La presse, 25 mai 1973, Cahier A
[" LE PLUS GRAND QUOTIDEN FRANÇAIS \u201e D'AMÉRIQUE MONTREAL, VENDREDI 25 MAI 1973, 89e ANNEE.No 124, 52 PAGES, 4 CAHIERS MONTREAL-METRO.15c météo Aujourd'hui : Généralement ensoleillé.Demain: Beau.Max.70J \u2014 Min.45* Détails a la page A 2 AUJOURD'HUI Rodgers passe aux Alouettes Les Alouettes ont réussi hier le coup de maitre de l'année, côté recrutement.Ils ont mis sous contrat le sensationnel demi-arrière de l'Université du Nebraska, Johnny Rodgers, récipiendaire du trophée Heisman la saison dernière, Rodgers a paraphé une entente de trois ans pour une somme estimée à $100,000 (par année) avec l'équipe montréalaise.Les Alouettes rivalisaient avec les Chargers de San Diego de la ligue Nationale de football depuis quelques semaines pour l'obtention de ses services.Pour les non-initiés, ajoutons que le trophée Heisman est le plus grand honneur décerné à un joueur de football collégial aux Etats-Unis.\u2014 page B 5 Les parents adoptifs réclament des bébés mais on leur offre des enfants plus âgés \u2014 page B 10 Skylab : début de l'opération réparation \u2014 page D 9 DERNIïR AVIS Le gouvernement n'a rien fait pour éliminer les agences de \"collection\" malhonnêtes \u2014 page A 5 Madeleine Robinson, un \"monstre sacré\" \u2014 page A 13 L'Ontario suivra le Québec en matière de câblovision \u2014 page C 1 \u2014,\t?\tm\t\tB ^TLOTO PERFECTA\tl\t3 4\t\tl Tous les participants qui avaient Indiqué, sur leur billet, le numéro 2 sous la lettre A, 3 sous la lettre B, 4 sous la lettre C et 7 sous la lettre D gagnent dans l\u2019ordre, ce qui leur rapporte $823.40 pour une mise de $1.Ceux qui avaient choisi les quatre mêmes numéros 2-3-4-7 mais dans un ordre différent, gagnent le désordre, ce qui leur assure $35.80 pour chaque mise de $1.$283,249.60 ont été partagés entre 188 prix dans l\u2019ordre et 3,588 prix dans le désordre.SOMMAIRE Arts et spectacles : A 12 à A 15 Bandes dessinées : B 9 Cinéma : A 14 Décès, naissances, etc.: D 11 \"Dites-moi, docteur\": B 10 Economie : C 1 6 C 3 Editorial : A 4 Etes-vous observateur ?: C 8 Horoscope: B 10 Informations étrangères : D 1 Loisirs et récréation : B 9 \"Mot-mystère\" : D 2 Mots croisés : D 3 PAX : lutte à finir : C 7 Petites annonces: C6 à Cil, D2 à D 10 Radio et télévision : A 15 Sports : B 1 à B 8 Tribunaux: A 10 Vivre aujourd'hui : B 10, B 11 Le prix du boeuf augmentera encore de dix cents la livre par Hélène SABOURIN À peine remis de sa stupéfaction, le prix du boeuf ayant en moyenne augmenté de 10 cents au début de la semaine, le consommateur doit s\u2019attendre à une nouvelle hausse dans les dix jours à venir.Une deuxième hausse de 10 cents.Les calculs sont hélas faciles à faire.On paiera au début de juin 20 cents de plus qu\u2019en mars pour la livre de boeuf.A moins d\u2019un miracle comme le faisait remarquer un détaillant de la région métropolitaine.M.Albert David, gérant pour la division du Québec de la chaîne d\u2019alimentation Dominion, a déclaré à LA PRESSE hier que le coût, payé par les détaillants (prix de gros) n\u2019a cessé d\u2019augmenter depuis deux mois.\"Ces hausses sont dues en partie à la rareté de la viande de boeuf.Nous devrons cette semaine nous approvisionner sur les marchés américains; ceux de l\u2019Ouest canadien et de l\u2019Ontario n\u2019étant pas en mesure de répondre à la demande\u201d.Chez Steinberg, on fait face au même problème et il semble que la situation ne diffère pas dans les autres chaînes.\"Pour les mêmes coupes et la même qualité, les consommateurs paieront les mêmes prix, souligne un porte-parole de Dominion\u201d.Devant cette montée indigeste des prix, peut-on prévoir un nouveau boy-cottage de la part des consommateurs ?\u201cNous étudierons la question au début de la semaine prochaine, répond la vice-présidente de la Ligue des femmes du Québec (Asso- ciation qui avait organisé le précédent boycottage).Nous avons maintenant la collaboration de différentes centrales syndicales, de plusieurs assoca-tions de consommateurs, de l\u2019Union des producteurs agricoles du Québec.Nous réagirons, c\u2019est sûr, mais de quelle façon\u201d?En attendant, quoi faire ?Manger du porc, de la volaille ?\"Malheureusement, le prix du poulet à griller qui a déjà augmenté de quelques cents durant les derniers jours subira en- core une hausse au début de la semaine prochaine, affirme M.Guy Massé, acheteur chez Steinberg.\"Et le prix du porc qui était demeuré stable depuis quelque temps, augmentera également la semaine prochaine\u201d.Pour un moment, qui risque d\u2019etre court, on peut \"se rabattre sur le poisson dont le prix n\u2019a pas varié depuis quelques semaines et qui devrait se maintenir pour quelque temps encore.téléphoto AP God Bless America .\u2022 V \u2022 aA»'v * * : : .¦ mm mm t.¦ .s# il j&ggyj| \" .¦ ¦ .\tv,.: .¦ mm mm; hhü W.- f : -*ï * \u201d V \u2022 .\t- .\u2022 :\u2022 -.¦ ; .' .! %v-.v \u2022 mxaMmSsKm HéHHhI Zlrvr-fU** : mm mm En ces heures troublées par l'affaire Watergate, son autorité largement compromise, le président Nixon met tout son coeur à chanter le \"God Bless America\", en compagnie de l'auteur de White Christmas, Irving Berlin.Le président participait à une réception offerte hier soir à un groupe d'anciens prisonniers de guerre américains, à la Maison-Blanche.Les premiers ministres se quittent' sur un désaccord par Marcel DESJARDINS de notre bureau d\u2019Ottawa OTTAWA \u2014 La conférence des premiers ministres a pris fin aujourd\u2019hui sans que les chefs de gouvernement soient parvenus à s\u2019entendre sur un nouveau mode de financement pour les soins de santé et l\u2019enseignement post-secondaire.Ainsi donc, les premiers ministres n\u2019auront pas réussi à éviter l\u2019écueil qui a mis fin prématurément à la conférence conjointe des ministres des Finances et de la Santé à Ottawa.Cette rencontre des premiers ministres se termine donc sans que l\u2019on puisse consigner de progrès notables au dossier.Or, pour le gouvernement minoritaire de M.Pierre Elliott Trudeau, cette conférence était pour ainsi dire l\u2019aboutissement d\u2019une longue série d\u2019entretiens fédéraux-provinciaux.Ces consultations occupaient une place de choix dans le premier discours du trône du 29ème Parlement et devaient en quelque sorte redorer le blason de l\u2019équipe ministérielle libérale, dont on a souvent dit, durant la dernière campagne électorale, qu\u2019elle avait choisi la confrontation dans ses relations avec les provinces.L\u2019impasse de cette semaine vient aussi jeter une douche froide sur l\u2019en- thousiasme généré par \u201cle livre jaune\u201d et les propositions du ministre Marc Lalonde sur les allocations familiales et la sécurité sociale en général.Un consensus Hier, il est devenu évident que l\u2019optimisme manifesté par M.Trudeau, la veille, n\u2019était, pas fondé et que la proposition fédérale sur le financement des frais de santé ne rencontrerait pas l\u2019assentiment général de la conférence, et cela même si M.Lalonde avait pris le soin de la modifier légèrement pour accorder un peu plus d\u2019autonomie administrative aux provinces.Quelques heures plus tard, on apprenait que le jeune secrétaire d\u2019Etat Hugh Faulkner venait d\u2019essuyer une deuxième rebuffade en autant de conférences fédérales-provinciales et que sa proposition visant à instaurer un nouveau mode de financement de l\u2019enseignement post-secondaire était rejetée d\u2019emblée par les premiers ministres.Elle avait été écartée de la même façon par les ministres des Finances, il y a deux semaines.C\u2019est donc le programme actuel qui sera prolongé pour une période de trois ans en autant que l\u2019enseignement post-secondaire est concerné.Quant à la proposition fédérale sur les frais de santé, elle demeure sur la table.Il s'agit d\u2019une offre finale de la part du gouvernement Trudeau, qui considère dose la discussion à onze sur cette question, Si, de retour dans leur capitale respective, les premiers ministres provinciaux jugent à propos de l\u2019endosser, ils pourront toujours faire signe à MM.Lalonde, Turner et Trudeau.Toutefois, le premier ministre a tenu à préciser, hier soir, qu\u2019il faudrait un consensus général de la part des provinces pour la rendre opérante.\u201cC\u2019est aux provinces, a déclaré M.Trudeau, de dire dans les heures, les jours, les semaines ou les mois qui suivront si elles sont d'accord avec la proposition.\u201d Hier, M.Lalonde a précisé que deux provinces lui avaient déjà fait savoir qu\u2019elles acceptaient le nouveau mode de financement.Il n\u2019a pas voulu les nommer.On peut s\u2019attendre, durant ces semaines et ces mois, que le gouvernement fédéral entreprendra des entrevoir MINISTRES, page A 6 \u2022 Autres informations en page D 11 e-'.y.C WWW .a : y '- >..