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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1996-06-22, Collections de BAnQ.

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[" Cahier I) LA BONNE TABLE LE COMMENSAL I) lti Le samedi 22 juin 1996 t4\t' y OZIAS LEDUC AU MUSÉE DU QUÉBEC Chemin de croix.Huile, fusain, mine de plomb, 1949-1950.Pierre-Paul Noreau Le Soleil M QUÉBEC \u2014 Les moyens du peintre sont humbles et limités.Son art peut pourtant toucher l'infini.Mais rarement cette sensation d'atteindre les confins d'un monde est-elle aussi accessible et palpable qu'avec la rétrospective Ozias Leduc au Musée du Québec.u premier contact de l\u2019oeuvre, le talent et la maestria de l\u2019artiste québécois frappent, indéniables.«L\u2019enfant au pain », « La phrénologie », « Portrait de l\u2019honorable Louis-Philippe Brodeur», « Pommes vertes » ou « Cumulus bleu » s\u2019imposent ainsi comme autant de tableaux brillants, fascinants d\u2019équilibre, de minutie et de détails.Mais pour peu que le regard aille au-delà de l\u2019évidence, qu\u2019il se détache du sujet, le raffinement de la composition et ses troublants effets proposent un tout autre périple que celui de l\u2019hommage à la dextérité.« Les tableaux de Leduc ne s\u2019offrent pas, mais ils se laissent prendre et nous attirent en profondeur, expliquait déjà Fernand Leduc dans Arts et Pensée en 1954, soit l\u2019année précédant la mort du maître.Rien d\u2019exubérant, ni de tapageur, mais toutes les audaces de l\u2019intensité vive couvant comme braise.On oublie l'individu pour se retrouver dans l'universel.» Dans cette foulee, toutes les recherches d'aujourd'hui pourront bien nous subjuguer avec la démonstration largement étayée de l\u2019extrême complexité du travail de l\u2019artiste, le plaisir profond de la sensation n'en continue pas moins de prévaloir.Le dévoilement des secrets de l'alchimiste de la lumière ne change rien à sa magie.A travers ses incessantes recher- Autoportrait d'Ozias Leduc.Huile sur carton, 1909.« Ozias Leduc ; Une oeuvre d\u2019amour et de rêve ».D\u2019entrée, la connaissance et la maîtrise complète des outils du peintre, des matières à sa disposition et des fondements de l\u2019art lui étaient apparues un incontournable préalable.Là encore, il n\u2019a cependant jamais rien considéré comme acquis, indique le professeur Lacroix.« Leduc profitait de tous ses temps libres pour dessiner, poursuivre son étude de la nature, griffonner des croquis, des notes.Il travaillait sans arrêt, minutieux, soucieux du détail, curieux.» En soi, le sujet n\u2019était qu\u2019un prétexte.« Dessin, couleur, composition: la trinité du peintre » a écrit Ozias Leduc.Il s'en est donc tenu à son univers.Les paysages de son village natal de Saint-Hilaire, les membres de sa famille, ses amis, les objets de l\u2019artis- L\u2019enfant au pain d'Ozias Leduc.Huile sur toile, 1892-1899.\t*\u2022 s Leduc n'a de toute façon même jamais cessé d\u2019y tendre.En fait, (lié le sens de sa quête.« 11 la réflexion du peintre sur la nature de votre peinture ait une l'art et sa finalité tenait chez lui de sait-il simplement à un élè- l\u2019obsession selon Laurier Cloutier, ns de production, il n'a lui- commissaire général de l\u2019exposition Études de mains et de tête d'Oziasu Leduc.Mine de plomb sur papier, 1897.Voir LEDUC en D2 ?« \u2019 /-\u2022 LE SOLEIL Le samedi 22 JUIN 1996 D 2 mura O/IAS LEDUC La phrénologie», 1892.Huile sur panneau de bois.\u2014 > - LEDUC Univers chevauchés Suite de la D1 te, de son quotidien se sont ainsi retrouvés sur sa toile.C\u2019est cependant avec son remarquable travail de peintre-décorateur d\u2019églises, un métier choisi en début de carrière, que l'artiste a construit sa notoriété.Force nous est maintenant de constater que son travail de chevalet ne méritait pas moins d\u2019attention.Par cette première véritable grande rétrospective, le partenariat du Musée du Québec et du Musée des beaux-arts de Montréal permet d\u2019ailleurs de poser un jalon important de cette reconnaissance, en réunissant 250 oeuvres du maître québécois.Sa versatilité s\u2019exprime en natures mortes, portraits, paysages et fresques religieuses, à travers des oeuvres sur papier, illustrations d\u2019ouvrages, tableaux, médaillons, décors de théâtre, murales d\u2019église et photographies.Même si ses grandes machines religieuses ne se retrouvent évidemment pas à l\u2019institution du Parc des Champs-de-Bataille, la proposition a le mérite d\u2019avoir regroupé ce qui était essentiel pour refaire le pont entre le travail profane et l\u2019oeuvre sacrée.De nombreux dessins, croquis et études permettent en effet de constater que Ozias Leduc n\u2019évoluait pas dans deux univers séparés, comme l\u2019ont cru certains.11 nourrissait ses recherches dans l\u2019un, de ses trouvailles dans l\u2019autre.L\u2019AVANT-GARDE ENRACINÉE.Le peintre de Saint-Hilaire était cependant bel et bien partagé entre l'audace et la tradition.Nourri par l\u2019Église et ses valeurs, il était en même temps curieux de la nouveauté et impliqué dans la mouvance du bouleversement des acquis par ses relations avec les jeunes peintres.Ce dilemme propre à la société québécoise d'alors se retrouve transposé dans ses tableaux.Un traitement non-conventionnel sur une thématique classique.Mort à 91 ans, Ozias Leduc ( 1864-1955) a eu une longue carrière.Pour les fins de la présentation, le commissaire de l\u2019exposition a choisi de découper son oeuvre en quatre tranches chronologiques.Elles