Le soleil, 25 février 1993, Cahier A
[" POUR VENDRE LOUER ACHETER ils ANNONCES CLASSEES © 647-3311 Sbj .\u2019768 JEUDI 25 FEVRIER 1993 QUEBEC 97E ANNEE NO 58 50 PAGES 3 CAHIERS ?1 TABLOtO MONTREAL OTTAWA 60C ^tvq TPS 0 24 T VQ 030 LfVRAJSON A OOMtCtLE (7 JOURS) 10 pages ?\tChrétien : la grande bataille n\u2019aura pas lieu page A-2 ?\tUn seul imprévu dans le scénario page A*3 ?\tRyan: une perte importante pour le Québec page A*4 ?\tSon rêve l\u2019a mené à une côte insurmontable page A*5 ?\tBill Clinton lui dit bonne chance page A-10 ?\tÉditorial : le Québec perd un allié page A-12 ?\tLes marchés financiers réagissent bien page IM2 Un Grammy pour Céline Céline Dion a remporté un Grammy hier pour sa chanson « Beauty and the Beast », en duo avec Peabo Bryson.\u2022< C\u2019est un rêve oui se réalise », a déclaré la chanteuse québécoise immédiatement après avoir reçu son prix.Dans la catégorie \u2022< Duo ou groupe pop vocal de lannée», elle était en nomination avec des artistes comme Genesis, George Michael, Elton John et Prince, notamment.Céline Dion a déclaré qu elle ne s attendait pas à gagner justement parce qu\u2019il s'agissait d\u2019» artistes fabuleux ».B-7 L\u2019INDEX\t Annonces classées\tC-2 à C-6 Arts\tB-6 et B-7 Bridge\tC-6 Décès\tC-6 et C-7 Economie\tB-8 à B-12 Éditorial\tA-12 Horoscope\tC-6 Les idées du jour\tA-13 Le monde\tC-1 Ou aller à Québec\tB-6 Une place au SOLEIL\tB-2 Québec et l\u2019Est\tB-1 et B-2 TABLOÏD SPORT\tS-1 à S-13 Bandes dessinées\tS-15 Ce soir à la télé\tS-16 Feuilleton\tS-14 Mots croisés / mystère\tS 14 LA METEO Aujourd\u2019hui: Quelques nuages, venteux et froid, max -12, min.-23.Demain: Possibilité de chute de neige en après-midi, max.-11, min.-16 S-16 Mulroney dit avoir fait de son mieux pour son pays «Le temps est venu de céder la place.» .Vfk \u2022:v.V- J\u2019ai toujours tenté de faire ce que je croyais bon pour le Canada à long terme.», a dit Brian Mulroney.Le successeur choisi à la mi-juin Pas de champion désigné OTTAWA \u2014 La succession de Brian Mulroney sera vraisemblablement décidée dans la soirée du samedi 12 juin, entre une bonne demi-douzaine de candidats, tous issus du présent cabinet fédéral.par MICHEL VASTEL LE SOLEIL Contrairement aux précédentes campagnes des libéraux en 1984 et en 1990, et des conservateurs en 1983, il n\u2019y a pas de champion désigné qui émerge du peloton : pas de Turner, ni de Chrétien, ni de Mulroney.La campagne se présente plutôt comme celle de 1976 : elle s\u2019est terminée par une lutte serrée entre deux Québécois (Mulroney et Wagner) qu\u2019un troisième larron, Joe Clark, est venu coiffer au poteau.Cette fois, c\u2019est un Québécois, Jean Charest (Environnement) qui pourrait décider de la victoire entre Kim Campbell (Justice) et Michael Wilson (Commerce extérieur).Huit noms circulent déjà mais en fait, seulement cinq prétendants ont commencé officiellement à se bâtir une organisation : ¦\tKim Campbell a vite émergé comme la prétendante officielle, d\u2019autant plus que Mulroney a souligné ses qualités le 4 janvier dernier, lors de sa mutation à la Défense nationale.Elle n\u2019est dans le Parti conservateur que depuis cinq ans mais elle a une bonne experience de la politique, avec les créditistes de Colombie-Britannique, et elle a même participé à une campagne au leadership au terme de laquelle elle avait terminé au dernier rang, contre Bill Vander Zalm.Gilles Loiselle est un de ses appuis importants.¦\tMichael Wilson s\u2019est « officiellement » lancé dans la cour- se au moment des Fetes mais il prospérité, pour mousser sa à Port Alberni, àToronto, Les candidats à ia succession de Brian Mulroney a vite comblé son retard.En fait, il s\u2019est abondamment servi de ses tribunes de ministre et de responsable du Secrétariat à la campagne.Candidat en 1984, il a largement contribué à la victoire de Mulroney après s\u2019être rallié à lui.C\u2019est lui qui, de tous les anglophones, éprouve le plus de difficultés en français.¦ Perrin Beatty, longtemps Bar.McDougall \u2022\tsecrétaire d État aux Affaires extérieures \u2022\tdéputée de St Paul\u2019s Née : le 12 novembre Ontario Profession : analyste financière agréée Statut : veuve Elue pour la première fois à la Pjgrrin^ggttji^ \u2022min desCommumca \u2022 député de Wellington-Grey-Duffenn-Simcoe Né : le 1er pn 1950 à Toronto, Ontario Statut : marié et père de 2 enfants Élu pour la première fois à la Chambiedc5 communes en 19/2 \u2022\tminist/eidc la Santé et Bien-Etre social \u2022\tdéputé de Roberval Né : le 16 avril 1940 à Roberval.Québec Profession : professeur Statut : marié et père de 3 enfants Élu pour la première fois à la Chambre dps .communes en 1984 Jean Charest \u2022\tministre de l\u2019Environnement \u2022\tdéputé de Sherbrooke Né : le 24 juin 1958 à Sherbrooke, Québec Profession : avocat Statut : marié et père de 3 enfants Élu pour la première fois à la Michael Wilson \u2022min de l\u2019Industrie et Commerce extérieur \u2022\tdép.de Etobicoke Cire Né : le 4 novembre 1937 à Toronto, Ontario Profession : homme d\u2019affaires Statut : marié et père de 3 enfants Élu pour la première fois à la ML \u2022\tministre des Affaires constitutionnelles \u2022\tdéputé de Yellowhead Né : le 5 juin 1939 à Alberta Profession : professeur Statut : marié et père d'un enfant Élu pour la première fois à la B \u2022mm Emploietlmmi \u2022 député de Madawaska Victoria Né: le 18 février 1952 à Saint-Quentin.Nouveau-Brunswick Profession : avocat Statut.père de deux enfants Élu pour la première fois à la Ctiambie des communes en 1984 *__________________ \u2022\tministre de la Défense \u2022\tdéputée de Vancouver Centre Née : le 10 mars 1947 Colombie-Britannique Profession : avocate Statut : séparée sans entant Élue pour la première fois à la Chambre, des communes en 19?considéré comme l\u2019enfant chéri de l\u2019Ontario traditionnel, n\u2019est pas encore dans la course.11 lui manque beaucoup de charisme mais il ne commet pas d'erreur.Aux Communications actuellement, il n\u2019y a pas fait plus d\u2019éclat qu\u2019à la Défense ou à la Santé.¦\tJean Charest « va surprendre », disent de lui des cadres du parti qui voient en lui le chef de l\u2019an 2000 Trop jeune pour assurer un intérim de chef de l\u2019opposition, il cherche à «se positionner».En fait, on s\u2019attend à ce qu\u2019il finisse bon troisième ou même deuxième, et qu\u2019il devienne ainsi l\u2019homme puissant du Québec.Il a beaucoup d\u2019appuis parmi les anglophones du Québec qui ont mis Brian Mulroney au pouvoir.¦\tBarbara McDougall (Affaires extérieures) aurait été la candidate de la « Big Blue Machine » il y a trois ans.Mais son passage aux Affaires extérieures a été difficile et des drames familiaux l'ont amenée a réfléchir sur la futilité de la vie publique.¦\tOn parle aussi d'un retour, très hypothétique, de Joe Clark.En fait, contrairement à Robert Bourassa en 1985, il n\u2019y tient pas mais se laisserait convaincre si le parti le lui demandait.Improbable tant que Brian Mulroney veille au grain ! ¦\tBenoit Bouchard s'est montré excédé hier qu\u2019on décide un peu vite que « c\u2019est le tour d'un anglophone ».Il a donc déclaré qu\u2019il était de son devoir, comme celui de tout Québécois, de réfléchir à sa candidature.« Il n\u2019y a eu qu'un seul chef québécois dans ce parti en 125 ans, un deuxième ne serait pas de trop ! ».¦\tBernard Valcourt, enfin, pourrait être un candidat « régional » pour les provinces de l'Est.Il y pense sérieusement mais, faute d'organisation, il a peu d'appuis dans le parti, et encore moins d'argent.OTTAWA \u2014 Fort de la certitude qu\u2019il lègue à son successeur un parti riche, bitm organise, solidement implante au Québec et donc en mesure de maintenir les conservateurs au pouvoir, Brian Mulroney a confirmé sa démission, hier matin.par PIERRE PAUL NOREAU LE SOLEIL « Après bientôt dix ans à la tête du parti et huit ans comme premier ministre, le moment est venu pour moi de céder la place.J\u2019ai servi de mon mieux mon pays et mon parti, et j\u2019anticipe déjà le vent de renouveau et la vague d\u2019enthousiasme que suscite immanquablement l\u2019avènement d\u2019un nouveau chef », a-t-il expliqué en conférence de presse.M.Mulroney conservera son poste de premier ministre jusqu\u2019à la nomination de son successeur vers la mi-juin, tout en restant totalement à l\u2019écart de cette course.Il demeurera ensuite député jusqu\u2019aux prochaines élections, maintenant reportées à l\u2019automne.Sans avoir de projet précis d\u2019avenir, il entend tout au moins déménager sa famille à Montréal en quittant la résidence officielle du 24 Sussex.Hier, c\u2019est en insistant sur sa dimension d\u2019homme de parti qu\u2019il a fait sa sortie.Il a ainsi longuement insisté sur l\u2019avantage que va conférer à son successeur la possibilité d\u2019occuper quelque temps le fauteuil de premier ministre.Cette façon de faire, explique d\u2019ailleurs en bonne partie selon lui, les succès électoraux des libéraux dans le passé.