La presse, 18 mai 1973, B. Sport-hebdo
[" la presse sportrhebdo MONTREAL, VENDREDI 18 MAI 1973 89e ANNEE - No 118 2; Wmm- MwÆ y*, ,-y y \u2022V' \u2022* % ~'7l * *\u2022 4É I./ »\t» >\"¦ mM: WËÊxà lÉ;iÉ ¦M mtt y.y- ¦./.Éllft§É i » ___-v.»dU>-U>M Un condamné à mort.avec (faux) sursis photo Yves Beauchamp, LA PRESSE Vous connaissez Bernie Soulière?Trois pTits toros.et puis sen vont par Yves LECLERC L'INTERVIEWEUR: M.Toro, quelles sont vos premières impressions du Canada?TORO: Mmceuuuh.L\u2019INTERVIEWEUR: Et que pensez-vous de l\u2019idée d\u2019une corrida à Montréal?TORO: Hmmmfff.L\u2019INTERVIEWEUR:\tEnfin, quelé est votre opinion de l\u2019attitude du Portugal envers l\u2019Angola?TORO (diplomate):.L'INTERVIEWEUR (indompté): Pourrais-je vous demander d\u2019être un peu plus explicite?TORO: \u201cNo habla francese\u201d.Sachant que c\u2019est là le faux-fuyant que choisissent tous les visiteurs étrangers quand on leur pose des questions embarrassantes, nous avions prévu le coup: nous avions amené un interprète avec nous.Nous avons donc pu poursuivre la conversation, fort laborieuse mais enrichissante.Notre interlocuteur, un jeune homme roux bien déve'oppé pour son âge (4 ans, 1,100 livres) a bien voulu nous parler en détail de son métier, de sa jeunesse, de son entourage et aussi de son avenir.UN MORT EN SURSIS \u201cEtre taureau de combat, a-t-il dit en substance, c\u2019est une belle vie.mais courte.On fournit une seule journée de travail dans notre vie, mais ça se termine généralement mal.Le célèbre psychologue .Guilhelrno de Narania est d\u2019avis que le sentiment d\u2019insécurité est à la base de notre tempérament, qu\u2019on dit à tort (et vlan! un coup de come dans la clôture, qui rate le photographe d\u2019un bon trois pouces) méchant.\u201cMais pour cette excursion de trois jours à Montréal, il n\u2019existe aucune insécurité, et nous n\u2019avens aucune raison d'être (re-vlan!) violents.\u201cEn effet, même si nous sommes Mexicains, c\u2019est à une corrida portugaise que nous participons, et dans les corridas portugaises, on ne met pas les taureaux à mort (ce qui est un tort à mon avis, esthétiquement parlant).Bon, bon, nous semmes-nous dit en nous frottant les sabots.D\u2019autant plus qu\u2019icl la toute-puisante SPCA intercut qu\u2019on maitraite les animaux en pub ic.Pour nous ménager, les organisateurs ont même mis au point des banderilles dont la pointe est remplacée par une \u201csuce\u201d en caoutchouc.\u201cPar contre, votre gouvernement fédéral est venu immédiatement gâter la sauce: la seule façon dent il a accepté de nous admettre comme immigrants a été comme \u201canimaux de boucherie\u201d.De telle sorte qu\u2019après nous avoir dorlotés pendant toute la corrida, les toreros seront obligés de nous mettre à mort tcut de suite après.mais en privé.Je ne voudrais pas commencer à critiquer dès mon arrivée, mais tout ça me parait un peu hypocrite.\u201cJe me demande même si, au lieu de nous prendre pour ce que nous sommes, de fiers descendants de la race des \u201ctoros bravos\u201d, on ne nous considère pas simplement comme des étals de boucherie ambulants.Au prix où la viande, ça n\u2019aurait rien d'étonnant.DOUBLE TRADITION \u201cJe dois dire, cependant, que je n\u2019ai rien contre les humains avec qui j\u2019ai eu des contacts personnels ou professionnels.Les gens de la corrida me font preuve d\u2019un respect flatteur, qu\u2019ils n\u2019ont pas par exempjle pour les chiens, les moutons, les chevaux et toutes les autres bêtes qui ne possèdent pas un pied de corne acérée de chaque côté de la tête.\u201cDe fait, i's aiment beaucoup les taureaux.Ben nombre d\u2019entre eux passent toute leur carrière avec nous, et les autres sont des amateurs qui nég\u2019igent leurs affaires personnelles pour nous tenir compagnie.On appelle ceux-ci des \"forcados\u201d, ce qui est un terme typiquement portugais.\u201cLa corrida portugaise, en effet, est bien distincte de l\u2019espagnole.Non seulement il n\u2019y a pas de mise à mort, mais encore les parties du spectacle ne sont pas les mêmes.En Espagne, il y a des picadors, sorte de lanciers à cheval et des matadors, qui sont les hommes de capo et d\u2019épée.Au Portugal, il y a les forcados, qui luttent avec nous à mains nues, et les cavaleiros, des toréadors montés.Le seul personnage commun aux deux tradi- tions est le banderilleros, qui nous fiche dans la nuque des bâtons enrubannés de couleurs vives.\u201cCependant, sous l'influence espagnole, la corrida portugaise a adopté depuis une trentaine d\u2019années ies matadors, et quatre d\u2019entre eux font partie de notre spectacle avec une quinzaine de forcados et quatre banderilleros.Hélas, vous ne verrez pas de cavaleiros, car il a été impossible de faire entrer leurs chevaux au Canada.On aurait sans doute pu le faire en les considérant aussi comme viande de boucherie, mais ça aurait coûté un peu cher la livre: \u201cUn ben cheval, bien dressé (ce qui demande au moins deux ans), vaut de $10,000 à $15,000.