Le soleil, 4 septembre 1982, Cahier D
[" ***.*im* m f* *$& v-:i.- 1 K i\u2019( x k if )i k* 101 -> IC >t s l( )( \\ \u2022s*z& a ,fyan ( Vf RSION ORlGINALf ANGt AISE > HORAIRE: 12.30 - 14.40 - 16.50- 19 00-21.15.TTïT CINEMAS ODEON Jamoi* un film n\u2019auro suscité autant d\u2019émotions et d\u2019admiration ! Il provoque l\u2019émotion et vient chercher notre tendresse, nos rires, notre colère et nos larmes.\" Franco Nuovo v Journal de Montréal STEVEN SPIEIBERG t«U«WH£ -Jgg2 the Extraterrestrial FRONTENAC II ;Québec, Le Soleil, samedi 4 septembre 1982 et spectacles 4?LffiiiÊlO.35000 à gagner \u201cJe n\u2019étais pas assez nombreux à penser comme moi.\u201d par Jacques Samson La rumeur voulait qu\u2019après la défaite du \u201coui\" au référendum.dégoûté.Gilles Vi-gneault ait claqué violemment la porte et qu\u2019il ait juré à qui voulait l\u2019entendre qu\u2019il ne chanterait jamais plus pour les Québécois.La réalité veut maintenant que du 12 au 17 octobre prochain, Gilles Vigneault chante au Grand Théâtre de Québec.Il sera d\u2019ailleurs en tournée, depuis le 9 septembre et jusqu'au 11 décembre.Au cours d\u2019une interview qu'il m'accorde en compagnie d\u2019une autre journaliste, du photographe du SOLEIL, de sa femme, de son fils, d\u2019un représentant d\u2019une revue et de son attachée de presse, dans un des meilleurs restaurants de Québec, Vigneault.jonglant avec les mots, passant de la prose à la poésie, pesant chaque propos, départage entre la rumeur et la réalité.Il dit honnêtement, franchement, avec toute la finesse qu\u2019on lui connaît, ce qu'il pense, ce qu'il vit.Il place et replace chaque élément.Il va de la politique, à la scène, à toutes sortes de considérations.Son propos est dense.L\u2019histoire référendaire \u201cOn ne peut pas claquer la porte sur un public qui lui, nous a ouvert les siennes pendant si longtemps.On peut être déçu que les Québécois ne se soient pas trouvés eux-mêmes assez solides et assez adultes pour s\u2019occuper de leurs affaires et aient décidé de les laisser traiter par d\u2019autres.Mais ceci est une décision qui ne t\u2019appartient pas à toi tout seul.Moi je ne peux pas dire c\u2019est la faute d\u2019un tel ou d\u2019un tel.Je peux dire que c'est de ma faute.Je n\u2019étais pas assez nombreux à penser comme moi.Je n\u2019ai pas convaincu assez de monde.Je n\u2019ai pas fait les bonnes chansons qu\u2019il fallait.Je n\u2019ai pas été assez convaincant pour faire avancer mon idée dans la tête des gens.\"On se retire, et on s'analyse, on se regarde soi-même et on se dit: si ça s\u2019est passé comme ça, ce n\u2019est pas uniquement de la faute de ces messieurs qui sont venus nous aider à nous trahir.C\u2019est parce que nous avons bien voulu nous trahir nous-même.\u201cCeci dit, quelqu\u2019un qui s'est regardé longtemps dans les miroirs que vous fabriquez et qui vous a donné la politesse de s\u2019y reconnaître, ne mérite pas qu\u2019on lui casse le miroir à la figure parce qu'on est déçu.Si on casse le miroir, le public a toute raison de penser qu'on est très prétentieux et le public peut dire: Est-ce qu'il avait peur que je ne me reconnaisse pas?Est-ce qu\u2019il me trouvait si laid qu\u2019il ne voulait pas que je me vois?\"On a toutes les raisons de garder le miroir en bon état et de le représenter.Peut-être le nettoyer un peu, parce qu'il y a des graffitis dessus, du rouge à lèvre, du crayon gras mais on efface ça et on recommence en mettant un peu de tain derrière.\" \u2014 \"On a toutes les raisons de garder le miroir en bon état.\u201d Pas de geste impatient Toujours en traitant du sujet, en débitant son propos d\u2019une logique implacable, Vigneault affirme que jamais il n\u2019a eu de geste d\u2019impatience.