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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1973-02-07, Collections de BAnQ.

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[" ïfcsfeî Vr \u2019 4*' \u2018 ; lis >¦ .v ï! î iéh : t *\u2022 i ?' -lfi ¦mm m- n ° P ; > * m m télephoto PC Pour venir en aide aux sinistrés « \" T-?mm \u2022 \u2022 ¦ AUJOURD'HUI Les créditistes ou les infortunes de la vertu dans la jungle politique \u2014 page B 2 Cinq années d'échanges intéressants \u2014 page E 3 WM i- MG l. V\u2019.-,' l\u2019incorruptible Samedi jusqu'à 17 heures \u2014 STATIONNEMENT DISPONIBLE A CHAQUE MAGASIN MONTREAL, MERCREDI 7 FEVRIER 1973 89e ANNEE - No 32 Hausse du prix des visas à Terre des Hommes en 1973 Le visa de saison pour Terre des Hommes 1973, donnant accès à tous les pavillons de nie Sainte-Hélène, coûtera $2 de plus que l\u2019an dernier, soit $5 au lieu de $3, tandis que le visa d'un jour coûtera $2.50 comparativement à $2 l\u2019an dernier.La saison 1973 sera néanmoins plus longue que celle de 1972, dont l\u2019ouverture avait été retardée au 20 juillet à la suite de la grève des employés manuels de la Ville de Montréal.Terre des Hommes 1973 ouvrira le 21 juin pour fermer ses portes le 3 septembre.Comme l\u2019an dernier, seule l\u2019île Sainte-Hélène sera ouverte au public.Cependant, l\u2019île Notre-Dame ne sera pas complètement fermée puisqu'on pourra la visiter.en minirail.Ceux qui se paieront ainsi le minirail, selon un porte-parole de l\u2019administration montréalaise, pourront assister aux travaux de démolition d'une douzaine de pavillons en vue de l\u2019élargissement du canal devant servir aux épreuves nautiques des Jeux olympiques de 1976.Montréal avait bel et bien demandé une subvention dans le cadre du programme fédéral d\u2019initia- tives locales pour le démantèlement et le déménagement de cette partie du minirail.Mais les autorités de la Ville ont changé d\u2019idée et ne démoliront pas cette année cette section du minirail.Ou, plus précisément, si ce tronçon du minirail doit être démantelé, ce ne sera que pour une journée, le temps de laisser passer les grues géantes utilisées pour la démolition des pavillons.La Ronde Le prix d\u2019entrée à la Ronde sera le même que l\u2019an dernier, c\u2019est-à-dire 50 cents pour les adultes, 25 cents pour les enfants (ceux de moins de huit ans seront admis gratuitement).La Ronde ouvrira les fins de semaine à compter du 5 mai et à la semaine longue à compter du 16 juin, soit une semaine avant le reste du territoire de TdH.A noter que l\u2019entrée sur Tile Sainte-Hélène demeure gratuite.Le visa, de saison ou d'un jour, n\u2019est nécessaire que pour visiter les pavillons.L'accès aux pavillons est néanmoins gratuit pour les enfants de moins de huit ans, tout comme à la Ronde.Dix-huit élèves périssent dans l'incendie d'une école PARIS (AFP) \u2014 Un incendie qui s\u2019est déclaré hier dans un établissement scolaire parisien, dans le 19e arrondissement, a provoqué la mort de 18 élèves.Une soixantaine d\u2019enfants d\u2019une classe de solfège étaient encore dans l\u2019immeuble au moment où l\u2019incendie s\u2019est déclaré, pour des raisons encore indéterminées.Le préfet de police de Paris, M.Lenoir.s\u2019est rendu sur les lieux.Les effectifs de huit casernes de pompiers ont lutté contre l\u2019incendie, qui a ravagé cinq étages.Une partie du bâtiment enflammé s\u2019est écroulée.On avait cru à ce moment-là que tous les enfants de la classe de solfège avaient pu sortir de l'établissement.Quelques minutes après le début du feu, les sapeurs avaient en effet dégagé près de cinquante enfants, certains à l\u2019aide d\u2019échelles.Cependant, un des enfants a signalé aux pompiers qu\u2019un de ses camarades semblait manquer à l\u2019appel.Les pom- piers ont.alors essayé à deux reprises de recenser les enfants qui étaient présents dans la classe de musique.De nombreux parents, dont les enfants n\u2019avaient pas regagné leur domicile, s\u2019étaient précipités sur les lieux.Un officier supérieur des sapeurs, également sur place, a annoncé par après qu\u2019au moins quinze enfants avaient péri dans le sinistre.Les corps des enfants sont dans un état atroce, absolument inidentifiables, a ajouté l\u2019officier.H a indiqué que les enfants avaient vraisemblablement été asphyxiés par la fumée avant que des débris de toute sorte ne viennent s'accumuler sur leurs corps.Six autres enfants, légèrement intoxiqués par la fumée au début de l\u2019incendie, ont d\u2019autre part été hospitalisés.Leur état n\u2019inspire toutefois pas d\u2019inquiétude, précise-t-on de source policière.Au cours de la lutte contre l\u2019incendie, un pompier a par ailleurs été sérieusement blessé.Vient de paraître DROGUES a m SOCIETE ET OPTION PERSONNELLE f par le Dr Harold Kalant et Oriana Josseau Kalant ; mm C-\" Une démystification des préjugés les plus répandus.$4.50 En vente partout les éditions la presse dirigées par Alain Stanké photo Paul-Henri Talbot, LA FRESSE s\t-x.>\u201d¦\u2022$\u2022 \u2022\u2022 ?¦\tf v ¦.JT \u2022 .-V.\t\u2019\u2022\t\u2022 \\\t' '' y ».\u201d ^ : M ïsfc r WÈÈêi MKÜ 1, -b.ËBËÊÊ ¦ v :\u2022\u2022\u2022\u2022\u2019 y V-ï :v ; iû BP?llilii I ., v.'%.-Jî ¦\t.\u2022 * *.,**\u2022¦ M#\tV H)**»*»»*?' AP.Le gros lot de l\u2019Inter-Loto de janvier a été gagné par \"un groupe organisé\" de cinq personnes.Il s'agit, dans l'ordre habituel, de Mme Annette Duguay, Mme Valentine Trépanier, Mme Nicole Latour, Mme Lucette Lalonde et de Mme Madeleine Lalonde, toutes de Valleyfield.Cinq femmes se partagent le gros lot par Madeleine BERTHAULT Est-ce que la LOTO est encore un jeu de hasard ou n'est-elle pas devenue, dans certains cas, une série de systèmes et de calculs dignes des mathématiciens.des statisticiens et des administrateurs?Dans ces catégories de personnes, il en est pour affirmer que les loteries sont toujours le fruit du hasard, mais que l'on- peut tout de même se ranger du côté du hasard, c'est-à-dire mettre toutes les chances, ou le maximum de chances, de son côté.Il en est ainsi de bien des gens qui se groupent, de plusieurs façons, pour tenter la chance, chatouiller le hasard.Résultat, cinq personnes se partagent $125,000 à l\u2019Inter-Loto de janvier 1973.Il s'agit d'un groupe de cinq dames MON OEIL UR MONTREAL PAR GERMAIN TARDIF Printemps antillais reniflé à Montréal Une brise tropicale caressera la rive montréalaise du Saint-Laurent, avec la venue du printemps.Des groupes d'artistes de la Bar-bade s\u2019amèneront au cours des prochains mois et se feront valoir au \u201cEdgewater\u201d de Pointe-Claire, avec chants, musique et danses des Antilles.M.Tony DeVito, propriétaire de cet établissement, s'est rendu, récemment à Bridgetown, capitale de cette petite ile de la mer des Caraïbes, afin de conclure, avec le ministère du Tourisme, des ententes concernant le transport de ces artistes.Parmi eux se trouve Lord Radio, chanteur fantaisiste qui avait connu un excellent succès, au pavillon de la Barbade, lors de l'Expo 67, et que nous avons eu l\u2019occasion d\u2019entendre et de rencontrer de nouveau, ces jours derniers, lors d\u2019un bref séjour dans son charmant pays.Il prévoit arriver à Montréal au cours du mois de mai.par année, jour et nuit.En dehors de la saison des pluies (août, septembre, octobre), il n'y pleut que deux ou trois minutes par jour, en moyenne.Le tourisme s'y accroît d'année en année mais n'a pas encore atteint cette désagréable commercialisation qui existe déjà dans certaines îles des Antilles.Mais cela viendra sûrement.lys touristes canadiens, pour autant que nous avons pu le constater, sont plus nombreux que les touristes américains.Quelques jours d'adaptation Le peuple, presque entièrement de race noire, y est pacifique, poli, amical.Le mouvement \u201cBlack Power\u201d n\u2019est pas encore parvenu à s\u2019y enraciner comme en Jamaïque et comme il est en voie de le faire à Trinidad et Tobago.Sa forme de gouvernement est la même qu\u2019au Canada, moins les provinces.Nos comtés ou circonscriptions électorales s'appellent, là-bas, \u201cparoisses\u201d et chacune d'elle a son représentant au parlement.Il y a aussi le groupe instrumental des -Sandpebbles\u201d, considéré comme l'un des meilleurs de la Barbade.qui aura la vedette du \u201cEdgewater\u201d aux environs de Pâques.Si petite dans l'océan La Barbade est une île minuscule de 22 milles de longueur située au large du Venezuela.Elle jouit de l\u2019un des climats les plus stables au monde.Sa température se maintient entre 75 et 80 degrés 365 jours Le rythme de vie y est beaucoup plus lent qu\u2019en Amérique du Nord et il faut quelques jours d\u2019adaptation pour en jouir pleinement.Ne perdez pas patience si l\u2019on ne vous sert le \u201cPlanters\u2019s Punch\u201d qu\u2019une demi-heure après l\u2019avoir commandé où, encore, si l\u2019on a tout simplement oublié que vous avez commandé quelque chose.On finit pas s\u2019y faire, à la fin.