sont intitulées: 1) Avant 1897: Un autodidacte à la bonne école ; 2) 1897-1911: Dessin, couleur, composition \u2014 latrinitédu peintre; 3) 1912-1921: La lutte de la matière et de la pensée; et 4) Après 1921: Entre symbolisme et nationalisme.Dans quatre salles distinctes à Montréal où elle a passé les derniers mois, l\u2019exposition occupe, au Musée du Québec, tout l\u2019étage noble du Pavillon Gérard-Morris-set, soit les salles 4,5 et 6.Le regroupement des deux dernières périodes en un même lieu ne pose aucun problème.Un jeu de murs aux couleurs tantôt franches et tantôt douces, permet d\u2019éviter le piège du labyrinthe, sans pour autant atténuer la nécessaire mise en vedette des grands paysages symbolistes de l'apogée de sa carrière.Globalement, l\u2019accrochage du conservateur en chef adjoint, Yves Laçasse, est savant, soigné et particulièrement bien rythmé.Le cabinet de croquis, où l\u2019amateur peut s\u2019asseoir et examiner à loisir le méticuleux travail du maître, s'inscrit au carnet des heureuses idées.L'exposition «Ozias Leduc: Une oeuvre d'amour et de rêve » est présentée jusqu'au 15 septembre et pourra être vue dès la mi-octobre au Musée des beaux-arts de l\u2019Ontario.Ozias Ledur dans son atelier.OZIAS LEDUC: UNE OEUVRE D\u2019AMOUR ET DE RfcVK, mixte».Jusqu'au 15 sefdembre Musée du (Jucher, /, ai: Wolfe Montcalm, Pair de» Champ» de Bataille Ouvert tous le» jours, de lOh d I7h 45.sauf le» mer rredisjvwpi a 21 h 45 Prints d'entrée 5,75 $ Tout ça pour ça O a déjà dit que le plus beau moment de l'amour, c\u2019est lorsqu'on monte l\u2019escalier.Ce mot d\u2019esprit, sûrement pas sorti de la bouche de quelqu\u2019un qui s\u2019envoyait en l\u2019air dans un sous-sol, renvoie au plaisir accru qu\u2019on peut tirer de l\u2019attente de quelque chose plutôt que dans sa réalisation, trop souvent propice aux déceptions.Il en va un peu des films comme de l\u2019amour.On se languit de certains pendant des mois, influencé par un marketing massue qui enfonce encore et toujours le même clou du superlatif.Visites du plateau de tournage par la presse, entrevues mur à mur avec les vedettes et le réalisateur, « teaser » et bande annonce stratégiquement distillés, tout est fait pour créer l\u2019illusion du suspense afin qu\u2019au jour J tout le monde se rue dans les salles avec l\u2019espoir de découvrir le Saint-Graal sur pellicule.Pourtant- Combien de fois la déception n\u2019a-t-elle pas été au rendez-vous pour ce film qu\u2019on vous avait vendu comme un chef-d\u2019oeuvre absolu, un « must incontournable», le nec plus ultra de la quintessence?Quoi ?Tout ça pour ça?Les cinéphiles ne sont plus aussi naïfs vis-à-vis ce miroir aux alouettes.Qui d\u2019entre vous n\u2019a jamais souhaité arriver à une projection l\u2019esprit vierge de tout préjugé et ouï-dire?Au chômage les critiques, ce qui ferait le bonheur de bien des distributeurs.Au sein même de l\u2019industrie, quelques voix s\u2019élèvent dans le but de remettre en question ce grand jeu médiatique.Matthieu Kassovitz, qui porte la presse en sainte horreur, n\u2019a jamais caché ses états d\u2019âmes vis-à-vis le battage publicitaire autour de La haine.Le réalisateur américain Steven Soderbergh a décidé, un peu par dérision, de jouer la carte de la démesure, mais dans l\u2019autre direction.Lors du dernier Festival de Cannes, l\u2019auteur de Sexe, Normand Provencher GRAND ÉCRAN mensonges et vidéo s\u2019est payé le luxe d\u2019un film-surprise bien particulier.Un film sans titre, sans générique, sans affiche, sans pochette ni conférence de presse.Rien, le néant absolu.Personne ne savait à quoi s\u2019attendre lorsque les lumières se sont éteintes.La joie de découvrir un film dans le plus parfait dénuement, le fantasme de bien du monde du T art.J\u2019avais assisté à la projection avec une horde de festivaliers, tous aussi curieux que moi de connaître le secret le mieux gardé de Cannes.N\u2019eut été du magazine Variety qui, le matin même, avait vendu la mèche sur l\u2019identité du réalisateur, le brouillard aurait été total.Oeuvre expérimentale à petit budget, sans vedettes, le film de Soderbergh frôlait le mystique et demandait l\u2019abdication de la raison pour en saisir le sens profond.Pour vous donner une idée, les acteurs ne parlaient pas comme vous et moi, mais à l'aide d\u2019un langage codé.Il n\u2019y avait absolument rien à comprendre.La moitié de la salle avait quitté au bout d\u2019une demi-heure.J\u2019ai résisté à peine plus longtemps devant cette oeuvre aussi palpitante que la lecture du mode d\u2019emploi d\u2019un magnétoscope.N\u2019empêche que l\u2019expérience Soderberg valait la peine d\u2019être tentée, ne serait-ce que pour amorcer un semblant de réflexion sur le cinéma de cette fin de sicècle qui réussit à nous vendre n'importe quoi grâce à une mise en marché gargantuesque.Entendons-nous bien: les grands studios ne metteront jamais la pédale douce lorsque viendra le temps de promouvoir un film.Si ça se trouve, le phénomène va prendre de l\u2019ampleur, dans la foulée de l\u2019explosion des coûts de production.On peut comprendre Woody Allen de garder le secret le plus hermétique sur chacun de ses projets.Ça explique peut-être pourquoi le bonhomme dure depuis si longtemps.Cette chronique fera relâche la semaine prochaine.«LE GARS DU CÂBLE» -.