\u2022h L'incendie de l'avenue du Parc Le coroner conclut: négligence criminelle par Jean-Paul CHARBONNEAU Si le ministre de la Justice du Québec donne suite aux recommandations du coroner dans l\u2019enquête sur la tragédie de l\u2019avenue du Parc, MM.Léon Berlin et Sidney Spinner seront passibles d\u2019une peine d\u2019emprisonnement à perpétuité pour négligence criminelles.De plus, le coroner ad hoc Paul-Emile l\u2019Ecuyer recommande que l\u2019avocat Samuel J.Smiley et le notaire Nathan Fish comparaissent devant les syndics du Barreau et de la Chambre des notaires.Me l\u2019Ecuyer demande aussi que le chef-inspecteur Maurice Lessard, responsable de la prévention des incendies à la Ville de Montréal, soit démis de ses fonctions.Le verdict de 20 pages conclut que l\u2019incendie qui a causé la mort de huit personnes, le 8 avril, a probablement été allumé par une main criminelle, mais qu\u2019il est impossible de donner le nom du responsable.Négligences Dans le cas de MM.Berlin et Spinner, Me l\u2019Ecuyer, qui agissait également comme commissaire des incendies, dans l'enquête sur cette tragédie, recommande que des accusations de négligence criminelle et \u201cd\u2019avoir causé le feu par la violation de la loi\u201d soient portées contre eux.M.Berlin était le créancier hypothécaire de l\u2019immeuble du 5249 avenue du Parc et M.Spinner s\u2019était porté propriétaire de l\u2019édifice en utilisant M.Lionel-Joseph Long-tin comme prête nom.Ces deux personnes ont négligé de faire réparer le système d\u2019alarme de l\u2019immeuble, d\u2019installer un système d\u2019éclairage de secours automatique, de réparer un trou dans la chambre à fournaise et de faire disparaître l\u2019amoncellement de déchets dans le corridor.Concernant la mort de cinq des victimes demeurant dans des appartements à l\u2019extrémité sud-est de l\u2019immeuble, soit le côté opposé où l\u2019incendie a d\u2019abord été aperçu le coroner écrit qu\u2019il croit que si le système d\u2019alarme avait fonctionné dès que l\u2019incendie a éclaté ces personnes auraient été réveillées et auraient pu se sauver sans difficulté.Quant à l\u2019amoncellement de déchets là où l\u2019incendie a probablement débuté et au système d\u2019éclairage de secours, Me l\u2019Ecuyer note: \u201cNous concluons donc que si les règlements municipaux avaient été respectés par les deux personnes ci-haut mentionnées (MM.Berlin et Spinner), l\u2019incendie n\u2019aurait peut-être pas pu être évité, mais que les conséquences extrêmement graves pour les vies humaines auraient pu être évitées\u201d.Il contourne la loi Quant à M.Spinner, Me l\u2019Ecuyer recommande que son cas soit soumis au Surintendant des faillites pour avoir enfreint l\u2019article 169 a et g de la loi des faillites.Cet article dit qu\u2019un failli non libéré n\u2019a pas le droit d\u2019acheter des immeubles par l\u2019entremise de prète-noms.En ce qui regarde le notaire Fish et.l\u2019avocat Smiley ils ont agi pour M.Spinner même s\u2019ils savaient qu\u2019il était sur le coup d\u2019une faillite.Me Smiley trouvait des prête noms et le notaire Fish rédigeait les contrats de vente.Voir NEGLIGENCE, page A 6 Maurice Lessard Sidney Spinner Léon Berlin Me Samuel J.Smiley Me Nathan Fish ! A 2 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 25 MAI 1973 mini-presse le monde LT Un des principaux organisateurs de l\u2019affaire du Watergate aurait accepté de reconnaître sa culpabilité et de témoigner pour la poursuite, au procès.Il s\u2019agirait, celon certaines sources, de Jeb Stuart Magru-der, un ancien collaborateur de Nixon.D\u2019autre part, John Caufield.un témoin-clé, a démissionné de ses fonctions au département du Trésor.Il avait, selon son témoignage, servi d'intermvxliaire pour offrir la grâce présidentielle à James McCord.A la commission sénatoriale d'enquête, un témoin a dit que les cambrioleurs du Watergate recherchaient la preuve que le parti démocrate recevait de l\u2019argent de Cuba.O En Argentine, c\u2019est aujourd'hui que le parti justicialiste de Juan Peron revient au pouvoir, sous la direction du président Hector Cam-pora.le Canada ?Les chefs de gouvernement ne sont pas parvenus à s\u2019entendre sur un nouveau mode de financement des services de santé et de l'enseignement post-secondaire.CM.Keith Spicer, commissaire aux langues officiels, a conseillé au monde des affaires de s\u2019inspirer des principes contenus dans la loi sur les langues officielles.C Plusieurs députés ont été à la fois scandalisés et choqués par un reportage de Radio-Canada l\u2019Agence canadienne de développement international.Ils y ont vu une autre manifestation de séparatisme.le Québec O Le gouvernement Bourassa a abandonné sa politique de réduction massive du nombre des municipalités.Le ministre Victor Goldbloom a dit que le gouvernement ne se propose plus de réduire de 50 pour cent le nombre des municipalités, que l'intérêt de la population doit être la seule raison valable pour effectuer une fusion.T M.Camille Laurin, chef parlementaire du Parti québécois a accusé hier le ministre du Travail Jean Cournoyer de ne pas se préoccuper de l\u2019élaboration de lois qui permettent de faire progresser le monde du travail, la paix sociale et d'organiser la société selon des principes démocratiques.?La Ligue des droits de l'homme a divulgué hier un projet de charte des droits de l\u2019homme qu\u2019elle propose au gouvernement d\u2019adopter.métro ~ Le coroner ad hoc Paul-Emile L'Ecuyer a recommandé hier que des accusations soient portées contre MM.Léon Berlin et Sydney Spinner, dans l\u2019affaire de l\u2019incendie qui a causé la mort de huit personnes.dans l'avenue du Parc, le 3 avril dernier.Il a aussi recommandé que l\u2019avocat Samuel Smiley et le notaire Nathan Fish comparaissent devant les syndics du Barreau et de la Chambre des notaires et que le sport Les Expos étaient inactifs hier.Ils affronteront ce soir les Giants de San Francisco dans la ville de la côte du Pacifique.Evidemment, ils voyagent maintenant que les beaux jours sont revenus à Montréal.?Ça y est.C'est fait.Les Alouettes ont réussi à mettre la main sur le formidable demi-arrière de l'Université du Nébraska.Johnny Rodgers.Ce dernier a signé son contrat hier le liant à l\u2019équipe montréalaise pour une période de trois ans.On parle d'une somme $100,000) (.une rumeur) et d\u2019une clause de non-renvoi dans le pacte irumeur aussi, mais fort possible».l'inspecteur chef Maurice Lessard, de la prévention des incendies, soit démis de ses fonctions.- Les consommateurs de la région de Montréal qui ont vu au début de la semaine une augmentation du prix du boeuf de 10 cents, doivent s'attendre à une autre hausse semblable dans un proche avenir.De plus, le prix du gai naturel augmentera aussi.Si Rodgers fournit la moitié du rendement qu\u2019indique sa fiche avec l\u2019Université du Nebraska, les amateurs de football de la métropole en auront.enfin pour leur argent.?A Chicago, le sensationnel artilleur des White Sox Wilbur Wood, a remporté hier sa lie victoire de la saison et ce contre un des meilleurs lanceurs de ligue américaine, Nolan Ryan.Les White Sox l\u2019ont emporté 4-1 contre les Angels.D\u2019autre part.l\u2019ex-Expo, Cari Morton, a remporté pour sa part une victoire de 2-1 pour les Braves d'Atlanta.Si vous vous souvenez, Morton a été échangé pour le \u201cfabuleux1\u2019 Pat Jarvis.LA METEO Ensoleillé, et 70 Malgré un vaste anticyclone qui s'étend sur le nord du Québec et au-dessus de la Baie d'Hudson, les nuages persistent dans le bas du fleuve.Ailleurs, le ciel est généralement clair et le sera à nouveau demain, car aucune perturbation n\u2019est encore à la porte de la province.Le thermomètre grimpera plus haut que les maximums de 50 degrés atteints hier, dans l\u2019est du Québec.Dans l\u2019ouest de la Belle province, les à Montréal AUJOURD'HUI Maximum 70 \u2022 Minimum 45 Généralement ensoleillé beaux degrés! températures d\u2019après-midi se situeront entre 65 et 70 degrés.Depuis l\u2019ouverture de la saison de la pèche, dans les Laurentides, il y eut des périodes où la neige tombait comme en hiver, de la pluie et du temps frais.Mais, réjouissez-vous, car nous aurons un beau week-end en perspective.Bonne pèche ! DEMAIN Beau au Québec REGIONS\tMin\tMax.\tAUJOURD'HUI\tDEMAIN Saint-Maurice\t4U\t65\tCiel variable\tGénéralement ensoleillé Outaouais\t45\t70\tEnsoleillé\tEnsoleillé Laurentides\t45\t70\tGén.ensoleillé\tBeau Cantons de l\u2019Est\t45\t70\tGén.ensoleillé\tBeau Québec\t40\t65\tCiel variable\tGénéralement ensoleillé Rlmouski\t40\t60\tGénéralement nuageux\tBeau Lac-Saint-Jean\t40\t65\tCiel variable\tGénéralement ensoleillé Baie-Comeau\t40\t60\tGénéralement nuageux\tBeau Sept-lles\t40\t60\tGénéralement nuageux\tBeau Gaspé\t40\t60\tGénéralement nuageux\tBeau au Canada \tAUJOURD'HUI\t\tW.llt\tMix Colombie-Britannique\tAverses\tVancouver\t45\t62 Alberta\tNuageux\tEdmonton\t50\t70 Saskatchewan\tEnsoleillé\tRégina\t45\t75 Manitoba\tEnsoleillé\tWinnipeg\t45\t70 Ontario\tNuageux\tToronto\t50\t68 Nouveau-Brunswick\tNuageux\tFredericton\t40\t52 Nouvelle-Ecosse\tNuageux\tHalifax\t42\t68 1 le-du-Princc-Edouard\tNuageux\tCharlottetown\t42\t57 Terre-Neuve\tAverses\tSaint-Jean\t35\t40 si vous partez Aux Etats-Unis \tMin.>\t'/.\u2022X.\t\tMin.\tMix.\t\tMm.