Le soleil, 2 octobre 1982, Cahier E
[" et spectacles Québec, Le Soleil, samedi 2 octobre 1982 e/ brw'ltajaL ^ 35 000* a gagner «afteïARtSL Une brève apparition à l\u2019émission de télévision \u201cDu tac au tac\u201d, où elle personnifiait une vieille dame très digne qui confie à Gaétan un plan de marijuana, est peut-être à l\u2019origine de la présence d\u2019OIivette Thibault au Trident, dans le rôle de Maude.Ce premier grand rôle à la scène depuis le retour de la comédienne au théâtre après une trop longue absence, elle le doit à Normand Chouinard (alias Gaétan dans \u201cDu tac au tac\u201d) à qui le Trident a confié la mise en scène de sa première production de la saison 1982-1983, le \u201cHarold et Maude\u201d de Colin Higgins.Regard clair, sourire lumineux et geste vif, l\u2019artiste québécoise a dans ce rôle quelque chose d\u2019authentique qui sert merveilleusement la pièce.Pourtant, Olivette Thibault n\u2019avait jamais songé que l\u2019on pourrait un jour lui proposer ce personnage.Résignée aux rôles de grand-mère de télévision après avoir longtemps été surtout perçue comme chanteuse d\u2019opérette, elle avait bien vu la pièce de Higgins au Rideau Vert, avec Yvette Rnnd\u2019Amour et Marc Labrèche dans les rôles titres.Le réalisateur Jean Faucher qui l\u2019accompagnait ce soir-là lui avait d\u2019ailleurs dit: \u201cC\u2019est un rôle pour vous, ça; vous devriez voir le film.\u201d Le temps a passé et Mme Thibault n\u2019a finalement pas encore vu le film dont on a tiré la pièce.Des papillons à Maude Ln juillet dernier, alors qu\u2019elle jouait à Terre des Hommes \u201cLibres sont les papillons\u201d, avec Ghislaine Paradis et Jean Faubert, dans le plus parfait des esprits de famille.Normand Chouinard communique avec Olivette Thibault et lui demande si le personnage de Maude pourrait l\u2019intéresser.Immédiatement elle répond: \u201cOui, oui.on m\u2019a justement dit que c\u2019était un rôle pour moi.Mais.je ne peux pas le faire\u201d.Les représentations à Montréal se prolongeaient jusqu\u2019à la fin d\u2019août et \u201cHarold et Maude\u201d prenait l\u2019affiche au Trident, à Québec, le 14 septembre, ce qui s\u2019avérait nettement insuffisant pour préparer pareille production.A moins que.\u201cJ\u2019aurais bien mes deux jours de relâche chaque semaine, ici, mais je dois me reposer.\u201d Finalement le metteur en scène rappelle la comédienne une semaine plus tard, tout fier d\u2019avoir réussi à organiser un horaire de répétions convenable.Lui et Harold (Yves Jacques) iront à Montréal pour entreprendre le travail avec elle puis, en août, elle viendra à Québec répéter ses scènes les jours de congé.De toute manière, c\u2019est avec Harold que Maude joue presque continuellement.pérette.\u201d, dira-t-elle au cours de notre entretien.En même temps, elle entre au Stella, chez Barry-Du-quesne, remplaçant une comédienne malade dans \u201cIl était une fois\", de Francis de Crois-set.Plus tard, au Monument national, elle se retrouvera, l\u2019après-midi jouant des supplémentaires au théâtre avec Gratien Gélinas et le soir, en chanteuse d\u2019opérette avec Lionel Daunais.A la fin de la guerre, lors d\u2019un voyage à Hollywood avec son frère Marc alors chroniqueur de cinéma, on lui offrira même du