« L\u2019absence de cette tradition dans notre parti nous a nui, et explique bon nombre des difficultés que nous avons éprouvées », a-t-il indiqué.Le premier ministre a de même vigoureusement défendu son bilan, hier.« Qu\u2019il s\u2019agisse de libre-échange, de la réforme fiscale, de la TPS (taxe sur les produits et services), des privatisations, de la réduction du déficit, de la lutte contre l\u2019inflation ou de la baisse des taux d\u2019intérêt, nous avons pris les décisions difficiles qui s\u2019imposaient et nous commençons à en recueillir les fruits.» D\u2019autre part, de ces huit années de pouvoir.Clyde Wells demeure le responsable de son plus mauvais souvenir.M.Mulroney n\u2019a pas caché son amertume à l\u2019endroit du premier ministre de Terre-Neuve qui n\u2019a pas respecté son engagement de soumettre l\u2019entente du lac Meech à son assemblée legislative.« Je n\u2019aurais aujourd\u2019hui aucun reproche à faire si ça avait été soumis au vote et battu C\u2019est ia vie démocratique.De la même façon que je n\u2019ai rien à redire du résultat du vote des Canadiens lors du référendum sur l\u2019Accord de Charlottetown.» L\u2019échec de Meech a en fait retardé sa démission qu\u2019il avait prévue pour l\u2019automne 1990, a révélé M.Mulroney, qui aura 54 ans le mois prochain.Une succession de crises, notamment celles d\u2019Oka, de la maladie de Robert Bourassa, de l\u2019invasion du Koweit et de la TPS, a-t-il plaidé, l\u2019ont finalement forcé à attendre jusqu\u2019à aujourd\u2019hui.Son annonce officielle lors de la rencontre avec le caucus conservateur a d\u2019ailleurs suscité beaucoup d\u2019émotion, plusieurs députés quittant la rencontre les yeux rougis et la mine ^asse.> .4» Québec, Le Soleil, jeudi 25 février 1993 A-2 \u2022 LA DÉMISSION DE MULRONEY w y *0 0gg|| Ç: Au quartier général montréalais du Parti conservateur, l\u2019organisateur Pierre Paquette semblait songeur après l\u2019annonce du départ de Brian Mulroney Les «bleus» ont-ils un avenir au Québec?OTTAWA \u2014 Lorsque le premier ministre Brian Mulroney a annoncé, hier, qu'il quittait son poste, tout le monde s\u2019est posé la même question.Quel sera l'avenir du Parti progressiste-conservateur au Québec ?par MANON CORNEU.IER de la Presse canadienne\t, Depuis 1984, Brian Mulroney a établi une relation unique entre son parti et le Québec.Jusque la.la pendaison de Louis Riel sous le gouvernement de John A.Macdonald hantait le parti et l\u2019empêchait de développer des racines dans la province.Mais le 4 septembre 1984.Brian Mulroney a réussi le tour de force de former un gouvernement conservateur majoritaire en s'appuyant sur le Québec et l\u2019Ouest.En 1988, il a répété l\u2019exploit.Depuis John A.Macdonald, c\u2019était une première pour un chef conservateur.En huit ans, le parti a créé des associations de comté dans toutes les circonscriptions du Québec et a recrute plus de membres que tous les autres partis.« Peu importe ce que l\u2019avenir nous réserve, je peux dire que l\u2019avenir sera bâti sur les fondations, sur ce que M.Mulroney a mis en place, tant du côté du parti au Quebec que du côte des politiques ».indiquait hier le ministre de l\u2019Environnement Jean Cha-rest.Mais reste à savoir qui pourra répéter l\u2019exploit du premier ministre Mulroney.Un chef anglophone ?« Est-ce qu un nouveau chef anglophone pourrait convaincre les Québécois ?», a demandé M.Mulroney au cours de sa conférence de presse hier.« Bien sûr.autant que moi qui ai été traité de façon formidable par les anglophones des autres provinces.Un chef anglophone qui connaît bien le Québec et qui ferait preuve de cette ouverture d'esprit pourra facilement faire preuve de leadership et convaincre les Québécois.» Et ce n\u2019est pas le Bloc québécois qui pourrait l'en empêcher, croient les conservateurs.« Ije Bloc québécois vient de nulle part et s\u2019en va nulle part.C\u2019est basé sur une émotion.Les Québécois ne prendront pas ça au sérieux », a dit sans ambages le ministre Pierre Blais.« Les Québécois sont trop raisonnables pour appuyer M.(Lucien) Bouchard», a commenté la ministre de la Défense Kim Campbell.M.Blais pense que le nouveau chef aura l\u2019avantage de s\u2019appuyer sur les réalisations de Brian Mulroney au Québec.C'est lui qui, en 1984, a convaincu les Québécois de le porter au pouvoir en promettant de les faire adhérer à la constitution dans « l\u2019honneur et l\u2019enthousiasme ».Cette promesse écrite par son ancien ami Lucien Bouchard, il a tout fait pour la réaliser.Mais neuf ans plus tard, il a perdu cet ami qui est devenu chef du Bloc québécois et a vu le « beau risque » s'effriter.« Mais les Canadiens et les Québécois savent que j\u2019ai tenu parole», a-t-il souligné hier.Trois fois, il a obtenu l'appui unanime des dix premiers ministres provinciaux pour reconnaître le caractère distinct de la société québécoise.Mais chaque fois, en vain.L\u2019accord du lac Meech est mort apres que deux provinces aient refusé de l\u2019entériner en juin 1990.L\u2019accord de Charlottetown a pour sa part été rejeté par la majorité de la population canadienne, le 26 octobre dernier, une décision démocratique qu\u2019il respecte.Brian Mulroney a eu davantage de succès sur le front de la coopération économique.Québec est le seul gouvernement provincial a avoir appuyé Ottawa dans les dossiers de la TPS, du libre-échange, de l'Agence spatiale et de la protection des brevets pharmaceutiques.Une entente sur l\u2019immigration a finalement été signée, mais c\u2019est toujours l\u2019impasse dans le domaine de la gestion et de la formation de la main-d\u2019œuvre.«Nous en rêvions », dit Jean Chrétien La grande bataille n\u2019aura pas lieu OTTAWA \u2014 U grande confrontation Mulroney-Chrétien n\u2019aura finalement pas lieu.Les vieux ennemis liberal et conservateur l\u2019ont publiquement regretté hier.\t \t \t \t \t \t lentes de PIERRE-PAUL NOREAU LE SOLEIL « Même si le premier ministre et moi rêvions depuis des années d\u2019entreprendre la grande bataille, elle demeurera toujours entre les mains de ceux qui spéculeront.On n\u2019aura pas eu d\u2019occasion de la faire », a lance hier Jean Chretien, après avoir salué les efforts du démissionnaire pour le mieux-étre de son parti, de son comté et de son pays.Le dirigeant libéral savait pourtant qu\u2019en conférence de presse, M.Mulroney avait été tranchant a son endroit.« Je n\u2019ai aucune hésitation à vous dire que j\u2019aurais pu passer à travers M.Chrétien à l\u2019occasion des prochaines élections », avait martelé le chef conservateur en avant-midi.En fait, la situation reflétait le ton doux-amer de l\u2019ensemble des réactions qui ont suivi l\u2019annonce officielle du départ du premier ministre conservateur.Aux Communes, où M.Mulroney a été longuement applaudi en après-midi par les deux côtés de la Chambre, les commentaires ont été positifs.M.Chrétien a ainsi reconnu qu\u2019il était extrêmement difficile de réussir à obtenir deux majorités d\u2019affilée comme l\u2019avait fait M.Mulroney, dont il a aussi souligné les qualités de bagarreur.Une seule qualité.partir De son côté, la chef néo-démocrate Audrey McLaughlin a reconnu les qualités humaines de M.Mulroney, reconnaissant qu\u2019il avait toujours agi avec fierté et dignité.A l\u2019extérieur cependant, elle le rendait responsable d\u2019un désastre.« Nous connaissons un taux de chômage record, un taux de faillite des entreprises et des individus record, il est à l\u2019origine de la TPS, et aussi du libre-échange, la plus grave erreur d\u2019un gouvernement canadien pour les intérêts du pays », dénonçait-elle sans ménagement.Dans la même veine, la chef libérale ajointe.Sheila Copps ne trouvait qu\u2019une seule qualité à M.Mulroney, soit la sagesse de sa décision de partir, multipliant d\u2019autre part les critiques sur son passage à la tête du gouvernement.Les voeux de Bouchard Lucien Bouchard de son côté a souhaité bonne chance à son ex-ami.« La dominante de sa Blais: «Je suis sonné» OTTAWA \u2014 Le ministre Pierre Blais a été sonné par l\u2019annonce de la démission de son chef, lui qui était convaincu que Brian Mulroney allait les mener à la victoire aux prochaines élections.« Je suis triste », a laissé tomber, la voix brisée, le ministre de la Justice et coprésident de la campagne électorale du Parti conservateur.Je suis complètement sonné.» M.Blais, convoqué au 24 Sussex hier matin, soutient n\u2019avoir jamais cru jusque là que son premier ministre allait céder sa place, respectant en cela sa promesse de ne faire que deux mandats à la tête du gouvernement canadien.Le ministre responsable de la région de Québec a souligné hier les grandes qualités de leadership du député de Charlevoix, et tout particulièrement la relation très particulière qu\u2019il savait entretenir avec chacun de ses collègues.