\u201cIl y a eu énormément de gestes d\u2019impatience, mais de ma part.non.Il y a eu un désenchantement, mais je n\u2019étais pas tout seul désenchanté.Il y a eu d\u2019autre monde.Si on avait été tout seul déçu, je pourrais dire maintenant: Je suis toujours tout seul déçu, mais il y a beaucoup de monde de déçu.Il y en avait qui étaient plus déçu que moi, plus profondément peut-être.Et puis, je me souviens, avant l\u2019élection de 1976.tout le monde qui était contre nos idées disait que si le PQ arrivait au pouvoir, la terre arrêterait de tourner.C\u2019était épouvantable ce qui allait nous tomber sur la tête.Or, comme le faisait dire un caricaturiste à Lévesque: Every body takes valium and go back to work.Prenez ça tranquille.\" Utilisé?Ensuite le poète de Na-tashquan parle de cette ques- tion que lui posent les journalistes anglophones, sur son utilisation par le parti.Il s'en défend bien.\u201cJe m\u2019excuse, j\u2019étais indépendantiste bien avant le PQ, bien avant qu\u2019il n\u2019existe.J\u2019étais antilibéral, longtemps avant M.René Lévesque.J\u2019étais péquiste avant la lettre.Je tenais exactement le même propos dans mes chansons en 1960, qu\u2019en 1965.1968, 1972.Je n\u2019ai pas changé l\u2019option à tous les vents.Mon option n\u2019est pas arrivée avec l\u2019avènement du PQ au pouvoir.J\u2019avais ces idées-là, longtemps avant.\u201cJ\u2019ai fait parti du RI N, pas longtemps et c\u2019est le seul parti dont j\u2019ai jamais fait parti.Et le RI N.avec mes excuses, c\u2019était plus indépendantiste et ça précédait de loin, dans le temps, le PQ.\"Et en 1960.je chantais Joe Monferrand, chanson sur laquelle j\u2019ai eu l\u2019honneur de présenter le monologue sur le \u201coui\u201d.Ce n\u2019était pas par hasard que j\u2019ai été chercher la première chanson que j\u2019ai chantée en scène, pour m\u2019en servir pour dire le monologue sur le \u201coui\u201d et le \u201cnon\u201d, en 1980, 20 ans après.\u201cIl y a des interviewers qui disaient vous n\u2019avez pas l\u2019impression d\u2019être utilisé?Utilisé, sûrement, oui, par vous, par tout le monde, ce qui est bien, mais pas plus que d\u2019autres et pas plus par un parti que par l\u2019autre et de toute façon, j\u2019espère être utilisé par tout le monde.\u201cJe me souviens d\u2019une réunion ou il avait été question de chanter \u201cMon cher Claude, c\u2019est à ton tour de te laisser parler d\u2019amour.\u201d et des gens avaient dit, dans l\u2019entourage de Claude Ryan: faites taire ça, c'est un chant péquiste.Ça, c\u2019est misérable, comme si je pouvais espérer et souhaiter qu\u2019il n\u2019y ait que des péquistes dans la salle.On pourrait former un ghetto une fois parti.Toujours, dans ma salle, il y a des libéraux, des péquistes, des indépendantistes, des artistes, des journalistes et de tous les istes possibles.J\u2019espère qu\u2019il y a tout le monde.Il y avait des créditistes dans le temps qui venaient me voir en spectacle.Ils n\u2019étaient pas toujours d\u2019accord avec mes idées.Mais je ne chante pas toujours mes idées, Le Soleil, Reynold Lavoie il m\u2019arrive de chanter des sentiments qui ressemblent aux sentiments humains qui sont près de moi aussi.\u201cTrudeau est allé à Na-tashquan, il n\u2019y a pas longtemps et les gens lui ont chanté: \u201cMon cher Trudeau, c\u2019est à ton tour.\u201d Et c\u2019est très bien ainsi.Au niveau pratique et immédiat, dans l'aujourd\u2019hui, il y a une petite ironie du sort qui fait que ma chanson sert à accueillir Trudeau à Natashquan, mais qu'à celà ne tienne, elle a été faite pour fêter qui méritait d\u2019être fêté et chanté par qui avait envie de chanter.