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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1993-10-31, Collections de BAnQ.

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[" CAHIER C LE SOLEIL QUEBEC DIMANCHE.31 OCTOBRE 1993 Pet\u2018ts T*, .kM P ?Quand la Justice des Blancs s\u2019exerce dans le Grand Nord, juge, avocats et accusés voyagent dans le même avion La semaine folie du «cirque volant KUUJJUAQ \u2014 Lundi matin, 5 h 30, à l\u2019aéroport de Québec.Les premiers éléments de la cour itinérante, ou « cirque volant » comme l\u2019appellent les Inuit, prennent les airs en direction de Val-d'Or.Là, monteront à bord du F-27 gouvernemental, procureur delà Couronne, avocats de la défense, greffier, divers personnel et.les accusés.textes de RICHARD HERAULT LE SOLEIL Ces derniers assis a l\u2019avant de l'appareil et le juge Jean Dutil à l\u2019ar-riere, tout ce monde prend la direction de Kuujjuaq, la capitale du Nunavik, ou Grand Nord québécois.Durant le trajet, on discute un peu des dossiers a traiter la-bas.Un avo- l\u2019envoie en X l\u2019autre ment.-> ^^f^ètedoitpwcéder Æ^enlnenpou.;ouronne c\u2019est «cekijQp qui ment àmaP'ace_ cat de l'Aide jundique.Me Denis Harvey, en profite même pour s\u2019entretenir brièvement avec des clients inuit qu\u2019il a l\u2019occasion de rencontrer pour la première fois.Après le diner, on se rend au Spartiate palais de justice de Kuuj-luaq ou, tout l'après-midi, le juge Dutil entendra les causes de la chambre de la jeunesse.Comme Me Éric Lépine, un jeune criminaliste de Montréal, s'entretient avec I un de ses clients avant de se présenter en cour.Ce printemps, Me Lepine a obtenu l\u2019acquittement d'un autre client accusé d\u2019agression sexuelle lors du premier procès devant un jury entièrement autochtone.Z' A Quaqtaq, l'interprète de la cour itinérante, Harriett Keleutak, âgee de 22 ans, a reçu la visite de sa fillette Alexa qu elle confie à sa soeur durant ses heures de travail demande quggj.péter! Considéré comme un leader et comme un Innovateur dans son milieu, Charlie Arngaq, le maire de Kangiqsujuaq est surnommé « Ronald Reagan » par ses concitoyens.Capitaine de l\u2019équipe de hockey, entraîneur de r équipé de volleyball du village, il trône sur celui-ci à partir de son bureau situe au premier etage de l'aréna.Au rez-de-chaussée, sa soeur occupe le studio de la radio communautaire.pour le reste de la semaine, tout se déroule en anglais avec traduction en inuktitut, et vice-versa, par l'interprète Harriett Keleutak.Un travail de titan pour lequel elle a reçu une formation de pointe de.trois jours.Si on utilise l'anglais comme langue de travail, c\u2019est que les Inuit, dans une certaine proportion, la comprennent.Lorsque c\u2019est possible, d'ailleurs, on n'emploie que l'anglais, sans traduction en inuktitut.Et tant pis pour les Inuit de l\u2019assistance, qui n\u2019y comprennent pas un mot.En une occasion, par ailleurs, tous les intervenants se sont limités à leur propre langue, le français, puisque l'accusé était un Blanc francophone.Un arrêt est prévu pour le souper puis on retourne au palais de justice pour entreprendre les causes de la chambre criminelle.Bien que tout le monde soit levé depuis l\u2019aube, pas de répit.Il faut sieger jusqu'à 22 h sinon on ne pourra pas épuiser le rôle d'ici la fin de la semaine.A Kangiqsujuaq Le lendemain matin, 8 h, c\u2019est le depart pour Kangiqsujuaq, une petite localité de près de 400 habitants située à quelque 500 kilomètres au nord-ouest de Kuujjuaq.C\u2019est le grand luxe puisqu'on a de nouveau la possibilité de voyager avec le F-27 gouvernemental, a bord duquel le dejeuner est servi.Arrivée assez tôt, la cour peut entreprendre sa joumee dans le gymnase plutôt délabre de l\u2019école, le juge Dutil bien installe sous le panier de basketball.Autre privilege pour le diner : on a conclu une entente avec un entrepreneur en construction pour utiliser sa salle à manger, pour la modique somme de 20 $ le repas.C'est ensuite le retour à la « salle d'audience » ou le feu roulant des causes se poursuivra sans interruption jusqu\u2019à 20 h 30.Le passage du cirque volant semble représenter le gros spectacle au village.Les autorités de l\u2019ecole ont meme décrété la £*tenue d une joumee pedagogique afin d\u2019atténuer la perturbation des