« A cause du prisme des médias, il est difficile pour les gens de saisir toute la chaleur de cet homme-là.» Le ministre responsable de la région de Québec ne croit pas par ailleurs que le départ de M.Mulroney va miner les chances des conservateurs québécois de se faire réélire.« Je travaille avec des anglophones depuis neuf ans et ça va très bien.On a quelquefois été mieux traité par eux que par des Québécois », a-t-il conclu en citant le nom de Jean Chrétien.Responsable avec John Tory de l\u2019organisation du Parti conservateur à la grandeur du pays, Pierre Blais se sent maintenant la responsabilité d\u2019assurer une transition en douceur d\u2019une organisation huilée pour une campagne électorale et qui doit maintenant se lancer dans une course à la direction.fi prestation aura certes été le fait qu\u2019il ait sincèrement essayé et n\u2019a pas eu peur d\u2019ouvrir une boite de Pandore », a-t-il dit au sujet du long épisode constitutionnel qui a finalement conduit à la défection de l\u2019ex-ministre et ex-ambassadeur devenu dirigeant du Bloc québécois.Son départ, croit-il n\u2019aura cependant guère d\u2019impact sur la bonne fortune de la formation souverainiste au Québec.Benoit Bouchard, lieutenant québécois de Brian Mulroney, a enfin expliqué vouer une grande admiration et une grande affection pour son premier ministre.« On est en triste, mais en même temps heureux, car j\u2019ai toujours aimé les gens qui partaient gagnants, qui partaient quand c\u2019était le temps de le faire.» Il a enfin refusé de discuter de son avenir personnel qui, a-t-il laisse entendre en certaines occa* Tout en regrettant le « forfait » de son adversaire, Jean Chrétien a sions, était lié à celui de son chef, efforts de Brian Mulroney pour son pays.PC salué les M?1\" ,i \u2018 mmm ;îütlfe uu£ i mm if m m\\m \u2019 nyum\\.1 .\\ -n: Il »«\u2022 \u2022\u2022 m - w .*.1 ¦ : «r / a veste-chemise foi/c t/e soie peignée, tenue, souplesse pour veste carrée n o u vc I ! et /orme e/teot/We, caractérisée par le pli rond, la languette au dos, les 4 poches plaquées, les fentes latérales, sahle blond.6 à 14.25000 contemporaine*® _\tla iti a i s o n simons PLACE STf FOY GAI f RII DI I A CAPl IAI I VII IJX OUI RI (.f I I >\t4.^ *W»f| LA DEMISSION DE MULRONEY MMR OTTAWA \u2014 Un série de soupers intimes à la résidence officielle la semaine dernière, un brunch d'amis de la famille dimanche, une dizaine de téléphones de courtoisie à Robert Bourassa et quelques autres premiers ministres des provinces et même à certains chefs d'État et de gouvernement étrangers.Comme pour une opération militaire tenue secrète jusqu\u2019au moment de son déclenchement, Brian Mulroney n'a officiellement informé ses principaux lieutenants de son départ que dans l\u2019après-midi de mardi.Le seul imprévu, dans ce scénario soigneusement minuté fut l'appel du président des États-Unis, vers 13 h 30 hier, qui l\u2019obligeait à interrompre précipitamment sa conference de presse télévisée ! L\u2019arrivée au 24 Sussex du Greffier du Conseil privé (Glen Short- Miche/ VASTEL Charlevoix perd son «magicien» LA MALBAIE \u2014 En apprenant la démission de Brian Mulroney, plusieurs intervenants socio-économiques de Charlevoix ont réalisé que la magie qu\u2019opérait le nom de leur député dans leurs relations avec l\u2019appareil fédéral n\u2019était pas étemelle.par DENIS GAUTHIER et ANNIE ST-PIERRE collaboration spéciale « On ne le criait pas sur tous les toits, mais il est évident qu\u2019en disant qu\u2019on vient du comté du chef, les portes s\u2019ouvrent plus facilement», a avoué le préfet de la MRC de Charlevoix, M.Jean Lajoie.Charlevoix était synonyme d\u2019un havre pour Brian Mulroney.À chacune de ses visites, il ne manquait jamais de prendre quelques instants, plus souvent qu\u2019autrement le col ouvert, pour aller discuter avec les gens.Et quelques fois, quand le moment s\u2019y prêtait.M.Mulroney se laissait aller à remémorer les voyages dans la Chevrolet 1958 qu\u2019il faisait en famille, entre Baie-Comeau et Québec.« Les enfants en arrière avec les sandwiches et la caisse de bière de mon pere et maman en avant qui lisait les panneaux réclame sur lesquels était écrit :\tSeigneur, protégez-nous.» Après avoir occupé le siège de Manicouagan en 1984, Brian Mulroney a hérite de la circonscription de Charlevoix en 1988.Il a été élu par une écrasante majorité tant sur la Haute-Côte-Nord que dans le Charlevoix traditionnel.« Un peu tout le monde s\u2019attendait à ce qu\u2019il amène des usines, mais il a misé sur le tourisme et dans quelques années on pourra juger de toute l\u2019ampleur de son travail », analyse M.Lajoie.Le directeur général de l\u2019Association touristique, Pierre Tremblay, abonde dans le même sens.Ut principale réalisation de M.Mulroney aura été le Massif de Petite-Rivière, une superbe montagne de ski qui ouvre ses portes grâce â une subvention de 5 millions $.M.Mulroney ne venait pas souvent dans Charlevoix.Son comté est vaste et divisé en deux parties bien distinctes séparées par la rivière Saguenay, une barrière géographique tout aussi imposante au chapitre des mentalités.En quittant, M.Mulroney laisse en suspens des dossiers comme celui de la construction d\u2019un complexe environnemental sur l\u2019emplacement du Centre écologique de Port-au-Sau-mon.« C\u2019est vrai que ça avance rapidement quand le premier ministre est ton député, mais ça ne veut pas dire que tu as tout cuit dans le bec », dit le président de la Chambre de commerce de Charlevoix-Est, Rodrigue Thibeault.A Baie-Comeau, les réactions sont partagées, mais tous s\u2019accordent pour dire qu\u2019une page d'histoire est tournée.« J'avoue que cette annonce me surprend un peu », a déclaré le maire Roger Thériault qui estime que la population va s'ennuyer du « p\u2019tit gars de Baie-Comeau.Le président de la Chambre de commerce, M.Michel Boisvert, soutient pour sa part n\u2019avoir rien vu de significatif qui aurait pu faire avancer Baie-Comeau avec M.Mulroney.Si certains se rejouissent de son départ, d\u2019autres sont secoués.« Je suis très peine d\u2019apprendre sa décision et, en même temps, très heureux pour lui et sa famille », a dit M.Pierre Rocque, son porte-parole à Baie-Comeau.Ses amis ont appris avec peine la nouvelle.M.Marc Lefebvre, homme d\u2019affaires et ami intime du premier ministre.ne s\u2019y attendait sûrement pas.« Il a toujours gardé cette décision secrète, même jusqu'à jeudi dernier, lors d'un souper avec ses amis.» liffe).du vice-premier ministre (Don Mazankowski) et du lieutenant politique des conservateurs au Québec (Benoît Bouchard) a réellement déclenché une nuit fébrile d'activités.Secrétaires et traducteurs préparaient.avec le chef de cabinet (Hugh Segal), les discours et communiqués officiels, tandis que le président du parti (Gerry Saint-Germain) commençait déjà à vérifier la disponibilité des milliers de chambres d\u2019hôtel nécessaires à la tenue d\u2019un congrès au leadership.Contrairement à Pierre Trudeau qui s\u2019était décidé, une nuit de tempête à Ottawa, en laissant ses plus proches collaborateurs dans le doute.Brian Mulroney a longuement discute de transition avec les principaux ministres et dirigeants du parti.« La différence entre Trudeau et Mulroney, dit un collaborateur, c'est que Trudeau ne parlait qu\u2019à lui-méme.» « Brian Mulroney est un homme de parti, dit un autre plus sérieusement.L'unité du parti, la caisse électorale, une bonne liste de candidats à la succession, il voulait que tout soit en place.» Le secret était tellement bien gardé que mardi soir, alors que les limousines se succédaient sous le porche de la résidence officielle, ses députés et ministres du Qué- _ .bec.en caucus, ne se doutaient de DridD 61 Mild rien.\t.Pourtant.Brian et Mila Mulro- avaient convenu ney avaient convenu de ce départ depuis.l\u2019été de 1990 ! Pendant trente mois, il aura donne le change à tout le monde, cherchant de-sesperement une porte de sortie qui ne s\u2019ouvrait jamais.Le premier ministre a rappelé lui-méme hier le moment le plus pénible de sa carrière, cet après- midi de juin 1990 ou Clyde Wells a refuse de permettre aux députés de Terre-Neuve de se prononcer librement sur l\u2019accord du lac Meech.Mulroney avait déjà décidé alors de se retirer « à l\u2019automne de 1990 » et la déprime qui suivit la mort de l\u2019accord du lac Meech ne faisait que le confirmer dans sa decision.En fait, s'il avait été libre alors, quatre des cinq membres du Conseil de sécurité de l'ONU appuyaient sa candidature au poste de Secrétaire général et il aurait pu entreprendre une autre carrière à New York.Mais comme il l\u2019a expliqué, le moment propice n'arrivait jamais : la crise d Oka, la guerre du Golfe, la Commission Bélanger-Campeau, le blocage du projet de TPS au Sénat et l\u2019interminable négociation constitutionnelle l\u2019empêchaient toujours de partir.Au printemps de 1992.il continuait a donner le change.