%j- ¦ Matthew Broderick regrettera longtemps d'ai'oirfait franchir le seuil de sa porte au «gars du câble» (Jim Carrey).D 'ores et déjà le film le plus nul de l'été.Vidéocon Normand Provencher Le Soleil ¦ Tôt ou tard Jim Carrey devait frapper un mur, c\u2019était inévitable.Le roi du gag de bas étage, le clown de la farce plate, le rhododendron du mauvais goût ne pouvait flirter éternellement avec les triomphes au box-office, comme il l\u2019avait fait avec Ace Ventura Pet Detective, Le masque, Batman à jamais, La cloche et l'idiot et Ace Ventura 2.À l\u2019exception du premier \u2014 qui a connu une carrière inespérée compte tenu que personne ne voulait toucher au scénario \u2014 tous ont fracassé la barre des 100 millions $ de recettes.Pbur le plus grand bonheur de ses détracteurs, il est presque assuré que Carrey connaîtra le premier échec commercial de sa carrière avec Le gars du câble.Il faudrait que le soleil tape excessivement fort cet été pour que les jeunes (le public cible de Carrey) s\u2019emballe pour cette désastreuse comédie qui fait passer Angélo, Frédo et Roméo pour un film d\u2019intellos.Carrey lui-même appréhendait la réaction du public, car Le gars du câble est beaucoup plus sombre que ses films précédents et son personnage « plus dérangeant ».Il est même allé jusqu 'à parler d'un croisement entre Jerry Lewis et.Alfred Hitchcock.Si Le gars du câble rappelle Hitchcock, alors Natural Born Killers ressemble à La mélodie du bonheur.Que voulez-vous, quand on gagne 20 millions$ par film, on peut se permettre quelques largesses.Le scénario du film de Ben Stiller, un type qui se promène entre la réalisation (Reality Rites) et le jeu (acteur principal de Flirting with Disaster), est minimaliste.Un yuppi en peine d\u2019amour (Matthew Broderick) se fait installer le câble par un hurluberlu (Carrey) qui zézaye comme s\u2019il avait non pas un cheveu, mais une perruque sur la langue.« Monsieur Vidéocon », qui souffre de ne pas avoir d'ami, s'incrustera comme une teigne dans la vie de son clieiM I*etit à petit, le temps de découvrir son état mental douteux, le jeune homme tentera de s\u2019en défaire.Peine perdue, le « gars du câble » a ses entrées partout et réussira, par ses manigances, à lui faire perdre sa petite amie, son boulot et sa famille.Entre ce harcèlement obsessionnel et une homosexualité latente, il n\u2019y a qu\u2019un pas que le spectateur le moindrement perspicace aura tôt fait de franchir.SUR TOUTE LA LIGNE Ce sous-produit pour tarés est un désastre sur toute la ligne, le genre de film qui donne des boutons et vous fait la preuve par dix que l\u2019homme descend bel et bien du singe.On passe d'une mise en situation à une autre (le restaurant médiéval, le type tabassé dans les toilettes, le quiz porno.), sans suite logique autre que de permettre à Carrey de démontrer l\u2019étendue de sa désintégration neuronale.Comme le dirait une réclame publicitaire, « impossible de lui fermer la boîte».Le script, qui oscille maladroitement entre la comédie et le drame, tente de bien de nous passer une petite morale sur l\u2019influence néfaste de la télé dans nos vies, mais c\u2019est fait avec la subtilité d\u2019un éléphant dans un magasin de porcelaine.La carrière de Carrey est-elle menacée?On sent que la formule commence à sentir la naphtaline.Il ne faudrait pas qu\u2019il se casse la gueule trop souvent car il pourrait disparaître aussi vite qu\u2019il est venu.On va le revoir bientôt dans Liar, liar, où il incarnera un menteur invétéré, puis, dans la suite du Masque.C\u2019est le succès ou l\u2019échec de ce film qui devrait faire foi de tout.Si même les effets spéciaux ne parviennent pas à ramener le public, Carrey n'aura été qu\u2019une autre étoile filante dans le ciel hollywoodien.Une étoile filante qui aura empoché un max au passage.) LE GARS DU CÂBLE (VF.DE « THE CABLE GUY »).Comédie réalisée par Hen Stiller.Prod.: Andrew Lieht, Jeffrey A.Mueller el Judd Apalnw.Scén.: Lou Holtz Jr.Phot.: Robert Brinkmann Mont: Steven Weisberg Mus : John Oilman Aver Jim Carrey (le gar» dn câble), Matthew Broderick (Setven), Lmlie Mann (Robin ), Jack Black (Rick ) et George Segal (lepère dr Striven).Rials Vnix 1995 Général.Ih.14 Columbia Picture».A Place Chare»/, Laurenlign, Sainte Foy.Lido el cine parr Beau port M\t- 4 4 Lk samedi 22 Ji iN 1996 LE SOLEIL D 3 JACO VAN DORMAEL Le dernier tabou Josée Lapointe Collaboration spéciale ¦ MONTREAL\u2014Après la sortie de son film Le huitième jour, Jaco Van Dormael a fait une grande découverte: il reste encore, sur terre, des tabous auxquels il est dangereux de s\u2019attaquer.Le réalisateur belge a été lapidé par la critique européenne pour sa folle et douce histoire d'amitié entre Harry (Daniel Auteuil), cadre dynamique dont la vie fout le camp de partout, et Georges (Pascal Duquenne), jeune homme mongolien et heureux.« Que reste-t-il comme tabou de nos jours, interroge le cinéaste de 39 ans.Le sexe, la violence ?Tout cela est déjà surexploité.Mais quand j\u2019ai vu la réaction incendiaire des critiques face au Huitième jour, je me suis dit \u201ctiens, il reste encore un tabou\u201d.C\u2019est celui de l\u2019absence de pudeur dans les sentiments.» Mais, si les critiques ont été violentes, le public, lui, a adoré.« Le film va les rejoindre dans l\u2019intensité des émotions», estime Jaco Van Dormael.Il fait d\u2019ailleurs une bataille sérieuse h Mission : Impossible quant au nombre d\u2019entrées, tant en France qu\u2019en Belgique.