $681,8 millions.L\u2019aperçu de la situation par Florent PLANTE économique du secteur des pêches, de l\u2019agriculture et de l\u2019alimentation présenté par le ministère, il y a quelques semaines, montre qu\u2019en 1981, les immobilisations en construction, en machinerie et équipement se chiffrent à $14 milliards.Le tableau de oee immobilisations indique $512 millions pour l\u2019agriculture, $15 millions pour les pêches, $187 millions pour les aliments et les boissons, $2,3 milliards pour la fabrication, et $8,7 milliards pour les Immobilisations privées.Lait En août 1981, selon le mensuel de l\u2019Office des producteurs de lait du Québec, les 14 syndicats régionaux regroupaient 20,108 producteurs, dont 7,749 producteurs de lait de consommation et 12,359 producteurs de lait de transformation.Us ont commercialisé 30,8 millions d'hectolitres de lait pour des recettes monétaires totales de 8925,2 millions en 1981, soit une amélioration de 16,3 pour 100 sur 1980.Pour la première fois en 1982, les recettes brutes devraient dépasser le cap du milliard de dollars.Dans l\u2019Est du Québec, N y a 8,488 producteurs de lait répartis dans les six régions.2,840 producteurs dans la région de Québec; 1,859 dans la Beauce; 1,599 dans le Bas* Saint-Laurent; 1,109 dans le Saguenay-Lac-Salnt-Jean; 1,011 en Côte-du-Sud, et 70 en Gaspésie.Le porc Deuxième production en importance au Québec, les recettes monétaires générées par (\u2019industrie porcine ont été de $577,1 millions en 1981, en hausse de 16,5 pour 100 par rapport à l'année précédente.En 1981.le prix moyen de vente est passé de $60,35 à $70,17 le cent livres pour un volume de 43 millions de tètes.Selon les prévisions du MAPAQ, en 1982, le nombre de têtes pourrait baisser de 3,2 pour 100 à 4,65 millions.Plusieurs producteurs sont hésitants à la suite des bas prix des trois dernières années.Actuellement, des producteurs obtiennent $77,00 le cent livres LES GRANDS DE L\u2019AGRO-ALIMENTAIRE Qui vend le plus de beurre d\u2019arachides au Québec?Est-ii vrai d\u2019affirmer qu\u2019il se trouve dans la Belle Province davantage de buveurs de Coca* Cola que de Pepsi-Cola?Quels sont les producteurs géants se profilant derrière les marques familières qui s\u2019entassent sur les étagères des marchés québécois?Voilà autant de questions auxquelles répond un récent document gouvernemental dont LE SOLEIL a obtenu copie, un document qui rend compte de la position de chacune des'grandes marques, sur une pléiade de marchés alimentaires.Par exemple, pour ce qui est du beurre d'arachides, on y apprend que Kraft devance ses concurrents Skippy et York sur un marché évalué à près de $17 millions l\u2019an.Ou que la multinationale General Foods occupe au Québec toute la place, en ce qui a trait aux boissons en poudre puisque c'est elle qui produit les marques Tang, Quench et Kool Aid et en vend pour près de $25 millions par année! Quant à la rivalité entre fabricants de colas qu\u2019a mise en évidence la double campagne publicitaire de Coca-Cola et Pepsi, elle se voit tranchée par le document gouvernemental.C\u2019est bel et bien Coke qui prend la première position, devant Pepsi, Seven-Up, Canada Dry et Kik (cette dernière étant une filiale de Crush International)! Mine de renseignements Véritable mine de renseignements, l'étude sur les marques dissèque systématiquement les marchés d'une centaine de produits de consommation courante.Des produits dont la production est essentiellement concentrée entre les mains de 4 ou 5 fabricants majeurs.Et parfois moins, comme dans l'exemple de la moutarde préparée.Dans ce dernier cas, un trio de marques (Schwartz, Condor et French\u2019s) se partagent les trois premiers rangs d\u2019un marché évalué à $4.7 millions.Or, apprend-on, toutes trois sont fabriquées par la même firme: Reckitt & Colman Ltd, une par Denis ANGERS entreprise dont le siège social se trouve à Londres, en Grande-Bretagne! Situation semblable pour ce qui est du café instantané où le marché québécois \u2014* un marché évalué à plus de $83 millions \u2014 est contrôlé par un duopole formé de General Foods, compagnie américaine (Maxwell House et Sanka) et de Nestlé, une société suisse (Nescafé, Tasters Choice et Encore).En faiL tout au long des 18 pages de l\u2019étude gouvernementale sur la position respective des marques, les géants de l'alimentation font et refont surface.Qu\u2019il suffise de penser à Heinz, présent dans les premières positions pour ce qui est du ketchup, des marinades, de la mou- LA SEMAINE DE L\u2019AGRO-ALIMENTAIRE TROIS CHAÎNES DOMINENT page 11 VERTUS DE LA PATATE page 9 LAIT ET FROMAGE pages 6 et 7 page 2 tarde, des condiments de tout acabit.Ou des Conserveries canadiennes qui se taillent la part du lion, avec leurs marques Del Monte et Aylmer, dans le secteur des fruits en conserves.Des confirmations D'autres informations intéressantes émaillent également le rapport gouvernemental sur la répartition du marché de l\u2019alimentation québécois.Ainsi, le slogan \u201cElles sont plus fraîches parce que plus de monde en mange\u201d joue véritablement dans la vente des saucisses Hygrade.Sous les noms Belle Fermière, Mc-Garry et Hygrade, les produits de cette maison accaparent les premiers rangs de ce créneau, devant les marques mises en marché par Canada Packers (Maple Leaf), Schneider et Swift.Autre confirmation: les Québécois sont nourris pour beaucoup par des entreprises contrôlées de l\u2019extérieur du Québec.Ainsi, d\u2019entre les quelque 200 maisons figurant sur la liste de fabricants des produits populaires, seules une douzaine sont de propriété québécoise: Vachon, Agropur, Taillefer, Lassonde et Fils, J.René Ouimet, Berthelet A Léger.Preuve de cette dépendance, jusqu'aux fèvee au lard, plat typique s'il en est, qui sont produites par des conglomérats géants, dont les sièges sociaux sont installés aux Etats-Unis: Llbby, Géant vert, Underwood et Heinz! i F-2 Quebec, Le Soleil, samedi 1 / avril 1982 I\u2014\t\t\t\t\t1 U\u2014\t\t\t\t Grouper \u201cDu monde autour de la table\u201d En choisissant pour thème de sa semaine agro-alimentaire le slogan \"Du monde autour de la table\u201d, la Chambre de commerce et d'industrie de la région de Québec a voulu faire réaliser que, ne serait-ce que parce qu\u2019ils doivent manger trois fois par jour, les citoyens sont impliqués dans ce domaine industriel.par Louis Tanguay Et, de dire au cours d'une interview M Pierre Mantha, président du comité organisateur de cet événement, les gens peuvent \u201cnon seulement consommer passivement, mais aussi favoriser le développement économique en choisissant des produits de la région\u201d.Le \u201cmonde\" dont il est question, c'est donc à la fois les participants à >vé ¦ Lui ,¦ «j * Va1.*DE LA SEMAINE DE L AGRO-ALIMENTAIRE du 21 avril au 1er mai 1982 l\u2019industrie (producteurs, transformateurs et distributeurs) et les consommateurs.La \u201cSemaine de l\u2019industrie agro-alimentaire\u201d s\u2019inscrit dans une tendance récente à la Chambre de commerce et d\u2019industrie, qui cherche à ajouter au rôle de revendication de cet organisme un rôle de stimulation de l\u2019économie par le biais de l'information diffusée dans la population.* \u201cAprès les premiers salons sur l\u2019industrie en général, on s'est aperçu que le secteur agro-alimentaire était particulièrement mal connu du public.\u201d \"Dans une ville de gouvernement et de services comme Québec, les gens ont peu d\u2019occasions de constater la présence industrielle et il est nécessaire de faire un effort particulier, pour mettre en évidence ce qui se fait et éventuellement servir d'inspiration sinon de modèle à ce qui pourrait se faire si on ne comptait plus exclusivement sur le gouvernement pour le développement\u201d L\u2019agro-alimentaire, de dire M.Mantha, est un secteur industriel où il existe une croissance naturelle et facilement calculable de la demande.Et c\u2019est un secteur où l\u2019innovation technologique devient de plus en plus importante.Et M.Mantha est tout disposé à donner raison aux analystes qui prédisent que l\u2019agro-alimentaire est l\u2019un \u201cdes secteurs de pointe où il faut investir pour les années 1980-1990\u201d, Le Salon de l'industrie agro-alimentaire, qui sera une composante de cette semaine a privilégié l\u2019approche régionale en faisant participer des intervenants de la région plutôt que de faire venir des exposants de toutes les régions du Québec et du Canada.\"La Chambre fournit ainsi une tribune qui n'a jamais été mise à la disposition de l\u2019industne agro-alimentaire de la région\u201d, souligne l'organisateur.C\u2019est une tribune sans but commercial, dit-il.\"Il n'est pas question de vendre quoi que ce soit, mais c\u2019est plutôt de mettre l\u2019accent sur l\u2019information et la sensibilisation qui m\u2019apparalt comme quelque chose de très important\u201d.Un aspect qui est apparu prioritaire dès le départ, c\u2019est l'animation par toutes sortes d\u2019événements.On s\u2019adresse par exemple aux enfants pour les attirer avec leurs parents et les intéresser à leur alimentation et en même temps à l\u2019économie.Les conférences que la faculté des Sciences de l\u2019agriculture et de l'alimentation de l\u2019université Laval a prises sous sa responsabilité sont parmi ces événements.\u201cPour incarner l'agro-alimentaire, je dois dire que nous avons eu une petite difficulté, dans le sens où nous nous sommes demandés quelles sont les personnes les plus connues dans le domaine, dans la région, et à qui il serait possible de faire jouer un rôle d\u2019animation auprès de la population.\" \"Plutôt que d\u2019en faire un exercice préliminaire, nous en avons fait un élément du salon, pour révéler au public des personnalités impliquées dans le domaine\u201d, de façon à ce que les gens puissent identifier l\u2019industrie à des producteurs ou des transformateurs bien personnalisés.\u201cNous avons obtenu le concours de nombreuses personnes, de dire M.Mantha, et si on le regarde de ce point de vue, le salon de l\u2019agro-alimentaire est probablement le salon qui va avoir le plus d\u2019impact, puisqu'il ne connaîtra pas de temps mort, grâce à une série Le Soleil, Rarnold Lavoie M.Pierre Mantha, président du comité organisateur de la semaine de l'agro-alimentaire.d\u2019événements susceptibles d\u2019intéresser tant les enfants que, à un niveau de communication un peu supérieur, leurs parents.\u201d Cette semaine est donc une occasion qui regroupe les énergies de nombreux bénévoles et a nécessité beaucoup de leur temps.Et, de conclure M.Mantha.ce temps multiplié par la qualité des gens impliqués, multiplié par le nombre de personnes produisent un investissement considérable qui ne sera justifié que si les gens à qui il est destiné participent à la semaine agroalimentaire.Une approche populaire à la science universitaire I-a 'participation de l\u2019université Laval à la Semaine régionale de l'industrie agro-alimentaire n\u2019a pas pour but de donner à cet événement la tournure d'une discussion de spécialistes.Au contraire, affirme M.Gérard Martin, doyen de la faculté des sciences de l'agriculture et de l\u2019alimentation, et aussi responsable des conférences qui seront proposées au public au cours de cette semaine, les conférenciers qui ont accepté d\u2019y participer vont traiter de sujets capables d'intéresser une foule de gens.A l'appui de cette affirmation, des thèmes de communications comme \u201cLa querelle entre tenants de la margarine et du beurre en alimentation\u201d; \u201cLa possibilité de fabriquer du vin au Québec\u201d; \u2019\u2019La culture en serre\u201d (commerciale ou familiale), et \u201cLes régimes amaigrissants\u201d.Ce ne sont pas des sujets réservés aux spécialistes de dire M.Martin, mais ils contribuent à un geste éducatif.\"Nous avons la responsabilité de communiquer le fruit des travaux universitaires et cette entreprise conjointe menée avec la Chambre de commerce peut nous rendre plus utiles à l\u2019ensemble de la population.\u201d Déjà, dit-il, certaines grandes industries agro-alimentaires travaillent assez étroitement avec nos spécialistes.Par exemple, des producteurs de lait profitent intensément d\u2019un laboratoire de recherche sur la gestion de cette industrie.Et puisque l\u2019université Laval possède la seule faculté francophone des sciences de l\u2019agriculture et de l\u2019alimentation, il apparaît important de populariser un peu plus ses activités.La faculté aura aussi au salon un stand où seront diffusées des informations sur ses activités d\u2019enseignement et de recherche auxquelles par des expériences antérieures, elle sait pouvoir intéresser une clientèle très variée que ce soit chez les étudiants des classes de secondaire IV ou V ou du cégep, ou dans la population en général.Souvent, les gens s\u2019imaginent que de produire des aliments c\u2019est bien simple, alors que c\u2019est beaucoup plus complexe.Par exemple, on peut croire qu\u2019il suffit de faire passer le liquide qui sort de la vache par quelques bouts de tuyaux pour obtenir à l\u2019autre bout du lait en boîte, mais il en va différemment si on tient compte du contrôle d\u2019éventuelles matières to- Le SoleiL RovnoM Lovole M.Gérard Martin, doyen de la faculté des Sciences de l\u2019agriculture et de l\u2019alimentation.xiques et des réglementations des différents pays si on vise les marchés d\u2019exportation.Et à une époque où le nombre de bouches à nourrir augmente par millions pendant que le nombre de pays exportateurs d\u2019aliments diminue, le Canada devient un pays exportateur de plus en plus important parmi les quelques-uns qui demeurent dans le monde, constate M.Martin.