«C\u2019est de ce départ depuis l\u2019été 90! Une dernière petite coquetterie le 10 juin 1993 avant de partir En 1988 Brian Mulroney avait promis à la blague de ne pas être dans la course en 1999 II aura tenu parole six ans plus tôt quand tout le monde pense que je vais perdre que je suis a mon meilleur », me confiait-il lui- même.« Regardez-le bien aller, c\u2019est un homme qui a toujours rebondi », croyait Benoît Bouchard.Mulroney n avait d'autre choix que de jouer le jeu s\u2019il voulait éviter un éclatement de son parti \u2014 ou du pays \u2014 sur un deraillage des négociations constitutionnelles, et s\u2019il voulait passer à travers la campagne référendaire.Depuis la fin d'octobre 1992 cependant, a un an de la fin du mandat de son gouvernement, il avait decide de provoquer lui-méme sa sortie PT comme toujours, il a compte a rebours.Quelques conseillers et intimes lui ont fait savoir que le congrès pour le choix de son successeur devrait avoir lieu au plus tard en juin.Petite coquetterie d'un chef à qui le Parti conservateur doit bien cela, il a demande que l\u2019élection se tienne le samedi 12 juin.L'hommage traditionnel au chef, le jeudi 10, tombera donc exactement à la veille du dixième anniversaire de l\u2019arrivée de Brian Mui-roney à la direction du parti ! En fait, le chef du parti avait deux choses importantes à régler avant de confirmer son départ : s\u2019assurer que son successeur serait nommé assez tard pour empêcher les libéraux eux aussi de changer de chef \u2014 « au cas où.» \u2014 et obliger Joe Clark à prendre sa retraite avant lui.Cette date du 24 février était décidée \u2022< depuis pas mal de temps, confirme l\u2019un de ses plus anciens conseillers politiques.Et la dernière semaine n\u2019a constitue qu\u2019une mise en scène de sa sortie ».Jeudi dernier par exemple.Brian et Mila Mulroney ont reçu une trentaine de Québécois à souper.L\u2019atmosphère était joyeuse et « personne ne soulevait la question de son départ ».Comme si tout un chacun l\u2019appréhendait, les hommes et les femmes présentes ne pensaient qu\u2019à profiter du moment qui passait.Vendredi soir et samedi, d\u2019autres soupers ont été donnés pour d\u2019autres groupes de députés et de ministres.Brian Mulroney semblait tellement en forme, débordant de blagues sur ses adversaires politiques, que bien des invités commençaient à croire qu'il avait décidé de rester.Le premier ministre lançait même aux journalistes médusés : « Je me sens frais comme une fleur de printemps, jeune et fringant.surtout quand je vois mes adversaires.» Pour mieux jouer avec les spéculateurs, le premier ministre annonçait deux élections partielles le 25 octobre prochain.Et il en riait de bon coeur avec quelques amis de la famille, a un brunch dimanche midi C\u2019est ce jour-là aussi qu\u2019on a commencé à discuter des details logistiques de sa démission Lundi et mardi, le premier ministre a tellement pris de temps à appeler ses collègues et anciennes connaissances de neuf ans de pouvoir qu'il annulait la réunion de son cabinet mardi.Même si la plupart des membres \u2014 des ministres « seniors » \u2014 étaient dans la confidence, les partis d\u2019opposition, les adjoints politiques et les journalistes n\u2019ont rien soupçonné.À la réunion hebdomadaire du caucus du Québec, mardi soir, on a bien plus discuté de stratégie parlementaire \u2014 du dossier de l\u2019assurance-chômage en particulier \u2014 que de l\u2019avenir du chef.Pierre Blais, l'organisateur-en-chef, préparait toujours la reunion de son comité de campagne pour dimanche prochain Hier matin, les événements se sont précipités.Vers 9 heures, le président du groupe parlementaire.Bob Layton, a été convoque à la résidence officielle.Arrivé au Parlement à 10 h 34, M.Mulroney s'est entretenu avec quelques membres de son personnel et s'est enferme pendant deux heures avec son caucus.La réunion fut chargee d emotion, en particulier lorsque Don Mazankowski et Benoit Bouchard \u2014 symboles de la réussite de Mulroney d\u2019avoir réconcilié les Québécois et les anciens du parti dans l\u2019Ouest \u2014 ont tous deux fondu en larmes.« La grandeur d'un homme public est de savoir quand partir.Cela m\u2019a tout pris pour m'empêcher de partir en 1990, après l\u2019échec des Accords du lac Meech », a-t-il dit.« Cela nous a frappé comme un coup de poing dans le front », avouaient à la sortie plusieurs députés, y compris de vieux routiers du temps de Joe Clark.Les Québécois étaient manifestement plus emus que leurs collègues du Canada anglais mais pour une bonne raison « Nous tous, de 1984 et de 1988, c\u2019est la première fois que nous connaissons cela », explique Pierre Vincent.Avant de partir, Brian Mulroney a encore rappelé la boutade qu\u2019il avait lancée à un de ses proches collaborateurs il y a quelques années : « Quand je quitterai la politique, je n\u2019aurai pas fait honte à ma mère ! » Mazankowski et Bouchard ont fondu en larmes en plein caucus Qu«b«c, Le Soleil, jeudi 25 février 1993 A-3 - Mila et les enfants de Brian Mulroney cachaient mal leur tristesse lors de la conférence de presse confirmant sa démission.Même le premier ministre semblait très songeur lorsqu\u2019il a pris un répit dans son bureau au cours de la journée.Un seul imprévu dans le scénario î i » A-4 Québec, Le Soleil, jeudi 25 février 1993 fill ! s\u2019\u2019v> ¦-> fl,#-* J» «.« ' » » /(P «M ilpî \u2022 \u2022 ¦ \u2022V#r $ LA DÉMISSION DE MULRONEY Ce sont amis que vent emporte.À.*il annonce du depart prochain de Brian Mulroney, on ne peut s\u2019empêcher de penser qu\u2019il pourrait être bientôt suivi d\u2019un autre, celui de Robert Bourassa.Ces deux-là formaient un couple apparemment inséparable depuis tellement longtemps qu\u2019on n\u2019arrive plus à imaginer l\u2019un sans l\u2019autre.Quand Brian lui a confirmé, au cours des derniers jours, une décision qu\u2019il lui avait laissé entrevoir dès l\u2019automne dernier, Robert a dû se souvenir de ce téte-à-tête au restaurant Chez Son Père, avenue du Parc, à Montréal, peu apres la défaite de 1976.« T\u2019en fais par Michel DAVID pas, lui disait Brian.T\u2019as bien le temps.Dans quelques années, tu vas valoir plus que tous ces gars-là.» Robert lui avait dit à peu près la même chose quelques mois plus tôt, quand il avait connu lui aussi l'amertume de la défaite aux mains d\u2019un inconnu du nom de Joe Clark, élu contre toute attente chef du Parti conservateur.Autre coïncidence, ils allaient tous deux devenir ou redevenir chef de leur parti respectif la même année, en 1983.Je ne sais pas si Brian et Robert pensaient vraiment ce qu\u2019ils se disaient a l\u2019epoque, mais dans les moments difficiles on apprécie toujours les marques de sympathie.Et on n\u2019oublie jamais celui qui nous en a témoignée.De vieux « chums » Robert lui avait donné sa première vraie chance de faire une carrière publique en le nommant à la Commission Cliche, en 197-4.Guy Chevrette, qui était le troisième commissaire, se rappelle d'une soiree ou le premier ministre les avait tous réunis à sa résidence de la rue Maplewood, à Outremont.« Ils étaient déjà chums », se souvient-il.De tous les hommes politiques canadiens qu\u2019il a fréquentés, Brian Mulroney est certainement celui pour lequel M.Bourassa a développe la plus grande amitié.Malgré quelques petites frictions, ici et la.on n'avait jamais vu une pareille complicité entre Québec et Ottawa depuis le début des années 40.Je me souviens très bien de ce que M.Bourassa disait du libre-échange avec les États-Unis durant la campagne de 1985.Si le Canada met le doigt dans l\u2019engrenage, ça va finir par l\u2019intégration politique, soutenait-il, mieux vaut un « échange plus libre » qu\u2019un libre-échange.Quand il est apparu que son ami allait en faire la pierre d'assise de sa politique économique, M.Bourassa a laissé tomber progressivement toutes les réserves qu'il avait émises.À tel point que durant la campagne fédérale de 1988, il en était rendu à se moquer des inquietudes de John Turner, qui ne faisait pourtant que reprendre à son compte ce qu'il avait dit lui-même.De Meech à Charlottetown, la connivence entre les deux hommes était aussi évidente sur la question constitutionnelle.Ensemble.ils ont joue et perdu.Ils auront beau dire, la défaite du 26 octobre dernier est leur défaite.Carte irremplaçable Dans l\u2019entourage de M.Bourassa, le depart de M.Mulroney n\u2019a surpris personne.11 y a un bon moment qu\u2019on s\u2019était fait à l\u2019idée que l\u2019époque du « beau risque » était terminée et que seules les prochaines élections fédérales diraient de quoi l'avenir sera fait.Et si le premier ministre recouvre la santé, on se dit qu\u2019il trouvera bien le moyen de s\u2019entendre avec le gagnant.