\tMix New York\t53\t61\tChicago\t45\t76\tNew Orleans\t73\t83 Washington\t58\t63\tSan Francisco\t55\t71\tMiami\t75\t87 Boston\t52\t54\tLos Angeles\t57\t69\t\t\t Vers les\tcapitales\t\t\t\t\t\t\t Paris\t52\t\u2014\tMoscou\t\u2014\t59\tHong Kong\t77\t\t Londres\t52\t\u2014\tStockholm\t45\t\u2014\tLisbonne\t68\t\t Rome\t\u2014\t66\tTokyo\t63\t\u2014\tSydney\t52\t\t Berlin\t\u2014\t54\tAthènes\t\u2014\t73\tTunis\t\t\t63 Amsterdam\t\u2014\t50\tCasablanca\t64\t\u2014\tVienne\t55\t Bruxelles\t52\t\u2014\tGenève\t50\t\u2014 ¦\tVarsovie\t\t\t\t Madrid\t\u2014\t63\tLe Caire\t\u2014\t\u2014\t\t\t Vers les\tplage\tS\t\t\t\t\t\t Acapulco\t75\t86\tBermudes\t71\t77\tNassau\t73\t88 Mexico\t59\t90\tBarbade\t75\t81\tRio de Janeiro\t\u2014\t\u2014 (Ces chUlres Indiquent le maximum enregistré hier et le mtnlmum la nuit dernière) Camille Laurin fait le procès de Jean Cournoyer par Rhéal BERCIER de notre bureau de Québec QUEBEC \u2014 Le ministre du Travail du Québec, M.Jean Cournoyer, a fait hier l\u2019objet de sévères critiques de la part du chef parlementaire du Parti québécois, M.Camille Laurin, qui contestait sa compétence à remplir efficacement le poste qu\u2019il occupe au sein du cabinet libéral mené par M.Robert Bourassa.Dans un exposé de plus d\u2019une demi-heure, le député de Bourget, dans un style qui a semblé piquer au vif M.Cournoyer, a fait le procès du ministre du Travail, l\u2019accusant notamment de demeurer silencieux sur la raison d\u2019être de son ministère, c'est-à-dire non seulement la surveillance ou la médiation des conflits, mais l'élaboration de lois qui permettent de faire progresser le monde du travail, la paix sociale et d\u2019organiser la so- Dans l\u2019espoir qu'il sera adopté par l'Assemblée nationale en 1974, après modifications opérées selon le \u201cconsensus de la population\u201d, la Ligue des droits de l'Homme a divulgué hier, à Montréal, un projet de loi visant à doter le Québec d'une Charte des droits de l'Homme et d'une commission qui serait notamment chargée de sa mise en application.Selon M.Jean-Léo Roy, qui s'adressait à une soixantaine de représentants d'organisations patronales, syndicales, ethniques, etc., le projet \u201cva plus loin que toutes les législations que nous connaissons au Canada ou ailleurs\u201d et est une adaptation au Québec de ia Déclaration universelle des droits de l\u2019Homme\u201d.Ce document de travail, qui n\u2019avait pas été préalablement soumis aux parlementaires québécois, comporte 74 articles \u2014 pour ce qui est de la charte seulement \u2014 énonçant les droits individuels et collectifs dont l\u2019exercice serait assuré aux citoyens.Droits politiques et linguistiques Non seulement il y est question des droits à l\u2019égalité, à la sécurité, à la liberté de pensée, de conscience, d\u2019opinion, d\u2019expression, d\u2019association.Le projet de la ligue fait en outre état des droits politiques, linguistiques et culturels, ainsi que du droit au pluralisme de l\u2019information.Pour ce qui est des domaines politiques.linguistique et culturel, le projet se prononce pour: \u2022 Le droit du Québec à disposer de lui-même comme peuple, c\u2019est-à-dire le droit à l\u2019autodétermination \u201cgaranti par les normes des Nations unies\u201d.ciété selon des principes démocratiques.Evoquant la crise qui perdure dans l\u2019industrie de la construction, M.Laurin a stigmatisé le ministre du Travail en soutenant que M.Cournoyer avait lui-même contribué au \u201cpouris-sement de la situation\u201d en ne jouant pas son rôle efficacement.\u201cJ\u2019ai l'impression que ce conflit, qui a dégénéré en affrontement de plus en plus aigu, on l\u2019a laissé se développer, on Ta laissé pourir, on a laissé chacun mener sa guérilla particulière, ses luttes particulières et que le ministère n'a pas joué son rôle\u201d, a-t-il déclaré en substance.Des comptes Le chef parlementaire péquiste, qui parlait à l\u2019occasion de l\u2019étude des crédits du ministère du Travail, a demandé des comptes sur presque tous les projets de lois dont M.Cournoyer à ce que la langue française leur permette autant de diffuser leur culture au sein de la majorité francophone que de s'y développer.Selon le document, tout immigrant admis au Québec après la promulgation éventuelle de la charte aura choisi de venir y vivre en français en s'intégrant à la société qui l\u2019accueille et en respectant les normes établies pour la majorité.Par ailleurs, l\u2019Etat devra faire en sorte que toute minorité puisse développer sa propre vie culturelle et la diffuser adéquatement en employant à ces fins sa langue, souligne le projet.De nombreux autres droits sont garantis dans le projet de la ligue, notamment: Le droit de grève, inaliénable, ne peut être restreint que s\u2019il est compensé par un mécanisme équivalent.\u2022\tLe droit à la protection privée contre l'écoute radiophonique, Tabus des dossiers, etc.\u2022\tQuiconque a été arrêté ou entravé dans sa liberté a le droit de communiquer avec sa famille et avec un conseiller ou avocat.\u2022\tToute personne qui attend de passer en jugement est en liberté à moins que la Couronne ne fasse la preuve de la nécessité du contraire.Bref, le document n'oublie à peu près aucun des aspects de la vie en société, depuis le bannissement de toute forme de discrimination jusqu\u2019à l\u2019obligation d\u2019assurer aux femmes enceintes, aux handicapés et aux mutilés la priorité dans les transports publics,la circulation, ainsi que dans les lieux ouverts au public.a fait état publiquement et qui n'ont pas encore été déposés.L\u2019intervention de M.Laurin a surpris les observateurs.Habituellement, le PQ était représenté à cette commission par le député de Maisonneuve, M.Robert Burns.En l\u2019absence de celui-ci, M.Laurin avait prévenu les membres de la commission qu'il ne possédait pas \u201cune profonde expérience\u201d du monde du travail.Il s\u2019est signalé dans ses observations bien à propos sur tous les sujets qu\u2019il a traités.Une chance au coureur \"L\u2019opinion publique et l\u2019opposition ont eu tendance, comme cela se fait toujours, à donner la chance au coureur dans les premiers temps, mais là, nous nous posons de plus en plus de questions sur les ressorts profonds de l\u2019action du ministère.\u201d Nommé en février 1971, alors qu\u2019il était député de l\u2019Union nationale, M.Cournoyer avait également été ministre du Travail au sein du gouvernement mené par Jean-Jacques Bertrand.Le député de Bourget Ta signalé à plusieurs occasions au ministre et a résumé son long exposé en notant que le bilan de Tannée pour le ministère du Travail est assez maigre et souhaité \u201cque le ministre dise qu\u2019il a été plus actif que les apparences le laissent soupçonner\u201d.Préalablement, M.Laurin s\u2019était interrogé du silence du ministre sur les bureaux de placement au Québec, qui faisaient l\u2019objet de litiges auparavant entre Ottawa et Québec et sur les relations fédérales provinciales dans le secteur du travail, où M.Cournoyer dénonçait plus qu\u2019à son tour les interventions du fédéral.M.Cournoyer a accepté le blâme et s\u2019est retranché dans les événements de mai 1972, l\u2019emprisonnement des trois chefs, la grève à l\u2019Hydro-Québec, les négociations dans le secteur public et para-public et les multiples interventions qu\u2019il a dû faire pour éviter que ne dégénère le conflit au cours de son mandat.Il a parlé de sa très grande accessibilité en Chambre et en commission et a fait état des réalisations de son mmistère depuis qu\u2019il en est le titulaire.Exerçant son droit de réplique, M.Cournoyer a eu ce mot: \u201cDésespoir que j\u2019en ai fait des promesses l\u2019année passée.Je prends le blâme au sérieux.\u201d Il a déclaré que ces promesses \"sont toujours susceptibles d\u2019être tenues\u201d.Le ministre a précisé que les projets de loi dont il est question pourraient être déposés avant la fin de cette session.Il a aussi parlé de la lenteur que met le Conseil consultatif du travail et de la main-d\u2019œuvre à étudier les projets.M.Cournoyer s\u2019est assez bien sorti du \"procès\u201d que lui faisait M.Laurin en instruisant sa propre cause.Il a fait état des problèmes importants survenus durant son mandat.\u201cJ\u2019ai passé Tannée dernière à travailler en public\u201d, a-t-il expliqué.