\u201cLa demande va augmenter de façon phénoménale, dit-il, et on prévoit que d\u2019ici 20 ans, le Canada peut augmenter de 60 pour 100 sa production alimentaire.\u201d \"Au plan régional, par ailleurs, nous sommes capables d\u2019augmenter la productivité, mais je ne saurais dire dans quelle proportion, compte tenu des tentatives assez fortes faites dans certains domaines et des difficultés rencontrées.Mais il existe aussi une possibilité de transformer davantage sur place la production régionale.\u201d \"L\u2019université, a-t-il résumé, a peut-être été trop longtemps laissée à l'écart, mais nous commençons à nous impliquer davantage dans l\u2019industrie et dans le commerce, et à nous faire un peu mieux connaître du public.\u201d Les événements de la semaine de \u2019agro-alimentaire Le Salon de l\u2019industrie agro-alimentaire à Place Ste-Foy \u2014 Ouvert du 22 avril au 1 er mai inclusivement, de 9h30 à 21 hOO (fermeture à 17h00 les 25 avril et 1 er mai).\u2014 Démonstration culinaire par les chefs de la région: \"Vers la nouvelle cuisine québécoise\u201d à 19h00 (à 17h00 le 25 avril).le 22 avril: Raynald Breton, chef Château Frontenac le 23 avril: Jean Soulard, chef Hilton Québec, le 24 avril: Mario Gagnon, chef Holiday Inn le 25 avril: Jean Abraham, prop.Café de la Paix, le 26 avril: Laurier Therrien.prop La Tanière, le 27 avril: Michel Bush, prop.Le Charlesville.le 28 avril: Hervé Labarre, prop L'Ancêtre le 29 avril: José Mariello, chef Loews Le Concorde le 30 avril: Charly Walsh, chef Ramada Inn.\u2014 Démonstration culinaire, tous les jours à midi, par les lauréats de la Corporation provinciale des cuisiniers québécois.\u2014 Sculpture sur glace, tous les jours, à 14h30.\u2014 Pèche à la truite en piscine, tous les jours, aux heures d\u2019ouverture du Salon \u2014 Animation pour les enfants, tous les jours; le 24 avril, Fardoche sera sur place \u2014 L\u2019équipe de Crayons de Soleil sera au Salon toute la semaine.Les brunchs / personnalités \"Un hommage à neuf personnalités qui se sont distinguées au sein de l\u2019industrie agro-alimentaire\u201d.Au restaurant Le Côte à Côte de Place Sainte-Foy, à 8h30, du 22 avril au 1er mai inclusivement, avec relâche le 25 avril ($5 00 / personne).Les conférences / séminaires \u201cLe savoir universitaire à la portée de tous\" le 26 avril: \u201cLes matières grasses dans l'alimentation\u201d \u2014 Dr Germain Brisson.le 27 avril: \"L\u2019industrie des vns au Quebec\u201d \u2014Dr Ronald Simard.le 28 avril: \"L\u2019organisme humain et le jeune\" \u2014 Dr Laurent Savoie le 29 avril: \"La culture en serre, au Québec et ailleurs\" \u2014 Dr Marc Trudel.A la salle 2105, pavillon Comtois, Cité universitaire, à 20h30 (entrée libre) Le comité organisâtes Roger Néron, président d\u2019honneur; Pierre Mantha.président du comité; Michel Ahern, le salon, Robert Janody, marketing, Pierre Champagne, les personnalités; Yvan Caron, le gala d'ouverture; André Giguère, le gala d'ouverture, Michel Gilbert, les ventes; Nicol Begin, les ventes, André Dugas, les finances; Gérard Martin, les conférences, Jacques Choquette, les relations publiques; Pierre Talbot, le cahier thématique; André Godbout, les milieux étudiants; Yvan Thibault, le secrétariat, Lucie Lebel, le secrétariat; Douglas Long, conseiller spécial; Paul Grenier, conseiller spécial.Les commanditaires suivants ont contribué financièrement à certains éléments du programme: Eaton, Air Canada, Bureau laitier du Canada, Caisse populaire Laurier, Fédération de Quebec des caisses populaires, Laliberté, Lanctôt.Morin et Associés, Les Cuisines Francis, LE SOLEIL (et Crayons de Soleil), Molson, O'Keefe, Provigo, Québecair, Place Sainte-Foy.Société des alcools du Québec, Sodor Inc., Steinberg, Voyages Michel.S/cÂ&mJn /Jtrc.C.P.99 LAC ETCHEMIN TEL.: 625-5881 PRODUITS EN PROMOTION A LA SEMAINE AGRO-ALIMENTAIRE FROMAGE CHEDDAR: doux, médium, fort \u2022 BEURRE \u2022 YOGOURT Le pourquoi de notre participation Parce que: \"LES PRODUITS ETCHEMIN.C'EST LA QUALITE SUR VOTRE TABLE\" ?- Poissonnerie Québec.158, rue de L'Espinay, Québec \t529-2561\tVU \tHUITRES\tCvfv5 xi \u2018\tFRAICHES\t \tHOMARDS\t I ^\tVIVANTS OU CUITS\tü I jff fc: ; J&i s.- poisson FRAIS\tPOISSON CONGELÉ DE TOUTES SORTES\tFUMÉ.SALÉ GAMME COMPLÈTE DE POISSONS ET FRUITS DE MER \u201cPRIX DE GROS DIRECT DE L\u2019ENTREPÔT\u201d marché bien pensé 4 Québec, Le Soleil, samedi 17 avril 1982 F-3 -TAGRO-AUMEiymRE- Lancement du slogan \u201cVivres du Québec\u201d Pour nourrir le Québec, pourquoi de l'Agriculture, des> Pêcheries et de ne pas servir des vivres du Québec l\u2019Alimentation du Québec, constitue la Le slogan \"Vivres du Québec\u201d première d\u2019une série d'initiatives qui lancé cette semaine par le ministère inciteront les Québécois à se procurer RES DU QÜja:!* 85 000 les produisent^' 65 000 les transforment 225 000 les vendent 6 400 000 en vivent Â^r Gouvernement du Quebec Ministère de I Agriculture des Pecheries et de i Alenenteto» Quelques données économiques fondamentales.des aliments produits au Québec \"Vivres du Québec\" veut d\u2019abord informer les consommateurs de quelques données économiques fondamentales.On veut que les citoyens par Florent PLANTE sachent l\u2019importance du secteur agro-alimentaire, que 85,000 travailleurs produisent les vivres du Québec, que 65,000 les transforment, que 225,000 les vendent et que 6,400,000 en vivent.Plus tard, probablement avant la période des Fêtes, viendra un sigle ou un sceau identifiant officiellement tous les produits alimentaires qui ori-ginent du Québec.Dans son message adressé aux citoyens pendant la Semaine de l\u2019a-gro-alimentatre, le ministre Jean Ga-ron insiste sur le rôle primordial d\u2019accroître le degré d\u2019auto-approvisionnement.\"Les gouvernements responsables ne veulent pas laisser à d\u2019autres le soin de nourrir leurs populations\u201d, dit le ministre.Il souligne aussi l\u2019importance de l\u2019agro-alimentaire sur le plan économique et la nécessité de tout mettre en oeuvre pour exploiter au maximum les ressources dont chaque région dispose comme le sol.le capital ou la main-d'œuvre.Rappelant que les exportations alimentaires du Québec ont dépassé le cap du milliard de dollars en 1981, M Garon constate que l\u2019évolution récente a fait du producteur agricole un administrateur de PME.Il est optimiste.\u201cDepuis 1976.le nombre de producteurs augmente.Il y a de la relève: en 1981, il y a eu plus de 1,500 établissements sur des fermes.Elles se consolident.La performance s\u2019améliore et les rendements ne cessent de croître\u2019\u2019.Finalement, le ministre Garon précise que les 85,000 emplois du secteur de l'agriculture et dés pèches, en 1981, représentaient 65 pour 100 de l\u2019ensemble du secteur primaire.Au palier de la transformation des aliments et des poissons, les 65.000 emplois comptaient pour 12 pour 100 des emplois manufacturiers québécois.Autosuffisance, commerce na tional et international, innovation, emplois, préservation du patrimoine agricole, protection de l\u2019environnement, économies d\u2019énergie, maintien de la ferme familiiale et financement agricole, aide à l'industrie et mise en valeur du secteur des pêches sont autant de défis à relever et dont la solution permettra d\u2019assurer à notre population un approvisionnement adéquat de denrées alimentaires\", conclut le ministre.* * * fâèfjêt -\t*** ;**«?* .A Lr Soleil.Ciemeot *mmw» Safari En 1981, il y a eu plus de 1.500 établissements sur des termes MILLIONS DE DOLLARS C\u2019est ce que Steinberg a versé en 1981 en salaires et en avantages sociaux aux employés de ses établissements de la région.STEINBERG Citoyen de votre communauté.Steinberg est de votre côté.: if - Les idées les plus saines sont toujours les meilleures f -.:v.v.-.-a- \u2022 -'-'\u2022ViJaMH Ixi Cuisinorie A voir à EATON F-4 Québ«c, L* Soleil, samedi 17 avril 1982 ' C\u2019A ni F,b snM i u\u2014 Le Québécois a \u201cses\u201d habitudes Une étude de consommation de 85 produits alimentaires vendus en 1979 et dont LE SOLEIL a obtenu une copie prouve que les Québécois sont les champions mangeurs de pâtés de viande au Canada.Ils s'en sont bourrés pour $7 millions, soit 62 pour 100 de toute la consommation canadienne.Dans votre future chaîne de supermarchés.vous devrez aussi réserver un bon espace pour les mélanges de pâte A tartes et les bouillons par Florent PLANTE D'après les ventes enregistrées en 1979, les Québécois ont acheté pour $1,3 million de mélanges de p&te & tartes et $6.2 millions de bouillons, soit 44 pour 100 de la consommation canadienne.La marmelade vient au troisième rang avec 39 pour 100 de la consommation canadienne.Nous en avons étendu sur nos toasts pour $2.9 millions en 1979 Trois produits viennent au quatrième rang avec 38 pour 100 de la consommation canadienne.Il y a le lus de tomate qui a coûté $18,6 millions aux consommateurs comparativement à des achats de $13.1 millions de jus de légumes et de $5.2 millions de mélanges à sauces (en sachets).La pâte de tomate en boite vient au cinquième rang, les Québécois en ayant acheté pour $6.4 millions en 1979, soit 37 pour 100 de la consommation canadienne.Au sixième rang, avec 35 pour 100, les confitures et les gelées, lesquelles ont coûté $12,2 millions aux Québécois en 1979.Nous sommes plus fnands de moutarde que les autres Canadiens, avec des achats de $4,7 millions en 1979, soit 34 pour 100.Voici le reste de la liste des produits.par ordre alphabétique, avec les montants en millions de dollars et le pourcentage de la consommation québécoise vis-à-vis de la consommation canadienne: 9 w¦ te Soleil, Jean Vol hère* Les Québécois ont acheté 37 pour 100 de toute la pâte de tomate en boite vendue au Canada en 197S.mais cet article ne vient qu'au cinquième rang des particularités provinciales j -S:>, o*> * W ¦y »:¦ X-**A - \u2022> * >:+:** MW Ü ¦ m* ¦¦¦\u2022¦ ' .v >\u2022\u2022 \u2022\u2022 8*>x«.\u2018Y- ffîmm Wm Zi; '~ 'wx-: m #*2 Cuvée des Patriotes 750 mi Vin rouge sec et légèrement fruité, importé de France.Accompagne bien: charcuteries, plats en sauce et rôtis.Nuit de la St-Jean Beaujolais A.C.7S0 ml Vin rouge sec à larôme fruité, importé de France.Accompagne bien: veau, volaille, grillades et fromages.L'Escale 750 ml Vin rouge sec qui a du corps, importé de France.Accompagne bien: viandes rouges, grillades, rôtis et gibier.Bordeaux.AC.750 ml Vin rouge sec.souple et léger, importé de France.Accompagne bien: entrées, viandes et fromages.Côtes du Rhône, AC.750 ml Vin rouge sec.souple et corsé, importé de France.Accompagne bien: boeuf, gibier et plats épicés ou en sauce.SOCIÉTÉ DES ALCOOLS DU QUÉBEC La cave à vin des Ouébécois Ces vins sont offerts dans les épiceries et dans les succursales de la Société des alcools.Produits\tS\t% Amuse-gueule\t8.6\t17 Bacon\t24.4\t15 Beurre d\u2019arachide\t16,7\t23 Biscuits soda\t10.1\t25 Biscuits sucrés\t90\t33 Boissons aux fruits en poudre\t20,1\t24 Boissons en poudre\t4,6\t21 Boissons limonades congelées\t3,2\t20 Breuvages au chocolat\t9.4\t23 Café instantané\t83.2\t31 Café régulier\t36.5\t15 Céréales chaudes\t4,6\t19 Céréales pour bébés\t1.6\t27 Céréales prêtes à manger\t34.2\t19 Chapelure\t1.9\t14 Chocolat (grains)\t2.2\t12 Colorant à café\t2.1\t9 Croustilles\t37.2\t28 Desserts cuits congelés\t17\t29 Dîners surgelés\t7.5\t17 Eaux gazeuses\t179\t30 Eaux minérales\t10.6\t18 Farine à gâteaux\t1.5\t28 Farine tout usage\t11.8\t18 Fèves au lard\t8.4\t16 Fromage fondu\t36.1\t27 Garniture à dessert\t2.7\t17 Garniture de coupe glacée\t0.803\t22 Gaufres surgelées\t2.2\t22 Gelées en poudre\t8\t28 Glaçage à gâteaux\t2\t27 Graisse (shortening)\t8.1\t32 Graisses de lard\t2.6\t17 Huiles végétales\t18.6\t25 Jambons et viandes à pique-nique en conserve\t4.2\t18 Jus congelés\t32\t20 Jus de fruits en bouteilles et en canettes\t4,6\t22 Ketchup aux tomates\t18.6\t23 Lait évaporé en boîte\t7.1\t12 Lasagne en conserve\t0,292\t21 Macaroni en boîte\t1,3\t21 Margarine\t59.3\t26 Marinades\t18.6\t25 Mayonnaise et sauces à salade\t11.7\t22 Mélanges à gâteaux\t13\t24 Mélanges à grillades\t0,927\t4 Mélanges à pizzas\t0.153\t6 Noix et amandes\t2.5\t25 Nourriture à bébés (en pots)\t10,5\t25 Pain de viande non tranché\t1.8\t16 Pain de viande tranché\t18.8\t12 Pêches en boîte\t8.9\t33 Pizzas surgelées réfrigérées\t12.8\t25 Plats spéciaux à base de riz\t2,6\t30 Poissons surgelés\t32.5\t29 Pommes de terre frites surgelées\t10.3\t28 Poudings en boîte\t1.4\t32 Poudings en poudre instantanés\t3,6\t31 Poudings et fruits (portions individuelles)\t11.1\t26 Poudre à pâte\t1.3\t21 Préparation à crêpes\t0,627\t8 Ravioli en boîte\t2.6\t22 Relish\t2.8\t25 Riz à cuisson rapide\t11.4\t28 Salade de fruits en boite\t7.9\t30 Sauce de tomates\t2,6\t23 Saucisses\t9\t21 Saucisses à hot-dog\t27,6\t21 Soupes en boîte\t36.2\t22 Soupes en sachets\t15.7\t33 Spaghetti en boite\t4,2\t14 Thé en sachets\t22\t19 Tomates en boîte\t14\t32 Viande en boîte\t5,1\t19 \t\t ALIMENTS DE QUALITÉ DIVISION DE ALIMENTS BÉATRICE QUÉBEC INC.1700, Montée Masson, Duvemay.Laval, Qué.H7E 4P2 - Tél.: (514) 661-7794 Télex: 055-60456 \\:¦» y*W fÂ\\% MH- 'î '¦ # w J, DESJARDI NS : partout où nous en avons besoin.