à un tel point qu'il faut une véritable période de réadaptation pour reprendre le rythme de vie d\u2019ici.SANDWICHES ASSORTIS SSSJ I SANDWICHES COCKTAIL FRAIS DU JOUR $050 la bte POUR VOS RÉCEPTIONS DE BUREAU OU À IA MAISON Nous vous fournissons de délicieux hors-d'oeuvre chauds et froids, canapés, bouchées, plateaux de celeri et olives, plateaux de fromages, plateaux de viandes.A prix raisonnables.PEGROUVS 4075, SAINT-DENIS NOUS LIVRONS PARTOUT A MONTRÉAL * : de Valleyfield: le \u201cgroupe Nicole Latour in trust\u201d qui est composé de Nicole Latour, Valentine Trépanier, Madeleine Lalonde, Lucette Lalonde et Annette Duguay.Ce groupe appelé \u201cNo 4\u201d par M.Gérard Lalonde a pris naissance le 9 octobre 1972, en même temps que les groupes \u201cno 2\u201d et \u201cno 3\u201d.Quant au groupe \u201cno 1\u201d, M.Lalonde l\u2019a formé pour sa famille en juillet 1972.Il nous explique: \u201cAu début, mes quatre enfants et moi nous sommes groupés et avons établi un système.Mais peu de temps après, j\u2019ai dû étendre le système à toute ma parenté.Maintenant, j\u2019administre quatre groupes.\u201d Le système de M.Lalonde consiste à réunir cinq personnes qui forment ainsi un groupe.Chaque personne donne à l\u2019administrateur $13 par saison, c'est-à-dire pour trois mois.Ceia signifie que, pour $13, chaque groupe de cinq personnes a droit à 13 billets de Mini-Loto; 13 de Loto-Per-fecta; six Inter-Loto et quatre Super-Loto en une saisan.Si l\u2019un des billets est gagnant, la somme ainsi obtenue est divisée également en cinq, peu importe le montant d\u2019argent.Si l\u2019on fait le calcul, à chaque trois mois, chacun des groupes a un supplément de $11, ce qui fait $44 à la fin de l\u2019année.Cet argent est, soit re- distribué aux membres du groupe, soit utilisé à l\u2019achat de billets de loterie.Jusqu\u2019à ce jour, M.Lalonde n\u2019a retiré aucun profit, mais, à partir de maintenant il a l\u2019intention de mettre une condition d\u2019entrée dans les groupes: lorsqu\u2019un groupe gagne, ce groupe remet 10 p.cent de la somme à l\u2019administrateur, M.Lalonde.Soulignons que M.Lalonde a conçu un système de cahier de groupe, pour tenir la comptabilité.Selon M.Lalonde, c\u2019est ainsi que tout peut bien fonctionner et \"les résultats sont là pour le prouver\".Et il ajoute qu\u2019ainsi chacun a plus de chances de gagner.Interrogée à ce sujet, la directrice des Relations publiques de Loto-Québec.Mme Elise Pouliot.a fait remarquer que.de plus en plus, des systèmes et des groupes naissent et que ce n\u2019est pas seulement pour la Loto-Per-fecta.Quant au gagnant du deuxième prix de l\u2019Inter-Loto de janvier, $25,000, il revient à M.Gilles Ouellette, 17 ans.Le jeune homme travaille déjà depuis lage de 15 ans.Il a l\u2019intention d\u2019utiliser une partie de cet argent pour faire un voyage dans i\u2019Ouest pour visiter les Rocheuses.ivous avez Vs pieds // vous faut absolument un ajustement par des experts.Votre confort est notre premier souci.GRAND CHOIX DE CHAUSSURES ORTHOPÉDIQUES POUR HOMMES ET FEMMES.Plusieurs modèles attrayants, pour vous satisfaire.A deux pas du métro Jean-Talon, Beaubien et Mont-Royal JûuAitflA L ___ X II IMITEE 6914 rue St-Hubert, 273-2813 \u2022 1500 e\u201e Mont-Royal, 521-3164 4029 Ontario, 521-9414 / LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 7 FEVRIER 1973 4 PAUL DESMARAIS\tROGER LEMELIN president du conseil d'administration président et éditeur ROCH DESJARDINS vice-président JEAN SISTO directeur de l'information VINCENT PRINCE éditorialiste en chef Vers un néo-duplessisme ?Survenant au lendemain du congrès créditiste, l'appel que M.Gabriel Loubier entend lancer en faveur d'un regroupement des forces d\u2019opposition au Québec met en relief deux phénomènes, soit la difficulté qu\u2019éprouvent nos gens à s\u2019ajuster au bipartisme, et le morcellement débilitant de l'opposition qui s\u2019ensuit.L\u2019opposition, au Québec comme ailleurs, représente généralement les éléments les plus politisés de l'électorat.Elle reflète des préoccupations idéologiques, sociales ou économiques particulières.Comme elle entend conserver sa pureté, elle se retranche toujours sur ses positions et ses certitudes.C\u2019est ce qui fait que, plus elle se morcelle, plus elle S'affaiblit et laisse la partie belle au pouvoir.La position des partis d\u2019opposition au Québec a quelque chose d\u2019instructif.Formée d'éléments conservateurs et de libéraux pressés ou mécontents.l'Union nationale a longtemps reflété l\u2019opinion et les aspirations d\u2019un nationalisme modéré.C\u2019était un parti de centre-droit, qui assurait l\u2019équilibre avec le centre-gauche du parti libéral.Elle recrutait sa clientèle surtout en province.A l\u2019opposé de l\u2019Union nationale, le Parti québécois groupait, au départ, des libéraux pressés ou mécontents, lesquels s\u2019adjoignirent par la suite des radicaux.Cette clientèle active bénéficia de la clientèle passive de l\u2019Union nationale aux élections d'avril 1970.Elle entraîna dans son sillage tous ceux qui virent en M.Lévesque le nouveau \u201cchef\u201d des (Canadiens français) québécois.Le PQ comporte donc trois éléments : des indépendantistes désireux de négocier un nouveau pacte fédératif, des fervents de la séparation pure et simple et des nationalistes modérés en quête d\u2019un nouveau chef.Le PQ loge plutôt à gauche, et sa clientèle se recrute surtout en ville.Le Ralliement créditiste recrute plutôt la sienne en province et présente, de ce fait, un caractère particulier.Ses membres forment une famille, ou mieux : une association d\u2019électeurs qui se défie \u2014 non sans raison \u2014 des citadins et des professionnels de la politique.Les eréditistes 4» rit leur conception du monde et de l\u2019économie.Ils ont commencé par se constituer en noyaux puis en équipes d\u2019étude.Ils ont fait de l\u2019éducation populaire; ils ont recruté leurs membres un à un, s\u2019ingéniant à en faire tous des apôtres du Crédit social et de sa doctrine.L\u2019opposition au Québec comprend donc des nationalistes et des socialistes plus ou moins modérés ou radicaux.A gauche, le PQ; à droite, le RC; au centre l\u2019UN qui se cherche et les libéraux qui flottent.\u2022 Réunis en congrès dimanche dernier, les eréditistes se sont élu un chef haut en couleur en la personne de M.Yvon Dupuis.Les observateurs se perdent en conjectures.Le nouveau chef est un homme de la ville.Pour comble une vedette des mass media.L\u2019homme jouit d\u2019une certaine expérience parlementaire, mais c\u2019est un converti de très fraîche date et qui n\u2019est même pas encore député à l\u2019Assemblée.Comment se fait-il qu\u2019un citadin ail réussi du premier côup à grimper au faîte de la hiérarchie créditiste, l\u2019emportant haut la main sur de vieux militants comme MM.Samson.Roy et Bois ?On explique que M.SamSon a commis une grosse gaffe en cherchant, comme il l\u2019a fait, à procéder par ultimatum pour raffermir son leadership.On explique encore que les eréditistes cherchaient un chef prestigieux susceptible de prendre le pouvoir.On dit enfin que M.Dupuis serait, cet homme tant recherché : ce politicien habile que certains vont même jusqu'à comparer à Duplessis.Pour comble, cet homme jouit de l\u2019appui de M.Réal Caouette et des députés eréditistes fédéraux.Par le truchement de M.Dupuis, M.Caouette espère, dit-on.reprendre la gouverne de l'aile québécoise du mouvement.On peut se demander si ce n\u2019est pas le contraire qui va se produire.On peut même se demander si M.Caouétte ne vient pas de mettre en branle une force inquiétante.En tout cas, il ne semble pas qu\u2019avec la majorité qu'il détient.M.Dupuis soit homme à se laisser téléguider par qui que ce soit, fut-ce par le leader fédéral du Ralliement créditiste.Les pessimistes se demandent si une nouvelle ère duplessiste ne serait pas en gestation.