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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1982-10-23, Collections de BAnQ.

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[" U DOSSIERS ?taw'#;CLOL N0\u2019 35 000*,gagne, A ; Québec, Le Soleil, samedi 23 octobre 1982; La tension monte entre les négociateurs du gouvernement (à gauche sur la photo) et ceux du Front commun (à droite).Pendant qu\u2019à la table centrale les négociations venaient à peine de s'amorcer, le gouvernement a fait monter la pression d\u2019un cran en lançant dans les journaux une offensive publicitaire pour convaincre les employés du secteur public et parapublic d\u2019étaler davantage les coupures de salaire prévues par la loi 70.Pierre Pelchat explique pourquoi cette loi, conçue à l\u2019origine pour \u201cfaire peur\u201d aux syndiqués, n\u2019a pas eu l\u2019effet escompté fer VA « SN*; -*¦ »*\u2022 ¦H * v K - 7 CL etl I ëfg o u y.e n né m en t ^6w\\.P» >\u2022 7*\t< m&Èk.§**£\u2022¦* lÈÊÊ/ÊÈ- £ ¦mm m m m w:.WV> m m m m * m «-«.4?\u2022 m ! + tournéi.mâ mm Le gouvernement québécois semble réaliser de plus en plus que la loi 70, qui prévoit des baisses de salaires de 19.45 pour 100 en janvier pour les 300.000 employés du secteur public et parapublic, est une arme à deux tranchants./ pierre pelchat L\u2019attitude adoptée au cours des derniers jours par le président du Conseil du trésor, M.Yves Bérubé, et par le premier ministre René Lévesque, qui a lui-même approuvé les annonces publicitaires sur la possibilité d\u2019étaler les coupures de salaires sur cinq mois au lieu de trois, laisse croire que la tension a monté d\u2019un cran dans le clan gouvernemental.On voit venir avec appréhension l\u2019échéance apocalyptique de janvier où l\u2019on devra réduire les salaires faute d\u2019entente à la table des négociations.Un tel geste pourrait avoir des conséquences politiques extrêmement néfastes sur l\u2019avenir du gouvernement péquiste.En plus de semer les germes d\u2019une crise sociale profonde au Québec, les milliers d\u2019employés du secteur public et parapublic deviendraient un électorat difficile à courtiser pour le Parti québécois.En outre, en dépit des déclarations contraires du ministre des Finances.M.Jacques Parizeau, les coupures de salaires et la diminution des dépenses de consommation qui s\u2019en suivraient pourraient avoir un impact catastrophique sur l\u2019économie de plusieurs régions déjà écrasées par la crise économique.Et, ce qui n'est pas de nature à relancer l\u2019économie, plusieurs employés de l\u2019Etat ont tendance à épargner davantage en prévision des jours sombres de l\u2019hiver qui vient.A la crise de confiance causée par l\u2019effondrement économique s\u2019ajoute pour ceux-ci la peur de perdre des revenus.Pendant ce temps, le chômage augmente.Selon le coordonnateur gouvernemental des négociations dans le secteur public et parapublic, M.Lucien Bouchard, la récente publicité sur les coupures de salaires est une façon comme une autre de rajouter de la pression sur les négociateurs syndicaux.\u201cIl faut que le gouvernement prenne des mesures pour qu\u2019une tension normale s\u2019exerce dans le dossiers pour que les gens perçoivent les impératifs de la négociation\u201d, a expliqué cette semaine M.Bouchard que l\u2019on pourrait qualifier de spécialiste dans la façon de faire monter la tension sur la partie adverse en négociation.Pression insuffisante En fait, les négociateurs gouvernementaux ont réalisé tardivement que la loi 70 adoptée en juin dernier, après une commission parlementaire chargée d'émotion, n'a pas créé la tension recherchée sur les syndiqués pour qu\u2019à leur tour, ils puissent faire pression sur leurs représentants syndicaux et éviter le pire.On serait porté à croire que les employés du secteur public et parapublic n\u2019ont pas été informés adéquatement des conséquences de cette loi et des réductions de salaires pour une période de trois mois en 1983.Il n\u2019en est rien.La plupart des syndiqués ont soit reçu les bulletins d\u2019information ou été convoqués à des réunions d\u2019information sur le sujet Cependant, force est de constater que plusieurs employés n'ont pas cru à la menace de coupures de salaires dans les semaines qui ont suivi l'adoption de la loi 70.ou encore ont eu l\u2019impression qu'une entente allait survenir dans le courant de l'automne.D\u2019autres diront ironiquement que certains employés se sont fiés au préjugé favorable aux travailleurs du gouvernement Lévesque.Quoi qu'il en soit, comme le dit la publicité gouvernementale, le temps presse.A la fin d\u2019octobre, les négociations à la table centrale entre le front commun et les représentants patronaux ne viennent que de dé- buter alors que les deux parties n\u2019ont pas modifié leurs positions respectives d\u2019un iota.Elles se disent toutefois prêtes à négocier rapidement.On pourra juger de leur bonne foi dans les prochaines semaines.\u201cOn arrive aux portes de l\u2019hiver.On n\u2019a pas grand temps pour négocier une affaire extrêmement difficile à négocier.Il faut donc s\u2019assurer d\u2019un minimum de temps pour le faire et si le gouvernement laissait passer les semaines sans bouger en attendant que quelque chose de miraculeux survienne dans le dossier, ce serait irresponsable\", a ajouté M.Bouchard au sortir du deuxième face à face à la table de négociation avec le front commun.A retardement De toute évidence, la loi 70 avec ses coupures de salaires sera le principal catalyseur de la négociation dans les prochaines semaines, avec les menaces pesant sur la sécurité d\u2019emploi de plusieurs employés.Il s\u2019agit toutefois d\u2019un catalyseur à retardement car plusieurs employés et membres du gouvernement ne font que commencer à réaliser tout l\u2019impact de cette loi spéciale et unique.Avec sa récente campagne publicitaire.le président du Conseil du trésor, M.Yves Bérubé.a tenté une nouvelle fois de rajouter de la pression sur les négociateurs syndicaux tout en insistant sur l\u2019objectif gouvernemental de protéger les bas salariés.la propagande gouvernementale passe difficilement la rampe.Le gel \u201cmodulé\u201d qui a été proposé en avril n'a pas été compris et accepté de la façon qu\u2019il a été présenté, bien que les objectifs de départ n\u2019aient pas été contestés fortement.En fait, personne n\u2019avait la même augmentation salariale, qui avait été réduite par une formule mathématique fort complexe que seul un ordinateur pouvait calculer.Et comme le gouvernement ne semble pas avoir compris que les employés ne s\u2019y retrouvaient pas avec le gel \"modulé\u201d, il propose maintenant un étalement \u201cmodulé\" des coupures, toujours pour ménager le plus possible les bas salariés; or cette proposition est aussi incompréhensible que la proposition d\u2019avriL A certains égards, la proposition d\u2019avril avait d\u2019autres ratés.Ainsi, le professionnel dont le salaire annuel était de $37,088 recevait une augmentation de $649 selon la demande de réouverture d\u2019avril pendant que son collègue qui gagnait $1 de plus par année se voyait imposer un gel de son salaire.Incroyable mais vrai.Ces chiffres sont tirés du bulletin d\u2019information \u201cle temps presse\u201d, qui a été distribué par le gouvernement avec les derniers chèques de paye des fonctionnaires pour vanter les mérites du gel \u201cmodulé\u201d et rappeler que l\u2019on pouvait encore négocier des coupures de salaires moins fortes.Du côté syndical Pendant ce temps, les porte-parole des trois centrales syndicales CEQ, CSN et FTQ affichent une attitude calme et prudente comme si on s\u2019était dit que le gouvernement s\u2019est lui-même passé la corde autour du cou et que ça commence à la serrer.Le coordonnateur des négociations pour la CSN.M.Jean-François Munn, a rappelé cette semaine que les trois centrales qui forment le front commun n\u2019avaient pas offert un non catégorique à la demande de réouverture en avril et avaient proposé de débuter plus tôt la négociation.Or, le gouvernement avait répondu par trois lois, dont l\u2019une réduisait les salaires en janvier, une autre diminuait les avantages des régimes de retraite et une troisième rendait très difficile le droit de grève, a expliqué M.Munn.