«Je ne m\u2019attendais pas à un hit.Mais c\u2019est la preuve que les gens avaient besoin d\u2019air, de voir d\u2019autres modèles de vie que ceux qui leur sont proposés.Pour moi, c\u2019est une bonne surprise, et ça donne confiance dans le genre humain.» Je voulais que Georges nous manque » EXPLORATION Jaco Van Dormael signe, avec Le huitième jour, son deuxième long métrage.Il arrive cinq ans après Toto le héros, qui avait surpris et séduit pas mal de monde par ses trouvailles narratives et la liberté qui s\u2019en dégageait.Il a gardé un peu de cette folie hallucinante dans Le huitième jour : les souris chantent du Luis Mariano, ce dernier apparaît sur le capot des voitures, Georges écoute régulièrement les conseils de sa mère décédée.Mais le réalisateur dit avoir voulu, cette fois-ci, se rapprocher davantage des personnes.« Souvent, les premiers films sont une exploration sur le cinéma.C\u2019est ce que j'ai fait avec Toto.Ensuite, j'ai eu envie d\u2019une histoire plus simple, plus linéaire.» Curieux et altruiste, il croit que filmer est une enquête sur la vie et de ce qu\u2019on peut en faire.« Chaque film tente de donner une réponse à cela.Chacune est fausse, c\u2019est pour cela qu\u2019on continue à filmer.La réponse serait un peu la somme de toutes les réponses.» Sa réponse à lui, dans Le huitième jour, est simple.« S\u2019il y a un message, c\u2019est qu\u2019il faut aimer et qu\u2019il faut faire ce qu\u2019il te plaît.Voilà, c\u2019est ça», dit-il, songeur.Car non seulement montre-t-il une manière autre de vivre et de voir la vie, mais il décrit aussi le choc entre deux mondes parallèles : celui d\u2019Harry, tellement programmé qu\u2019il s\u2019est perdu lui-même, et celui de Georges, qui prend le temps de se coucher dans l\u2019herbe et d'observer les coccinelles.«Nous avons tous un Georges et un Harry en nous, explique Jaco Van Dormael.Nous avons tous l\u2019attirance de ressembler à ce que l\u2019on veut que l\u2019on soit.Et en même temps, nous avons tous envie d\u2019être comme Georges, de tout envoyer en l\u2019air, de se désinhiber.» GROSSE MACHINE Le côté Harry du cinéaste fait, entre autres, qu\u2019il met beaucoup de temps à préparer un film.Trois ans dans le cas du Huitième jour.Mais la présence d\u2019acteurs trisomiques l\u2019a obligé à une plus grande souplesse.« Si tout s\u2019était passé comme je l\u2019avais prévu, ce ne serait pas très excitant.Mais Pascal et la liberté de Daniel Auteuil ont ajouté quelque chose qui laissait place à la vie dans la grosse machine du tournage.» Techniciens et acteurs ont dû s\u2019adapter.« Les techniciens ont compris qu\u2019ils ne pouvaient pas utiliser la technique qu\u2019ils connaissaient.Par exemple, Fiscal ne peut pas rester immobile 15 minutes.Ils ont compris qu'ils devaient ¦sonna- suivre.Et si c\u2019est flou, tant pis, ce sera dans le film.Quant aux comédiens, jouer avec I*ascal les a rendus meilleurs, parce qu'il ne renvoie que des choses vraies, avec puissance.Ils doivent être dans la mesure.» UN ACTEUR VRAI Mais Pascal Duquenne joue-t-il ?C\u2019est un véritable acteur, répond Jaco Van Dormael.« Il joue vrai, c\u2019est-à-dire qu\u2019il sent vraiment ce qu\u2019il joue Mais quand on coupe, c'est fini.Il sait doser.» De toute façon, le comédien connaît tous les signes qu\u2019il envoie.« Il le sait parce qu\u2019il l\u2019a vécu tellement souvent dans sa vie.Par exemple, quand il a joué dans Toto le héros, il était tombé amoureux d\u2019une des filles de l\u2019équipe.Il s\u2019est vraiment roulé à terre en criant « Mais je l\u2019aime ! » (son personnage le fait aussi dans Le huitième jour).Mais il peut faire semblant sans être blessé.» Pour son plaisir, cependant, le réalisateur a tourné une fin différente pour une des scènes du film, où le ge de Pascal Duquenne se fait repousser par une femme sur une piste de danse.« Dans cette autre fin, ça se termine bien, ils dansent ensemble.Pour Pascal, c\u2019est un peu une revanche.» Mais le film, lui, ne finit pas très bien.Harry se retrouve et re noue avec ses enfants, mais Georges, lui, est perdu à jamais.«Je ne pouvais pas faire une autre fin.J\u2019aurais pu couper, renvoyer Georges dans son institut et puis c\u2019est tout.Mais ça me semblait plus fort comme ça, parce que je voulais que Georges nous manque, qu\u2019on ait envie de le revoir.Dans le bus, au cinéma, à la piscine.Que nous ayons envie de vivre avec des gens différents.» Georges ne peut donc pas vivre dans ce monde tel qu\u2019il est ?« Non, répond \u2022 On m\u2019a accusé défaire du sentimentalisme.Oui, U y a de bons sentiments dans ce fUm.Et après ?J\u2019aime mieux partager de bons sentiments que de mourais.» Jaco Van Dormael.Donc nous devons le changer, pour qu\u2019il puisse y vivre lui aussi.Pas à côté de nous, mais parmi nous.» COLLABORATION SPÉCIALE ANDRÉ PICHETTE * «LE HUITIÈME JOUR» \u2022Le huitième jour», c\u2019est la rencontre entre deux mondes, celui de Harry (Daniel Auteuil), un homme d\u2019affaires meurtri, et Georges (Pascal Duquenne), un trisomique à la recherche de sa mère.Les deux acteurs ont raflé ex-aequo le Prix d'interprétation masculine au dernier Festival de Cannes.A Eloge de la différence Normand Provenchkr Le Soleil ¦ Harry (Daniel Auteuil) est le genre de type à ne pas mettre en pratique ce qu\u2019il prêche.Il a beau donner des séminaires à des cadres sur l\u2019art de la confiance en soi \u2014 « Souriez », « Donnez l\u2019image du succès » \u2014 il a de plus en plus de mal à appliquer ces beaux principes à sa vie personnelle.Sa femme l\u2019a quitté avec ses deux petites filles.Harry broie du noir, songe au suicide, ressemble à un robot.Un soir de pluie, sa route croise celle de Georges ( l\u2019ascal Duquenne), un jeune mongolien qui s\u2019est enfui