\u2022\tÉpargne avec opérations \u2022\tÉpargne stable et épargne à ternie .\u2022\tPrêts à la consommation \u2022\tPrêts à P habitation \u2022\tPrêts agricoles, industriels et commerciaux \u2022\tInvestissements \u2022\tAssurances de dommages \u2022\tAssurance vie et rentes individuelles et collectives \u2022 \u2022\tServices f iduciaires \u2022\tFonds mutuels \\Ÿ* isa L\u2019alimentation aussi devient multinationale mouvement desjardins Entre eux tous, c'est peut-être le groupe Provigo qui a le plus misé sur la concentration et l'expansion, dans les secteurs de l\u2019activité agro-alimentaire.Ainsi, outre les supermarchés, les dépanneurs et les épiceries.Provigo Contrôle actuellement des firmes immobilières (Placements Oenault, Promenades Montarville).des sociétés de produits pharmaceutiques (National Drug), des grossistes dans l\u2019alimentaire (Home & Pitfield), des transporteurs (Capital City Transport).La maison québécoise s'étend d'autre part ailleurs au Canada (elle est présente en Ontario et en Alberta) et jusqu'aux Etats-Unis.Phénomène semblable chez Culi-nar qui, en plus des installations Va-chon et Diamant de Sainte-Mane de Beauce, possède les biscuits Lido et Stuart ainsi que Orchard Hill Farms, dans l\u2019Etat de New York.Drôles de paires Dans ces géants de l'alimentation se constituent par ailleurs de curieuses paires.Ainsi, qui aurait pu penser que les distributions Cantines mobiles, de Montréal, pouvaient aller de pair avec la prestigieuse maison suisse Knorr?C'est pourtant là deux filiales d\u2019un autre consortium américain.le groupe CPC International Propriétaire des firmes canadiennes Best Foods et Quebec Maple Products Ltd., ce dernier a aussi des intérêts dans Nikon, au Japon, California Manufacturing, aux Philippines, et une soixantaine d'autres compagnies de par le monde Prenons encore le conglomérat américain Esmark Dans ce cas, la diversification est portée & un niveau qui tient quasiment de l'art?Ainsi, dans le portefeuille du groupe, on retrouve le géant de la charcuterie Swift (qui possède la maison québécoise Sodor) de concert avec les compagnies Vickers (exploration et exploitation pétrolières) et Playtex! Un marché attrayant La présence de ces énormes sociétés à vocation alimentaire se fait par ailleurs drôlement sentir au Québec où, selon le président du Conseil de planification et de développement, M.Léonard Roy, \u201cle panier de provisions des Québécois est devenu le marché captif le plus convoité par les entreprises nationales et multinationales''.En fait, estime M Roy.quelque 70 pyramides d'entreprises alimentaires, dirigées de l\u2019extérieur du Québec, opèrent à travers quelque 125 entreprises industrielles et commerciales situées au Québec.Cette occupation est surtout réalisée par une vingtaine de ces entreprises géantes.Ce constat incite M Roy à suggérer que le pubbc et l\u2019Etat prennent conscience de l'importance \u201cpour nos producteurs agricoles, pour nos entreprises et investisseurs, d\u2019occuper la place et de récupérer, au bénéfice de l\u2019économie québécoise, une partie de plus en plus grande des développements et dès emplois créés à l\u2019extérieur du Québec par les achats des consommateurs Des consom mateurs qui, déplore-t-il crûment, passent au cash toutes les semaines\u201d! Citoyen de votre communauté, Steinberg est de votre côté.Récession ou pas, prospérité véritable ou illusoire, il est un secteur commercial où la demande conserve une remarquable stabilité: l\u2019a-limcnialion.Car, on n\u2019a pas encore pu découvrir un substitut adéquat à la nourriture, pour faire fonctionner la machine humaine.par Denis ANGERS hards pour les seules ventes au détail En fait, de plus en plus, la production de biens alimentaires se fait l'apanage de grandes corporations, souvent supranationales.Des sociétés où la concentration horizontale \u2014 c\u2019est-à-dire l\u2019expansion dans toutes les formes d\u2019une exploitation donnée \u2014 est devenue la règle.Et où les frontières nationales se sont vu conférer une signification toute relative.Au Québec, par exemple, le domaine de l\u2019alimentation est occupé par quelque 300 entreprises de transformation de tout acabit.De ce nombre, pas moins de 137 sont contrôlées par des intérêts non québécois, souvent canadiens mais aussi américains, britanniques, français ou allemands Pas étonnant que ce marché on ne peut plus captif soit convoité par des entreprises de plus en plus gigantesques et que, comme ailleurs, l'on assiste à une concentration de la propriété chez les producteurs de biens alimentaires.Une concentration qu\u2019illustre bien une récente étude du gouvernement québécois sur le secteur de l'alimentation, un secteur qui.l\u2019an dernier, a généré au Québec un chiffre d'affaires atteignant $7.3 mil- M.Léonard ROY Des archétypes Les gran4s de l'alimentation ont également des ramifications dans bien d\u2019autres secteurs de l\u2019activité économique.Par exemple, la multinationale Brascan, fort présente dans l\u2019exploitation des richesses naturelles, contrôle le brasseur John La-batt, la compagnie d\u2019assurance London Life, les maisons Laura Secord.Catelli-Habiiant.les minotenes Ogilvie.Géant canadien établi à Toronto.Brascan a d'ailleurs des intérêts dans une bonne centaine d\u2019entreprises établies dans une demi-douzaine de pays.Prenons encore un conglomérat comme Beatrice Foods, de Chicago.Ayant fait fortune aux Etats-Unis dans le commerce des pâtisseries, cette société a établi ses ramifications dans tout le monde occidental Au Canada, elle contrôle par exemple des fromageries (Crescent), des fabricants de biens alimentaires (V-H Food Products).des imprimeries (Sandt Printing Ltd.) Firme aux facettes multiples.Beatrice Foods a par ailleurs des intérêts dans la fabrication de polyvmyles en Hollande, de chocolat en Nouvelle-Zélande, d'encres au Canada?Un géant québécois Un peu perdus au milieu des géants internationaux, les fabricants québécois se sont récemment mis au diapason.Ainsi, des firmes comme Agropur, Steinberg ou Culinar se sont résolument tournées vers la diversification de leurs intérêts -11 supermarchés Steinberg -2 entrepôts d\u2019alimentation Jadis -3 grands magasins Miracle Mart -10 unités de restauration -3 centres commerciaux $ STEINBERG ETABLISSEMENTS COMMERCIAUX POUR VOUS SERVIR C\u2019est ce que compte Steinberg dans la région de Québec, Une force qui nous appartient a*** JNP F»*» Jivi, o mm* W&e&sm .;f &\u2022 :^l*.\u2022:.. \u2022# fr*^.Nutribec joue un rôle dans votre alimentation Bien des gens connaissent Nutnbec Depuis des années, le nom de Nutribec a rayonne un peu partout au Quebec, de même quà l\u2019etranger\tet ses produits de qualité garantissent sa bonne réputation Tous les fermiers vous le diront les moulées L Nutribec.c'est ce qu il y a de mieux pour le p bétail et la volaille Bien sûr.ralimentation des animaux y influence directement la qualité des produits qu\u2019on en tire Et c\u2019est là.dans votre alimentation, que Nutnbec intervient.Des poules bien nourries produiront .\tdes oeufs de qualité supérieure.Les spécialistes de Nutribec effectuent énormément de recnerches pour %'en arr,ver à mettre au point des bien équilibrées moulees Résultat c\u2019est vous qui en profitez.Pensez-y la prochaine fois que vous mangerez des oeufs Vous comprendrez pourquoi on dit que Nutribec joue un rôle dans votre alimentation, Nutribec Itée une croissance assurée F-6 Québec, Le Soleil, samedi 17 avril 1982 LA il IIK SPECIAL De la vache à la brique de Cheddar \"Le lait que l'un mange\" dit la publicité, c\u2019est moi J'étais une goutte de lait il y a quelques heures à peine.Je suis maintenant un atome de fromage.ou presque.Non pas un véritable atome mais une toute petite miette de fromage \"cheddar\" Pognée dans une brique de 500 grammes avec plusieurs centaines de milliers d'autres gouttes de lait transformées, je me dirige vers Québec où je serai entreposée pendant quelques jours avant d'être livrée dans un supermarché.Il aura fallu 25 opérations différentes pour me transformer en fro- par Pierre CHAMPAGNE mage.Quel voyage! Quelle aventure! Quelle affaire! L\u2019usine de La Durantaye où je dus me soumettre à toutes sortes de tortures (pasteurisation, refroidissement, cuisson, salaison, près-sunsation, etc.) avant de devenir un bon cheddar a produit, en 1981.734,788 kilos de Cheddar; 233.025 kilos de Brick; 686,627 kilos de Suisse; 91,184 kilos de Gouda.24,653 kilos d'Edam, 126.070 kilos de fromage fondu soit un total de prés de deux millions de kilogrammes de fromage Et pour faire ces deux millions de k\u2019Iogrammes de fromage, il a fallu 41,263,000 litres de lait provenant de 11,620 vaches appartenant à 415 producteurs laitiers qui font deux traites par jour Moi.simple petite goutte de lait, je viens du troisième trayon d'une vache appelée \"La Noére\" faisant partie d'un troupeau de 22 vaches appartenant à un cultivateur habitant le troisième rang de St-Gervais de Bel-lechasse.Entre le pis de \"La Noére\" et le bassin de caillage dans lequel je me suis ramassée à l'usine de fromage de La Durantaye, je n'ai été en contact ni avec l\u2019homme ni avec l'air Du pis à l\u2019usine Un bon matin, j'étais bien tranquille dans le pis de ma vache lorsque soudain je me suis senti aspirée par un vide d'air.En deux secondes je me suis retrouvée en dehors du pis et le vacuum continuait à me tirer dans une tuyauterie moderne vers un petit bassin contenant quelques centaines de gallons de lait Tout à coup je me Sous pression.4 :: % L* Soleil.Yvon Monorom ANS DÉJÀ! Eh oui! Steinberg est établi et participe au développement économique de Québec depuis 1952.STEINBERG Citoyen de votre communauté, Steinberg est de votare côté.sentis refroidir Et pour cause, le bassin était réfrigéré i quatre degrés centigrade.Quelques heures plus tard, je devais à nouveau me sentir aspirée et je me retrouvai à T intérieur de la citerne d'un camion ne contenant pas moins de 14,000 litres de lait.C'est plusieurs millions de gouttes semblables à moi et je dois vous avouer que la mode était au blanc dans cette grande cuve.Je devais savoir de quelques-unes de ces gouttes avec qui je m'entretenais durant le voyage que je venais d'être aspirée par l\u2019un des sept camions-citernes de la coopérative de La Durantaye.Chacun de ces sept camions a un parcours bien précis à faire pour récupérer, tous les deux jours, le lait des 415 producteurs affiliés i la coopérative.Après un voyage de quelques dizaines de kilomètres, ce fut le branle-bas de combat Nous étions rendues, mes consoeurs gouttes de lait et moi, à l'usine de fromage et le camion faisait le vide.Je me suis retrouvée dans un bassin de 150,000 litres de lait Le blanc est encore plus à la mode que dans la citerne du camion.Clarification et pasteurisation J\u2019échappe de près à l\u2019échantillonnage qu\u2019un dénommé André iMCroix vient prendre dans le bassin.Heureusement.J\u2019aime encore mieux devenir \"crotte de fromage\" que de me faire analyser par un chimiste plus curieux qu'un gynécologue Mais je ne savais pas encore ce qui m\u2019attendait dans cette usine.Aspirée, ou poussée je ne m'en souviens même plus, je devais par la suite passer à travers quelques filtres qui avaient pour but de me \"clarifier\"; d\u2019enlever toute matière étrangère qui aurait pu se mêler à nous, les gouttes de lait.Je me demande bien comment?Du pis jusque-là nous avions continuellement été emprisonnées dans des bassins et dans des tuyaux.Cette filtration était à peine terminée que je me suis retrouvée toute \"chaude\".Je venais de tomber dans un autre réservoir, chauffé à 165 degrés F Heureusement, l\u2019épreuve ne devait pas dépasser 20 secondes Nous devions immédiatement nous retrouver à une température plus supportable de 88 degrés Cette hausse subite de température est appelée la pasteurisation par les spécialistes C'est après cette pasteurisation que débute réellement le processus qui, je ne le savais pas encore, allait me transformer en fromage Je deviens fromage Une fois de plus aspirée ou soufflée, je me suis retrouvée avec 11,000 litres de lait pasteurisé dans ce qu\u2019ils appellent là-bas un bassin de caillage.Et pour que nous caillions justement, on ajouta dans le bassin 110 litres de ferment, soit une partie de ferment pour 100 parties de lait Puis on nous laissa cailler pendant une heure.