« C\u2019est évident qu\u2019en raison des relations personnelles qu'il y avait entre les deux, on perd une carte irremplaçable, mais M.Bourassa s'est toujours assez bien accommode de la personne en place.Ce ne seront peut-être pas des relations aussi amicales, mais il est capable de tisser très facilement des liens personnels quel que soit le premier ministre, même si c\u2019est Jean Chrétien », confiait un de ses conseillers.Ce qu'on ignore, c'est l'attitude qu\u2019adoptera M.Mulroney d'ici à ce qu\u2019il quitte son poste.Va-t-il profiter de ce qu\u2019il a désormais les mains libres pour faire progresser certains dossiers, par exemple la formation professionnelle ?Se contentera-t-il d\u2019assurer la gestion des affaires courantes en laissant les questions délicates a son successeur ?Personnellement, je pencherais vers la seconde hypothèse.Les stratèges du bunker se disent encore incapables d\u2019évaluer quel impact électoral aura le départ de M.Mulroney.Au PQ, on est convaincu que s'il a une incidence, il ne peut qu\u2019améliorer les chances du Bloc québécois, peu importe celui ou celle qui lui succédera.Ceux-là ne s'ennuiront sûrement pas de l'ami Brian.Le premier ministre Mulroney aura connu plus d un échec constitutionnel, notamment en voulant ramener le Québec dans la constitution canadienne On le voit ici, en août dernier, lors de sa dernière tentative, à la Conférence de Charlottetown, devisant avec son lieutenant québécois Benoît Bouchard, le ministre des Affaires intergouvemementales du Québec Gil Rémillard et le premier ministre Robert Bourassa.Selon Claude Ryan Une perte importante pour le Québec QUÉBEC \u2014 Le départ du premier ministre Mulroney porte un dur coup à un fédéralisme canadien déjà « dims une situation très difficile » et pourrait donner lieu à « une grande instabilité », estime le ministre Claude Ryan, l\u2019un des chefs de file incontestés des forces fédéralistes au Québec.par GILLES BOIVIN LE SOLEIL Interroge a son arrivée au conseil des ministres hier, M.Ryan n\u2019a pas caché que le départ de M.Mulroney est « une perte importante qui doit être prise en sérieuse considération » pour les défenseurs québécois du fédéralisme.Le ministre québécois ne croit pas qu\u2019il puisse être remplacé « dans un avenir prévisible ».Non seulement, estime-t-il, la présence du Québec au sein du gouvernement fédéral « sera amoindrie » par ce départ, mais le règlement de certains dossiers risque en outre d\u2019ètre retardé.« Jusqu\u2019à la prochaine élection fédérale, nous allons dans une période de flottement », prévoit le ministre Ryan qui juge que « le contexte dans lequel sera placé le gouvernement fédéral ne sera pas propice à des décisions d\u2019envergure.» Bourassa salue son courage De son côté, le premier ministre Robert Bourassa a lui aussi salué, dans un communiqué émis hier après-midi, « le courage et la persévérance inébranlables de M.Mulroney qui a dirigé le pays durant l\u2019une de ses époques les plus exigeantes ».Soulignant la qualité de ses rapports avec le chef du le REACTIONS gouvernement canadien, M.Bou rassa a tenu à rappeler ses « senti ments indéfectibles envers Québec ».La vice-première ministre, Lise Bacon, a également mis en évidence le fait que les dix années de vie publique de M.Mulroney ont été « des années très difficiles ».« 11 a su rester au-dessus de la tempête et accorder l\u2019Est et l\u2019Ouest et le Nord et le Sud », a-t-elle précisé en soulignant ses qua-lités de négociateur et de rassembleur.Contrairement à son collègue Marc-Yvan Côté, qui a déjà donné le signal d\u2019un ralliement des libéraux provinciaux derrière les troupes de Jean Chrétien, Mme Bacon estime qu\u2019il est encore « trop tôt » pour décider des prochaines alliances électorales.« Je ne suis pas rendue là », se conten-te-t-elle de préciser avec le sourire.Pour sa part, le ministre des Affaires intergouvemementales canadienne, Gil Rémillard, refuse lui aussi de voir dans la démission de M.Mulroney une consécration de son échec constitutionnel.Il juge plutôt que les Accords du lac Meech et de Charlottetown sont « des pas » auxquels il faudra « se référer dans l\u2019avenir».Moins pessismiste que son col- lègue de la Sécurité publique, M.Rémillard ne croit pas que le départ de M.Mulroney entraîne une mise en veilleuse des dossiers en négociation avec le gouvernement fédéral, notamment dans le secteur de la main-d\u2019oeuvre.« De part et d\u2019autre on cherche l\u2019efficacité.C\u2019est ce que les Canadiens nous ont dit », souligne-t-il pour expliquer son habituel optimisme.L'échec du « beau risque » Pour l\u2019opposition péquiste, le départ de M.Mulroney consacre « l\u2019échec de ce qu\u2019on a appelé le beau risque ».« M.Mulroney est en quelque sorte l\u2019illustration ex- emplaire de l\u2019échec qui attend celui qui cherche à faire une réforme constitutionnelle intégrant, même minimalement, même symboliquement, les aspirations et les revendications du Québec », a soutenu le critique péquiste Jacques Brassard.M.Brassard juge cependant important de signaler que M.Mulroney a tenté « à deux reprises et avec bonne foi » de renouveler le fédéralisme canadien.Il a fait la preuve que « ce n\u2019est pas une question de personne », mais que c\u2019est le système fédéral canadien qui est « irréformable ».¦\tChevrette: ça ne changera rien QUÉBEC (PC) \u2014 Le leader parlementaire du Parti québécois Guy Chevrette ne croit pas que le départ du premier ministre Mulroney changera quoi que ce soit dans les intentions de vote des Québécois au prochain scrutin fédéral.« Pour la premiere fois depuis la Confédération, on aura l\u2019occasion de voter pour un parti souverainiste autant a Ottawa qu'au Québec et.pour moi.que ce soit M.Mulroney ou un autre, ça ne changera rien.» Il a souhaité bomme chance à son ancien collègue a la Commission Cliche.¦\tLaberge n\u2019est pas tendre MONTRÉAL (PC) \u2014 I.e président du conseil d\u2019administration du Fonds de solidarité de la FTQ.Louis Ixiberge.n'a pas été tendre a l\u2019endroit du premier ministre Mulroney.« Il faut bien reconnaître qu'au point de vue économique, la situation n'est pas meilleure au Canada qu elle ne l\u2019était.Malgré les efforts que le Parti conservateur nous disait faire, le taux de chômage est plus élevé que jamais.» ¦\tLe prix a payer MONTRÉAL (PC) \u2014 Même si son gouvernement a reconnu le statut d'artiste et articulé une révision sérieuse de la Loi du droit d\u2019auteur, M Mulroney n\u2019avait plus le choix et devait démissionner, estime le président de l'Union des artistes, M.Serge Turgeon.« Il aura eu le mente d\u2019avoir posé aux Canadiens le problème constitutionnel.Il fallait le faire.Ça prenait un certain courage politique II y avait un prix a payer en bout de ligne.» ¦\tLes chefs syndicaux québécois Le président Fernand Daoust, de la FTQ, croit que M Mulronev «a quitté le bateau avant d\u2019étre englouti avec ».Au plan économique, il déplore l\u2019orientation du gouvernement Mulroney.« C\u2019est le gâchis le plus complet, qui masque tous les bons coups qu\u2019il a pu faire.» Au plan constitutionnel, M.Daoust relève tout de même « les efforts louables » de Brian Mulroney, mais qui n\u2019ont pas porté fruit.De son côté, le président de la CSN, Gérald Larose, résume sa pensée en une phrase choc : « Le bonhomme était plutôt sympathique, mais ses politiques exécrables ».M.Larose dénonce particulièrement « les politiques néoliberales » du gouvernement Mulroney, à cause desquelles la richesse collective est de moins en moins redistribuée.Quant à la présidente de la CEQ Lorraine Pagé, elle réagit spontanément par une boutade qui en dit long : « Comme quoi il y a des conditions valables pour quitter son emploi ».Elle fait référence évidemment au controversé projet de loi C-113 sur l\u2019assurance-chômage.Mme Pagé s\u2019attend à ce que la faveur populaire du chef libéral Jean Chrétien baisse à la suite du départ du premier ministre conservateur.