\u201cIl est ma'heureux que je n\u2019aie pas le temps ici de vous parler de l\u2019art de la tauromachie et de la philosophie profonde de la corrida; sachez seulement que c\u2019est émouvant à en mourir.JEUNESSE INSOUCIANTE \u201cJ\u2019ai déjà mentionné que nous sommes d\u2019une race à part, crée spécialement en vue des courses de taureaux.On nous élève dans le luxe d\u2019un ranch particulier (le mien est situé à Monterrey, au Mexique), avec comme seuls soucis de brouter de l\u2019herbe tendre et de cultiver nos instincts meurtriers.Une vie idyllique.\u201cQuand nous avons deux ou trois ans, on nous fait passer des tests servant à déterminer si nous sommes dignes d\u2019entrer dans l'arène.Les deux tiers d\u2019entre nous (je ne parle que des mâles, bien sûr, ceux qui ne sont pas vaches) sont acceptés; les autres sont expédiés à l'abattoir.\u201cEn fait, la période la plus dure de mon existence a été le long voyage en camicn de la frontière mexicaine à ici.Chacun d\u2019entre nous était enfermé dans une cage en bois chargée sur la plateforme d\u2019une remorque, et nous rou ions nuit et jour.Au départ, j\u2019ai bien fait une tentative (en démolissant une partie de ma cage et en me sauvant dans la nature) pour démontrer que je pouvais parfaitement faire la route à pied, mais les humains ont refusé.\u201cEn cours de route, nous avens excité la curiosité de nombreux \u201cgringos\u201d, et nous avons eu quelques problèmes, aux douanes notamment.C\u2019est pourquoi d\u2019ailleurs nous sommes arrivés en retard.\u201cOn me dit que le producteur Senhor Nadeau et le directeur de producticn Senhor Guy Savard nous ont préparé une fort jolie arène au Forum, remplissant la patinoire de mille tonnes de sable.J\u2019ai bien hâte de voir ça.J'espère que nous nous y reverrons.\u201d Muy obligado, M.Toro.Connaissez-vous Bernie Sou-lière ?Si vous me dites que ce nom vous est inconnu, je serai soula- ¦ gé.C'est qu'avant de lire son curriculum vitae je n'en avais jamais entendu parler.Pourtant les membres de l'Association des chroniqueurs de baseball de Montréal viennent d'arrêter leur choix sur cet illustre apôtre pour le titre du \"Canadien qui a le mieux servi la cause du baseball\".En 1968, Charles Bronfman et Gerry Snyder avaient été honorés en raison de leur contribution dans la venue des Expos à Montréal.Puis en 1969, c'était au tour de John McHale.Claude Raymond l'emportait en 1970^ Et après une absence en 1971,\u2019 Ferguson Jenkins était le choix' des chroniqueurs de baseball en 1972.A cette liste imposante, il faut maintenant ajouter le nom de Bernie Soulière, instructeur des Mic Macs de Windsor, l'équipe qui a remporté les grands honneurs des championnats juniors canadiens en 1972 à Pointe-aux-Trembles.N'allez pas croire que j'en ai contre le sport amateur et ceux qui travaillent dans l'ombre.Loin de là.Mais le fait demeure que I Association des chroniqueurs de baseball montréalaise a per-, du beaucoup de sa crédibilité en t effectuant un choix aussi irréfléchi.Il est bien évident que ceux qui ont voté pour Soulière ne le connaissaient pas et qu'ils ont voté par ouï-dire.Soulière en apprenant la nouvelle à son domicile de Windsor en Ontario s'est exclamé : \"Etes-vous certain que vous ne faites pas erreur 7\" Après tout, il est bien en droit d'être surpris puisque a prime abord, le comité de nomination pour élire l'homme de l'année parlait d'un Peter Soulières.Ce qui a amené un membre de l'électorat à dire : \"On se pré oc-' cupera de son nom après son élection 1\" Ce \u201cmodus operandi\" n\u2019est toutefois pas unique à /'Association des chroniqueurs de baseball montréalaise.Il semble bien, et c'est là le véritable abcès social, que les gens prennent le droit de vote à la légère.Encore la semaine dernière à Pittsburgh, il y avait des élections municipales lors de notre passage dans cette ville, et seulement 33 p.c.des électeurs se sont prévalus de leur droit de vote.Entre temps, bravo Bernie Soulière.Après tout, un instructeur qui permet à ses joueurs de porter les cheveux longs ne peut, pas être mauvais ! Pierre LADOUCEUR Des banderilles \"à suce\", pour ne pas blesser SL*.*** «gyms \u2019.\u2022\u2019 > vj \u2022 \u2019 .\t.'\u2022%>§& £ ¦ , ¦\" *-.¦, - p»:*.v mam :aVn'K.¦ y .y > Jggspÿ'- issml KlÉf |pP>-s Mg?I.\\ T 7t ;j .-V- sport-hebdo LA PRESSE.MONTREAL, VENDREDI 18 AAAI 1973 B 2 tribune libre SERAIT-IL MYSOGINE ?A la rédaction Je ne suis ni pour ni contre votre article si finement intitulé \"Dehors Pete\" mais je suis complètement eà faveur de la rubrique \"Tribune libre\".Je considère qu'avant on ne riait pas assez dans ce journal.Alors, j'aime bien les articles alarmants des petites bonnes femmes qui sont en amour avec Pete et qui s'évertuent à traiter de tous les noms le pauvre journaliste qui a eu le front de Pete le Grand.De séparatiste à enfant frustré.En fait la seule chose qui trouble mon hilarité c'est que ces mesdames signent leurs articles.Mais pis encore, pour comble de stupidité, ces pauvres femmes inscrivent à la fin de leurs pamphlets révolutionnaires ton a même été jusqu'à demander la tête du journaliste» lews adresses.C'est à croire si ces leunes filles se refusent à jamais le mariage.D'après moi.