® Quelles sont les possibilités de regrouper tant d'éléments disparates ?Infimes, semble-t-il.Le Parti québécois peut-il marcher au pas de l Union nationale ?L Union nationale peut-elle marcher au pas de M.Dupuis ?Enfin M.Dupuis ne semble pas avoir obtenu le leadership pour se soumettre aux directives de MM.Loubier et Lévesque.Les trois partis d'opposition s'attendent, par ailleurs, à reprendre du poil de la bête aux prochaines élections provinciales.Ils n\u2019ont guère envie de se regrouper, surtout ceux qui sentent monter la réaction de la droite.Cette réaction, annoncée par la mise en échec de Trudeau à Ottawa, et la réélection de Nixon aux Etats-Unis, ne saurait tarder à se faire sentir au Québec.Jean PELLER1N (// i/£ / 'of?D12E~,,.V/(/^ CA / £?/ WIS4 (Droits réservés) * * » mmmmmsm t , m>v* ' m Ouvrir d'abord l'université Parce que quelques centaines d\u2019étudiants en ont décidé ainsi, l\u2019Université du Québec à Montréal est fermée depuis le vendredi 26 janvier, et nul ne sait à l\u2019heure actuelle quand elle rouvrira ses portes.Or, quand on examine le problème réel qui est en cause, savoir le paiement des frais de scolarité, et l\u2019objectif que se sont fixé quelques centaines d\u2019étudiants, obtenir à toutes lins utiles la gratuité scolaire, on ne peut s\u2019empêcher d\u2019être surpris.On l\u2019est davantage quand on songe que l\u2019UQAM accueille quelque 12.500 étudiants (6.500 à temps plein et 6,000 à temps partiel) et que c\u2019est lors d\u2019une assemblée générale réunissant au plus 800 étudiants que fut décidée la fermeture de l\u2019université.Il y a une telle disproportion entre le tort véritable qui a pu être causé à des étudiants et les moyens que l\u2019on utilise pour atteindre ce qu\u2019il faut bien appeler un objectif politique, que le simple bon sens indique que l'U-QAM ne saurait demeurer close plus longtemps.Il importe certes de trouver une solution juste pour les étudiants qui ne peuvent payer dès maintenant leurs frais de scola- rité.Est-il nécessaire pour cela de mettre en péril l\u2019année scolaire de milliers d\u2019étudiants?Non.Les administrateurs de l\u2019U-QAM ne se sont nullement comportés comme des dictateurs depuis le début de cette affaire.Loin de là.L\u2019université a invité, et invite encore, les étudiants à venir prendre des arrangements en ce qui concerne le paiement de leurs frais de scolarité.Invitation inacceptable?I I faudra bien pourtant, un jour ou l'autre, qu\u2019étudiants et administrateurs en viennent à se parler autrement que par des communiqués de presse ou des télégrammes.Mais le débat est faussé depuis que les étudiants, du moins ceux qui assistent aux assemblées générales, ne reconnaissent plus les administrateurs de l\u2019université comme des interlocuteurs valables.C\u2019est au ministre de l\u2019Education lui-mème qu\u2019on s\u2019adresse.Au ministère, malgré une volonté évidente de ne pas envenimer les choses par une action précipitée, on semble attendre que le conflit mûrisse, que les véritables porte-parole des étudiants soient mieux identifiés, que les revendications des étu- diants soient formulées en termes plus raisonnables.Pendant ce temps, les étudiants à temps partiel, jugeant que leurs confrères à temps plein ont agi en quelque sorte sans les consulter, se préparent à leur tour à tenir une assemblée générale.Qu\u2019en sortira-t-il?On verra.11 semble toutefois que la solution à ce conflit devienne de plus en plus difficile à mesure que le temps passe.Ce n\u2019est pas quand la nervosité et la confusion des esprits atteindront leur paroxysme qu\u2019une intervention gouvernementale sera la plus opportune.D\u2019autres estiment peut-être, au contraire, que le conflit n\u2019est pas suffisamment mûr.Ce n\u2019est pas mon avis.Après la reprise des cours, rien n\u2019empêchera les étudiants, les professeurs, les autorités des universités et du ministère de l\u2019Education de trouver une meilleure formule permettant aux étudiants de tous les milieux sociaux d\u2019accéder à l\u2019université.Mais quand une université de 12.500 étudiants est désertée, toute discussion à ce sujet parait un peu absurde.Claude GRAVEL ce que pense LE LECTEUR Protestation de Me C.Antoine Geoffrion M.Roger Lemelin Président et éditeur La Presse Cher Monsieur, Dans son numéro du 30 janvier dernier votre journal publiait, en page A-7, sous l\u2019entête \u201cLes spéculateurs, ces rongeurs des villes\", la deuxième tranche d\u2019une enquête de Florian Ber-\u2022 nard sur \"la CORRUPTION dans l'administration municipale\u201d.* Je proteste énergiquement contre la \u2019 mention qu\u2019on a faite de mon nom ; dans cet article.; Je ne saurais demander de rétracta-I tion, parce qu\u2019on n\u2019y porte pas la i moindre accusation contre moi, ni 1 suggérer de rectification, même si la Le Canada et le Vietnam WASHINGTON (PC) - Le Washington Star and News affirme que le rôle assumé par le Canada dans la surveillance du cessez-le-feu au Vietnam est une preuve que des pays autres que les super-puissances peuvent jouer un rôle dans l\u2019équilibre du pouvoir.Dans un éditorial, le journal note que sans le Canada il n'v aurait pas de structure de surveillance et donc pas de cessez-le-feu.I>e Star and News croit, par ailleurs, que le gouvernement de Pierre Elliott Trudeau, grâce à un mélange de subtilité gauloise et de pragmatisme anglo-saxon, a manifesté, pendant trois mois, autant de fermeté que la combinaison \"Nixinger\u201d à la Maison-Blanche.On lit aussi que le Canada aurait senti, dès le mois d\u2019octobre, que sa participation était activement recherchée par les deux parties à cause de sa réputation de fair-play cl de son expérience dans leAopéra-tions de maintien de la paix.' version des faits est inexacte, parce que cela ne servirait de rien.Ce qui m\u2019amène à protester c'est la façon absolument gratuite dont on a fait figurer mon nom, souligné par une photo, dans un contexte aussi désobligeant.Il suffit en effet de lire soigneusement l\u2019article dont je me plains pour voir que l'affaire de zonage au sujet de laquelle on mentionne, inutilement, mon intervention comme avocat, n\u2019a absolument rien à faire ni avec la corruption municipale ni avec la spéculation immobilière.Je n'ai pas besoin d\u2019évoquer la méthode qu'employait pour rendre suspects ceux dont il ne partageait pas les idées le trop célèbre sénateur McCarthy, du Wisconsin, ni de rappeler le proverbe: \"Dis-moi qui tu hantes.\u201d pour vous faire comprendre à quelles conséquences peut porter un tel procédé, surtout quand il se fait jour dans un grand journal comme le vôtre.C'est par inadvertance je veux le croire qu\u2019on a.dans vos colonnes, agi ainsi à mon égard.Quoi qu\u2019il en soit, je suis certain que vous ferez tout en votre pouvoir pour éviter que la chose se répète et ce, quel que soit l'intéressé.Pour dissiper tout malentendu, vous jugerez sans doute utile de publier ma lettre dans votre journal.Veuillez agréer, cher Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.C.Antoine GEOFFRION NDLR \u2014 Si nous avons souligné le nom de Me Antoine Geoffrion.dans notre série sur la corruption municipale, c\u2019était uniquement dans le but de montrer les frais que peut occasionner aux contribuables l\u2019adoption de règlements irréguliers, comme ce fut le cas dans l'affaire Dasken, de Hull.Les services de Me Geoffrion ayant été retenus par la Ville dans sa bataille contre les citoyens, il était logique que LA PRESSE cite les noms des parties en cause, I! est bien évident que Me Geoffrion ne peut aucunement être tenu responsable des bévues administratives du conseil de Hull.\t« F.BERNARD Appel en faveur des immigrants haïtiens Messieurs, Nous vous prions de bien vouloir publier le texte suivant.Avec nos remerciements anticipés, veuillez agréer.Messieurs, l\u2019expression de nos sentiments distingués.Le Comité pour la Défense des Droits de l\u2019Homme Gérard POIRIER A la suite de son enquête sur la situation des immigrants haïtiens au Canada, le Comité pour la Défense des Droits de l'Homme a adressé aux Honorables Robert Andras, ministre fédéral de la Main-d\u2019oeuvre et de l\u2019Immigration, et Jean Bienvenue, ministre de l'Immigration du Québec, la requête suivante : 1.\tQue la nouvelle loi d\u2019immigration ne soit pas appliquée rétroactivement et que toutes les mesures prises à leur égard soient suspendues.2.\tQu\u2019un permis provisoire de travail soit accordé à tous ceux qui font l'objet d'une enquête ou dont le dossier est en appel.3.\tQue la langue française soit utilisée lors des contacts entre l'administration et les Haïtiens, ceux-ci étant francophones.4.