\u201cJe ne suis pas pour dire: J'aimerais que cette chanson-là soit chantée uniquement par des gens qui ont mes idées politiques.J\u2019aurais l\u2019air de quoi.Vraiment d'un idiot, d\u2019un retardé mental.\u201d Tout ceci, c\u2019est le propos politique de l\u2019entrevue avec Vigneault.C\u2019est un monde qui fait partie de sa réalité et il est impossible de ne pas y plonger quand on le rencontre.Autre texte en page 3 Walt Disney ik\\ Un Renard et un Chien s'aimaient , comme deux frères! r itj, Y V.F de fThe Fox CONDOhman 1.115 and the Hound ) -16 30-1956 ROX\t1 etROUKY 14 55-1815 -2135 I LE DAUPHIN Du bon cinéma français, le meilleur actuellement.Un film qui nous dit quelques vérités pas toujours avouées sur les phantasmes des femmes envers leur propre corps.Louift-Guy I ^mieu* (Le Soleii) C\u2019est mon plus grand rôle.Le plus important de toute ma carrière.\u2014 Mjarlèn* Jobrrt (France Soir) Il s\u2019apt surtout d'un film sur le bonheur.\u2014 Le Point L'amour victorieux.\u2014 Manon Peck, (Dimanche MutinI MARLENE JOBERT JEAN-MICHEL FOLON L AMOUR NU N \\NMCK BU ION AUSSI U FILM * le Gagnant\u201d LE GAGNANT 12 35-1610- 1945 L'AMOUR NU 14 15 - 17 45- 21 20 FRONTENAC I ^ ¦ ¦\t\t\t\t\t 1 ¦\t\t\t\t\t r H .Kim 8 *r«' / Vi \u2018 \"¦ \u2022 .:> \"\u2022 !¦ rendre nnrendre Dans le cadre du 30e anniversaire de la télévision canadienne, la Société Radio-Canada lance un concours de textes dramatiaues dont l'argument doit être tiré de la toile du peintre réputé.Jean-Paul Lemieux, Les Noces de juin, qui fait partie de la collection d'oeuvres d'art de la Maison de Radio-Canada a Montréal PRIX: un prix de cinq mille dollars (5 000$) sera accordé du gagnant.S'il y a diffusion, le cachet couvrant ces droits sera établi selon la convention SRC /SARDEC en vigueur au moment de la signature du contrat.La Société s'engage en outre d négocier un contrat d'édition.Les personnes intéressées à participer â ce concours sont priées de communiquer avec le secrétariat des Relations publiques, bureau A-36-1.Société Radio-Canada.C P 6000.Montréal (Québec) H3C 3A8.tél: (514) 285-3572.et on leur fera parvenir un prospectus contenant un formulaire d'inscription et les règlements et modalités du concours qui se termine le 14 jqnvier 1983 Vota Ia possibilité de suivre un couru pour apprendre à mieux comprendre analyser et évaluer le* oeuvre* d'art et ce â l'aide d'exemple* pertinent* Il vise égalehent A mieux vous faire comprendre les différente* tendance* et l'évolution de* technique* du début du 20e siècle à no* jour* De plu*, nous tracerons un parallèle entre la peinture québécoise et canadienne, et le* courants internationaux Nous étudierons, aussi, le marché de l'art, dont, entre autre*, l'évaluation et le* assurance* Ce cours s'adresse A I amateur d an.au collectionneur, au peintre amateur La session débutera le 27 septembre, pour une durée de huit semaines consécutives.soit les mardis et mercredis de I Oh A 22hlS Inscription Pour s\u2019inscrire, tl suffit de se présenter au Société Radio- Canada InvestisArt QUEBEC SW) ROI IL HAMEL pour information, t,k-phnne à HM77I CKRL-MF 89 1 mmm \u2018aatams Garbarek Ralph Towner John Abercrombie SAMEDI 25 sept t?°h PALAIS MONTCALM DÈS MAINTENANT CN MUSIQUE DAUTELML.QU 90 n * - e' Co^^r ****** ^°°° ôoé^C ÇAOC.