écrire des articles comme ça c'est le pire voeu de chasteté qu'on ail jamais inventé.Elles sont canadiennes-françaises.J'ai hooooonte.C'est à se demander si Yvon Deschamps, avant d\u2019écrire son monologue \"La honte\u201d, n'avait pas eu une conversation avec une de ces jeunes filles qui donnerait ses économies pour une passe (NDLR de Pete, va s'en dire » et leur vie pour un but du Grand Pete.Signé : Allez vous cacher en-dessous de vos tables SON OEIL SUR LA LUTTE A u rédacteur-sportif-affecte-a-la-lutte Cher obscur rédacteur qui êtes en charge de la description de ce noble sport que pratiquaient les Spartiates, plus tard les Turcs (fort comme un Turc), aujourd'hui les nations dites civilisées.C\u2019est avec frénésie que je lis chaque mardi et mercredi vos comptes rendus fort détaillés.Vraiment je me demande où vous trouvez tout ce vocabulaire descriptif Quels titres élogieux et quelles mirobolantes manchettes n\u2019employez-vous pas.Cherchez et vous trouverez, dit une certaine chronique d\u2019un de vos concurrents! Il me faut une loupe pour apprécier à leur juste valeur vos élogieux commentaires.La Presse a vraiment son oeil (de borgne?) sur la lutte.Mais qu'importe! Peut-être aurons-nous droit à un \"sursot\" (sic de conscience professionnelle et lirons-nous un de ces doux matins un compte rendu \"watergatien\" d'un journaliste.Excusez mon stylo, il est comme vous, il écrit quand ça lui tente.Soyons sérieux un moment.Pourquoi ne pas publier un compte rendu d'un reporter à la pige.On aurait un peu de vérité.Au Centre Paul-Sauvé et à Verdun, il y a en moyenne au moins 3.000 spectateurs.à part des autres matches qui ont lieu en province, je dirais 10 a 15.000 par semaine, à part de ¦seusses\" qui les regardent à La TV \u2014 chiffres très conservateurs.Lutteusement vôtre, d\u2019un mad dog de la lutte à un géant ferré en lournalisme venant pas des Alpes mais peut-être du MtRoyal.je vous leve mon chapeau bien bas.R.Yves BRETON CP.95, station Place d'Armes Montréal MAUCH, UN AUTRE LEO OUROCHER Cher Monsieur.Je crois que les dirigeants des Expos nos amours ne devraient pas mettre sur le mauvais temps uniquement la baisse des as, stances locales.Le manque d'un bon gérant plus que de couleur locale en est responsable.En ce dimanche 13 mal, les Expos viennent de perdre un autre match serré, 3-2.A de rares exceptions près, tous les mat-ches des Expos sont gagnés difficilement.C\u2019est excitant mais ils ne dépasseront jamais le cap des .500 à ce rythme-là.Dans cette fameuse partie, à la fin de la huitième manche.Bill Stoneman a flanché.Mais Gene Mauch ne l'a remplacé que trop tard.Il devrait y avoir un échange de joueurs, Marshall contre un bon voltigeur et un ou deux jeunes qui promettent.Car la relève des Expos n'est pas très forte à l\u2019attaque (Pepe Frias, etc.i.Le remplacement du gérant serait la première étape dans le bon chemin.Je n\u2019ai rien contre Gene Mauch.Je l'admire.Mais il devrait prendre sa retraite.A-t-on besoin d'un autre Léo Durocher à Montreal?J\u2019en doute.Ce n'est pas par sentiment que les Expos dépasseront les .500.Après 41-t.ans de jeu de calibre dit supérieur on est en droit de s'attendre à d\u2019autre chose.Est-ce que les partisans du Canadien auraient toléré pareille chose\u2019\u2019 A Montréal, on veut un club gagnant.Pas autre chose.P.S, L'augmentation du coût des billets pour un jeu de même calibre que l'an passé est aussi une autre raison mais mineure.Bien à vous, R.Yves BRETON André Claude fait peur EÊmà \u2019 tel!?: .;.XV: wmw dufôjj; ¦ mm ' .FICHE TECHNIQUE Nom: André Claude Discipline: Lancer du javeiof Age: 23 ans Etat civil: Marié Occupation: Etudiant en éducation physique Début: Il y a quatre ans Record personnel: 264.3 pieds Détient le record québécois senior Faisait partie de l'équipe envoyée aux Jeux olympiques de Munich, où il a été éliminé Entraîneur: Jean-Paul Baert.Sa franchise le fait passer pour agressif PAR LILIANNE LACROIX Environ cent quatre-vingt quinze livres de muscles répartis sur six pieds d'agressivité, ça impressionne et ça fait aussi un peu peur.Le genre de personne d'aspect rébarbatif, que vous hésitez à aborder parce que vous ne savez pas de quelle façon elle va réagir.Si j'avais remarqué l'aspect peu engageant dès le début, c'est-à-dire pendant qu'il me cherchait dans la cafétéria et pendant que je me demandais si c'était bien là la personne que je devais voir, ce n'est que lorsqu'il s'est appuyé sur la table que j'ai remarqué les bras où les muscles étaient tendues à l'extrême et poussaient doucement sur la peau.Des bras immenses terminés par de larges mains étalées devant moi.Il m'a pourtant bien fallu relever la tête pour dire bonjour et je me préparais à faire face au regard mais les yeux étaient bleus, doux et en même temps terriblement froids.Le reste, je ne l'ai pas remarqué, mais je tiens d'un confrère qui n'a, dans le présent cas aucune raison de mentir, que le tout est bien équilibré.\"Agressif\", m'avait-on dit avant que je rencontre André Claude.C'est moins cela qu'un manque d'hypocrisie, qu'une franchise un peu brutale, plus d'ailleurs dans les gestes que dans les paroles.Et lorsqu'il s'avançait encore vers moi, il ne cherchait même pas ou s'il le faisait, c'était un échec total, à dissimuler qu'il considérait l'interview comme une corvée.