\u201d Un cheval contre un lapin?par Rhéal BERCIER de notre bureau de Québec QUEBEC \u2014 Un autre coup vient d'être donné à la thèse de souveraineté culturelle prônée par le premier ministre Robert Bourassa.En effet, le député péquiste de Saint-Jacques, M.Claude Charron, a sérieusement mis en doute l\u2019application de cette politique lorsque le député de Terrebonne, M.Denis Hardy, qui est également adjoint parlementaire au ministre de l\u2019Education, a annoncé hier que l\u2019immeuble appelé Les Vieilles Forges, propriété du gouvernement québécois, a été cédé à Ottawa en échange du moulin de Tile Perrot, près de Montréal.M.Hardy, qui répondait en l\u2019absence de M.François uioutier à une question du député unioniste de Saint-Maurice, M.Philippe Demers, a révélé que Québec a signé une entente avec Ottawa lundi dernier qui transfère l'administration et le contrôle de l\u2019immeuble, situé en Mauricie, au gouvernement du Canada et que ce dernier s\u2019engageait à y dépenser $1 million pour aménager Les Vieilles Forges.Cette réponse, faite au cours de la période de questions à l\u2019Assemblée nationale, devait entraîner l\u2019intervention de plusieurs députés qui s\u2019interrogeaient sur la question de savoir s\u2019il y avait eu réellement cession de la part du Québec.M.Hardy a insisté sur le mot \u201cadministration\u201d et \u201ccontrôle\u201d de l'immeuble à une question posée par le député unioniste de Chicoutimi, M.Jean-Noël Tremblay.Le leader parlementaire des libéraux, M.Gérard Lévesque, est intervenu alors dans le débat et demandé à M.Tremblay de consulter le député de Maskinongé, M.Rémi Paul, pour s\u2019informer des termes juridiques employés.M.Paul devait remercier M.Lévesque \u201cpour la publicité qu\u2019il me donne et pour la rude faiblesse de sa part\u201d.Le leader parlementaire n\u2019ayant pas bien saisie la répartie, le député de Maskinongé devait enchaîner \u201cne cherchez pas à comprendre\u201d.La \"tractation\" Intervenant à son tour, le député de Saint-Jacques s'est interrogé sérieusement sur cette \u201ctractation de biens culturels\u201d, demandant à M.Hardy \u201coù se situe la politique de souveraineté culturelle qu\u2019il est allée défendre à Ottawa\u201d.Le député de Chicoutimi a qualifié la transaction d\u2019échange \u201cun cheval, un lapin\u201d.M.Hardy a conclu son exposé en précisant que le ministère des Affaires culturelles ne dérogeait pas dans cette transaction à sa politique culturelle.Il n\u2019a pas parlé de la souveraineté culturelle.C\u2019est le député péquiste de Lafontaine, M.Marcel Léger, qui devait résumer la transaction ainsi \u201cPour une poignée de dollars\u201d.La Ligue des Droits divulgue un ambitieux projet de loi \u2022\tLa reconnaissance du français comme langue du Québec et l\u2019obligation d'adopter les mesures qui s\u2019imposent pour rendre plénier, dans tous les secteurs de la vie, l\u2019exercice de cette reconnaissance.\u2022\tLa reconnaissance par l\u2019Etat de droits spéciaux aux citoyens et aux immigrants dont la langue ne sera pas le français au moment de l\u2019adoption éventuelle de la charte.Aucune de ces personnes ne devra être victime de discrimination ou de coercition dans l\u2019application de politiques de transition ou autres, propres à assurer les droits de la majorité et des minorités.\u2022\tL\u2019obligation pour l'Etat de permettre aux Indiens et aux Esquimaux de développer leur langue propre comme langue première et de veiller ici et là SAMEDI 8:30 Voyage historique par train, sur la ligne de chemin de fer du Canadien national (Montréal, Sorel.Pierreville, Nico-let, Aston Jonction) organisé par la Société ferroviaire de la vallée du Saint-Laurent.Départ de la Gare Centrale à Montréal.9:00 Vaste rallye-sécurité organisé par le Mouvement d'animation et d\u2019information culturelle (Québec) en collaboration avec le Service des sports et loisirs de la ville de Montréal: départ à l\u2019angle de Masson et 1ère Avenue.Arrivée au Parc Louisiane où sera présentée l\u2019opération sécurité-vacances par le Service de ia sécurité de la CUM et le Service des incendies de la ville.10:00 Manifestation pour la Journée de la libération de l'Afrique; début à la Place Ville-Marie.10:00 Colloque intersyndical (CSN, FTQ, CEQ et non syndiqués) pour les quartiers de Rosemont, Saint-Edouard et Ville-ray; à la salle Charbonneau de l\u2019é g 1 i s e Saint-Edouard, 6517, rue Saint-Denis.15:00 Ouverture officielle du Foyer Saint-Laurent, résidence pour personnes âgées; au 1055 Côte Vertu, à Saint-Laurœt.Bilinguisme: Spicer fait appel au réalisme des sociétés privées par Gilles GARIEPY En matière de b i 1 i n g u i s m e, le monde des affaires au Canada pourrait s\u2019inspirer avantageusement des principes contenus dans la Loi sur les langues officielles.Tel est le sens du message qu\u2019a livré hier à Montréal M.Keith Spicer, Commissaire aux langues officielles, lors du déjeuner-causerie de la Chambre de commerce française au Canada.Après avoir rappelé que la loi n'a consacré le bilinguisme que dans les institutions et sociétés de l\u2019Etat fédéral, et qu\u2019elle n\u2019affecte donc en rien ni les juridictions provinciales, ni le secteur de l\u2019entreprise privée, M.Spicer a cependant fait appel au sens des responsabilités et au réalisme des entreprises privées.Une obligation morale \u201cLe secteur privé, qu'on le veuille ou non, fait partie d'un contexte politique, social et culturel\u201d, a dit M.Spicer.\u201cMême s\u2019il n'y est pas contraint par la loi.le secteur privé a l\u2019obligation morale \u2014 voire réaliste \u2014 de s\u2019adapter aux divers facteurs ambiants.Au Canada, le bilinguisme est l'un de ces facteurs ambiants et il ne doit pas appartenir aux seules sociétés d\u2019Etat de le reconnaître et de le transposer dans la réalité\u201d.Le Commissaire aux langues a reconnu que l\u2019implantation de services bilingues avait sans doute accru les coûts d\u2019opération des sociétés de la Couronne, ce qui se justifie aisément par le rôle social qu\u2019elles remplissent.Mais M.Spiccr affirme avoir retenu de ses entretiens avec les dirigeants des grandes entreprises d'Etat que le bilinguisme, loin de constituer un désavantage pour elles, leur donnait plutôt \u201cun atout concurrentiel de taille\u201d.Un modèle souple M.Spicer a d\u2019autre part souligné les caractéristiques de la Loi sur les langues officielles et soutenu qu\u2019en raison de sa \u201csouplesse\u201d, cette loi \u201cpourrait utilement servir de modèle au secteur privé\u201d.En particulier aux sociétés dont les operations ont une envergure pancanadienne.La plupart des grandes sociétés, de noter le commissaire, reconnaissent, à des degrés divers, le principe fondamental de l\u2019égalité de l\u2019anglais et du français comme langues officielles au Canada.Dans leurs opérations québécoises, ces sociétés semblent offrir, règle générale, un sendee adéquat à la population francophone.\u201cMais, sitôt qu\u2019on s\u2019éloigne du Québec, le service en français régresse, comme si, dans leur esprit, le Canada, Etat bilingue, commençait et s\u2019arrêtait aux frontières du Québec\u201d, a fait remarquer M.Spicer.En revanche, comme il est vain d\u2019offrir des services bilingues à Victoria, C.-B.ou Corner Brook, à Terre-Neuve, il importe de trouver un juste milieu : c\u2019est là, selon M.Spicer, que la Loi sur les langues officielles \u201cpeut être d\u2019une grande utilité\u201d.Le Commissaire aux langues a insisté sur trois notions découlant de la loi : les services au public voyageur, l\u2019importance de la \u201cdemande\u201d et les districts bilingues.Pour ce qui est du public voyageur, la loi sur les langues fait obligation aux institutions fédérales de le servir dans les deux langues partout au Canada, pratiquement sans restriction.Les sociétés privées oeuvrant dans ce secteur devraient suivre cet exemple, qu\u2019il s'agisse de l\u2019autobus interurbain, du train, de l\u2019avion, du bateau, des hôtels ou des télécommunications, M.Spicer a noté là-deSsus l\u2019étonnement qui le saisit quand il visite le Vermont ou le Maine et qu\u2019il aperçoit les nombreux panneaux bilingues qui accueillent les touristes francophones du Canada: alors qu\u2019au Canada, \u201cmes compatriotes anglophones, qui pourtant si piquent de leur sens des affaires, ne comprennent pas que, question de politesse à part, bilinguisme et \u201cbusiness\u201d peuvent aller de pair\u201d., de déplorer le commissaire.D\u2019autre part, pour décider des régions du pays où elles devraient offrir leurs services dans les deux langues, les entreprises privées pourraient s\u2019inspirer à la fois de la carte des \u201cdistricts bilingues\u201d proposée en 1971 et de la notion de \u201cdemande importante\u201d.Cette notion est imprécise, a reconnu M.Spicer : pour la jauger, il faut fab-e appel au bon sens, à la générosité et à (\u2019imagination.M.Spicer a livré son allocution avec un humour bon-enfant qui trahissait parfois l\u2019impatience maintenant notoire du commis-voyageur officiel du bilinguisme au Canada.la presse^M IA PRESSE est publiée par IA PRESSE LIEE.7, rue Saint Jacques Montréal.Téléphone 874 7272.Seule li Presse Canadienne est autorisée I diffuser les informations de \"IA PRESSE\u201d et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de repro duction des informations particulières A IA PRESSE sont egalement reserves.' Courrier de la demieme classe \u2014 Enregistrement numéro 1400\u201d.Port de retour garanti INFORMATION GÉNÉRALE 874 7272 VENTES OU JOURNAL Livraison à domicile .874-6911 du lundi tu vendredi.8 h.l.m.a 8 h.p.m le umcdi: 8 h.i.m.èSh.pm RÉDACTION Le jour du lundi au vendredi Pupitre .874-7061 Éditorial .874-7030 Sports .874-7018 Spec.Télé-Presse .874-7029 Finance .874-7016 Arts et lettres .874-7014 Vivra aujourd'hui .874-7023 Nuit (en tout temps) .874-7061 Ÿ PUBLICITÉ Petites annonces\t Commandes \t\t874-7111 du lundi au vendredi 9 h a m.a 5 h le samedi.9 h a m a midi.\tp m Pour changer ou annuler .\t874-7205 du lundi au vendredi 9h.im.s4li le samedi.9 h am a 1 1 h 30 a m\t30 p m .Glandes annonces\t Détaillants \t National.Télé-Presse,\t874-7300 vacances, voyages \t Carrières et professions.