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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1973-03-10, Collections de BAnQ.

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[" r'-vA LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE DERNIERE EDITION 25c météo MONTREAL, SAMEDI 10 MARS 1973, 89e ANNEE, No 59, 192 PAGES, Il CAHIERS Généralement nuageux Maximum 40° \u2014 Minimum 20J Demain : pluvieux et doux Pollution \u2014 détails à la page A 2 Le vandalisme dans les écoles Personne n'ignore que les écoles renferment de nos jours une foule d'objets de grande valeur.Que l'on songe, par exemple aux nombreux appareils audio-visuels dont sont dotées nos maisons d'enseignement.Rien d'étonnant qu'un certain nombre d'individus résistent mal à la tentation d'examiner ces objets de près, soit en s'introduisant dans une école pour s'y livrer à d'étranges instincts de destruction, soif en les volant tout simplement .Notre journaliste Jules Béliveau a voulu, lui, voir de près les traces laissées sur le passage de ces personnages que l'on appelle des vandales.Son enquête l'a notamment amené à découvrir partiellement le vrai visage des vandales, à soupeser l'impact financier du vandalisme dans les édifices de la Commission des écoles catholiques de Montréal et à connaître les grandes lignes de la lutte entreprise par la CECM contre ce terrible fléau.A partir de lundi, dans LA PRESSE.AUJOURD'HUI Dans LA PRESSE aujourd'hui et tous les autres samedis, une nouvelle PAGE DES JEUNES, avec des jeux aussi variés que fascinants.Les solutions à tous ces jeux (énigmes, charades, etc.) dans la page des bandes dessinées du lundi.Québec cède sa juridiction sur 12,500 acres de terrain - page A 9 H Le problème des langues dans une impasse D 11 NOS CAHIERS ?U WEEK-END TOURISME Tunisie: première frontière du dépaysement ARTS ET LETTRES Deux femmes en écriture PERSPECTIVES La Cité de l'homme nouveau TÉLÉ-PRESSE Après Munich, Montréal 76 SOMMAIRE j Arts et Lettres: C 1 à C 17 Bandes dessinées: B 12 Bâtir au Québec : E 1 Bricolage : E-3 Bridge : B 13 \"Chacal\": E 5 Cinéma : C 8 Décès, naissances, etc: F 19 \"Dites-moi, docteur\": A 10 Echecs : B 13 Economie: D 8 à D 10 Editorial : A 4 Etes-vous observateur ?: F 8 Horoscope : A 12 Informations étrangères : F 1 Informations nationales: A 14, A 15 Jardinage : E 2 Loisirs et récréation: B 14 \"Mot-mystère\": B 14 Mots croisés : F 9 Petites annonces: F 2 à F 17 Polichinelle: B 13 Radio et télévision : C 7 Religion : F 20 Sciences: B 15 Sports : D 1 à D 7 Timbres: B 13 Tourisme : B 1 à B 11 Tribunaux : A 8 Vivre aujourd'hui: A 9 à A 12 $3 millions en 1973 pour nos ministres et députés a Québec or- Tx : |Hpj s \u2022 .v ¦ mm**?'r*s*S3»*!2i «te# -, v - tMMMMMWH .Tu, g : \u2022\u2022 : \u2022 T \u2022 mm A; M-'.m**': ¦Mm photos Michel Gravel, LA PRESSE A Chôteouguay Station, la rivière court follement dans les rues, envahit les caves et même les cuisines et les salons.Les citoyens de plusieurs quartiers ne peuvent se déplacer qu'en hautes bottes et en chaloupe.jgjJTfW'i' - mmm ÜSH 1 mÊSÊ \u2019 Av\u2019 mm i -/'y .M.et Mme Jean Bergevin continuent de tenir commerce (une épicerie) bien que leur cave soit inondée, le chauffage et l'électricité coupés.\"Il faut être là pour dépanner les gens\".La boutique reste ouverte par Hélène SABOURIN \u201cJl va se noyer, faites quelque chose\", criait Mme Bergevin, quand elle a vu disparaître le photographe de LA PRESSE.Michel Gravel, qui emportait avec lui l\u2019es-caiier de la cave.\u201cSauvez ma caméra\u201d, criait le photographe (6 pieds, quelque 180 livres), dans l'eau presque par-dessus la tète, mais gardant les bras en l'air, l\u2019un accroché à une poutre du plafond, l\u2019autre tenant serré l\u2019appareil-photo.\u201cVous êtes bien pesant\u201d, criaient les deux policiers qui tentaient de sortir Michel de sa piscine cambre, où flottaient matelas, chaises et boîtes de toutes sortes.De l\u2019eau dans les caves des maisons de plusieurs quartiers de Chà-teauguay Station, il y en a et beaucoup.I! y en a même jusque dans les cuisines.\u201cQuand j\u2019ai vu arriver l\u2019eau dans la rue jeudi après-midi, raconte M.Jean Bergevin, épicier de la rue Gauthier, j\u2019ai crié à mon fils d\u2019aller conduire ie \u201cchar\u201d dans la cour de l\u2019école.J\u2019ai dit à ma femme de sortir le linge de la chambre du petit, au sous-sol.Moi, j\u2019ai coupé l\u2019électricité et fermé le système de chauffage.Et puis, je me suis dépêché de monter la bière et les liqueurs au premier, dans le magasin.\u201cJe ne vous mens pas.mais en moins d\u2019une heure et demie, on ne pouvait plus sortir d\u2019ici sans des bottes jusqu\u2019à la taille ou encore en chaloupe.\"Et il fallait que ça arrive un jeudi.Je vous dis que ça ne nous arrogé pas, nous autres les commerçants.C'est le début du weekend; on va en perdre une galette cette semaine.\u201cLe commerçant d\u2019en face, M.Vinette, n\u2019est pas chanceux lui non plus.Jeudi matin, il ouvrait son \u201cmarché de viande\u201d.A six heures, il mettait la clef dans la porte et peu de temps après, il devait venir chercher tout ce qui y avait été entreposé.Ça en fait toute une fête d\u2019ouverture\u201d.Chez les Bergevin, il fait 40 degrés F.environ, dans le magasin et à l\u2019étage où ils logent.\u201cC'est pas possible de coucher ici, ou gèle tout rond: pas possible non plus de faire la cuisine, on n'a pas d'électricité.On s\u2019est réfugié chez des parents qui demeurent dans un quartier qui n'a pas été touché par l'inondation.\u201d M.et Mme Bergevin n\u2019ont pas fermé boutique pour autant.\u201cOn garde l\u2019épicerie ouverte pour dépanner les gens.Mais, il n'y a pas beaucoup de clients.On doit, la plupart du temps, aller porter des commandes a domicile, en chaloupe.C'est pas un cadeau, ça, madame ! Il faut le faire\u201d ! fait remarquer M.Bergevin.Les enfants, eux, ne voient pas les choses du même oeil que leurs parents.Les plus jeimes s\u2019amusent comme des petits fous dans i\u2019eau jusqu'au cou; les plus vieux s\u2019es- Vfir BOUTIQUE, page A 2 par Gilles LESAGE de notre bureau de Québec QUEBEC \u2014 Les émoluments des membres de l\u2019Assemblée nationale coûteront plus de $3 (trois) millions au Trésor public cette année, en vertu de deux projets de loi présentés hier par le gouvernement.\u2022 L\u2019échelle des traitements ira de $49,000 pour le premier ministre à $23,400 pour les députés, en passant par $42,600 (ou $800 par semaine) pour les 24 membres du Cabinet Bou-rassa.C\u2019est du moins ce qui ressort d\u2019une compilation faite par LA PRESSE, à la suite de la présentation des deux \u201cbills\u201d, 274 et 275, qui ne seront toutefois étudiés que la semaine prochaine.Les notes explicatives ne font nulle part mention de l\u2019échelle des indemnités législatives et des allocations.Au fait, elles sont plutôt laconiques, ces notes: \u2022\tLe projet de loi 274 prévoit qu\u2019un ministre d\u2019Etat reçoit la même indemnité et la même allocation qu\u2019un ministre avec portefeuille: et il prévoit pour 1973 et 1974 une hausse de 3 pour cent de l\u2019indemnité et de l\u2019allocation d\u2019un ministre.\u2022\tToujours sur le même sujet, le projet de loi 275 prévoit une hausse annuelle de 3 pour cent des traitements et indemnités des députés, et de 3 pour cent de leurs allocations pour frais de représentation: \u2022\tLe même \u201cbill\u201d prévoit de plus une allocation et une indemnité pour frais de représentation en faveur des députés désignés pour présider les commissions élues (il y en a une quinzaine).Trois pour cent, ça n\u2019a l'air de rien, mais en chiffres, qu'est-ce que ça veut dire.LA PRESSE a tenté de le découvrir, en dressant le tableau ci-contre.I! s\u2019est peut-être produit des inexactitudes, mais il en ressort que si les deux projets sont adoptés, les émoluments des 108 députés du Québec coûteront plus de $3,100.000 aux contribuables cette année et l\u2019an prochain.Un million au Cabinet Le premier ministre et ses 24 collègues île Cabinet le plus nombreux que le Québec ait connu, sauf erreur) coûteront à eux seuls plus d'un million de dollars.Le relevé fait ressortir d\u2019autres faits intéressants: \u2022\tprès de vingt autres députés libéraux reçoivent des \u201csuppléments\u201d en raison de leurs fonctions diverses; \u2022\til y a présentement onze adjoints parlementaires libéraux, soit le plus grand nombre depuis que ce poste existe; Voir MINISTRES, page A î Divergences au sein de la Commission de contrôle OTTAWA (PC) \u2014 Le Canada a reconnu pour la première fois, hier, que la commission responsable du cessez-le-feu au Vietnam \u201cavait failli à son mandat\u201d à cause dune dissension parmi ses quatre membres.Le ministère des Affaires extérieures.dans une déclaration qui coïncide avec la conférence de presse que donnait hier, à Saigon, l\u2019ambassadeur Michel Gauvin, affirme que deux membres de la Commission internationale de contrôle et de surveillance se sont Voir DIVERGENCES, page A 2 Des épargnants perdent $300,000 dans une affaire immobilière par Florian BERNARD De nombreux petits épargnants de la région de Montréal viennent de subir une perte qui pourrait dépasser $300.000 dans une affaire de placements hypothécaires et d\u2019actions privilégiées de deux compagnies fondées par la même personne, soit I.ex Entreprises Gerbex Inc, et les Entreprises Bell Enr\u2019g.Voilà ce qui ressort du volumineux dossier actuellement entre les mains des membres de l'escouade des frau- des commerciales de la Sûreté du Québec et dont LA PRESSE a obtenu copie.Le président-fondateur des compagnies impliquées, M.J.Edmond Bergevin, est introuvable depuis janvier 1972.Après avoir successivement résidé à Montréal, Terrebonne Heights et Mascouche, il a pris la clé des champs.Auparavant, il avait cédé l\u2019une de ses compagnies.Entreprises Gerbex, à un restaurateur de Mascouche, M.André Paquette, qui se trouverait actuellement quelque part en Gaspésie.Nature des plaintes L\u2019étude des plaintes déposées à la Sûreté du Québec indique que les gens étaient invités à prêter diverses sommes d'argent, moyennant des intérêts alléchants, au dénommé J.-Edmond Bergevin des Entreprises Gerbex Inc.Ces prêts passés devant notaire étaient garantis par une hypothèque sur des propriétés et des terrains si- tués dans la région de Terrebonne de Mascouche.Cependant, après un certain temps, les malheureux préteurs découvraient que la propriété garantissant leur prêt était déjà d\u2019une première hypothèque, parfois d\u2019une seconde et, dans certains cas, d\u2019une troisième! Le dossier comporte même des cas où une propriété évaluée à $8.000 garantissait des prêts d\u2019une valeur globale de $12,000 à $15,000! Le président de la compagnie, M.Bergevin, garantissait personnellement les prêts.Mais dans un climat de confiance, les pauvres épargnants investissaient leur avoir.Le pot-aux-roses a été découvert au début de 1971 lorsque le président Bergevin, incapable de soutenir plus longtemps ce chassé-croisé de remboursements et de versements des intérêts, a demandé à ses créanciers de lui accorder certains délais.Toute l\u2019affaire a éclaté quelques mois plus tard lorsque certaines propriétés gre-Voir EPARGNANTS, page A 2 TIRAGE: VENDREDI, le 9 mars 1973 5 mM rev- oil'té «J# \u2014\t23 gagnants de 95,000.\u2014\t184 gagnants de 9500.\u2014\t1863 gagnantsde91 OO.PERFECTA 31e COURSE, le 8 mers 1973\t\tRÉSULTAT\t\t\t ORDRE $1,970.60 (sormx)\tVENTES TOTALES\tA\tB\tC\tD DÉSORDRE: $85.20 mssoprix) à:\t:\t\t$656,361.00\t9\t3\t8\t10 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 10 MARS 1973 A 2 mini-presse le monde O En Ulster, la quasi-totalité des catholiques se sont abstenus au référendum sur le maintien de l\u2019union avec la Grande-Bretagne ; les votants protestants eux, ont approuvé le statu quo.n A Khartoum, le gouvernement Nimeiry a fait arrêter un dirigeant d\u2019organisation de résistance palestinienne à la suite des attentats de la semaine dernière au Soudan.?Le gouvernement de Saigon semble montrer qu'il prend au sérieux le Canada ?\tLe gouvernement canadien a conclu une entente avec la Chine et la compagnie CP Air pourra maintenant assurer le service jusqu\u2019à Pékin et Shanghai.Les Chinois assureront le sendee aérien dans les villes de Vancouver et d'Ottawa.?\tLe Québec vient de céder sa juridiction administrative sur 12,500 acres de terrain situées dans le parc de la Gatineau.En retour, la pro- ies prochaines négociations qu\u2019il doit mener avec le GRP en France, en s\u2019y faisant représenter par des \u201ctrès importantes personnalités\u201d.?\tLes Argentins vont aux urnes demain, pour le premier tour qui doit mesurer la forGe du péronisme en attendant les regroupements prévus pour le second tour.?\tEn France, où c'est demain le second tour des élections parlementaires, la coalition gaulliste a bon espoir de conserver le pouvoir.vince reprend la juridiction abandonnée, il y a plusieurs années, sur une parcelle de terrain de 255 acres.?L'augmentation générale des prix au cours du mois de février ne constitue pas pour le gouvernement Trudeau une situation d'urgence.Statistique Canada révélait hier que le prix des aliments avait augmenté de 1.1 p.cent au cours du mois dernier.le Québec ?L\u2019élection du ministre François Cloutier vient d\u2019être confirmée par la Cour provinciale.O II semble à peu près acquis que Marcel Masse abandonnera la politique provinciale pour tenter de se faire élire à la Chambre des Communes comme député conservateur.U Lançant \u201cl'Opération Ressources\", le président du Parti québécois, René Lévesque, a dénoncé les partis politiques et leurs caisses électorales \u2014 \u201csource de corruption et de fraude\u201d.?La SS J B de Montréal a dénoncé lors de son congrès annuel la \"trahison persistante\u201d que constitue selon elle l\u2019attitude du gouvernement québécois sur la question du français.métro ?Le gouvernement du Québec devra payer environ 50 p.cent de plus qu\u2019il n\u2019avait préalablement offert à au moins un des propriétaires expropriés du futur parc national Fo-rillon.Tel est le jugement rendu, cette semaine, par le président de la Régie des services publics, le juge Guy Dorion.Il s\u2019agissait, du cas de M.Pierre-Hector Cotton, de l\u2019Anse-aux-Griffons.D\u2019autres causes semblables sont devant la Régie, une centaine environ, et les juge- ments doivent être rendus incessamment.O Les représentants syndicaux des quelque 2,400 pompiers de Montréal ont décidé de soumettre le renouvellement de leur convention collective à l'arbitrage.Cette décision a été prise à l\u2019issue d\u2019une nouvelle rencontre avec les représentants de l\u2019administration munici-ministère du Travail, M.Yvan pale, en présence du conciUiateur du Blain.La principale question en litige est l\u2019échelle des salaires.le sport ?\tLes Sabres de Buffalo ont perdu 5-2 contre Vancouver et ce soir, au Forum, les Red Wings feront tout leur possible pour les dépasser en battant les Canadiens .?\tLes Expos ont gagné leur premier match hors-concours, à l\u2019en-trainemen,, mais la vedette du match Joe Gilbert n\u2019a pas semblé trop emballé par son succès.?\tHenri Richard a été blessé à une cheville au cours de l\u2019exercice de son équipe, mais il affirme qu\u2019il sera là ce soir, au Forum, contre les Red Wings de Détroit.CI Lors du prochain match d\u2019athlétisme entre la Russie et le Canada, la représentation féminine fera le poids ! ?\tJocelyne Bourassa a dû se contenter d\u2019un 81 lors de sa première ronde officielle de golf en 1573.?\tLe Royal de Cornwall et le Bleu Blanc Rouge ont fait match nul, 2 à 2.LA METEO Toujours plus doux Si le climat a cessé de battre des records, il continuera néanmoins de nous gâter pour la saison.Pour ce week-end, il n\u2019est pas question des 41 pouces de neige qu\u2019un quelconque astrologue a prévus pour ce mois-ci.Au contraire, la neige qui encombre encore quelques pelouses va continuer de fondre grâce à une température qui devrait se maintenir dans les environs de 40 degrés.Cette température clémente ne sera pas agrémentée de soleil puisque Dorval nous annonce un ciel généralement nuageux aujourd\u2019hui et même quelques averses pour demain.Mais il doit continuer de faire doux.