Ça au moins ce n\u2019est pas fatigant.On n\u2019a qu\u2019à se laisser faire Au bout d'une heure, pour stabiliser la procédure, quelqu'un ajouta dans le bassin du calsol (du chlorure de calcium) à raison de 7 onces par 1,000 titles.Ça non plus ça ne fait pas mal Au contraire C'est comme si j'avais pris du \"pot\" Je me sentais tout engourdie.Au bout de 20 minutes.nous ressemblions à un genre Le découpage en \"crottes\" de fromage de gélatine tellement nous étions \"è consistance désirée\" comme ils disent La goutte que j'étais ressemblait maintenant à du Jell-O qui commence à prendre C'est ce moment précis que choisit Jean-Guy Turcotte pour nous découper, moi et toutes les autres gouttes gélatineuses, avec un grand couteau à plusieurs lames.Il voulait nous séparer les unes des autres.Le grand Turcotte devait cependant se faire aider par une machine parce que tout seul il n\u2019y serait jamais arrivé.C'est ainsi que pendant la cuisson (je m'en suis aperçu parce que je commençais à avoir des chaleurs encore une fois) à 100 degrés F pendant une heure, un genre de gros mélangeur ne cessait de nous mélanger, de nous brasser, de nous faire tournoyer afin que nous ne nous collions pas les unes aux autres.Cette agitation constante devait nous forcer à rendre notre \"petit lait\", soit 90 pour 100 de notre matière première.C\u2019est dire que la goutte de lait que j'étais lorsque je suis entrée à l\u2019usine n\u2019était plus que le dizième d'elle-même après cette agitation J'étais donc une toute petite goutte de caillé maintenant et, fatiguée de me faire brasser, je m\u2019étais aglutinée à d\u2019autres mini-gouttes pour ressembler à quelque chose.De fait, je commençais à ressembler à une crotte de fromage.C\u2019est alors qu'on décida de retirer une partie du petit lait du bassin.C'est comme si j'avais perdu un peu de moi-même.Et pour cause, c\u2019était effectivement le cas.L'opération finale était alors sur le point d'être annoncée.En moins de temps qu 'il n 'en faut pour le dire, nous devions à nouveau nous sentir aspirées de nos bassins de caillage puis refoulées dans des tables à finition.Nous, petites crottes de caillé, surnagions dans le petit lait qu'on avait bien voulu nous laisser pour nous transférer plus facilement d'un bassin à l\u2019autre Mais ces messieurs n\u2019avaient plus besoin du petit lait, maintenant que nous étions sur la table de finition et il fut effectivement retiré pour aller je ne sais où De la \"crotte\u201d A la meule Il ne restait plus que le caillé et c\u2019est un dénommé Joseph Goupil ou quelqu\u2019un de son équipe qui s\u2019empressa de nous grouper en monticule pour nous laisser prendre en pain Nous sommes demeurées groupées, comme cela, en monticule, pendant plus d\u2019une heure et nous devions subir une température de 90 degrés F C\u2019est alors qu\u2019on nous redécoupa en véritable \"crottes de fromage\", grandeur réelle.On devait encore une fois se faire brasser comme des folles pendant que Ton ajoutait sur nous environ 1 ou 2 pour 100 de seL Mes consoeurs, qui devaient terminer leur vie comme de belles petites crottes de fromage, furent retirées de la table de finition et ensachées Le sort en avait décidé autrement pour moi qui rêvait d\u2019être crotte mais qui devait terminer bnque.Pour celles qui comme moi de- Lt Soiall Y»w Men«ro» vaient finir leur jour en bnque de fromage, le pire n\u2019était pas encore passé Nous fûmes toutes transférées, nous, pauvres petites crottes bien consistantes, dans des moules pouvant contenir chacun 45 livres de fromage Quand tous les moules furent remplis, on nous installa sur une preeee pendant une heure, question de faire sortir ce qui restait de petit lait Puis, toujours dans le même moulé on nous transporta dans une chambre A vide où justement, on fit le vide afin d\u2019enlever la moindre petite parcelle d\u2019air dans les briques Enfin, ce fut le pressage final Cinq heures de pressurisation, imaginez-vous, pour reporter l\u2019humidité à 36 livres d\u2019eau pour 100 livres de fromage Je peux vous assurer que vous ressortez de IA compressée Heureusement, je n\u2019étais pas dans un coin de la boite C'est Claude Pigeon et ses hom mes qui nous démoulèrent II étau temps Je commençais A sentir le fromage justement Je faisais alors partie intégrante d'une meule de fromage mesurant II pouces par 14 pouces par 7.5 pouces.Mais il fallait nous découper en petites briques de 500gram mes.Impossible de le faire sans nous réfrigérer.Et vogue la gaUre vers le fngo où nous devions demeurer 48 heures.Et voilA; vous avez l'histoire Après être sortie du frigo, Denis Gon-thier et ses aides ont tranché la meule en briques et je me suis retrouvée, après avoir été emballée, dans ce camion à destination de Québec, d'où je vous ai raconté mon histoire. Québec, Le Soleil, samedi 17 avril 1982 F-7 \u2014 «f» mm r.- ¦ Le SoleiL Yvon Moofrain L'arrivée à l'usine Production de fromages en 1980 p Production en livres, poids de détail Produit\tQuébec\tOntario\tCanada Fromage cheddar\t119.966,500\t71.429,000\t234,104.300 Fromage de\t\t\t soécialite\t59.114.100\t87,480,700\t156,850,700 Fromaqe cottage\t4 982 400\t30,912 000\t65 492,100 PRODUCTION TOTALE\t184.063.000\t189,821,700\t456,447,100 source: Gouvernement\t\t\t du Québec MILLIONS DE DOLLARS C'est le montant actualisé, en dollars de 1981.des investissements de Steinberg dans la région de la Vieille Capitale au cours des 30 dernières années.Merci aux Québécois d\u2019avoir, par leur appui, rendu ces investissements possibles.f-\\ Citoyen de votre communauté, Steinberg est de votre côté.STEINBERG V\tJ Le Québec produit 40% des fromages canadiens En 1980, le Québec a produit 40 pour 100 de tous les fromages canadiens.C'est l\u2019Ontario qui se classe première province productrice au pays parce que son industrie du fromage produit beaucoup de cottage et de fromages à râper tels les mozzarella.par Florent PLANTE Toujours en 1980.l\u2019industrie québécoise a produit plus de 184 millions de livres de fromage (poids de détail), soit 43 pour 100 de plus qu\u2019en 1976.Par espèces, en 1980, l\u2019industrie québécoise a produit 51 pour 100 des cheddar canadiens, 38 pour 100 des fromages spécialisés et 7 pour 100 des fromages cottage Même si une soixantaine de fabriques produisent du fromage au Québec, sept entreprises majeures accaparent 82 pour 100 du volume de production.Ce sont Agropur, Les Fromages Saputo Ltée, la Coopérative laitière Saguenay-Lac-Saint-Jean, la Coopérative laitière du sud de Québec, Les Fromages Crescent Ltée, la Coopérative des producteurs de lait de Montréal et la Coopérative agricole du Bas-Saint-Laurent.En 1980 par exemple, sur 61 usines de fabrication.49 produisaient du cheddar.12 du mozzarella, 14 du brick, sept du cottage, 5 du gruyère, 8 du brie et du camembert et 31 des fromages divers.Evidemment, la même usine peut fabriquer plusieurs types de fromage, comme par exemple la Coopérative laitière du sud de Québec qui fabrique du brick, du caillé brassé, du gruyère, du Jalsberg, du gouda de l\u2019edam du suisse et du cheddar Agropur Selon certaines informations obtenues au gouvernement du Québec.Agropur Coopérative agro-alimentaire détenait 46 pour 100 du marché de la production de fromage en 1980 En 1938, quelques dizaines d\u2019a-gnculteurs de la région de Granby fondaient Agropur qui allait devenir, 42 ans plus tard, une coopérative regroupant 8,186 sociétaires répartis dans 427 paroisses et 37 circonscriptions.Cette association coopérative possède près d\u2019une vingtaine d\u2019usines polyvalentes.Au printemps 1980, Agropur inaugurait à Granby une nouvelle fromagerie, la plus moderne du genre au Canada, capable de traiter 45.000 livres de lait à l\u2019heure.Cette usine fabrique du cheddar.mais aussi des fromages spécialisés tels le brick, le mozzarella, le colby, l\u2019havarti, etc.A partir des 2,3 milliards de livres de lait reçues en 1980, Agropur en a utilisé 48 pour 100 pour faire du fromage, 20 pour 100 pour vendre sous forme de lait de consommation.16 pour 100 pour fabriquer du beurre et de la poudre de lait écrémé, 8 pour 100 pour du lait concentré, 6 pour 100 pour revendre à d\u2019autres industriels, et enfin 2 pour 100 pour fabriquer du yogourt Saputo Avec 29,2 millions de livres de fromage de spécialités en 1980, l\u2019entreprise Les Fromages Saputo Ltée, domine le marché québécois dans ce secteur et se classe deuxième, derrière Agropur.pour le volume total de fromages produits.Les Fromages Saputo Ltée opè rent deux usines, la première à Mon- tréal, sur la 10e Avenue, et l\u2019autre à Maskinongé, connue sous le nom de commerce de \u201cLes Produits Caillette Inc.Même si, à Maskinongé, on fabrique des cheddar, du brick et du fondu pour diverses autres compagnies, les deux fabnques Saputo se spécialisent dans les fromages de type italien tels mozzarella, mozzarella de luxe, ricotta.scarmoza, caciocavallo.fromaggi, buttiru, friulano, etc.Autres A part les deux géants, d\u2019autres entreprises régionales québécoises impressionnent par leur dynamisme et leur agressivité à occuper une place dans la production du fromage au Québec.Entre 1976 et 1980, l\u2019Association coopérative laitière du Saguenay-Lac-Saint-Jean, dont le centre administratif est à Chambord, est passée d\u2019une production de 6,4 millions de livres à 9,2 millions de livres de fromage.En 1980.la Coopérative laitière du sud de Québec, qui fabrique des fromages connus entre autres sous le nom de \u201cFromage de Beauce\u201d, a produit 8,2 millions de livres de fromage.Il y a trois ans, la Coopérative laitière du sud de Québec se portait acquéreur de La Fromagerie Belle-Rivière Inc.de Montréal, entreprise spécialisée dans la distribution de fromages dans la région montréalaise.La Coopérative agricole du Bas-Saint-Laurent impressionne elle aussi par sa progression.En 1979, elle a fabriqué 2,8 millions de livres de fromage, comparativement à 5,5 millions en 1980, pour une augmentation de 96 pour 100.Distribution Sur les 84,6 millions de livres de fromage produit par Agropur en 1980, la coopérative agro-alimentaire en a vendu 8 pour 100 sur le marché local (6,7 millions de livres) sous ses propres marques de commerce.Par contre, 60 millions de livres, ou 70 pour 100 de sa production ont été vendues à la compagnie Kraft qui en a fait la mise en marché, en 1980, sous ses propres marques un peu partout au pays.Le reste a été acheminé à la Coopérative fédérée de Québec.L\u2019Association coopérative laitière du Saguenay-Lac-Saint-Jean (9 millions de livres) a vendu 760,000 livres de fromage sur le marché local en 1980, sous la marque ACL, ainsi que 3,1 millions de livres à la compagnie Les Fromages Crescent Ltée.Le reste, 5,3 millions de livres, a été acheminé à la Coopérative fédérée de Québec.La marque \u201cFromage de Beauce\u201d a permis à la Coopérative laitière du sud de Québec de vendre 60 pour 100 de sa production de 1980, soit 4,9 millions de livres, elle-même ou par l\u2019entremise de sa filiale La Fromagerie Belle-Rivière Inc.Le reste a été écoulé à la Coopérative fédérée de Québec.Finalement, la Coopérative agricole du Bas-Saint-Laurent n\u2019a vendu que 10 pour 100 de sa production sous la marque de commerce St-Benoit Labre.particulièrement dans la région du Bas-Saint-Laurent et de la Gas-pésie.Elle a vendu près de 5 millions de livres de fromage à la Coopérative fédérée de Québec.Finalement, dans le circuit de distribution du fromage, la Coopérative fédérée de Québec accepte les surplus des coopératives régionales pour ensuite redistribuer les stocks à ses clients grossistes.a Canada Le défi des années \u201980 une stratégie agro-alimentaire pour le Canada Les perspectives è long terme du secteur agro-ahmentaire canadien sont prometteuses Nous avons la possibilité d accroître des deux tiers notre production agro-aiimen-taire et de doubler sa valeur courante Pour y arriver, il faut aplanir les obstacles et les contraintes qui limitent ( expansion de la production Pour surmonter ces obstacles, le gouvernement fédérai propose une stratégie qui repose sur: \u2014\tLE DÉVELOPPEMENT DES MARCHÉS.