également un fin renard pour jouer avec la tension.Depuis le printemps dernier, les centrales syndicales ont eu une attitude patiente face au gouvernement.La situation pourrait changer dans les prochaines semaines avec la possibilité dans un premier temps d\u2019un débrayage illégal de 24 heures dans les hôpitaux et les centres d\u2019accueil, et la menace d\u2019une grève générale illimitée si une en- tente n\u2019est pas conclue d\u2019ici là.Par contre, ce moyen de pression ultime pourrait être également une arme à deux tranchants pour les syndicats si on devait y recourir.Le gouvernement pourrait se sentir justifié d\u2019intervenir unilatéralement dans la mesure où il peut être assuré que de telles mesures seront respectées.Garderies Dans tout ce jeu de tension et de pression continuelles qu\u2019est une négociation.on peut s\u2019attendre à ce que le gouvernement essaie de profiter des tiraillements qui pointent à l\u2019intérieur du front commun afin d\u2019affaiblir la force du cartel intersyndical.Sur cet aspect, l'inclusion des travailleurs des garderies comme priorité de négociation, au risque de rompre les pourparlers à la table centrale, pourrait susciter de nouvelles frictions entre les trois partenaires du front commun.La principale fédération de la CSN, la Fédération des affaires sociales, veut en faire une priorité alors que la FTQ se dit prête à inclure les travailleurs des garderies comme sujet à la table centrale dans la mesure où ça ne retarde pas les négociations.Or, le gouvernement ne veut rien savoir d\u2019élargir le front commun à d'autres groupes d\u2019employés en ce moment.Toutefois, le protocole d\u2019entente de la table centrale permet que l\u2019on négocie les conditions de travail de nouveaux groupes après entente entre les deux parties.Cet \u201caccord\" sera très difficile à obtenir si on retient les déclarations du porte-parole gouvernemental pour qui \u201cle front commun est assez gros comme ça et qu'on n\u2019a pas à en ajouter pour le moment, surtout pas les garderies\u201d.Bien que des principes importants soient en jeu, cette négociation revêt un caractère théâtral inévitable et qui peut prendre des proportions dramatiques.Il est à espérer que ce théâtre ne vire pas en vaudeville. Québec, Le Soleil, eemedl 23 octobre 1982 ü dossiers Les conférences au sommet du gouvernement Lévesque Shows politiques pour club de riches Professeur eu département de relations industrielles de l'université Lavai, M.\tque ces exercices de concertation ont été récupérés par le gouvernement Jean Sexton a été associé de près à la préparation des Sommets éco-\tLévesque à des fins purement politiques, dans le cadre de ses négociations nomiques de Pointe-au-Plc et de Montebello.Aujourd'hui, M.Sexton estime\tavec les travailleurs du secteur public.J.-Jacques Samson I a rencontré.Jean SEXTON Le Soletl.René St-Pierre Le gouvernement du Québec se prépare à réunir encore une fois le \u201cClub des riches\u201d dans des négociations nationales qui ne serviront qu\u2019à influencer la conclusion des négociations dans le secteur public, à la fin novembre.C\u2019est ce qu\u2019a soutenu cette semaine, au cours d\u2019une entrevue au SOLEIL, le professeur Jean Sexton, du département des relations industrielles de l'université Laval, à Québec.M.Sexton a été associé aux travaux préparatoires des Sommets de Pointe-au-Pic et de Montebello, en 1977 et 1979.Au début de 1982, il a pris ses distances avec les initiateurs de ces rencontres tnpartites.Il considère maintenant ces rencontres comme des \u201cshows politiques\u201d et reproche aux participants leur comportement corporatiste.L\u2019influence des groupes organisés, tant du côté patronal que syndical, dépassa de beaucoup au Québec leur degré de représentativité, souligne d\u2019abord le professeur Sexton.De 30 à 35 pour 100 des travailleurs sont syndiqués; cette proportion descend à environ 18 pour 100 dans le secteur privé.En termes pratiques, demande-t-il.qui.dans les sommets, parle des chômeurs, des non-organisés et des assistés sociaux?C\u2019est la négociation des riches, des mieux nantis, de ceux qui jouissent d\u2019une organisation; et pour être amené à participer à une organisation, patronale ou ouvrière, il faut y voir des avantages.Les participants aux prochaines négociations nationales y seront donc attirés, soutient-il, par la promotion de leurs intérêts.\u201cSi les syndicats embarquent là-dedans, ils font de la putasserie.es- time le professeur Sexton.Donatien Corriveau, de la CSN, parle maintenant de négociations nationales parce que cette centrale est en perte de vitesse.La CSN rêve depuis toujours d\u2019être la CSDT de l\u2019Europe.Regarde, l\u2019histoire de la CSN c\u2019est toujours la CSDT, cinq ans en retard.\u201d La CSN a toujours eu une importance politique très reliée aux hommes qui l\u2019ont dirigée et elle n\u2019est plus la puissance politique qu\u2019elle fut sous Jean Marchand et Marcel Pepin.\u201cAlors, elle voit la négociation nationale comme une façon de récupérer sur la place publique cette image de puissance politique dont elle s\u2019ennuie énormément.Quand arrivent des négociations nationales, cela donne du Kojak; l'impression du pouvoir qui est souvent plus dangereuse que le pouvoir lui-même\u201d.La CEQ n\u2019ira pas.Elle prépare la guerre.Le gouvernement se fiche d\u2019ailleurs de sa présence ou de son absence.Et la FTQ?Parce qu\u2019il y trouve son intérêt politique.Louis Laberge sera à la table, cela ne fait aucun doute.Il est devenu l\u2019incarnation de la concertation gouvernement-syndicats.Pour M.Sexton, il s\u2019agit d\u2019une union aussi fragile que la porcelaine.\u201cSupposons un instant que Louis Laberge et Fernand Daoust meurent.C\u2019est fini la concertation.C\u2019est sur le plan personnel, c\u2019est sur un personnage qu\u2019on joue\u201d.M.Sexton est très critique face à l'action de la FTQ avec le gouvernement Lévesque.La FTQ n\u2019est pas un organisme de négociations mais de représentation.Les véritables décideurs sont à la tête de l\u2019Union des métallurgistes, de l\u2019Union des travailleurs de l\u2019automobile, l\u2019Union des employés de commerce et ces gens ne se trouvent pas aux tables de concertation où Louis Laberge parle en leur nom.L\u2019universitaire apporte les mêmes réserves sur la représentativité de M.Ghislain Dufour, le porte-parole attitré du patronat depuis plusieurs années.Le Québec repose sur la petite et moyenne entreprise où le proprio règle ses affaires avec son syndicat local, pour le meilleur et pour le pire.Les vrais décideurs, tant de la grande entreprise que de la petite, ne sont pas physiquement présents à ces exercices de concertation.Les modèles Le professeur Sexton n'y va pas par quatre chemins: \u201cDes négociations nationales au Québec?Ce n\u2019est pas faisable!\u201d lance-t-il catégoriquement.\u201cL\u2019on vit en Amérique du Nord: nous avons des habitudes de négociations.des structures de négociations qui ont été essentiellement montées, calquées de la loi Wagner de 1935 aux Etats-Unis: la décentralisation, l\u2019absence d\u2019action politique des syndicats comparativement à l\u2019Europe et le monopole de la représentation.Ce sont les caractéristiques de base ici: on fait les choses \u201cshop\u201d par \u201cshop\u201d, l\u2019employeur s\u2019organise avec son syndicat, tire au poignet et c\u2019est la guerre économique à mort.\u201d Les relations patronales-ou-vrières sont essentiellement conflictuelles et le règlement se fait au niveau de la \u201cshop\u201d, enchaîne-t-il.En Europe, un travailleur s\u2019affilie à un syndicat pour des raisons de travail et des raisons politiques.En plus, nous n\u2019avons qu\u2019un taux de 20 pour 100 de syndicalisation dans le secteur privé.C\u2019est dans ce contexte-là qu\u2019on parle de négociations nationales?Une imposture, conclut M.Sexton.Retour au duplessisme Pour M.Sexton, le gouvernement du Québec ne cherche depuis le début de 1982 qu\u2019à influencer par des sommets le déroulement des négociations dans le secteur public.Il a amorcé cette stratégie avec le Sommet de Québec en avril.