¦ Le milieu des affaires Le président du Conseil du patronat du Québec, M Ghislain Dufour, donne une bonne note a M Mulroney pour ses réalisations au plan économique.Il reconnaît toutefois que le gouvernement Mulroney « a toujours été malhabile dans la vente de ses grands projets aux Canadiens ».Même au plan constitutionnel, le regard du CPQ reste favorable.De son côté, le vice-président et directeur général de l\u2019Association des manufacturiers du Québec, M.Richard I>eHir, estime que le départ de Mulroney marque « la fin d\u2019une époque et le début d\u2019une autre qui risque d\u2019étre un peu plus troublée » au plan politique Louis LABERGE Guy CHEVRETTE Monsieur LES GALERIES DE LA CAPITALE 622-0835 Monsieur LES GALERIES DE LA CAPITALE 622-0835 I I LA DEMISSION DE MULNONEY IM r : Québec, Le Soleil, jeudi 25 février 1993 A-5 En mai 1974, Robert Bourassa (photo de gauche) propulse Brian Mulroney à t avant-scène en le - nommant, en compagnie de Guy Chevrette, membre de la commission presidee par le |uge Robert Cliche j En 1976, il rate sa rentrée polrtique (photo du centre) en tentant de succéder à Robert Stanfield Son grand i soir surviendra le 4 septembre 1984 a Baie-Comeau lorsqu\u2019il devient premier ministre Sa carrière Chronologie des étapes marquantes de Brian Mulroney: 1939: né le 20 mars, troisième enfant de Ben et Irène Mulroney, 1961 : baccalauréat en sciences politiques de l'université St-François-Xavier 1962: fréquente la Faculté de droit de Dalhousie.1963: bac.en droit de l'université Laval, à Québec.Il organise à Laval le Congrès des affaires canadiennes un parlement simulé.1972: devient un partenaire du plus important cabinet d'avocats de Montréal, Howard, Cate & Ogilvy.1973: épouse Mila Pivnicki.1974: nommé à la Commission Cliche, chargée de faire enquête sur la violence syndicale à la Baie James.1976: défait par Joe Clark dans la campagne à la direction du PC .1977: nommé président d'lron Ore Co.of Canada, immédiatement après que la compagnie eut fermé la ville minière de Schefferville.1983: 29 août, élu chef des conservateurs, remporte l'élection partielle de Central Nova.1984:4 septembre, forme un premier gouvernement majoritaire (211 des 282 sièges), candidat dans Manicouagan, au Québec.1987: 30 avril, signature de l'Accord constitutionnel du lac Meech.1988: 21 novembre, forme un second gouvernement majoritaire (169 des 295 sièges), candidat dans Charlevoix, au Québec.1993: 24 février, démissionne de son poste de chef du PC Son rêve lui a donné une place à part OTTAWA (PC, AFP) \u2014 Celui qui rêvait dès sa tendre enfance de devenir premier ministre du Canada est devenu en dix ans le principal handicap de son parti face à l\u2019électorat.Mais dans les rangs conservateurs, Brian Mulroney occupera une place à part, car il est le seul à avoir réussi l\u2019alliance entre les conservateurs de l\u2019Ouest et ceux du Québec depuis John A.Macdonald.infographto PC / LE SOLEIL Parfaitement bilingue et imprégné des deux cultures anglophone et francophone du Canada, il milite dès l\u2019âge de 17 ans au Parti conservateur avant de s\u2019orienter vers une carrière d'avocat.Ce fils d'un modeste électricien aura été pendant des années un des rares Québécois à suivre de près les activités du Parti conservateur et à participer a son organisation.Il établira son influence dès son entrée au parti et conseillera personnellement John Diefenbaker.M.Mulroney appuiera son activisme politique sur des réseaux bâtis lors de ses etudes aux universités Laval et St-François-Xavier, en Nouvelle-Écosse.D\u2019ailleurs, une fois au pouvoir, ses amis les plus fidèles le suivront à Ottawa.Grâce à Bourassa Mais c\u2019est grâce à Robert Bourassa que Brian Mulroney passera du rôle d\u2019éminence grise à celui d\u2019homme public.Avocat spécialisé dans le droit du travail pour la firme Ogilvy Renault depuis 1964, il s\u2019affirme comme le conciliateur numéro un de la métropole en so- CHEZ SKI MICHEL, IL Y A DE TOUT POUR LE SKI: LES MEILLEURES MARQUES, LE MEILLEUR CHOIX El SURTOUT LES MEILLEURS PU lutionnant des conflits de travail importants, comme la grève au quotidien La Presse en 1971.Sa réputation conduit le premier ministre Bourassa à le nommer, en mai 1974, commissaire à la Commission d\u2019enquête Cliche sur l\u2019industrie de la construction au Quebec.Suivie de près par les médias, la commission devient son tremplin vers la vie publique.Un an plus tard, il décide de se lancer dans la course à la succession du chef conservateur Robert Stanfield.Mais le 22 janvier 1976, il connaît une cuisante défaite aux mains de Joe Clark après qu\u2019on eut jugé sa campagne outrancière et l\u2019eut accusé d\u2019être superficiel.Il lui faudra des années, et l\u2019appui de sa femme Mila.pour surmonter son amertume.Entre-temps, il se voit offrir le poste de vice-président de l\u2019Iron Ore et.l\u2019année suivante, celui de président pour une période minimale de cinq ans.Il devra, à ce poste, veiller à la fermeture de la ville de Schefferville, au nord de Sept-îles.La montée du « chef » Lorsque le gouvernement Clark est défait a la fin de 1980.l idee d\u2019une course au leadership refait surface.Les partisans de Brian Mulroney se mettent à l\u2019oeuvre pour renverser M.Clark à la tête du parti.Avec l\u2019aide d\u2019autres aspirants, ils y parviennent le 28 janvier 1983.Le 11 juin suivant, Brian Mulroney réussit, après quatre tours de scrutin, à défaire ses sept adversaires.Le 29 août 1983, il profite d\u2019une élection partielle pour se faire élire dans le comté de Central Nova, en Nouvelle-Écosse.En 1984, il se présente dans Manicouagan, son comté d\u2019origine et celui de Schefferville.Le 4 septembre, après une campagne vigoureuse où il s\u2019en prend au favoritisme des libéraux, il remporte la plus forte majorité de l\u2019histoire canadienne.Entrent alors au Parlement 211 conservateurs représentant toutes les régions du pays, y compris au Québec, un bastion libéral.Son premier mandat a été frappe de nombreux scandales : thon avarié, affaires Stevens et Oerlikon, démissions successives de ministres.Quatre ans plus tard, il fait de nouveau elire un gouvernement majoritaire.C\u2019est la première fois en 35 ans qu\u2019un parti forme deux gouvernements majoritaires consécutifs.Cependant, tout au long de son passage au pouvoir.Brian Mulroney n\u2019arrive pas a dissiper l'impression laissée en 1976 detre une personne superficielle.Au Canada anglais, on doute de lui et, en 1993, cette côte est devenue insurmontable.tout uk fiùU f PHENIX 40% ffiSSÊ®.43995 DESCENTE 40% SPYDEH 30% SIGNOR* 3A9.95 HORS LA LOI 30% KILLY 30% SKIS K2 SELECT Mations marker mi 269.95 bottes raichle.FLEX COMP\t299.95 FLEX LADY\t269.95 FLEX ÉQUIP.\t199.95 _ FLEX COMP.9.1 SL 269.95 SP0RTALM 40% 9414.bout Ste-Anne SilntMuntHte-Beaup rt Québec GOA 3d 418 82 7 4/9J \u2022 fit 418.827 4-HjM TOURNEDOS DE BOEUF bardé de bacon 1$ ¦ chacun 23,99$ boite de 24 FILET DE DINDE 26,99 $ pour 5 Ib FILET DE PORC 26,99* pour 5W Ib 49p$ LES VIANDES 2 10$ Ib Emballage sous vide et porlions contrôlées sous inspection federate BOEUF HACHÉ MAIGRE 16,80 $ pour 8 paquets de 1 lb^ Spéciaux valides jusqu'au 6 mars 93 3920, BOUL.HAMEL(Ca7,\u201cr)s,on (418) 871 -0229 l\u2014 SES BONS MOTS- OTTAWA (PC) \u2014 Voici des extraits de declarations les plus percutantes de la carrière politique de Brian Mulroney: ?\t« Les solutions que nous croyions avoir trouvées à tant de questions complexes.sont maintenant perdues.» \u2014 26 octobre 1992, après la défaite du referendum ?\t« J'ai dit : 'C\u2019est ce jour-là que nous allons jeter les des\u2019.» \u2014 12 juin 1990, en expliquant comment il a décrit a ses conseillers ses tactiques destinées à amener les premiers ministres à appuyer l\u2019Accord du lac Meech ?\t« En politique, madame, vous avez besoin de deux choses : des amis, mais par-dessus tout, un ennemi.» \u2014 Décembre 1990, après l\u2019élection du leader libéral Jean Chrétien aux Communes ?\t« C\u2019est fantastique jusqu\u2019à ce que l\u2019éléphant se crispe, s'il vous tombe dessus, vous êtes un homme mort.» \u2014 1983, en discutant du libre-échange avec les États-Unis au cours de sa campagne au leadership conservateur ?\t« Il n'y a aucun autre mécanisme conçu par l'homme qui puisse avoir une influence plus civilisatrice sur la vie des nations que le commerce.Un commerce juste et plus libre.» \u2014 Juin 1990 ?\t« Seuls les ânes ne changent pas d'avis.» \u2014\u2022 1988, en expliquant pourquoi il s'opposait au libre-échange en 1983 et pourquoi il l\u2019a appuyé par la suite ?\t« Ce pays est fait de petites villes et de grands rêves.» \u2014 Septembre 1988 ?\t« D\u2019accord, nous avons gagné.Que faisons-nous maintenant ?» \u2014 1988, aux organisateurs conservateurs après remporté les élections générales ?\t« Donnez-nous 20 ans et vous ne reconnaîtrez pas ce pays.» \u2014 7 novembre 1984, dans son premier discours comme premier ministre aux Communes Li « J aime autant la 'Main' que Bay Street, et toutes deux ont voté pour notre parti.» \u2014 7 novembre 1984 ?« Des emplois, des emplois, des emplois.» pagne électorale de 1984 pendant la cam- ?