\u2014\tL INTENSIFICATION DE LA RECHERCHE, ET \u2014\tLA VALORISATION DES RESSOURCES Sur le plan économique le Canada et tous les Canadiens bénéficieront de la Croissance de ce secteur primaire Par ailleurs, une stratégie agro-alimentaire commune aidera le Canada à continuer d honorer ses responsabilités internationales de grand-exportateur d aliments et de prestataire d aide au développement agricole Le défi des années 1980 L importance du circuit agro-alimentaire dans l économie canadienne n\u2019est plus a démontrer A eux seuls, les secteurs de l'agriculture de l'alimentation et des boissons revendiquent environ 14% de la production nationale réelle de toutes les industries productrices de biens L\u2019agriculture la transformation alimentaire la distribution et la vente au détail, de même que le secteur de la restauration emploient environ 850 000 personnes Toutefois, les besoins alimentaires mondiaux croissent à un rythme très rapide Notre capacité de production est mise à l'épreuve comme jamais elle ne l a ete auparavant\t' Ainsi, d ici a I an 2000, la population canadienne atteindra 30,7 millions d'habitants.soit un tiers de plus qu\u2019en 1981 Pour ce qui est de la population mondiale, elle devrait augmenter d environ 55% pour atteindre environ six milliards De plus le revenu par habitant pourrait connaître une progression spectaculaire dans de nombreux pays Les pays riches comme le Canada ont donc l obligation d exploiter au maximum leur capacité de production Autrement les problèmes alimentaires mondiaux pourraient se multiplier En l'an 2000 les aliments pourraient être un bien beaucoup plus précieux et plus rare qu'ils ne le sont aujourd'hui Ceci démontre bien r importance du défi alimentaire de demain C'est pourquoi Agriculture Canada a préparé, à la demande du Cabinet, une stratégie agro-alimentaire pour le Canada Ce document explique le cheminement que ie secteur agro-alimentaire canadien devra parcourir au cours des deux prochaines décennies pour contribuer pleinement à la croissance et au développement de I économie canadienne et |ouer un rôle plus efficace au niveau international Cette strategie permettra au Canada d accroître des deux tiers environ sa production alimentaire d ici l'an 2000 De plus les recettes agricoles en especes pourraient passer de $15 milliards à $35 milliards en l an 2000 (valeur actuelle du dollar) Des milliers d emplois pourraient être créés dans les secteurs de l agncul ture de la transformation et de la distribution En conclusion cette stratégie prévoit un raffermissement de la balance des paiements du Canada, le gros de la production supplémentaire étant exporte Le Canada est l'un des pays les plus choyés qui possédé les sols, les competences humâmes, les services perfectionnés.le savoir-faire technique et les normes strictes de qualité pour pouvoir relever tes défis des années 80 Cependant pour que le secteur agro-alimentaire réalise tout son potentiel, il doit s'attaquer premièrement aux obstacles qui empêchent la croissance de la production et l'amélioration de la commercialisation Ainsi, il est nécessaire d'mtensitier la recherche dans cedams domaines, tels que la mise au point de nouvelles cultures plus précoces, l'amélioration des techniques dèxploitation agricole, etc De plus, comme la plupart des terres arables ont disparu au profit des villes, le développement des possibilités de production des régions septentrionales prend de plus en plus d'importance Par ailleurs, il faut aussi tenir compte du fait que la production intensive à laquelle sont soumises les terres agricoles du Canada entraîne la détérioration des sols.Les pesticides, l\u2019érosion, le tassement du sol et les pluies acides posent un problème qui va en s'accentuant En outre, l'effet défavorable de la hausse des coûts de I énergie sur l'agriculture nous force à mettre au point de nouvelles méthodes d'économie d'énergie, de recyclage des déchets et d utilisation d'autres sources d'énergie La concurrence sur les marchés, l'autonomie régionale, les ressources, la transformation, la main-d oeuvre salariée, le transport, l'investissement à long terme, sont autant de contraintes à la croissance de la production.Une fois ces problèmes résolus, il sera possible de vraiment se pencher sur les trois éléments cle de la stratégie, soit, le développement des marchés, la valorisation des ressources et l'intensification de la recherche agricole L objectif premier du développement des marchés est de maintenir et d élargir les marchés commerciaux du Canada à r étranger et de remplacer les aliments importes par des produits de chez nous.Ainsi, le gouvernement prévoit, entre autres, stimuler la transformation alimentaire au pays, améliorer l'accès aux marchés étrangers accroître l efficacité du réseau canadien de distribution des produits agro-alimentaires et promouvoir l'achat de produits canadiens En ce qui concerne la valorisation des ressources il faudra: conserver et améliorer les terres cultivées améliorer les pratiques de gestion, mettre au point et adopter des variétés végétales précoces et à haut rendement: créer de nouvelles techniques économes en énergie, améliorer la disponibilité et la formation de la marn-d oeuvre agricole Enfin pour ce qui est de la recherche fondamentale il est essentiel de mener des études en biologie et en génie pour trouver une réponse aux problèmes pratiques des producteurs et des transformateurs Pour arriver à mettre en oeuvre cette stratégie agro-alimentaire, le gouvernement federal nécessitera la collaboration des gouvernements provinciaux et du secteur privé Ensemble ils disposent de plusieurs moyens pour stimuler la commercialisation des denrées canadiennes, mettre en valeur nos ressources et encourager la recherche agricole Pour cette raison le Fédéral a dés le début entrepris des consultations avec tous les gouvernements provinciaux et plus de 200 organisations nationales et régiona les du secteur agro-alimentaire Maintenant qu'il a recueilli les suggestions et reçu I appui des groupes consultés Agriculture Canada entend assumer le \"leadership'' de la mise en oeuvre de la stratégie de façon à ce que le secteur puisse réaliser son plein potentiel C'est là le défi des années '80 Pour plus d'information sur la stratégie agro-alimentaire pour le Canada, s'adresser à la Direction générale des communications, Agriculture Canada.Ottawa, K1A OC7 L\u2019hon Eugene F Whelan Gaétan Lussier Ministre\tSous-ministre Agriculture Canada I F-8 Québec.Le Soleil, samedi 17 avril 1982 TA HI ER SPÈCIAL J Les patates d\u2019un demi-millimètre Saviez-vous que lorsque vous croquez dans une croustille, vous pouvez être assuré de bouffer une tranche de 16 millièmes de pouce (moins d\u2019un demi-mil- par Pierre Champagne limètre) d'une pomme de terre cultivée au Québec et dont la se- mence vient du Nouveau-Brunswick.Si l'on prend l'e- xemple de la ville de Québec et de sa région on peut même affirmer presqu'à 100 pour 100 que la patate a été récoltée sur l'ile d'Orléans ou dans le comté de Portneuf (sinon dans le Lac-Saint-Jean), l'automne dernier; qu'elle a été entreposée tout l\u2019hiver dans un entrepôt de la troisième avenue du Breuvage à l'érable 30 ml de sirop d'érable 1 pincée de sel 250 ml de lait I boule de crème glacée à la vanille Déposer tous les ingrédients dans le bol d\u2019un mélangeur et mousser.Verser dans un grand verre et servir froid.Poulet au sirop d\u2019érable 100 ml de beurre 250 ml de sirop d'érable 50 ml de moutarde 2 poulets de 1.5 à 2 kg en morceaux 15 ml de cari Dans une casserole, fondre le beur re, ajouter le sirop d\u2019érable, la moutarde, le cari et bien mêler Mettre le poulet et l'enduire de la sauce.Cuire au four à 190°C, une heure, en arrosant souvent h Jambon d l\u2019érable 1 jambon cuit 250 ml de sucre d'érable granulé Enlever la couenne et le surplus de gras Faire des incisions diagonales.Couvrir de sucre d érable et dorer au four à 190°C Pommes meringuées à l\u2019érable 6 pommes 250 ml de sucre d\u2019érable 750 ml d\u2019eau 15 ml de zeste de citron 1 blanc d'oeuf 30 ml de sucre Amandes au goût Peler et évider 4 ppmmes Faire bouillir le sucre d\u2019érable et l'eau 2 minutes Dans le sirop, laisser mijoter les pommes pour les attendrir Les retirer et les mettre dans un plat à four.Peler et évider les 2 autres pommes, les mettre dans le sirop ainsi que le zeste de citron et les cuire en compote.Brasser pour rendre mous seux Verser sur les pommes cuites Bath-e le blanc en neige, ajouter le sucre et déposer sur les pommes Parsemer d'amandes ou de coco râpé Dorer à 175°C Refroidir Gouvernement du Québec Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation \u2022\tLe cholestérol alimentaire représente-t-il vraiment un danger de maladies cardiovasculaires?\u2022 A-t-on trop exagéré les bienfaits des acides gras polyinsaturés?\u2022\tQue doit-on penser des huiles végétales partiellement hydrogénées?\u2022 Pourquoi cette controverse entourant les graisses alimentaires?Autant d\u2019interrogations, parmi d\u2019autres, soulevées par les effets des corps gras alimentaires sur la santé et auxquelles tente de répondre le docteur Germain BR1SSON dans son ouvrage: L1PIKS NUTRITION HUMAINS; CHOLESTÉROL V, ^ê'ÜmÛ; VIANDE MRT£ riiBUQl F.MA HW.ACIDE fLAlOIQlt * vCliÈMlot ** SM\tMT V4ISMAH* SANGUINS LDL »m* ET NUTRITION HUMAINE \tEl \t Ce livre, affirme le docteur Pierre Grondin dans sa préface, marque la fin d\u2019une austérité alimentaire futile, qui aura duré plus d\u2019un quart de siècle, fait couler beaucoup d\u2019encre, suscité les diètes les plus farfelues, donné naissance même à des \u201creligions\u201d alimentaires et surtout, c\u2019est ce qui est regrettable, assaisonné chacun des repas de milliers de personnes d\u2019un amer sentiment de culpabilité.La lecture attentive de tout cet ouvrage va faciliter dans le domaine de la nutrition un retour au gros bon sens.ISBN 2-7637-6964-0\t208 pages, 57 figures.24,50$ EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE OU CHEZ L ÉDITEUR: Date BON DECOMMANDE Veuillez m'envoyer\texemplaire(s) de l'ouvrage LIPIDES ET NUTRITION HUMAINE L'ex 24,50$ o Paiement ct-joint (chèque ou mandat) f - o MASTERCARD NO- VISA NO- Date d expiration de ma carte de credit-Stgnature- Tel Nom (en majiwules)-Adresse - ¦ Code postai- LES PRESSES DE L\u2019UNIVERSITÉ LAVAL C.P.2447.QUÉBEC C.1K 7R4 LES PRESSES DE L\u2019UNIVERSITE LAVAL AVENUE DE LA MEDECINE, CITÉ UNIVERSITAIRE, SAINTE-FOY centre industriel de Saint-Romuald appartenant à M Fernand Gosselin, le pdg de la compagnie \"Les patates québécoises Inc ', qu\u2019elle fut par la suite transportée sur la route trans canadienne.à Saint-Romuald toujours.par un camion-remorque chez Humpty-Dumpty, à moins d\u2019avoir été livrée chez Fn-to-Lay, l\u2019autre fabrique de croustilles, sise elle aussi sur la route trans-canadienne.mais à Lau-zon.Si le Québec est autosuffisant en croustilles depuis un an ou deux, il ne l'est pas encore en \"patates de table\u201d puisque nous ne produisons que 55 pour 100 de nos besoins, selon M Fernand Gosselin qui peut être considéré comme le vendeur de pommes de terre le plus important du Québec et peut-être du Canada.Quant à la pomme de terre cultivée spécialement pour la semence.on peut croire que l\u2019immense majorité vient encore des provinces maritimes, particulièrement du Nouveau-Brunswick.malgré certaines tentatives faites dans le Bas-du-Fleu-ve mais qui n'ont pas encore su percer le marché, La pomme de terre se cultive bien au pays du Québec malgré un climat qui n\u2019est pas des plus favorables.C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, au début de l\u2019été ou à la fm du printemps.nous devons importer nos pommes de terre des Etats-Unis.Par contre, si nous sommes autosuffisants en \"patates chips\" c\u2019est que la pomme de terre destinée au marché de la croustille peut, c\u2019est même recommandable.être un peu plus molle, ce qui ne rencontre pas les normes édictées par le ministère de l\u2019Agriculture Quand on ensache 125.000 livrée de croustilles par semaine, la dimension est différente.pour qu\u2019elle soit vendue comme une \"patate de table\u201d.L\u2019an dernier, M Gosselin a réalisé un chiffre d\u2019affaires de dix millions de dollars dans les patates grâce à une flotte de camions d\u2019une centaine d'unités qui ont transporté dans ses entrepôts pouvant contenir 500,000 sacs de 100 livres, environ 3.000 wagons de patates de 50,000 livres chacun, soit environ 150 millions de livres de pommes de terre toutes récoltées dans l\u2019Est du Québec M Gosselin a débuté dans la carrière comme vendeur de fruits et de légumes, dans la région de Saint-Isidore alors qu\u2019il n était âgé que de 16 ans.Ce n'est qu\u2019en 1967.