à Montréal AUJOURD'HUI\tDEMAIN Maximum 40 Minimum 20\tQuelques averses et Généralement nuageux\ttemps doux persistant au Québec REGIONS\tMin.\tMax.\tAUJOURD'HUI\tDEMAIN Saint-Maurice\t10\t35\tEnsoleillé\tPluvieux et doux Outaouais\t20\t40\tNuageux\tPluvieux et doux Laurentides\t20\t40\tNuageux\tPluvieux et doux Canton» ds l'Est\t20\t40\tNuageux\tPluvieux et doux Québec\t15\t35\tNuageux\tPluvieux et doux Rimouskl\t5\t35\tEnsoleillé\tNuageux cl doux Lac-Saint-Jean\t5\t35\tNuageux\tPluvieux et doux Baie-Comeau\t5\t35\tEnsoleillé\tNuageux et doux Sept-lles\t5\t35\tEnsoleillé\tNuageux et doux Gaspé\t5\t35\tEnsoleillé\tNuageux et doux au Canada Colombie-Britannique\tAUJOURD'HUI Pluvieux\tVancouver\tMin 42\tMax 50 Alberta\tEnsoleillé\tEdmonton\t15\t35 Saskatchewan\tEnsoleillé\tRégina\t20\txn Manitoba\tEnsoleillé\tWinnipeg\t25\t40 Ontario\tPluvieux\tToronto\t35\t40 Nouveau-Brunswick\tEnsoleillé\tSaint-Jean\t15\t35 Nouvelle-Ecosse\tEnsoleillé\tHalifax\t25\t40 Ile-du-Prince-Edouard\tEnsoleillé\tCharlottetown\t20\t35 Terre-Neuve\tEnsoleillé\tSaint-Jean\t23\t30 si vous partez Aux Etats-Unis \tMin.\tMAX.\t\tMin.\tMax.\t\tMin.\tMax New York\t39\t61\tChicago\t40\t41\tNouv.-Orléans\t54\t80 Washington\t44\t67\tSan Francisco\t52\t59\tMiami\t76\t82 Boston\t43\t54\tLos Angeles\t47\t64\t\t\t Vers les\tcapitales\t\t\t\t\t\t\t Londres\t50\t\u2014\tMoscou\t30\t\u2014\tHong Kong\t66\t\u2014 Paris\t37\t\t\tStockholm\t39\t\u2014\tLisbonne\t59\t\u2014 Rome\t54\t\u2014\tTokyo\t41\t\u2014\tSydney\t79\t\u2014 Berlin\t37\t\u2014\tAthènes\t59\t\u2014\tTunis\t59\t\u2014 Amsterdam\t45\t\u2014\tCasablanca\t73\t\u2014\tVienne\t37\t\u2014 Bruxelles\t41\t\u2014\tGenève\t37\t\u2014\tVarsovie\t34\t\u2014 Madrid\t50\t\u2014\tLe Caire\t68\t\u2014\t\t\t Vers les\tplages\t\t\t\t\t\t\t Mexico\t50\t82\tBermudes\t63\t64\tNassau\t73\t82 Acapulco\t73\t88\tBarbades\t75\t82\tRio de Janeiro\t\t86 (Ces chlffrta Indiquent le maximum enreglitré hier et le mmimum la nuit dernière) * MINISTRES SUITE DE LA PAGE Al \u2022\tmoins de trente des 71 députés ministériels n\u2019ont pas un titre quelconque; Us pourront par contre arrondir leurs émoluments en présidant Tune ou l\u2019autre des commissions élues ; « c\u2019est la première fois que les ministres d\u2019Etat, au nombre de six, recevront les mêmes émoluments que les ministres avec portefeuilles; c\u2019est donc dire que le ministre d\u2019Etat responsable de la jeunesse, des loisirs et des sports, M.Paul Phaneuf, dont le budget est plus que minuscule, sera sur le même pied que MM.Claude Castonguay ou François Cloutier, qui administrent des budgets milliardaires.\u2022\tle premier ministre gagnera plus de $500 par semaine, et les 24 ministres, environ $800 par semaine; \u2022\tà noter que ces émoluments ne tiennent pas compte du fait que les députés, durant l\u2019intersession, reçoivent une allocation quotidienne pour prendre part à des commissions parlementaires; Premier ministre Ministres avec portefeuilles Ministres d\u2019Etat Président \u2014 Assemblée nationale Vice-prés.Assemblée nationale Vice-prés, adjoint \u2014 Ass.nat.Leader de l\u2019opposition officielle Leaders \u2014 partis reconnus Chef de l\u2019opposition officielle Chef \u2014 partis reconnus Whip en chef du gouvernement Whip en chef \u2014 opp.officielle Whips adjoints (des 4 partis) Adjoints parlementaires (11).Députés \u2022\tles députés de l\u2019Opposition ne sont pas maltraités non plus, puisque neuf d\u2019entre eux sur 36 (soit un sur quatre) reçoivent des émoluments plus élevés que les simples députés; \u2022\tle chef de l\u2019Opposition officielle, M.Gabriel Loubjer, reçoit le même traitement qu\u2019un ministre, tandis que ses collègues, MM.Samson, créditiste.et Laurin, péquiste, sont sur le même pied que les deux vice-presidents, à $32,000 au total l\u2019an.Du train où vont les choses, il n\u2019est pas loin le jour où il n\u2019y aura plus à Québec de députés ordinaires, de back-benchers, comme on dit en jargon parlementaire ! A Ottawa Par comparaison, à Ottawa, le premier ministre reçoit $4,000 de moins que celui du Québec.Les émoluments des ministres avec portefeuilles sont à peu près similaires dans les deux capitales, ce qui signifie que les ministres d\u2019Etat recevront $10,000 de plus à Québec.Quant aux députés, ils gagnent $2,600 de plus à Ottawa qu\u2019à Québec.\t Emoluments\tEmoluments 1972\t1973-1974 $47,620.00\t$49,049.00 $41,400.00\t$42,642.00 $38,280.00\t$42,642.00 $40,360.00\t$41.571.00 $31,020.00\t$31.951.00 $27,910.00\t$31.951.00 $29,980.00\t$30.880.00 $28.940.00\t$29.808.00 $41,400.00\t$42.642.00 $31.228.00\t$31.951.00 $28.940.00\t$29.808.00 $27,910.00\t$28,747.00 $24.810.00\t$25.554.00 $27.910.00\t$23,747.00 $22,740.00\t$23,422.00 BOUTIQUE SUITE DE LA PAGE A 1 saient à rouler en bicyclette ou filent à vive allure en bateau à moteur.\u201cQu\u2019cst-ce que vous voulez, souligne Mme P.ergevin, les jeunes, ça n\u2019est pas toujours conscients des problèmes.Nous, on ne peut pas s'empêcher de penser qu on va se ramasser avec deux mille piastres de dettes ; si ce n'est pas plus.Tous les meubles de la chambre du sous-sol sont finis.On a deux compresseurs qui ne sortiront pas de là bien vivants.Il y a la fournaise qui devra être réajustée.Et j\u2019en oublie !\u201d M.Bergevin est sûr q'e l\u2019assurance ne paiera pas dans un cas comme celui-là.\u201cQuand c\u2019est la faute à la nature, l:s assurances ne donnent rien.\u201d De la part de la municipalité, des gouvernements provincial et fédéral, ils n\u2019attendent aucune assistance.\u201cIl y a un Italien qui reste pas loin d'ici et qui pense à organiser un comité de citoyens.11 dit que de cette façon-là, on pourrait peut-être obtenir un petit dédommagement.On verra bien.\u201d Selon M.Bergevin qui connaît pas mal de monde dans Chàteau-guay, il y aurait quelque 200 familles affectées par l'inondation, dont une vingtaine qui ont dû évacuer les lieux faute de chauffage et d'électricité.\u201cDans Châteauguay Station, c est pas souvent que ça arrive: c'est à Châteauguay-Nord (près du lac St-Louis) que les inondations ont lieu presque chaque printemps.\u201d M.Bergevin prétend, et les policiers présents lors de l'entrevue le croyaient aussi, que les problèmes ne se régleront pas avant deux ou trois jours.\u201cUs ont beau dynamiter les glaces, le niveau de l\u2019eau reste très élevé.Et puis, on va peut-être en voir de belles quand les glaces de Stc-Martine vont arriver.\u201d DIVERGENCES SUITE DE LA PAGE A 1 opposés à une demande d\u2019enquête sur la prétendue existence de bases de missiles au Vietnam du Sud.La délégation ne mentionne pas les deux délégations, mais il est reconnu qu\u2019il s\u2019agit de la Hongrie et de la Pologne.La déclaration ajoute que le Canada et l\u2019Indonésie avaient réclamé l'enquête.M.Gauvin, représentant canadien à la CICS, avait récemment accusé les belligérants de ne pas se conformer aux accords du cessez-le-feu du 27 janvier.Première fois Cependant, la déclaration d\u2019hier constitue la première attaque de la part du Canada visant la CICS ellc-mcme.Elle survient seulement deux jours avant que le ministre des Affaires extérieures, M.Mitchell Sharp, parte pour le Vietnam.La visite que M.Sharp doit effectuer à Hanoi et à Saigon devrait influencer la décision du Canada de se retirer ou non de la CICS après la période d'essai de 60 jours, qui doit prendre fin le 28 mars.La déclaration du gouvernement canadien précise que la CICS avait reçu une demande de la part des Etats-Unis et du Sud-Vietnam de faire enquête sur une plainte voulant que les communistes aient installé une base, de missiles à Khe Sanh, dans le Nord du Sud-Vietnam.Elle ajoute qu\u2019en dépit du fait que les accords du cessez-le-feu aient donné mission à la CICS de faire enquête sur les violations de l'accord, à la demande de l\u2019un ou des belligérants, deux délégations de la CICS ont refusé de le faire, invoquant qu\u2019il n\u2019y avait pas matière à enquête.EPARGNANTS SUITE DE LA PAGE A t vées de deux ou trois hypothéqués ont été mises en vente par la municipalité de Mascouche, faute du paiement des taxes.C'est à partir de ce moment-là que les prêteurs se sont rendus compte que leur \u201cpremière hypotheque\u201d passait souvent après deux autres! Un fouillis indescriptible Les mois qui suivirent furent marqués par un incroyable fouillis, chacun des créanciers s\u2019empressant de faire \u201csaisir\u201d les propriétés garantissant son prêt, 11 y eut, en l\u2019espace de quelques semaines, toute une série de veilles par shérif et toute une série de ventes pour paiement des taxes.Entre-temps, le président de Ger-bex, avait disparu, cédant tou'es ses actions, tous ses biens, tous ses comptes recevables et toutes ses.dettes et obligations au restaurateur de Mascouche, André Raquette, désigné par le service d\u2019identité judiciaire de la SQ comme \u201cBeaver\u201d.En effet, ce dénommé André Paquette possède un volumineux dossier judiciaire, ayant été maintes fois condamné à la prison et à l\u2019amende pour vol, recel, méfait public, etc.Lors de celte convention du 4 décembre 1971 où André Raquette \u201calias Beaver\u201d prenait la présidence de Gerbex, d\u2019autres directeurs étaient nommés, soit M.Jean Bourgeois, chef de police de Mascouche (à la vice-présidence), sa femme Ghislaine Perron (directeur), Françoise Larrivée, épouse de Paquette (au poste de secrétaire-trésorier), et deux autres directeurs, MM.Jean-Louis Fiset et Jean-Paul Ouellette.Quelques jours plus tard, un autre directeur était nommé; M.Gérard Pagé, conseiller municipal de Mascouche.Ce dernier, de même que le chef de police, M.Bourgeois, devaient déclarer, plus tard, qu'ils n\u2019avaient jamais sollicité ce poste et qu'on les avait nommés, sans les consulter.Aux livres de la compagnie on a retrouvé copie de l\u2019action émise au nom de M.Gérard Pagé, soit l\u2019action portant le numéro 27 d'une valeur nominale de $100.M.Pagé a déclaré à LA PRESSE qu\u2019il avait effectivement reçu cette action par le courrier, mais qu'il ne l\u2019avait pas sollicitée.Quant au chef de police, il a été congédié par le conseil de Mascouche, le 19 décembre 1972, suite à un dossier comprenant, entre autres, l\u2019affaire Gerbex, Le chef en a appelé devant la Commission de police.$19,000 d'actions perdues Outre les prêts hypothécaires, le dossier de la Sûreté du Québec comporte une plainte émanant d\u2019un dénommé Yves Joannet.Ce dernier allègue qu\u2019on lui a vendu pour $19,000 d\u2019actions privilégiées de Gerbex qui, selon lui, ne valent plus un sou.C\u2019est en octobre 1971 que M.Joannet a placé toutes ses économies dans l\u2019entreprise Gerbex, se portant acquéreur de $19,000 d\u2019actions privilégiées.Il a expliqué qu\u2019il avait été mis en confiance par le président-fondateur, J.-Edmond Bergevin.Ce dernier lui avait parlé des actifs de la compagnie, d\u2019un futur centre commercial, d\u2019un parc industriel, d\u2019une maison de repos pour vieillards, d\u2019un vaste développement domiciliaire, etc.Toute cela n\u2019était qu\u2019un rêve.M.Joannet a déclaré à la police avoir découvert la supercherie lorsqu'il a v a i n e m e n t tenté de rencontrer les membres du bureau de direction de la compagnie.Ces derniers étaient inexistants.\u201cBergevin faisait tout absolument seul.\u201d M.Joannet a aussi déclaré qu'il ne lui a jamais été permis de consulter les livres de la compagnie, ni les bilans, ni rien.\u201cJe sais aujourd\u2019hui que tout cela faisait partie du rêve de Bergevin.\u201d Le malheureux investisseur a tout perdu.II exhibe aujourd\u2019hui ses actions avec tristesse: \u201cTout ça, c\u2019est du vent!\u201d Investigations civiles, commerciales, Industdelles el personnelles les enquêtes sont menées par des agents compétents et expérimentés, selon les normes professionnelles les plus strictes.Pour obtenir des renseignements préliminaires confidentiels, veuille?appeler l'enquêteur-chef i (5!4) 273-1735.k w$m TON PERE EN PREND DES PRECAUTIONS QUAND IL S'ACHÈTE UN COMPLET CHEZ SAUVÉ FRERES! 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satisfaire ses clients.Cette symphonie urbano-sexuelle s'est déroulée dans le studio 41 du vieux temple croulant de Radio-Canada (sur Dorchester ouest) à l'occasion de l\u2019enregistrement de l\u2019émission \u201cHourglass\u201d de CBMT, animée par -s Pierre Pascau.Mlle Hollander, de son vrai nom Xaviera De Vries, une Juive-Hollandaise qui se dit âgée de 28 ans, est à Montréal pour quelques jours afin de faire la promotion de ses livres, \u201cThe Happy Hooker\u201d et \u201cXaviera\u201d.De son côté, Mlle Adams a acquis une certaine notoriété à la suite de procès assez retentissants et d'une entrée-sortie en politique contre un exjuge qui briguait les suffrages dans le comté de Saint-Hyacinthe.Les deux \u201cartistes\u201d ne s\u2019étaient pas rencontrées avant l\u2019émission, et une certaine tension semblait régner dans la salle de maquillage où Mlle Adams, en compagnie d\u2019une amie, \u201cAnne au visage angélique\u201d, se proposait d\u2019engueuler copieusement la Hol-landaise-New-yorkaise venue en territoire canadien pour \u201ccorrompre\u201d la clientèle.Pendant que Martha prenait de fermes résolutions, Xaviera était en contact téléphonique avec Toronto, affirmant comme toujours qu\u2019elle était très occupée.Vêtue d'un ensemble pantalon genre tigre brun foncé, l\u2019ex-grande madame de New York, de qui le fisc américain réclame $120,000 pour fins d\u2019impôt (1971 seulement), ne tarda pas à réclamer une chambre spéciale pour se changer.Ce qui fut fait.Une fois sur le plateau, ladite Xaviera se découvrit un sourire \u201ccoast-to-coast\u201d pour affirmer que son premier livre se vendait par millions d\u2019exemplaires.Il n\u2019en fallait pas plus pour soulever l\u2019ire de Martha, elle-même femme de lettres, qui lui fit immédiatement savoir qu'elle n\u2019avait pas la \u201cméthode\u201d.\u2014 Ma chère vous devez savoir que j\u2019ai lu une partie de votre livre, hier soir, en compagnie d\u2019un policier, et qu\u2019il m\u2019a avoué en premier lieu qu\u2019il se sentait fort amoureux, mais il n\u2019a pas tardé à déchanter après quelques pages supplémentaires n\u2019en croyant pas ses yeux.\u2014 Vous savez, de dire Xaviera, je ne veux pas que faire de l'argent ; je trouve important de les satisfaire____ même les fétichistes ou les sadiques, les masochistes et les autres.ça prend beaucoup d\u2019intelligence, vous savez.oui ?Martha ne se sentait pas vaincue et répliqua tout de go que les filles d\u2019ici la pressea» l* PRCSSC Kt publiée par IA PRESS?lïtt.7.rue Saint lacqu«.Montreal Telephone 874 7272.Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de \"IA PRESSE\u201d et ceHes des services de la Presse Associée et de Reuter tous droits de repro-doction des informations particulière» a IA PRESSE sont egalement reserves.\"Courrier de la deuneme classe \u2014 Enregistrement numéro 1400\".Port de retour garanti.INFORMATION GÉNÉRALE.874 7272 VENTES DU JOURNAL Livraison à domicile .874-691 1 riu lundi au vandradi 8 h a ni.* 8 h p m.la «amadi 8 h a m.« 6 h.p m.REDACTION I a iouf du lundi iiivtndiwll P\u201ep,.,» .874 7061 Editorial .\u2014 874-7030 Sports.8 74 7018 Sp«c.Tele Presse\t874 7029 Finance .874 701 6 Arts et lettres .874-7014 Vivre aujourd'hui .874-7023 Nuit (en tout temps) .874-7061 ¦ faisaient ça pour le fric.\u201cNous leur en donnons le moins possible pour leur argent et vous en donnez beaucoup trop\u201d.La Xaviera américaine en profita pour dire qu\u2019elle aimait allier plaisir et travail.L\u2019échange global porta sans doute en faveur de Xaviera puisque Martha finit par avouer qu\u2019elle était sans doute de l\u2019ancienne école, genre plutôt \u201csquare\u201d.Quant aux choses sérieuses, Mlle Hollander décida qu\u2019elle était opposée à la légalisation de la prostitution, parce que les femmes, ainsi identifiées par l\u2019Etat, n\u2019auraient pas le loisir de voyager à l\u2019étranger où la prostitution est interdite.Mlle Adams, elle, se déclara en faveur.\u2014 Aussi longtemps qu\u2019il y aura des hommes, il y aura des \u201cfilles\u201d, de dire Martha.