travail, mais elle refusera pour revenir auprès des siens, à Montréal où l\u2019attendaient son mari et leur petit bébé.Evoquant ce passé-là.elle avoua: \u201cJe ne pensais jamais faire du théâtre, mais tout dans mon enfance m\u2019y avait préparée.même les sessions musicales avec les amis de la famille\u201d.La télévision sonnera le glas de l\u2019opérette.Olivette Thibault qui a été la première Marie-Ange du \u201cTi-Coq\u201d de Gratien Gélinas (elle l\u2019a joué à Québec) parle avec un peu d\u2019amertume de l\u2019époque qui a suivi l\u2019arrivée de la télévision.Lorsqu\u2019elle réussit à y travailler, c\u2019est beaucoup plus l\u2019artiste de variétés que la comédienne que l\u2019on engagea.Et quand de nouvelles équipes de théâtre furent formées, le phénomène continua de telle sorte qu\u2019il s\u2019écoula presque une quinzaine d\u2019années avant qu\u2019Olivette Thibault puisse vraiment remonter sur les planches comme actrice.Au cinéma, elle se souvient avoir été la partenaire de Guy Godin et Yvon Deschamps (qui la giflait dans son rôle) dans le premier film de Jean-Claude Lord \u201cDélivrez-nous du mal\u201d, d\u2019après le roman de Claude Jasmin.Dans un court métrage signé Gilles Carie, elle aura Diane Dufresne comme fille; puis, il y aura Claude Jutra et \u201cMon oncle Antoine\u201d dont elle parle encore avec attendrissement, et \u201cKamouraska\u201d qui lui laisse aussi des souvenirs.Résolument optimiste, elle affirme que la vie lui a beaucoup donné: une vie professionnelle quand même bien remplie et une famille de trois enfants dont elle parle avec fierté.L\u2019avenir.?Rien de précis pour l\u2019instant: tout lui arrive toujours au dernier moment: \u201cIls savent que je travaille vite\u201d.Beaucoup de connaissances lui poussent dans le dos pour qu\u2019elle écrive, qu\u2019elle publie la somme de ses observations de 40 années de vie artistique au Québec, mais elle s\u2019avoue un peu paresseuse quand il s\u2019agit de l\u2019écriture.Peut-être sent-elle confusément qu\u2019il lui reste encore beaucoup trop de choses à vivre dans l\u2019avenir pour s\u2019attarder au passé.Olivette Thibault et Maude, l\u2019ingénue aux cheveux blancs une interview de Martine R.-Corrivault Olivette Thibault (Maude) et Yves Jacques (Harold).\tLesoiea.Rentsi-pierre L\u2019arbre et le phoque! Tout a finalement bien fonctionné même si la dernière semaine de répétitions a été exténuante: \u201cMais le rôle me plaisait beaucoup et je me sentais très à l\u2019aise.Du moins tant qu\u2019il n\u2019a pas été question que je grimpe dans un arbre et me livre à des exercices d\u2019acrobatie sur scène.Et puis, Normand Chouinard parlait aussi d\u2019un phoque vivant.Heureusement, la SPCA est intervenue et nous a sauvés de cela.\u201d Les exigences de la production ont permis à Olivette Thibault qu\u2019un accident cardiaque avait rendu craintive, de constater sa grande forme physique.Les séances de ballet-jazz, la gymnastique et les diètes ont du bon à tout âge, mais il faut parfois avoir l\u2019occasion de le vérifier.Depuis son retour à la scène, la comédienne n\u2019acceptait plus que des rôles pas trop exigeants, \u201cdes personnages arrivant au deuxième acte\u201d, précise-t-elle.Avec Maude, la médecine est bien différente: sur scène du début à la fin avec une course continuelle en coulisse pour les changements d\u2019accessoires ou de costumes.Mais Maude aura aussi révélé à Olivette Thibault une vieille passion qu\u2019elle croyait endormie pour les grands rôles et les beaux personnages de théâtre.