elèves par le va-et-vient constant.La population afflue et s\u2019entasse dans le gymnase, assise sur les « confortables » bancs de bois ou par terre, adossée le long des murs.Vers 20 h.c'est finalement le retour a Kuujjuaq mais, comble de malheur, une panne a bord de l\u2019avion fait en sorte que le souper sera consomme tiede.A Quaqtaq Le lendemain, nouveau depart, cette fois pour Quaqtaq, localité d'environ 250 habitants située à quelque 350 kilomètres, également au nord-ouest.La cour replonge alors dans ses habitudes puisqu\u2019elle voyage a bord d un Twin Otter de la compagnie Air Inuit.L\u2019habitacle dans lequel s\u2019entassent les membres du « cirque » a des allures douteuses, mais les pilotes de brousse connaissent leur metier, dit-on, pour mener a bon port le petit appareil ballotte par les grands vents de la toundra.Au tribunal, encore loge dans l\u2019école du village où jeunes enfants et criminels se côtoient, ce sera une journée relativement calme même si tous devront se priver de diner et patienter jusqu\u2019au souper.A 16 h 30, en effet, l\u2019avion d\u2019Air Inuit se pose de nouveau à l\u2019aéroport de Kuujjuaq.Mais la joumee n\u2019est pas pour autant terminée.La cour siégera encore toute la soirée.Il en ira de même le lendemain, le tribunal siégeant du matin jusqu\u2019en fin de soirée et ne s'interrompant que pour les repas.Vendredi matin, dernier sprint pour épuiser le rôle, ce qui sera chose faite vers 11 h 30.Apres le diner, le cirque volant rentre chez lui, qui à Val-d\u2019Or, qui à Quebec, en debut de soiree.?En incluant les longs déplacements en avion, les membres du cirque volant se sont tapé une semaine d\u2019au moins 60 heures.C\u2019est du délire, soutient Me Jacques Monette, le chef du service juridique à l\u2019administration régionale Kativik KUUJJUAQ, Nunavik\u2014 D\u2019aucuns croient que le rythme rie travail imposé à la cour itinérante dans le Grand Nord n\u2019a aucun sens, que c\u2019est de la folie furieuse.En incluant les longs déplacements en avion, les membres du cirque volant se sont tape une semaine d\u2019au moins 60 heures.C\u2019est du déliré, soutient Me Jacques Monette, le chef du service juridique a l'administration régionale Kativik Tous constatent la pénurie criante de ressources.tant financières qu\u2019humaines.« C\u2019est loin et les fonctionnaires s'en contrefichent, lance l\u2019agent de probation Richard Coleman, originaire de Québec.Jusqu'à ce que ça pete, ici! » Le juge Jean Dutil, de son côte, dit faire sa -i- I i\t____ pan et son possible en maintenant le tram d'enfer de la cour itinérante.En somme, c'est clair, cette cour est littéralement débordée.Et les choses ne vont pas en s'améliorant puisque la criminalité croît constamment.Les procureurs de la Couronne, par exemple, ne parviennent pas à joindre les deux bouts.Les trois substituts du procureur général, a Amos, vont dans le Grand Nord à tour de rôle, 14 fois par annee.Ils n\u2019ont pas le choix.Et ils ne reçoivent aucune compensation en retour Ui semaine dernière, c'était le tour de Me Pierre Desrosiers, qui fait la tournee depuis trois ans.C'est une semaine d\u2019enfer pour lui.Sa presence étant presque constamment requise en cour, il ne peut profiter que des brefs ajournements pour s'entretenir avec ses collègues de la défense afin de négocier des plaidoyers.Un soir de la semaine dernière.Me Desrosiers a même dû demander au juge Dutil de l\u2019assurer de sept heures de sommeil ! De l\u2019avis du juge, la présence d'un second procureur de la Couronne permettrait d\u2019accélérer considérablement le processus.Maigre les conditions de travail horribles, le sérieux que chacun y met a de quoi étonner.Tout le décorum que l\u2019on observe dans le Sud (lire Quebec, Montreal et le reste) régne aussi au Nunavik.Si seul le juge Dutil porte sa toge, les débats se déroulent dans le respect de chacun, sans mépris ni ironie quelconque envers qui que ce soit.Chaque cause est prise au seneux et, dans les interrogatoires fort délicats des victimes d'odieuses agressions sexuelles, les avocats y vont avec doigte, respect et sans condescendance Ixur tâche n'est guère facile puisque les Inuit se confient difficilement et les femmes, a juste titre, répugnent à décrire le viol dont elles ont été victimes.D\u2019un accord tacite, les avocats ne