\"Contrairement à d'autres athlètes, les gens m'abordent très peu, avouait-il lui-même.J'ai l'air dur et cela les fait hésiter.D'ailleurs, il arrive souvent que je ne réponde même pas à certaines questions.\" Il ne répond peut-être pas toujours, mais lorsqu'il s'exécute, on ne peut sûrement pas lui reprocher d'épargner temps et salive, particulièrement s'il s'agit de parler de sa discipline, dont il n'a pas tardé à me donner une description technique assez détaillée.Lanceur de javelot.il l'est devenu par hasard, parce qu'il a un jour eu l'idée d'emprunter le javelot de son profeseur, sans doute un des seuls enseignants à se promener avec un tel instrument.Et il déplorait lui-même la situation : \"Le potentiel est à peu près illimité mais beaucoup de jeunes continuent d'ignorer qu'ils auraient pu un jour exceller dans ce sport.Même les conditions d'entraînement sont lamentables.On ne devinerait jamais que Montréal doit être le prochain site des Jeux olympiques.Et quand tu te rends compte, en plus de tout cela, que des joueurs de hockey, qui n'ont aucune conscience professionnelle gagnent des salaires astronomiques .\" La conscience professionnelle, pour André Claude, cela veut dire toujours fournir l'effort maximum, mais cela signifie aussi refuser, comme il l'a fait il y a quelque temps, de participer à des compétitions en France parce qu'il savait qu'il allait y perdre son temps.\"J'ai préféré, explique-t-il, rester au Québec pour reprendre le record provincial que venait de m'arracher André Lajoie.Pourtant, poursuit-il, abattre des records m'importe beaucoup moins qu'une victoire dans une compétition serrée.Vous savez, le sport, et en particulier l'athlétisme, c'est une question de dispositions mentales beaucoup plus que de dispositions physiques.Je pense par exemple à l'ancien détenteur du record mondial qui s'améliorait sans cesse pour finalement réussir 304 pieds.Pourtant, du seul point de vue morphologique ou physique, j'ai beaucoup plus d'aptitudes que lui.Mais il avait une volonté de fer et il a réussi.\" Les dispositions naturelles, son entraîneur Jean-Paul Baert n'hésite pas à affirmer qu'il les possède: \"Il a les qualités requises pour atteindre les plus hauts sommets, peut-être même un record mondial.Quand on considère qu'on prend normalement dix ans à former un lanceur et que lui ne s'entraîne que depuis quatre ans.\" Quant à l'agressivité qui pousse les athlètes à se surpasser, Claude ne semble pas en manquer non plus.pnoto Pierr» McCann, LA PRESSE \u2022N A f J LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 18 MAI 1973 sports B 3 tribune libre MERCI BOBBY RIGGS L\u2019ex-champion d e Wimbledon, Bobby Riggs, a ébranlé le monde du tennis et du sport en général, en fin de semaine dernière.En effet, celui-ci, âgé de 55 ans, affrontait Margaret Court, âgée de 30 ans.Elle est reconnue comme étant la meilleure joueuse de tennis au monde.Aujourd\u2019hui, tout le monde connaît le résultat final.Ce fut une victoire facile et des plus déconcertante (6-2, 6-1) pour Riggs.A la suite de cet événement marquant, que penser de ce fameux conflit entre les deux sexes et des revendications du Mouvement pour la libération de la femme (libre-ra-tion, comme dirait Sol) qui se font de plus en plus entendre depuis quelque temps.Le simple observateur comme vous et moi ne peut arriver à une autre conclusion que celle-ci: l\u2019homme est très supérieur physiquement à la femme.D\u2019ailleurs, ceux qui refusent de l\u2019admettre se comportent en autruche devant la vérité.Ils forment une infime minorité.Pour une femme, sa libération ne consiste pas à devenir un homme, mais d\u2019être son égal, son complément, d\u2019être elle-même.Cette libération, elle devra la conquérir d\u2019elle-même et pour elle-même, et non au détriment des hommes.Je termine par cette pensée d\u2019Alexis Carrel (L\u2019Homme, cet inconnu): \u201cC\u2019est l\u2019ignorance qui a conduit les promoteurs du féminisme à l\u2019idée que les deux sexes peuvent avoir la même éducation, les mêmes occupations, les mêmes pouvoirs, les mêmes responsabilités.Les éducateurs doivent pren-drent en considération les différences organiques et mentales du mâle et de la femelle et leur rôle naturel.Entre les deux sexes, il y a d\u2019irrévocables différences.Il est impératif d\u2019en tenir compte dans la construction du monde civilisé.\u201d Merci Bobby Riggs.Daniel LAVOIE 3887, rue Laval, Montréal.DU RACISME CHEZ LE CANADIEN Etant admiratrice du Canadien, j'ai découvert certaines injustices flagrantes de l\u2019instructeur Scotty Bowman envers ses joueurs Canadiens français.Si on retourne en arrière lors de la blessure de Ken Dryden, Wayne Thomas a été préféré à Michel Plasse, pour les sept premières parties de la longue convalescence de notre excellent gardien de but, malgré, il faut le reconnaître, la supériorité de Michel Plasse.Lors de la blessure de Jacques Laperrière, Bowman a finalement décidé de donner une chance à Pierre Bouchard.Mais lors de la blessure de ce dernier, Bowman rappela un joueur anglophone des Voyageurs et, depuis ce temps, Larry Robinson évolue plus régulièrement que Pierre Bouchard.Au début de la saison le trio La-fleur - Houle - Tardif faisait sensation mais lorsque Guy Lafleur fut blessé, Bowman en a profité pour laisser Tardif