à l\u2019âge de 33 ans, qu'il devait louer sa première terre, à Pont-Rouge, dans le comté de Portneuf et c\u2019est cette année-là qu\u2019il se lança dans la patate.Aujourd\u2019hui.M Gosselin est propriétaire de 650 acres, toujours à Pont-Rouge, et il loue 1.400 acres de terre vouée à la production de la pomme de terre dans la même région.Mais M Gosselin manipule plus de trois fois ce qu\u2019il pro duit en achetant la production des autres pro docteurs.Selon M Gosselin, le Québec produit annuellement environ huit millions de sacs de 100 livres de pommes de terre par année et 1.2 million de sacs sont des tinés è la croustille De la patate i la croustille Rien de plus facile que de faire des croustilles; il s\u2019agit tout simplement de couper les pommes de terre en tranches minces que vous laissez frire dans l\u2019huile très chaude (400 degrés F.) pendant trois minutes et demie.Salez et mangez' Mais lorsque Ion ensache 125,000 livres de croustilles par semaine.comme on le fait PERSONNES À VOTRE SERVICE Steinberg crée de l\u2019emploi pour plus de 1,100 personnes dans ses établissements en exploitation dans la région.Toutes sont à votre service.STEINBERG Citoyen de votre communauté, Steinberg est de votre côté.chez Humpty Dumpty à Saint-Romuald.depuis 25 ans cette année, l\u2019af faire prend des pro portions gigantesques.C\u2019est en 1957 que M Nicolas Kishfy, de Montréal, décidait d\u2019investir dans la cons traction d'une fabrique de croustilles à Saint-Romuald mais d dis tnbuait déjè ses patates depuis cinq ans dans la région de Québec.Vingt-cinq ans plus tard, la compagnie rachetée par les Amé ncains en 1964.emploie 175 employés qui tra vaillent à la production, à la distribution, à l\u2019ad ministration ou aux ventes.Humpty Dump^ ty qui, appartient main tenant à la Sunshine Biscuit de New York, transforme, à Québec, un demi-million de livres de patates par semaine.soit 5.000 poches de 100 livres.Cependant, puisqu'il faut compter 80 pour 100 d'eau dans une pomme de terre et que dans une croustille il n'en reste pas une seule goutte, il faut comprendre que 100 livres de pommes de terre ne donnent que 25 livres de croustilles.en comptant le poids du sel et de l\u2019huile.Les pommes de terre sont livrées à l\u2019usine où elles sont d\u2019abord jetées dans un contenant d\u2019une capacité de 50.000 livres.Du conteneur, les pommes de terre passent à l'éplucheur puis au couteau qui en fait de fines tranches de 65 millièmes de pouce \"environ\u201d spécifie le surintendant de l\u2019usine M Edmond Fortin Ces tranches fines sont ensuite transportées par un ruisseau artificiel de 22 pieds de k>ng vers un bac à huile où elles seront cuites pendant trois minutes et demie.Cependant, avant d'être jetées dans le bac en question, les tranches sont asséchées par de puissants jets d\u2019air sur le convoyeur qui les fait traverser du ruisseau au bac.Le bac en question est presque aussi long que le ruisseau.A l\u2019entrée.l\u2019huile est chauffée à environ 400 degrés.A la sortie, la même huile est à 350 degrés F.Les croustilles sont transportées d'un bout à l'autre de ce long bain couvert par des palettes qui !es amènent lentement en 210 secondes environ, vers un autre convoyeur qui transporte les \"chips\" déjà cuites sous une salière.Avant d\u2019être ensachées, les croustilles passeront devant deux cont rôlouses ayant pour mission de retirer du convoyeur les patates trop cuites ou imparfaites.Les croustilles sont assaisonnées à la saveur demandée juste avant d\u2019être ensachées.C\u2019est ainsi que.selon la demande.on ajoutera sur les croustilles naturelles, un produit imitant le goût du ketchup, du vinaigre.du bacon, de la crème sure ou des cor nichons à l\u2019aneth.sans compter bien sûr.le goût du BBQ, le plus apprécié après le gout naturel (salé seulement) Quant aux qualités nutritives de la croustille.elles sont similaires à la pomme de terre.On y ajoute bien sûr du sel et de l\u2019huile (pour la faire rôtir) ce qui fait le malheur des nutritionnistes mais k* bonheur des amateurs de croustilles serait La pomme de terre \u201cl\u2019aliment\u201d des années futures m$Êm ê$ps« tsssm oWSKwItffi y&r pîf :mù> arjwrjp K7// w \t:+H W\tÏS C\u2019est bon de vous plaire CHEZ \u2022500.bout Henrl-Bouresea.Charteebourg - 82.av.Principal#.Saint Romuald 427.bout.Bastien.Neufchfttel - 1S7S.rua Notre-Dame, Ancienne Lorette 333, Côte Joyeuse.St-Raymond.Portneut vitamine \u201cB6\"; 10 pour 100 de Niacinamide et de fer.et aucune graisse.Mieux encore, la patate en question ne vous offre que 85 calories.Selon le Dr Raymond Rupert, un spécialiste en nutrition, la patate est la nourriture des années 80.Le Dr Rupert a écrit récemment dans le Canadian Runner Magasine; par Pierre Champagne \u201cLa diète-patate donne à la personne qui veut perdre du poids une source nutritive à bas pourcentage de calories et d\u2019hydrates de carbone.C\u2019est la nourriture préférée des coureurs et des athlètes parce qu\u2019elle amène la conservation des énergies musculaires sous la forme de glu-cogène.le carburant de la performance.Elle possède également l\u2019avantage d\u2019être peu dispendieuse pour le consommateur.\u201d La patate peut être cuite au four ou dans la braise; mais elle peut aussi être bouillie, frite, rôtie, préparée à la valeur ou au four micro-ondes.On dénombre environ 1,500 façons de préparer les pommes de terre pour en faire des soupes, des salades, des plats de résistance et des desserts.On peut aussi en faire du pain, de l'alcool (comme la vodka et l\u2019aquavit), voire même une sorte de carburant qui, en cas de grève des pompistes pourrait faire rouler n\u2019importe quel véhicule doté d\u2019un moteur à explosion.Des chercheurs ont prouvé qu\u2019une seule acre de pommes de terre peut produire 1,200 gallons d\u2019alcool éthylique en un an.Assez pour faire rouler votre voiture toute l'année.La même acre de pommes de terre, contient presque autant de nourriture que deux acres de grains.La patate est tellement nutritive, selon un article publié dans l\u2019édition du mai 1982 du National Geographic, qu\u2019un Scandinave a vécu en excellente santé pendant 300 jours en ne consommant que des pommes de terre garnies d\u2019un petit peu de beurre.Il faut, toujours selon le même article, sept livres de patates, soit environ 23 pommes de terre pour totaliser 2,500 calories, la dose quotidienne qu'un adulte américain est en droit de s\u2019attendre.Précisons davantage avec ces quelques chiffres: Une\ttasse de patates bouillies donne\t90\tcalories Deux tranches de pain\t120 calories Un once de chocolat\t150 calories Un verre de lait\t165\tcalories Une tasse de spaghettis\t153 calories Une once d'arachides\t170 calories Une tasse de riz\t200\tcalories Trois onces de boeuf haché (une boulette)\t245\tcalories Une tasse de macaroni au fromage 480 calories Toujours selon le National Geographic, la pomme de terre est produite dans 130 des 167 pays indépendants du monde et la récolte d\u2019une année rapporte 106 milliards de dollars soit davantage que la valeur de tout l\u2019or et de tout l\u2019argent qui a été transporté par les Espagnols au début de la colonisation de l'Amérique du Sud, continent d\u2019origine de la pomme de terre.La récolte annuelle de 291 millions de tonnes dans le monde entier permettrait de recouvrir de patates une autoroute de quatre voies de large qui encerclerait la terre six fois.Patate ou pomme de terre Les francophones sont à peu près les seuls à faire la différence entre une patate et une pomme de terre.Les anglophones par exemple disent potatoes et non \u201capple of the earth\u201d.La patate, ou la pomme de terre, est originaire des hauts plateaux de la Cordillière des Andes et l\u2019on dénombre à travers le monde, mais principalement en Amérique du Sud, plus de 4.000 variétés de ces tubercules.Il y en a de toutes les formes et de toutes les couleurs; des brunes, des blanches, des rouges, des vertes, des violettes, des pourpres.presque des bleues.Elle fut découverte par les Espagnols à la fin du 15e siècle et à lafin du 16e, elle recouvrait déjà toute la péninsule ibérique.Les premières pommes de terre plantées en Amérique du Nord venaient d'Amérique du Sud.via l'Europe.Elles furent introduites en Amérique du Nord par les Britanniques dans le New-Hampshire.vers 1719.En 1619, James Premier, roi d\u2019Angleterre, servait des patates à sa table; en 1651 l\u2019empereur d\u2019Allemagne en faisait pousser dans ses jardins et encourageait son peuple à en faire autant sous peine de se faire couper La pomme de terre, cont- Une pomme de terre de grosseur rairement à la réputation qu\u2019on lui a moyenne contient à elle seule 35 pour faite durant plusieurs années, est un 100 de la dose quotidienne de vitamine aliment naturel complet, plein de vi- \u201cC\" qu'un Américain doit ingurgiter; tamines et qui ne fait pas engraisser.20 pour 100 de la dose quotidienne de les oreilles.C\u2019est d'ailleurs dans les prisons allemandes que le Français An toi ne-Auguste Permentier.découvrit les bienfaits des pommes de terre pendant qu'il était prisonnier, à Hanovre en 1757 C\u2019est lui qui devait par la suite introduire la pomme de terre en France.Il serait donc surprenant que nos ancêtres Québécois aient connu \u201cla patate lavée du Québec\u201d sous le régime français.Mais doit-on dire patate ou pomme de terre?Le mot \"patate\u201d serait le dérivé de \u201cbatatas\u201d un mot haïtien pour patates douces (lpomeo batatas).Le terme \u201cpotato\u201d fut écrit en anglais pour la première fois en 1597 par John Gérard.Il écrivait lui aussi batata\" ui selon une autre version, est un érivé d'un dialecte des Indiens Ara-wak.qui vivaient peut être en Haïti.Seuls les Français ont fait de la patate une pomme de terre donnant plus de valeur \u201cau noble tubercule\u201d.Scientifiquement, ils ont raison parce que la patate n\u2019est pas une pomme de terre.La patate (douce) est une plante tropicale de la famille des convul-vulacées tandis que la pomme de terre est l'espèce la plus importante de la famille des solanacées.Ceci dit, bon appétit.Soodo^ société québécoise d'initiatives agro-alimentaires 2 Parc Samuel Holland, suit* 2M Quebec G\u2019S4SS TM (4181 643-1S60 Dans le cadre de la Semaine de l\u2019Agro-Alimentaire l\u2019Office du crédit agricole du Québec est heureux de signaler sa participation au développement de l\u2019agriculture de la grande région de Québec Le revenu croîtrait au Québec seulement Le secteur céréalier ne verrait ses recettes s\u2019accroître que de 3 pour 100 \ten millions de $\t \t1982\t1981 Ile-du-Prince-Edouard\t43.7\t69.5 Nouvelle-Ecosse\t53.3\t49.1 Nouveau-Brunswick\t49.6\t67.3 Québec\t720.5\t631.6 Ontario\t579.4\t729.3 Manitoba\t178.5\t224.5 Saskatchewan\t887.5\t1,131.7 Alberta\t798.4\t973.2 Colombie-Britannique\t97.7\t136.8 du service à votre goût! Parce que vous recherchez les meilleurs aliments pour votre table, plus un service empressé, dans un supermarché juste à votre mesure.vous avez préféré DALLAI RE.Entre vous et nous, c\u2019est une affaire de goût.Le Québec devrait faire bande à part, en 1982, avec des revenus nets aux agriculteurs plus élevés qu\u2019en 1981, contrairement aux agri-I culteurs de toutes les I autres provinces qui verront leurs revenus nets diminuer, sauf, l peut-être la Nou-velle-Ecossc.C\u2019est ce que prévoyaient les spécialistes fédéraux en décembre dernier, dans le document annuel sur les perspectives agricoles de l\u2019année suivante, en l\u2019occurrence 1982.Pour le pays, les analystes de Statistique Canada et d'Agnculture Canada prévoyaient des recettes nettes de $3 4 milliards en 1982, soit un recul de 15 pour 100 par rapport à 1981, alors que les recettes agricoles ont atteint $4 milliards.Les recettes agricoles nettes représentent le total des revenus bruts, moins les frais d\u2019exploitation et la dépréciation.Les recettes agricoles en espèces totales devraient s'accroître d'environ 5 pour 100 en 1982.pour atteindre $19.2 milliards, comparativement à $18.6 milliards en 1981.Les recettes agricoles nettes pour le secteur céréalier ne s\u2019accroîtraient que d\u2019environ 3 pour 100 en 1982; la hausse prévue dans le secteur des bestiaux serait de quelque 8 pour 100.Le total des frais d'exploitation et de dépréciation en agriculture s'accroîtrait de 10 pour 100 environ en 1982, pour atteindre $16 1 milliards Les frais d'intérêt, qui ont dépassé le coût de la machinerie et celui de l\u2019alimentation du bétail comme poste de dépenses en 1981, garderont\tpro- bablement la première place en 1982.Voici, par province, les prévisions des revenus nets pour 1982, comparativement aux revenus nets réalisés en 1981.TRUITE FRAICHE êk l\u2019année! Venez pécher vous-même ou acheter votre truite arc-en-ciel à la: PISCICULTURE LAC BEAU SABLE 506, rue de* Sables SM.oui»-d*-Pint*ndr*, LM* (à 17 minutes du pont de Ouébeç direction estj 837-0637 F-10 Villeneuve ; ï&M mm.mrrr ÊPÉRLAN PERCHAUDE L e Canada produit une grande variété de poissons et de fruits de mer.Vous avez tout avantage à les connaître pour varier délicieusement votre menu.et à bon prix' truite HARENG MAQUEREAU BROCHET HOMARD ETTE5 SAUMON J ANGUILLE GOBERGE ^- MORUE EBASTE Québec.La Solall, *amadl 17 avril 1982 Alimentation et petite En 1684.le baron LaHontan, voyageur en Nouvelle-France et célèbre annaliste de cette époque, écrivait: \u201cLes paysans canadiens sont fort à l\u2019aise.Je souhaiterais une aussi bonne cuisine à toute rtotre noblesse délabrée de France.\u201d (!) Très tôt.en réalité, le colon qui venait de quitter sa Normandie, son par Monique DUVAL Poitou, son Perche ou son Saintonge devait se rendre compte qu'il n'avait pas transporté, avec lui, sa cuisine, sa façon de s\u2019alimenter, ses habitudes culinaires.Le climat, cet hiver canadien qui compta au premier rang de ses préoccupations et des exigences de sa nouvelle vie, l\u2019obligea à se créer et à s\u2019habituer à une nourriture riche et robuste dont la viande et ses sous-produits étaient au premier rang.Et c\u2019est ainsi que naquit la cuisine canadienne qui recevait les éloges du baron LaHontan parcourant la côte de Beaupré.\t.