les contraignent d\u2019ailleurs pas à le faire, comme c'est souvent le cas chez nous.Les autochtones ont.quant à eu, encore tout à apprendre du décorum de la cour.En une occasion, le juge Dutil a même dû demander gentiment à une jeune victime d'agression sexuelle de retirer sa gomme à mâcher car, en témoignant, elle commençait à faire un peu trop de « balounes » à son goût.Le juge a aussi fait un autre constat .les Inuit mentent rarement.Lorsque requis, même les accuses relatent leur crime tel qu\u2019ils l'ont commis.Ou encore ils ont complètement oublié parce qu\u2019ils étaient trop ivres.Mais ils s'inventent rarement un scénario de toutes pièces comme on le voit souvent dans nos tribunaux.« Ils n'ont pas encore appris à mentir», dit en riant le juge Dutil. C-2 DES GENS É \t\tQuébec, Le Soleil, dimanche 31 octobre 1993\t r\tMAGAZINE\t\t\t ¦*«S 7 De la transparence dans les dechets domestiques Un éboueur ramasse, dans le centre-ville de Tokyo, les ordures ménagères qui doivent dorénavant être placées dans des sacs transparents.Cette nouvelle façon de procéder a soulevé la colère de plusieurs Japonais qui prétendent que les autorités s'immiscent ainsi dans la vie privée des gens.On oblige les citoyens à étiqueter les sacs contenant soit des ordures qui peuvent être incinérées soit celles qui ne peuvent l\u2019être.Grâce aux sacs transparents il est possible de vérifier si la mesure a été respectée A quand le retour des dinosaures ?\u2022 Juste avant la sortie de Jurassic Park, la revue scientifique Nature avait publié les travaux de deux chercheurs californiens qui ont réussi à extraire des segments d'ADN d\u2019un insecte emprisonné dans la résine depuis 120 à 135 millions d\u2019années.Mais de là à recréer des dinosaures, il y a une marge.« Je n\u2019imagine pas le retour des dinosaures dans un avenir prévisible.Il y a trop de problèmes techniques », affirme un spécialiste de l'Université polytechnique de Californie.Les scientifiques ont déjà trouvé de l'ADN dans des poils, des os et des muscles fossilisés de mammouths et d\u2019insectes, mais jamais encore de dinosaures.Nue au volant pour Duran Duran \u2022 Certaines personnes sont prêtes à tout pour obtenir de bonnes places à un concert rock.Une station de radio de Beavercreek, en Ohio, a offert deux billets pour le spectacle du groupe rock Duran Duran à la condition que la gagnante conduise sa voiture dans la plus parfaite nudité pour aller réclamer son prix.Marcia Neumeier, 19 ans, a relevé le défi.Son nom a été tiré au sort parmi des dizaines de femmes intéressées.Le problème pour Marcia, c'est qu'elle a été interceptée par la police qui l\u2019a inculpée « d'attitude indécente en public ».Des armes à l\u2019école \u2022 Plus d\u2019un élève sur cinq, fréquentant les écoles secondaires de New York, affirment avoir déjà apporté une arme à leurs cours.Près de 40 % des élèves disent avoir été menacés physiquement au cours de l\u2019année scolaire écoulée.L'etude, commandée par la mairie de New York et les autorités fédérales, précise aussi que dans 68 % des cas, les familles sont d\u2019accord pour que leurs enfants utilisent un revolver, un couteau ou une matraque en cas d'agression.Cette enquête a été effectuée auprès de 1400 jeunes des 160 écoles secondaires de New York.Dans la métropole américaine, l\u2019homicide demeure la première cause de mortalité chez les 15-19 ans Ça fête fort le 15 octobre \u2022 Dans la famille Bill, on ne veut pas se compliquer la vie.Le jour de son anniversaire de naissance, Suzanne Bill, 39 ans, a donné naissance à un garçon prénommé Samuel.Le pere et l\u2019amere-grand-pere de l'heureuse maman étaient aussi nés un 15 octobre.Et, pour ne pas être en reste, le Dr Ron Hurley, l\u2019anesthésiste qui a participé à l\u2019accouchement de Suzanne, est lui aussi né un 15 octobre.