® c«Ved- :JG' '.0 w50»\u201dd®^r'o\"O''°'e ëoQ D-2 spectacles Quebec.Le Soleil, samedi 4 septembre 1982 Higgins et son \u201cHarold et Maude\u201d par Louis-Guy Lemieux L'adaptation québécoise de la pièce Harold et Maude qui ouvrira ie 14 septembre la saison du Théâtre du Trident ressemble déjà à un succès si l\u2019on se fie à l'enthousiasme souriant et en apparence tranquille que manifestaient, lundi, les membres de la distribution alors qu'ils recevaient à dîner au Château, \u2018\u2018le maître\" Colin Higgins, auteur du scénario du film et de la pièce.Cohn Higgins n\u2019aura passé que quelques heures à Québec profitant de la fin de son séjour à Montréal où il était membre du jury du Festival des films du monde, mais cela aura été suffisant pour découvrir un homme plein d\u2019humour, volubile.chaleureux, d\u2019une simplicité désarmante et intelligent \u201ccomme un singe\u201d.A 41 ans, l'écnvain-réalisateur et ancien acteur semi-professionnel ne respecte pas du tout l\u2019image de marque du dramaturge style hyper angoissé, parfaitement schizo et alcoolique.Il ressemblerait plutôt physiquement à un jeune dentiste cool et sportif plus préoccupé de sa planche à voile et de sa maison en banlieue que de théâtre et de création cinématographique.Le directeur du Trident, Guillermo de Andrea, a eu l\u2019heureuse initiative d'organiser un lunch sobre et relax dans la belle petite salle Saint-Louis du Château Frontenac.Une seule grande table ovale, l\u2019auteur, les principaux comédiens et artisans de la pièce notamment Olivette Thibeault (Maude), Yves Jacques (Harold), le réalisateur Normand Chouinard et quelques journalistes intéressés.Cette formule originale, qui vaut cent fois toutes les conférences de presse-petits canapés, a permis une conversation à talents rompus, à théâtre que veux-tu.entre l\u2019auteur, ses interprètes, ses adaptateurs, les journalistes.C\u2019était parfois émouvant de voir Colin Higgins échanger des idées et des renseignements sur la pièce avec sa Maude et son Harold québécois.Une adaptation libre Rappelons, pour ceux qui n'auraient pas eu la chance de voir le film ou la pièce, qu\u2019il s\u2019agit d'une formidable histoire d'amour entre un adolescent et une vieille dame \u201cindigne\u201d de 80 ans et pas de poussière.Tout cela dans un atmosphère de merveilleux.Une relation très pure mais pas nécessairement platonique dans le sells où on l\u2019entend habituellement Colin Higgins dit avec une belle santé qu'il n'a pas lu l'adaptation québécoise de sa pièce qu\u2019en a faite René Dionne pour le Trident.Il ne se mêlera d\u2019aucune façon de la production.\u201cJe me contente, dit-il, de demander au metteur en scène et aux comédiens, mais indirectement, de respecter le caractère très humain, vivant des personnages et de leur relation hors de l\u2019ordinaire.Le reste appartient à chaque troupe qui monte la pièce\" Il a agi de la même façon pour les productions qui ont eu lieu\" dans près de vingt pays, aussi loin qu\u2019au Japon et en Turquie\u201d.\u201cA Berlin, dit-il, la pièce a été montée de façon très libre: \u201cIt was totally different\".Ilya un important côté musical dans la pièce et chacun y va selon sa vision.On me dit qu\u2019au Japon la musique était très dure, agressive.C'est peut-être la preuve que la pièce est vraiment universelle\u201d.Il aurait pu ajouter que ce théâtre est comme une auberge espagnole: on y trouve ce qu\u2019on y apporte.Le Soleil, Yvon Mongrom Yves Jacques (Harold), Colin Higgins (l'auteur) et Olivette Thibeault (Maude).Du cinéma au théâtre Colin HIGGINS Le Soleil, Yvon Monqram Le plus souvent, le cinéma procède du théâtre.On adapte au cinéma une pièce à succès.Dans le cas d'Harold et Maude, ce fut le contraire.En 1970.après 36 écoles.36 métiers.36 voyages, Colin Higgins présente comme thèse à l'université UCLA (M.F.A.degree in Motion Picture / Television Division) un scénario de film.Il tond la pelouse, pour gagner ses études, chez le producteur Edward Lewis.Il montre à Mildred Lewis, la femme du producteur, son scénario.Elle le lit, l\u2019aime, le fait lire (de force: le coup de Lysistrata?) à son mari et presque tout de suite le CONCOURS scénario est vendu à Paramount Le film (budget: $1.300,000) n'aura pas immédiatement le succès cinématographique que l\u2019on sait pour devenir ce qu\u2019on appelle aujourd'hui \"one of the major cult films in movie history\u201d.