de son centre d\u2019accueil dans l\u2019espoir de retrouver sa maison et sa mère.Pour ces deux âmes écorchées, à la fois si semblables et si différentes, plus rien ne sera comme avant.Le réalisateur belge Jaco Van Dormael n\u2019est pas un réalisateur prolifique.Cinq ans se sont écoulés depuis son premier film, le magnifique Toto le héros.Souvenez-vous : le petit garçon qui voulait devenir agent secret.Charles Trenet et son coeur «qui fait boum ».La critique avait reçu le film comme un bouquet de fraîcheur et de poésie.Le publie n'avait malheureusement pas suivi.Le huitième jour, premier film de la compétition officielle de Cannes à traverser l'Atlantique, risque de connaî- tre l\u2019effet contraire.La discordance entre la réaction des médias et celle du public est frappante.Sur la Croisette, les critiques n\u2019ont pas toutes été tendres à l\u2019égard de ce Rain Man belge, réalisé avec grâce et inventivité, mais dont le récit s\u2019effiloche avant le fil d'arrivée.Le public, par contre, semble apprécier au plus haut point.En France, Le huitième jour a enregistré 1,5 million d\u2019entrées en seulement trois semaines et se dirige allègrement vers le chiffre de 4 millions.On en parle là-bas comme du film de l\u2019été.LÀ OÙ LE BÂT BLESSE Le huitième jour est plus lumineux que Toto le héros, mais aussi plus naïf.C\u2019est peut-être là que le bât blesse.Van Dormael est un conteur né.Il jongle avec la technique pour nous e promener entre le réel et l\u2019imaginaire (il a déjà gagné sa vie comme clown).11 possède un art unique, reconnaissable entre mille, par sa façon de faire l'assemblage de sa vaste imagination éclatée, qui se nourrit à un onirisme touchant et à des réflexions simples comme la vie.Des trouvailles visuelles et narratives, la première partie en re-go*fB.Sauf qu\u2019à mi-chemin s\u2019installe la désagréable impression que Van Dormael ne sait plus trop comment boucler la boucle.Le récit tire de la langue.sombre dans le facile (épisode du vol collectif de la camionnette chez un concessionnaire), voire même le pathétisme brouillon.On ne compatit plus ou si peu aux malheurs de Harry et à sa difficulté à se réconcilier avec sa femme (Miou-Miou, dans un rôle de rien du tout).Les scènes inutiles finissent par s'accumuler, le scénario fait du sur-place et la relation privilégiée entre les deux protagonistes s\u2019étiole, au son de la musique sirupeuse de Pierre Van Dormael, le frère de l\u2019autre, dont l\u2019inspiration semble branchée sur les premiers accords du thème de Flashriance.La véritable révélation du film est Pascal Duquenne.un véritable mongolien, acteur de théâtre en Belgique, à qui Van Dormael avait donné un petit rôle dans son premier long-métrage.Sincère, chaleureux, avec un coeur gros comme ça, il apporte au film une touche de naturel qui fait beau à voir.Avec sa faculté innée de vivre l\u2019instant présent, de s'émouvoir des petites choses de la vie, de se voir comme la créature que Dieu aurait conçue au huitième jour, il est celui qui porte le film sur ses épaules, davantage que Auteuil, avec qui il a partagé le Prix d\u2019interprétation masculine à Cannes.Toto le héros était magiquement efficace et novateur.Le huitième jour se situe malheureusement un ou deux crans en-dessous.Van Dormael a voulu faire un film plus abordable, plus linéaire.mais, comme lui-même l'a déjà affirmé, il a peut-être perdu en contrôle ce qu'il a gagné en vérité.* * LE HUITIEME .JOUR.Drame de moeurs écrit el réalisé par Jaco Van Dormael.Pmd: Phi lippe Oodeau.Phot.: Walther limden Ende.Mont.: Susana Rossberg Mus.: Pierre Mjn Dormael.Avec Daniel Auteuil (Harry), Pascal DuqnennefGeor Hes).MiouMiouf Julie), Isabelle Sadoyan (la me re de Georges), Michéle Maes (Hathalie)et Lrnlo Harmati (Luis Mariano).Belgique/France\u2014 199:5 Général.IhôR.CF/P.Au Laurmtirn et au Clap (jusqu 'au 15 juillet) LE SOLEIL Le samedi 22 juin 1996 D 4 Jane chante Gainsbourg 15 chansons de «l\u2019homme à la tête de chou» 4 Jane Birkin, la belle Anglaise qui fut la compagne et la muse de Serge Gains-bourg pendant 12 ans, a maintenant 50 ans.Dans Versions Jane, elle revisite 15 chansons de «l\u2019homme à la tète de chou », qui a quitté ce monde il y a cinq ans.Et croyez-le ou non, il a mué, ce mince filet de voix qui émanait de sa frêle personne au temps de Je t'aime moi non plus.Plus encore, Jane Birkin a acquis la maîtrise de plusieurs styles musicaux.Il le fallait, car les 15 pièces sélectionnées pour cet album ont été arrangées par 15 artistes différents.Daran et les Chaises ainsi que Sonny Landreth, le « prince de la slide guitare » qui a entre autres travaillé sur Carcassonne avec Stephan Eicher, impriment un son rock et électrique sur Elisa et Sorry Angel.La harpe de Catherine Michel sur Dépression au-dessus d\u2019un jardin, les arrangements classiques A\u2019Exercice en forme de z et Le mal intérieur, le traitement jazzé de Ce mortel ennui, les accents africains de Couleur café, funky de Ford Mustang, ou gitans de Comment te dire adieu, adaptée et non écrite par Gainsbourg, visent dans le mille et rehaussent le génie musical de Gainsbourg.Jane Birkin a évacué la mélancolie qui la minait depuis le départ de Gainsbourg.Celle qui déchiffrait les textes de l\u2019auteur à peine une heure avant de les enregistrer, a maintenant assimilé ses vers et ses jeux de mots, tantôt légers, tantôt cruels, mais toujours remarquables et redoutables.BIENVENUE CHEZ FLORENT PAGNY Si vous vous arrêtez sur MusicPlus de temps en temps, vous êtes sûrement tombés sur le clip que le chanteur français Florent Pagny a tiré de Caruso, cette chanson écrite par Lucio Dalla et magnifiquement interprétée par Pavarotti.