et Houle sur le banc et employer des recrues comme Shutt, Wilson et Lefley, et employer plus que régulièrement les deux frères Mahovlich.L\u2019excellent capitaine des Canadiens, Henri Richard, a lui aussi goûté à la médecine de Bowman un certain temps.Vu les protestations de la foule, Bowman a été forcer de le retourner sur la glace.Je trouve anormal qu\u2019il y ait du racisme dans notre sport national le hockey, et surtout dans notre équipe le Canadien.J\u2019espère que malgré cela, la coupe Stanley reviendra à Montréal.Carole LEGER, 14 ans, Montréal.ENCORE PETE ! M.Pierre Foglia, Je suis à lire votre article sur Pete Mahovlich.Il n\u2019a pas l\u2019air niaiseux mais surtout d\u2019un beau grand bébé.Regardez-le bien dans le petit encadrement.N\u2019est-il pas beau?Mes garçons qui jouent eux-mêmes au hockey l\u2019aiment bien En tous cas, M.Foglia, quand vous lui parlerez, dites-lui qu\u2019il a une admiratrice de Pierrefonds qui l\u2019a surnommé Baby Face.Mme C.B.M.Pierre Foglia, Je tiens à vous féliciter pour l\u2019article que vous avez rédigé sur Pete Mahovlich.Vous devriez répéter l\u2019expérience plus souvent.Pour une fois, Pete a un bon article à son crédit.N\u2019allez surtout pas penser que je suis sur la liste des jeunes filles en mal de charité.Je veux simplement rendre justice à un joueur qui d\u2019après moi ne joue pas si mal que ça.Et après tout, Pete n\u2019est pas à négliger car sur le plan physique, il vaut bien un Ken Dryden, qui, lui, a été mis en nomination au concours du plus bel homme.Vous ne trouvez pas que Pete aurait fait très bonne figure là?On a dû l\u2019oublier, je suppose.Dites-moi franchement lequel des joueurs du Canadien vous trouvez le plus, disons, \u201cenjoué\u201d?(Je crois connaître la réponse n\u2019est-ce pas?) Francine Jacques, 6330, 3e avenue, Rosemont.Réponse: Eh oui.: A.J.Foyt a dépensé $500,000 pour courir à Indianapolis par William J.STANFIELD de la UPI LOS ANGELES \u2014 Se preparer pour les 500-milles d\u2019Indianapolis peut bien coûter $500,000; A.J.Foyt jr estime que le jeu en vaut la chandelle.\u201cLes 500 - milles d\u2019Indianapolis c\u2019est les Séries mondiales, le tournoi des Maîtres et le derby du Kentucky rassemblés en un seul événement\u201d, déclare Foyt, le pilote le plus fructueux de l\u2019histoire du United States Auto Club (USAC).\u201cLors des autres courses, poursuit-il, vous courez pour $75,000 ou $100,000, mais à Indianapolis, vous courez pour $1,000,000.C\u2019est là que toute la publicité et la promotion deviennent valables.\"Si vous gagnez cette course, ou même finissez second, le reste de la saison passe comme un charme.Sinon, c\u2019est une longue et dure année.\u201d Foyt espère devenir cette année le premier homme à remporter quatre fois les fameux 500-milles, qui auront lieu lundi le 28 mai.Pour ce faire, il pilotera une nouvelle voiture qui lui a coûté plus de $100,000 jusqu\u2019ici, uniquement pour le châssis! Elle a été en piste seulement quatre fois, gagnant une course.\u201cLa Coyote est une toute nouvelle idée en design, explique Foyt, qui dessine et construit ses propres voitures d\u2019un bout à l\u2019autre.Le centre de gravité se trouve actuellement derrière la ligne centrale de la roue.C\u2019est la première fois qu\u2019une telle chose est faite.\u201d A sa première sortie, la Coyote a atteint 131 milles à l\u2019heure sur la piste ovale dun mille.Puis, Foyt a fait 194 mph pendant les tests de pneus à Indianapolis, s\u2019est qualifié à 206 milles à l\u2019heure au Texas World Speedway, puis a gagné une course de 150 milles à Trenton le 15 avril.A Indianapolis, Foyt pourra disposer de huit de ses moteurs \u201cFoyt\u201d à 32,000 chacun.Voitures et moteurs seront transportés dans un nouveau camion diesel d\u2019une valeur de $50,000.\u201cMaintenant vous pouvez parler du demi-million\u201d, dit-il.L'IMPORTANCE D'UNE BONNE EQUIPE Foyt possède trois garages à Houston et emploie 20 hommes à plein temps pour tester ses voitures et moteurs.Il en amènera six ou sept avec lui à Indianapolis.\u201cLa chose la plus importante pour gagner à Indianapolis, estime-t-il, est d\u2019entraîner une équipe pendant plusieurs années.Il faut de quatre à cinq ans pour préparer une équipe et être un gagnant.Je crois que ça va me rapporter cette année.\u201cNous avons battu tout le monde par cinq secondes lors des arrêts au puits à Trenton, et à Indianapolis, nous ferons des arrêts de 16 à 18 secondes.\u201d A Trenton, Foyt a fait deux \u201cpit stops\u201d de 17 et 25 secondes.\u201cOui, il semble bien que je pourrai connaître une grosse année avec mon équipe\u201d, reprend Foyt en terminant et en rêvant à une prestigieuse quatrième victoire dans la plus grande course automobile en Amérique du Nord.par Guy PINARD Autrefois, la direction sportive d\u2019un bon vieux collège classique se targuait d\u2019avoir remporté le championnat collégial provincial au foot-bal et au hockey.Aujourd\u2019hui, un CEGEP, comme par exemple le CEGEP Bois-de-Boulogne, parle plutôt de ses exploits en basket-ball et à l\u2019escrime, et mentionne avec enthousiasme son titre de \"CEGEP de l\u2019année\u201d sur le plan sportif.C\u2019est là tout un changement de philosophie; les activités sportives traditionnelles (football, hockey, basket-ball) intercollégiales ne sont plus les seules que l\u2019on pratique.les disciplines olympiques sont traitées sur un pied d\u2019égalité, et elles sont même parfois plus populaires.Inutile de chercher midi à 14 h.dans le comportement des cégé-piens pour essayer de comprendre leur changement d\u2019attitude.