\"Les acteurs étaient payés en forme de droits sur les recettes.Cela a pris dix ans avant de pouvoir les payer à leur valeur dont Ruth Gordon et Burt Cort.\" En fait, je suis devenu un écrivain riche, dit Colin Higgins avec le sourire, quand le film est devenu une pièce de théâtre.\" L'histoire mérite d'être racontée comme l\u2019au teur l\u2019a fait dans la revue cinématographique française \u201cAvant scène\": Il avait écrit un roman à partir du scénario et .\u201d j\u2019ai reçu un exemplaire du roman qui avait été traduit en français et publié chez Denoel.Le film avait été un gros succès à Paris.Enfin, je reçus un appel téléphonique d'une productrice française, Micheline Ro-zan.qui m\u2019offrait d'écrire, à partir de mon scénario, une scène destinée à Madeleine Renaud et Jean-Louis Barrault.\" On connaît la suite: la pièce tint l\u2019affiche durant sept ans à Paris, avant de partir conquérir le monde entier.Le cinéma pour trois ans Colin Higgins est devenu maintenant une des valeurs sûres du cinéma de la ville des anges Comme scénariste et comme réalisateur.On sait peu ici qu\u2019il a signé des films à succès commercial comme: \"Silver Streak\u201d, \u201cFour Play\u201d \"Hair\", \"Nine to Five\u201d.Trois jours avant sa venue au Festival do Montréal, il terminait le tournage de \"The Best Little Whorehouse in Texas\" un musical mettant en vedette Burt Reynolds et la chanteuse country devenue actrice Dol ly Parton A la question de savoir si c'est le théâtre ou le etnéma qui prendra le meilleur do ses énergies durant les prochains mois, il répond sans hésitation: \"J\u2019aimerais faire les deux mais ce sera le cinéma pour les deux ou trois prochaines années \u201d Le théâtre lEAN-MARIE LEMIEUX INC UN SUR SIX de SAM BOBRICK et RON CLARK à partir du 29 juillet au 18 septembre 681-4679 EN COLLABORATION AVEC LE SOLEIL.CHRC.CFCM-4, O'KELFt Québec, Le Soleil, samedi 4 septembre 1982 spectacles £i \u201cCombien par Jacques SAMSON Plusieurs chansons de Gilles Vigneault parlent de pays, d'appartenance, de fierté, d'un peuple en devenir.Elles sont à saveur politique.A côté, il y a d\u2019autres sortes de chansons, toujours de Vigneault et celles-là, se situent moins au niveau des idées et plus au niveau de l\u2019émotion.Elles véhiculent des sentiments humains profonds.Elles parlent d'amour, d'amitié.Il y a le Vigneault de la tète et le Vigneault du coeur.Cette année, dans sa série de spectacles, il pose une grande question.\u201cCombien de temps faut-il parler d'amour?\u201d \"Mon spectacle se dirige dans le plus émotif?Peut-être! Après tout, quand on pose une question comme celle-là, c'est qu'on en a déjà parlé Et si on pose la question, c\u2019est que la façon dont on en a parlé n'a pas eu l\u2019efficacité qu\u2019on rêvait.C\u2019est certain.C\u2019est impliqué dans la question.Si on pose la question, c\u2019est qu\u2019on a l'intention d'y répondre et on y répond en disant: autant de fois que feuille tremble au vent, autant de temps que mille ans.autant de fois que nait brin de neige en poudrerie, il faut parler d'amour aussi souvent.Voilà la réponse.Et la chanson dit aussi: Combien de fois faut-il parler pays?Il y a deux chansons qui parlent de pays, celle-là et \u2018\u2018La complainte du lendemain\u201d.\u201cMais il y a d\u2019autres chansons dans le spectacle.Il y a 70 pour 100 de matériel nouveau sur une période de deux heures.