\u2014 La prostitution est un service social, de dire Xaviera.Les deux \u201cprofessionnelles\u201d se sont cependant entendues sur une chose : \u201cChaque femme devrait être une prostituée\u201d, Xaviera disant que c\u2019est nécessaire pour la satisfaction sexuelle d\u2019une femme, et Martha disant qu\u2019il vaut mieux se payer soi-même un manteau que de le quémander à son mari.Mlle Hollander, qui habite maintenant Toronto mais qui doit aller devant la cour d\u2019appel pour contester la décision de déportation prise contre elle par le ministère de l\u2019Immigration, estime que sa présence est valable au Canada parce qu\u2019elle a été, entre autres, sollicitée par plusieurs universités afin de donner des conférences sur la sexualité.Elle estime d\u2019autre part que les autorités de l\u2019Immigration ne sauraient extirper \u201cle mal\u201d en la déportant, puisque ses livres se vendent très bien au Canada.Mlle Adams de son côté juge que Mlle Hollander \u201caura des surprises\u201d en rencontrant les étudiants.\u2014 Vous savez, moi aussi je suis allée dans les maisons d\u2019étudiants et je peux vous dire qu\u2019ils peuvent nous en montrer.De toutes façons, c\u2019est une bonne chose que je sois née ici parce qu\u2019ils me déporteraient peut-être, moi aussi.Quittant le studio, les deux femmes se sont rencontrées quelques minutes, ce qui a permis à Xaviera de prendre le numéro de Martha, question peut-être de s\u2019en reparler.En attendant, Martha prendra vraisemblablement le chemin des cellules, tandis que Xaviera tentera de \u201cs\u2019agripper\u201d à Toronto.\u2014 La police n\u2019est pas corrompue ici ?, a lancé Xaviera, avant de terminer son jus d\u2019orange.\u2014 Ça n\u2019a pas toujours été comme ça, de répliquer Martha.PUBLICITÉ Petites annonces Commandes .,,.874-7111 du lundi au vendredi: 9 h e.m.è 5 h.p m.le samedi 9 h.a.m.\u2022 midi.Pour changer ou annuler .874-7205 du lundi au\th * m * 4 h.30 om.i le samedi 9 h.a.m.e i i h.39 a m.Grandes annonces Détaillants .874-7300 National.Télé-Presse.vacances, voyages .,,,,.874-7306 Carrières et professions, nominations .874-7320 COMPTABILITÉ Grandes annonces .«¦\u2022\u2022*\u2022.«\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 874 6892 Petites annonces .874-6900 PROMOTION .874-7100 RELATIONS DE TRAVAIL__________.874 7383 Le Parc Forillon Québec paiera davantage pour les expropriations par Pierre-Paul GAGNE Le gouvernement du Québec devra payer environ 50 p.c.de plus qu\u2019il n\u2019avait préalablement offert à un des expropriés du futur Parc national de Forillon.Tel est le jugement rendu au début de cette semaine par le président de la Régie des services publics, le juge Guy Dorion, dans une ordonnance où il fixe à un peu plus de $23.000 les dédommagements qui devront être versés à un résident exproprié de l\u2019Anse-aux-Griffons, M.Pierre-Hector Cotton.Au début, le ministère des Travaux publics avait offert à ce dernier la somme de $15,720.Dans son jugement, le premier à être rendu sur une-centaine de cas portés à sa connsaissance, le juge Dorion reproche principalement aux experts du ministère des Travaux publics de ne pas avoir suffisamment tenu compte de la valeur de remplacement ou de substitution des propriétés expropriées.A cet égard, il reprend une à une les quatre catégories générales de biens devant être expropriés par le gouvernement et, dans les quatre cas, en arrive à des dédommagements supérieurs à ceux qui avaient été offerts par le ministère des Travaux publics.Ces nouvelles normes de dédommagement établies par la Régie au cours de l\u2019audition des six premières causes serviront vraisemblablement comme preuve générale dans la centaine de dossiers sur lesquels le juge Dorion aura finalement à statuer.Document illégal Dans son jugement, le président de la Régie reproche, par ailleurs, aux ofAciers du gouvernement d\u2019avoir fait circuler au sein des expropriés un document qu\u2019il estime à plusieurs égards illégal et portant sur la politique du ministère des Travaux publics en matière d\u2019intérêts à payer sur les indemnités d\u2019expropriation.A son avis, ce document contient certaines instructions administratives qui sont nettement contraires à la loi \u201cet qui ont certainement eu pour résultat, dans les cas réglés à l\u2019amiable par le ministère des Travaux publics, de priver les expropriés d\u2019intérêts auxquels ils avaient droit\u201d.Une autre disposition de ce document qui est \u201cillégale et contraire à toute jurisprudence en matière d\u2019expropriation\u201d porte sur la date choisie par le ministère pour le début du paiement de ces intérêts.Milieu social et mode de vie Même si son jugement augmente de 50 p.c.environ les dédommagements qui seront versés à M.Cotton pour son expropriation, le juge Dorion se dit malheureux de ne pas avoir pu tenir compte de questions d\u2019ordre social qui auraient pu faire augmenter encore davantage la somme qui sera versée au plaignant.En effet dans les six causes auditionnées jusqu\u2019ici, aucun des plaignants n\u2019a jugé à propos de réclamer des dommages sous des chefs tels le déracinement social, la difficulté de se reloger dans le voisinage immédiat, ainsi que les modifications inévitables au mode de vie à la suite d\u2019une expropriation.Non seulement le juge Dorion dit-il regretter que les expropriés n\u2019aient pas réclamé de dédommagements sous ces chefs, mais il dit espérer trouver des éléments de cette nature dans les autres dossiers sur lesquels il sera appelé à statuer.Par contre, dans son ordonnance, le juge Dorion dit avoir tenu compte en faveur des expropriés du fait que ceux-ci pouvaient difficilement se défendre aussi bien que le ministère des Travaux publics, notamment au niveau financier et au niveau des experts qui pouvaient venir témoigner en leur faveur.Le juge Dorion dit finalement avoir tenu grandement compte du fait que l\u2019argent versé aux expropriés devait pouvoir leur permettre de se reloger dans des conditions semblables à celles qu\u2019ils connaissaient antérieurement.Il dit notamment: \u201cC\u2019est ainsi qu\u2019un bien peut être quasi invendable, soit à cause de son mauvais site ou de la vétusté de ses bâtiments, mais il peut cependant quand même permettre à une famille d\u2019y vivre, bien que durement.Si une telle famille veut se réinstaller, il lui sera presque impossible de trouver aussi mal, mais cependant l\u2019indemnité qui doit lui être accordée doit lui permettre une telle réinstallation.\u201d Globalement, 92 milles carrés ont été expropriés par le gouvernement provincial et remis par bail emphytéotique au fédéral pour l\u2019aménagement du futur Parc de Forillon.350 propriétés avec constructions ont été expropriées, entraînant ainsi le déplacement d\u2019environ 205 familles et leur relocalisation.Les pompiers de Montréal vont se prévaloir de l'arbitrage Les représentants syndicaux des quelque 2,400 pompiers de la ville de Montréal ont décidé, hier, de soumettre le renouvellement de leur convention collective à l\u2019arbitrage.Cette décision a été prise à l\u2019issue d\u2019une nouvelle rencontre avec les représentants de l\u2019administration municipale en présence du conciliateur du ministère du Travail, M.Yvan Blain.La principale question en litige est l\u2019échelle salariale.Aux dires du président de l\u2019Association des pompiers, M.Jacques Morin, les négociateurs patronaux ont jusqu\u2019ici systématiquement refusé de formuler leurs offres salariales.La convention collective entre la ville de Montréal et ses pompiers s\u2019est terminée le 31 décembre 1972.Depuis l\u2019automne dernier, quatorze scéances de négociation ont eu lieu entre les deux parties.La nomination de M.Yvan Blain en tant que conciliateur, il y a cinq semaines, ne semble avoir eu pour résultat que le règlement de questions mineures.M.Morin a d\u2019ailleurs direc- tement accusé les négociateurs de la ville, hier, d\u2019être la cause de l\u2019impasse actuelle.Malgré tout, au cours d\u2019une conférence de presse donnée au cours de l'après-midi, il a soutenu qu\u2019il ne souhaitait nullement la répétition des événements de 1971.A cette occasion, les pompiers avaient déclenché un arrêt de travail de six jours, malgré une injonction de la Cour supérieure leur interdisant de quitter leurs casernes.Ils avaient finalement repris le travail à l\u2019issue de ces \u201cjournées d\u2019étude\u201d sous la menace de très lourdes sanctions de la part des tribunaux.Comme en 1971, le litige entre les deux parties porte principalement sur des questions salariales.L\u2019objectif des négociations poursuivies par les pompiers vise à réduire l\u2019écart salarial entre eux et les policiers de la ville.A la fin de la convention collective des pompiers, en décembre dernier, le salaire moyen de ces derniers était de $10,750 et celui des policiers de $11,663.Présentement, le salaire moyen du policier montrélais s\u2019élève à $12,305.Or, semble-t-il, l\u2019écart moyen dans les autres grandes villes du Canada entre les deux fonctions est d\u2019environ $200.Outre la question salariale, celle de la sécurité physique semble le plus retenir l\u2019attention des pompiers.MON OEIL SUR MONTREAL w PAR GERMAIN TARDIF ?Le vocabulaire aussi suif ses modes Certaines expressions jamais ou rarement employées qui acquièrent parfois une popularité soudaine, sont utilisées à profusion, du jour uu lendemain, sans qu\u2019on puisse s'expliquer pourquoi.Lors de la crise de 1970, au muins trois expressions \u2014 ou formules de pensée \u2014 ont soudainement connu la vogue.\"Caution morale\u201d, expression sertie de la bouche du ministre Jean Marchand pour minimiser la réaction à une accusation qu\u2019il avait portée contre le FRAP, parti politique qui faisait la lutte au Parti civique du maire Drapeau.M Marchand avait déclaré que c'est sa connaissance insuffisante île l'anglais qui lui avait fait utiliser, en partant du FRAP, le terme de \u201cfront\u201d du FLQ.On se souvient encore de l\u2019épithète \u201cappréhendé\u201d, empruntée par le gouvernement fédéral (insurrection appréhendée) pour motiver l\u2019adoption de la Loi des mesures de guerre.Immédiatement, tout devenait \u201cappréhendé\u201d: hausse appréhendée du coût de la vie; augmentation appréhendée du chômage; querelle appréhendée entre Monsieur et Madame, etc.Place au pléonasme Enfin, une expression moins heureuse que les deux précédentes, p.iisqu'eile constitue un pléonasme qui, à force de répétition, finit par vous agacer.\"Les autorités en place\u201d, formule utilisée à profusion dans les communiqués du FLQ.Depuis lors, nous apprenons régulièrement que \u201cles autorités en place\u201d font ci, font ça et, ce qui est plus fréquent, ne font pas ci, ne font pas ça.11 arrive même aux gouvernants d\u2019utiliser cette expression en parlant d\u2019eux-mèmes.\u201cLes autorités en place\u201d, c\u2019est quoi ?C\u2019est !e gouvernement avec tout son appareil.C\u2019est l\u2019autorité.\u201cEn place\u201d est un pléonasme.Pour avoir l\u2019autorité, il faut nécessairement être en place.Si le gouvernement Bourassa n'est plus en place, il n\u2019a forcément plus l'autorité.à moins qu\u2019il prenne le chemin de l\u2019exil.Alors son autorité serait sûrement contestée par ceux qui seraient en place .Une Québécoise victime d'un accident de la route en France BOURGOIN (AFP) - Mme Françoise Séguin, 29 ans, née Saint-Pierre, originaire de la ville de Québec, a été tuée, hier après-midi, dans un accident de la route qui s\u2019est produit près de Cremieu Isère, à une vingtaine de milles à l\u2019est de Lyon.Son bébé de Genevive, âgée de 18 mois, a été grièvement blessée, ainsi qu\u2019une amie, qui conduisait la voiture, une 2 cv, Mme Geneviève Longuet, 33 ans, de Maximieux Isère.La voiture est entrée de plein fouet en collision avec un camion.Mme Séguin devait regagner le Québec dans une dizaine de jours avec son mari, ingénieur atomieien, termi- nant un stage à la centrale atomique \u201cBugey 1\u201d.M.Séguin avait perdu sa première épouse dans de semblables circonstances.ARMOIRIES DE FAMILLES Plus de 500.000 noms dans nos archives héraldiques d'origine française, italienne, espagnole, anglaise, allemande.Scandinave, etc Reproductions faites sur commandes,\u2019 sur plaques murales et baguai etc.'«5.rue peel MAISON HERALDIC Montreal\thohi sheraton mont-royal NOUS VOUS PRÉSENTONS EN EXCLUSIVITÉ LE NOUVEL AMPLIFICATEUR warn TM TRANSISTORISÉ, À DEUX CANAUX, D'UNE PUISSANCE DE SORTIE DE 10OOw-RMS \u2014 4 ohms DÉMONSTRATION à l'aide d'une calculatrice analogique (computer) qui détermine la puissance d'amplification, les 15, 16 et 17 de ce mois.Un représentant do ta compagnie BOSE serasm pben pour (site la démonstration CHAQUE PERSONNE QUI VIENDRA VOIR CETTE MERVEILLE OE L'ELECTRONIQUE ACOUSTIQUE OBTIENDRA UNE CHANCE DE CAGNER PAR TIRAGE DEUX ENCEINTES OE HAUT-PARLEURS L\u2019HOMME ET SA MAISON CONSEIL DE LA SEMAINE CONSEIL 8 Lorsqu* vous remplaçai un fusible électrique, assurez-vous quecenouveaufusibleestd* même puissance que celui qu'il remplace.Car si le fusible est supérieur vous exposez votre circuit * une surcharge pouvant provoquer éventuellement un incendie COURTOISIE DE appeler 273-6361 Daniel J.Albert Norman Specter L'HOMME ET SA MAISON \u2014 maintenant disponible dans un livre de 320 PMC> BOSE 901 AVEC COMPENSATEUR A CHARGE ACTIVE mm BROCHURE DE 16 PAGES AVEC ILLUSTRATIONS EN COULEURS DISPONIBLE A NOTRE MAGASIN.Piltronique CENTRE DE HAUTE FIDÉLITÉ 9343 LAJEUNESSE MONTRÉAL 389-1377 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 10 MARS 1973 A 4 ¦¦ la pressa PAUL DES MARAIS\tROGER LEMELIN président du conseil d'administration\tpresident et éditeur ROCH DESJARDINS vice-president JEAN SISTO directeur de l\u2019in/ormation VINCENT PRINCE éditorialiste en elief FLQ et tribunaux Nous avons reçu ici au journal, à la suite des deux derniers acquittements de Jacques Rose, un certain nombre de lettres de lecteurs vraiment indignés.Ces lecteurs ne comprenaient pas qu\u2019on n\u2019ait pas conclu à la culpabilité de ce présumé membre du FLQ dans l'enlèvement ou l\u2019assassinat de Pierre Laporte.En général, ces lettres étaient bien davantage inspirées par l\u2019émotion que par la froide raison.Peu de leurs auteurs avaient suivi de près ces deux causes devant les tribunaux.En tout cas, ils n\u2019invoquaient aucun élément de preuve qui, à leurs yeux, auraient dû convaincre les jurés.Ils avaient probablement lu les journaux à l\u2019époque des événements tragiques de 1970 et leur opinion était depuis lors irrésistiblement formée.Nous ne disons pas que ces personnes ont nécessairement tort de réagir comme elles l\u2019ont fait.Mais ce qu\u2019il ne faut pas oublier, c\u2019est que les jurés avaient à juger d\u2019après les faits soumis aux procès, non d\u2019après les récits lus dans les journaux ou entendus sur les ondes, il y a plus de deux ans.Pour faire une juste critique du verdict, en d\u2019autres termes, il faudrait être en mesure de démontrer que les jurés n\u2019ont pas évalué correctement la preuve qu\u2019on leur a soumise ou qu\u2019ils n\u2019en ont pas tenu compte.On sait, par ailleurs, que le doute raisonnable doit toujours jouer en faveur de l\u2019accusé.