\u201cElle me rend plus exigeante pour l\u2019avenir, je crois.Je retrouve avec elle une qualité d\u2019émotion qui me donne le goût de retravailler des rôles en profondeur.\u201d De L\u2019Aiglon à l\u2019opérette Pour beaucoup de gens.Olivette Thibault, c\u2019est l\u2019étonnante femme du marchand général dans le film \u201cMon oncle Antoine\u201d de Claude Jutra (rôle qui lui vaudra deux Prix d\u2019interprétation aux Festivals de Toronto et de San Antonio au Texas); c\u2019est encore à la télévision la grand-maman de \u201cQuelle famille\u201d avec Jean et Jeannette avec qui elle faisait aussi équipe dans \u201cToi et moi\u201d.Pour d\u2019autres, c\u2019est une blonde chanteuse d\u2019opérette, une soubrette d\u2019oeuvres musicales, l\u2019interprète de certaines des compositions de Lionel Daunais.On l\u2019imagine mal.à 16 ans.jouant \u201cL\u2019Aiglon\u201d ou à 14, Chimène dans \u201cLe Cid\u201d de Corneille.C\u2019est pourtant à cette époque que tout a commencé.Fille aînée d\u2019une famille de cinq enfants où la musique et les arts occupaient beaucoup de place, Olivette Thibault a attrapé dès ses années de couvent, chez les Soeurs de Sainte-Croix, le \u201cvirus des planches\u201d.A 12 ans les bonnes religieuses, dans le cadre des travaux pratiques en littérature française, lui avaient même confié le rôle de Madelon dans \u201cLes précieuses ridicules\u201d présentées au Gésu.Inscrite au Conservatoire LaSalle, puis aux cours de Jeanne Maubourg, elle débutera à CKAC dans les radiothéâtres d\u2019Henri Letondal, recrutée en même temps qu\u2019Estelle Mau-fette (la première Donalda).En participant l\u2019été aux revues de M.Letondal.elle passera une audition pour Charles Goulet qui l\u2019amènera à Lionel Daunais et aux Variétés lyriques.\u201cLe point de départ de 20 ans d\u2019o- HORAIRE LE DEFI 13h35 17H30 - 21h20 LA BIPASSE 15h25- 19h20 mm: \u201cLaBidasse OUFONTBKXl CHAHS! 7/ni LE DEFI Version Française de ( THE ROAD WARRIOR ) Un film de GEORGE MILLER MEL GIBSON BRUCE SPENCE VIRGINIA HE Y » f LES GUERRIERS DE LA ROUTE ARRIVENT.FRONTENAC 1 TÆS CINEMAS ODEON V Jamais un film n\u2019aura suscité autant d\u2019émotions et d\u2019admiration! Journal ae Montréal\t|| q peur.il est complètement sen il est à 3millions donné lumières de chez lui.un ni M DE STEVEN SPIELBERG the Extra terrestrial Un film absolument sensationnel .à ne manquer sous aucun prétexte.(FRANCE SOIR) \"Il provoque I émotion et vient chercher notre tendresse nos rires, notre colère et nos lormes \"Un chef d'oeuvre Je vous conseille d\u2019aller le voir et j\u2019insiste beoucoup, parce que si vous n'y aller pas.c'est vous que vous allez priver\" VERSION ORIGINALE ANGLAISE) AU DAUPHIN PSI SI NT A T ION IN Il I r I IS MINIUMS PNOOUIIS PNN ONOINNtl UnV.N > < K*ÿyTl*t K POUR TOUS \"J'avoue que j'ai ri pendant le film, et qu'à d\u2019autres moments j'avais la larme à l'oeil.\" DussouB SSP Rsné Hormef-Roy Bon Dimonche RENE MAlO prstènip ?o Film LES CASCADEURS DE LA MORT DANIEL AUTEUIL GUY MARCHAND \u2022 gapanma.