\u201cC\u2019est un exercice de publicité fait uniquement pour influencer le secteur public.Pour essayer de vendre mieux sa salade.C\u2019est partie de la négociation.\u201d M.Sexton sursaute surtout quand des politiciens, têtes dirigeantes du Parti québécois, servent l\u2019exemple de l\u2019Autriche qui traverse avec moins de difficultés la crise économique.\"Le modèle de l\u2019Autriche?C\u2019est mourant! Quand on le regarde comme il faut, c\u2019est très corporatiste.C\u2019est d\u2019un corporatisme plus qu\u2019à la Salazar.\u201d Pour M.Sexton, le gouvernement Lévesque tente de s\u2019assurer la complicité des groupes les mieux organisés de la société par un troc autour d\u2019une table où il les réunit Actuellement, par exemple, un projet de réforme du Code du travail est entre les mains des principaux partenaires.Une brique de 327 articles que chacun aura en tête lorsqu\u2019il négociera sa participation au sommet.Les syndicats sont forcés, dans le contexte, de jouer le jeu des tergiversations pour sauver les meubles auprès des militants: est-ce qu\u2019on y va ou non?De l\u2019autre côté, leur besoin de prestige politique les force à y être.\u201cCe gouvemement-là est réellement corporatiste, au vrai sens du terme, soutient M.Sexton, et cela fait un pieu vieillot en 1982.On est revenu à cela.C\u2019est pire que le duplessisme.On essaie toujours d\u2019associer les autres à nos \"mauvaises actions\u201d.Cela tombe bien, on peut s\u2019allier le leader syndical le plus connu de la population.jette M.Sexton, et Louis Laberge n\u2019a pas de pouvoirs véritables sur sa structure en plus de représenter le plus petit groupe de salariés du secteur public.Pointe-au-Pic et Montebello n\u2019ont pourtant rien donné aux travailleurs, retient M.Sexton, sinon des babioles.Le gouvernement voulait-il intervenir dans certains secteurs?Pas besoin d\u2019un gros spectacle politique pour cela, tranche-t-il.C\u2019est le rôle de la Direction générale de la main-d\u2019œuvre de s\u2019ingénier à inventer des programmes.Cela se faisait dans le passé, comme les gouvernants avaient des relations avec les dirigeants patronaux et syndicaux, sans exploiter politiquement par une habile utilisation du vocabulaire de la concertation, chacun de ces dialogues transportés sur la place publique.\u201cLà où il y a de l\u2019homme, il y a de l\u2019hommerie\u201d, glisse M.Sexton.Ce qui m\u2019étonne, c\u2019est que René Lévesque ait embarqué là-dedans.\u201d \u201cSi une reprise de l\u2019économie survient par hasard, les politiciens nous diront: regardez, ça a marché!\u201d La réforme parlementaire Dernier chapitre d\u2019une vieille histoire Ce n\u2019est fias d'hier Que les gouvernements qui se sont succédé à Québec nourrissent des projets de réforme de ia vie parlementaire, afin principalement de revaloriser le rôle du député.Jusqu\u2019à maintenant, ces velléités sont toujours restées lettre morte.Réjean Lacombe, du bureau de l\u2019Assemblée nationale, analyse le projet de réforme présenté cette semaine par le leader parlementaire du gouvernement, M.Jean-François Bertrand.Depuis au moins 20 ans, il est question de réforme parlementaire à Québec.réjean lacombe Des comités spéciaux ont été créés ayant comme mission de jeter les bases de cette réforme.Des commissions parlementaires ont, par la suite, passé au crible les propositions de ces experts.Elles ont donné naissance à des sous-commissions qui ont tourné en tous sens le dossier qui.immanquablement, allait dormir pour quelques années sur les tablettes.Certes, au fil des ans, les gouvernements Lesage, Johnson et Bou-rassa ont apporté certaines modifications à notre système parlementaire.Mais c\u2019est avec une prudence presque maladive que l\u2019on ouvrait timidement la porte à une amorce de réforme.Ces quelques bonbons donnés à des parlementaires qui s\u2019étaient fait une idée du rôle du député dans la société québécoise suffisaient à mettre, par la suite, la sourdine è cette réforme.Puis, le gouvernement changeait de main.Les nouveaux députés, insatisfaits de leur sort, enlevaient la poussière sur les vieux dossiers tout en y ajoutant leurs observations personnelles, et reprenaient de plus belle la croisade.L\u2019élection du gouvernement pé-quiste en 1976 et sa réélection en 1981 n\u2019ont pas fait disparaître du décor parlementaire les nombreuses récriminations des députés.Le premier ministre René Lévesque confiait donc à Denis Vaugeois la mission de rédiger un nouveau rapport sur la réforme parlementaire.Janvier 82: Denis Vaugeois remet son document Tout le monde Denis VAUGEOIS te Soleil.Joceue» Detch»net applaudit chaleureusement Mais ce nouveau dossier nsque à son tour de se retrouver sur les tablettes des objets perdus.Il aura fallu qu\u2019un groupe de députés, encore prêts à ferrailler, amène le gouvernement à faire son nid.Un accouchement L'accouchement n'aura donc pas été facile.Au cours des derniers jours, le leader du gouvernement, Jean-François Bertrand, rendait public le fruit des réflexions des parlementaires péquistes.Dans l\u2019ensemble, le projet est intéressant.Il vise, comme l\u2019avait suggéré le député Vaugeois, à rétablir une certaine forme d'équilibre entre le pouvoir législatif, c\u2019est-à-dire l\u2019Assemblée nationale, et le pouvoir exécutif, soit le Conseil des ministres.Sans pour autant tourner le dos à ce projet de réforme, les libéraux ont fait la moue.Le prétexte était de taille: ils n\u2019avaient pas été consultés au cours de la préparation du projet.Pourtant, le rapport Vaugeois reposait dans le décor parlementaire depuis neuf mois.Sans compter les échanges de lettres entre le député Vaugeois et les dirigeants du PLQ.Mais quoi qu'il en soit, les libéraux n\u2019entendent pas freiner ce projet de réforme et il semble maintenant qu\u2019il soit bien enclenché.C\u2019est déjà un point d'acquis.Un triptyque Mais cette réforme tient, en fait, dans une sorte de triptyque où l\u2019on retrouve d'abord le projet de loi 90 qui avait été présenté en juin dernier, le projet de réforme parlementaire que le ministre Bertrand a rendu public mardi et Finalement le projet de réforme du plan de pension et du salaire des députés.Ces trois pièces du puzzle sont presque indissociables.A l\u2019exception des modifications qui seront apportées au plan de pension et au salaire des parlementaires, le projet de loi 90 et le projet de réforme parlementaire rejoignent essentiellement l\u2019esprit du document Vaugeois qui a pour objectif un meilleur équilibre des institutions parlementaires.Certes, le projet n\u2019est pas parfait.Il peut être bonifié.Le ministre Bertrand a fort heureusement indiqué que les propositions gouvernementales n\u2019étaient pas coulées dans le ciment On songe, entre autres, avec quelle timidité le projet gouvernemental aborde la question du rôle et du nombre des adjoints parlementaires.A ce chapitre, le projet de loi 90 précise que \u201cle gouvernement peut nommer, parmi les députés, un ou plusieurs adjoints parlementaires à un ministre pour l\u2019assister dans l\u2019exercice de ses fonctions\u201d.La mission qu'on lui confie se résume à pieu de chose.