© Mais, si l\u2019attitude des lecteurs dont il vient d\u2019être question a quelque chose d\u2019émotionnel, que dire de l\u2019accusé ou de certains de ses partisans qui ont parlé, à propos de ces acquittements, de \u201cgeste de solidarité de la part des jurés\u201d, de \u201cverdict populaire\u201d (par opposition à verdict de l\u2019\u201cEstablishment\u201d) ?A notre avis, parler de \u201cgeste de solidarité\u201d, c\u2019est discréditer les jurés qui ont eu à juger l\u2019affaire, c\u2019est prétendre que leur décision n'a pas été basée sur la preuve, mais sur la sympathie qu\u2019ils éprouvaient pour l\u2019accusé ou la cause qu\u2019il était censé défendre.Les jurés ne doivent avoir qu\u2019un maître : les faits tels que prouvés devant eux.Parler de \u201cgeste de solidarité\u201d comporte donc un sens fort ambigu.C\u2019est comme si on prétendait que les jurés, tout en reconnaissant que l\u2019accusé avait commis un meurtre, avaient décidé de passer l'éponge parce que le dit crime pouvait servir des fins qu\u2019eux-mêmes approuvaient.11 n\u2019y a peut-être pas dans cette attitude ce qu\u2019on pourrait qualifier d\u2019outrage au tribunal.Il n\u2019est pas impossible d\u2019y voir, par contre, une forme d\u2019outrage au jury.Un juré qui verrait dans des déclarations de ce genre une insulte personnelle n\u2019aurait sûrement pas tort.Se faire dire qu\u2019on a acquitté par solidarité, c\u2019est de la diffamation, © Il n'est guère mieux de parler-de \u201cverdict populaire\u201d.D\u2019abord, l\u2019expression peut avoir à peu près le même sens que celle dont nous venons de parler.Par contre, si on veut lui faire dire davantage, à savoir que le peuple que représentaient les jurés, était derrière les gars du FLQ, on tire des conclusions que rien n\u2019autorise.Les sondages d\u2019opinions faits après les événements d\u2019octobre 1970 révèlent tout juste le contraire.Mais, il est évident que l\u2019on veut donner un autre sens aussi à cette dernière expression.On veut signifier par là que le verdict d\u2019acquittement a constitué la victoire du petit peuple sur l\u2019Establishment.Mais là, vraiment, on dépasse les bornes.Si quelqu\u2019un est à l\u2019origine de ce double acquittement, c\u2019est bien plutôt, en un sens, l\u2019\u201cEs-tablishment\u201d que ce qu\u2019on qualifie de petit peuple.Du moms, bien des indices peuvent nous induire à croire que l\u2019accusé aurait eu plus de peine à s\u2019en tirer s\u2019il avait dû affronter une sorte de tribunal populaire plutôt qu\u2019un tribunal ordinaire.Le système judiciaire qui a permis ce double acquittentent est celui que s\u2019est donné cette société contre laquellQ\u2019on vitupère tant.C\u2019est ce système, avec sa présomption d\u2019innocence en faveur de l\u2019accusé, avec sa grande latitude laissée à la défense dans le choix du jury, avec ses exigences quant à la qualité de la preuve, qui a fait que Jacques Rose (et d\u2019autres avant lui) a pu avoir un procès juste et équitable, un procès où il n\u2019était pas condamné d\u2019avance.Ce système judiciaire n\u2019est certes pas parfait.11 vaut peut-être cependant beaucoup mieux que ce que par quoi certains contestataires de notre société voudraient le remplacer.Vincent PRINCE les\tMoreQonr vemai'n ! (Droits réservés) r a i Cadeaux finement emballés \u201cDes autos, ils vous en mettraient dans vos poches, dans vos tiroirs, sous votre oreiller, s\u2019ils en étaient capables!\u201d déclarait il y a quelque temps un important personnage public, en parlant des démarcheurs qui veulent pousser leur marque d\u2019automobile.\u201cDes vraies teignes! Il n\u2019y a pas moyen de s\u2019en débarrasser.Tenez, à moi ils ont passé une grosse.(ici, nom d\u2019une marque connue).Ça fait 20 fois que je leur dis de la reprendre.Je n\u2019en veux pas!\u201d Quand on ne veut pas d\u2019un cadeau on le retourne à l\u2019expéditeur.Ou on fait comme le maire Drapeau, on achète la chose prêtée ou donnée.Remarquons toutefois que le maire s'est donné une année de réflexion, avant d\u2019acheter la \u201cLincoln\u201d que Ford lui avait si aimablement prêtée ou donnée.en 1972.Ces pratiques sont détesta- bles.Evidemment, le calcul des représentants de grandes marques est simple.Car, si un haut personnage se promène dans une de leurs voitures, ils récoltent en prestige et en publicité beaucoup plus que la valeur marchande de l\u2019auto.Mais, depuis quand un personnage public, dans l\u2019exercice officiel de ses fonctions, est-il mandaté par la population pour faire la publicité d\u2019un grand producteur d\u2019automobiles?Dans l\u2019hypothèse la moins défavorable, c\u2019est de l'inconscience.On dira que le cadeau a au moins l\u2019avantage d\u2019épargner des frais au contribuable, puisque, de toute façon, les hommes publics ont besoin d\u2019une bonne voiture.Il ne saurait être question de condamner un dignitaire à la marche à pied.C\u2019est affaire de bons sens.Mais la totale liberté des administrations publiques vis-à-vis de fournisseurs qui se confondent, e n l\u2019occurrence, avec de très puissants intérêts d\u2019argent ne vaut-elle pas une dépense de quelques milliers de dollars, quand les achats d\u2019une grande ville se chiffrent par millions de dollars?(L\u2019an dernier, la Ville n \u2019a -t -e 11 e pas acheté un important lot de voitures?).Ce noyautage des personnages officiels par les fabricants contribue à miner nos institutions et affecte, d\u2019une façon peut-être très injuste, la \u201ccrédibilité\u201d d\u2019hommes qui ne peuvent agir efficacement sans la confiance absolue du public.Les administrateurs des deniers publics sont naturellement sollicités de toutes parts par des intérêts divers.Cela s\u2019appelle le \u201clobby\u201d, plaie de nos régimes, à laquelle on se résigne plus ou moins.Mais, quand au \u201clobby\u201d s'ajoute le petit cadeau, c\u2019en est trop, quelle que soit la finesse de l\u2019emballage.Guy CORMIER ce que pense LE LECTEUR ou suivre les jeunes?L'UQAM et l'erreur Depuis le début du conflit à l\u2019UQAM, journalistes après journalistes nous ont rediffusé leur même manque d\u2019information, leurs mêmes préjugés et leurs mêmes conclusions douteuses.Eh bien, je dis ceci : si tous ces bons messieurs avaient pris la peine d\u2019assister à toutes (ou du moins à certaines) des assemblées générales tenues par les étudiants, peut-être auraient-ils acquis cette nuance qui leur semble très souvent étrangère.M.Vincent Prince disait l\u2019autre jour, et je cite : \u201cLe COPE a mené une bataille généreuse, mais fort de certaines complicités qui peuvent s\u2019expliquer dans un contexte de solidarité syndicale, il a donné l\u2019impression d\u2019être plus intéressé à faire triompher une certaine philosophie qu\u2019à régler les cas concrets pour lesquels il avait déclenché la grève.\u201d Or, ces cas concrets n\u2019ont-ils pas été bafoués par une administration à la philosophie-matraque?Oui, les étudiants se sont battus pour une philosophie, celle qui veut empêcher que l\u2019ignorance nous fasse tous aboutir un jour à l\u2019abrutissement caractéristique d\u2019une majorité silencieuse, due, entre aubes choses, à notre absence à l\u2019université.Vous semblez oublier trop souvent que les étudiants, constituant le COPE, avaient eux aussi tout à perdre (c\u2019est-à-dire leur session) en menant cette action.Vous semblez oublier que l\u2019action n\u2019a pas débuté avec la grève, mais qu\u2019elle s\u2019est intensifiée.Elle avait débuté dès le 1er semestre par ce moyen qui, comme toutes les grèves, semblait la solution du désespoir face à l\u2019immobilité et au refus de l\u2019Administration à négocier.Le COPE a soutenu tout au long de la lutte que négocier implique qu\u2019il y ait échange de propositions et, enfin, entente de la part des parties en cause.Ce qui n\u2019a pas été.Dire qu\u2019on oblige des étudiants le paiement de leurs frais de scolarité avant telle date sous peine de désinscription, puis dire qu\u2019on ne le fait plus (et ça a pris une grève pour l\u2019obienir); peut-être considérez-vous cela comme une négociation, les étudiants, pas.Bref, je pense, messieurs les journalistes, qu\u2019il serait peut-être dans votre intérêt (et que dire de celui du lecteur) d\u2019aller à l\u2019avenir puiser vos informations à la source et non plus uniquement à travers ce qu\u2019écrivent vos confrères sur un sujet donné, afin de vous former une opinion originale sur un sujet donné.Ça éviterait les répétitions et ça pourrait peut-être commencer à s\u2019appeler de l\u2019information sérieuse.Nous ne demandons pas un cadeau Sur chaque dollar dépensé sur les matériaux achetés, 21 Té retourne aux gouvernements fédéral et provincial.Sur chaque dollar déboursé en salaire, environ 30% est retenu par ces mêmes gouvernements.50% des profits des corporations vont encore enrichir Ottawa et Québec.Nos gouvernements fédéral et provincial,, sans même lever le petit doigt vont récolter des Olympiques une somme d\u2019environ $93,000,000, soit environ 30% de $310,000,000, sans compter, l\u2019assurance - chômage qu\u2019ils ne paieront pas à des centaines de travailleurs durant environ deux ans, sans compter non plus les revenus indirects, tels les taxes sur les chambres d'hôtel, les taxes sur la boisson vendue, les souvenirs, etc.Que diable font nos députés québécois à Ottawa ! II me semble très clair et normal que les gouvernements supérieurs ont ie devoir de combler les déficits des Jeux olympiques, s'il y en a.Québec n\u2019est pas une vache à lait.Ce que nous demandons à Ottawa ce n\u2019est pas un cadeau, c\u2019est de coopérer un peu plus au succès des Jeux olympiques.Il est temps que Trudeau et son groupe réalisent qu\u2019en aidant les Jeux olympiques tout le pays en bénéficiera et sera plus riche moralement, physiquement et financièrement.Antoine LAROCQUE, Laprairie Médecin, guéris-toi toi-même Comment les jeunes d\u2019aujourd\u2019hui peuvent-ils reprocher à leurs ainés leur bourgeoisie, leur besoin d\u2019assurer leur vieillesse, et quoi encore, quand, eux-mèmes, qui sont à l\u2019âge du risque veulent tant de garanties sous tous rapports.Non seulement faut-il leur garantir un travail à la sortie de leurs études, mais encore ils ne veulent pas payer pour ces mêmes études.Pour l\u2019usage qu\u2019ils font de ces précieuses années, avec leurs protestations continues, leurs grèves, leurs menaces.La tolérance a ses limites et je ne comprends pas qu\u2019une poignée de morveux puissent ainsi avoir le droit (?) d\u2019arrêter le bon fonctionnement d\u2019une université et d\u2019empè-cher ies étudiants sérieux de faire une aimée scolaire en PAIX.Lucie BOLZ Ville Mont-Royal BILLET Guider Le mâle nord-américain a-t-il abdiqué?A-t-il renoncé à son rôle de chef de famille?Des spécialistes le croient.Le mâle, disent-ils, évite de mettre son nez dans les alfaires de la maison.Il redoute les fureurs de sa femme et de ses entants, aussi, s\u2019efface-t-il, et quand l'homme s\u2019el-tace, la lemme prend sa place, et c'est par la temme que les jeunes accèdent au pouvoir.En Amérique du Nord, ce n'est pas Satan, mais les jeunes qui conduisent le bal.Les jeunes font la loi un peu partout et il semble que la chose s'explique le plus simplement du monde.Quand l'entant paraît, Il occupe naturellement toute la place au loyer.Aux bébés, on leur passe tout; aux adolescents, on leur en passe moins, mais encore énormément.Un jour, l\u2019entant devient adulte.Alors on n£ peut plus rien Hôpitaux et mauvais traitements Tl semble que ce soit Claude-Henri de St-Simon, mort en 1825, qui a!t été le premier à parler du droit de chacun à être soigné quand il est malade et, par conséquent, de l\u2019obligation, pour chaque citoyen, de contribuer à la dispensation de ces soins.Les directeurs et les propriétaires d\u2019hôpitaux (ou de maisons semi-hospitalières) ainsi que les employés qui se conduisent de façon peu recommandable envers les malades ont le mérite de défrayer en partie l'assurance-hospitalisation et plusieurs autres services de santé.Jouissant de ces contributions multiples et onéreuses, les malades n\u2019auraient absolument pas raison, aux yeux d\u2019une foule de gens, de réclamer quoi que ce soit de plus.Et on se dit \u201cpour le peu qu\u2019ils payent, ou pour ie peu qu\u2019ils procurent à la société, que ces malades sachent donc remercier et apprécier ce qu'ils ont !\u201d Un tel langage cache une grande ignorance.Ignorance de la facilité avec laquelle le malade chronique peut être frustré, offensé, exploité, humilié.Ignorance aussi des germes de ces problèmes et des solutions qu\u2019il est toujours possible de rechercher.Un prochain volume du Comité des malades devrait, si on a la patience de le fouiller à fond, projeter une abondante lumière sur ces questions et apporter plus de soleil dans le monde vital des hôpitaux.Claude BRUNET, pour; Le Comité des malades, Case 3568, LA PRESSE, Montréal 126.lui refuser.La mère continue de le dorloter, et le père s'aperçoit qu'il a maintenant peur de parler à son grand fils.S'estimant dépassé ou de trop, il démissionne ou devient intraitable.Certains essayent la ruse.\u2022 Un homme avait beaucoup de livres.Il fit un choix des meilleurs et les rangea sur la plus haute étagère de sa bibliothèque, laissant les livres quelconques à la portée de la main.Il appela ses deux lils.\u2014 Vous pouvez prendre, dit-il, tous les livres que vous voudrez, saut ceux rangés là-haut.Ce sont des livres défendus.Piqués de curiosité, les jeunes gens se mirent à lire en cachette les \u201clivres détendus\u201d.A la tin, le père les convoqua.\u2014 Je sais que vous avez désobéi, dit-il.\u2014 Je t'assure, père, dit l\u2019un des fils, que tu as tort de t'alarmer.Ces livres sont recommandés dans tous les manuels.\u2014 Vous les avez donc lus?Les fils haussèrent les épaules.Après un silence, le père se mit à rire.\u2014 Vous avez lu justement les livres que je voulais que vous lisiez.Si je vous les avais recommandés, vous auriez lu n'importe quoi, sauf ces livres-là.Ce qui est interdit est tellement plus intéressant que ce qui est permis .,.\u2022 On peut trouver douteuse cette façon de procéder.Ce père, non seulement a menti à ses fils, mais il les a induits en tentation.N'eût-il pas mieux lait d'y aller franchement, s'efforçant de persuader plutôt que d'intimider?Peut-être.Il reste que l\u2019interdiction, mieux que la persuasion stimule l'initiative.C\u2019est vrai, le père a triché.Beaucoup de parents trichent, et d'une façon encore plus répréhensible.Le DECALOGUE enseigne qu'il faut honorer père et mère si l'on veut vivre longuement.Pour faciliter aux enfants la tâche, les parents doivent s'efforcer de devenir honorables.C'est souvent parce qu\u2019ils manquent de tenue que les parents sentent le besoin de se montrer mous et conciliants avec leurs entants.Comme ils donnent souvent le mauvais exemple, ils ne peuvent se faire obéir.Les entants grandissent sans contrainte.Ils trouvent naturel de réclamer un monde où rien ne leur résiste.Ils se moquent de l\u2019autorité, des lois, de la discipline.Un jour vient où ils se révè- lent absolument incapables d'accepter la moindre contradiction.\u2022 Un lecteur de Drummondville me tait parvenir un texte qui se lit comme suit: \"Le père prend l'habitude de se rendre semblable à l'entant et à avoir peur de ses fils; le fils, de son côté, de se rendre semblable au père et à ne respecter ni craindre ses parents, et cela pour être libre.Dans un pareil Etat, le maitre a peur de l\u2019écolier et il l'adule, l\u2019écolier a le mépris du maitre, et de même à l'égard du pédagogue; d'une façon générale, les jeunes donnent l\u2019air d'être les vieux et ils leur tiennent tête en paroles comme en actes, tandis que les vieillards, pleins de condescendance pour les farces de la jeunesse, se gorgent de badinage à l'imitation de cette jeunesse, afin de ne point passer pour des gens moroses et pour des despotes.Ré-fléchis-tu à quel point l'âme des citoyens en est rendue impressionnable; si bien que toute servitude que l'un d\u2019eux voudrait s'imposer à lui-même.l'irrite et lui est insupporta-be.Finalement.ils ne se préoccupent pas davantage des lois écrites que de celles qui ne le sont pas, atin que, d'aucune manière, personne ne soit pour eux un maitre ,.Voilà, mon cher, le point de départ, tellement beau et lier, de la naissance d'une tyrannie.\" De qui sont ces propos?Du vice-président Spiro Agnew?Que non pas.Ils sont tirés d'un livre intitulé \"La République\" (1 ) et qui a pour auteur un certain Platon, philosophe grec du quatrième siècle avant Jésus-Christ.Salomon a décidément raison de dire qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil.J.P.(1) Livre VIII, 563-4.\u2014la presse- LA PRESSÉ est publié» p»r LA PRESSE.LTÉE.7.ru» St-Jacques, Montréal.Seul» L» Près»» C»n»d-enn« est aulorisé» » difhner les informations de \"LA PRESSE\" et celle» des services de la Presse Associée et de Reuter, Tous les droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont éq»-lement réservés.