\u2022 F*rtv:«\t« \u2022.>jo*I Naît \u2022 zato HORAIRE 12h30 - HMO \u2022 16h50 \u2022 I9T> -21MS\t^ LE DAUPHIN XI FONT r I0UI CMMfSt 5H »7»S GAGNEZ UN VOYAGE D UNE SEMAINE, POUR 7 PERSONNES.AU MOTEL REACH ARBOUR DE MIAMI BEACH I\tCJ (VoyagtdunxatoirdtSOOS)\t____/\t\\ S_____.Reglements du concours et 9\t**\t/ Al'V' rF\" coupons de participation dis- Oui MC: 6*7 55 50\tsWt \u2018 râbles tors de votre wsrteau llvlS; \\ là cinéma HORAIRE: SOUS-DOUES: 14h35 - 18h05 - 21h30 CASCADEURS DE LA MORT: 12h50 - 16h25 - 19h55 FRONTENAC 7 DU FONT r lOUi CNMHT SEM 2e SEM POUR TOUS r ^ NC Venez plonger dans une vague de rire.qui rafraîchira votre été! la nouvelle comedte de CLAUDE ZIDI § > I r PETER GÂBRÏÈF WÊLWlMtè Hunicipal des Congrès Place Québec LE MARDI, 26 OCTOBRE 1982.20H.LE JEUDI, 18 NOVEMBRE 1982, 20H LONDON\tLES GRANDS BALLETS CANADIENS / LE JEUDI, 2 DECEMBRE 1982, 20H.LE JEUDI, 24 FÉVRIER 1983, 20H\t/ LA COMPAGNIE I dANSe PARTOUT\t/ LE SAMEDI, 26 MARS 1983, 20H.LE SAMEDI, 23 AVRIL 1983, 20H\tI LOUIS FALCO DANCE COMPANY LES BALLETS-JAZZ\t/ \u2022 Sur place, les champions: Jean-Claude Killy Pierre Harvey e Films continuels e 22 défilés de mode AOmqjKX* $3 00 Les 1,2 et 3 octobre 1982 I Compétition de ski-roulettes Voyage de ski en Europe à gagner (billets: 1$) 50 exposants UNI P9O0UCUON Dt «CHAPO CANlIN à ASS PUSUClîl 8714214 par Louis-Guy Lemieux Se faire passer un Godard comme on dit se faire passer un sapin.Deux ans après \u201cSauve qui peut la vie\", cette farce ratée et sérieuse du septième art.Godard récidive avec \u201cPassion\u201d, un brouillon pénible de film sur un scénario plein de ratures sinon inexistant.Après s\u2019être fermé la boite à images durant dix ans, dépassé qu\u2019il était par les idées généreuses de mai 1968 et ses conséquences, Godard tente un retour (d\u2019âge?) en oubliant que le cinéma godardien qui fut intéressant en son temps est devenu stérile, dépassé complètement.Godard n\u2019est plus un dieu, tout au plus un gourou fatigué et dérisoire.\u201cPassion\u201d confirme ce que \"Sauve qui peut.\u201d laissait déjà entrevoir: Godard est devenu le cinéaste impuissant de l\u2019impuissance.Qu\u2019est-ce que c\u2019est \u201cPassion\u201d?C\u2019est ça, c\u2019est un cinéaste désabusé, dénaturé, impuissant justement, qui est incapable de terminer son film par sécheresse intellectuelle, par sécheresse du coeur aussi.Et avec son producteur délégué, avec ses techniciens, ses acteurs, actrices, il geint, bougonne, philosophe platement et, bien sûr.accuse les producteurs américains, italiens et français (les riches) d\u2019être responsables de son manque d\u2019imagination, de ses rancoeurs de cave, de ses errements idéologiques, de son incapacité crasse.Et cela sans le moindre humour, la moindre fantaisie.Je vous raconte Godard faisant son film.Ou plutôt le défaisant.Nous savons tous que la Pologne et Solidarité sont à la mode.Une mode d\u2019ailleurs récupérée par les riches et les snobs de tout un milieu artistique.Et par ceux qui veulent le devenir.Alors mon Godard a engagé pour des rôles pnneipaux Hanna Schygulla, la jeune journaliste de \u201cL\u2019homme de marbre\u201d et de \u201cL\u2019homme de fer\u201d de Wajda et Jerzy Radziwilowicz, Birkut, le