Ça devrait être un peu renouvelé.Il devrait y avoir des bouts d'amour, des bouts d'humour et des bouts de toujours, du pareil au même, des anciennes chansons, pour que Ses gens se reconnaissent, pour qu\u2019ils ne disent pas: qu'est-ce qu'il a fait de mon miroir?ils me l\u2019ont cassé, ils me l\u2019ont brisé, il n\u2019y en a qu'un morceau.Je ne me reconnais pas dedans.Les gens aiment se reconnaître dans les chansons qu\u2019ils ont déjà applaudies II faut respecter ça.Et ça ne serait pas poli d\u2019arriver avec un spectacle entièrement neuf, sans une seule chanson ancienne.Ce serait dire: vous allez vous habituer à ce nouveau miroir.Ça n'est pas correct, il faut au moins le cadre ou la vitre qu'on avait et peut-être la repolir.\u201d Et à sa question principale, se greffe une sous-question qui dit: \"Combien de temps faut-il rester le même\u201d?Vigneault répond: \u201cIl faut rester le même autant de temps que les gens ne savent pas qui on est, en profondeur.On est là pour se montrer aussi\u201d.La tournée Quand il s\u2019arrêtera au Grand Théâtre de Québec, à la mi-octobre, Gilles Vigneault sera en tournée de spectacles depuis plus d'un mois.LE THEATRE =AUi.-HE3E3' PRESENTE QUELQUE PART UN LAC k SAINT-JEAN ILEDORLEAf RESERVATIONS t 829-2202 \u201cLE SUCCES DE L\u2019ETE\" S*rp» Ooixn Journal Dm Ouêùoc \u201cHUMOUR ET CHEZ PAUL de fois faut-il parler d\u2019amour?\u201d Cette série commence à Drummondville, le 9 septembre et se terminera le 11 décembre.En trois mois, il donnera 77 spectacles, à la grandeur du Québec, à Ottawa et en France.Ceci signifie pour lui, 50 émissions de radio, 25 de télévision et plus de 100 interviews avec la presse.Il travaillera partout avec six musiciens, sous la direction de Robert Bibeau.Ce sont: Jean Lebrun, Richard Ring, Hun Bang.Bob Angelilo et Michel Fauteux.Son spectacle sera partout pareil, à Paris comme ailleurs.Pas un mot de changé.Une vie difficile La vie de tournée, Gilles Vigneault la connaît bien, il la fait depuis le début de sa carrière et en raconte les avantages et les désavantages.\u201cSoixante-dix-sept spectacles en trois mois, ça ne donne pas beaucoup de moments de loisirs.Tout est en fonction du spectacle.C\u2019est le centre de la journée.On centre toute notre journée de travail sur deux heures, pour que les choses se passent le plus parfaitement du monde, dans ces deux heures-là \u201cC'est fatigant, mais quand on a un spectacle à préparer, il vaut mieux le donner 10 soirs.20 soirs d\u2019affilée, sans arrêt, pour garder le rythme.Pendant le temps qu\u2019on sait le mieux quoi faire, il faut le faire.Après ça.on se repose.\"Je ne serais pas capable de taire une semaine de tournée, une semaine à la maison.Ce serait toujours comme si on n'avait jamais fait le spectacle et le public payerait pour ça.Si on le fait tout d'affilée, c\u2019est la famille qui paye pour ça et nous autres, mais d'un autre côté on donne un meilleur travail.\u201d Et après la tournée, il devient un pantouflard incroyable.II est difficile de le sortir de sa tannière Difficilement question de voyages pour se reposer \"Je rentre à Saint-Placide, je regarde le lac comme un crapaud et je peux rester des heures comme ça.Finalement, je voyage pour faire plaisir à ma femme, aux enfants.\u201d Une responsabilité morale Quand il part en tournée, Gilles Vigneault ne se contente pas de s\u2019arrêter dans les grands centres, oubliant les endroits moins rentables.Il s\u2019arrête toujours dans beaucoup de petites villes.\u201cLa tournée vane avec les années.On ne peut pas demander aux gens de partout de venir à Montréal.