\u2022Courrier da la deuxième cl»-Enregistrement numéro 1-400.Port oe retour garanti.TÉLÉPHONISTE (pour tous les services) .874-7272 RÉDACTION.874-7061 PUBLICITÉ .174-7306 PETITES ANNONCES.874-7111 LIVRAISON À DOMICILE .874-8911 M.CHARLAND Etudiante à TU.Q.A.M.BIAIS Pour tous les cessez-le-feu Avez-vous déjà songé au fait que le jour où l'homme a réussi à domestiquer le feu, il déchaînait du mémo coup ses instincts les plus fauves.Au début, cela lui donnait un ascendant coloré et fort utile sur les animaux.Aujourd'hui, on a bouclé la boucle, ce sont les plus bêtes des Hommes qui s'en servent pour dominer leurs semblables.Pour une fois, je suis tout à fait d'accord avec les Américains qui ont décidé de concrétiser un de leurs proverbes nationaux: \u201cthe chaud must go on!'' C'est à l'O.N.U.même qu'il faudrait décider des mesures à prendre pour bannir tout ce qui embrase et mal éteint.Je pense aux récits brûlants d'actualité des journaux et revues, aux propos incendiaires de tous ces enflammés de la radio et de la télévision, aux feux de la rampe ou des projecteurü du théâtre et du cinéma.C'est assez! Il y a eu trop de souffre-douleurs dans le monde.Que les amateurs de Bar-b-q me pardonnent, mais j'ose affirmer ici que je suis en faveur de tous les cessez-le-feu.A quoi servent les feux de circulation sinon à multiplier les accidents de la route?A quoi bon avoir investi des milliers de dollars dans la fabrication de fours crématoires qui ne servent plus do nos jours?Le tait que des millions de gens aient le feu là ou vous savez empêche-t-il l'industrie du textile d'êtro dans le marasme?Plus j'y pense, plus je suis convaincu que le feu c'est comme In-stantine, \"c'est même pas recommandé pour les enfants\" et ça ne peut pas vous garantir qu'il n'y aura pas de prochains maux de tête.\tRaymond TURCOTTE.(collaboration spéciale) 4 pleins feux sur l'actualité LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 10 MARS 1973 A 5 Pour aller à Mirabel, Prenez l'autoroute et s'il vous plaît?soyez patient.par Denis MASSE LA BONNE vieille autoroute des Laurentides risque d'être encore dans deux ans, au moment où Mirabel brillera de tous ses feux, le seul moyen pratique d'atteindre le nouvel aéroport international de Montréal.Certes, des études approfondies vont être portées sur des moyens de transport rapide, en commun.Certes, le nouveau Comité des transports de la région de Montréal créé par le gouvernement du Québec avec l\u2019appui financier du ministère fédéral de l\u2019Expansion régionale, promet d\u2019examiner en détail la rentabilité de moyens aussi attrayants que le monorail, l\u2019aéro- train, le turbotrain et autres nacelles filantes.Le ministère de la Voirie a même prévu dans ses plans de la future autoroute no 13 une bande médiane pouvant accueillir éventuellement un système de transport rapide entre le centre-ville de Montréal et l\u2019aéroport.Mais aucun de ces systèmes-miracles ne saurait être mis en service dans deux ans.Pas plus d\u2019ailleurs que ne saurait être prête l'autoroute 13 dont le tracé définitif doit être repris à zéro à la suite des protestations des golfeurs de Lachine.Le comité dont LA PRESSE annonçait la naissance dans son édition de jeudi, est une commission permanente, bénéficiaire d\u2019un fonds d\u2019un demi-million de dollars, qui doit effectuer une refonte complète TAXI Éjfi Wmm îsi-i V'&id LE TAXI.,.$28 aller seulement photo LA PRESSE .'/s , # mm * - y* t ' y photo PC LE MONORAIL.trop lent des systèmes et réseaux de transport dans la périphérie de Montréal.La liaison avec Mirabel ne constitue que l\u2019un de ses projets, auquel s\u2019attachera en particulier le Dr André Genest, de l\u2019Université de Montréal.Nulle part ailleurs La distance que devra parcourir l'usager de Mirabel depuis le centre-ville de Montréal, est de 34 milles, par voie routière.Sans anticiper des conclusions que portera le comité sur la question des transports, il faut retenir qu\u2019aucun aéroport au monde (à l\u2019exception d\u2019Haneda, dans la banlieue de Tokyo) ne jouit d\u2019un système de transport rapide avec la ville qu\u2019il dessert.La ville de Los Angeles, l\u2019une des plus riches au monde, tergiverse depuis plus de deux ans et hésite encore à donner son accord à la mise en service de l\u2019aérotrain français.La phase I de ce projet est estimée à $100 millions, et l\u2019aé-rotrain se déplaçant sur c'oussin d\u2019air, ne transporte que 80 passagers.A Tokyo, un monorail construit à la faveur des Jeux olympiques, relie l\u2019aéroport d\u2019Haneda au centre-ville.C\u2019est une ligne de 8V2 milles qui abaisse le trajet d\u2019une heure à une quinzaine de minutes.Mais le propre d\u2019un monorail est de rouler à la vitesse de la tortue.A Bruxelles, un train emmène les voyageurs tout près de l\u2019aéroport; il offre l\u2019un des meilleurs services au monde à l\u2019heure actuelle.A Dallas-Fort Worth, dans le Texas, le nouvel aéroport futuriste situé à équidistance des deux villes, sera desservi par des autobus.Le trajet est d\u2019environ 16 milles de l\u2019une ou l\u2019autre des deux villes jumelles.A Washington, le nouvel aéroport international Dulles est situé à une quarantaine de milles de la plaisante capitale américaine.La distance est donc à peu près la même que celle qui séparera Mirabel de Montréal, et il n\u2019y a encore aucun système de transport rapide en commun.John F.Kennedy, à New York, et Orly, à Paris, n\u2019offrent pas non plus de liaisons rapides, mais ont l\u2019avantage d\u2019être situés assez près des villes.On peut toujours s\u2019en tirer avec une course en taxi inférieure à $10.La question se pose Du reste, un tel système de transport rapide peut-il exister en fonction d\u2019un aéroport?Quelle serait la réaction du public de devoir se rendre à un point de départ central, par exemple la Place Bonaventure, pour monter dans un monorail à destination de Mirabel?Si l\u2019on jugeait plus rentable de faire arrêter le monorail (ou tout autre \u201cmoney\u201d-rail) à différents points de son parcours pour y prendre des passagers, par exemple dans l\u2019ouest, puis dans l\u2019ile Jésus, enfin à Lachute ou à Saint-Eustache, quelle serait la faveur populaire d\u2019un tel tramway de longue distance.?L'ADAC ne se justifie pas On pense parfois à relier Dorval el Mirabel par voie des airs, ou même depuis le centre-ville (parc Victoria).Et l\u2019ADAC, nouveau véhicule aérien nécessitant peu d\u2019espace au décollage et à l\u2019atterrissage, pourrait théoriquement assurer rapidement ces liaisons.Mais il ruinerait les fonds publics.La prise en charge d\u2019un passager et sa libération au terme du trajet à effectuer, sont des éléments extrêmement coûteux qui ne peuvent se justifier qu\u2019en raison de l\u2019affluence.Des prévisions peu convaincantes Les prévisions les plus scientifiques veulent qu\u2019en l\u2019an de grâce 1975, l\u2019aéroport Mirabel accueille 3.800.000\tvoyageurs.Examinons c.\u2019c plus près comment se répartit un tel chiffre.De ce nombre, seulement 1.840.000\tpersonnes feront de Montréal leur point d'origine ou leur destination finale.Mirabel est en effet destiné aux liaisons internationales tandis que Dorval conservera le trafic intérieur.Le reste des passagers prévus à Mirabel en 1975 est de 1,060,000 en transit, c\u2019est-à-dire qui passeront ¦ ¦ mm Ilplffÿ k &M:iy WSMMk ¦yÙtv \\ wê-M \u2014 L'AEROTRAIN .très cher photo Keystone seulement à l\u2019aéroport sans descendre de leur avion, et de 900,000 qui effectueront un transfert d\u2019un avion à un autre.Il se trouve donc 1,840,000 voyageurs qui, en un an, devront effectuer le trajet Mirabel-Montréal et vice-versa.Divisons ce nombre par 200 (qui est le barême établi pour obtenir la moyenne d\u2019une journée de pointe) et nous aurons 9,200 passagers par jour, mais par jour très achalandé.Ce nombre, encore, doit être divisé à peu près en deux pour connaître combien de passagers se dirigeront de Montréal vers Mirabel.Quatre mille passagers, c\u2019est bien peu en 24 heures, pour un système de transport en commun.Certes, il faut penser aux personnes qui accompagnent d'ordinaire le voyageur jusqu\u2019à la barrière et ceux qui se rendent à l\u2019aéroport pour accueillir leurs parents, leurs amis.Mais cette catégorie d\u2019usagers de l\u2019aéroport n\u2019est justement pas celle qui utilisera les transports en commun.Eux, ils emprunteront de préférence l\u2019autoroute.Le train est là L\u2019aéroport de Mirabel est déjà relié à Montréal par une voie ferrée.Cette voie sert actuellement au fret.II serait relativement facile d\u2019adapter cette voie au transport des voyageurs.Au mois de mai dernier, l\u2019un des directeurs du CN, M.J.F.Roberts, rappelait que la compagnie avait l\u2019équipement et l\u2019expérience nécessaires à ce genre d\u2019exploitation mais que cette tâche dépassait le champ des responsabilités du chemin de fer.En clair: la société devra assumer les frais des services qu\u2019elle voudra se donner.K;Sf; ¦ as.I j % m \u2022S O.! I: wg-jgfo}.y, j mm Wœmmm m\ty , , L'ADAC .trop peu de passagers W&r: gg -'V'V imp \u2022\t'*¦.'T\"'\"* ?'73SS>&t LE TRAIN .faudra bien s'y résigner ! Attende obtient un sursis, mais la guerre continue par Charles DAVID SALUE pa r la Coalition marxiste comme un véritable plébiscite de sa ligne politique et de son action gouvernementale; considéré, en revanche, par l'Opposition comme une sérieuse mise en demeure face aux excès du pouvoir, le verdict des élections législatives chiliennes, dans la mesure où il offre un sursis à Salvador Allende et permet à ses adversaires de garder espoir, traduit, certes, une impasse politique apparente, mais consacre, avant tout, la bipolarisation idéologique des familles politiques de ce pays.Ainsi, au terme d\u2019une lutte électoral féroce qui permet, paradoxalement, à chacune des deux grandes tendances politiques de crier victoire pour des motifs divers, le Chili se retrouve confronté aux mêmes problèmes épineux qui l\u2019ont assailli depuis l'accession au pouvoir de Salvador Allende, en septembre 1970.Aux grandes cavalcades qui auraient été provoquées par un déséquilibre trop brutal des forces en présence, les Chiliens ont préféré l\u2019immobilisme de la guerre des tranchées et implanté, par là même, plus profondément, la présence de l\u2019Année sur la scène politique.Respect de l'Opposition En effet, l\u2019Unité populaire qui réunit, au pouvoir, les partis d\u2019obédience marxiste sous la direction de Salvador Allende, vient de prouver, au cours de cette consultation attendue avec anxiété, qu\u2019elle gardait la confiance d\u2019une très grande partie de l\u2019électorat.Et surtout, en augmentant, après deux ans d\u2019exercice au pouvoir, son capital électoral \u2014 fait unique dans l\u2019histoire du Chili \u2014 le Coalition de la gauche démontre sa capacité de pouvoir développer avec efficacité une conscience révolutionnaire chez les Chiliens.Succès d\u2019autant plus remarquable que réalisé en dépit de multiples entraves apportées à l\u2019action gouvernementale par une opposition conservatrice majoritaire au Parlement déterminée à manifester son hostilité systématique dans tous les domaines.Aussi, on ne peut que souligner l\u2019extrême mérite de Salvador Allende qui, tout au long de ce conflit permanent entre l\u2019exécutif et le législatif, s\u2019évertua, contre vents et marées, à imposer et garantir le respect des droits de cette Opposition dont l\u2019ambition avouée est de travailler avec acharnement à son renversement.Une victoire fragile Mais, beaucoup plus important dans l\u2019immédiat que cette progression de la gauche dans l\u2019électorat, (36 p.cent à 40 p.cent), le fait de conserver plus du tiers des sièges du Sénat interdit, constitutionnellement, à l\u2019Opposition de mettre en accusation le président de la République et de procéder à sa destitution.De plus, en réussissant, par l\u2019élection de sLx membres à la Chambre des députés, à contrer les efforts de la majorité qui espérait contrôler les deux tiers de cette Assemblée, Salvador Allende préserve son droit de véto et la poursuite de ses initiatives révolutionnaires.Néanmoins, malgré cet échec apparent de l\u2019Opposition centriste et de droite à parvenir à ses fins, il serait franchement prématuré, voire risqué, de croire, du moins pour le moment, à l\u2019établissement durable de la révolution chilienne.D\u2019ailleurs, conscient de la fragilité de ses positions, Allende a toujours prôné une étape de transition dans le développement de la révolution, s\u2019efforçant de maintenir les diffé- rentes phases du mouvement dans un cadre démocratique.Car- les résultats de l\u2019élection ont amplement démontré la situation minoritaire de la gauche dans le pays et que les partis centriste et conservateur monopolisent encore l\u2019attention de la majorité des Chiliens.De plus, dans la perspective d\u2019une lutte à finir qui se confine, désormais, sur le plan idéologique d\u2019une manière tranchée, la consolidation des positions franchement de droite peut forcer la Démocratie chrétienne, pivot de l\u2019Opposition, à se radicaliser et à s\u2019allier avec la droite pour présenter un candidat commun aux élections présidentielles.Ainsi peut se comprendre la volonté manifeste d\u2019Allende d\u2019éviter toute attitude arrogante, toute manifestation partisane trop voyante, pour ne pas exacerber une Opposition qui, en définitive, contrôle le pouvoir législatif et peut noyer ses réformes économiques dans le bourbier des dispositions constitutionnelles.Attitude qui, il est vrai, cache mal les tentatives de la gauche de vouloir détacher ses adversaires les plus progressistes de l\u2019Opposition pour pallier aux dangers pressants et affaiblir la Démocratie chrétienne.Pourtant, en dehors de toutes considérations politiques et morales, l\u2019expérience socialiste chilienne sera, avant tout, jugée sur l\u2019aptitude de ses dirigeants à résoudre leurs problèmes économiques, source de tous leurs déboires et principale cible de l\u2019Opposition.Certes, et avec raison, Allende a imputé l\u2019essentiel de ses malheurs à l\u2019action conjugée des principales sociétés américaines qui lui ont livré une véritable guerre économique et de la baisse du prix du cuivre sur le marché mondial.Des problèmes cruciaux Il n\u2019en reste pas moins vrai que les mesures adoptées ont été incapables de juguler, dans une proportion raisonnable, les méfaits de l\u2019inflation et de mettre un terme à la pénurie alimentaire liée forcément au marché noir.Les propres informations du gouvernement ont révélé d\u2019ailleurs que la hausse du coût de la vie avait atteint l\u2019indice 163 pour l\u2019année 1972 et que le mois dernier, la situation continuait de s\u2019empirer.Il serait curieux de croire que cet état de choses pourrait se perpétuer indéfiniment sans une violente réaction de la base.Certes, le gouvernement entend prendre des dispositions précises pour lutter contre ce fléau en éliminant les déficits fiscaux pour l\u2019augmentation des ressources de l\u2019Etat que les secteurs les plus fa- vorisés de la population devront financer.De plus, les dirigeants socialistes entendent procéder à un alignement des salaires pour permettre aux travailleurs de faire face aux inconvénients de l\u2019inflation.Ces mesures ont immédiatement déchaîné les hauts cris de l\u2019Opposition qui ont mis en relief le solde positif de la balance des comptes en 1970.De 91 millions de dollars, en effet, en surplus, la balance des comptes accusait en 1972 un déficit de 381 millions de dollars pour atteindre, suivant les prédictions des économistes de l'Université de Santiago, 450 millions cette année.Il est hors de doute que ce déséquilibre \u201cd\u2019une importance jamais atteinte, par le commerce extérieur du Chili\u201d laisse prévoir une crise économique importante qui ne manquera pas d'avoir de sérieuses répercussions sur le plan politique.Compte tenu désormais de la situation politique et face à la dégradation constante de l\u2019atmosphère économique, il est à prévoir que Allende, pour préserver la stabilité de son régime, devra s\u2019appuyer davantage sur les forces armées.Dans cette guerre de tranchées qui continue, les militaires risquent de se retrouver au premier rang.Mais malheureusement, surtout en Amérique latine, à force de les faire sortir de leurs casernes, les soldats finissent tout bonnement par ne plus vouloir y rentrer. LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 10 MARS 1973 A 6 pleins feux sur l'actualité la semaine revue et resumee PAR REGINALD S P! N H AYE R DEJA aux prises avec de graves problèmes économiques et des grèves par des dizaines de milliers de travailleurs manifestant contre le gouvernement conservateur de