héros des deux mêmes films.Et il laisse entendre habilement que \u201cBirkut\", l\u2019homme de fer, le fils de l\u2019homme de marbre, ce serait Godard soi-même.Wow les moteurs de la caméra! Le star Jean-Luc Et Godard, avec ses lècheux de pellicule des cahiers du cinéma veut nous faire accroire qu\u2019il est le champion du film sans histoire, de l\u2019anti-cinéma, de l\u2019anti-star system.Mais il y en a une vedette, c\u2019est ti-Jean-Luc.Mais il y a une histoire, c\u2019est celle du bonhomme Godard.Le hic, c\u2019est que l\u2019histoire personnelle du cinéaste Godard ne m\u2019intéresse pas quand c\u2019est lui qui la raconte.Parce qu\u2019il serait incapable d\u2019en raconter une d\u2019histoire.Tous ses films en témoignent Des bonnes idées, il n\u2019en a jamais manqué.Il y a là 20 idées de base qui pourraient faire autant de bons films.Godard est incapable d\u2019en faire un seul film le moindrement consistant, autre chose qu\u2019un brouillamini cinématographique.Aucune fraîcheur dans ce film, un humour bêta quand il s\u2019y essaie, une caméra qui ne sait plus où donner du zoom, une idéologie mâchée et remâchée.Ajoutons à cela une incapacité totale à torcher ses images, des dialogues qui donnent envie d\u2019aller se laver le prépuce, des \u201cmots d\u2019auteur\u201d non pas abscons mais cons tout court.Du cinéma faux de A jusqu\u2019à G.J\u2019aime beaucoup les magiciens.Je déteste les faussaires.J\u2019oublais de dire que Michel Piccoli sur l\u2019ordre de Godard, tousse durant tout le film et qu\u2019Isabelle Huppert.elle, bégaie du début à la fin.Les go-dardiens de naissance y verront probablement un symbole dans le genre \u201csignifiant-signifié\u201d.Moi, je trouve ça insignifiant et insupportable.tréê VUi as Paolo NOËL Godart l\u2019homo-cinématographicus Godard, cinéaste impuissant de Québec, Le Soleil, tamed! 2 octobre 1982 SS» immwm SOIR S wwtS \u2022 * \u2022 du 12 au 16 OCTOBRE GRAND THÉÂTRE DE QUEBEC SALLE LDUIS-FRECHETTE TEL 643 8131 à 20h00 Des (rais de service de $Ü 75 par billet sont perçus par le Grand T héâtrc de Québec dans chaque marché d'alimentation PROVIGO et de $0 50 au* guichçts du Grand Theatre Prix des billets S7.50, S10, *13, *15 musique Vigneault, sur la scène de l\u2019Arlequin provoque, en même temps que le sourire, des réflexions.On ne peut qu\u2019être envoûté.Manon Guilbent.LE JOURNAL DE MONTREAL .il déploie cette année une énergie aussi chaleureuse que professionnelle.99 Nathalie P&trowski LE DEVOIR Montréal?Jean-Paul Jeannotte, le directeur artistique de TOM, a misé sur Olivia Stapp, une Américaine dont le nom commence à briller sur les affiches de plusieurs maisons d\u2019opéra, et non des moindres.Il lui offrait ainsi la possibilité de se mesurer pour la première fois au fort personnage de la Grande prêtresse gauloise.En parcourant le répertoire de ce soprano, il était à craindre pour l\u2019état d\u2019une voix dont la possesseur \u2014 j\u2019ose à peine l\u2019écrire tant le jeu de mots parait facile! \u2014 \"s\u2019tappe\u201d des emplois aussi suicidaires que \u201cElektra\u201d de Strauss et Abigaile de \u201cNabucco\u201d de Verdi, que Minnie de \u201cLa Fancuiella del West\u201d de Puccini et Lady Macbeth de Verdi.Même Callas n\u2019a pas osé s\u2019aventurer