Le soleil, 22 mai 1996, Page(s) complémentaire(s)
[" Le mercredi 22 mai 1996 LE SOLEIL A 3 L'EST ET LA CÔTE-NORD r COLLABORATION SPÉCIALE ANDRÉ BÉCU Les manifestants ont renversé une camionnette de Pêches et Océans à Grande-Rivière, hier.tmm Le ministre Guy Julien lance un appel au calme GRANDE-RIVIÈRE \u2014 Devant l\u2019ampleur des manifestations qui ont eu lieu depuis quelques jours en Gaspé-sie, le ministre de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation Guy Julien en appelle au calme et souhaite que toutes les parties concernées recommencent à se parler afin que la saison de pêche au crabe débute au plus vite dans le sud du golfe, pour ne pas priver des communautés des retombées économiques de cette activité.De son côté, le porte-parole des travailleurs d\u2019usines, Gilles Cody, de Grande-Rivière, souhaite encore voir le ministre fédéral Fred Mifflin revenir sur sa décision de laisser inchangé le plan de pêche de la zone 12.M.Cody croit que le ministre Mifflin pourrait augmenter le quota global de 16100 tonnes à 18000 tonnes dans ce secteur, en accordant le surplus aux crabiers traditionnels.«Le taux d\u2019exploitation de la biomasse dans le sud du golfe est généralement de 37 %.Il est de 32 % cette année.S\u2019il était monté au niveau habituel, on ne mettrait pas la ressource en danger et on donnerait plus de tra- vail aux hommes de pont et aux travailleurs d\u2019usines », estime-t-il.D\u2019autre part, la proposition de règlement qui devait parvenir aux crabiers, à l\u2019effet de garantir aux travailleurs d\u2019usine assez de travail pour se qualifier à l\u2019assurance-chômage, n\u2019était pas parvenue, hier après-midi, à ces mêmes crabiers, qui contrôlent les usines gaspésiennes.« Si la proposition nous était parvenue, je l\u2019aurais acheminée aux directeurs d\u2019usines», a déclaré le directeur général des crabiers, Maurice Ouellette.G.G.COLLABORATION SPÉCIALE.KARINE TRUDELLE Une partie du terrain a été emportée par la crue des eaux.TOKiks i r: %>?\t.BAIE-COMEAU Les familles peuvent regagner leur domicile Annie St-Pierre Collaboration spéciale ¦ BAIE-COMEAU \u2014 La situation est revenue à la normale dans le secteur du lac La Loutre, près de Baie-Comcau, où la plupart des propriétaires de chalets ont pu regagner leur domicile malgré l\u2019affaissement d\u2019une partie du pont traversant la rivière.Un groupe de résidants du secteur ont mis en place, hier matin, des mesures temporaires pour permettre le passage des véhicules sur l\u2019unique pont donnant accès au secteur.C\u2019est le haut niveau du cours d\u2019eau, pendant le dernier week-end, qui a causé l\u2019affaissement d\u2019une partie de terrain où est située l\u2019entrée du pont.Une douzaine de familles étaient donc retenues dans leurs chalets jusqu'à hier matin.Une dizaine de propriétaire de chants du secteur «iront à l\u2019oeuvre, au- jourd\u2019hui, pour trouver une solution temporaire afin de remettre en place la structure de métal.Selon le président de l\u2019association des propriétaires.M.Denis Giasson, les frais liés aux réparations seront payés par les résidants, «étant donné qu\u2019il s'agit d\u2019un chemin privé dont l'entretien est sous notre responsabilité- D\u2019ici les prochaines semaines, des équipements lourds se rendront sur place afin d'améliorer la sécurité autour Au pont.COLL SPÉCIALE KARINE TRUOELLE Àt \\ Im crevasse à l'entrée du pont est très y\tprofonde.BETSIAMITES Le chef de police suspendu Réginald Rock parle d\u2019ingérence politique du conseil de bande Annie St-Pierre Collaboration spéciale ¦ BETSIAMITES \u2014 Le directeur de la police autochtone sur la réserve de Betsiamites sur la Côte-Nord, M.Réginald Rock, écope d\u2019une suspension sans solde d\u2019une durée de 30 jours pour des motifs qui demeurent obscurs.M.Rock a été convoqué, vendredi, au bureau politique du conseil de bande où les autorités lui ont annoncé leur décision de le suspendre pour un mois.« Il y a un litige entre le conseil de bande et la police concernant le mandat de la sécurité publique sur le territoire», a indiqué M.Rock au SOLEIL au cours d\u2019une rencontre à son domicile hier.Il a préféré ne pas élaborer davantage sur les raisons de sa suspension qui a été imposée par les membres du conseil de bande lors d\u2019une récente assemblée.Le chef de police, qui assume ces fonctions depuis dix ans, croit qu\u2019il pourrait s\u2019agir « d\u2019insubordination » et parle également « d\u2019ingérence politique » dans le travail de ce corps de police autonome qui compte huit agents.M.Rock attendait toujours, hier, de recevoir une lettre officielle à ce sujet avant de faire plus de commentaires.Il dit ne pas chercher la confrontation avec les autorités de la réserve, mais s\u2019est tout de même adressé à l\u2019Association provinciale des chefs de police pour connaître les recours possibles dans pareil cas.Pour sa part, la cheffe du conseil de bande de Betsiamites, Mm
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