Ça vous a probablement plu.Et vous avez peut-être envie d\u2019aller fouiner plus avant dans le répertoire de Pagny, mieux connu à Montréal qu\u2019à Québec où il ne s\u2019est pas encore senti obligé de venir faire de promotion.Il a une belle tête, une voix juste ce qu\u2019il faut de raucité et d\u2019amplitude et il s\u2019est surtout entouré de gens qui ont su bien le conseiller dans le choix de ses chansons.Bienvenue chez moi est un album compilation qui nous révèle la palette vocale de cet artiste à la couleur pop plus qu\u2019intéressante.Il y a du Goldman (Si tu veux m'essayer et Est-ce (pie tu me suis?), des duos avec Johnny Hallyday, Noa et Carole Fredericks (Jamais,I Don 'tKnow et Oh ! Happy Days), la fameuse Caruso dont il tire une interprétation fort honorable et un Tue-moi au tempo plus lent que celui de Bigras, dans lequel les enfants redeviennent des gosses.Pagny ne révolutionne pas la musique francophone avec cet album, mais il nous propose un résumé de son parcours qui nous laisse le choix d\u2019adhérer ou non à son style.E N U E G h-e- -i Ça se prend comme une balade à la campagne : on ne se casse pas la tête, on regarde distraitement le paysage et de temps en temps on tombe sur un oiseau rare ou un rhododendron en fleurs.LA SÉRIE ENCORE MUSIQUE La maison PolyGram vient de lancer sa série Encore Musique qui propose 19 albums français jusqu'à ce jour inédits en CD.Je vous énumère dans le désordre les meilleurs et les pires : Ciao Ciao Bambino de Dalida, Panante de Léo Ferré, Figure imposée et Pizza d\u2019Alain Bashung.Les années Barclay de Michel Sardou, Poupée de cire, poupée de son de France Gall, Les grands moments de l\u2019Olympia 1983 de Serge Reggiani, Le pénitencier et Noir c\u2019est noir de Johnny Hallyday, Anne ma soeur Anne de Louis Chédid, Nino and Badiah et le sud de Nino Ferrer, Les années Barclay 3 et 5 de Jean Ferrât, Pour un flirt de Michel Delpech, T'es vivant ?et Pouvoirs de Bernard Lavilliers, Au delà du délire d\u2019Ange, I Tell This Night de Stephan Eicher et Les grands moments de l'Olympia 1964 d'Hugues Aufrav.JANE BIRKIN, Cernions Jane, Philips, 532140-2.FLORENT PAGNY, Bienvenue chez moi, Philips.528 759-2.Michèle LaFerrière MUSIQUE POPULAIRE SCREAMING HEADLESS TORSOS Attente de classement Michel Bilodeau Collaborât ion spéciale ¦ Ni jazz, ni reggae, ni funk, ni R&B, ni rock mais un peu tout cela en même temps ! ! Les Screaming Headless Torsos, qui se produiront lundi à place du Parlement, dans le cadre des Nuits Black, n'avaient d\u2019autre choix que de créér une nouvelle étiquette: le art funk.La somme de l\u2019expérience musicale de tous les musiciens du groupe, explique en entrevue le guitariste David Fiuczynski.Screaming Headless Torsos ! Avec pareil nom, il n\u2019est pas trop difficile d\u2019imaginer que l\u2019on a ici affaire à une joyeuse troupe de zigotos.Ce que l'écoute de leur premier essai éponyme ne manque pas de confirmer.En voilà à qui le terme de « fusion » va comme un gant ! Dean (chant).Jojo Mayer (batterie).Fima Ephron (basse), Daniel Sadownick (percussion) et David «Fuze» Fiuczynski (guitare) donnent carrément dans l'éclectisme, ratissant large et couvrant un large spectre de la musique noire américaine.Jazz, funk, rhythm & blues, soul, le tout assaisonné de reggae et de rock, bref le genre d\u2019in-saissisables qui sont à leur place partout.et nulle part à la fois.À un point que la maison de disque du groupe a cru bon de circonscrire le terrain d\u2019investigation en indiquant à l\u2019endos du boitier du premier Cd du groupe: «classer sous la rubrique pop ou jock».Une situation avec laquelle David Fiuc-Xvnski est bien familier.« Pop ou rock?Il faut bien nous placer quelque ¦part.Mais, c\u2019est évidemment ni l\u2019un ni l'autre.Nous ne cadrons absolument nulle part.On peut parler de tendance jazz parce qu\u2019il y a notamment beaucoup de place pour l'improvisation.Mais on ne peut pas nous présenter en tant que groupe de jazz ni groupe de funk, de rock ou de pop.C\u2019est impossible.Alors nous avons baptisé .notre musique de art funk.Evidemment, lorsque vient le temps d\u2019organiser une tournée, ce n\u2019est pas toujours facile de «vendre » un groupe de art \u2022funk », de lancer avec humour le guitariste.Du même souffle, il ajoute que cette musique \u2022 J- Screaming Headless Torsos: la démarche art funk résulte des expériences musicales diversifiées de tous et chacun, citant notamment Jojo Mayer qui a, entre autres, joué avec John Zorn, Hiram Bullock et Jame « Blood Ulmer», Fima Ephron qui a pour sa part déjà accompagné Whitney Houston alors que Daniel Sadownick s\u2019cst déjà retrouvé aux côtés de PM Dawn, Ofra Haza et Billy Idol ! UNE FORME À PRÉCISER Pour le guitariste, le art funk n\u2019en est encore qu\u2019à ses balbutiements et estime que toutes ces tendances pourraient se cristalliser sous une forme plus précise lors des prochains disques du groupe.Pour le moment c\u2019est un peu, beaucoup, une musique qui fait fi des « frontières » musicales.Une démarche, risque-t-il, qui peu avoir, par exemple, des similitudes avec celle de Frank Zappa qui a défini et créé son propre style au fil des ans.Ce refus des frontières se réflète aussi dans l'implication du groupe au sein de Black Rock Coalition, une organisation qui souhaite faire tomber les stéréotypes concernant les musiciens noirs.Et ce.tout autant auprès du public que de l'industrie.