\u201cL\u2019adjoint parlementaire, dit le projet de loi, peut notamment agir au nom du ministre lors de la présentation ou de l'étude d\u2019un projet de loi et répondre aux questions adressées au ministre ou en prendre avis en son nom\".Le rapport Vaugeois recommandait que l'adjoint parlementaire soit \"principalement\u201d concerné par l\u2019étude des projets de loi et surtout par \"la préparation\" de la législation déléguée et son évaluation par l\u2019Assemblée nationale.Il en est de même de la préparation et de l\u2019organisation des travaux parlementaires.Le document Vaugeois était fort précis à ce chapitre.Il préconisait la création d\u2019une conférence des présidents qui regrouperait, outre le président de l\u2019Assemblée nationale et les vice-présidents, les présidents des commissions parlementaires de même que les présidents des groupes parlementaires et les leaders de chaque parti reconnu.La réforme proposée est plutôt silencieuse à ce chapitre.Les gros sous.Si ces différents aspects de la réforme parlementaire sont susceptibles de passer inaperçus aux yeux de plus d\u2019une personne, il n\u2019en reste pas moins que le projet de réforme du plan de pension et du salaire des députés retiendra davantage l'attention parce qu\u2019il y est question de gros sous.Evidemment, en cette période de crise, les députés ont voulu, à contrecœur sans aucun doute, se donner en exemple.L\u2019austénté dans laquelle ils se sont enfermés nsque toutefois de jouer de vilains tours.Que les députés québécois se targuent d\u2019être moins bien payés que leurs collègues fédéraux, cette méthode peut, sans l\u2019ombre d\u2019un doute, leur faire une belle jambe auprès de l'opinion publique.Mais il est permis de se demander si dans les faits, cette réforme n\u2019a pas hypothéqué gravement l\u2019arrivée en politique de personnes qualifiées.Certes, le moment n\u2019est pas propice à toutes formes de modification à la hausse du système de rémunération des députés.Mais il est permis de se demander si un jour ou l\u2019autre, les députés ne seront pas tentés de se lancer dans une certaine forme de rattrapage au niveau du salaire.Déjà, on parle de la possibilité pour le gouvernement de présenter une proposition qui.par exemple, fixerait l\u2019augmentation de salaire du député au pourcentage d\u2019augmentation du salaire industriel moyen au Québec.Quoi qu'il en soit, la réforme parlementaire québécoise semble bien enclenchée.Il est maintenant à espérer que les députés, tant libéraux que péquistes, abordent la phase finale du projet comme des parlementaires soucieux d\u2019améliorer leur sort et non pas comme des politiciens.4 Québec, Le Soleil, samedi 23 octobre 1982 dossiers___ L\u2019intervention du secteur privé dans les services de santé Des vertus qui restent à démontrer Paul Lamarche, diplômé en sociologie et en administration hospitalière, termine une thèse de doctorat en méthodes d\u2019organisation de la santé; il vient de quitter le ministère des Affaires sociales après cinq années comme di> recteur des politiques de santé.Il prendra en janvier la route de Copenhague, au Danemark, où il occupera à peu près les mêmes fonctions pour le compte de l'Organisation mondiale de la santé, secteur Europe.Dans une entrevue, au SOLEIL, il fait part des orientations nouvelles que devront nécessairement prendre les services de santé, dont une plus grande distance vis-à-vis le modèle médico-hospitalier actuel.Les contextes de cnse économique et de contraintes budgétaires remettent inévitablement en cause des choix de société.Il en est ainsi, à l\u2019heure actuelle, au Canada comme dans la plupart des pays industrialisés.roger bellefeuille Dans ces circonstances où les citoyens sont appelés à se serrer la ceinture, les services de santé, volet important des politiques sociales d\u2019un pays, peuvent devenir une cible privilégiée.Les gouvernements peuvent être tentés de refiler une partie de la facture aux consommateurs de soins, atin d\u2019alléger le fardeau des dépenses publiques.Or, pour Paul Lamarche, ci-de-vant directeur des politiques de santé au ministère des Affaires sociales, il existe un postulat tenace et résurgent, à savoir qu\u2019il en coûte moins cher à une collectivité de faire porter le gros du poids financier par l\u2019initiative privée plutôt que par l\u2019Etat.A son avis, toutefois, la preuve reste encore à établir.Et le meilleur exemple qui fait brèche dans ce postulat vient des Etats-Unis, là où le gros de la population doit se tourner vers l\u2019assurance privée pour se prémunir contre le risque de maladie.Pourtant, c\u2019est un des pays où l\u2019accroissement de la facture globale des soins et des services de santé a connu une hausse fulgurante au cours des récentes années.En terme de pourcentage du produit national brut, c\u2019est-à-dire la valeur des biens et services d\u2019une économie nationale, la part des dépenses de santé frise aujourd'hui 10 pour 100 Des distinctions Paul Lamarche, diplômé en sociologie et en administration hospitalière.fait partie de la famille des technocrates.Et comme tel, il a le loisir d\u2019analyser, de soupeser, d\u2019évaluer, de comparer.Froidement.Scientifiquement.Ce qui le démarque du politicien qui, lui, doit tenir compte d'une ligne partisane et qui, sans mentir nécessairement, peut être porté à maquiller la vérité pour garder les vents dans les voiles.Ainsi, ni le Canada ni le Québec ne dépensent follement pour les services de santé publics.Bien au contraire.Parmi une quinzaine de pays industrialisés, dont la Suède, les Pays-Bas.l\u2019Allemagne de l\u2019Ouest, le Canada vient au dernier rang sur ce plan.Et c\u2019est le seul où le pourcentage, en termes de produit national brut, a diminué au cours des récentes années.Par ailleurs, l\u2019on entend souvent dire que les coûts de la santé au Québec sont élevés, qu\u2019il faut dégraisser, couper, sabrer.L\u2019on prend souvent comme point de comparaison la province de l\u2019Ontario.Pour le technocrate Paul Lamarche, c\u2019est une comparaison qui porte souvent à faux, parce que boiteuse et inexacte, si l\u2019on n\u2019y met les formes.Le parallèle à cet égard, précise-t-il, n\u2019a du sens que si l\u2019on prend bien soin de distinguer entre deux notions fondamentales: les dépenses gouvernementales et les dépenses totales.C\u2019est-à-dire d\u2019une part, ce qu\u2019il en coûte à l\u2019ensemble de la population pour se faire traiter et, d\u2019autre part, la part de ces dépenses assumée par le Trésor public.Il est vrai de dire que le gouvernement du Québec dépense plus que celui de l\u2019Ontario au chapitre des soins de santé.Pour la simple raison que l\u2019apport gouvernemental québécois est plus généreux que chez nos voisins ontariens.Ces derniers portent une plus grande part du fardeau, ont moins de soins et de services gratuits, doivent par exemple payer une prime d'assurance-ma-ladie, en plus de la charge fiscale.Le tableau suivant (chiffres de 1978) est explicite en regard de ces deux notions.Québec Ontario Canada Dépenses globales per capita $651\t$725\t$690 Dépenses gouverne mentales per capita $610\t$526\t$562 Traduites en pourcentage, les quotes-parts respectives du Québec sont donc de 94 et de 72 pour 100.Vu sous cet angle, le gouvernement ontarien investit donc beaucoup moins que celui du Québec.Toutefois, il se dépense .globalement plus d\u2019argent chez nos voisins ontariens dans les soins et les services de santé.Une différence de près de $75 per capita, par année.Un calcul rapide: la masse globale des dépenses de santé au Québec devrait être augmentée de $450 millions par année environ pour atteindre celle de l\u2019Ontario.Un dilemme Pour ce faire, le Québec, d'expliquer M.Lamarche, ne pourra guère.dans la conjoncture actuelle, alourdir son budget.Et s'il veut, d\u2019autre part, diminuer sa participation, il devra nécessairement refiler une partie de la note au consommateur.Il pourrait ainsi appliquer des frais modérateurs sur certains services ou soustraire de la \u201cgratuité\u201d certains soins et services, comme il vient de le faire en réduisant la liste des médicaments gratuits et en coupant dans le remboursement des frais hospitaliers à l'étranger.Le danger d\u2019une telle politique de transfert est évident: les citoyens les moins nantis, les plus vulnérables économiquement peuvent être frappés plus que d'autres par de telles mesures.Le principe de l\u2019accessibilité universelle pour tous est ainsi miné Théoricien des systèmes de distribution de soins.M.Lamarche, croit, dur comme fer.qu'un changement de cap s'impose.