« Vous aviez le choix, monsieur.Vous auriez pu dire \u2018Je ne le ferai pas.C'est mauvais pour le Canada et je ne demanderai pas aux Canadiens d\u2019en payer le prix\u2019.» \u2014 au cours d\u2019un débat, pendant la campagne électorale de 1984, a l\u2019endroit de John Turner, qui avait approuve les nominations partisanes de l\u2019ex-premier ministre Pierre Trudeau J « Les gens m\u2019ont demandé si j'aurais donne un poste a un libéral.lorsqu'il n'y aura plus un seul conservateur vivant sans emploi dans ce pavs.oui.» \u2014 pendant la campagne électorale de 1984 V v7 , C\u2019EST ABORDABLE! Mieux protéger la vie et les biens des citoyens en investissant, selon des chiffres certifiés par le trésorier de la ville de Sainte-Foy, un maximum de 2,80 $ par mois pour un propriétaire d'un bungalow évalué à 108 207 $ et.0.83 $ par mois, pour un locataire d\u2019un logement moyen.OUI, C EST ABORDABLE! Le 28 février, je choisis une solution vraiment abordable, je vote oui, au poste de police et de pompiers coin route de l'Église et boulevard Hochelaga.LE 28 FÉVRIER, JE VOTE ,C\u2019EST SUR ! Mille de SMNTE-FOy < t 1 L MOBILIER ' DE SALON INCLINABLE SOFA a compter de 841 CAUSEUSE à compter de 741 FAUTEUIL a compter de 441 UN LOT DE MIROIRS AUTRES ARTICLE BIBLIOTHEQUES CHAISES, BASES ET I 8TT* sj¦ ¦ mm Québec, Le Soleil, jeudi 25 février 1993 DéçoMeuble eon eon eon un» fin un un JEUDI \u2022 VENDREDI - SAMEDI ET DIMANCHE POUR PROFITEZ DE LA DE SALON EN CUIR SOFA\ta compter de 698s CAUSEUSE à compter de 598s 'AUTEUIL à compter de 238s 1 J, SANS EGARD ' f AU PRIX COÛTA» Tables de bout, de centre ou console, dans les tons de blanc, noir, acajou ou naturel.i-'-M ::ï: #£?\t¦ .mMï - -\u2014._\t^ FA e \\ ¦ modèles cour, jusqu\u2019à 349.I! ' \" !\t\u2019 I -, __ MM 50% fot\u2019de1 BUFFETS et HUCH Tons de vert, noir ou naturel OBILIER DE SALON (tissu) SOFA\ta compter de 368$ CAUSEUSE a compter de 348s AUTEUIL a compter de 198* RABAIS ADDITIONNEL Venez avec votre automobile, camion ou remorque et profitez-en ! 4175, boulevard Sainte-Anne ^ \u2014 H\tvoisin de Ouinceillerle Nap Boily cr 3 al O «I CD O I TOUT DOIT ETRE MOBILIER TABLES DE SALON r DE CHAMBRE SOMMIERS CAISSES 39 ' COUr.jusqu'à 200.a compter de 48* 54' cour, jusqu\u2019à 219.à compter de 68* ^ 60' cour, jusqu\u2019à 350.a compter de 88% Autoroute Duflerln/Montmorency ô I?a 13 J a «¦srr a r AUCUNE MISE DE COTE - AUCUNE COMMANDE SPECIALE - TOUTE VENTE FINALE f / t I Québec, Le Soleil, jeudi 25 février 1993 LA DÉMISSION DE MULRONEY Aux yeux de son collègue Loiselle, c\u2019est la fin d\u2019une page historique A-7 - QUEBEC \u2014 « C est la fin d'une page historique ! » Voilà en quels termes le président du Conseil du Trésor et ministre d'État aux Finances du Canada, M.Gilles Loiselle, a réagi hier à la démission du premier ministre Brian Muironey.par USE LACHANCE LE SOLEIL Selon l\u2019homme politique, le gouvernement Muironey est celui qui a fait « les réformes les plus profondes au Canada », tant dans le domaine de la taxation que dans celui des institutions financières, dans la mise sur pied de nombreux programmes nationaux, notamment en faveur des handi- Les députées Suzanne Duplessis de Louis-Hébert (photo du haut) et Monique B.-Tardif de Charlesbourg ont exprimé de la tristesse.capés et contre la drogue.« Quand on fera le bilan de son administration, on se rendra compte qu\u2019il s\u2019est agi d\u2019une décennie historique », affirme M.Loiselle.Le ministre souligne qu\u2019il a « beaucoup d\u2019admiration » pour Brian Muironey.Celui-ci, note-t-il, a l\u2019art de créer des consensus et de cimenter ses troupes, en plus de posséder des connaissances approfondies en politique internationale.Et, « qu\u2019on soit d\u2019accord avec lui ou pas, il a quand même réussi par deux fois à obtenir la signature des provinces pour une réforme constitutionnelle ».M.Loiselle se dit donc « très triste » de le voir partir.Même tristesse chez les députés Suzanne Duplessis de Louis-Hébert, Monique B.-Tardif de Charlesbourg et Marcel-R.Tremblay de Québec-Est.« Cette nouvelle m\u2019a fait beaucoup de peine.Je n\u2019en croyais pas mes oreilles lorsque je l\u2019ai entendue à mon radio-réveil », a déclaré au SOLEIL Mme Duplessis.Au caucus de la semaine dernière, a-t-elle ajouté, M.Muironey avait dressé un bilan impressionnant de ses deux mandats.Elle était convaincue qu\u2019il mènerait son parti à une troisième victoire.Mme Duplessis soutient qu\u2019elle a toujours senti chez Brian Muironey beaucoup d\u2019affection pour ses députés.« Il était facile de le lui rendre », a-t-elle souligné, vantant les qualités de rassembleur de son chef, ainsi que son sens de la justice.La secrétaire parlementaire de la ministre des Relations extérieures, dont la fibre nationaliste est bien connue, estime que la personne qui succédera au leader démissionnaire devra être bilingue.Autrement, précise-t-elle, il lui serait difficile de l\u2019appuyer.Ses collègues de la région de Québec souhaitent aussi que l\u2019aspirant(e) à la succession connaisse la langue de la majorité québécoise mais, à l\u2019exception de Charles De-Blois (Beauport-Montmorency-Orléans), ils en font moins une condition préalable que Mme ¦ Réaction mordante de Croc « C\u2019est avec une joie non dissimulée et dans l'allégresse générale» que l\u2019équipe du magazine Croc a fait savoir, par communiqué, hier, qu\u2019elle avait appris la démission du premier ministre Brian Muironey.Et le communiqué de poursuivre : « Pour une fois, ne lésinant pas sur la dépense, Croc a fait livrer des fleurs (des chrysanthèmes jaunes) au bureau du premier ministre.La petite carte disait ceci : \u2019Enfin ! Merci ! Ça nous a coûté 2500$ plus TPS de lampions, mais on l\u2019a eu !' Et Croc ne reculant devant rien veut partir le mouvement que le 24 février, jour commémoratif de la démission de Brian Muironey, après huit ans de mauvais et déloyaux services, devienne le jour de la fête nationale.» * y comprend V* minutes gratuites par mois |xmr le» V> pn* hauts mois Bell Mobilité Cellulaire r* » C '\u2022A p*'' ' La Clef de Sol inc.t r*nr m.rjl n qurs i i trj.r t.ri .r i r, m* Fr.us anni n htlimt au r« \u2022 * \u2022 .< \u2019 tau» \u2022- ipplw xNf.rn mis m m n v rvi .! apprr drat ton \u2022 rrdM Ailrx sv r vous jij (ItjiuVlJirr pour t onnaitrr toutrt »r\\ xomlitmn*.M i» s AIR MIU> offerts\trm-n» aux jh**»* s.It % wrvu est H cl Mai.tw «)« IV II MofNlm < rlluljirr 3IK Mil » lnt« rruttonal Uokl.fit.s \\ V Ht !l M* dwlHt f t ItuLumm uvtgt r irm rit 30 550 S par année dès qu\u2019il ne sera plus depute.A 65 ans, il recevra une pension additionnelle équivalant aux deux tiers du supplement salarial du premier ministre d\u2019alors.Ce supplément est présentement de 74 000 $.Les deux tiers de cette somme donnent 49 333 S.Ces chiffres, fournis par la Chambre des communes, présument que M.Mulroney restera député jusqu\u2019au 29 août, le jour du 10e anniversaire de sa premiere élection comme député de Central Nova, en Nouvelle-Écosse.Tous les députes, dont M.Mulroney, touchent un salaire de 64 800 $, plus une allocation de dépenses non imposable de 21 400 $.À titre de premier ministre, M.Mulroney reçoit un montant additionnel de 74 000$.Ce qui porte son salaire de 1993 à 160 200$.Le septième à partir dans l\u2019exercice de ses fonctions QUÉBEC (PC) \u2014Brian Mulroney est devenu, hier, le septième premier ministre fédéral depuis le début de la Confédération, en 1867.à quitter ses fonctions en plein exercice du pouvoir.Parmi ce groupe, trois (incluant M.Mulroney) dirigeaient un gouvernement du Parti progressiste-conservateur, trois un gouvernement libéral et un autre, Robert Borden, était aux commandes d\u2019un gouvernement dit d\u2019union nationale après la Première Guerre mondiale.Deux autres premiers ministres sont morts dans l\u2019exercice de leurs fonctions : John A.Macdonald (juin 1891) et John Thompson (décembre 1894).Chez les premiers ministres démissionnaires.trois ont été forcés de partir en raison de problèmes de santé : John Abbott (juin 1891), le conservateur qui avait succédé à MacDonald, Borden (juillet 1920) et Mackenzie King (novembre 1948).F.n 1896, le conservateur Mackenzie Bowel I avait également remis sa démission alors qu\u2019il exerçait encore ses fonctions de chef de gouvernement.Impopulaire, contesté dans son propre entourage, il avait laissé la place à sir Charles Tupper, dans l\u2019espoir de prolonger le régné du gouvernement.Des sept premiers ministres qui ont abandonné le navire en pleine mer.trois l'ont fait au cours des 25 dernieres années.Trois sur cinq premiers ministres qui se sont succédés au 24, Sussex Drive depuis 30 ans n\u2019ont pas termine leur dernier mandat electoral.Seuls Joe Clark et John Turner ont été forcés de passer le bâton parce qu'ils avaient été répudiés par les électeurs.Lester B.Pearson, vieilli, a été le premier des temps modernes a quitter son poste pour laisser la place a Pierre Elliott Trudeau en 1968.l-.n 1984, il se retire et son remplaçant (John Turner) est battu quelques mois plus tard par Brian Mulronev.r I Québec, Le Soleil, jeudi 25 février 1993 LA DEMISSION DE MULRONEY Rae louange le «débiteur en fuite TORONTO \u2014 Malgré sa très basse cote en Ontario, Brian Mulroney s'est attiré les éloges des politiciens de cette province, y compris celles de son ennemi Bob Rae.p«r SUZANNE DANSEREAU de la Presse canadienne Au plan personnel, « M.Mulroney est un homme remarquable, doté de qualités humaines extraordinaires que le public canadien n\u2019a peut-être pas eu l\u2019occasion de voir », a déclaré hier le premier ministre néo-démocrate de l\u2019Ontario.