Çà s\u2019explique tout simplement par la décision du ministère de l\u2019Education d\u2019inscrire l\u2019Education physique au programme des collèges d\u2019enseignement professionnel et d\u2019en faire un cours mandataire.Pas question d\u2019impliquer l\u2019obtention des Jeux olympiques puisque la décision du ministère remonte à 1968, soit 18 mois au moins avant l\u2019obtention des Jeux à Amsterdam, le 12 mai 1970.\u201cCependant, souligne M.Jacques Côté, responsable des sports au collège, la présentation prochaine des Jeux n\u2019est pas sans susciter un certain éveil parmi nos élèves pour les disciplines olympique s.\u201d Il s'agit donc beaucoup plus d'un effet que d\u2019une cause.L'EDUCATION PHYSIQUE ET LE SPORT Si l\u2019enseignement de l\u2019Education physique n\u2019a pas encore atteint les sommets escomptés par les professionnels de l\u2019activité physique, il n\u2019en reste pas moins que l\u2019obligation (sous peine de ne pas être prAmu) de suivre deux heures de cours par semaine pouvait difficilement ne pas déboucher sur une plus grande participation et de meilleurs résultats sur le plan sportif, tant au niveau intramural qu\u2019au niveau intercollégial.Le succès du collège sur le plan intercollégial n\u2019est évidemment pas le seul critère d\u2019évaluation valable lorsque les autorités analysent les résultats de leur programme d\u2019édu-oation physique ou le rendement des chargés de cours.Mais il contribue assurément à donner au collège une image d\u2019institution sportive, \u201cavec le résultat, souligne l\u2019abbé Rosaire Corbin, directeur des sciences pures et responsables de l\u2019activité physique, que nous recevons le plus grand nombre de demandes, et que nous devons refuser plusieurs centaines d\u2019élèves par année.\u201d Reste que les autorités attachent autant d\u2019importance aux activités intramurales qu'aux compétitions intercollégiales, même si M.Côté est fier des cinq championnats de l\u2019ASIRM (Association sportive intercollégiale de la région de Montréal) en basket-ball féminin, soccer \u201cB\u201d, escrime, tennis de table et tir à l\u2019arc, et des deux championnats intercollégiaux provinciaux (basket-ball et escrime) remportés par les équipiers du collège.Pour lui comme pour M.Florian Dresdner, responsable de l\u2019Education physique, c\u2019est tout simplement l'aboutissement normal chez des jeunes qui, forcés au départ par le programme pédagogique, s\u2019attachent par la suite à une discipline jusqu\u2019à la pratiquer de façon plus poussée.Il faut dire que le CEGEP offre un éventail bien fourni d\u2019une quinzaine de disciplines sportives, la plupart olympiques, aux élèves qui fréquentent l'institution.Même ceux qui seraient normalement réfractaires à l\u2019activité physique peuvent difficilement ne pas trouver cliiiussure à leur pied.Si le choix est là, on peut en dire autant de la qualité des entraîneurs, tout particulièrement Sigrid Chatel (escrime), Daniel Baiilard (judo) et Louise Lord (expression corporelle), pour mentionner les plus connus.Si le sport intercollégial n\u2019est pas l'objectif primordial du collège, on peut signaler que l'implication d\u2019un collégien peut se faire à quatre niveaux, selon l\u2019intérêt de l\u2019élève pour l\u2019activitéphysique.C\u2019est l\u2019éducation sportive qui est d\u2019abord obligatoire.Le collégien choisit la discipline préférée et l'espoir de l\u2019entraineur est alors de lui taire faire un tour d\u2019horizon complet durant son stade au CEGEP.Si l\u2019implication du collégien se limite à ce niveau, il peut toujours profiter de ses activités libres pour pratiquer l'une ou l\u2019autre discipline olferte.Il s'agit alors de détente beaucoup plus que de sport.Par contre, s\u2019il désire pousser plus à fond ses connaissances de la discipline de son choix et avoir l\u2019occasion de mettre en pratique la théorie ingurgitée en éducation sportive, il peut alors participer aux sports intramuraux, ou, s\u2019il en a le talent, aux sports intercollégiaux.Pour le moment, le CEGEP Bois-de-Boulogne doit, comme la plupart des collèges, louer plusieurs locaux pour répondre aux besoins de sa population.Mais l\u2019on prévoit la construction, à plus ou moins brève échéance d\u2019un gymnase double et d\u2019une piscine, et d\u2019importantes améliorations à la piste d'athlétisme.De toute façon, ce n\u2019est pas l'espace qui manque.A tout événement, après cinq ans de mise en pratique, le programme d\u2019activités physiques du ministère de l'Education pour les CEGEPS commence à porter ses fruits.Nous sommes encore loin de la machine à champions, mais c\u2019est un pas vers l\u2019avant non négligeable, une décision louable.réléphofo PA ¦ ' ¦./V' .mm .:i A \u2022 : §*****\u2019 ' à.