jusque-là.Une voix en santé Et bien, cette voix, sans se révéler d'une beauté constante et égale sur tout le registre (le grave est peu appuyé et les aigus parfois stridents), a paru en bonne santé.Madame Stapp se donne la tâche plus facile en éliminant quelques notes suraiguës ici et là; même si elle chante, comme la plupart de ses collègues Sutherland exceptée, le rôle transposé un ton plus bas que l\u2019original.Pas trop rassurée au début par le lourd défi à relever, Olivia Stapp a commencé la soirée d\u2019une manière quelque peu hésitante.Son premier acte, où se situe le grand air \u201cCasta Diva\u201d, souffrait d\u2019un manque de legato avec des phrases coupées mal à-propos; ce qui ne correspond pas trop bien au style particulier du bel canto.Puis, le métier aidant et la confiance se raffermissant, le soprano a injecté à son rôle plus de consistance et de fini vocaux, même si l\u2019intonation en souffrait par moments.Calquée très (trop) visiblement sur celle de Callas, sa conception de la Grand prêtresse n\u2019en manque pas moins d\u201d\u2019urgence\" et se complaît, par endroits, dans l\u2019attitude d\u2019une chanteuse plus soucieuse s\u2019exhiber sur scène ses allures et sa coiffure de diva que de s'identifier pleinement au personnage.L\u2019Adalgisa de Gabrille Lavigne montre plus de fidélité au texte, tout en conférant au rôle sa véritable dimension.Et ce même si le costumier et le metteur en scène semblent avoir oublié qu\u2019Adalgisa est une jeune fille amoureuse et la rivale de Norma, non pas sa suivante.Vocalement le mezzo de Ga-brielle Lavigne a perdu de son lustre et de son velouté, en gagnant toutefois en projection.Musicalement, on retrouve l\u2019interprète intègre, plus soucieuse de servir la partition que de briller.Un inconnu, le ténor américain Edgar Stivan, au timbre bien italianisant, incarne un très convenable Pollione, ce rôle si ingrat.Don Garrand impose sa basse très sonore et sa présence à Oroveso, tandis que Marie-Danielle Parent et Claude-Robin Pelletier s\u2019acquittent adroitement de leurs emplois secondaires.Et la ligne mélodique.?Alfredo Silipigni.chef sans en- Combien de fois faut-il parler d\u2019amour Combien de temps faut-il rester le même Gilles Vigneault ft Vigneault revient plus fort que jamais.un rendez-vous que je vous suggère humblement de ne pas manquer.Pierre Beaulieu, LA PRESSE par Marc Samson \u201cNORMA\u201d de Bellini présenté par l\u2019Opéra de MontréaL Avec Olivia Stapp (Norma), Gabrielle Lavigne (AdalgLsa), Edgar Stivan (Pollione), Don Garrard (Oroveso), Marie-Danielle Parent (Clotilde) et Claude-Robin Pelletier (Flavio); le choeur de l\u2019Opéra de Montréal et l\u2019Orchestre symphonique de MontréaL Direction musicale: Alfredo Silipigni; mise en scène: Olivier Reichenbach; scénographie et éclairages: Claude Girard.Première mardi à la salle Wilfrid-Pelletier de ta Place des Arts; autres représentations les 4, 9, 13, I6 et 19 octobre.S\u2019écartant du répertoire de routine pour s\u2019engager vis-à-vis des ouvrages prenant moins souvent l'affiche, l\u2019Opéra de Montréal inaugurait, mardi, sa troisième saison avec \"Norma\u201d de Bellini; oeuvre qui n\u2019avait pas été montée dans la métropole depuis plusieurs décennies.Après la douloureuse \"Norma\u201d du Canadian Opera Company, où Joan Sutherland n\u2019a paru que l\u2019ombre de l\u2019illustre chanteuse qu\u2019elle a été, et celle encore plus affligeante du Metropolitan où Renata Scotto réussit le rarissime \"exploit\u201d de se faire siffler par le public new-yorkais, après donc ces tristes prestations du chef-d\u2019oeuvre de Bellini, on pouvait légitimement craindre pour le sort que lui réserverait l\u2019Opéra de Montréal.Surtout qu\u2019autrefois si redouté, le rôle de Norma tente aujourd'hui toutes les sopranos s'estimant capables (sont-elles si nombreuses?) de vaincre les énormes difficultés de la partition.Qui donc allait s\u2019y aventurer à vergure et imagination, laisse porter la partition et ne s'attache qu\u2019à son squelette, sans s'ingénier à la nourrir de poésie et de pulsation dramatique.Il dirige \u201cNorma\u201d recto tôno, se refusant à tout rubato, à tout contour de la ligne mélodique, alors que cette musique a tellement besoin de cette flexibilité pour s\u2019épanouir.Sage, sans éclat, amorphe par endroits, la mise en scène d\u2019Olivier Reichenbach se limite plus à \u201cillustrer\u201d un mélodrame lyrique qu\u2019à faire s\u2019affronter des personnages de tragédie.Sauf pour les escaliers à la Svoboda (que l\u2019on a copiés si souvent depuis ses \u201cVêpres siciliennes\u201d), j\u2019ai aimé les décors \u2018\u2018sculpturaux\u2019\u2019 de Claude Girard.Ils stylisent les lieux de l\u2019action sans dénaturer l\u2019esprit de l\u2019oeuvre.Par contre, les costumes sont d\u2019une uniforme laideur.Même si le grand souffle du bel canto ne la traverse pas toujours, la \"Norma\u201d de l\u2019Opéra de Montréal demeure une production intéressante, de bon niveau, que le public aurait tort de bouder.photo André Lecoi Olivia Stapp et Edgar Stivan, deux des principaux protagonistes de \u201cNorma\u201d à l'Opéra de Montréal.FRANÇOISE CHARTRAND PRÉSENTE Collaboration Un show unique, une soirée inoubliable de chansons, de monologues et d\u2019extraits de Madame Marguerite GRAND THÉÂTRE DE QUEBEC SALLE LOUIS-FRECHETTE.TEL 643 8131 Lu Btusm.\u2019tu' O\u2019Ki'rfc est vce o© SO 7b per ^ sWsocutum mordit* des Arts.I tHérl sont perçus pet le Grand Théâtre de QuéPec dans chaque mer ch£ d ahmematon P«C-VtGO et de $0 60 aux guichets du Grand Theatre L« SM»» Mit 0\u2019KEEFE ^'rasi tnatif» LAISSEZ-VOUS EMPORTER 26 octobre 20h LONDON CONTEMPORARY DANCE \u2022 THEATRE S S- |n » ntt s hors»*©* i*n ^\tdu Camnl des én» du Canada et le \u2022UlTtSH COUNCIL Teewsfxtvteur OMtai Al8 CANADA ^ GRAND THEATRE DE QUEBEC SALLE LOUIS PRECHE T TE TEL 643 8131 Os bais de senoce de 0 T SS per sont perçus per le Grand Théâtre de Quebec dans chaque marché d alimentation proviGO et de 0 60S au* guichet» du Grand Theatre \u201cNorma\u201d ou quand l\u2019Opéra de Montréal apprivoise le bel canto DU 16 OCTOBRE AU 6 NOVEMBRE Du mardi au vendredi et dimanche 20h30 Samedi 20h00 & 22h30 (relâche lundi) \u2014AVEC\u2014 GHISLAIN TREMBLAY SYLVIE LÉONARD JEAN-PIERRE BERGERON Musique : JEAN-MARIE BENOIT Texte\tJean-Pierre Bergeron Ghyslam Tremblay Décor\tLouis-Aimé Chenette Costumes François Laplante Production Paul Dupont-Hebert q Specdici Inc *//A //A y.)/y//r )
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