\tQue lumière soit faite sur le traitement dont ils font objet.Il y a infirmier et infirmier Le 7 ou le 8 décembre 1972, un article de Claire Dutrisac sur un \"Nouveau groupement s\u2019occupant de santé\u201d paraissait dans La Presse et faisait état d\u2019un infirmier qui fondait \u201cLe collège des citoyens\u201d.Mlle Dutrisac.qui connait très bien la loi des Infirmières et Infirmiers de la Province de Québec, aurait dû écrire qu'il s\u2019agissait d\u2019un aide-infirmier ou préposé aux malades, puisque ia dite personne ne possède aucun-aiplo- me lui reconnaissant le titre d'infirmier.Dans le Dimanche-Matin du 7 janvier 1973, on fait état de \"Chômeurs, curés et faux-monnayeurs\u201d, article où il s\u2019agirait, de nouveau, d\u2019au moins deux infirmiers en chômage.Je ne sais où le journaliste a pris ses renseignements mais il y a, également ici, de fausses représentations et ceci toujours au détriment des infirmiers gradués, qui, eux seuls, ont le droit légal de porter ce titre.Le 12 décembre 1969, le Bill 89 était sanctionné et modifiait !a loi des infirmières en permettant aux quelque 850 infirmiers gradués de faire partie de la même Association des Infirmières et Infirmiers de la Province de Québec.Et seuls les infirmiers dûment licenciés par leur Association professionnelle ont le droit légal à ce titre.Depuis 1969 que la loi existe.Les journalistes devraient donc savoir faire la distinction entre professionnels ayant droit à un titre et ne pas faire de fausse représentation; ce qui induit le public lecteur en erreur et peut causer préjudice aux membres de la profession.J.N.Guay, inf.Montréal.En faveur du jouai Cher monsieur J.P., En réponse à voire billet de l\u2019édition du 3 février 1973, je tiens à vous dire que vous émettez une série d\u2019opinions confuses sur la nature, la culture, la linguistique, l'anthropologie, et une série d'autres notions et de jugements de valeur déplacé! 1).Vous estimez barbare tout ce qui n\u2019est pas conforme à votre conception de la nature.Si je suis tellement préoccupé par votre billet, c\u2019est que je suis moi-même un étudiant barbu aux cheveux longs et qui contrairement à vous s'exprime en québécois (ou jouai) parce que c\u2019est sa langue maternelle, au lieu de s'exprimer dans une langue étrangère (le français).Un des problèmes majeurs au Ûué-bec est celui de l'identification cultu- relle.Pourquoi, je vous le demande, s'efforcer de parler un français qui ne nous convient pas puisque nous ne sommes pas des Français.Il est, je crois, futile de s\u2019identifier à une culture qui n\u2019est pas la nôtre, puisque nous en sommes éloignés sinon séparés depuis les trois cents années les plus déterminantes de l\u2019histoire de l\u2019Homme.Herskovits dans son oeuvre \u201cles bases de l\u2019anthropologie culturelle\u201d, en page 6, définit la culture comme suit : \"La culture est ce qui dans le milieu est dû à l'homme\".Nous ne pouvons pas nous identifier à la culture française puisque notre milieu physique et social n\u2019est pas le même.Alors, nous sommes des Québécois américains.Notre langue maternelle est le québécois et le rôle des écoles primaires seraient d\u2019enseigner aux enfants à lire et à écrire le québécois plutôt que le français.Ainsi, nous pourrions savoir une langue à fond plutôt que d'en savoir trois mais à demi: le québécois, le français et l\u2019américain.Enfin, cher monsieur J.P., je vous prierais de ne plus juger les jeunes d\u2019après ce qu'il font et d'après ce qu'il ont l'air mais plutôt d\u2019essayer de saisir que notre échelle de valeurs n\u2019est pas la même que la vôtre.Vous avez raison de nous traiter de barbares, mais dans le vrai sens du mot, c'est-à-dire \"étrangers\u201d.Monsieur, vous et beaucoup de vos semblables de votre génération.souffrez d'un mal commun, l\u2019ethnocentrisme déplacé.J\u2019ose signer parce que j\u2019ai foi en mes convictions, Paul Demers, étudiant en histoire.O) Nous respectons I orthographe de I auteur.SILENCE ! Aujourd\u2019hui lundi, j\u2019ai comme le goût de hurler pour couvrir tous les bruits.Nous avons, mon mari et moi, passé la fin de semaine à la campagne oû nous avions espéré trouver quelque repos.Nous en avions fort besoin.habitant près du boulevard Curé-Poirier, piste de course empruntée par les nombreux propriétaires de ba-zuus de la ville.La réalité dépasse- souvent la fiction; c'est une vérité que les \"sportifs\" du lac Achigan m\u2019ont permis de \u2019 vérifier en fin de semaine.En effet.: Le Meilleur des Mondes est timide à 1 côté de ce que j'ai vu.Hier après-midi, une petite neige , tombait, recouvrant le miroir glacé.-Un temps idéal pour faire une promenade tout en admirant la nature qui passait du gris au blanc.Au lieu de cela, une vingtaine de personnes of- * fraient un spectacle des plus grotesque : motoneiges, avions, automobiles ; et motocyclettes avaient envahi le lac 1 el se livraient à des exercices plus ou moins intelligents.Ii nous fut même donné d'apercevoir quelques patineurs 1 tirés par.un parachute! A la place du vrai sport, la poilu- 1 tion.le vacarme et le RIDICULE.J'en aurais encore long à dire car \u2019 je ne comprends pas la patience des ' gens, ceux qui ne désirent pas voir la ! campagne se transformer en un vaste cirque.Je ne comprends pas non plus que le gouvernement tolère que des J motoneigistes circulent, et à quelle vitesse, près des lieux habités, à n importe quelle heure du jour et de la nuit.En tout cas, moi j\u2019en ai marre de ne plus savoir où aller pour avoir la paix.Lise Prinsen GEERLIGS, Longueuil.LA PRES' i.r CTEE.7.ruu S-F f'sse Car h : ¦ 874 7272 874-7061 874-7306 PFT i' \\ '.F\t874-71 1 1 874 691 1 / LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 7 FEVRIER 1973 A 5 pleins feux sur l'actualité OH Les Vietnamiens prennent en charge un Centre de réhabilitation réalisé par des Canadiens Dix jours, au Vietnam, c'est peu pour raconter tout ce qu'il faudrait dire.El pourtant, on en rapporte une pléiade d'idées et d'impressions.Saigon est relativement calme mais n\u2019est plus la perle de l\u2019Indochine.L\u2019opposition du Sud au communisme semble très vive.On n'a pas parlé asses des souffrances de ce peuple, on n'a parlé que de combats.Les institutions hospitalières ne peuvent se comparer aux nôtres mais on y fait un travail formidable.Le climat tropical favorise l\u2019éclosion de tant de maladies.Et la guerre a fauché tant de jambes et de bras .Voici la quatrième tranche du reportage de Claire Dutrisac qui rentre d\u2019un séjour au Vietnam, juste avant la signature du cessez-le-feu.\u2014 4- par Clair* DUTRISAC UN proverbe chinois dit: Si tu rencontres un homme qui a faim, ne lui donne pas un poisson mais apprends-lut à pêcher.La citation n'est peut-être pas textuelle mais l'essentiel est là.C\u2019est ce que le Canada a fait, à Quinhon, lorsqu\u2019il y a créé un Centre de Réadaptation.Durant une guerre, la première préoccupation, .c\u2019est de défendre sa peau et d\u2019essayer d\u2019avoir celle \u201cde l\u2019autre\u201d.La seconde, c\u2019est de panser ses plaies.Des hommes qui souffraient.A la demande de l\u2019Agence canadienne de Développement international (ACDI), en 19G5, le Dr Gustave Gingras.directeur exécutif de l\u2019Institut de Réhabilitation de Montréal, se rendit au Vietnam-Sud.On savait que des hommes avaient besoin d\u2019aide, de soins, tout particulièrement dans le domaine de la réhabilitation.Que pouvait-on y faire ?Beaucoup.De quoi souffrait-on le plus ?De poliomyélite, de briilures, d\u2019amputations et de traumatismes des tissus mous.Les hôpitaux étaient surchargés et les édifices convenables n\u2019étaient pas faciles à trouver.Les projets furent retardés.Quand on pense au lendemain .En dépit des combats, le Vietnam pensait à demain.Il fallait non seulement reconstruire, de peine et de misère, des maisons, mais s\u2019occuper des victimes de la guerre, militaires et civils.En 1956.on établissait, à Saigon un \u201cOrthopedic and Vocational Center\u201d où l\u2019on trouvait un petit atelier de prothèses.avec vingt techniciens, formés dans divers pays.A cette époque, le Centre fabriquait par mois, environ une vingtaine de membres artificiels faits de bois et de cuir et deux paires d\u2019orthèses (attelles, supports pour les membres).Si ce n\u2019était si tragique, on en sourirait.Un pied après l'autre .Dans les circonstances où se trouvait ce pays, on avance lentement, péniblement.Il fallait avoir le courage de se dire : j\u2019avance un pied, puis l\u2019autre.C\u2019est le premier pas.En 1958, on crée au Centre une section de physiothérapie, avec l\u2019aide d\u2019un thérapeute australien.Quelques mois plus tard, c\u2019est une section de réadaptation qui enseigne aux vétérans handicapés certains métiers qui leur sont accessibles : l\u2019imprimerie, la couture (métier de tailleur), la mécanique, la réparation de radio, la menuiserie, le travail du cuir, etc.Un pied après l\u2019autre.Depuis 1966, de grands progrès ont été accomplis.On a amélioré les techniques.On a multiplié la production des prothèses : 3.300 prothèses et 1,500 attelles en 1969.Les divers services nécessaires à la réadaptation des personnes ayant perdu des membres se développent : chirurgie orthopédique, prothèses et physiothérapie, apprentissage de nouveaux métiers.