* K Ai.«a***.¦ ' SPPS; Lt Soleil.Jean voilier» Paul Lamarche: il se dépense plus d'argent en Ontario pour les soins de la santé qu'au Québec m W-rW*$t «M» ,t %* A par Roger Bellefeuille Le système actuel de distribution de soins axé sur le modèle traditionnel médico-hospitalier doit éventuellement laisser une place beaucoup plus importante à d\u2019autres formes d\u2019intervention.Sinon, prévoit Paul Lamarche, l\u2019escalade des coûts se poursuivra sans que la qualité de vie des gens s\u2019améliore pour autant En dépit des milliards investis dans les programmes de santé depuis I960, ici comme ailleurs, période marquée par l\u2019avènement de l\u2019assurance-hospitalisation et de l\u2019assurance-ma-ladie, l\u2019espérance de vie des hommes et des femmes ne s\u2019est accrue que d\u2019à 4>eine deux années.Les progrès les plus marquants sur ce plan ont été réalisés entre 1930 et 1960.Le système semble donc à bout de souffle.Puisant encore une fois dans des études statistiques.Paul Lamarche constate, par exemple, que le système actuel permet tout simplement à un citoyen atteint d\u2019une maladie grave d\u2019\u201cacheter du temps\u201d.Des études dégagent en effet une corrélation très nette entre les diagnostics d\u2019admission à l\u2019hôpital et les causes de décès.Le parallèle est frappant en ce qui regarde les cancers du poumon, les maladies du système cardio-vasculaire, des voies respiratoires, de la cirrhose du foie, des traumatismes résultant d\u2019accidents de la route \u201cQue se passe-t-il donc, demande Paul Lamarche, entre le moment de l\u2019admission et celui du décès?\u201d Une série d\u2019interventions coûteuses et longues (jour tout au plus permettre au patient d\u2019étirer quelque peu son temps de vie.A première vue, souligne-t-il, le système médico-hospitalier n\u2019apparaît donc guère efficace.Mais ce système, dans l\u2019état actuel des choses, est davantage axé sur le curatif.Un diagnostic de technocrate, diront sans aucun doute les docteurs et les facultés de médecine.Un exemple parmi d\u2019autres.Le ministère des Affaires sociales est sensible aux ravages de l\u2019alcool de son coût économique et social.Il tente sans succès depuis plusieurs années de mettre en place une politique d\u2019éducation et de prévention.D\u2019une part, le gouvernement québécois subventionne des organismes qui viennent en aide à des alcooliques et d\u2019autre part le même gouvernement incite la Société des alcools à mousser ses ventes! Des besoins nouveaux se font jour, constate ce futur technocrate de l\u2019Organisation mondial de la santé (OMS).Des besoins qui commencent de plus en plus à trouver leur expression dans des modalités différentes d\u2019intervention, en parallèle des réseaux traditionnels, d\u2019une façon volontaire, en déboursant de sa poche en sus des contributions personnelles ou fiscales aux programmes publics.Ce sont des médecines douces, des groupes de croissance, diverses thérapies plus ou moins ésotériques.En Europe, précise M.Lamarche, ce marché parallèle de la santé représente déjà environ 25 pour 100 des dépenses totales.Les voies sont déjà tracées, soutient ce fonctionnaire qui se défend bien d\u2019être utopique.Les pressions viendront elles-mêmes des masses à la lumière de nouveaux choix de société, davantage axés sur une meilleure qualité de vie, le souci d\u2019un environnement plus sain, et une prise de conscience plus marquée de la nécessité de modifier les priorités budgétaires.La politique de subventions de l\u2019OMS va déjà dans ce sens.Priorité d\u2019ici l\u2019an 2000 aux soins et aux services de première ligne, bé-mol sur les méga-structures hospitalières en faveur de multiplication de points de services collés aux besoins et au vécu de petites communautés.Une formule qui s'apparente drôlement à celle des CLSC d\u2019ici, du moins au plan des principes, de conclure Paul tamarche.Un déséquilibre Pas question, il va de soi, de raser les hôpitaux et de recycler les chirurgiens et autres spécialistes en \u201cpa-ra-médics\u201d.Si l\u2019on exclut le budget de l\u2019as-surance-maladie.le Québec consacre environ trois milliards de dollars par année aux services de santé.Mais il y a un hic.A peine $100 millions sont consacrés à des programmes de prévention.Dans une période de dégraissage et de coupes claires dans les budgets, il est évident que les énergies portent davantage sur les contraintes que sur les recherches actives d\u2019orientations nouvelles.D\u2019autant plus que des pha ses transitoires s'imposent Il est vrai, par exemple, que plus de 30 pour 100 des personnes hébergées dans les centres d'accueil et les hôpitaux de soins prolongés ne devraient tout simplement pas y être Il est illusoire cependant de penser pouvoir les en sortir demain et leur offrir d'autres ressources mieux adaptées à leurs conditions.L'infrastructure des ressources alternatives de maintien à domicile, d\u2019hôpital d\u2019un jour, d'auxiliaires familiales, etc., est encore trop sommaire.Par contre, de soutenir Paul Lamarche, si l\u2019on tient compte du vieillissement de la population, du taux croissant du suicide, surtout chez les jeunes, de l'occupation de plus en plus massive de lits d'hôpitaux pour des problèmes de santé mentale, il est clair que le système actuel ne pourra tenir le coup, à moins d\u2019investir encore davantage dans le curatif.La marmite risque de sauter.D\u2019où la nécessité de mieux équilibrer la distribution des sommes d'argent entre des programmes de prévention, de traitement et de réadaptation Plus de cohérence D\u2019où aussi la nécessité, à l\u2019intérieur d'un même gouvernement, d\u2019éviter de poursuivre des objectifs qui se contredisent et annulent à toutes fins utiles les effets de l'un et de l\u2019autre.Les gouvernements font des campagnes en vue de sensibiliser les citoyens aux ravages de l'alcool.Ou même souffle, ils moussent les ventes de produits alcooliques Un système qui semble à bout de souffle l^SSiV» *¦ B-4 Québec.Le Soleil, samedi 23 octobre 1982 ft* ** Subventions pour le développement de la recherche en foresterie Le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie, qui a siégé cette semaine à Québec, s\u2019apprête à verser à l\u2019université Laval d'importantes subventions pour le développement de la recherche en foresterie.Le président du conseil, G.M MacNabb.affirme, dans son rapport annuel, que les universités canadiennes ne font pas assez de recherche de haute qualité en foresterie notamment à cause d'un manque d\u2019efforts de groupe, de services limités, de manque de temps ou de manque d\u2019intérêt pour la recherche de la part de certains professeurs dans les écoles de foresterie.Le doyen de la faculté de foresterie à Laval, M.Yvan Hardy, a révélé que l\u2019université a proposé au conseil un vaste programme de recherches sur l'aménagement de la forêt feuillue de la vallée du Saint-Laurent dans lequel figurent les érablières.