\t\t 874-7306 nominations \t\t874-7320 COMPTABILITÉ\t Grandes annonces \t\t874-6892 Petites annonces \t\t\t 874-6900 PROMOTION \t\t.874-7100 RELATIONS DE TRAVAIL .\t.874-7383 P1 4 MONTREAL, VENDREDI 25 MAI 1973 89e ANNEE - No 124 A 3 1 ;ÿf||p^ H ' 131» WÆ, > : - ¦ 3«65&-& Srafii! fe.jTKj few; ¦ ysi ni mUi ' - ,V-v v-.: xr?.r/.^ i$MM >>-i- 5 fj® plp \u2022;.-J ?V.;\\ \u2022< ¦ \\ \u2022*¦/¦ \u2022 ¦\u2022!.- .V: ï&TCJL i- $mœ .g Kï *¦:¦'¦ - mn «K^sseiai .*¦ v .Xk afin 11 1 s8ï« MPI : .V-V: SM MON OEIL SUR MONTREAL Avant et.après.L'employé de l'aqueduc de l'Assomption a reçu l'ordre de couper a plus qu'un mince filet d'eau qui finira par s'amenuiser tout-à-fait.Une dette de $39,000 La paroisse de cTeau par une photos Pierre McCann, LA PRESSE l'eau aux citoyens de la paroisse.Au début de l'opération, l'eau gicle à grande pression.Après le geste fatidique, il n'y Assomption privée décisi ision de a ville par Florian BERNARD La paroisse de l'Assomption n\u2019a plus d\u2019eau depuis cinq heures, hier soir.Les robinets sont soudainement devenus à sec, les arrosoirs de jardin ont laissé échapper une dernière goutte d'eau, les réservoirs d\u2019eau chaude se sont vidés, bref tout le village a été plongé dans une disette générale, suite à la décision de la ville de l'Assomption de couper l\u2019eau à la paroisse.Cette décision draconienne est le résultat d\u2019un conflit qui dure depuis deux ans entre la ville et la paroisse.Cette dernière a négligé ou refusé d'acquitter une dette de $39,740.18 représentant sa quote-part de la construction du réseau de distribution, tel qu'établi par une ordonnance de la Régie des eaux du Québec.Le conseil municipal de la ville et le maire Léo Jacques ont vainement tenté, depuis des mois, de percevoir ce montant.Devant l\u2019absence de résultats, les conseillers réunis en assemblée spéciale ont décidé de couper l'eau à la paroisse tant et aussi longtemps que l'argent ne sera pas versé dans les coffres.C\u2019est la première fois, de mémoire \u201cmunicipal e\u201d, qu'une telle mesure est adoptée au Québec.Requête de tutelle Joint par, LA PRESSE, le maire de la ville de l\u2019Assomption, M.Léo Jacques a déclaré qu\u2019en plus de couper l\u2019eau à la paroisse, il a demandé à la Commission municipale du Québec d'imposer la tutelle à la corporation de paroisse, suite à son refus d\u2019acquitter sa quote-part de la construction du réseau de distribution, et ceci malgré une ordonnance provinciale.Le maire Jacques a également déclaré qu'une poursuite a été inscrite en cour Supérieure contre la paroisse.Effectivement, cette poursuite a été signifiée mercredi, au secrétaire-trésorier de la paroisse, M.Léo Haineault.Ce dernier a immédiatement aierté les procureurs de la paroisse, l\u2019étude Poupart, Thomas et Racicot.LA PRESSE a communiqué avec le maire de la paroisse, M.Léopold Kay hier soir, afin de connaître ses impressions: \u201cMonsieur, un geste comme celui-là, c\u2019est pas humain.Je vous l\u2019dis, c\u2019est pas humain.\u201d Le maire Kay a toutefois reconnu que la facture de $39,000 traine depuis des mois.Il a dit que la paroisse ne refuse pas de payer, mais qu\u2019elle voudrait tout d\u2019abord discuter avec la Ville afin d\u2019étudier le détail de certaines facturations, notamment en ce qui a trait à des tuyaux qui seront payés par la paroisse et qui appartiendront à la ville.A cette objection la Ville rétorque que les installations ont été faites à .a demande de la paroisse qui avait de- mandé, par résolution, d\u2019être raccordée au réseau de distribution de l\u2019Assomption.De plus, les plans de raccordement de la paroisse ont été approuvés par la Régie des eaux et ont été soumis au conseil municipal de la paroisse qui les a approuvés.Cette demande a été formulée le 6 juin 1966, par résolution, lors d\u2019une assemblée du conseil.Les travaux requis ont été complétés et le partage des coûts a été déterminé par une ordonnance de la Régie.Depuis cette date, la Ville tente vainement de récupérer ce qui lui est dû par la paroisse, d\u2019oû la décision sans précédent de couper l\u2019eau au village.Intervention de Québec Tard, hier soir, le conseil municipal de la paroisse tentait d'obtenir que le premier ministre Bourassa ou le ministre des Affaires municipales, M.Goldbloom, ordonne à la Ville de remettre l\u2019eau.De son côté, le directeur de la qua- lité de l'Environnement, organisme qui a remplacé la défunte Régie des eaux, le juge Jolicoeur, a tenté de persuader le maire de l\u2019Assomption de redonner l\u2019eau aux paroissiens.Ce dernier est demeuré inflexible, soulignant que l'eau coulera de nouveau dans les robinets lorsque la facture de S39.000 aura été entièrement payée, ou lorsque des garanties bancaires seront remises à la Ville à cet effet.Quant à la possibilité d\u2019un télégramme de Québec, le maire de l\u2019Assomption a déclaré à LA PRESSE: \u201c11 n'est pas question d\u2019y donner suite.Notre attitude est ferme.\u201d La Ville respecterait toutefois l'émission d'une injonction, si un tel geste devait être posé, mais logerait immédiatement une contestation devant les tribunaux.PAR GERMAIN TARDIF Quincailliers mécontents A la suite d\u2019un récent article sur deux catalogues bilingues de grossistes en quincaillerie, plusieurs remarques nous ont été faites par d\u2019autres entreprises du même genre en désaccord avec nos propos, pos.Revenons sur les termes utilisés dans cet article.Par \u201ccatalogue\u201d, il faut entendre l\u2019énumération de tous les produits que vend une entreprise, avec description.données techniques, coûts et illustrations.\u201cBilingue\u201d veut dire, chez nous, en anglais et en français, non pas partiellement l\u2019un et l\u2019autre ou exclusivement dans l'une des deux langues, qu'il s\u2019agisse de l\u2019anglais ou du français.\u201cGrossiste en quincaillerie\u201d signifie distributeur d\u2019articles de quincaillerie à des quincailliers détaillants.Ainsi, \u201cCanadian Tire\u201d n\u2019entre pas dans cette définition.D\u2019ailleurs, cette entreprise n'a pas un catalogue bilingue mais deux catalogues unilingues.La compagnie Lewis Bros., de Montréal, a été la première à publier un catalogue bilingue de quincaillerie en gros, mais cette maison n\u2019existe plus depuis plusieurs années.Maints quincailliers conservent toutefois ce catalogue à titre de référence.Coups d'oeil I \u2014Le lancement du livre \u201cCrédit I social\u201d, traduction en français d'un livre de l\u2019ex-leader créditiste T.C.Douglas aura lieu mercredi, à Québec.\u2014 Une édition en braille des quatre premiers chapitres du livre \u201cMarc Cayer prisonnier au Vietnam\u201d, dont le lancement avait lieu cette semaine, a été publiée en même temps que le livre lui-même.C\u2019est l\u2019Institut Nazareth, où enseigne une soeur de Marc, Véronique Cayer, qui s'est chargé de la tâche.\u2014 La Fraternité des policiers de Laval a organisé une Soirée bavaroise au profit de ses activités sportives.Cet événement aura lieu demain soir à l\u2019école secondaire située au 2323, boulevard Marois.Vous allez en Europe ?Des centres économiques et sociaux plutôt que des fusions massives -le ministre des Affaires municipales par Lionel DESJARDINS QUEBEC \u2014 Le gouvernement Bourassa a abandonné sa politique de réduction massive du nombre des municipalités au Québec.Le ministre des Affaires municipales, M.Victor Goldbloom, a reconnu hier, devant les membres de la Commission parlementaire étudiant les Le chantier du stade olympique est de nouveau paralysé Le chantier du stade olympique a été la scène, hier, pour la troisième fois depuis le début des travaux, d'un arrêt de travail spontané des camionneurs qui travaillent pour le compte de la compagnie Simard et Beaudry.L'arrêt de travail, cette fois, a été provoqué par le zèle des policiers de la CUM qui ont dressé des contraventions aux camionneurs parce qu\u2019une partie de leur chargement de terre tombait dans la rue.La compagnie payant actuellement 48 cents la tonne et les contraventions étant de $9, les camionneurs ont renoncé à travailler dans de telles corn ditions.Ils exigent que la compagnie accepte de leur payer davantage la tonne.Les négociations sont en cours à ce jujot.crédits de ce ministère, que le gouvernement n\u2019avait plus pour objectif de réduire de 50 p.cent les 1,600 municipalités du Québec, tel que formulé par le prédécesseur de M.Goldbloom, M.Maurice Tessier.\u201cIl est clair que la très forte majorité des municipalités ne sera pas touchée par quelque projet de fusion que ce soit\u201d, a affirmé M.Goldbloom.Selon le ministre, la fusion n\u2019est pas un jeu de chiffres où il s\u2019agirait de réduire le nombre d\u2019interlocuteurs pour le gouvernement, même si ça devait faciliter l\u2019administration.M.Goldbloom a soutenu que l\u2019intérêt de la population doit être la seule raison valable pour effectuer une fusion.