\"Vous avez le feu?\" w b Commissaire aux langues officielles Deuxième rapport annuel 1971*1972 Au chapitre lit de son rapport le Commissaire fait le relevé des plaintes reçues par son bureau.Nous avons tiré de ce chapitre quelques plaintes dites \u201crecevables\", Dossier No 598 \u2014 Allocution incendiaire à Lyon Invité à prendre la parole au cours d\u2019un diner à Lyon (France), le Commissaire s\u2019efforçait d\u2019expliquer les bienfaits et les progrès du bilinguisme au Canada.Après son allocution, une auditrice distinguée lui tendit délicatement une pochette d\u2019allumettes fournie à cette occasion par l\u2019Ambassade du Canada.L\u2019avertissement \"close cover before striking match\u201d n\u2019y figurait qu\u2019en anglais, au plus grand embarras d\u2019un Commissaire stupéfait et confus.Prié par le Commissaire de bien vouloir jeter un peu de lumière sur le danger, mineur mais symbolique, qu\u2019il y avait à omettre d\u2019avertir les francophones, en même temps que les anglophones, qu\u2019ils risquaient de se brûler les doigts, le sous-secrétaire d\u2019Etat aux Affaires extérieures a immédiatement pris les mesures nécessaires pour qu\u2019à l\u2019avenir les pochettes incriminées portent un avertissement bilingue.Dossiers Nos 449, 453, 464, 470 \u2014 Gardes \u2014 Service de sécurité Trois agents de sécurité francophones de la Chambre des communes se plaigent qu\u2019on accorde toujours la priorité aux anglophones lorsqu\u2019on pourvoit à la plupart des postes élevés du service de sécurité et que les dernières nominations aux postes de chef et de sous-chef de ce service sont encore allées à des unilingues anglais.Un député francophone a aussi écrit au Commissaire au nom des agents de sécurité pour réitérer leurs réclamations.Sans vouloir contester officielle- ment les nominations, les agents demandaient qu\u2019on étudie l\u2019ensemble de la situation dans l\u2019optique de la Loi sur les langues officielles, en vue de nominations futures.Au cours d\u2019un entretien entre le sergent d\u2019armes de la Chambre et un représentant du Service des plaintes, toute la question des nominations et des promotions a été traitée tant pour les agents que pour les détectives.Les principaux critères d\u2019avancement sont : 1 ) les antécédents généraux de l\u2019intéressé; 2) son comportement passé et présent au travail; 3) ses capacités générales, évaluées par 15 fonctionnaires supérieurs du Service de protection (lorsqu'il s\u2019agit d'un caporal); 4) son état de santé; 5) sa connaissance des deux langues officielles et 6) son ancienneté.L\u2019ordre de présentation de ces facteurs ne correspond pas nécessairement à celui de l\u2019importance qui leur est attribuée.Les promotions au sein du Service de sécurité ne se font plus par concours, ce qui était encore le cas jusqu'à il y a cinq ans : c'est le personnel du service qui a lui-même demandé qu\u2019on les abandonne.Ni l\u2019ancienneté ni les connaissances lmguistiques ne sont des facteurs primordiaux.Le sergent d\u2019armes s'c-st dit conscient, toutefois, de l\u2019importance plus grande que prend le bilinguisme dans la conjoncture actuelle et a déclaré que 22 des 25 dernières recrues du Service de sécurité étaient bilingues.En outre, il a fait connaître son intention de nommer un francophone bilingue comme chef des sendees de sécurité lorsque le titulaire du poste prendra sa retraite en juillet 1972.Quant au chef du service des détectives ( à distinguer du service des agents), ses relations avec le public sont rares ou inexistantes et par conséquent il n'est pas nécessaire d'être bilingue pour ce poste.Le Commissaire a recommandé au Président de la Chambre des communes que l\u2019on déclare bilingues certains postes à l'échelon supérieur.Le Président a dit qu\u2019il étudierait cette suggestion et s'entretiendrait de toutes ces questions avec les intéressés.Lors d\u2019un entretien ultérieur entre le Président de la Chambre et le Commissaire (accompagné de l\u2019agent du Service des plaintes), le Président a confirmé qu\u2019il tenait à ce que les services de sécurité de la Chambre des communes soient conformes à l\u2019esprit de la Loi et à l\u2019intention du législateur.Le député a récrit au Commissaire, en soulevant certains aspects à caractère biculturel de cette affaire.Le Commissaire a traité de la différence qui existe entre langue de service et langue de travail et a insisté sur le principe du bilinguisme institutionnel.A suivre La phase prochaine que devrait faciliter \u201cla paix\u201d (?) : l\u2019insertion de l'handieapé dans la société.On s\u2019est aussi préoccupé des aveugles, des sourds-muets, des paraplégiques, des malades mentaux et des lépreux.Trois nouveaux centres de réadaptation ont été successivement créés dans le pays : à Danang (1968), à Quinhon (1969) et cette année, à Cant ho.Ce sont là des efforts gigantesques pour ce petit pays de 16 millions d'habitants, un petit pays en guerre depuis trente ans ! Le Dr Vi assuma, en 1966, la direction de l\u2019Institut national de Réhabilitation du Vietnam, organisme créé cette même année et qui coordonne tous les programmes de réadaptation.Puis, le Dr Lam-Van-Thach succéda au Dr Vi.C\u2019est le Dr Thach qui organisa à Saigon, la tournée du reporter de LA PRESSE.La foi du Dr Thach en l'avenir, son dynamisme soulèvent des montagnes.et il y en a beaucoup au Vietnam Apprendre à pêcher.Apprendre à pêcher le poisson exige beaucoup de temps, de patience et d\u2019efforts.En 1967, le Dr Michel Dupuis, chef du service de la médecine physique et de la réadaptation à l\u2019hôpital Notre-Dame, et conseiller à l\u2019Institut de Réhabilitation de Montréal, accompagné de membres de l'ACDL entreprend une tournée de reconnaissance au Vietnam.Le gouvernement vietnamien invite le Canada à collaborer à ses projets.Rien ne fut imposé.L\u2019Institut de Réhabilitation de Montréal accepte d\u2019administrer le Centre de Réadaptation de Quinhon et d'y assigner un groupe de conseillers.Le programme s\u2019échelonnait sur une période de cinq ans qui prend fin cette année, au mois de mars.C'est un des rares programmes, sinon le seul, qui furent menés à terme selon les plans initiaux et dans la limite de temps déterminée.C'est à la gloire de l'ACDL Le Canada a bâti le Centre, l\u2019a équipé et a fourni l\u2019assistance technique.Puis, il l\u2019a remis au gouvernement vietnamien.Durant cinq ans, le Centre de Quinhon a reçu 34 Canadiens comme conseillers.La durée de séjour a varié de 5 à 28 mois.Savoir s'effacer .Au fur et à mesure que les Vietnamiens perfectionnaient leurs connaissances en matière de réadaptation, les Canadiens se retiraient.A un moment donné, ils étaient 14.Us n\u2019étaient plus que quatre lors de mon séjour.Ce furent de charmants compagnons pour moi.Depuis la fin de janvier 1972, les Vietnamiens assument eux-mêmes toute la responsabilité des services de soins infirmiers et d\u2019entretien.Le Dr Vu-Chan est le directeur du Centre et M.Thung, l\u2019administrateur.Des enfants qui jouent et rient.Des enfants qui jouent et rient, à 1 Un camp de réfugiés a surgi, il y a relativement peu de temps, près de Quinhon.Cet homme ignore probablement qu'il pourrait être traité au Centre de réadaptation.qui est tout proche.Il y en a des milliers, comme lui, à travers le Vietnam.ce n\u2019est pas rare.Mais quand ces enfants n\u2019ont qu\u2019une jambe ou pas du tout de jambes, le contraste est violent.Ils sont pourtant assez vieux pour prendre conscience de leur handicap.Peut-être sont-ils simplement plus philosophes que les adultes ?Et puis, au Vietnam, il y en a tant, de ces enfants, que c\u2019est à peine s\u2019ils se sentent différents des autres.Les adultes, les femmes surtout, ont des visages plus graves.J\u2019ai vu une femme qui.dans un bombardement, a perdu ses cinq enfants.et ses deux jambes.Elle ne sourit pas mais s'efforce consciencieusement à apprendre à marcher avec ses prothèses.Le courage, là-bas, c'est d\u2019apprendre à survivre.A les côtoyer quotidiennement, peut-être