\t» Le conseil a décidé d\u2019accorder une priorité également aux recherches sur le Grand-Nord et sur la formation des jeunes chercheurs appelés à prendre la relève de ceux qui ont déjà un âge avancé.Nouvelle méthode de lutte contre le cancer SYDNEY.Australie (AP) \u2014 Un biochimiste australien pense avoir trouvé une nouvelle méthode de lutte efficace contre le cancer, grâce à l'emploi d'une lumière intense activant un produit qui détruit les cellules cancéreuses.Le Dr Robert Henderson, de l\u2019université de Melbourne, a expérimenté son traitement sur le rat et il a ex pliqué qu'il \"semble avoir un pourcentage élevé de succès\u201d sans entraîner d'effets secondaires Le chercheur a utilisé jusqu\u2019ici pour ses recherches une lampe de 500 watts.Mais il compte employer dans les prochaines semaines un laser qui lui permettra d'atteindre n\u2019importe quel point du corps ou peut-être insérée une aiguille creuse.La technique consistant à mettre en oeuvre un laser et un produit s\u2019attaquant aux cellules.l\u2019hématoporphyrine.est déjà expérimentée un peu partout dans le monde.Mais le Dr Henderson fait ressortir que ce produit rend la peau du patient si sensible que la seule lumière du soleil devient insupportable au bout de quelques semaines et que beaucoup sont contraints d\u2019abandonner le traitement Pour sa part, le chercheur australien utilise un produit dérivé, la porphvrine \u201dC\u201d.qui existe dans toutes les cellules vivantes en combinaison avec du fer et des protéines.Les essais réalisés à l\u2019université de Melbourne auraient montré que ce produit n\u2019en-traine aucun effet secondaire sur l'animal.même à des doses élevées.SCIENCE Notre calendrier peut encore être amélioré par Mlchal*Quy HUOT * (collaboration spéciale) Le 400e anniversaire du calendrier grégorien, le 15 octobre 1982, m\u2019incite à proposer quelques réflexions sur l\u2019évolution qui a conduit à cette importante réforme et à suggérer des voies pour l\u2019avenir, car la bulle papale du 24 février 1582 n\u2019a pas tout prévu.Bien de l\u2019encre et du sang ont coulé depuis ces lointaines périodes préchrétiennes jusqu\u2019à cette nuit du 4 au.15 octobre 1582 (au cours de laquelle, justement, mourut la grande Thérèse d\u2019A VI LA).Numa Au Ville siècle avant Jésus-Christ, le calendrier ne comptait officiellement que 10 mois (de mars à décembre), ce qui explique pourquoi l\u2019on retrouve les nombres sept, huit, neuf et dix (en latin) dans les 4 derniers mois de l\u2019année.On rajoutait 2 autres mois, en hiver, pour se rapprocher de la valeur de l\u2019année solaire.Vers -700, le roi de Rome.Numa.ajouta officiellement au calendrier les mois de janvier et de février et modifia le nombre de jours des 10 autres mois, de façon à obtenir une année de 355 jours.Pour la compléter, les pontifes (ou grands-prêtres) romains ajoutaient, à intervalles plus ou moins irréguliers, un mois additionnel de 22 ou 23 jours, en plein mois de février (entre le 24 et le 25.plus précisément)! On obtenait une année qui, à la longue, se rapprochait de l\u2019année tropique mais qui variait selon l'humeur politique des pontifes (qui pouvaient trouver avantageux de raccourcir ou d\u2019allonger une année, à une période donnée.).Jules César, aidé de l\u2019astronome égyptien Sosigène, mit de l\u2019ordre dans ce système.En -46, il décréta que l'année aurait 365 jours et donna aux mois le nombre de jours qu\u2019on leur connaît encore aujourd\u2019hui II fixa officiellement le début de l\u2019année au 1er janvier (bien que l\u2019on continuât encore longtemps à le faire commencer en mars).Enfin, il ordonna l\u2019addition d\u2019un jour supplémentaire, à tous les 4 ans.Pour ne pas rompre la tradition, il le plaça entre le 24 et le 25 février.Or comme le 24 février s\u2019appelait en latin le \u201csextus dies ante Kalendas Martii\u201d, c\u2019est-à-dire le 6e jour avant le 1er jour de mars, le jour additionnel devint le \"bis sextus dies\u201d ou 6e jour bis.C\u2019est de là que dérivent les mots bissextile et bissexte (nom du 29e jour de février).Auguste Malheureusement, la réforme julienne fut mal administrée par les pontifes, à ses débuts.On plaça des années bissextiles à tous les.3 ans! En l\u2019an -8, l\u2019empereur Auguste corrigea cette situation en supprimant les bissextes pendant quelques années En l\u2019an 8 après Jésus-Christ, le cours habituel des années bissextiles à tous les 4 ans reprit On avait récompensé Jules César en renommant Julius (juillet) le mois qui s'appelait antérieurement Quin-tilis.On fit de même pour Auguste: le mois de Sextilis devint Augustus (août).Grégoire L\u2019année julienne moyenne (365.25 j.) était cependant trop longue par rapport à l'année tropique (365,2422 j.) L\u2019écart s'additionna avec les siècles Le début du printemps passa du 25 mars (époque de César) au 21 mars (IVe siècle après Jésus-Christ).En 325, l\u2019Eglise avait fixé la date de Pâques en fonction justement de celle de l\u2019équinoxe du printemps.Aussi, avec le temps.Pâques se mit à avancer à son tour.En 1582, le début du printemps en était rendu au.11 mars! La réforme de Grégoire XIII eut le ménte de remettre l\u2019équinoxe à sa date de 325 (ce qui explique la suppression des 10 jours d\u2019octobre 1582) et de réduire considérablement l\u2019écart entre l\u2019année moyenne et l\u2019année tropique.A cette fin, le pape décréta que les bissextes des années séculaires non divisibles exactement par 400 (comme 1700.1800.1900) seraient supprimés.Sur 400 ans, l\u2019année grégorienne atteint ainsi 365,2425 jours, ce qui n'est pas si mal.et l\u2019avenir Il est possible de faire mieux.Je propose donc (ô sacrilège!) un amendement à la bulle papale.En supprimant 6 jours par cycle de 20,000 ans, l\u2019année moyenne atteindrait exactement 365,2422 jours' Il suffit pour cela de décréter non bissextiles les années millénaires divisibles cxat-tement par 4000 ou répondant à la formule 10,000 (2n 1), telles que 4000.8000.10,000, 12,000.16,000 et 20,000 D\u2019autres améliorations pourraient être apportées à cet outil qu\u2019est le calendrier.En effet, la séquence des semaines et des mois dans l\u2019année pourrait être régularisée par l'établissement du calendrier perpétuel, par exemple D'aucuns y pensent depuis des siècles Mais cela, c\u2019est une autre histoire.* M.Michel-Guy Huot est professeur au cégep de Umoilou.QUE FAISIEZ-VOUS DAMS LA NUIT DU 4 AU 15 OCTOBRE UNE VÉRITABLE ENCYCLOPEDIE ANNUELLE almanach moderne 1983 Pour tout apprendre et tout connaître.LE CALENDRIER L UNIVERS LES HUMAINS LES ANIMAUX LA SCIENCE L ALIMENTATION EN VENTE MAINTENANT 3,95» i LES VOYAGES LES SPORTS LES SPECTACLES LA PSYCHOLOGIE LA CONSOMMATION Postez a: ALMANACH MODERNE 5701 Christophe-Colomb Montréal, Qué.H2S 2E9 Je désire recevoir.exemplaire(s) de I ALMANACH MODERNE 1983 au prix de 3,95$ chacun Ci-inclus la somme de $ NOM ADRESSE VILLE.PROV CODE.896 PAGES :.v- tysmirfr ©a9®æa nu r\\r toi LE BE0CENTER 7000 de Bang & Olufsen C'est toute la différence entre posséder simplement un système de son et faire une place importante à la musique dans votre vie Ne croyez-vous pas qu'il est temps de vous offrir un Boecenter 7000 de Bang & Olufsen?AIWA - McINTOSH - KOSS - QUAD - CASTLE ACOUSTICS ORACLE - TANDBERG - THRESHOLD - BOSTON ACOUSTICS MITSUBISHI - BANG & OLUFSEN THORENS - INFINITY GRAND CHOIX DI DiSOuES A GRAVURE PlRf CTI AU SERVICE DES MELOMANES QUEBECOIS depuis me 652, St-lgnace, Québec \u2022 529-6664 d sup-1582) écart êe tro-ta que ulaires ir 400 ?raient gré-jours.ux.Je amen-sup-20.000 indrait suffit xtiles exat-à la 4000.000 rraient est le ce des année l\u2019é-Détuel, nt de-t une 1\tfl.«\u2014i.i.i.h» w LES SUPERMARCHÉS NOUS NOUS RESERVONS LE DROIT DC LIMITER US QUANTITES! SPECIAUX EN VIGUEUR JUSQU'AU SAMEDI 30 OCTOBRE 1982.US PHOTOS M UOVMT QU'A IMJlTlfltl Ut MA*QUf DC COMMUN* DCS ««OOUITS ANMOMCCS CT U Tf ITS fWtVAUT IM TOUTtS A OCCASIONS f^iioned.'M ?/ MAtT ruÏÏliPfcgS n r*t nul s'il est t objet dun« interdit trots d une rc-stnt iron ou d une fax» V.«leur au t ompunt 1/100de IC PtHiR RI MBOt RsfMENT EAlTfs PARVENIR Cf BON A HERBERT A NX NÎTN LIMI TE D Pt ?92.Toronto.Ontario MNW INI Inscrivez au numéro 99 sur le hurdert au de débit\t(XS s ai i> limi rtn YOGOURT\tGMEAUX\tm MQJ °De/is/e, VochonV* C > **, , # .y, 2/66° V., Np brasse ou ferme, * l £ toutes saveurs, (M, format 175 g -i* «te* F (Prix habituel 66c et 71 c l unité) 6 mm Format familial de (Prix habituel 1,89S) (Nous nous réservons le droit de limiter les quantités) (offre valable du 23 au 31 octobre 1982) #\u2022«\tn«\u2022«* vous offre tout l\u2019assortiment de produits d\u2019épicerie de base dont vous avez besoin quotidiennement et ce, à des prix très concurrentiels; mais #\u2022« 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Lalonde, de retirer complètement un projet de taxation fédérale qui, selon elles, augmentera les prix à la consommation mettant aussi en péril le programme fédéral de restriction.Ils ont demandé à M.Lalonde de reporter à une date indéfinie cette proposition qui doit entrer en vigueur le 1er janvier.R.