« Les gens ont souvent le réflexe d\u2019associer les musiciens noirs au rhythm & blues, au funk, au disco ou au soul.Mais pas au rock.Ils ont perdu de vue que des musiciens afro-américains ont grandement contribué au rock.En fait, c\u2019est un art créé en bonne partie par ces musiciens.Les Chuck Berry, Fats Domino, Jimi Hendrix.Hendrix est un bon exemple.Plusieurs parlent d\u2019Hen-drix sans réaliser qu\u2019il était Noir.Les musiciens afro-américains continuent à contribuer au rock, mais pour trop de personnes encore un Noir ne peut pas rocker ! » de conclure 1 )avid Fiuczynski.GAVIN FRIDAY Fin de siècle « Le XX'\u2018 siècle selon Gavin Friday», voilà qui aurait fort bien pu convenir comme sous-titre de ShagTobacco.le plus récent CD de Gavin Friday.Le chanteur irlandais, qui se décrit comme un «optmiste pessimiste» et un «incorrigible romantique ».jette un coup d\u2019oeil dans le rétroviseur et propose sa perception du XX1' siècle.À l\u2019approche d\u2019un nouveau siècle et d\u2019un nouveau millénaire, Gavin Friday a voulu, pour ainsi dire, en livrer un résumé impressionniste.Non pas un disque concept comme il tient à le préciser\u2014«Je n\u2019aime pas 1 expression, ça me donne l\u2019impression d\u2019avoir énormément travaillé!» \u2014, mais une série de petites histoires racontées sur différents « moods » musicaux où les références se « bousculent ».C\u2019est le cas pour Caruso, où le chanteur cite Dali.Marlon Brando, Greta Garbo, Andy Warhol.et évidemment Enrico Caruso, le chanteur d\u2019opéra, grande star du début du siècle, qui, par la magie de l\u2019échantillonage, «contribue» à la pièce.Des noms qui à eux seuls cristallisent une époque.Des histoires peuplées de personnages qui vont du tran-sexuel (Dolls) à la «femme au foyer» (Kitchen Sink Drama) en passant par l\u2019ami emporté par le sida (The Last Song I\u2019ll Ever Sing).Tango, musique de cabaret des années 1930, dance, disco, glamour rock (il reprend The Slider de T-Rex).un univers musical où le chanteur se sent à l'aise.Il jongle avec les styles et évolue dans ces décors » qui, estime-t-il, possèdent un fil conducteur: l\u2019amour et la romance.Car Gavin Friday se décrit comme un incorrigible romantique mélancolique.Comme tous les Irlandais! «Heureusement ! » ajoute-t-il, car c\u2019est probablement ce qui lui permet de réaliser des disques sensuels.«C\u2019est particulièrement le cas de Shag Tobacco que je peux qualifier de disque «sexuel».C\u2019est important pour moi que la musique soit sensuelle, chargée d\u2019émotions.Ce n\u2019est pas du travail pour moi.C\u2019est une façon de vivre.La musique froide, impersonnelle, calculée pour les palmarès, ça me rend malade», glisse bien tran- quillement le chanteur qui espère pouvoir réaliser un film basé sur une courte nouvelle de l\u2019écrivain Patrick McCabe, laquelle a d\u2019abord été inspirée par les personnages de Shag Tobacco ! Une extension du CD qui ravit Gavin Friday qui incidemment a déjà contribué à la trame sonore du film In The Name of The Father.Il espère que cette association va aiguillonner certains de ses fans vers les livres de McCabe.« Le merveilleux dans la musique, c\u2019est qu elle peut ouvrir d\u2019autres portes.Le cinéma, les livres.Ce n\u2019est pas pour rien que la musique que tu écoutes lorsque tu as 12 ou 13 ans te marque de cette façon.Elle t\u2019ouvre à la vie.Dans mon cas, The Slider de T-Rex est le premier disque que j\u2019ai acheté.Il y a probablement un certain romantisme derrière cela non?» glisse en riant le chanteur.PARALLÈLE Romantique Gavin Friday?Certes mais c\u2019est un romantique doublé cependant d\u2019un « optimiste pessimiste » qui envisage la fin du siècle non sans certaines inquiétudes.Abordant le sujet avec un intérêt manifeste, le chanteur établit un parallèle entre les années 90 et les années 30.Deux décennies estime-t-il qui ont plusieurs points en commun.« Les années 80 ont été un véritable cauchemar pour moi.Et pas seulement musicalement.C\u2019est la décennie où on a assisté au triomphe de gouvernements très conservateurs.Je préfère les années 90.Elles me font penser aux années 30.Ce sont des années paradoxales.Des années où il y a eu une véritable explosion au point de vue technologique tout comme au point de vue des arts en général.Mais, en même temps, ce sont les années qui ont connu le début de la Deuxième Guerre mondiale.Je pense que l\u2019on connaît aujourd\u2019hui l\u2019équivalent.Une explosion technologique et artistique sans précédent mais aussi des conflits un peu partout de par le globe.Qui aurait pu imaginer que la Bosnie nous ramènerait les camps de concentration ?Pour plusieurs, c\u2019était une chose impensable, mais c\u2019est notre réalité», de conclure Gavin Friday.M.B.Gai in Friday «La musique froide, calculée^___es palmarès, me rend malade» ;.,\u201ei j.' uillet à 20 h 30 t volet classique du Festival d'été de Québec du Maurier, q Sûcîételmoe de Québec présente : 7e/'^\u2019 M»\tYyArff//'*} -\t.4 Concert hommage à Verdi sous la direction artistique et musicale de Guy Bélanger.Sur scène, 100 choristes du Choeur de Québec et un ensemble symphonique de 56 musiciens.ciyrisr Æt Scène Molson Dry (Agora du Vieux-Port) (En (os de pluie,'l'évenement sera remis au lendemain ) \u2022U ' J* * UÉdti 643-8131 3 Lfc SAMEDI 22 JI IN 1996 LE SOLEIL D 5 LE BOUM DING BAND Le gogo revisité Michèle LaFkrrière Le Soleil ¦ Les cravates à fleurs, le yé-yé, les manteaux en cuir galaxie, les danseuses à