M.Edward Heath et ses mesures destinées à combattre la pire inflation d'Europe, la Grande-Bretagne s'est pratiquement trouvée sur pied de guerre contre des extrémistes républicains irlandais qui ont commis de violents attentats à la bombe à Londres, tuant un homme et blessant plus de 250 autres personnes.L\u2019offensive des terroristes dans la capitale du Royaume-Uni a coïncidé avec la tenue d\u2019un référendum \u201cpour la forme\u201d en Irlande du Nord, province britannique dont la population de 1,500,000 habitants, parmi lesquels deux tiers de protestants traditionnellement fidèles à la couronne d\u2019Angleterre, était invitée à se prononcer pour ou contre l\u2019unification avec la république d\u2019Irlande, à majorité catholique.La consultation, dont l\u2019issue ne faisait évidemment aucun doute et que la minorité catholique d\u2019Irlande du Nord boycottait, s\u2019est déroulée dans la peur et fut ponctuée d\u2019autres actes de violence comme ceux qui ont déjà tué près de 750 personnes en trois ans et demi de troubles civils.Forte poussée de la gauche, en France Quelque vingt millions de Français, sur une population totale d\u2019environ 55 millions et 28 millions d\u2019électeurs inscrits, joueront demain la 2ième dernière manche d\u2019élections législatives dont la 1ère partie a révélé l\u2019une des plus fortes poussées de la gauche depuis la dernière guerre mondiale et annoncé, sinon la possibilité du renversement d\u2019un régime gaulliste vieux de quinze ans, en tout cas la fin d\u2019une forte majorité parlementaire.Le premier tour de scrutin a notamment donné quelque 46.4 p.c.des voix à l\u2019union des partis de gauche, 40.4 p.c.au groupe gaulliste et ses associés, et seulement 12.4\taux centristes, dont on pourrait dire qu\u2019ils détiendraient la balance du pouvoir si leurs deux factions n\u2019étaient elles-mêmes de tendances opposées.Le petit nombre des sièges emportés au premier tour, soit 59 sur un total de 490, a clairement dénoté la division de l\u2019électorat, qui avait attribué 144 sièges dès le premier tour des élections précédentes, peu après les désordres civils de mai 1968 il est vrai.Dimanche dernier, on comptait 3,092 candidats, mais ce nombre sera moindre du tiers demain.Progrès du parti d'AUende, au Chili En dépit des problèmes économiques persistants et des longs troubles civils qui ont frappé le Chili durant l\u2019automne dernier, des élections parlementaires ont apporté six députés et deux sénateurs de plus à la coalition de gauche du président marxiste Salvator Al-lende, qui fut élu en 1970 et est ainsi devenu le premier chef de son Etat à réaliser des gains électoraux après deux ans d\u2019exercice au pouvoir.Le scrutin, auquel ont participé 3.G millions des 4.5 millions d\u2019électeurs inscrits dans ce pays de dix millions d\u2019habitants, a toutefois donné une majorité de 54.7 p.c.des suffrages à l\u2019opposition centriste et conservatrice, qui conserve sa domination parlementaire.Les partis de gauche ont obtenu la proportion sans précédent de 43.4\tdes voix, alors qu\u2019ils en avaient eu 28.8 p.c.en 1969 et que M.Allende a accédé à la présidence avec 36.3 p.c.un an plus tard.Vietnam : J 6,000 morts depuis .la paix ?Tandis que se poursuivaient les échanges de prisonniers et que les membres du contingent militaire américain au Vietnam continuaient l\u2019évacuation qu\u2019ils doivent compléter pour la fin du mois, des porte-parole sud-vietnamiens ont déclaré qu\u2019environ 16,000 hommes, dont quelque 15,000 communistes, étaient morts au cours de combats survenus depuis le cessez-le-feu, le 28 janvier.D\u2019autre part, à Washington, des sources militaires ont affirmé que des troupes communistes et des convois d\u2019armement descendaient du Vietnam du Nord vers le sud par la piste Ho Chi Minh en quantités comparables à ce qu\u2019elles furent avant l\u2019offensive de Pâques, l\u2019an dernier.On mentionne 30,000 hommes, 250 blindés et des pièces d\u2019artillerie lourde.Le ministre des Affaires étrangères du Canada, M.Mitchell Sharp, et des délégués des partis d\u2019opposition doivent partir lundi pour l\u2019Indochine, où ils inspecteront notamment les conditions de travail des membres canadiens du contingent des observateurs de la paix.Au Cambodge et au Laos, les hostilités perdurent.Sus aux Palestiniens Le meurtre de deux diplomates américains et un belge par huit activistes palestiniens, dans une ambassade arabe de Khartoum, au Soudan, a déclenché un tumulte officiel au moins aussi bruyant et en tout cas plus lourd de conséquences que l\u2019attaque d\u2019un aérobus de ligne libyen par l\u2019aviation militaire israélienne et la mort de 107 passagers civiLs, dont 15 enfants et 19 femmes, onze jours auparavant.Alors que le gouvernement des Etats-Unis, comme d\u2019autres, n\u2019avait exprimé que sa profonde émotion dans l\u2019affaire du Boeing 727 abattu en pleine tempête de sable, le ministre américain des Affaires étrangères a explicitement demandé la peine de mort pour les auteurs de la tuerie de Khartoum, lesquels se sont finalement rendus aux autorités du Soudan, où une chasse aux Palestiniens et sympathisants fut aussitôt déclarée.* Peu après, le roi Hussein de Jordanie, dont le pays reçoit $60 millions par an des E.-U., confirmait la condamnation à mort de dix-neuf conspirateurs palestiniens.Trois autres Palestiniens, qui revendiquent le territoire d\u2019Israël, ont été tués à Gaza.La crise monétaire : une anesthésie La crise monétaire a passé la semaine au point mort, les grandes banques centrales du monde ayant maintenu toute la semaine la fermeture des marchés de change décrétée vendredi dernier dans l\u2019espoir d\u2019aboutir au plus vite à de nouveaux accords internationaux qui mettraient fin aux déversements de dollars américains que les grands spéculateurs convertissent en d\u2019autres devises, au grand dam desdites banques centrales qui sont, ou étaient, dans l\u2019obligation de racheter ces dollars.Mais une conférence réunissant à Paris, France, des délégués des pays du Marché commun, du Canada, des Etats-Unis, de la Suède et du Japon n\u2019a donné lieu qu\u2019à un seul accord: celui que les participants n\u2019étaient pas d\u2019accord, qu\u2019ils se rencontreraient vendredi prochain au même endroit pour se faire de nouvelles propositions, et que les marchés de change resteraient encore fermés jusque-là.Faux chômeurs rayés des listes Un porte-parole de la Commission fédérale d\u2019assurance-chômage a fait savoir que l\u2019examen des cas d\u2019environ 28,000 prestataires de la région de Toronto et de Hamilton, en Ontario, durant les mois de janvier et février, permettait de prévoir que de 65 à 70 p.c.des intéressés se verraient priver de leurs allocations, soit parce qu\u2019ils ont délibérément quitté leur dernier emploi, soit parce qu\u2019ils n\u2019en cherchent pas d\u2019autre.Au Québec, des investigateurs similaires ont aussi et notamment abouti au rejet d\u2019environ 10,500 cas sur un total de 15,000 \u201csuspects\u201d, l\u2019an dernier.Il semble également que la Commission ait décidé de serrer la vis en ce qui a trait aux poursuites judiciaires pour fraude, puisqu\u2019elle a porté 117 plaintes le mois passé dans la seule région de Montréal, alors qu\u2019on n\u2019avait enregistré que 143 plaintes durant les six mois précédents dans la même région.Hausse du coût de la vie Surtout à cause d\u2019augmentations des prix d\u2019une variété de produits alimentaires et du logement, le coût de la vie est monté de 0.6 p.c.en moyenne le mois dernier au Canada, l\u2019indice passant de 144.5 à 145.3, ce qui signifie qu\u2019il faut débourser aujourd\u2019hui $145.3 pour payer ce qui coûtait $100 en 1961 et que le dollar actuel représente 69 cents par rapport à celui d\u2019alors.Dans l\u2019ensemble, le coût de la vie est de 5.8 p.c.plus élevé que l\u2019an dernier à la même époque, mais les produits alimentaires ont spécifiquement subi une inflation de 10.2 p.c.dans le même temps.Faits divers Un évadé de l\u2019unité spéciale de correction du pénitencier de St-Vin-cent-de-Paul, Jacques Mesrine, 36 ans, qui avait pris le large en août dernier et est soupçonné entre autres du meurtre de deux gardes-chasse québécois tués un mois après, près de Saint-Louis-de-Blan-ford, a été arrêté par la police de sa France natale en banlieue de Paris.Un policier provincial du Québec, , e x -m e m b r e de l\u2019Unité spéciale d\u2019enquête sur le crime organisé, groupe qualifié d\u2019\u201célite\u201d par le ministre de la Justice, a des ennuis en Hollande, où ses confrères européens l\u2019ont pincé avec un chargement de haschisch.A Stockholm, en Suède, un citoyen a réussi à mettre la main sur les plans ultra-secrets du nouveau chasseur à réaction Saab \u201cViggen\u201d .sur ur.tas d\u2019ordures, à la portée du premier venu.On enquête, là aussi.Le 3e tome du rapport Gendron Un risque pédagogique téléphoto PC Le président de la Commission, Jean-Denis Gendron.\u201e\u2022 «H ¦ .\u2022 mm ~, ; .\"i t-Ü.Wm fr %'- \u201e \u2019 : \u2019¦ - \u2022 .J; HI& mm Une analyse de Lysiane GAGNON Mal écrit \u2014 au point d\u2019étre parfois incompréhensible \u2014, mal présenté et farci de répétitions, le troisième tome du rapport Gendron, qui porte sur les groupes ethniques, contient deux recommandations extrêmement risquées du point de vue pédagogique: la création d\u2019écoles bilingues et l\u2019enseignement de la langue seconde dès la première année de l\u2019élémentaire.Phénomène plus troublant encore: le rapport est, en matière d\u2019éducation à tout le moins, à la fois tendancieux et inexact sous plusieurs aspects.et on y décèle à certains chapitres des omissions invraisemblables quand on pense qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une commission d\u2019enquête qui a travaillé durant trois ans, qui s\u2019est entourée d\u2019une équipe de recherche et qui a coûté $3 millions au public.L'école bilingue.et pourquoi pas multilingue?La Commission propose la généralisation de la formule des écoles bilingues, sans en préciser les modalités et à partir d\u2019affirmations aussi vagues que celle-ci: \u201cL\u2019idéal reste l\u2019école bilfngue et même trilingue\u201d.Officiellement, elle recommande ceci: \u201cQu\u2019en tenant compte de leur réussite, l\u2019on maintient (sic), à titre d\u2019expérience, les présentes écoles-pilotes bilingues.et qu\u2019on encourage la création d\u2019autres écoles bilingues au fur et à mesure qu\u2019elles seront réclamées, de façon à en éprouver les méthodes et à évaluer le résultat des méthodes d\u2019enseignement d\u2019une langue seconde.\u201d Ici, les auteurs du rapport mélangent tout.En réalité, l\u2019enseignement d\u2019une langue seconde se fait de deux façons: soit par un nombre fixe de périodes d\u2019enseignement (exemple: des cours d\u2019anglais à l\u2019intérieur d\u2019une classe où toutes les matières sont enseignées en français), soit par la méthode de \"l\u2019immersion\u201d (des stages plus ou moins prolongés dans un milieu ou une école de l\u2019autre langue).L\u2019école bilingue n\u2019a rien à voir avec cela.L\u2019école bilingue, ça veut dire l\u2019enseignement de toutes les matières dans les deux langues (exemple: les maths et la géographie en anglais, l\u2019histoire et la religion en français, etc.), ça veut dire le mélange incessant des deux langues dans les classes, les coure, pendant les récréations, etc.N\u2019importe quel francophone québécois sait d\u2019instinct le danger que cela représente du point de vue linguistique, et d\u2019ailleurs la preuve est déjà faite que là où cette formule existe, elle favorise l\u2019anglicisation accélérée des élèves.A Saint-Léonard, la formule des classes bilingues, abandonnée en 1968, conduisait directement les élèves à l\u2019école secondaire anglaise.A la Commission des écoles catholiques de Montréal, où l\u2019on maintient encore deux écoles élémentaires bilingues (St-Philippe-Bénizi et No-tre-Dame-de-la-Défense), 90 p.cent des élèves optent au sortir de l\u2019école pour le secondaire anglais.Dans les quartiers de l\u2019ouest montréalais, où se côtoient dans une même école anglophones et francophones, la langue du jeu et de la récréation, c\u2019est l\u2019anglais.Autre chose, que la Commission semble ignorer complètement, et qui est un phénomène connu par tous les pédagogues et les linguistes: \u201cLa formule des classes bilingues, souligne un sous-ministre de l\u2019Education, provoque chez l\u2019enfant moyen des retards pédagogiques considérables.encore plus s\u2019il s\u2019agit d\u2019élèves qui parlent une troisième langue à la maison.\u201d Les interférences et la confusion mentale qui peuvent résulter d\u2019un apprentissage scolaire qui se fait simultanément dans deux langues sont d\u2019ailleurs faciles à imaginer.Visiblement fort mal renseignée, la Commission parle de maintenir les \u201cécoles-pilotes\u201d bilingues.Or, il n\u2019y a pas d\u2019expérience-pilote en cette matière dans notre système scolaire, à l\u2019exception des classes d\u2019immersion françaises dans le secteur anglo-protestant (formule qui n\u2019a rien à voir avec l\u2019école bilingue).Le fait est que les deax écoles bilingues auxquelles so réfère la Commission existent à la CECM depuis 1960, qu\u2019il a été question de les abolir en 1969, et que c\u2019est seulement à cause de la pression des parents de ces deux paroisses que les autorités pédagogiques de la CECM continuent à \u201ctraîner\u201d ces écoles qui, sur le double plan linguistique et pédagogique, donnent des résultats insatisfaisants.Emportée par le mythe du \u201cmulticulturalisme\u201d et de la \u201cmosaïque canadienne\u201d, la Commission va jusqu\u2019à proposer aux écoles françaises que \u201ccertains cours soient dispensés dans d\u2019autres langues que le français et l\u2019anglais.et que des crédits soient accordés en conséquence\u201d.Il ne s\u2019agit donc plus de cours optionnels, mais de l\u2019enseignement obligatoire de certaines matières dans une troisième langue.Nous voici rendus à l\u2019école trilingue, et pourquoi pas l\u2019école quadrilingue ?.L'anglais dès la 1ère année L a Commission recommande \u201cl\u2019enseignement de la langue seconde dès la première année\u201d dans les écoles françaises et anglaises.C\u2019est là une revendication partagée non seulement par plusieurs groupements néo-québécois, mais aussi par bien des parents francophones, et par certains politiciens (y compris, à titre personnel, par le ministre de l\u2019Education).Malheureusement, là encore, on confond certaines choses et notamment la \u201cqualité\u201d et la \u201cquantité\u201d.La plupart des pédagogues du ministère sont conscients des risques que présente l\u2019apprentissage trop précoce d\u2019une langue seconde, comme en témoigne le fait que ce n\u2019est qu\u2019avec beaucoup de prudence qu\u2019on autorise une commission scolaire à commencer l\u2019enseignement de l\u2019anglais-langue seconde à partir de la 3e année (et ce, à titre expérimental seulement), comme en témoigne aussi le fait que les trois premières années se font exclusivement en esquimau dans les écoles du Grand Nord québécois.Il existe quelques principes connus : une langue seconde s\u2019apprend d\u2019autant mieux qu\u2019on maîtrise déjà bien sa langue maternelle; môme si l\u2019enfant est plus \u201cmalléable\u201d à 5 ou à 6 ans, il est préférable de commencer l\u2019apprentissage scolaire dans une langue unique.Lorsque la langue maternelle est déjà fragile (comme c\u2019est le cas du français au Québec), les risques se multiplient.Rappelons qu\u2019en Europe de l\u2019Ouest, l\u2019enseignement d\u2019une langue seconde ne débute généralement pas avant le secondaire, et cela même dans des pays où la langue maternelle a de solides assises culturelles.De toute façon, cette question, relativement controversée dans les milieux de l\u2019enseignement, des linguistes et des psychologues, est partout abordée avec prudence, à un point tel qu\u2019au ministère de l\u2019Education on est réticent, pour des raisons pédagogiques, à augmenter les doses de français dans les écoles anglaises ioù l'enseignement de la langue seconde commence dès la première année.mais ici, la langue maternelle n\u2019est pas menacée au même titre que le français).Il y a au moins une chose incontestable (dont la Commission ne tient aucun compte) : c\u2019est davantage la façon dont on apprend une autre langue que le moment où commence cet apprentissage, qui donne des garanties de succès.Des inexactitudes, des omissions.Outre le style et la présentation, qui sont incroyablement bâclés (des phrases incompréhensibles, d\u2019innombrables répétitions, un manque flagrant de logique et de cohérence dans l\u2019ordonnance de la matière, etc.), le troisième tome contient des erreurs et des inexactitudes parmi lesquelles on notera celles-ci : \u2014 Le rapport insiste lourdement sur le fait que les immigrants ont été rebutés par l\u2019école française parce que l\u2019enseignement y était trop empreint de religiosité.C\u2019est vrai, mais alors comment expliquer qu\u2019ils soient allés au secteur anglo-catholique, qui, il y a 15 ou 20 ans, était aussi \u201ccléricalisé\u201d dans sa mentalité que le secteur fran-ÇûiS.