\t.Un historien daujourdhui, M.Raymond Douville, s\u2019intéresse particulièrement à cette question et à toutes celles qui touchent la vie matérielle de nos ancêtres.Avec un col- lègue, M.Jacques-Donat Casanova, il signait il y a quelques années un ouvrage intitulé \"La vie quotidienne en Nouvelle-France le Canada de Champlain à Montcalm (Hachette, 1964).C\u2019est à cette source que s\u2019alimentera notre conversation et.comme l\u2019auteur n\u2019a jamais cessé de faire de la recherche et d\u2019écrire, il y ajoute plusieurs éléments pertinents Natif de Sainte-Anne-de-la-Pérade, il en est aussi l\u2019historien et signe de nombreux cahiers d\u2019une collection dont il assume la rédaction et l\u2019organisation.Cuisine canadienne Dès le 17e siècle, donc, naquit une cuisine canadienne et le vin, mis à part, peu de choses venaient de France dans le domaine de l\u2019alimentation.Nos ancêtres, débrouillards et ingénieux, se mirent vite à la tâche, cultivèrent blé, avoine, orge, pois, lentilles, fèves, haricots, asperges.Vers 1675, on commence à cultiver des choux mais ce n\u2019est qu'au 18e siècle qu\u2019on voit apparaître la culture du céleri, de l\u2019échalote, de l\u2019oignon, de la carotte et la citrouille.Le concombre et le melon compteront parmi les desserts les plus recherchés et même favons de la haute société, souligne M.Douville.Les animaux étaient nombreux et les premiers colons de Nouvelle-France trouvaient \u201cfort succulente la chair d\u2019orignal, de chevreuil, de porc-épic.de castor, de lièvre, d\u2019agneau et de boeuf.Le lard, depuis le tout début de la colonie, a toujours eu une préférence parce que, contrairement à d'autres (boeuf ou volaille) cette viande pouvait être salée, fumée et facilement conservée.Il n\u2019y a pas si longtemps encore, dans nos campagnes.les provisions en lard pour l\u2019hiver prévalaient et la coutume s\u2019était fidèlement transmise.Le poisson était abondant également autrefois et la pollution était un mot inconnu.Les premiers Canadiens se régalaient de saumon, de morue, d\u2019aiglefin, d\u2019esturgeon, de bar.d\u2019alose, d\u2019anguille.D\u2019autre part, ils ont toujours été de gros mangeurs de pain.Dès 1636, la Relation des Jésuites écrivait: \u201cUn ouvrier mange par semaine deux pains de six à sept livres\u201d.L\u2019intendant Raudot fait la même constatation en précisant \u201cque le colon mange deux livres de pain par jour et six onces de lard\u201d.Cela fait dire à notre interlocuteur, M.Douville, qu\u2019autrefois, l\u2019habitant et sa compagne consommaient quatre repas par jour: on se levait à quatre ou cinq heures, on prenait donc un premier repas, puis on se relaxait un peu une fois le \"train\u201d de la journée organisé.donc en remangeait vers sept ou huit heures.Un troisième repas se prenait à midi et un quatrième à six heures et l\u2019heure de se coucher venait tôt dans la soirée.La soupe aux pois, le lard bouilli étaient les deux pièces de résistance auxquelles se greffait le mais ou blé d\u2019Inde selon le terme vite employé ici, venant, selon la tradition, de Christophe Colomb qui croyait avoir atteint les Indes et de la compagnie dite des Indes occidentales partageant les mêmes espoirs.Le mais a été extrêmement populaire dans les ha bitudes alimentaires de nos pionniers.On le mangeait à toutes les sauces, c\u2019est le cas de le dire et on adopta vite une recette indigène, dite \"sagamité , mot algonquin qu'on trouve dès 1632 sous la plume du récollet Sagard.Ce mets était à base de mais, de courge et de haricot, se mélangeait avec de la viande ou du poisson selon la saison et., les jours de carême et de jeûne fort sévères autrefois.Recettes indigènes Il faut s\u2019arrêter au chapitre des recettes provenant des indigènes.De même que les hommes de Cartier avaient été guéris du scorbut grâce à une plante indigène dont les Sauvages leur avaient parlé, de même que les premières Hospitalières de I Hôtel-Dieu récoltèrent un très grand nombre de recettes de remèdes, de potions, de médicaments, de façons d\u2019utiliser les plantes à des fins curatives, nos cuisinières-amère-amère-arrière-gran ds mères récoltèrent d\u2019innombrables recettes dont notre cuisine s\u2019honore encore aujourd\u2019hui.Manus Barbeau dans \u201cSaintes ar-tisanes\u201d parle, entre autres choses, d\u2019un mets bien anténeur â la venue d\u2019Européens chez nous: la cipaille ou sea-pie ou six pailles ou six-pâtes.On faisait alterner la viande ou le gibier avec des bardes de lard, une abaisse de pâte.Le mets national des indigènes, signale M.Douville, était le mais que les Français adoptèrent vite \"à cause de sa culture facile, de sa valeur nutritive pour les animaux de boucherie et de son adaptation à diverses recettes\u201d.\t,\t\u2022 Des Etats-Unis et des Antilles Les Etats-Unis auraient également transmis des denrées et des recettes chez nous: les fèves au lard, le sucre, le lait, la farine d\u2019avoine, les confitures tandis que, dès Jean Talon, on importa du rhum des Antilles, de la cassonade, du sucre, des fruits exo- üEcfenc Au coeur des Québécois depuis 1905.Les Biscuits Leclerc Liée, seule Biscuiterie appartenant à des intérêts québécois, vous remercie de votre encouragement et vous invite à venir les rencontrer au Salon Agro-Alimentaire.M Raymond Douville.historien, auteur de plusieurs o^ges notamment dans la collection \"Cahiers de Samte-Anne-de-la-Pérade\u201d.tiques.En 1670, l\u2019intendant Talon incite les colons à construire des voiliers qui pourraient se rendre aux Antilles pour échanger du sucre et de la cas sonade contre du bois que notre pays possédait en abondance.Les fruits importés étaient les citrons, les oranges, les figues, les olives tandis qu\u2019ici, on récoltait des fruits sauvages, fraises, framboises, châ taignes, bleuets (myrtilles), prunes, mûres, pembinas, censes sauvages Les Relations des Jésuites de 1633 et 1634 parlent de la pomme \"Les Sauvages mangent des pommes sauvages plus douces que celles de France.car il y en a dans les îles du Saint-Laurent\u201d.Dès 1608, année de la fondation de Québec, Champlain plante quelques pommiers de Normandie envoyés par M de Monts et qui supporteront si bien le climat canadien qu\u2019ils seront en plein rendement vingt-cinq ans plus tard.Les boissons L\u2019historien péradien et québécois, M.Raymond Douville, membre de la Société Royale du Canada et de la Société des Dix, nous parle aussi des boissons.On importait, autrefois, du vin de France, des eaux-de-vie, du rhum des Antilles, des vins d\u2019Espagne, du ténériffe, du malaga.de l\u2019anisette et d\u2019autres liqueurs.Mais le coût était beaucoup trop élevé pour la généralité des citoyens.Il fallut penser à fabriquer ses propres boissons, son \"champagne du pauvre\u201d qu\u2019était la bière à laquelle s\u2019ajoutèrent la cervoise.le bouillon, le cidre.Ce bouillon, dont parle Pierre Boucher en 1664 dans son journal, \"se boit commodément dans toutes les maisons\u201d Il s\u2019agissait d\u2019une pâte de froment ou de mais fermentée délayée dans l\u2019eau et qu\u2019on laissait mûrir dans des barriques.Comme il l\u2019avait fait auparavant pour la bière, le Conseil Souverain en défendit la vente aux Sauvages, ce qui ne sera pas toujours observé, cependant Quant à la bière, notre hôte nous apprend que c\u2019est erroné de penser lue cette industrie a été ici créée par jean Talon.Bien avant, soit en 1646, le frère Ambroise Cauvet en fabriquait pour les jésuites et, un peu plus tard au collège des Jésuites, on en fabriquait à l\u2019intention du séminaire.On peut même remonter au-delà â l'époque des récollets en 1620 et même en 1615 quand le père Denis Jamet écrit: \"Nous avons du grain suffisamment pour faire du pain et de la bière\u201d.La Compagnie des Habitants fonda sa propre brasserie en 1648 et la vendit, sept ans plus tard, à Pierre Denys.Ji De b© poissons à connaît re! ¦ * Pêches et Fisheries and Iw Océans Oceans - Canada Québec, L« SoMI, MiTMdl 17 avril 1982 Ml- r L\u2019AGRO-ALIMENTAIRE Le choix rétrécit Où faites-vous votre épicerie les jeudi ou vendredi soir?Il y a une chance sur trois pour que vous ayez répondu \u201cchez Provigo\u201d, une sur quatre pour que vous répondiez bientôt \u201cchez Métro-Richelieu\u201d, une sur cinq \u201cSteinberg\".Si vous ayez répondu \"chez IGA\", vous n\u2019êtes plus qu\u2019un sur quinze, un sur 20 si vous répondez \u201cchez Coo-prix\u201d.Vous fréquentez le dépanneur du coin?Il affiche peut-être Jovi, Sept-Jours et il est affilié soit à Provigo ou à Métro-Richelieu / Epiciers Unis.Ses légumes proviennent du Marché Rougemont?Il est affilié aux Epiciers Unis.Posons la question autrement.Où faisiez-vous votre marché il y a cinq ans?Chez Jato?Dites maintenant Provigo.Chez AVA?Dites maintenant Provigo.Chez Dal-laire?Dites maintenant Epiciers Unis, dites demain, Métro-Richelieu.Chez .Dominion?Dites maintenant Provigo.Il y a 10 ans.à Sept-Iles, Chicoutimi, vous magasiniez chez Lamontagne?Dites maintenant Provigo.Les années passent et elles se ressemblent.C\u2019est la concentration des supermarchés, de la distribution alimentaire, de la vente au détail des aliments de consommation quotidienne.50 ans après la création du premier supermarché à New York, trois groupes se par-gagent plus de 80 pour 100 du marché au Québec.Sam Steinberg n\u2019a pas seulement fait office de précurseur au Québec, ses rivaux ont réussi à faire mieux encore depuis quelques années.* * * % fe.\u2019i * .« * \u2022* *\u2018, *\u2022*!****;**\u2022¦ ÊïêêMi Trois chaînes ont 80% de la clientèle Le Soleil.Jeon-Morle Villeneuve Les supermarchés restent mais changent d\u2019enseigne.Coopérative d\u2019épiciers ou de consommateurs Si les épiciers membres de Métro-Richelieu acceptent le projet de fusion, la semaine prochaine, avec les Epiciers Unis, ce seront 900 magasins qui représenteront alors une force de vente de $1.9 milliard, soit le quart du marché et le deuxième groupement en importance au Québec.\u2018\u2018L\u2019alimentation est très concurrentielle au Québec\u201d, explique Jean-René Halde, président de Métro-Richelieu, et face à deux géants corporatifs, les indépendants ont décidé de s\u2019associer pour faire face à la musique.\"Nous fonctionnons comme une coopérative d\u2019épiciers indépendants\u201d, de dire M.Halde, comparativement à Cooprix par exemple qui est une coopérative de consommateurs-clients.La fusion avec les Epiciers Unis était donc toute naturelle car les deux groupes poursuivaient déjà les mêmes objectifs, avaient des structures similaires, et voulaient tous deux accroître leur pouvoir d\u2019achat et leurs services.On ignore pour l\u2019instant ce qu\u2019il adviendra des noms comme Gem, Casino et autres.Eventuellement, publicité et promotion obligeant, il est probable que l\u2019on affichera des bannières identiques à ce que présente Métro pour les supermarchés à grandes surfaces, Richelieu pour les surfaces plus petites, un peu comme le faisaient Casino et Gem pour les Epiciers Unis.En tout, 325 Métro, 225 Richelieu, surtout concentrés dans la région de Montréal, 33 Casino et 80 Gem surtout concentrés dans la région de Québec.Des Ami, des dépanneurs affiliés aux Epiciers Unis, des 7-Jours, dépanneurs Métro-Ri-chelieu.\u201cLa fusion fera naître une nouvelle entreprise\u201d, dit M.Halde.Fédération des magasins Cooprix Regroupés au sein de la Fédération des magasins Cooprix, ce sont 220 coopératives de consommateurs qui tentent de concurrencer les grandes chaînes en s\u2019accaparant environ cinq pour 100 du marché de la vente d\u2019aliments au détail.Vingt-huit Cooprix.des magasins d\u2019aliments Coop, la fédération de Québec est affiliée à l\u2019Interprovincial Cooperative de Saskatoon.A l\u2019instar des grands Steinberg, Provigo et Métro-Richelieu, les Coop offrent leur propre marque maison sous étiquette Coop provenant à 80 pour 100 du Québec.Outre ses Cooprix à grande surface.administrés par des coopératives issues du milieu, les Coop sont des magasins d\u2019alimentation qu\u2019on retrouve surtout en milieu rural.Les coopératives de consommateurs sont surtout concentrées au Saguenay Lac-Saint-Jean, puis dans la région de Québec et le Bas-du-Fleuve.Des mouvements similaires prennent de plus en plus d\u2019ampleur dans les Maritimes et dans l\u2019Ouest canadien.C\u2019est la réponse des consommateurs à la concentration des grands magasins corporatifs où l\u2019on tente de se donner des services qui répondent davantage aux préoccupations des membres.C\u2019est ainsi que les magasins de la région de Québec ont à peu près tous introduit les aliments en vrac et certains produits naturels ainsi que des noix et légumineuses depuis moins d\u2019un an, expérience que les magasins corporatifs traditionnels qualifient de marginale, la rentabilité n\u2019étant pas assurée pour tous les magasins.Mais la notion de profit n\u2019est pas la même pour tous.A eux seuls, et probablement dès la semaine prochaine, trois groupes se partageront plus de 80 pour 100 du marché alimentaire au Québec.Provigo détient 31.5 pour 100 du marché, Métro-Richelieu 24 pour 100 (une fois la fusion Epiciers Unis ratifiée par les membres la semaine prochaine), Steinberg 20.5 pour 100, Hudon et Daudelm 7.5 pour 100, Cooprix 5 pour 100.Textes par Robert FLEURY Il y a deux ans à peine, Steinberg était le chef de file incontesté des supermarchés au Québec.11 donnait le ton à la vente au détail de l\u2019alimentation, talonné