* s» V Une caméra format IMAX dans l\u2019espace Cette photo de la navette spatiale Discovery en orbite autour de la Terre a été prise à la mi-septembre Elle a été captée par une caméra a haute définition permettant un format IMAX.montée sur un satellite appartenant conjointement a la NASA et à l'agence spatiale allemande Elle fait partie d une série de photos rendues publiques, cette semaine.par la Lockheed Corporation et l'Institut Smrthsoman ¦» I MX RLTs 1)1 I \\ Nt IKIIK > Téiectiçil Des gueuletons pour maigrir Les plus fortunés On se pressait aux portes Michel Montignac en compagnie de Véronique Sanson à l'inauguration de son restaurant gastronomique pour les gens qui veulent maigrir, question de démontrer que bonne bouffe et bonne ligne peuvent aller de pair.Le nom de Montignac est attaché à une liste grandissante de produits étiquetés Montignac qui sont vendus dans des boutiques portant, elles aussi, le nom de Montignac.seront ravis d\u2019apprendre que Michel Montignac et Roger Verge pla- 4 nifient actuellement une croisière gastronomique d\u2019une j durée d'une semaine dans les Caraïbes, où tout ce qui sera servi respec- & tera l\u2019esprit de £ la méthode Montignac.Une série /\t< \t;.L< S £\tW \t-f ¦ j**mr*u vont |es bulletins de vote?Ne cherchez pas le vôtre, il est à Ottawa La grande fête électorale qu'est l\u2019élection fédérale aurait pu se poursuivra si l'on avait transformé tous les bulletins de vote de lundi en confettis.Promesse de Rhinocéros ?Notre sérieux gouvernement, lui, conserve sous haute surveillance et pendant des années ces bouts de papier dans un entrepôt d'Élections Canada, à Ottawa.V.par SOPHIE COUSINEAU LE SOLEIL Mardi, au bureau d'Élections Canada dans la circonscription de Québec, quelques employés s'affairaient, arborant un air de lendemain de veille.Les vastes locaux, où près de 2000 personnes ont défilé depuis un mois, apparaissaient soudain déserts.Dans une pièce reculée, 205 boîtes de scrutin s'alignaient au sol contre les murs.Si elles reposaient en paix, démocratie oblige, leur voyage ne faisait que commencer.La Loi électorale du Canada prévoit, en effet, que les directeurs de scrutin envoient tous les documents électoraux \u2014 bulletins, listes de voteurs recensés, relevés financiers \u2014 au bureau du directeur général des élections, Jean-Pierre Kingsley.Avant, il faut toutefois procéder au décompte officiel.Pour ce décompte, qui s'effectue après le dévoilement des résultats préliminaires, le soir des élections, on vérifie l\u2019addition des votes pour chaque candidat sans sortir les bulletins de vote des enveloppes scellées.Il en va autrement pour le recomptage judiciaire, qui survient lorsqu'un candidat défait en fait la demande ou de façon automatique lorsque deux candidats se trouvent à égalité ou séparés par moins d'un millième des suffrages exprimés.C'est un juge de la cour supérieure qui brise alors le scellé des enveloppes pour compter les bulletins de nouveau.Les enveloppes sont placées dans de nouvelles boîtes qui consomment moins d'espace puis envoyées par courrier recommandé à Ottawa après un délai de six jours suivant le décompte officiel, s'il est incontesté.Une fois là-bas, les cartons sont remisés dans l'entrepôt de la rue Coventry.Selon la Loi électorale du Canada, le directeur général des élections doit conserver ces documents pendant au moins un an Si des doutes surgissent durant cette période, le délai d'un an débute au règlement de la contestation.«Ils peuvent garder les boîtes pendant deux ans et demi», a dit Gérard Létourneau, directeur du scrutin dans la circonscription de Québec.Caria Shore, porte-parole d'Élections Canada, à Ottawa, a ainsi confirmé que dans l'entrepôt du ministère se cachent les très nombreux «Non» à l\u2019accord de Charlottetown, proposé il y a un an par voie référendaire.Mme Shore ignore ce qu'il en adviendra avec l\u2019arrivée imminente de bulletins teintés de rouge.Elle a toutefois précisé que l\u2019entrepôt, dont elle a franchi la porte gardée une fois, est très grand.Il contiendrait, selon elle, pas moins de 600 tonnes de matériel ! Impossible d'obtenir des précisions sur l'entrepôt d'Élections Canada ; il recele, entre autres, tout le matériel nécessaire à l\u2019impression de bulletins de vote.Des informations qui pourraient attirer des anarchistes ou.des conservateurs ! COMMENTAIRE Gare aux amputations sans anesthésie C Comme le signalait ces jours derniers le journaliste Gilbert Leduc, « l \u2019opération réalignement roule à pleine vapeur », C\u2019est dire que le gouvernement du Québec, fort de sa loi 198, travaille a réduire les taux d'encadrement de la fonction publique de 20 % en trois ans et les effectifs globaux de 12 % en cinq ans.C'est dire que l'inquiétude grandit dans le réseau gouvernemental.C\u2019est dire enfin qu\u2019il y