(Seule nuance à faire, qui a vraisemblablement échappé aux parents de l\u2019époque : le secteur anglo-catholique avait un meilleur choix de manuels scolaires, parce qu\u2019il puisait dans l\u2019ensemble des publications nord-américaines.) \u2014 Omission pour le moins étonnante : nulle part n\u2019est-il fait mention de la réforme scolaire qui a transformé le secteur d\u2019éducation francophose.Le rapport répète \u201cad nauseam\u201d que l\u2019école française a été et est encore de qualité inférieure (c\u2019est dit, bien sûr, en termes plus diplomatiques mais c\u2019est très clair), qu\u2019elle n\u2019est pas suffisamment axée sur le marché du travail, etc.Non seulement on ne tient pas compte de la réforme du secondaire et du collégial, qui ne date pas d\u2019hier, mais encore, on reprend les refrains que ressort le secteur anglo-protestant chaque fois qu\u2019un projet de restructuration scolaire vient menacer son autonomie et ses privilèges financiers.\u2014 Dans l\u2019intention (à peine dissimulée) de prouver que l\u2019anglicisation par l\u2019école n\u2019a pas d\u2019effets sérieux, on publie certaines études intéressantes (les mariages, les projections démographiques, etc), mais on oublie délibérément de commenter des statistiques valables (notamment celles de la CECM sur la fréquentation des secteurs anglophone et francophone), on tente de nous faire croire que \u201cle choix des écoles anglaises ne réflète pas une orientation linguistique\u201d.comme si l\u2019école ne charriait pas, outre la langue, tout un système de valeurs et de comportement, bref une culture, comme si l\u2019école n\u2019était pas la voie première de l\u2019intégration à une société.\u2014 On lance des affirmations gratuites inacceptables dans un rapport aussi officiel: \u201cLe français est une langue plus difficile (à apprendre) que l\u2019anglais\u201d.Tout le monde sait que c\u2019est faux, pour ce qui est des immigrants de langue latine.\u201cLa très grande majorité (des élèves des classes d\u2019accueil de la CECM) continue les études (sic) dans des classes françaises\u201d.C\u2019est inexact, et* il y a des statistiques précises là-dessus, dont la Commission ne fait pas mention.(l) \u2014 Faut-il mettre sur le compte de l\u2019ignorance du français ce bizarre énoncé: \u201cLes Canadiens français ne s'identifient nullement au groupe italien, mais s\u2019étonnent de le voir rejoindre un autre groupe\u201d.En vertu de quoi la majorité installée ici depuis 300 ans devrait-elle \u201cs\u2019identifier\u201d à un groupe en particulier ?\u2014 On fait bon marché des exigences scientifiques, en précisant au sujet d'un sondage effectué pour- la commission que la population interrogée ne constitue pas un échantillon représentatif.parce qu'il s\u2019agit non pas d\u2019une étude \u201cstatique\u201d, mais d\u2019une étude \u201cdynamique, celle d\u2019un processus\u201d (!).mais on s\u2019appesantit sur des informations capitales comme celles-ci: le chemin de la Reine-Marie a été nommé en l'honneur de la Reine de Roumanie.et trois gestes ont \u201csuscité une profonde émotion\u201d chez les Néo-Québécois: une dédicace du frère Untel à un Monsieur Golonek, l\u2019appui du député Emilien Lafrance et du juge Brossard aux parents italiens de Saint-Léonard, et un don de Mme Pierre Laporte au camp Françoise-Cabrini.On pourrait relever bien d\u2019autres incongruités, mais on notera surtout que le troisième tome du rapport Gendron reprend à son compte, sans le moindre recul critique, les revendications habituelles d\u2019une partie des porte-parole \u201cofficiels\u201d des communautés néo-québécoises.On notera aussi un parti-pris évident à l\u2019égard des anglophones: ces derniers, dit-on en substance, accueillent bien les immigrants.On oublie de préciser qu\u2019il y avait à McGill, en 1968, des \u201cfraternities\u201d d\u2019où étaient exclus les Juifs, on ou-francophones et les Italiens, on oublie de préciser que si ce n\u2019étaient des immigrants, il n\u2019y aurait plus de secteur scolaire anglo-catholique, et que le secteur anglo-protestant diminuerait beaucoup, on oublie de préciser que les services privés anglophones d\u2019accueil aux immigrants ont des moyens de financement dont ne disposeraient pas des organismes francophones analogues.On loue au passage le système scolaire ontarien qui respecte \u201cle libre choix\u201d mais on oublie d\u2019expliquer ce que sont les \u201cécoles séparées\u201d.On fait état de l\u2019exemple belge en tronquant une partie de la vérité (il y a en Belgique des territoires scolaires unilingues, mais on ne s\u2019attache qu\u2019aux territoires bilingues et sur un aspect libéral d\u2019une loi qui reste coercitive).Bref, tout peut servir, quand on veut prouver que la loi 63 serties intérêts de tout le monde! (1) Précisons que la Commission publie certains tableaux statistiques, dont celui sur les classes d'accueil, en appendice.Mais, dans le texte écrit, qui s'étale sur 800 pages (dactylographiées è double Interligne), on no trouve pas le moyen de faire quelques commentaires un peu substantiels sur des chiffres qui, pourtant, prêtent à réflexion.Notons, enfin, que lorsque la Commission parle d'une \"très grande majorité\", Il s'agit d'une proportion do 61.« P.cent (en 1971-72) et de 58.2 p.cent (en 1972-73.\u2022 .IJ.ü,:* 'üPPea LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 10 MARS 1973 A 7 pleins feux sur l'actualité *\u2014*\u2014O\u2014\u2014 1 - |, |m - .__ .- - - Ne faudra-t-il pas conscrire les médecins?par Jeanne DESROCHERS A REFORME des institutions de la santé proposée par la loi 65 sera-t-elle possible sans une espèce de conscription des médecins ?La question est posée par le Dr Maurice Jo bin, dans le numéro de février du Québec Médical, mensuel qui se présente comme le seul journal d'opinion dans le monde de la santé.Le ministère des Affaires sociales ayant annoncé qu\u2019une trentaine de centres locaux de services communautaires (CLSC) ouvriront leurs portes cette année, le Dr Mongeau se demande, comme LA PRESSE se lest demandé il y a quelque temps, où l\u2019on trouvera les médecins pour remplir les cadres de ces institutions destinées à dispenser les soins les plus courants.LA PRESSE avait répondu à cette question \u201cles premiers centres communautaires recevront les marginaux du système actuel, ceux qui ne sont pas heureux de la \u201ccastonguette\u2019\u2019 et du fonctionnarisme des grandes agences.A mesure que le réseau s'étendra, il absorbera les étudiants formés au travail communautaire dès l\u2019université\u201d.Conscience sociale douteuse des médecins Le Dr Jobin a dés objections à cette réponse.Les médecins marginaux, croit-il, ne sont pas si nombreux.Et la plupart d\u2019entre eux, déjà impliqués dans les cliniques populaires, se méfieraient des effets qu\u2019aura la loi 65 sur les solutions originales et démocratiques appliqués dans certains quartiers défavorisés.Les marginaux, dit encore le Dr Jobin.sont probablement trop individualistes pour se plier au travail en équipe.Quant aux étudiants préparés au travail communautaire, on ne les produit pas encore à la chaîne, dit l'omnipraticien contestataire.et ils sont encore libres de se spécialiser à leur guise, même si les omnipraticiens ne suffisent pas à répondre à la demande.Le Dr Jobin croit donc qu\u2019il faudra en venir à des mesures plus vigoureuses.\u201cIl faut obliger les médecins de chaque secteur à mettre la main à la pâte\u201d, dit-il.Et l\u2019auteur s\u2019explique en parlant d'une demi-journée ou d\u2019une journée par semaine que chaque médecin d'un quartier serait appelé à fournir au centre communautaire de son quartier.C'est la seule solution valable dans l\u2019immédiat, dit-il, \u201cparce que ça presse\u201d.Le Dr Jobin voit une autre difficulté aux projets de médecine d\u2019équipe, essentiellement liés au concept du centre communautaire.\u201cOn peut difficilement s\u2019attendre, écrit-il, à une collaboration étroite, harmonieuse et enthousiaste entre des médecins qui reçoivent $35,000 par année et des infirmières qui en gagnent $5,000.Il faudra penser un peu plus au principe des vases communicants\u201d.Deux autres membres de l\u2019équipe de Québec Médical expriment des doutes sur la conscience sociale des médecins.Le Dr Jean-Yves Roy impute \u201cà la médecine comme classe sociale\u201d l\u2019échec de la première expérience de CLSC aux lies de la Madeleine.\u201cLa médecine, dit-il, ne se soucie pas des vrais besoins.\u201d Dans un article sur l\u2019amiantose, M.Claude Bélanger accuse les médecins d\u2019avoir été complices de crimes commis contre les ouvrière.\u201cLa compagnie blesse et le médecin soigne.La compagnie tue et le médecin constate\u201d, écrit l\u2019auteur, qui croit que les médecins oeuvrant dans les usines devraient dénoncer solidairement e t conjointement avec les ouvriers les conditions de travail dans l\u2019industrie de l\u2019amiante.Le point de vue d'une infirmière Dans ce numéro de février du Québec Médical, Mlle Michelle Guay donne le point de vue d\u2019une infirmière sur les objectifs des centres communautaires.Elle n\u2019est guère plus optimiste que le Dr Jobin.La prévention, qui est un des grands objectifs de la réforme proposée par la loi 65, est à peu près impossible, selon Mlle Guay, parce que la demande de traitements est trop grande et le personnel trop restreint.Mlle Guay parle de l\u2019écart des salaires entre le médecin et les autres membres de l\u2019équipe de santé.Elle fait allusion à la mentalité du médecin qui se prend pour \u201cle grand sorcier\u201d, pour conclure que le travail d'équipe n'est guère possible non plus.Quant à la participation du public à la gestion des centres communautaires, troisième grand objectif de la réforme, Mlle Guay n\u2019y croit' pas tellement.Pour éviter la dépendance chronique, l\u2019irresponsabilité sociale du malade, il faudrait éviter, dit-elle, que le patient se présente au \u201ccomptoir social\u201d comme il se présente au centre d\u2019achat, c'est-à-dire comme un consommateur passif.En somme, pour l'équipe du Québec Médical, compter sur les médecins comme premiers artisans d\u2019une réforme sociale en profondeur, c'est se faire beaucoup d\u2019illusions! SONDAGE GALLUP tous droits réservé* L'orientation du Canada ne satisfait pas tout le monde Les Canadiens ont des opinions partagées au sujet de l\u2019orientation que prend le pays, ne sachant pas trop s\u2019ils sont satisfaits ou non.Les quatre dizièmes environ sont contents de ce qui arrive au Canada; un peu moins de quatre dizièmes ne sont pas satisfaits; et quelque deux dizièmes sont incapables de donner une opinion.Parmi les hommes et les femmes qui travaillent dans la vente, commerce ou dans les bureaux.57 p.cent approuvent l\u2019orientation du pays tandis que 30 p.cent la critiquent.Chez les hommes d'affaires et les professionnels, le niveau de satisfaction est légèrement plus bas, avec 47 p.cent et les pessimistes représentent environ 37 p.cent des gens qui oeuvrent dans cette sphère d'activité.\tI i I WKffffli D\u2019autre part, les ouvriers spécialisés et non spécialisés se partagent ainsi : 40 p.cent approuvent l'orientation du pays alors que 36 p.cent la condamnent.Chez les fermiers, agriculteurs et autres, on retrouve le plus haut niveau d'insatisfaction avec 44 p.cent.Seulement 36 p.cent sont d\u2019accord avec l\u2019orientation du Canada.La présente étude a été menée auprès de 725 adultes, au cours d\u2019entrevues privées, durant la première semaine de janvier 1973.Comme dans toute enquête de celte envergure, la marge d'erreur possible est de quatre p.cent.La question posée au cours de l'enquête est la suivante : \u201cD'une façon générale, êtes-vous satisfait ou non de\tl'orientation que\tprend le\tCanada ?\" \tSatisfaits\tInsatisfaits\tIndécis CANADA\t42 p.100\t38 p.100\t20 p.100 hommes d affaires et professionnels\t47\t37\t16 commerçants et commis de bureau\t57\t30\t13 ouvriers spécialisés et non-spécialises\t40\t36\t24 agriculteurs, fermiers et autres\t36\t44\t20 70% des Lavallois jugent que leur ville est mal administrée par Pierre VENNAT ELON une enquête récente du Centre de recherches sur l'opinion publique (CROP), dont les résultats n'ont jamais été rendus publics jusqu'ici, près de 70 p.cent des citoyens de Laval, la deuxième ville du Québec par la population, croient qu'il faudrait changer les méthodes administratives de Laval.En fait, seulement 10 por cent des gens sont pour le statu quo, 21 pour cent des Lavallois ayant des opinions nuancées et 67.5 pour cent croyant fermement qu\u2019un changement complet s\u2019impose.Fait à noter, sur les 566 \u201crépondants\u201d que CROP a obtenu dans tous les quartiers de la ville de Laval, ce qui est considéré comme un échantillonnage valable, seulement neuf personnes n\u2019ont aucune opinion sur une question aussi importante.Notons egalement que l\u2019insatisfaction envers les méthodes administratives actuelles est plus grande dans les quartiers \u201cpopulaires\u201d que dans les quartiers aisés, même si Laval, à proprement parler, n'a pratiquement pas de zone grise.Quoi qu\u2019il en soit, c'est dans le quartier aisé et cossu de Laval-sur-le-Lac que l\u2019on retrouve le plus de partisans du statu quo puisque seulement 50 pour cent des gens de ce quartier croient que la ville devrait changer son mode d\u2019administration.Par ailleurs, le pourcentage en faveur du changement est supérieur à 60 pour cent dans tous les autres quartiers et à 70 pour cent dans Chomedey, Duvernay, et Saint-Martin, soit trois quartiers sur huit.Un plan quinquennal On sait qu'à la dernière séance du conseil municipal, après une discussion orageuse comme le sont la plupart des séances du conseil depuis quelques mois, une résolution a été adoptée prévoyant que toutes les dispositions nécessaires à l\u2019étude, l'analyse, la recherche et la mise en place d\u2019un nouveau procédé administratif et d\u2019un plan quinquennal soient immédiatement entreprises et qu'un rapport soit transmis au conseil \u201cdans un délai raisonnable\u201d.