* m.r-îSS:-:ra:Wï.S£fl .Cette photo date de 1969 alors que Foyt (à droite) venait de terminer un fructueux essai à la vitesse de 172 milles à l'heure.Aujourd'hui, quatre ans plus tard, on roule à plus de 200 milles à l'heure à Indianapolis.photo Paul-Henri Talbot, LA PRESSE Les collégiens ont découvert les disciplines olympiques »._______; I '4s> f -Aff .Dans les collèges d'enseignement professionnel, le sport est désormais considéré comme une école de formation, parfois avec des résultats assez spectaculaires comme eu CEGEP Bois-de-Boulogne.De gauche à droite, l'abbé Rosaire Corbin (responsable des activités physiques), Jacques Côté (responsable des sports), Florian Dresdner (responsable de l'Education physique) et Sigrid Chatel (entraîneur d'escrime), tous du collège.\tL sports LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 18 AAAI 1973 B 4 T y VI.Y* IgpÉÉjl B Üffi SS?«K Î5; À.4##1^ vÿV' sgi» \"v .-.vt mWÈ?M WM $,4PP y.i: ! i 4- iv Wλ! r-\\A.v» \u2022 ¦ '\u2022\u2022 :; ¦ -,Ï-Ï.^CS.^Ï :f?V*vV - -, \u2022 le* y Le \"show\u201d de Foreman et de par Pierre BEAULIEU Remarquez que si j\u2019avais su qu\u2019il n\u2019y avait aucune différence entre \u201cshadow boxing\u2019\u2019 et match d\u2019exhibition, je n\u2019aurais pas été déçu.Mais voilà, je ne le savais pas.Et je n\u2019étais pas le seul.Nous étions environ 1,000.Mille mordus de la boxe qui nous étions déplacés pour voir boxer George Foreman, le grand George Foreman, champion mondial des poids lourds.Mais George Foreman n\u2019a pas boxé.Il a donné son \u201cshow\u201d.On a \u201cvu\u201d George Foreman, un point c\u2019est tout.Nous ne nous attendions évidemment pas à un combat acharné entre le champion et ses trois adversaires.Mais quand même.Si on avait assisté, au moins, à une séance normale d\u2019entraînement.Même pas.GOOD EVENING, LADIES AND.Pendant six rounds (deux contre chaque opposant), Foreman nous a montré, au ralenti la plupart du temps, avec quelle habileté il pouvait esquiver les coups, et avec quelle rapidité il pouvait leur donner la réplique.11 n\u2019était toutefois pas question qu\u2019il frappe réellement l\u2019adversaire, et encore moins que l\u2019adversaire le frappe.Ça ressemblait donc à une épreuve de karaté, à un combat simulé au ralenti, par-dessus le marché.Et en plus de tout ça, il y avait le \u201cshow\u201d, car Foreman est surtout venu ici pour nous faire rigoler.Quand vint le temps de présenter la rencontre, une foule de placiers ont encerclé l\u2019arène pendant qu\u2019un individu quelconque montait entre les câbles.\u201cGood evening, ladies and gentlemen, a dit l\u2019individu quelconque.My name is Jim (.Nobody), secrétaire particulier de George Foreman.\u201cGeorge Foreman tient à Une petite victoire pour Paduano.Une soirée de boxe minable.Seul le combat qui opposait Marshall Butler à Roland Pryor valait, par moment, la peine d\u2019être vu.La preuve : un très grand nombre de spectateurs ont quitté l\u2019audi-t o r i u m de Verdun avant même que le combat principal, celui\tqui opposait\tDo- nato Paduano et un certain Jose Riviera, ne prenne fin.Paduano a littéralement mangé son Riviera.Il a remporté\tla\tvictoire\tpar\tKO technique après 2:05 de combat au quatrième round.Et en quatre rounds.Paduano a fait visiter le plancher en quatre occasions à son adversaire,\tau\tdeuxième,\tau\ttroisième\tet\tdeux fois\tau\tqua- trième round.Le boxeur italien devait expliquer après le combat qu\u2019il avait \u201ctravaillé le corps plutôt que la tête et que ça lui avait porté fruit\u201d.Butler, lui, a gagné par KO technique après 1:43 au dixième round.Au début du combat, Pryor, catalogué 10e chez les aspirants à la couronne mondiale des mi-moyens, semblait plus fort.Mais Butler, qui a semblé fatigué un moment, a repris le dessus pour complètement déclasser son adversaire.Surtout à partir du septième round.Pryor devait toutefois expliquer qu\u2019il n\u2019avait appris que lundi qu\u2019il affrontait Butler, et qu\u2019il n\u2019était pas en condition.\u201cJ\u2019ai tout d\u2019abord refusé, a-t-il dit, mais.en forme, ce Butler n\u2019aurait même pas été de taille.\u201d Les deux autres combats ont été plats.Surtout celui que Kid Totas a remporté par décision unanime au sixième round contre Jesus Al-licia.Pour ce qui est de la préliminaire, ce fut une boucherie.Jean-Paul Seguin, qui a gagné par KOT au troisième round, en est ressorti aussi dévisagé que Paul Osborne, son adversaire.Deux boxeurs en piètre forme.Le maître de cérémonie traduit.vous remercier de l\u2019accueil chaleureux qu\u2019il a reçu à Montréal, a enchaîné la voix.Sans plus tarder, accueillons-le chaleureusement, le voici, ladies and gentlemen, le champion du monde, G-E-O-R-G-E F.F.F-O-R-E-M-A-N.Le mastodonte s\u2019est présenté dans l\u2019arène escorté par une dizaine de policiers, le tout sur un petit air de rythm\u2019 and blues.Car monsieur Foreman a sa petite \u201ctoune\u201d seulement pour lui quand il monte dans une arène.Un mastodonte.Plus de 200 livres de muscles durs comme ça, qui recouvrent une charpente qui fait plus de six pieds.Un monstre.Je n\u2019avais jamais vu un athlète au physique aussi impressionnant.Pendant que Foreman distribue des petits baisers à la foule, Nobody descend de l\u2019arène en prenant bien soin de conserver le micro.GEORGE VOUS REMERCIE .A ses côtés, le maitre de cérémonie, un petit gars de chez nous, qui traduira dans un français incompréhensible le discours de Nobody.