« Un homme qui a travaillé inlassablement pour le pays, qui a contribué à la cause de l\u2019unité nationale.» Néo-démocrate jusqu\u2019au bout des ongles, partisan de Audrey MacLaughlin et ennemi jure du traité de libre-echange nord-ame-ricain, M.Rae n\u2019a pas d'atomes crochus aux plans politique et économique avec M.Mulroney, qu\u2019il a déjà surnommé « le débiteur en fuite » (absconding debtor).Mais le premier ministre ontarien a dit hier qu'il avait eu l\u2019occasion de connaître le côté humain de M.Mulroney.« Naturellement nous avons des visions tout à fait differentes en\" ce qui concerne l\u2019économie et nos relations avec les États-Unis.Je crois que l\u2019héritage qu\u2019il laisse au Canada est très no- Wells déplore les paroles du démissionnaire SArNT-.IEAN, T.-N.(PC) \u2014 Le premier ministre de Terre-Neuve Clyde Wells a déploré, hier, que le premier ministre Brian Mulroney « ait à récrire l\u2019histoire de cette façon, en cette journée particulière où il quitte son poste ».«C\u2019est encore plus regrettable, peut-être, s\u2019il croit réellement ce qu\u2019il dit », a-t-il ajouté.M.Wells commentait une déclaration antérieure de M.Mulroney, qui le blâmait pour l\u2019échec de l\u2019Accord du lac Meech, en juin 1990.« Les premiers ministres provinciaux, avait rappelé M.Mulroney, ont signé un document constitutionnel officiel, s\u2019engageant soit à tenir un référendum sur l\u2019entente, soit à la faire ratifier par leur Assemblée législative.« Si un premier ministre provincial a choisi de ne pas respecter l\u2019engagement écrit qu\u2019il avait pris, ce sera à lui d\u2019en répondre devant l\u2019Histoire.Mais les Québécois savent et les Canadiens savent que j\u2019ai tenu parole.» M.Wells a signalé que le Manitoba a obtenu un délai de dernière minute pour demander un avis à la Cour suprême, mais que ce ne fut pas le cas de Terre-Neuve.À Terre-Neuve, a-t-il noté, les députés « ont voté pour suspendre la séance ».Alors, « je ne les ai pas empêchés de voter.C\u2019était leur décision.Le Manitoba n\u2019a pas appuyé l\u2019accord.Que Terre-Neuve ait voté ou non n\u2019aurait fait aucune différence.Il ne pouvait pas passer d\u2019une façon ou de l\u2019autre ».D\u2019ailleurs, a-t-il affirmé, si un vote avait eu lieu, le résultat aurait été «non» a Meech.cif.Mais je dois dire qu'au plan personnel, c'est un homme qui a toujours travaille avec ses collègues avec beaucoup d\u2019humour, d\u2019esprit et d'humanité.Je me souviendrai toujours de ses gentillesses envers moi et ma famille ».Lorsque le frère de Bob Rae est décédé du cancer récemment, M.Mulroney a été le premier à lui offrir ses sympathies.Il était le « fun » David Peterson, l\u2019ex-premier ministre libéral de l\u2019Ontario, qui a travaillé très fort avec M.Mulroney en vue de l\u2019adoption de l\u2019Accord constitutionnel du Lac Meech entre 1987 et 1990 et qui connaît l'homme depuis 25 ans, se souviendra surtout du sens de l\u2019humour de M.Mulroney.Il était « le fun », s\u2019est exclamé hier M.Peterson.« Un homme charmant et drôle.Même quand j\u2019étais fâché contre lui, je l\u2019aimais pareil ».M.Peterson, qui est très actif au sein du Parti libéral du Canada, estime que le départ de M.Mulroney n'est pas une bonne chose pour les libéraux de Jean Chrétien, puisque selon lui, les conservateurs ont maintenant de meilleures chances électorales en Ontario.Bill Davis, un autre ex-premier ministre, conservateur celui-là, a fait pour sa part une éloge dithyrambique de M.Mulroney.« C\u2019est un jour vraiment triste pour les conservateurs à travers le pays.Jamais depuis Sir John A.MacDonald.les conservateurs n\u2019ont eu un leader national doté d'une capacité aussi forte de remporter la victoire.» « En tant que Canadien, je salue sa tolérance, sa défense victorieuse de l\u2019unité nationale et son engagement envers une économie plus compétitive».Brian Mulroney a mené une lutte courageuse et parfois solitaire en vue de l\u2019amélioration de la compétitivité globale du Canada (.) Son gouvernement a été un agent de changement et son leadership a permis les changements nécessaires pour le pays.Il mérite fortement d'être bien traité par l\u2019Histoire.» Impopularité croissante Mais en Ontario, son départ sera accueilli avec « soulagement », opine David Peterson.Les Ontariens n'aiment pas M.Mulroney depuis la fin 1990, rappelle Donna Dasko, vice-présidente de la firme de sondage Environnics.À 10 % en décembre dernier, sa popularité personnelle était encore plus faible que celle de son parti, laquelle, à 16 % en janvier, était inférieure à celle du Reform Party (à 17 %, contre 51 % pour les libéraux et 12 % pour le NPD, selon le plus récent sondage Environnics).« M.Mulroney n\u2019était pas populaire ici », déclare Mme Tasko,____________________________________________________ qui croit, à l'instar de David Peter- T ! son, que le depart du chef est une °Ur f che,Jdu.Re,orm Party.Preston Manning, le départ bonne chose pour les conserva- ° avait nen de ,nste \u201c Je crois que le paVs a d®là decidé leurs en Ontario\tconsen,a gouvernement », a-MI dit visiblement heureux de Brian Mulroney de jeter dehors ce \u2022Dimanche, 12hà 17h Lundi au mercredi lOhà 18h r- REACTIONS ¦\t«Un chef extraordinaire» (PC) \u2014 « C\u2019est un chef extraordinaire », a dit Kim Campell en commentant le départ de Brian Mulroney.Son leadership nous frappe aujourd'hui.Il pensait quitter depuis un bon bout de temps et il a choisi le meilleur moment pour le parti ».Mme Campbell n\u2019en a pas dit plus long.« Aujourd\u2019hui, c\u2019est la journée de Brian Mulroney», a-t-elle expliqué.¦\tEntre la gentillesse et la dureté VICTORIA (PC) \u2014 Le premier ministre de la Colombie-Britannique, Mike Harcourt, a eu des mots gentils hier pour le premier ministre Brian Mulroney, mais deux de ses ministres n\u2019ont pas tenu le même langage.« Il est temps d\u2019apprécier un premier ministre qui a travaillé dur pour le Canada et souhaiter à lui et à sa famille tout le bonheur qu\u2019ils méritent », a déclaré M.Harcourt.Mais, pour sa part, le ministre des Affaires constitutionnelles Moe Sihota n'a versé aucune larme en apprenant la nouvelle.« Selon mon expérience dans le dossier constitutionnel, M.Mulroney était arrogant et narcissique.» M.Sihota a révélé que l\u2019attitude autoritaire de Brian Mulroney minait souvent l\u2019atmosphère des pourparlers constitutionnels tenus à huis clos.Par ailleurs, le ministre des Finances Glen Clark a dit que les politiques fiscales de Mulroney ont fait mal à la Colombie-Britannique.L\u2019ex-premier ministre créditiste Bill Vander Zalm a pour sa part été surpris d\u2019apprendre cette démission.« Je pensais qu\u2019il aurait tenté sa chance aux prochaines élections.» Il a dit qu\u2019on a sous-estimé les réalisations de M.Mulroney sur le plan international.¦\tUn rassembleur MONTRÉAL (PC) \u2014 Le maire de Montréal Jean Doré a souligné à quel point le premier ministre Mulroney avait démontré de la sensibilité face aux préoccupations des Montréalais.« Sous votre leadership, plusieurs dossiers économiques importants se sont réglés dans le sens des intérêts de Montréal », écrit le maire de Montréal, dans un télégramme qu\u2019il a fait parvenir au premier ministre démissionnaire.Au plan personnel, le maire Doré souligne les « grandes qualités de rassembleur» de M.Mulroney, ainsi que le travail qu\u2019il a su accomplir dans des dossiers complexes.¦\tOuverture envers les autochtones Le Conseil des Attikameks et des Montagnais, de son côte, relève la très grande ouverture d\u2019esprit du premier ministre du Canada, qui avait permis la création d\u2019un troisième ordre de gouvernement, dans l\u2019entente de Charlottetown.«Vous avez toujours su faire primer l\u2019intérét collectif, malgré un contexte social et économique particulièrement difficile », écrit M.René Simon, president du conseil, dans un télégramme qu\u2019il a fait parvenir à M.Mulroney.Les Attikameks et Montagnais souhaitent trouver autant de compréhension et d\u2019ouverture chez le successeur de M.Mulroney.ANDRE LALONDE SPORTS UIDATI AU NRRW COUTANT! 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