-C.décrocherait un contrat d\u2019expert-conseil pour l\u2019Algérie OTTAWA (D'après PC) \u2014 Le ministre des Communications.M.Francis Fox, estime qu\u2019ii faudra que le Cabinet fédéral adopte un arrêté-en-conseil pour permettre à la société Radio-Canada d\u2019agir comme expert-conseil pour la première phase du projet de modernisation du réseau de télédiffusion algérien De retour d'une tournée qui l\u2019a mené en Algérie, puis en France, la semaine dernière, le ministre a déclaré, hier, à la presse que Radio-Canada (Montréal) était en fort bonne posture pour décrocher le contrat, qu'on évalue à quelque $200 millions.M.Fox a dit croire qu\u2019il ne fait aucun doute que le conseil des ministres autorisera par arrété-en-conseil Radio-Canada à chapeauter le projet à la tête d\u2019un consortium de firmes d\u2019ingénierie canadiennes.I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I EXAMEN DE LA VUE\t\\ VERRES DE CONTACT LUNETTES Pour mieux vous servir, les Dr Lucie Charette, o.d\u201e et Francine Boilard.o.d., annoncent l'ouverture d'un nouveau bureau a Charlesbourg.situe à la clinique medicale AVANT-GARDE (edifice de l'ancienne Caisse d'Entraide economique de Chauveau).3 endroits: CHARLESBOURG\t CLINIQUE D OPTOMETRIE AVANT-GARDE\t 6 780, 1ère Avenue suit* 180\t Chartesfrourg G1H 2W8\t622-0696 QUEBEC\t4 070.Saint Joseph est (coin Saint-Roch) Ouvert samedi matte\t529-9642 LAUZON\t Cllmqu* medical* 2 rue Merci».\t833-0986 \u201cIl faudrait être dingue pour refuser ça\", a-t-il dit.Toutefois, a-t-il ajouté, il n\u2019a jamais été question de charger Radio-Canada d\u2019être le maitre-d\u2019oeuvre de l\u2019exécution du projet d\u2019ensemble, qu'on évalue à quelque $1.5 milliard.Le ministre faisait référence à de récentes informations qui alléguaient une divergence d\u2019o-pinion quant au rôle de Radio-Canada entre les fonctionnaires du ministère des Communications et le Conseil privé.Le ministre Fox a indiqué que Radio-Canada devait présenter une offre de services à la Radiotélévision algérienne au début de décembre.AVIS DE RECHERCHE DE LOCATION Avis est donne que nous sommes a la recherche de maisons (2) en location dans le territoire situé entre Lauzon et Charny sur la rive sud, pouvant servir de foyer de groupe pour jeunes de 6 à 12 ans Occupation prévue 01 décembre 1982 La maison devra répondre aux critères suivants.\u2014\tEtre à proximité du transport \u2014\tCapacité d'hébergement de neuf (9) jeunes avec installations afférentes dont un minimum de deux toilettes; \u2014\tchauffage et électricité compris dans le coût du loyer.Toute personne ou organisme intéresse a faire des propositions devra le faire avant 15 heures le 12 novembre 82.Il est entendu que le Centre d Accueil ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni toute autre proposition Veuillez adresser vos propositions avec nom, adresse, numéro de telephone et coût mensuel a; Foyer de Groupe Centre d\u2019Accueil Mont St-Aubert Inc.9080, bout du Jardin Charlesbourg G1G4B3 as HtTTomRS m APRES CHAQUE PAIEMENT DE FACTURE DE NETTOYAGE, CHOISISSEZ UNE ENVELOPPE SURPRISE.CHEZ OETTY- 3RITE C'EST LF UN EN PLUS oo oo O 00.0 ô NETTOYEURS m Betty Bnite SERVICE 24 HEURES NETTOYAGE À SEC \u2022 LAVAGE DE CHEMISES SERVICE DE REPARATION DES VÊTEMENTS QUE VOUS FAITES NETTOYER Centre d achat Place Ste-Foy.Sainte-Foy Les Galeries Charlesbourg Charlesbourg Centre d achat Bourg-Royal.Charlesbourg 590.Cambronne Beaupod Centre d achat Place Val-Beiair.Val-Beiair ?50 St-Louis.Loretleville 244 Cremane Ouest Carrefour Jean-Talon.Orsamville Carrefour Rochette.Ste-Thérèse de Lisieux Carrefour du Plateau.1050.Larue Villeneuve Prix offerts Billets Tno de Loto Quebec coupons rabais valeur de SI., $2 et S3 .coupon 25*» tui lavage de chemises et enveloppes surprise .Les reglements de cette promotion sont disponibles eu siège-social de Nettoyeur Charlesbourg Inc 590, Cambronne.Beauport Comptoir fourrures et netloyage a sec 230 Marie-de-l incarnation Quebec Le tarif postal passera à $0.32 le 15 février OTTAWA (D\u2019après PC) \u2014 Le tarif postal de base au pays passera de $0 30 à $0.32 dès le 15 février, a fait savoir, hier.Postes Canada, soutenant que cette augmentation\tde- meurait conforme au programme de restriction à six et cinq pour 100 décrété par le fédéral La hausse, qui représente une augmentation de 6.67 pour 100, a été entérinée par le comité du cabinet qui agit comme chien de garde du programme du six et cinq pour 100 et les citoyens désireux de faire connaître leur désapprobation ont jusqu'au 7 décembre pour écrire au ministre André Ouellet.Avec cette nouvelle hausse, le prix d\u2019un timbre aura presque doublé en 14 mois, passant de $0.17 cents en décembre 1981 à $0.32 en février 1983.Tout récemment encore, le président de la société.M.Michael Warren, rappelait que le programme fédéral constituait un frein aux majorations\tim- portantes dont aurait eu besoin l\u2019organisme pour combler son déficit qui atteint les $620 millions.Le fait de repousser la hausse en février plutôt qu\u2019en janvier tel qu'il avait été prévu fait que la société de la couronne se conforme à la règle fédérale, explique-t-on à Postes Canada, ajoutant qu\u2019une augmentation stricte de six pour 100 aurait signifié une haus- se inappliquable de 1.8 cent.\u201cL\u2019ensemble du cabinet n\u2019a pas encore approuvé la hausse mais on ne s\u2019attend pas à un fort courant d'opposition, c\u2019est fort raisonnable, compte tenu de l\u2019inflation\u201d, a fait valoir hier un porte-parole de l\u2019organisme.Toutefois, a-t-il ajouté.l'augmentation des tarifs ne diminuera pas la pression que doit exercer la société pour réduire l'expansion de ses dépenses.La majoration avait déjà été prise en considération lors de l'élaboration du dernier budget de l\u2019organisme dont il res- sortait que Postes Canada devait encore sabrer pour $45 millions dans ses dépenses avant le printemps prochain.Par ailleurs, des augmentations de six pour 100 sont prévues pour la plupart des autre- services de la société qui entreront en viguer dès le 15 janvier.-sondage gallup- Les Canadiens disent qu\u2019ils ont moins d\u2019argent de poche Plus de sept Canadiens sur dix (72 pour 100) rapportent qu'après avoir payé tout le nécessaire, ils ont moins d\u2019argent de poche aujourd\u2019hui qu\u2019il y a un an; 45 pour 100 diront qu'ils en ont beaucoup moins et 27 pour 100 un peu moins, comparativement à seulement 9 pour 100, estimant qu\u2019il leur en reste beaucoup ou un peu plus.Dans la tranche d'âge des moins de 30 ans, 66 pour 100 disent qu\u2019il leur en reste moins et 14 pour 100 plus.Chez les 30 ans et plus, environ trois Canadiens sur quatre se sentent coincés.Ce sondage, réalisé, en septembre, a pu atteindre 1,054 adultes âgés de 18 ans et plus, à leur domicile, dans tout le pays.Ce genre d'échantillonnage est suffisant pour donner la précision à 4 pour 100 près.19 fois sur 20.La question était celle-ci;\u201d Lorsque vous avez payé toutes les choses que vous devez, telles que le loyer, la nourriture, et ainsi de suite, diriez-vous que le montant qu\u2019il vous reste en poche est plus ou moins élevé qu'il y a un an, ou à peu près le même?\u2014 Si c'est plus ou moins, diriez-vous beaucoup ou un peu?\t\tSelon l\u2019âge 18 à 30 à 50 et\t\t Nationale 82 29 ans\t\t\t49\tplus Beaucoup plus\t2\t4\t2\t1 Un peu plus\t7\t10\t6\t4 Le même\t17\t15\t16\t19 Un peu moins\t27\t28\t29\t24 Beaucoup moins\t45\t38\t46\t50 Ne sait pas\t2 (x) moins d\u2019un demi pour 100\t\t4\tX\t2 Noter que les chiffres sont arrondis et que le total peut être plus ou moins 100.Notre prix courant SI 9.99 pour SP>i% i$SWj \\ Notre prix courant RABAIS DE 700 Hache à fendre .6 lb BNT Notre prix courant S27.99 pour -A Ramoneur de cheminée rectangulaire ou carré s'adapte sur fa plupart des grandeurs Notre prix courant $46.99 pour RABAIS DE 1200 Poêle à combustion lente >.F* modèle \"CHALEUR * approuvé par U.L.C.