\"George Foreman won the championship 128 days ago, dit Nobody, et depuis ce temps, il fait le tour du monde pour donner des exhibitions.Il en est aujourd'hui à son huitième pays, et je tiens ici à préciser qu\u2019il est heureux d\u2019être à Montréal et qu\u2019il remercie.(bis)\u201d George Foreman a fait le pitre pendant 15 minutes, hier.phofo René Picard, LA PRESSÏ 'i C\u2019est le début du combat.Avec le premier adversaire, ça durera quatre minutes.Foreman danse, simule des coups à l\u2019arbitre, feint d\u2019être KO.Ça durera quatre minutes.Puis Nobody reprend : \u201cGeorge Foreman, the champion of the world, a gagné la médaille d'or aux Olympiques en 1968.Chez les pros, il a gagné 39 combats, dont 36 par KO.\u201d Et c\u2019est le deuxième adversaire.Même scénario que le premier.A la fin de ces deux autres rounds, Nobody continue la petite biographie romancée de la célébrité, puis ce sera le troisième combat.25 MINUTES POUR UNE PROTECTION Trop de liberté pour les promoteurs par la PC La Commission Athlétique de Montréal a annoncé hier qu\u2019elle avait pris la décision d'interdire les soirées de boxe où Ton présenterait plus de deux boxeurs non Canadiens.\u201cNous devons forcer le promoteur à agir sérieusement si nous voulons faire de la boxe une chose importante ici\" a déclaré Jean Laroche, president de la Commission.La pratique a en effet été courante jusqu\u2019ici d\u2019améliorer la fiche d\u2019un boxeur local en lui présentant des adversaires de calibre inférieur.LaRoche a d\u2019ailleurs réitéré son appui pour un projet de loi gouvernemental qui assurerait un certain contrôle sur la boxe et la lutte au Québec.Une telle législation, a-t-ii déclaré empêcherait les promoteurs d\u2019opérer en dehors du secteur régi par la Commission, dans des villes de banlieue comme Verdun, par exemple, où on présentait hier soir une soirée de boxe au cours de laquelle George Foreman disputait un match hors-concours.Après que Nobody eut remercié les Montréalais de leur accueil chaleureux.Foreman a quitté l\u2019arène.L'heure était à l'interview.Mais Nobody nous a rapidement expliqué que Ton devrait attendre dans le corridor, parce que le champion était sous la douche.Et quand le champion prend sa douche.Le champion, heureux d\u2019ètre à Montréal, a quitté la douche une demi-heure plus tard.Le chapeau de paille sur la tête (probablement parce qu\u2019il pleuvait!, il nous a regardés du haut de ses six pieds et quelque, a continué à mâcher sa gomme en passant devant un micro, puis a quitté l\u2019arena.Nous, qui n\u2019avions pu lui parler, l'avions au moins vu de près.Très sympathique ce George Foreman.VOUS AVEZ TOUJOURS RÊVÉ DE PILOTER UN AVION.¦rr.Aiors, profitez de cette OFFRE UNIQUE DE L\u2019AÉRO-CLUB DE MONTRÉAL I APPORTEZ : CE COUPON s À L\u2019AÉROPORT $500 ¦ ¦ a CE COUPON ET S5 VOUS DONNENT LE DROIT À VOTRE PREMIÈRE LEÇON.J* Cost notre lawn de vous faire goûter l'expérience unique de piloter ptf [ Cessna 150 avec un instructeur qualifié de l'AERO-CLUB DT [ MONTRÉAL I * Cast réellement la premiere leçon du cours de pilote privé.Aucune obli-I .galion.C'est l\u2019occasion de découvrir un passe-temps formidable ou I meme da débuter une carrière extraordinaire.^^^Aé^oClub\" (ec7yiÔNTKEALj ^Flyinq Club AÉROPORT SAINT-HUBERT 861-5878 25 SEMAINES Avec la cire Turtle, protection durable et facilite d'application sont deux points bien acquis.Elle s'étend facilement pour durer longtemps.Son brillant, d\u2019un éclat similaire à l'émail (c'est ça la résistance) s'obtient en 25 minutes (c'est ça la rapidité).Et ce bel éclat restera tout aussi brillant pour bien longtemp (25 semaines, malgré toutes les mésaventures).Et pourquoi la cire Turtle est-elle si tenace?C\u2019est\t\u2014~ parce que nous y avons incorporé des éléments qui éliminent ces autres éléments tels que le sel, le grésil.la neige, les graisses et les nettoyants.La composition bien équilibrée de la cire Turtle tient au f.tv melange de cires végétales, minérales et chimiques additionnées d'e-léments nettoyants.Comme !e carnauba, une matière cireuse extraite des feuillages d'arbres bréziliens, des cires Montan, extraites dans les mines d'Europe ainsi qu'une formule de silicones mise au point par les techniciens de nos laboratoires.Nous estimons que cette formule connait actuellement un \"brillant\u201d succès.Cela se voit à l'éclat obtenu avec nos cires Turtle.Faites donc une appli-.> cation de cire en 25 minutes.N\u2019en faites pas d'autre avant 25 semaines.socs on EASISR WORLD\u2019S LARGEST SELLING LIQUID GAR WAX 56 pig oV T- .i-L-Vv* 'Nû! üi v: u'V turtle «wax MEANS 4 mines £§?hard^ jfSHElt# .FINISH\u2019.; -v %*§\u2022» ,v.f*'ÿjy-'-ii/, r££lPSs ¦* ' '¦'.:, .- %.'r\\ A-u'\tir >.\u2022 >.- ¦ w-;v*' fiât#! Ètim Ï3F4BS Wmaè .Vf1 V .y.*': mM ü ¦> t#:# >rv*\u2018 \u2022*K?âa£g; 'V '-:-::\u2018y *V*': :^.ÿ y/l: .vk-v gM] ;4ît W\" .* - ES*»; ItdÜ >vV\u2019 HH SSi 7 / mm mm ¦ yv.-f, \u2022 S-TfŸ : MW.*.V *nr*> ; ty "]
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