apprenons-nous à mieux vivre ?La réalisation canadienne Comme d\u2019habitude, les statistiques sont difficiles à obtenir parce que difficiles à colliger.On sait que du mois de mars au mois d'août 1969, environ 90 patients furent traités chaque mois.Jusqu\u2019à maintenant, environ 1,451 patients ont été soignés.De mars 1969 à octobre 1971.on a fabriqué 876 prothèses et 575 orthèses.Deux médecins vietnamiens ont reçu une formation de deux ans en physiatrie, à l\u2019Institut de Réhabilitation de Montréal; deux prothésistes ont été formés.Une religieuse vietnamienne est présentement étudiante en prothèse.Elle retournera travailler dans son pays auprès des lépreux.Plusieurs étudiants vietnamiens ont suivi un cours d\u2019un an en réadaptation, à Montréal, et oeuvrent maintenant à Quinhon.Le Centre de Quinhon a 60 lits.C\u2019est peu par rapport aux besoins et pourtant, on ne refuse personne.Pourquoi ?Parce que beaucoup d'amputés ignorent l\u2019existence du Centre.Les communications ne permettent pas de donner au peuple l'information souhaitable.D\u2019autres handicapés ne peuvent se rendre à Quinhon.Des problèmes locaux La moyenne de séjour pour donner une prothèse à un amputé et lui apprendre à s'en servir est d\u2019un mois environ.Pour les vieillards, cela demande plus de temps, comme pour ceux qui ont été amputés il y a quelque 15 ou 20 ans.Ceux qui sont amputés au-dessus des genoux exigent un apprentissage plus long.Les ouvriers des rizières présentent un problème spécial : ils travaillent dans l\u2019eau et les prothèses pourrissent.Il faut les renouveler souvent.Pour pallier cet inconvénient, on utilise d\u2019autres matériaux que le bois.Les souliers des prothèses Une très large proportion de la population, au Vietnam, ne porte pas de soutiers.Particulièrement les femmes.Encore une petite difficulté locale.On accepte mal que la prothèse en soit couverte.On fabrique donc des prothèses qui ont leur propre semelle.C'est mieux que rien.Le rayonnement du Centre D\u2019où viennent les patients du Centre de Quinhon ?Ils sont généralement référés par des hôpitaux : l\u2019hôpital provincial de Quinhon où se pratiquent les amputations.(11 ne s\u2019en fait pas au Centre.) Cet hôpital dirige aussi vers le Centre des victimes de la polio, des brûlés (plus rares, cependant).Le Holy Family Hospital (une des institutions les plus propres et les mieux équipées que j\u2019aie visitées) y envoie ses patients.Cet hôpital est tenu par une communauté de religieuses américaines dont les membres sont toutes des \"professionnelles\u201d, médecins ou infirmières.Et puis, il y a aussi les lépreux de la Léproserie de Qui Hoa.Eux aussi perdent leurs jambes et ont besoin de prothèses.Le Save Children Fund collabore également avec le Centre.Bref, dans un large rayon, toutes les institutions qui ont besoin des services de réadaptation pour leurs protégés les réfèrent au Centre de Quinhon.Tous les dirigeants de ces organismes ou institutions m'ont dit quel soulagement fut, pour eux, la création du Centre.Au Vietnam, le Canada s\u2019est fait connaître sous son meilleur jour.Il a mis en terre un arbuste qui va devenir un arbre qui donnera des fruits longtemps après la fin de la guerre.Prochain objectif: une école de physiothérapie LE Dr Gustave Gingras, directeur exécutif de l'Institut de Réhabilitation de Montréal, a été reçu au Vietnam comme le délégué de Dieu-Le-Père ! En fait, c'est un des meilleurs ambassadeurs que le Canada puisse avoir .Si le Canada, via l'Agence canadienne de Développement international (ACDI) a fourni les fonds et mis le programme de réadaptation sur papier, c\u2019est le Dr Gingras et son équipe qui en ont assuré la réalisation.Le Vietnam ne l\u2019a pas oublié.L\u2019hospitalité vietnamienne a donné toute sa mesure : les réceptions succédaient aux réceptions.Hospitalité remarquablement généreuse, en vérité, mais avec une touche, un raffinement particulier aux Vietnamiens et qui se résumerait ainsi : une constante attention à ses hôtes pour les entourer de mille et une attentions ! Une politique illogique ?Nous savons tous que le Canada, indirectement, participe à la guerre en fournissant aux Etats-Unis de l'équipement et des munitions.Il semble donc illogique que l\u2019on dépense de l\u2019argent pour réparer le mal que l\u2019on cause.A cet argument, les Vietnamiens répondront qu\u2019en leur fournissant de l\u2019aide militaire, on les aide à se défendre.Quant au Dr Gingras, ce n'est pas un politicien.C'est d\u2019abord un médecin.11 ne pense pas : Vietnam, il pense ; Vietnamiens.Et Vietnamiens blessés, souffrants.Ce sont les individus en cause qui le préoccupent et l'occupent.Son action, d'ailleurs, s\u2019étend non seulement aux pays en guerre mais partout où une aide médicale est requise.Les lépreux du Cameroun (ont aussi l'objet de ses activités.Sa).tréputation internationale, il ne l'a pas acquise seulement au Vietnam.Pour le Dr Gingras, la création du Centre de Quinhon n'est pas une oeuvre clé guerre, mais une oeuvre de paix qui doit continuer et préparer des lendemains qui chantent.De vrais lendemains, de vraies chansons sous le soleil, dans les rizières.C\u2019est tellement vrai qu\u2019un autre programme canadien, dans le secteur de la réadaptation, est en cours : la création d\u2019une école de réadaptation dont la première section serait la physiothérapie.Le programme proposé a été accepté par l'ACDI.Mais il ne faudrait pas perdre un jour car tout pourrait être compromis.Beaucoup n'est pas assez .Le Dr Gingras a beaucoup fait pour le Vietnam.Mais il considère que ce n'est pas assez.Les physiothérapeutes vietnamiens n\u2019ont pas reçu, dans l'ensemble, la formation idéale requise.Il fallait faire vite et donner le minimum.Il y a huit ans, à la demande des Etats-Unis, l\u2019Institut de Réhabilitation de Montréal formait une jeune Vietnamienne qui parlait français.Elle reçut un cours de trois ans et retourna travailler dans son pays durant deux ans.Puis, elle revint à Montréal pour un cours spécial d'enseignement de la physiothérapie et décrocha un baccalauréat de l\u2019Université de Montréal (spécialité : physiothérapie).Mlle Mari-Li Hoa est la première Vietnamienne à mériter cet honneur.Le Dr Gingras, il y a un an.présenta un projet à l'ACDI en vue de la création d'une école de physiothérapeutes.I/O projet fut accepté en décembre 1972.Les cours théoriques ont débuté avec Mlle Hoa qui enseigne l'anatomie et la physiologie.Mais seule, elle ne pourra enseigner à la fois la théorie aux élèves de première année et donner la formation clinique à ceux de deu- xième année.(L\u2019e n s e m b 1 e du cours, comme à Montréal, est échelonné sur trois ans.) Ço presse ! Pour que ne soit pas perdu cet enseignement théorique, il faut que le Canada fournisse, dès septembre 1973, deux professeurs de physiothérapie.Il ne reste que des formalités à remplir ; l'ACDI doit envoyer son programme au ministre de la Santé du Vietnam.Ce dernier fera une demande officielle à Ottawa qui devra signer une entente avec l'Institut de Réhabilitation de Montréal.Ceci fait, l\u2019Institut doit recruter le personnel.Ce personnel a parfois des engagements auxquels il ne peut mettre fin à une semaine d\u2019avis.Il faut donc le choisir vite pour qu\u2019il soit au Vietnam au moins deux mois avant le début des cours.N'oublions pas la barrière de la langue et la connaissance, même élémentaire, du pays qui est nécessaire.L'Institut doit voir à leur transport, leur équipement, leur logement, etc.Mille et un détails auxquels on ne pense pas et qui exigent du temps.Avec un cours de trois ans, il faudra six ans pour produire deux générations étudiantes de physiothérapeutes.Que l'A C D I fasse diligence : ça presse ! PISCINE » 73 VENTE SPÉCIALE Économies substantielles à réaliser maintenant sur piscines, creusees ou en surface.Simple réservation, livraison à l'éte 73.DOCUMENTATION SUR DEMANDE EXEMPLES: Surface 24 , ronde, acc.compris\t$399 Creusee 16'x 30 , acc.compris\t$1,295 Piscines Économiques Inc., 544, bout, des Laurentides, Ville de Laval.Quebec 388-2157 Heures d'affaires habituelles OUVERT JEUDI et VEND JUSQU A 9 H PM ORDRE INITIATIQUE DES CHEVALIERS DU LOTUS D OR 1250 est, boul.St-Joseph.Montreal 1 77 523-2815 \"Etude théorique et pratique oti» MEDITATION trots VOIES SUPÉRIEURES DU YOGA\" Sous les directives du Swami SHRA00NANAN0A, AU PROGRAMME DU COURS \u2014\tU développement de la V010NTÉ, CONCENTRATION NATUROPATHIE \u2014U MAITRISE DE SOI \u2014U 101 DU KARMA les FORMES PENSEES \u2014Les miracles de 1 AFFIRMATION POSITIVE -les PHENOMENES OCCULTES