par son concurrent de toujours.Dominion, propriété d\u2019Argus Corporation de Toronto.Conrad Black a vendu ses Dominion du Québec à Provigo et ce dernier, qui talonnait Steinberg, l\u2019a dépassé d\u2019une bonne longueur.Jusqu\u2019à Métro-Ri-chelieu, un groupement d\u2019épiciers indépendants, qui joue dans les \u201cmajeures\u201d en s\u2019accaparant le quart du marché par sa fusion prévisible avec les Epiciers Unis la semaine prochaine.Les indépendants ne sont plus aussi indépendants, ils s\u2019affilient, à défaut d\u2019être fusionnés, intégrés.Vous vous souvenez des Hypermarchés?Ils ne furent qu\u2019un feu de paille d\u2019un groupe pourtant imposant, le Groupe Oshawa: ils sont des Steinberg conventionnels, des Jadis ou ont tout simplement disparu.Si vous n\u2019avez pas un Dallaire dans votre voisinage, il n\u2019est plus nécessaire de déménager car Dallaire appartient aux Epiciers Unis qui se fusionneront eux-mêmes aux Métro-Richelieu de votre région Combien de temps encore verrez-vous ces emblèmes distinctifs Gem, Casino d\u2019Aubaines, Dallaire?Cela n\u2019a pas d\u2019importance car les propriétaires demeurent des indépendants, seul le nom du groupement changera vraisemblablement, Epiciers Unis ou Métro-Richelieu.Le marché de l\u2019alimentation se regroupe partout.Les grossistes en alimentation ne font pas exception à la règle.Ainsi, ce sont des grossistes qui sont à la base de Provigo et des magasins IGA, Couvrette et Provost pour Provigo avec Denault, Hudon et Daudelin pour IGA.Il y a quelques années, les Epiciers Unis de Québec achetaient Marché Rougemont, un Imperial Tobacco Limitée rend hommage aux organisateurs et participants de la Semaine de l\u2019agro-alimentaire \u2022 .i 1 ¦ V \u2022 SylVr» w *DE a Imperial Tobacco Limitée Un goût québécois savoureux.les produits de la crémerie rfidèle Une entreprise de chez nous, fière de participer à la \u201cSemaine de l'agro-alimentaire\u201d.CRÉMERIE ST-FIDÈLE INC.St-Fidèle, Cté Charlevoix, P.Q.MILLIONS DE DOLLARS C\u2019est ce que, en 1981, Steinberg a versé aux municipalités de la région en taxes foncières et autres.Qui dit mieux?S STEINBERG Citoyen de votre communauté, Steinberg est de votre côté.grossiste en fruits et légumes.L\u2019an dernier, c\u2019était Cooprix qui achetait Drouin et Frères de Saint-David, un grossiste en fruits et légumes.On contrôle ainsi les achats et la vente au détail.Provigo En intégrant 86 supermarchés Dominion et six centres de distribution, Provigo se haussait au deuxième rang des groupes canadiens.Ses ventes au Québec totalisent 1.8 milliard de dollars.L\u2019ascension verticale de Provigo ne date que d\u2019une dizaine d\u2019années.La fusion de Couvrette & Provost, de Denault Ltée et des magasins Lamontagne date de 1969.\tLe nom Provigo est apparu en 1970.\tPar la suite, ce fut Loeb, Dominion, So Bey\u2019s.Il devenait pancanadien.Qui est Provigo?Il vous appartient à 30 pour 100 par le biais de la Caisse de dépôt du Québec (votre régime de rentes du Québec etc.), à 13 pour 100 au groupe So Bey\u2019s des Maritimes, à 18 pour 100 aux membres de l\u2019actuelle direction de Provigo, le reste se partage entre une foule de fournisseurs, clients d\u2019affaires et amis.Et vous détenez peut-être des actions de Provigo achetées par le biais de votre courtier à la bourse.On compte 124 magasins Provigo appartenant à la chaîne, 122 qui affichent le nom mais appartiennent à des indépendants ou affiliés, 17 sont des magasins d\u2019escompte du type Eco-noprix, ABC, AVA, et un, un seul magasin d\u2019un type nouveau (du genre Jadis) qui s\u2019appelle Héritage.169 sont des dépanneurs Provisoir, 279 des affiliés indépendants Provibec et 284 des épiciers affiliés Jovi.Provigo est considéré comme un groupement de type corporatif comme il dirige directement la plupart de ses magasins, le reste étant entre les mains d\u2019affiliés indépendants qui s\u2019approvisionnent chez Provigo.Steinberg Steinberg est une chaîne entièrement corporative à propriété majoritairement familiale.62 pour 100 de ses actions appartiennent aux héritiers de Sam Steinberg, les autres étant entre les mains du public, de particuliers.Steinberg gère 227 magasins conventionnels, soit 160 au Québec, quelques-uns en Ontario et un au Nouveau-Brunswick.Steinberg, c\u2019est 32 Miracle Food Mart en Ontario, tous les Miracle Mart, c\u2019est Ivanhoe Corporation (propriétaire des centres commerciaux où Steinberg-Miracle Mart opère), c\u2019est aussi la farine Phénix, les pharmacies Oak en Ontario, 44 magasins Valdi en Ontario et dans l\u2019Ouest, de véritables \"box stores\" qui offrent un choix de 500 articles au prix de gros comparativement à 3500 environ pour un Jadis et à 8,500 pour un supermarché Steinberg conventionnel.Steinberg possède ses propres fournisseurs et fabricants d\u2019aliments préparés et boulangeries, Sucre Atlantique (anciennement Cartier), ses petits casse-croûte pour ses centres d\u2019achat (Quick.Pik Nik.).Il y a deux ans, Steinberg achetait quatre Hypermarchés qui sont devenus des Steinberg (sauf Sherbrooke qui a disparu) et l\u2019an dernier, achetait 20 centres d\u2019achat de la région de Phoenix, Smitty\u2019s Super Valu, en Arizona, une formule originale de centres d\u2019achat totalement intégrés où tous les magasins appartiennent à.Steinberg, les 20 centres d\u2019achat ceinturant complètement cette ville.De l\u2019avis même de Jack Leveine, président de Steinberg Inc., l\u2019avenir est dans le Sud, dans la diversification, hors des supermarchés traditionnels.Des supermarchés qui fonctionnaient plus ou moins bien comme les Steinberg Quatre-Bourgeois et Carrefour Jean-Talon ont été convertis en Jadis, à escompte, des magasins de type nouveau gérés par une filiale, Les Epiciers d\u2019Autrefois.77 pour 100 des revenus de Steinberg Inc.proviennent de ses supermarchés.Mais voilà, le marché est saturé au Québec, alors on se diversifie.Comme dans une chaîne de dépanneurs-restauroute qui débute.1 BACON JAMBON ^ CHARCUTERIE Des produits au goût des Québécois LEGRADE 627.1020 .v.v.v.v.v.v û agropur Agropur.coopérative agro-alimentaire.Granby, Que m 19 F-12 Québec, Le Soleil, samedi 17 avril 1982 Le Groupe Métro -Richelieu Inc.: une coopérative de service dont le succès est fulgurant '39 « .2 millard \u2014 feOMM HHH ¦¦¦nMi ¦MH MMMM1MMI i jMjP 'v*> f.f0K0 » .I \u2022*' »>M e.«TS.- ~*nMt une équipe de spécialistes en constante liaison avec les plus grands producteurs mondiaux et il appartient à Jardin Mérite de s'assurer de la qualité et de la fraîcheur exemplaires de tous ses produits.C'est ainsi que plusieurs fruits et légumes se retrouveront sur la table du consommateur quelques heures seulement après leur achat auprès du fournisseur.¦¦¦ RICHELIEU ainsi que d'excellents produits de charcuterie.Ces produits sont la plupart du temps offerts au consommateur quelques heures seulement après leur fabn-cation chez le grossiste.La division Jardin Mérite est un des plus gros et des plus modernes centres de distribution de fruits, légumes et produits surgelés au Québec.Les fruits et légumes sont achetés par \u201cUne entreprise qui appartient à l\u2019épicier\u201d Le Groupe Métro-Richelieu Inc est une coopérative de services et de distnbu-tion de produits alimentaires québécoise à 100% Les propnétaires-action-naires en sont en effet les épiciers membres Ce sont les épiciers qui siègent au conseil d'administration de la compagnie, qui prennent toutes les décisions engageant l'avenir de l'entreprise et qui se partagent les bénéfices.Regroupés volontairement, ces épiciers, membres autonomes du Groupe, sont d'abord voués à la défense et à la promotion des intérêts de l'épicier détaillant.\u201cLe plus important groupement d\u2019épiciers indépendants\u201d Ce sont quelque 600 détaillants qui sont regroupés dans le Groupe Métro-Richelieu Inc.sous trois bannières bien distinctes: celle des épiciers Métro, celle des épiciers Richelieu et celle des Dépanneurs 7 Jours Répartis dans tout le Québec et dans l'est de l'Ontario, ces épiciers forment le plus important groupement d'épiciers indépendants du Québec.\u201cLe service qu\u2019on donne à quelqu\u2019un de la famille\u201d Non seulement les épiciers membres du Groupe se sont-ils dotés d'une formule d'association onginale mais encore ont-ils développé une approche onginale de leur clientèle basée avant tout sur la notion de service.Les dimensions \u201chumaines\" des marchés Métro et Richelieu, en plus de l'attention toute particulière que l'épicier porte à chacun de ses clients, confèrent à ces magasins une chaleur bien spéciale où chaque client se sent chez soi.Chez Métro et Richelieu, chacun est servi comme quelqu'un de la famille.Les deux porte-parole publicitaires qu'utilisent les épiciers Métro et Richelieu sont symboliques de cet accueil chaleureux et empressé propre à tous les magasins du Groupe.De même les slogans \u201cOn connaît not' monde!\" et \u201cUn épicier attentionné\" veulent-ils témoigner de ce service ultra-personnalisé.très différent de celui que peuvent offnr les grandes chaînes d'alimentation.\u201cUne distribution moderne et efficace\u201d Le Groupe Métro-Richelieu Inc.comprend quatre divisions pnncipales chargées de distribuer ses produits.La division de l'Épicerie qui distribue les produits d'épicerie possède trois entrepôts dont un à Québec.Cette division distribue entre autres plus de 200 produits maison Métro et Richelieu qui permettent au consommateur de réaliser des économies tout en achetant des produits de grande qualité.La division Bœuf Mérite.distributrice des viandes, fait la fierté du Groupe depuis longtemps.C'est elle qui est à l\u2019origine de la réputation qu'ont les marchés Métro et Richelieu au niveau des viandes.Afin d'illustrer le souci de qualité qui anime la division, pré- \u201cUn énorme pouvoir d\u2019achat dont profite le consommateur\u201d Les ventes combinées de ciables économies d\u2019é-quelque 600 détaillants procurent au Groupe Métro-Richelieu Inc.un colossal pouvoir d\u2019achat (un des plus importants dans le domaine de la distribu- Groupe peut obtenir au-tion alimentaire) qui, à près de ses fournisseurs son tour, permet d\u2019appré- de meilleurs prix d\u2019achat economies chelle dont le consommateur est l\u2019ultime bénéficiaire.Grâce à son pouvoir d\u2019achat qui autorise des achats massifs, le dans l\u2019épicerie, les viandes et les fruits et légumes.Il en résulte un meilleur prix de vente aux consommateurs.C\u2019est certes l\u2019un des bénéfices les plus tangibles dont le Groupe peut faire ter sa clientèle.cisons que Bœuf Mérite a des représentants dans l'Ouest du pays qui ont pour mission de sélectionner le meilleur boeuf possible.Bœuf Mérite distribue également le fameux jambon maison Métro et Richelieu \u201cL\u2019achat chez nous, une politique logique\u201d Oeuvrant au Québec et à fait sensé sur le plan éco-pour les Québécois, il était nomique: il y va de l'intérêt normal que Métro-Riche- même du Groupe que l'ar-lieu Inc adopte une poli- gent d'ici reste au Québec, tique ferme d'achat chez nous.C'est une attitude qui ne se démentira jamais: chaque fois que cela est humainement possible et économiquement justifiable.le Groupe accorde la préférence aux fournisseurs québécois.Et cela est tout \u201cUn succès qui ne se dément pas\u201d À quoi est attribuable la croissance étonnante et constante qu'a connue le Groupe Métro-Richelieu Inc.au cours des dernières années?A plusieurs facteurs.sans doute.Il convient de mettre entre autres en évidence les diverses compétences dont ont su s'entourer au niveau ad- ministratif les 600 membres du Groupe, de même que les structures administratives dont ils ont su se doter.Mais il faut d'abord et avant tout en chercher la raison profonde dans la reconnaissance par le public d'un concept de SERVICE à la clientèle unique dans l'alimentation québécoise.C'est d'abord parce qu'il s'est senti chez lui et traité comme quelqu'un de la famille (tout en profitant de prix concurrentiels) que le consommateur est venu chez Métro, chez Richelieu et chez Dépanneur 7 Jours.et qu il y est encore.\u201cUne progression phénoménale des ventes\u201d (en millions de dollars) 1976\t1977\t*\t1978 Depuis sa formation en 1976, le Groupe Métro-Richelieu Inc.a connu une progression fulgurante de ses ventes au détail En cinq ans.celles-ci ont plus que doublé pour atteindre $ 1,2 milliard en 1981.Cette croissance est sans exemple dans l'histoire du monde alimentaire québécois et elle est d'autant plus remarquable qu elle s'est faite dans le contexte d'une industrie très concurrentielle et dans une conjoncture 1979\tI960\t1981 économique marquée au coin de l'inflation.Parallèlement, le nombre de magasins Métro, Richelieu et 7 Jours augmentait à un rythme étonnant pour atteindre tout près de 600 en 1981.Cela permettait au Groupe d'accentuer sa pénétration et de consolider sa position dans le marché.La présence du Groupe est maintenant assurée dans la plus grande partie du territoire du Québec.Le Groupe Métro -Richelieu Inc "]
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