\u201cCe n\u2019est pas dans l\u2019intérêt économique et social de la région qu\u2019on embête de nombreuses municipalités avec des projets de fusion.C\u2019est là où il y a un problème de relations, c\u2019est là où il y a un problème de vitalité economique et sociale qu'il faudra se pencher sur la question\u201d, a expliqué le ministre.Si la priorité n\u2019est plus à la fusion, elle est par contre à la création de véritables centres économiques et sociaux.Le ministre a précisé que l\u2019intérêt du Québec nécessitait le développement de centres où il est possible de créer une \u201cpuissance économique et sociale\u201d assurant la prospérité dans une région.Les fusions ne sont pas pour autant abandonnées.Les incitations financières aux municipalités demeurent, mais le ministre considère désormais que chaque cas doit être considéré comme un cas particulier.Depuis l\u2019adoption de la Loi 276, l\u2019an dernwi', 29 décrets d\u2019unité de regrou- pement ont été émis touchant une population totale de 893,000 personnes, alors que 32 études ont été négatives.Le ministre a par ailleurs fait la distinction entre les différentes situations dans le domaine du regroupement.Communautés urbaines Dans le cas des trois communautés urbaines, M.Goldbloom a souligné que son rôle était maintenant celui d'agent de communications entre les municipalités concernées.Par contre, dans le cas des municipalités moins importantes, M.Gold-bioom a précisé qu'il n\u2019a pas l\u2019intention d\u2019imposer d'études sur les possibilités de fusion.Abordant le rôle de l\u2019Union des conseils de comté, dont le prédécesseur de M.Goldbloom avait demandé l\u2019abolition, ce qui avait provoqué sa perte, le nouveau ministre, plus prudent que M.Tessier, a déclaré que c\u2019était un organisme important et qu\u2019il était d\u2019accord pour lui reconnaître des responsabilités, si c'était le désir des municipalités.Il a toutefois précisé qu\u2019il ne voulait sc prononcer sur une éventuelle loi qui donnerait à l\u2019union des pouvoirs à l\u2019échelle du Québec, avant d\u2019avoir reçu un rapport de la Commission de refonte des lois municipales.M.Goldbloom a souligné que l\u2019Union des conseils de comté pourrait se constituer en organisme régional pour l\u2019accomplissement de certaines fonctions d'un gouvernement régional.Répondant à une suggestion du député péquiste, M.Marcel Léger, sur la valeur des gouvernements régionaux, M.Goldbloom a conclu que son m*istère avait été saisi de plusieurs i i demandes de constitutions de gouvernement régional mais que Québec étudiait actuellement la question.Evadé capturé Albert Campeau, âgé de 19 ans, qui s\u2019était évadé le 13 avril dernier de l\u2019Institut Leclerc, a été repris vers 2h30 cette nuit, dans le terrain de stationnement, à l\u2019arrière du club de nuit Clover, près du Forum.C\u2019est à la suite d\u2019un appel concernant du trouble que les policiers du poste 10 se sont rendus sur les lieux.Aussitôt après avoir pénétré à l\u2019intérieur, les agents ont vite fait de reconnaître le jeune évadé qui tentait de fuir à nouveau.Il a voulu résister à son arrestation, mais les policiers ont réussi à le maîtriser pour le conduire au poste.WSÊii fi i i Albert Campeau Suivez le GUIDE Al R CANADA 0 EUROPE AIRCAIMEUROPE m ocKhotm®^ 5,0 N Rome «a**/* taue * En vente partout a les éditions wlw la presse dirigées par Alain Sla dirigées par Alain Slanka Recevez les guides Air Canada.Europe.A ncaneutope en postant ce bon de commande à votre fournisseur habituel ou.si vous préférez, en le retournant à: Les Editions La Presse 7, rue Saint-Jacques Montréal 126 t'Ç.llf \\ Veuillez m'expedier les guides Air Canada.Europe.Aircaneuropo Nom Adresse Ville Ci-joint la somme de S3 95 plus frais de poste 15* Q]par chèque par mandat postal i*ii V\u2019 I A 4 LA PRESSE, MUIMi REAL, VtNDKEDI 25 MAI W/3 la presse PAUL DESMARAIS\tROGER LEMELIN président du conseil d'administration président et éditeur ROCH DESJARDINS vice-président JEAN SISTO directeur de l'information VINCENT PRINCE éditorialiste en chef Gangstérisme syndical On s\u2019en doutait bien un peu, mais, maintenant, on peut l'affirmer avec beaucoup plus de certitude : le milieu de la construction connaît un type de gangstérisme syndical qui s\u2019apparente, par certains côtés, à celui de la grosse ou de la petite pègre.Les menaces, l\u2019intimidation, les voies de fait servent souvent d\u2019arguments pour réduire au silence ou à l'impuissance des sympathisants d'un syndicat adverse.C\u2019est ce qui ressort du bilan provisoire de l\u2019équipe spéciale d'enquête que le ministre de la Justice, Me Jérôme Choquette, chargeait, au printemps de 1972.de faire la lumière dans ce secteur.Ce bilan provisoire, que M.Choquette lui-même rendait public, avant-hier, fait état de 169 dossiers examinés jusqu\u2019ici et d'accusations portées contre 107 prévenus, dont 37 avaient des antécédents judiciaires.Pour le moment, cinq des 107 accusés ont été acquittés, huit ont été reconnus coupables et les 94 autres sont encore devant les tribunaux.Ces chiffres sont certes éloquents, mais quelques-unes des observations formulées par les policiers méritent peut-être davantage encore de retenir notre attention.Ceux-ci signalent, en effet, que plusieurs personnes interrogées dans le cadre de cette enquête ont refusé de parler, manifestement par crainte de représailles.La loi du milieu serait assez implacable.D\u2019après ce qu'a dit le ministre, ces actes d'intimidation ou de brutalité qu'on a découverts ne semblent pas être sans lien avec l\u2019action ou les directives de certains chefs syndicaux.En d\u2019autres termes, tout indiquerait que ces procédés s\u2019inscrivent dans une stratégie de lutte intersyndicale.On intimiderait.on brutaliserait des travailleurs de la construction pour les éloigner do la centrale rivale.Ce sont des méthodes barbares qu'on ne peut tolérer.Aussi est-il heureux que l\u2019enquête spéciale se poursuive pour qu'on soit finalement en mesure d\u2019identifier davantage les personnages louches qui profitent de ce terrorisme et pour qu\u2019on puisse leur faire subir le sort qu\u2019ils méritent.Pour l\u2019instant, une des deux grandes centrales serait principalement en cause.Le ministre a non seulement raison de vouloir poursuivre cette analyse de situation, mais de déplorer, du même souffle, que les tribunaux ne se montrent pas plus sévères envers les individus reconnus coupables de tels actes d*5 brutalité.Il faudrait châtier beaucoup plus qu\u2019on le fait ceux qui terrorisent ou intimident leurs confrères de travail pour les amener à se rallier à une centrale syndicale plutôt qu\u2019à une autre.C\u2019est toute la liberté d\u2019allégeance syndicale qui est en jeu.Le code du travail qui régit les relations patronales-syndicales dans le secteur de la construction (bill 290) a proclamé très fort cette liberté.Le législateur a voulu que le travailleur des chantiers de construction se sente parfaitement libre d\u2019adhérer au syndicat de son choix, sans que ce choix n\u2019influence en rien ses chances d'être embauché ou d\u2019être maintenu dans son emploi.La loi 290 a aboli le monopole de représentation syndicale.Elle a enjoint aux employeurs de ne faire aucune distinction quant à l\u2019allégeance syndicale au niveau de l\u2019embauche.Un candidat qui se présente ne peut être refusé parce qu\u2019il est membre d\u2019un syndicat plutôt que de tel autre.L\u2019intimidation que pratiquent certains militants d\u2019une centrale va donc à l\u2019encontre de la philosophie de cette loi, philosophie pourtant fort valable par son inspiration démocratique et son respect de la personne humaine.Et dire qu\u2019il y a des patrons qui.par crainte de représailles, se font complices de tels accrocs à la législation.\u2022 Dans tout cela, d\u2019ailleurs, ce ne sont pas les \u201cgros méchants de l\u2019Establishment\u201d qui écopent, mais \u201cle monde ordinaire\u201d que les syndicats, en général, se font pourtant fort de défendre.Ce sont des travailleurs \u201cordinaires\u2019\u2019 qui perdent leur emploi ou qui doivent adhérer à un syndicat dont ils ne veulent pas parce que des confrères, et non des patrons, ont décidé de leur dicter brutalement une ligne de conduite.Il faut dénoncer ce gangstérisme avec d'autant plus de vigueur qu\u2019un amendement à la loi 290 (le bill 9) accordera encore beaucoup plus de pouvoirs à la centrale syndicale qui aura réussi à embrigader le plus grand nombre de travailleurs.Un embrigadement réalisé par la terreur ne mérite pas une récompense du genre.Vincent PRINCE FTQ promet W » dure à 8ufns ALü&.Pé&f/,'L FAUDQA/ 't So/i/GE/Z A LA PPEWPJPe ceTT^ PErpp/re.Pe/N 7 (Droits réservés) L'illusion de la sécurité La ville de Montréal est trop polluée.C\u2019est un secret de polichinelle.Mais le feu y fait quand même plus de morts (officiellement) que la pollution.L'incendie du club de nuit \u201cBlue Bird\u201d, en septembre dernier.où près d\u2019une quarantaine de personnes perdirent la vie fut le plus spectaculaire de ces dernières années.L\u2019incendie très récent d\u2019un édifice à appartements, sur l\u2019avenue du Parc, a fait huit victimes.Tous ces incendies d\u2019endroits publics ou semi-publics ont un trait commun : la difficulté ou l\u2019impossibilité de fuir les lieux du sinistre.L\u2019enquête