gogo, les chaussures deux-tons : la folie des années (M) est en voie de gagner la province grâce aux choubidou-lalalayelalalaye du Boum Ding Band.C\u2019est la faute de Jean-Claude.Il a appris la guitare sur les tou-nes des Atomes, un groupe qui avait à l'époque endisqué sur l'étiquette Capitole.Les Lutins, les Hou-Lops, les Habits jaunes et les Bel-Air devaient en être verts de jalousie sous leurs cheveux blancs, roses ou bleus.Jean-Claude et Larry, Bou-ledingue de son patronyme, ont fréquenté la petite école ensemble.Plus vieux, ils avaient un fun noir à chanter des chansons des Atomes, à faire du lip-synch et à raconter des blagues de Roméo Pérusse dans le bar d\u2019un de leurs copains.Dans les marchés aux puces, les friperies et les magasins de disques usagés, ils se sont mis en quê- te de chemises à jabots, de 33-tours, de pantalons de fortrel et de tous ces objets, symboles des glorieuses années 60.Mus par le même esprit, Bruno et Klark ont joint le duo : le Boum Ding Band venait de voir le jour ! « Le fil est ténu entre la parodie et le respect, convient Larry.Nous, on trouve ça drôle et touchant et on reprend avec sincérité ces chansons naïves dans lesquelles il est question de fête et de filles, d\u2019amour et d\u2019humour.» Les Bel-Canto, les Bel-Air, les Clas-sels, les Misérables, les Gendarmes et tous ces groupes qui ont fait leur marque à Jeunesse d\u2019aujourd\u2019hui ont un point en commun : ils se sont tous in- spirés des Beatles.Selon l'analyse du Boum Ding Band.« le summum de l\u2019art Beatle en terre d\u2019Amérique», revient aux Bel Canto, avec Découragé.Le Boum Ding Band est un groupe de scène, mais il a tout de même enregistré un album.Laisse les filles, auquel se sont greffés de «prestigieux invités » : Gaétan Bacon.Henri Bergeron et Georges Whelan ont prêté leurs voix stéréo.Dino L'Espérance, des défunts César et les Romains, Gilles Girard, l\u2019ex-petit gros de feu les Clas-sels, et l'ineffable Daniel Hétu apportent leur indispensable concours sur les mémorables Ne me quitte pas et Je t'attendais.«On considérait que Daniel Hétu était un must incontournable», affirme Klark, qui jure que l'ancien pianiste de l\u2019émission Les Tannants, «est devenu un grand ami » du groupe.Combien de temps durera l\u2019aventure du Bourn Ding Band?Jean-Claude, Bruno, Klark et Larry ne se posent pas la question.Il leur reste tant de groupes à exploiter, tant d'avenues à explorer.Larry imagine déjà une série télévisée comme celles des Mon-kies et des tas de spectacles- LE SOLEIL JEAN MARIE VILLENEUVE Le fil est ténu entre ta parodie et le respect, conviennent les membres du groupe.U AT, concepts.« On a commencé comme le C\u2019est maintenant une joke qui ne finit groupe d\u2019une joke, résume Klarke.plus.CARMEN CAMPAGNE 100000 exemplaires Carmen Campagne est devenue mercredi la première artiste canadienne à recevoir une plaque honorifique «Vidéocassette musicale diamant», certifiant que depuis septembre, plus de 100 000 exemplaires d'Un bon chocolat chaud ont été vendus.Seul le groupe américain New Kids on the Block a jusqu\u2019ici reçu un tel honneur, au Canada.Une nouvelle vidéocassette de Carmen Campagne sera lancée au mois de septembre.On y «verra» les chan-\tCarmen sons tirées de\tCampagne Une voir pour les enfants, Une fête pour les enfants et J\u2019ai tant dansé, de même que les versions «banjo» et « Elvis » de La Vache.(PC) BMG plus autonome au Québec La division québécoise de la multinationale du disque BMG sera plus indépendante de la filiale canadienne de l\u2019entreprise, basée à Toronto, grâce à la fusion de son service des ventes et de sa direction artistique.Selon Yvon DesRo-chers, directeur général de l'entitée nouvellement formée, le Groupe BMG Québec, comme on l\u2019appellera désormais, y gagne en autonomie.l\u2019armi les projets du Groupe BMG Québec, mentionnons le lancement, en août, d'un album concept d\u2019Aldo Nova, et, en octobre, celui de Quidam, la musique du dernier spectacle du Cirque du Soleil, composée par Benoît Jutras.(PC) LES SPECTACLES AU PARC ROLAND -BEAUD1N Coin de la route de l'Église et du chemin des Quatre-Bourgeois Spectacle gratuit 650-7966 Le jeudi 27 juin, 12 h 15 MARIM NASTUK1CA, accordéoniste En cas de pluie, le spectacle est annulé.27 juin (projection à la brunante) .TI 1MAN.TT En cas de pluie, la projection aura lieu à 20 h 30 à l'école Ressources.3200, avenue D\u2019Amours ¦ \" \u2014\u2014!¦ ¦¦ Fondation Dt la Maison ^ Mil Mil SaüKAZIN ^ Donnez.de la tendresse \u201cExplosif, captivant et passionnant.un divertissement parfait pour l'été!\u201d Mo*e Persice CFCF-12, Montreal mm» mm* m liât 4* ' ¦»»* mmm mmm m mm» mmm mm» mm» *m% mSSÊ Mmm B\"*1!!.wW dPBk tmrnrn Km H^B WSm BwB BJI B Il off votre pa pour assur votr avi nir.mij|MW[fi(iiTr ^fnVtVT-r^MiiT-'- - f-Yjù r\tI ! I rrl *rï * ¦ \u20141 - l I fl T*-.-¦-T\u2019*-»* -* version française de E R A S E R % BROS , ~ .fiMtMitîHl®*.,.CMftiiifitÈSili AMIDI e SCNWM/HH CSC R TIIIACItffl JADIS CAA» WANISSAWI1IIAMS JAiUS «B»UB»SIMfliU AiAilSiiVWtl \u2022 dlIPHIK BROW* tAROIHI PRAM .MICHAII IROIHtt >,i fSÜ ÎHARIiSRUSSIII IIUUPWIIAR «VA:0*GRIIN MtCHAIi S f Kl fl '?A.îSWWW^^GRIill ARIHUID «ueirGDRi AUNUQPIISOR CHARI IS RUSSU , A L AFFICHE ! En varsion française à Ste-Foy, et en version originale anglaise aux Galenes de la Capitale MMBHBI LE LÛURENTIEN 622-1077 Des Gradins et Le Bourg.ietit * h CONSULTEZ LA CHRONIQUE CINEMA DU JOURNAL CINEMA LUMIERE 387-7743 Ste Marie de Beauce X
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