avait foule lors de la «journée de perfectionnement » tenue à ce sujet par la branche québécoise de l\u2019Institut de gestion financière du Canada.Lecture commune, stratégies semblables La toile de fond est connue et déprimante : partout dans le monde, les dépenses publiques sont scrutées à la loupe, puis soumises au scalpel.Certains États définissent d\u2019abord, toujours en les amincissant, les missions qu\u2019ils entendent encore assumer ; d\u2019autres déduisent plutôt de l'ampleur de leur déficit l'ampleur des coupures dites incontournables ; d'autres consultent les partenaires (ou les victimes) avant de procéder aux « rationalisations » ; d\u2019autres agissent selon les impératifs du Fonds mo> nétaire international.Tous, cependant, admettent ceci nécessité de soumettre les dépenses gouvernementales a une cure d\u2019amaigrissement.Sur ce terrain, les exposés livrés mardi dernier par les invités de l\u2019Institut de gestion financière convergeaient donc tout naturellement, aussi bien ceux de MM Pierre Gabnéle, secrétaire général associé a la réforme administrative et aux emplois supérieurs, et François Geoffrion, sous-ministre au ministère de l\u2019Energie et des Ressources, que celui, rédigé à partir d\u2019un autre point d'observation, de M Denis Désautels, vérificateur général du Canada.L\u2019État, dans la présente conjoncture et peut-être pour longtemps, doit apprendre la modestie, aussi bien dans ses projets que dans les appétits fiscaux.Mais la manière, elle ?Que les amputations soient nécessaires ne signifie pourtant pas qu'elles puissent ou doivent se faire n\u2019importe comment.Le débat de mardi a montré, en tout cas, qu\u2019un sous-ministre appelé à effectuer lui-même des coupes sombres parmi ses cadres et dans l\u2019ensemble de son personnel sera plus frappé par le côté douloureux de !\u2019« opération réalignement » que ceux qui en définissent les paramètres à distance de l\u2019abattoir.Le témoignage rendu a ce propos par le sous-ministre Geoffnon insistait d\u2019ailleurs pour que tout se passe le plus correctement possible.Il faut, a répété M.Geoffnon, que les gestionnaires agissent en pleine conscience du traumatisme causé non seulement a ceux et celles qui perdent leur emploi, mais à toute la fonction publique.Ceux et celles qui demeurent en place doivent, en effet, malgré le couperet qui frappe tout près d\u2019eux et malgré la crainte qui les habite désormais, maintenir les services à la population.Ceux qui restent vivent forcément, selon l\u2019expression de M.Geoffrion, une période de deuil.Dans la fonction publique québécoise, l\u2019insécurité commence à faire partie des cauchemars familiers Et si c\u2019était à refaire ?Le vérificateur général du Canada devait d\u2019ail- leurs corroborer le témoignage du sous-ministre Geoffrion.M.Désautels, qui n\u2019occupait pas encore son poste actuel au moment ou le gouvernement central menait, sous le nom de « Fonction publique 2000 » sa propre campagne de « réalignement », a quand même pu en observer les effets.Dans le bilan qu\u2019il en dresse, M.Desautels mentionne, au premier rang des erreurs qu\u2019il ne faudrait pas commettre de nouveau, l'absence d\u2019un plan précis et, plus encore, l'insuffisance des communications établies avec les personnes touchées par la reforme.Si l\u2019on devait recommencer pareille opération, telle serait, selon lui, la première correction à apporter à la stratégie gouvernementale.Une fois de plus se dresse donc devant le gouvernement du Québec le double défi de la coherence et de la compassion.D'une part, ce gouvernement se montrerait terriblement incohérent s'il affirmait l\u2019importance des ressources humaines tout en réduisant les effectifs de façon unilatérale.L\u2019expérience fédérale peut ici lui être utile.D'autre part, quand un employeur manie la foudre, il doit savoir qu'elle terrifie et fige les gens plus qu\u2019elle ne les incite au dépassement.Souhaitons que s'accentuent les efforts pour adoucir les chocs.slunt Laurent LAPLANTE ^ Qt Un livre qui fait jaser Je mange donc je maigris qui fait un malheur en France, avec plus de un million d'ex emplaires vendus ¦ \u2022 .f \u2022¦- \u2022 ; .r-C,\" !\u2022 .-.¦*?Wl .ÏHÎV7 miraime ***' *.i- Lfc > \u2022'.' », ;mif ¦ .*«V*~ »
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