qui a suivi l\u2019hécatombe du \u201cBlue Bird\" a révélé que les inspecteurs des édifices non seulement n\u2019avaient pas tout l\u2019appui nécessaire pour faire observer les règlements municipaux mais, surtout, étaient en nombre nettement insuffisant.La raison alléguée pour cette pénurie d\u2019inspecteurs a été la modicité du budget consacré à cette fin.Il n\u2019y a pas que l\u2019inspection des édifices.Il y a aussi celle non moins importante des aliments.Bon an, mal an, le public ab- sorbe des tonnes de viande avariée et d\u2019aliments de qualité inacceptable, faute d\u2019inspection et de surveillance adéquates.Les simples c i t o y e n s qui paient la majeure partie des S370 millions du budget de Montréal veulent d\u2019abord avoir un sentiment de sécurité.La vie moderne est trop complexe pour que chacun puisse se défendre contre toutes les atteintes à sa sécurité et à son bien-être.C\u2019est d\u2019ailleurs de plus en plus la fonction des gouvernements modernes de développer des organismes de contrôle et de surveillance sur les produits et services offerts au public.Une ville comme Montréal dont la population est plus grande que celle de nombreuses provinces canadiennes est un Etat dans l\u2019Etat.C\u2019est pourquoi le conseil municipal de Montréal dont la responsabilité première est la protection et le bien-être des citoyens a une plus lourde charge que celui des petites municipalités.Même si \u201cle pain et les jeux\u201d sont, depuis les Romains, le fondement du programme des politiciens, certains services sociaux sont pourtant prioritaires.Fau- dra-t-il alors, après la \u201cmonnaie olympique\u201d avoir la \u201cmonnaie civique\u201d pour payer le coût du développement des services municipaux?De toute façon, il faut développer les services d\u2019inspection et de surveillance de la ville.Le maire de Montréal, dont le travail d\u2019imprésario pour grands spectacles .(expo, .jeux olympiques) accapare la majeure partie de son temps, pourrait sûrement trouver dans son parti civique des hommes de confiance pour mener cette tâche à bien.Cela permettrait à quelques-uns des conseillers-figurants de jouer un rôle véritable.M.Drapeau ne veut pas s\u2019adresser à Ottawa pour faire accroître les revenus de la ville.Contrôlant par le truchement de la Communauté urbaine une région qui représente près de la moitié de la puissance économique de la province, sa force de marchandage, c r o i t -i 1 sans doute, est plus grande auprès de Québec que d\u2019Ottawa.Le maire devra alors s\u2019en servir.Le plus tôt sera le mieux.La vie et la santé de ses concitoyens en dépendent.Ivar.GUAY ce que pense LE LECTEUR Maximos V Hakim répond de Beyrouth Nous avons lu avec grand intérêt la lettre de M.Ephrati, publiée dans LA PRESSE du 17 avril.Une fois de plus nous constatons que les diplomates israéliens usent de leur parfaite diplomatie pour \u201cnoyer le poisson\u201d.A grands renforts de littérature, M.Ephrati rappelle les 25 années que nous avons passées en Terre Sainte, dont 20 ans dans l\u2019Etat d\u2019Israël, et les bonnes relations que nous devions avoir avec les dirigeants israéliens, ce que nous n\u2019avons jamais nié.Les amitiés que nous avons encore avec des .Juifs d\u2019Israël nous sont chères et serviront un jour, nous l\u2019espérons, à la promotion d'une paix juste au Moyen-Orient.M.Ephrati rappelle aussi toutes les lois promulguées par son gouvernement concernant les Lieux Saints et la liberté de culte.Mais la loi est une chose, les faits parfois tout autre chose.De plus, M.Ephrati fait mention de déclarations de S.Em.le Patriarche Cardinal Méouchy, qui ne se rapportent nullement au sujet évoqué par nous, à savoir la situation actuelle des Lieux Saints.Nous avons déclaré \u2014 et nous le maintenons \u2014 que depuis 1%7.c.-à-d.depuis l\u2019occupation par Israël de la Jérusalem arabe, dix à douze millions de chrétiens arabes et près de cent millions de musulmans n'ont plus la possibilité de visiter leurs Lieux Saints.XXX M.Ephrati fait appel à la période que nous avons passée en Israël, de 1948 à 1967.Durant cette période, tous les Lieux Saints de Galilée et quelques Lieux Saints de Judée, étaient sous l\u2019occupation israélienne : Nazareth, le Thabord, Capharnaüm et tous les sites du lac de Galilée, le Cénacle et Ain Karim en Judée.Or.nous regrettons de devoir contredire M.le Consul Ephrati, en affirmant péremptoirement qu\u2019AUCUN Arabe chrétien n\u2019a été autorisé par Israël à visiter les Lieux Saints, certains religieux ou religieuses exceptés.L\u2019excuse qu\u2019invoquera M.Ephrati, à savoir que la Jordanie interdisait aux Juifs d\u2019Israël la visite du \u201cMur des Lamentations'1 (Lieu Saint juif situé alors dans la Jérusalem arabe) ne change rien au fait qu\u2019aucun chrétien des pays arabes n\u2019a été autorisé durant 20 ans à visiter la Gaulée.M.Ephrati pourra se rensei-.gner.s\u2019il le veut, auprès des autorités israéliennes.Nous attendrons sans doute longtemps avant de recevoir un démenti.Mais le Consul Ephrati donne des chiffres qui, parce qu'exacts, risquent de tromper le lecteur non averti : Il signale \u201cque plus de 150.000 Arabes, durant l\u2019été de 1972 seulement, ont traversé les ponts au-dessus du Jourdain et sont venus dans les territoires administrés par Israël\u201d.Il est exact que la politique actuelle du Gouvernement d\u2019Israël a favorisé les relations entre la Jordanie et les territoires de la Palestine arabe occupés en 1967, et cela dans un but avant tout économique, avantageux aux habitants des deux rives du Jourdain.Nous savons donc que, durant l\u2019année, bien plus de 150,000 Arabes \u201ctraversent les ponts au-dessus du Jourdain\u201d.Mais ce sont presque tous des habitants de la Transjordanie, dans leur grande majorité musulmans.A ceux-là s\u2019ajoutent certains habitants des pays arabes \u2014 en nombre insignifiant \u2014 qui ont des parents en Israël.Si ceux-ci réussissent à leur obtenir des autorités israéliennes des permis de passage, ils peuvent être parmi les 150,000 visiteurs que signale M.Ephrati.Mais tout cela n\u2019infirme en rien notre déclaration : près de 8 millions de Coptes d\u2019Egypte, de 3 à 4 millions de Chrétiens du Liban, de la Syrie et de l\u2019Iraq ne peuvent pas visiter leurs Lieux Saints, alors qu\u2019avant 1967 le nombre annuel des pèlerins chrétiens des pays arabes n\u2019était pas inférieur à 500,000 fidèles.A ces chrétiens s\u2019ajoutent évidemment, car ils sont dans le même cas, les 90 à 100 millions de musulmans des pays arabes.Nous avons soulevé ce problème, lors de notre passage à New York, avec le Secrétaire général des Nations unies, le Dr Kurt Waldheim, qui en a saisi l\u2019importance.Nous avons soumis une suggestion qui nous semble pratique pour sortir de l\u2019impasse.Le Dr Waldheim nous a dit qu\u2019il l\u2019étudierait sérieusement, mais qu\u2019il n\u2019avait pas perdu l\u2019espoir de voir Israël se soumettre aux décisions multiples des Nations unies concernant Jérusalem.Et ceci nous amène à la conclusion de la lettre du Consul Ephrati, dans laquelle il souhaite nous voir \u201cemployer le respect dont nous jouissons afin d\u2019établir une compréhension commune entre peuples pour atteindre la paix\u201d.A le croire, c\u2019est Israël qui veut la paix, toujours refusée par lyi Arabes.Nous regrettons de devoir constater que c\u2019est bien M.Ephrati qui \u201cpar des déclarations simplistes\u201d et spécieuses ne va pas au fond du problème.Qui, des Arabes ou d\u2019Israël, accepte les décisions des Nations unies < icer-nant le problème du Moyen-Orient ?Les Etats arabes n'ont-ils pas fini par accepter de reconnaître l\u2019Etat d\u2019Israël et de signer la paix avec son gouvernement, à condition que soient mises en pratique les décisions des Nations unies concernant les droits du peuple palestinien ?Que M.Ephrati obtienne que son gouvernement soit plus conciliant, se souvenant que la force ne prime pas le droit, et il trouvera en nous, comme en beaucoup d\u2019autres hommes de bonne volonté dans les pays arabes, des personnes désireuses de voir enfin \u201cla paix s\u2019établir à Jérusalem et dans tout le Moyen-Orient\u201d.MAXIMOS V HAKIM, Patriarche d\u2019Antioche et de tout l\u2019Orient, d\u2019Alexandrie et de Jérusalem.Des étudiants contre le peine de mort Faisant suite à une démarche personnelle et de groupe, nous, un groupe d\u2019étudiants, croyons être honnêtes avec nous-mêmes et notre conscience en écrivant cette lettre pour dénoncer la peine de mort.Tout homme a ce droit indéniable à la vie.et nous trouvons aussi cruel le meurtrier enlevant ce droit à une personne, que la société qui à so^ tour prend le droit de réagir par la même peine.Le commandement \u201cTu ne tueras point\u201d a été donné autant au peuple qu\u2019à l\u2019individu.Suivant cette démarche, le fait d\u2019être d\u2019accord avec la peine de mort fait de nous des criminels.Un vote se prendra à la Chambre des Communes à Ottawa.Pour ce vote un compromis a été trouvé, soit la suspension de la peine de mort pour une autre durée de cinq ans.On demande un vote libre, c\u2019est à-dire que chaque député sera invité en son âme et conscience à se prononcer sur la question, indépendamment de toute partisannerie politique et de toute forme d\u2019électoralisme.Malheureusement, on craint que quelques députés profitent de cette occasion pour faire de l\u2019électoralisme, alors qu\u2019ils devraient davantage informer leurs concitoyens, ce qui est nécessaire pour se faire une opinion adéquate.Ainsi on ne crie pas partout que depuis la suspension de la peine de mort, il y a plus de cinq ans, le pourcentage de meurtres n\u2019a pas augmenté, et qu\u2019après des études faitep sur le comportement du meurtrier, on s\u2019est aperçu que la présence ou non de la peine de mort n\u2019avait aucune influence sur la décision de tuer.En tant qu\u2019étudiants conscients de notre responsabilité sociale face à la criminalité et de ses conséquences, nous demandons à nos députés de tenir compte que \u201cla vie du meurtrier vaut la nôtre\u201d.Nous terminerons en citant cette phrase de Camara: \u201cJe préfère mille fois être tué que de tuer.