ET PARA NORMAUX CLAIRVOYANCE\tRADIESTHÉSIE TELEPATHIE\tHYPNOSE MAGNETISME \u2014\tLa MEDITATION SOIREE D\u2019INFORMATION GRATUITE: jeudi 15 février 8 h 30 p m.DEBUT DES COURS: leudi 22 février 8h30 p m.DURÉE: QUINZE (151 SEMAINES (Environ deux heures par coursl PRIX: $50.00 INSCRIPTIONS LIMITEES Pour RENSEIGNEMENTS 523-2815 LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 7 FEVRIER 1973 A 6 Accrochage entre l'armée et les guérilleros à Saint-Domingue (Droits réservés) SAINT-DOMINGUE (UPI) - Un porte-parole de l\u2019armée dominicaine a annoncé qu\u2019une patrouille avait surpris le groupe de guérilleros débarqués dimanche sur la côte sud du pays et en avait tué au moins un avant qu\u2019ils disparaissent dans la région montagneuse et boisée où ils avaient été découverts.Le porte-parole a déclaré que l\u2019accrochage avait été \u201ctrès violent\u201d et qu\u2019un officier avait été blessé.Toutes les forces se trouvant dans le secteur, environ 2000 hommes, participent à un ratissage en règle pour retrouver les guérilleros.Le secrétaire à l\u2019armée, le vice-amiral Jimenez a déclaré que des documents trouvés dans l\u2019embarcation des guérilleros \u201cprouvaient que l\u2019ancien président Juan Bosch et d\u2019autres leaders politiques sont les instigateurs de ce complot contre la paix du pays.\u201d Le.gouvernement a ordonné l\u2019arres- \"Personne n'a arrêté.\" GriEEN RIVER.Wyoming.(AFP! -\u201cJ\u2019ai attendu pendant 11 heures que quelqu\u2019un s\u2019arrête.Je meurs de froid, je n\u2019en peux plus.et ils continuent de rouler\u201d.Cette note griffonnée sur un morceau de papier a été trouvée dimanche dernier à côté du cadavre du chauffeur d\u2019une automobile en panne d'essence près de Green River, dans le Wyoming, et qui avait vainement tenté d\u2019obtenir de l\u2019aide des autres automobilistes.Ne pouvant plus souffrir le froid, David Huffstetler, âgé de 25 ans.s'est tiré une balle de revolver dans la tête.DEUX AGENTS SUITE DE LA PAGE A 1 double l\u2019été dernier, par exemple, les laboratoires de la police ont établi que l'héroïne en circulation était à 54 p.cent pure, tandis que la qualité avait considérablement baissé à la fin de décembre, alors que la drogue obtenue n\u2019était plus que de 5 p.cent.D\u2019après les enquêteurs, au moins le tiers des \u201cpushers\u201d appréhendés hier étaient des habitués de l\u2019héroïne.D'ailleurs, six d'entre eux ont dû être conduits à l'hôpital Royal Victoria, parce qu\u2019ils ne pouvaient vivre sans drogue.La razzia d'hier soir a permis de constater que Montréal, qui depuis plusieurs années était considérée comme une étape importante dans le trafic international de l\u2019héroïne, devenait de plus en plus un centre important de consommation de la drogue, après Vancouver et Toronto.Jusqu\u2019ici, en effet, la plupart de l\u2019héroïne qui passait entre les mains des trafiquants montréalais était acheminée vers New York, d\u2019où en repartait une petite quantité pour servir les besoins des consommateurs locaux.TORONTO SUITE DE LA PAGE A 1 blié lundi, basée sur un rapport gouvernemental, soulignait que Montréal était dans une période de stagnation et devenait un satellite économique de Toronto.Le rapport avait été commandé par le ministère de l\u2019Expansion économique régionale avant les élections du 30 octobre dernier.M.Jamieson a déclaré hier que le rapport n\u2019était pas un document officiel et qu\u2019il ne reflétait que les opinions de ses auteurs, des économistes de l\u2019Université de Montréal.D\u2019après le ministre, le rapport, qui est basé sur des statistiques relevées dans la dernière partie des années 60, contient des conclusions qui r.e sont justifiées que pour cette période.M.Jamieson a affirmé d\u2019autre part que ce rapport ne constituait qu\u2019un aspect d\u2019une étude beaucoup plus exhaustive sur la région métropolitaine.D'après lui, la situation de Montréal s\u2019est améliorée depuis la période sur laquelle porte le rapport.De son côté, le ministre québécois de l\u2019Industrie et du Commerce, M.Guy Saint-Pierre estime que le rapport, qu\u2019il détenait depuis novembre dernier, ne contient que des chiffres démodés ne tenant pas compte des réalités des deux dernières années.il ne conteste pas toutefois la rigueur scientifique de ces statistiques et il endosse la plupart des solutions du rapport Higgins en vue de rendre Montréal concurrentielle par rapport à Toronto.Selon M.Saint-Pierre, le Québec a connu un \u201crevirement spectaculaire\u201d à la fin de 1970 et cette remontée prendra de plus en plus d'ampleur au fil des prochaines années.Comparaison Il signale notamment que les immobilisations totales pour la région montréalaise se sont accrus de 5.7 pour cent en 1971 et de 12.8 pour cent en 1972, comparativement à 8.9 et à 14.2 pour l\u2019Ontario.Notre situation n\u2019est donc pas si mauvaise, pense M.Saint-Pierre.Dans le domaine de la construction, les immobilisations ont diminué à Toronto de 27 pour cent en 1971 et de 3.7 pour cent l'an passé, tandis que Montréal enregistrait des hausses successive de 30.4 ee 11.4 pour cent.En général, les investissements à Montréal ont suivi depuis 1971 la même tendance que pour le reste du Québec.Le rapport des immobilisations totales au Québec, par rapport à l\u2019Ontario, est passé de 40 pour cent en 1970 à 60 pour cent en 1972.11 en va de même pour Montréal.Le ministre parle ensuite des gestes concrets posés par son gouvernement à la lumière du rapport Fantus: le complexe pétrochimique de $70 millions à Montréal, la \u201cnette reprise de l\u2019aéronautique\u201d, une hausse sensible des transactions à la bourse de Montréal et le rôle accru de laVsociété de tation de M.Juan Bosh qui est introuvable, et a fait publier un démenti aux accusations portées contre lui.Le colonel Caamano serait à la tctc des hommes armés qui ont débarqué dans le sud de la république dominicaine, selon une rumeur qui circule avec insistance à Saint-Domingue.Un membre de la délégation qui accompagnait, il y a quelques semaines, le contre-amiral Ramon Emilio Jimenez, secrétaire dominicain des forces armées, en visite officielle à Caracas, avait pourtant indiqué que le colonel Caamano était mort.Le secrétaire général du parti révolutionnaire dominicain, la formation que préside M.Juan Bosch, avait démenti la nouvelle à cette époque et affirmé que le colonel, qui avait présidé la front révolutionnaire lors de la révolte de 1965, se trouvait en réserve du peuple dominicain.Le journal \u201cUltima Hora\u201d publie pour sa part un document trouvé sur le dirigeant communiste Amaury German Aristy, qui avait été tué, avec trois de ses compagnons en janvier 1972, au cours d'un affrontement avec les forces armées.Ce document mentionne le guérillero Ramon dont le passé et la formation militaire rappellent ceux du colonel Caamano.Le colonel Caamano.qui serait aujourd\u2019hui âgé de 40 ans avait été vu pour la derinière fois en octobre 1967 en Hollande.Le comité exécutif national du parti révolutionnaire dominicain (PRD) a remis hier une déclaration à la presse dans laquelle il dément avoir tout lien avec le commando qui a débarqué dimanche dans le sud de la République dominicaine.La déclaration accuse le gouvernement dominicain de vouloir attenter à la vie du secrétaire général du PRD, M.José Francisco Pena Gomez, et de vouloir déporter le professeur Juan Bosch, président du PRD.On ignore où se trouve actuellement l\u2019ancien président Juan Bosch, qui avait quitté son domicile en compagnie de sa famille lorsque la police s'est présentée pour l'arrêter.Depuis sa retraite, le dirigeant politique a fait parvenir à la presse une déclaration dans laquelle il affirme que le gouvernement dominicain veut le condamner à la déportation.Le comité du PRD dénonce également les obstacles que rencontre l\u2019opposition dans la défense des droits du peuple qui sont constamment bafoués ou ignorés.AGRICULTEURS SUITE DE LA PAGE A 1 des prix et il s'est engagé, au nom du gouvernement, non seulement à s\u2019opposer à un tel gel mais à recommander une certaine hausse \u201craisonnable\u201d.