\u201cDélai raisonnable\u201d signifiant que les fonctionnaires devront élaborer ce plan quinquennal avant les prochaines élections municipales, en novembre prochain.La résolution adoptée lors de la séance régulière de mars du conseil de Laval comportait quatre \u201cattendus\" expliquant l\u2019urgence de tels changements à Laval.On y dit que \u201cle désordre vécu dans nos finances, nos services et notre développement depuis quelques années impose un changement de méthodes administratives plus modernes et plus efficaces\u201d.On ajoute que \u201cl\u2019efficacité administrative ne saurait être atteinte sans ce changement de méthodes\u201d et que le développement socio-économique de Laval \u201cne saurait être assuré sans l\u2019application de ces méthodes\u201d.Enfin, on affirme que \u201cla capacité de payer, et partant, le bien-être du citoyen, sont intimement liés à des méthodes administratives plus modernes et plus efficaces\u201d.Bien gérer le présent et l'avenir Pour rendre à César ce qui appartient à César, le mérite d'avoir réussi à amener les autorités municipales à réaliser la nécessité de changer leurs méthodes revient à un membre du comité exécutif de Laval, le Dr Lucien Paiement, lequel lors de nombreuses causeries publiques et interventions au conseil, y a fait allusion.Dans une récente causerie devant la Chambre de commerce de la ville de Laval, celui-ci affirmait en effet que l\u2019efficacité de l'administration municipale, et partant le bien-être du citoyen, sont intimement liés à deux impératifs vitaux: bien gérer le présent au moyen d\u2019une nouvelle méthode administrative (le PPBS ) et bien orienter l\u2019avenir en établissant, pour Laval, un plan quinquennal.Selon l\u2019expert financier de l\u2019administration de Laval, \u201cdes choix sont faits, des dépenses sont engagées.Mais la plupart du temps, le processus du choix est une combinaison d\u2019irrationnel, de politique et d\u2019à peu près.On agit le plus souvent au \"pifomètre\u201d, en tentant de limiter les dégâts.Nous engageons des dépenses en termes de votes gagnés ou perdus si ce n\u2019est pas en fermes de caisses électorales plutôt qu\u2019en termes de rentabilité et de bon sens\u201d.Et d'affirmer que la ville ne dispose d'aucun moyen systématique et continu pour évaluer ses besoins présents et futurs.En un mot, que le système actuel favorise la duplication, le cloisonnement des départements municipaux et n\u2019incite pas à la créativité, la recherche, les solutions nouvelle et efficaces.Affirmant qu\u2019il leur faut administrer Laval, \u201csur une base d'affaires\u201d, le Dr Paiement veut donc y voir introduire la notion de rendement.de rentabilité, de coût de production, de rapport coût-bénéfice, de recherches, de marketing.Les avantages du système Pour \u201cconsidérer Laval comme une industrie de services\u201d, le Dr Paiement propose donc une nouvelle méthode administrative, appelée P.P.B.S.(Planning \u2014 Programming \u2014 Budgeting System) laquelle apportera, selon lui : \u2014une analyse systématique des besoins nécessaires à la prise de décisions; \u2014la détermination de façon concrète et précise des objectifs visés; \u2014l'évaluation systématique des alternatives et des ressources monétaires face à la réalisation des objectifs; \u2014la comparaison des résultats avec les coûts de production; \u2014le rattachement à un pro- gramme précis de toutes les dépenses et les données pertinentes; \u2014la présentation d\u2019une perspective des coûts dans les années à venir et des programmes à venir; \u2014la remise en question et l\u2019analyse en profondeur, de façon continue, des objectifs, des besoins, des moyens et des résultats; \u2014le décloisonnement des services; \u2014et enfin, la motivation des fonctionnaires dont l\u2019efficacité sera ainsi accrue.Donc, conclut-il, meilleur retour pour le dollar du citoyen.La plan quinquennal Cependant, si le PPBS constitue un instrument indispensable dans la gestion du présent, il ne saurait à lui seul, selon le proposeur de la résolution au conseil lundi dernier, bien orienter l'avenir sans s\u2019adjoindre un complément tout aussi essentiel qui est un plan quinquennal.Les statistiques municipales, d'ailleurs, donnent raison à ce raisonnement: de 1966 à 1973, soit depuis la création de Laval, les dépenses totales sont passées de $22.871.167 à $46.977,610, soit une augmentation de plus de 100 pour cent, alors que les nouvelles immobilisations n\u2019ont augmenté que de 22 pour cent.Quant à l'évaluation des taux de taxation depuis 1965, elle n\u2019a jamais été la conséquence d\u2019une programmation précise.C\u2019est ainsi qu en 1973, le taux de taxation traduisant la réalité aurait été augmenté de S0.017 le $100 d'évaluation, n'eût été d'un jeu de comptabilité et du jeu de l'évaluation.Il faut donc un plan quinquennal pour coordonner l\u2019équipement urbain.l\u2019équipement socio - culturel, l\u2019équipement communautaire, l'équipement administratif, les dépenses et les investissements de Laval.Le conseil a résolu, lundi dernier, de mettre toutes les dispositions nécessaires à l'étude, l\u2019analyse, la recherche et la mise en place de telles méthodes.Le sondage de CROP prouve que les contribuables, de toute façon, l'exigeaient.Le diplomate Rousseau a découvert brusquement l'esprit de I olympisme Roger Rousseau, l'ambassadeur du Canada au Cameroun, devenu président et commissaire général du Comité organisateur des jeux olympiques (appelé familièrement le COJO).Ses lourdes -K photo LA PRESSE Roger Rousseau, l'ambassadeur du Canada au Cameroun, devenu président ' dre le sourire.par Guy PINARD Roger rousseau vivait paisiblement son rôle d'ambassadeur canadien à Yaoundé, Cameroun, à la frontière de la brousse africaine.Diplomate de carrière après avoir fait sa marque au ministère du Commerce depuis la fin de ses études, il laissait filer le temps tout en mettant tout en oeuvre pour consolider les assises du Canada dans l'amitié des pays africains.Le 8 mare 1972 allait complètement bouleverser sa vie, quand un télégramme du ministère des Affaires extérieures venait lui confirmer sa nomination au poste de président et commissaire général du Comité organisateur des Jeux olympiques.Il y a donc tout juste un an que Roger Rousseau a accepté de relever le plus grand défi de sa vie, qu\u2019il a versé dans l\u2019olympisme avec un désir bien avoué de pousser ses connaissances à fond dans un premier temps, et de faire un succès complet de l\u2019aventure dont il venait d\u2019assumer les complètes responsabilités, dans un deuxième temps.Au cours des 12 derniers mois, M.Rousseau a passé par toute la gamme des émotions.Et ça ne fait que commencer, car comme il dit: \u201cC\u2019est la première fois qu\u2019un comité organisateur doit assumer lui-même le financement des Jeux, sans être assuré de l\u2019appui financier des gouvernements supérieurs.Et ne vous y trompez pas.j\u2019y vois quelque chose de très positif, parce que cette attitude nous force à penser à des idées nouvelles.\u201d Quand 11 fait un recul de 12 mois, M.Rousseau admet qu\u2019il a connu des joies, et aussi des déceptions.Optimiste de nature, convaincu à outrance du succès éventuel des Jeux sur tous les plans, M.Rousseau préfère parler beaucoup plus volubilement de ses joies que de ses déceptions.\u201cMa plus grande joie, dit-il avec beaucoup de chaleur dans la voix, c\u2019est d\u2019avoir découvert que les Jeux ne représentent pas un but ultime.C\u2019est peut-être le but des individus qui se sentent capables d\u2019y arriver, mais ce sont les bienfaits que génèrent les Jeux qui importent surtout.\u201d En fait, M.Rousseau venait de découvrir le véritable esprit de l\u2019Olympisme.\u201cJe crois absolument à l\u2019héritage que laissent les Jeux dans les pays où ils sont disputés.Le mouvement olympique permet à tous les gens, de tous les âges, de pratiquer une discipline sportive\u201d, a souligné M.Rousseau, en attirant notre atten- tion sur les importants changements survenus au pays depuis l\u2019obtention des Jeux, tant sur le plan provincial que sur le plan fédéral.Mais avant de vivre cette joie, M.Rousseau avait dû prendre un bain intensif d'olympisme, et sur ce plan il s\u2019empresse de mentionner que la chance lui a souri dès le départ.Avant de rentrer au pays et prendre en main les guides du COJO.il s\u2019est rendu à Rome, Athènes, Olympie.Munich et Alger.\u201cPartout où je suis passé, j'ai été favorisé par la chance.Ainsi, quand je suis arrivé à Athènes, on se préparait fortuitement à recevoir le président sortant du Comité international olympique, M.Avery Brundage.On avait organisé tout un programme à son intention à Olympie.Je me suis donc embarqué dans son sillage.\u201cDe là, je suis allé à Munich, et encore par chance, au moment de mon arrivée, M.Willi Daume (le président du comité organisateur) recevait tous ses conseillers internationaux, tous ces gens qui l'ont vraiment aidé par leurs conseils.\u201cJ\u2019ai eu trois jours de bain d\u2019olympisme avec ces gens-là.et cette fois-ci, non pas du côté philosophique ou antique, mais j\u2019ai vraiment eu la chance de plonger dans un comité organisateur qui, dans quelques mois, allait présenter des Jeux olympiques.Ça, ce fut pour moi quelque chose de vraiment fantastique.\u201d La chance a continué de sourire à M.Rousseau en Algérie alors qu\u2019on procédait à l'ouverture d'un nouveau stade dans un pays qui rêve de présenter un jour les Jeux olympiques, et de devenir ainsi le premier pays du tiers-monde à le faire.\u201cA mon arrivée, tous les membres du Comité international olympique de la région méditerranéenne étaient sur les lieux.Si bien qu\u2019en deux semaines, j\u2019ai pu faire un travail fantastique, un tour d\u2019horizon complet de l\u2019Olympisme grâce à la chance\u201d, rappelle M.Rousseau.Le président et commissaire général des Jeux est beaucoup moins loquace au sujet des déceptions qu\u2019il a pu rencontrer, probablement parce qu\u2019il souhaite passer l\u2019éponge le plus rapidement possible.\u201cLes déceptions, je n\u2019en ai pas eu beaucoup, dit-il avec un peu de cile de voir que le mouvement lui-même était assez mal compris, qu'il était très controversé, que nos gouvernements prenaient du temps a se mettre en branle.Et je les comprends un peu mieux aujourd'hui parce qu'on voit les difficultés qui s\u2019en venaient, comme l'ont démontré les résultats des élections.\u201cL\u2019attitude des journaux m'a aussi causé une certaine déception.La critique, je la voudrais constructive, je souhaiterais que l'on nous dise où nous avons mal fait, comment nous aurions pu faire autrement.Mais quand elle est destructive, c\u2019est dangereux parce que nous, nous n\u2019avons pas encore les moyens de nous défendre.On n\u2019a pas d\u2019abord le personnel en place pour faire ce que nous avons à faire.Il faut monter de toutes pièces l'organisation, et toujours dans la perspective d'une durée de quatre ans seulement.\u201d Mais à son point de voie, ce vent de pessimisme et de critiques plus ou moins fondées qui souffle sur le COJO s\u2019estompera dès que le public pourra apprécier dans le concret plutôt que dans l\u2019abstrait tous les efforts déployés à différents niveaux de l\u2019organisation.\u201cPour vendre un projet comme celui des pièces de monnaie, il faut d'abord en être profondément convaincu, et ça je le suis.\u201cEnsuite, il nous faut convaincre le public.Nous y parviendrons dès que nous pourrons lui montrer les premières pièces de monnaie frappées.On peut dire la même chose dans le cas des équipements olympiques.Lorsqu'on aura levé la première pelletée de terre symbolique, vous verrez l'impact que cet événement aura tant sur la population montréalaise que sur les touristes.\u201d Dans l'immédiat, le COJO oeuvre malheureusement dans l\u2019abstrait.Mais M.Rousseau souligne qu'il ne pourrait en être autrement, à cause de la planification très serrée qui s'impose.\"Prenons l\u2019exemple du village.SRI était prêt en janvier 1976, nous responsabilités ne lui ont pas fait per* devrions alors porter quelque 2,000 unités de logement durant six ou sept mois inutilement.Ce fut d\u2019ailleurs un des problèmes majeurs à Munich.Il faut que le village soit prêt ni trop tôt.ni trop tard.C'est là notre défi\u201d, fait-il remarquer.M.\tRousseau n\u2019est pas homme à critiquer Jean Drapeau.Pas plus d\u2019ailleurs qu'il n\u2019anticipe la possibilité de lui imposer des choses.Il mentionne d\u2019ailleurs, toujours au sujet du village olympique, le fait que ce dernier sera planifié en fonction des besoins de la ville, et non pas en fonction des besoins du COJO.\"11 n\u2019est pas question de laisser des éléphants blancs après les Jeux\u201d, dit-il sans hésitation.N.\tRousseau rejette complètement la théorie qui prétend que le COJO est trop généreux envers la Ville de Montréal en lui léguant pour $250 millions d\u2019équipements sportifs (80 pour cent du budget), alors que les Jeux (dixit le maire Drapeau) allaient utiliser une foule d\u2019équipements sportifs déjà disponibles.\u201cDans le passé, chaque ville qui a été l\u2019hôte des Jeux olympiques a reçu des équipements sportifs du comité organisateur.Tous les équipements que nous laisserons serviront après les Jeux.Et il fallait les construire en tenant compte tant des besoins que des éiéments atmosphériques.Non, je ne peux pas voir pourquoi les habitants de Montreal ou du Québec pourraient s\u2019objecter à ce que nous laissions ces installations à la ville\u201d, a dit M.Rousseau. LA PKtioc, m , r »*w , , Mosaïque mexicaine.Emmenez votre femme sur la route pittoresque de Mexico, San José et Acapulco.Apres une visite complète de Mexico, une promenade en barque aux jardins flottants de Xochimilco, une corrida, une excursion aux fameuses Pyramides du Soleil, vous prendrez la route vers la grande spa de San José Puma.Dîners à deux dans le décor enchanteur de jardins fleuris.Vous continuez versTaxco, où vous pourrez choisir pour votre femme retrouvée des bijoux d'argent, des turquoises, des pierres précieuses gravées de symboles mayas.Ensuite, une semaine entière de détente sur les plages d\u2019Acapulco terminera en beauté ces vacances mémorables.Ces quinze jours au Mexique coûtent environ $526* y compris le logement, la plupart des repas, les transferts et transports terrestres, les excursions et le transport aérien.Faites connaissance avec les îles.Deux îles pour le prix d'une.Sept nuits à San Juan, Puerto Rico, coquetels gratuits dans deux boîtes de nuit, admission à la piste El Comandante, une journée de visites et de magasinage hors douane à File St-Thomas vous coûteront $352î transport aérien inclus.Votre agent de voyages nous connaît.Nous lui avons facilité les choses, de sorte qu\u2019il peut vous offrir les vacances que vous voulez au prix que vous voulez payer.Appclez-le.Ses conseils sont gratuits.et ils sont sans prix.Ou bien appelez-nous, au 931-8211.Eastern s\u2019occupe de vous, pas seulement de vos réservations.EASTERN Les ailes de l\u2019homme. A 16 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 10 MARS 1973 \u2014 ¦ W-ïX nsaa .» mm WF*.' ;P¦'/* 0MSM »*ÿ\u2019« ¦ vF-ïMï- ' * V * * .:K*3 «.*\u2022 .«' 'y- v -¦¦S: mm.ijv/T'-V.iî^V ggw mm.Mm ajiarafl .«\u2022 \u2022\u2022\u2022; 288*8 xto$£ *, ' r$£fc ¦» ,\" \u2022 \u2022\u2022»»'.T ;*>'\u2022 - .» Rte y?:\t.V : A* «Me ¦ü \u2022\u2022\u2022¦ Centre-ville Ze paradis du magasinage à Montréal.Angle Ste-Catherine et Université.Magasins de banlieue Centres d\u2019achats Anjou et Pointe-Claire.Facilement accessibles pour la banlieue.Magasin-entrepôt 4505 rue Hickmore.L\u2019endroit où fureter pour trouver à coup sûr de vraies aubaines.Heures d'ouverture EATON: Lundi, mardi, mercredi de 9H 30 à WH-Jeudi et vendredi de 9H 30 à 21H -Samedi de 9H à 17H.Soldes EATON Coin des aubaines.Au centre d\u2019achats Maisonneuve.2983, rue Sherbrooke est.EATON Centre-ville (Le Salon, deuxième étage), Anjou, Pointe-Claire.Rayon 338 IflSPIRfVTIOn EATON À la recherche du beau temps avec AMALFI.c'est toute la luminosité et l'esprit léger d'un ciel d'Italie Tout-aller légers et aérés Vous les emporterez maintenant pour voyager et les retrouverez à I été.Ci-dessous, un aperçu de la collection.1.\tRintocco: sandale a talon plat et lanières tressées en veau puma de ton huître (blanc), sabbia (sable), rouge ou marine.Centre-ville seulement.\t25.00 2.\tFoplino: talon-lanière a empeigne tressee.Talon trotteur.Chevreau de ton marbre (ton os), blanc ou biscuit (havane clair).Aussi Centre-ville seulement: cuir verni noir ou marine.\t30.00 3.\tGrassina: escarpin à empeigne tressée et talon trotteur.En chevreau blanc.\tAO.00 4.\tJocare: sandale à talon plat en veau puma de ton huitre (blanc) ou sabbia (sable).\t25.00 Pointures 6 à 10AA; 6 à Escarpins-sandales à talon haut Ils feront vos beaux soirs de la saison et les chaudes journées d'été à venir.Quelques modèles succès de la collec- tion: 5.\tGambero: courroies entrecroisées en chevreau blanc ou cuir verni noir.Centre-ville seulement.\t42»00 6.\tMosaico: boucle fantaisie en grains colorés sur fines lanières en chevreau blanc ou cuir verni noir.\t33.00 7.\tGilda: fines lanières en chevreau blanc, chevreau noir luisant ou chevreau marine luisant.Centre-ville seulement.\t42.00 8.\tOriolo: fines lanières entrecroisées en cuir verni noir ou blanc.Aussi Centre-ville seulement: cuir verni rouge ou marine.\t25.00 10B.Achats en personne seulement.EATON "]
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