Ça ne serait pas raisonnable.Il faut aller les voir, chez eux, mais on ne peut pas aller les voir chez eux toutes les années.On serait ruiné de santé, parce que c\u2019est de l\u2019ouvrage, c\u2019est très dur la tournée.\"Oui, je me sens une responsabilité morale, il y a de ça, mais ensuite, je gagne ma vie.Je ne suis pas pour jouer à faire semblant de jouer au missionnaire.Quand on prend un an pour monter un spectacle, après, il faut le montrer Autrement, on a monté ça pour 25 soirs à Montréal et Montréal, ça n\u2019est pas la fin du monde \u201cSi la moitié de la province de Québec habite Montréal ou dans 50 milles de rayon, il reste l\u2019autre moitié qui est trois millions de personnes et ce monde-là serait obligé de monter à Montréal chaque fois?Ce n\u2019est pas raisonnable.C\u2019est raisonnable d\u2019aller les voir chez eux, mais on ne peut pas aller les voir tous et tout le temps.Alors, on se reprend de deux ans en trois ans.\"C\u2019est plus facile honnêtement, moi de faire la distance que de demander à une salle de 1,000 personnes de faire la distance.Nous autres, à la rigueur, on va être 12 ou 15 à faire la distance.On la fait et eux font l\u2019effort de venir au spectacle.Ça fait partie de gagner ma vie, mon métier, mais si je le fais uniquement à Montréal, je ne le fais pas vraiment.Je dois faire ce métier, là où il y a des oreilles qui m\u2019attendent et qui s\u2019attendent à m\u2019entendre.Je me dois à ces oreilles-là.Je me dois, dans les limites du raisonnable, considérant ma santé et celle de ceux qui m\u2019entourent et ma famille.\u201cJe n\u2019ai pas de vie que sur scène.La scène, c\u2019est mon métier, mais en dehors de mon métier.Quand un homme a fini son métier, il rentre dans sa famille le soir, il soupe avec sa femme, parle aux enfants et vit chez-lui.J\u2019ai une vie familiale réelle, à la maison.J\u2019ai des amis.Quelque part, je suis chez-moi, plus qu\u2019ailleurs.\" ht Vigneault continue de se partager entre un public et une famille.Un disque Et finalement, en plus de cette tournée, de ce spectacle, il fait aussi des disques.Il vient d'en lancer un sur le marché et il contient ses plus récentes chansons.Il s\u2019intitule, comme le spectacle: \"Combien de fois faut-il parler d\u2019amour?\u201d Ce disque a été enregistré en juin dernier, à Montréal.Les chansons ont été écrites entre février et mai 1981 Ë.'i/ L'UNIVERSITÉ POPULAIRE présente DEUX CONFÉRENCES-RENCONTRES avec PIERRE B0URGAULT VINGT ANS DE VIE/VINGT ANS D HISTOIRE LE QUÉBEC DE 1960 A 1970 entre L\u2019IVRESSE ET L\u2019ESPOIR JEUDI 30 SEPT.20 h.LE QUEBEC DE 1970 A AUJOURD HUI JEUDI 20h 2.LA MINUTE DE VERITE 3 fev.ENTRÉE 8S\tSÉRIE 15$ Auditorium Cégep Ste-Foy 2410, Chemin Ste-Foy 15% de réduction aux abonnés \"de» Grands Explorateur*' présenté en collaboration avec Commum Spec Billets en vente aux guichets de l\u2019auditorium, du Grand Théâtre et dans les Provigo.Le Soleil, Rovnotd Lovoie \u2022 \u201c.des bouts d\u2019amour, des bouts d\u2019humour, des bouts de toujours.\" L\u2019École de Dessin et de Peinture des Encadrements Ste-Anne offre, encore cette année, une séné de cours aux débutants ou à ceux qui désirent se perfectionner Cette nouvelle session débutera dans la semaine du 20 septembre, pour une durée de douze semaines consécutives Les groupes seront limités à quinze élèves.Session de Soir Session de Jour I\tcours par semaine 2 cours par semaine (36 heures au total) (72 heures au totaJ) Prix de Groupe II\test possible de diminuer jusqu'à 20% le coût de votre cours, en vous inscrivant par groupe de deux ou plus.Inscription Pour s\u2019inscrire, il suffit de se présenter à l\u2019une de nos quatre succursales
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