éligible a fa subvention Notre prix courant $429.99 pour RABAIS DE 100( Venez nous rencontrer au SALON DU BRICOLAGE ET DE LA DECORATION sur la rue d\u2019Estimauville, où monsieur CLAUDE OLIVIER vous conseillera sur le décapage.Apportez vos meubles.Thermostat à tuyau des plus sécuritaires Prix Payez et Apportez HEURES D OUVERTURE Lundi a mercredi 8h30 à 17h30 Jeudi a vendredi 8h30 à 21b00 Samedi 8h30à 17h00 VILLE VANIER\tCHARLESBOURG\tSAINT-R0MUALD 445.boul.Pierre-Bertrand 1200, 80e Rue est\t2, rue du Progrès 687-2960\t628-0450\t839-0621 ARMAGH Nos mentions de po« (ourjnt se rapportent Tonis-mviERES B-8 Québec.Le Soleil, samedi 23 octobre 1982 «1 La Maison Centre de psychologie ouvert à la spiritualité par Paul ROUX \"La pratique traditionnelle de la psychothérapie ne correspondait plus à ce que je voulais faire.Je trouvais ce cadre-là trop étouffant, trop axé sur la rentabilité\".Celui qui parle ainsi s'appelle Maurice Clermont, un psychologue qui oeuvre à Québec depuis une vingtaine d'années.Il y a deux ans, il décidait de fonder avec Danièle Mor-neau.un nouveau centre de psychologie, La Maison, qui se distinguerait par son originalité.Danièle Momeau avait joué un rôle important dans cette décision.Lors d'un long séjour d'études en Californie, elle s\u2019était rendue au ranch du docteur Brugh Joy, un médecin qui avait abandonné la pratique de sa profession pour explorer les énergies subtiles et les états d\u2019expansion de la conscience.Enthousiasmée.elle communique ses découvertes à son ami Maurice, avec qui elle était restée en contact.Leur vie.tant professionnelle que personnelle, allait en être bouleversée.L\u2019approche de Joy est \"holistique\", c\u2019est-à-dire qu\u2019on y tient compte de l'interrelation constante des plans physique, affectif, mental, spirituel et social.On y considère aussi que l\u2019individu est pleinement responsable de son propre cheminement.Dans ce contexte, le thérapeute est un guide, Le Soleil.Jocquet Oeschénci Une partie de l'équipe de La Maison.qui grandit avec son client II s\u2019agit donc plus d\u2019un processus de transformation que de guérison.Orientation personnelle pour chacun des membres Lors du séjour qu\u2019il fit à Québec, il y a deux ans, Brugh Joy encouragea chaque membre de La Maison à se trouver une orientation personnelle.Ce qu ils firent volontiers.\u2014 Maurice Clermont a mis au point un atelier de théâtre où la transformation personnelle a pour point d'appui le jeu, le plaisir et l'expression corporelle.Clermont travaille aussi depuis plusieurs années déjà avec des personnes atteintes de maladie en phase terminale.Enfin, il compte se consacrer de plus en plus à la formation holistique des travailleurs de la santé.\u2014 Jacques Sirois a pour sa part mis l'accent sur le travail corporel.Il anime deux ateliers.l'un en semaine, l\u2019autre en fin de semaine, où le corps sert de véhicule vers des formes de vie plus harmonieuses.\u2014 Louise Maranda s\u2019intéresse aussi beaucoup à la dimension corporelle et touche plus spécifiquement à la sexualité.\"Avant de laisser les gens s'envoler vers la spiritualité, no-te-t-elle.je m'assure qu\u2019ils aient de bonnes racines.\u201d \u2014 Danièle Momeau anime un atelier qu elle présente comme une exploration de l'univers féminin.Elle y fait une large place à la spiritualité et à l\u2019inconscient.Elle dirige aussi une session de fin de semaine, inspirée par l\u2019enseignement de Joy, où l'amour n\u2019est plus exploré comme sentiment mais comme état de conscience qui guide toute la vie.\u2014 Dominique Damant, qui, étant sur le point d'accoucher, n\u2019était pas là au moment de l'entrevue, a pour principaux secteurs d\u2019activité: la thérapie conjugale, l\u2019auto-santé des femmes, la grossesse et l\u2019accouchement.\u2014 Enfin, il y a l'administratrice Nicole Fortin que tous les membres de l\u2019équipe considèrent comme le coeur de La Maison et leur fontaine de créativité.VENTE FINALE RABAIS c Notre courant ST-ROMUALD seulement Oté: 22066 pif' J\t.\u2014T ' Prix payé et appporté T\t\t» an Hour** d'ouverture 1 MB\ttUl U 1 «Mk >*artM*v>in F «S ¦-*\t h- EUUkiUkiAMAfelffiiBB\t\t \u201cNous amenons les gens à trouver le sens profond de leur vie, à poursuivre un idéal\u201d, précise Danièle Momeau.Et Maunce Clermont ajoute: \"Nous les amenons à vivre leur vie plutôt qu'à la mourir.\u201d Une équipe A l\u2019origine, Danièle et Maunce devaient travailler seuls.Mais un couple de psychothérapeutes, Dominique Damant et Jacques Sirois, qui poursuivaient les mêmes objectifs, est venu se joindre à eux.La Maison était née.Depuis, Louise Maranda est arrivée à son tour.Si personne n\u2019exclut la venue de nouveaux collaborateurs, tous affirment que La Maison ne deviendra jamais un gros centre.Tous s\u2019entendent aussi pour affirmer que leur souci de renouveau n\u2019est p>as une négation de leur formation passée.\"Nous ne sommes pas des charlatans, affirme Clermont.Nous avons tous une formation poussée et la compétence des gens qui travailleront à La Maison sera toujours assurée.Notre nouvelle orientation n\u2019exlut pas.elle englobe tout ce que nous avons appris jusqu\u2019ici.\u201d La clientèle Après une légère baisse le printemps dernier, la fréquentation de La Maison a repris de plus belle.Cet automne toutes les sessions offertes ont trouvé leur clientèle.Quant à la thérapie individuelle, le centre reçoit plus de demandes qu'on peut en accepter.Maurice Clermont décrit cette clientèle comme étant diversifiée et comme appartenant à la classe moyenne.\"C\u2019est surtout le bouche à oreille, estime-t-il, qui attire les gens à La Maison.Ils ont entendu parler de la qualité du travaiL Ils s\u2019intéressent à l'atmosphère et à la philosophie de La maison.\u201d Danièle Momeau ajoute que c'est souvent un phénomène d\u2019attraction qui amène la clientèle.\"U y a des gens, dit-elle, qui se sentent isolés, qui cherchent intuitivement un support.Ils sont tout heureux de découvrir à La Maison des gens qui pensent comme eux et qui poursuivent un cheminement semblable au leur.\u201d A La Maison, on ne se considère pas en concurrence avec qui que ce soit.\u201cLes centres zen ou les centres de yoga, p>ar exemple, sont d\u2019autres maisons des enfants du Verseau, estime Clermont Nous ne sommes pas là pour voler leur clientèle.\u201d D\u2019ailleurs à La Maison, on collabore volontiers avec d\u2019autres personnes qui oeuvrent dans le champ de la spiritualité ou de la santé, y compris avec des médecins ouverts à l\u2019approche holistique et à la multidisciplinarité.Pas de plan de carrière Où s\u2019en va La Maison?La question fait sourire l'équipe.\"Nous vivons dans l'instant présent, note Danièle Momeau.Nous ne savons donc pas ce qui va arriver de La Maison dans quelques années.\u201d Jacques Sirois ajoute: \"Elle pourrait même disparaître.\u201d Louise Maranda prévoit un approfondissement des deux grands pôles de La Maison: l\u2019intériorisation et la créativité.Quant à Maurice Clermont, il n'exclut pas l\u2019arrivée de nouveaux visages qui donneraient un nouveau souffle au centre.Ce qui reste certain, c\u2019est que personne n\u2019a bâti un plan de carrière pour La Maison.Le gagna|V de la ,otfrIl| Stnorg^àord est 'MONSIEUR ?JULES LEBLANC St-A«8usti fétcmm m todMNTfc œ \"cmte- mottoMêoM fTÎ vTÜ Monsieur Leblanc a gagné une salle à manger IKEA complète, composée d\u2019une belle table Sorgarden avec chaises Kristina, couverts, coutelleries et verres IKEA pour 6 personnes.Tout ceci en plus d\u2019un dîner complet de type Smorgasbord suédois servi à domicile.Valeur approximative de 1 250 $./) ryt - V.jftf Félicitations! l\u2019impossible magasin d\u2019ameublement de Suede Piquer c\u2019est: Moi, Je ne vole pas que je ne veux pas ma réputation.que je ne veux surtout perdre ma liberté.que piquer c\u2019est payer tout le monde.m Kit il (Vloi, Je ne vole pas LE CONSEIL QUÉBÉCOIS DU COMMERCE DE DÉTAIL ir No* mmKoim \"noir* prti courant\" m rapporte* tidutnwiwnt jui prit dn m*9*MM TOUCHA TOU I Conception Graphique Michèle Jarry "]
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