\u201cVous pouvez parier votre dernier dollar, a-t-il lancé à son auditoire, que quelqu\u2019un au sein du comité lancera l\u2019idée d'un gel des prix et je pense que, dans une telle éventualité, nous devons être prêts à souligner les problèmes qu\u2019une telle suggestion pourrait entraîner\u201d.Il affirme que \u201cla dernière chose dont les agriculteurs canadiens ont besoin c\u2019est bien d'un gel des prix alimentaires qui réduirait leurs profits encore davantage.Au contraire, ils ont besoin d\u2019une augmentation de leurs marges de profits.Ils ont un certain rattrapage à faire pour être simplement sur un pied d'égalité avec le reste de notre société et de notre économie\u201d.Et voilà pourquoi le prix des aliments montera encore probablement, du moins tant que le gouvernement Trudeau se maintiendra.Témoins du jour Voici la liste des témoins assignés à comparaître aujourd\u2019hui devant la Commission d\u2019enquête sur le crime arganisé : MM.Leonard Adler, Armen Ate-nian, Gabriel Bellini, Paul Bloomfield, Giuseppe Cocolicchio, Vincent Cotroni, Georges Demetre, Sam Duchoeny, Harry Goodman, Louis Israël, Johnny Jasko, Steve Jolin-ston, Billy Kotsos, Charles Kolo-meir, Angelo Lanzo, Gino Lemetti, Dominique Leonardis, André Martin, Benny May.David et Norman Miller, David Mintz, Sam Nudel-man, Jean-Paul Rollin, Hyman Rothstein, Harry Ship et Joseph Zollo, tous de Montréal.MM.Demetrios et Costas Arvani-takis, Roland Dorais et Vincenzo Soccio, tous de Verdun.MM.Gary Bail, Frank d\u2019Asti, Joseph Frankel, Sam Levinsky, Solly et Helen Levine, tous de Côte-Saint-Luc.MM.Gordon Bail et José Orlando, de Beaconsfield.MM.Hyman Bloom et Willy O\u2019Bront, de Hampstead.MM.Myer Bowen, Nicholas Di Iorio, Carlo Di Sensi, Irving Goldstein, Moses Yacknin et Mme Gisèle Sigouin, tous de Laval.MM.Gérard Fontaine, Claude Lalonde et John Lia, de Saint-Léonard.M.Raymond Gagné, d'Anjou; M.Aubrey Gardner, de Baie d\u2019Urfé: MM.David Laff et Jerry Price, de Dollard-des-Ormeaux; M.Gilles Pouliot, de Sainte-Dorothée; M.Joseph Orvath, de Pierrefonds; M.Walter Kohos, de Saint-Laurent; M.Brian Nix, de LaSalle, et M.Vaughn Ralston, de l\u2019Ile-des-Soeurs.La requête et l'enquête sur le crime C'est ce matin qu'on devait savoir si la Commission sur le crime organisé allait pouvoir poursuivre ses travaux et entendre les quelque 60 témoins assignés pour aujourd\u2019hui.Ces témoins devaient déposer leurs rapports d'impôt et leurs comptes de banque.A 6 h 30, hier soir, le juge John Nolan a ajourné à 11 h, ce matin, l\u2019audition d'une requête en évocation présentée par cinq témoins convoqués pour aujourd'hui et visant à faire suspendre les travaux de la Commission.Le criminaliste Maurice-S.Hébert s'est adressé au juge Alphonse Barbeau, dans le même but, mais comme il n\u2019a pas invoqué l\u2019inconstitutionnalité de la loi de police, il a pu présenter son argumentation sans que les avocats du ministère public ne soient convoqués pour défendre leur point de vue.Le juge Barbeau a pris le tout en délibéré et devait également rendre sa décision ce matin.PAX PLANTE SUITE DE LA PAGE A 1 ges qu\u2019il reconnaissait comme suit: Danny Gordon, Harry Smith (spécialisé dans les débits clandestins), Al Herman, Irwin Feller, David Nudel-man, Alexander Carsley et Louis Shatner (tous deux tenanciers de mai-sions de pari), Dave Miller, Harry Singerman, Harry Ship, \u201cPopeye thé Boxman\u201d (non véritable inconnu) Louis Ship, Joe Kirwin, Jack Zimmerman.Albert Lean, Harry Feldman, Benny Cohen, Sam Nudelman (\u201cun homme important dans le prêt usurai-re\u201d) et Joseph Dubrowski (patron du jeu organisé).Du temps qu'il était secrètement à la tête de l\u2019escouade de la Moralité (étant avocat et le Comité exécutif de l\u2019époque n\u2019approuvant pas que cette escouade ne fut pas dirigée apr un policier), Me Plante a expliqué hier qu'il avait pu se rendre compte de la relation qui existait alors entre la pègre américaine et le monde interlope montréalais, ainsi que le confirmait dans un de ses rapports la Commission Prévost.Parlant de cette dernière, Me Plante a déploré ne pas avoir été invité par celle-ci alors qu\u2019elle étudiait certains aspects du crime organisé.\u201cOn parle do crime organisé dans cette commission, dit-il, et il n\u2019y a pas un mot de l'enquête Caron.\u201d A cela, le juge Rhéal Brunet, de l'actuelle commission, réplique: \u201cJe regrette, mais nous sommes ici pour ramasser des faits et non entendre des opinions personnelles.\u201d Visiblement déçu, mais non décontenancé, le témoin poursuit et rappelle que Carmine Galante a déjà été identifié clairement aux Etats-Unis comme l'adjoint direct de Joseph Bonan-no, chef de l\u2019une des cinq familles new-yorkaises de la Cosa Nostra.Reconnu coupable de trafic de stupéfiants, en 1961, il purge présentement une peine de 15 ans.Deux Montréalais, Giuseppe Cotroni et René Robert, furent accusés en même temps que lui et également condamnés.Quant à Louis Gréco, Me Plante le considère comme le successeur de Galante au poste de dirigeant de la fa- mille Bonanno à Montréal, tout comme l'avaient fait les autorités américaines.Bien que la Commission Prévost ait constaté, dans un rapport d\u2019il n'y a pas si longtemps, que l\u2019ampleur du jeu et du pari clandestins n\u2019a aucunement diminué à Montréal, malgré un certain nombre de coups de filets policiers spectaculaires et fructueux, Me Plante diffère quelque peu d\u2019opinion.Cette différence, il la fait au niveau policier où, note-t-il, des changements formidables ont été apportés par la police de la Communauté urbaine de Montréal.\u201cS\u2019il n\u2019y avait pas eu de changement, je ne serais pas ici\u201d, renchérit-il.Si le crime organisé fonctionne toujours, il ne semble plus avoir les coudées franches, comme c\u2019était le cas vers la fin des années 40 ou le début des années 50.Et ce mérite revient nettement a la transformation effectuée dans le corps policier, affirme Me Plante.Enfin, invité à faire état des moyens susceptibles de faire échec au crime organisé, l'ex-directeur policier soutient d\u2019abord que l'exemple doit venir d'en haut.\u201cÇa ne doit pas être comme en 1950, alors que le premier ministre Duplessis, également procureur général de l'époque, déclarait que le crime progresse quand les \u201cboolies\u201d ferment, ça cause du chômage; et que Deux septuagénaires ont péri dans un incendie qui a débuté vers 16 h.20, hier, 347 est rue Sainte-Catherine, et qui aurait été allumé accidentellement par un mégot de cigarette tombé sur un tapis.Selon les premiers rapports, un des deux hommes aurait tenté d éteindre le feu avec son pied et aurait accroché les rideaux, qui seraient tombés ces chômeurs deviennent des voleurs -ou des assassins\u201d, de rappeler le té- I moin.Comme deuxième moyen, Me Plante -suggère une très grande sensibilisa- * tion du publie face au crime organisé.' \u201cDans une enquête comme celle-ci, une ample diffusion des noms, des .faits, serait suffisante pour mater le crime organisé.\u201d En troisième lieu, les autorités devraient fournir à la police des moyens efficaces de travail.\u201cQuand on pense que de mon temps, l\u2019escouade de la Moralité n\u2019avait pas une seule auto, r'.ni locaux.Que nous étions même obligés d\u2019utiliser les classeurs saisis chez des \u201cbookies\u201d.Me Plante n\u2019est pas très partisan des tables d\u2019écoute, bien que ça épargne du temps et de l'argent.\u201cMais ce moyen devrait être surveillé de très près et très sérieusement, en plus d'être dirigé uniquement contre le crime organisé.\u201d Finalement, l'ex-directeur opine que la collaboration des juges est nécessaire.\u201cMais pour agir efficacement, il faut amener devant eux les têtes, non le menu fretin.\u201d Il se dit d\u2019autre part assuré que l'enquête en cours aura pour effet de convaincre les policiers, et même le public, que le procureur général veut la fin du crime organisé et qu\u2019on peut s'attendre à de la très bonne collaboration.sur les flammes pour- en augmenter l\u2019intensité.Cet incendie, qui a nécessité trois alertes, a lourdement endommagé les magasins Orner DeSerres et Ernest et frères, situés au rez-de-chaussée de l'immeuble incendié.L'identité des victimes n'a pas encore été révélée.LES AUBAINES SONT MEILLEURES QUE JAMAIS CHEZ P * vw* wpr- Notre nouvel entrepôt est vraiment immense et plein d\u2019aubaines fantastiques sur des tapis de marques reconnues.Vous serez agréable- ment surpris quand vous verrez les grandes économies que vous pourrez y faire même.rouleaux de marques ________reconnues en montre mr Dépêchez-vous, venez vous rendre compte par vous- \u2022\tHarding \u2022\tBarrymore \u2022\tCelanese \u2022\tBurlington \u2022\tplusieurs autres.\u2022\tArmstrong \u2022\tPeerless \u2022\tO zi te \u2022\tKraus \u2022\tCrossley Karast.m \u2022\tB M.K.\u2022\tBigelow \u2022\tAmtico USTF OTNVENTAiRE ACRILAN Fait de fibres acryliques DE HARDING \u2014 ARMSTRONG CISELÉ 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