\u201d Suzanne Boulanger, Guylaine Pel-lerin, Anne Demers, Claude Fréchette, Louis Piché, Pierre-Luc Hamel, André Paré, Lorraine Richer, Michel Gauthier, France Labbé.Royal Provencher, Claude Letarte, Julie Ruel; CEGEP de Victoriaville.Au sujet de Rampa C\u2019est avec un intérêt soutenu que j\u2019ai lu le livre d\u2019Alain Stanké intitulé \u201cRampa, imposteur ou initié ?\" Je veux le féliciter pour son esprit impartial, d'autant plus exemplaire qu\u2019il est Directeur de la Maison même qui a publié plusieurs livres de Rampa.Alain Stanké a eu la sagesse de ne point trancher la question qui fait le titre de son livre.En effet, comment un homme peut-il s\u2019arroger le droit de dire: ceci est ou ceci n\u2019est pas aussi longtemps qu\u2019il n\u2019a pas toutes les données d\u2019un problème condition sine qua non pour pouvoir affirmer avec preuves à l'appui dans un sens positif ou négatif.\u201cRampa, imposteur ou initié ?\" ne sera d\u2019aucune utilité pour les fanatiques, favorables ou non à Rampa.Par contre, l\u2019ouvrage d\u2019Alain Stanké sera un jalon, un utile outil de réfle- xion pour les liseurs rationnels.La persévérance dans la recherche, nous apportera bien un jour, une réponse claire et précise à la question: \u201cRampa, imposteur ou initié ?\u201d.Jean-Paul NACKE Montréal.Assez de complexes comme ça ! J\u2019aimerais faire une mise au point à propos de l'article de Mlle Saumart concernant le prétendu \u201ccheap labor\u201d québécois en Angleterre.li aurait été préférable, je crois, qu\u2019elle vérifie les salaires payés en Angleterre avant de tirer des conclusions aussi hâtives.Je vis à Londres depuis un mois et permettez-moi de vous donner quelques exemples que j\u2019ai moi-même constatés.(Les offres d\u2019emplois affichées un peu partout sur les autobus, dans les métros, dans les vitrines des agences de placement, dans les journaux.).Le salaire des professeurs est de $62 par semaine, alors que celui d\u2019un directeur d\u2019école est de $100.Les chauffeurs d\u2019autobus reçoivent $45 par semaine.On demande des secrétaires compétentes à un salaire d\u2019environ $60 par semaine.Dans le \u201cDaily Telegraph\u201d du 16 mai il y a, entre autres, une annonce demandant un ingénieur en électronique à un salaire annuel de $4,500 à $6,050.Et si les salaires sont bas, le coût de la vie est élevé.Il y a évidemment, comme partout, des personnes (ex.directeurs de compagnies) qui peuvent faire 70,000 livres sterling soit $175,000 par année, mais je n\u2019ai pas eu l\u2019occasion de leur parler.Un étudiant, qu\u2019il soit québécois, français, allemand, etc.qui reçoit $30 par semaine en plus d\u2019être logé et nourri est donc bien payé.S\u2019il est traité comme \u201ccheap labor\u201d, alors une grande partie des Anglais font partie de ce même \u201ccheap labor\u201d.Ne vous demandez donc plus pourquoi tant d\u2019Anglais émigrent au Canada.Si les Québécois veulent réellement combattre l\u2019exploitation, ils ont tellement de pain sur la planche qu\u2019ils ne devraient pas perdre leur temps à donner des coups d\u2019épée dans l\u2019eau.(Je suis québécois et fière de l\u2019être).Pourquoi chercher à augmenter de façon aussi démagogique nos complexes et nos frustrations ?Nous ei\\ avons k suffisamment comme ça, ne trouvez-vous pas?Bien à vous, Céline TURCOTTE Montoba Court 45, Mapesbury Rd.England P.S.\u2014 Pierre Foglia garde-t-il toujours \u201cson oeil\u201d sur les sports?Malheureusement ici, je ne peux lire que la première partie de \u201cLa Presse\u201d.5 D: naïveté ou ignorance?A l\u2019Emission 5 D de Radio-Canada, le 13 mai dernier, il fut question du Vietnam.On ne parla pas du Vietcong et de ses meurtres et tortures.On ne dit rien du Vietnam-Nord et de ses assassinats.On ne signala pas que des centaines de milliers de personnes ont fui le Vietnam-Nord, pour échapper à la persécution communiste, tandis que peu de gens, que je sache, ont quitté le Vietnam-Sud, pour aller vivre au Vietnam-Nord.Ce n\u2019est pas Saigon qui attaque Hanoi.C\u2019est Hanoi qui attaque Saigon.Actuellement, il y a au Vietnam-Sud des centaines de milliers de soldats du Vietnam-Nord.Hanoi refuse catégoriquement de rappeler chez lui ses soldats, et l\u2019infiltration se poursuit.A la lumière de ces faits, l\u2019Emission 5 D du 13 mai dernier révèle une naïveté ou une ignorance qui frisent la stupidité ou la mauvaise foi.Lnui* C.de Léry, S.J.\u2014la presse- IA PRESSE est publiée par LA PRESSE.LTÉE.7 rue St-Jacques.Montreal Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de \"LA PRESSE\" et celles des services de la Presse Associée et de Reuter Tous les droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont épa-lement réserves.«Courrier de la deuxmme classe».Enregistrement numéro 1400.Port de retour garanti.TÉLÉPHONISTE (pour tous les services) .874-7272 RÉDACTION.874-7061 PUBLICITÉ .874-7306 PETITES ANNONCES.874-7111 LIVRAISON À DOMICILE .874-6911 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 25 MAI 1973 A 5 pleins feux sur l'actualité COUtC!'0'*.DERNIER AVIS Le gouvernement n a rien fait pour éliminer les agences malhonnêtes photo Pierre McCann, LA PRESSE troublent la quiétude des foyers.4 a ¦ .* s y rm - Bk' vr « \u2022 ¦ \\v -À >\u2022 ¦ , * \u2022p, % ¦ÿ/.-f-k- /* \" 1 par Gillet NORMAND - 3 \u2014 ALGRE les nombreuses pressions exercées depuis plusieurs années par différents mouvements, y compris la Fédération des ACEF \u2014 qui groupe 410 organismes \u2014 les centrales syndicales, le Barreau, la police et même un groupe d'agents de recouvrement sérieux, le gouvernement Bourassa n'a encore rien fait pour éliminer les agences de recouvrement malhonnêtes.Evidemment, de hauts fonctionnaires du ministère de la Justice répètent constamment qu\u2019un projet de loi est en préparation mais, comme c\u2019est fréquemment le cas, personne ne sait quand ce projet sera soumis à l\u2019Assemblée nationale.Le chef du Contentieux du ministère de la Justice, Me Jean-Marie-Dussaut, déclare que la loi des agences de recouvrement sera \"probablement\u201d abrogée pour être remplacée par une autre, plus rigide, plus complète.\"Cependant, explique-t-il, on en est encore qu\u2019au stade d\u2019avant-pro-jet, de discussions.Rien ne saurait être adopté durant la présente session qui prendra fin cet été.\u201d Me Dussaut ajoute qu\u2019actuelle-ment, les discussions ont cours entre des spécialistes du ministère de la Justice, du ministère des Institutions financières et de l\u2019Office de révision du code civil.Me Roger Duval, un conseiller juridique du ministère de la Justice, déclare, lui, qu\u2019il a déjà travaillé sur cette question et qu\u2019il avait soumis un rapport au ministère vers la fin de 1971.\u201cA ce moment, dit-il, on se demandait si une loi des agences de recouvrement serait administrée par le ministère de la Justice, ou par le ministère des Institutions financières ou encore par l\u2019Office de protection des consommateurs.\u201d Tels sont les propos que l\u2019on tient entre les murs du ministère de la Justice, cependant que partout ailleurs la nécessité d\u2019une loi contrôlant les activités des agences de \u201ccollection\u201d ne parait faire de doute.Une loi nécessaire et urgente Une loi adéquate qui régirait les agences de recouvrement est nécessaire et même urgente.Cette disposition permettrait d\u2019ailleurs d\u2019éliminer de la profession les bandits qui s\u2019y infiltrent\u201d.C\u2019est M.Giles Dostaler qui parle.Il est président du Bureau de recouvrement Crémazie Inc., le plus important bureau de recouvrement francophone au monde.M.Dostaler souligne que la fondation d\u2019une association des agents de recouvrement serait souhaitable pour aider au respect des lois.Il a tenté lui-même d\u2019approcher plusieurs de ses confrères pour réaliser un tel projet, mais, dit-il, ça ne bouge pas.Avocats et huissiers Cependant, si une loi doit régir les agences de recouvrement, il est nécessaire que l\u2019on surveille les agissements de nombreux huissiers et de nombreux avocats qui travaillent dans le môme domaine, estime-t-il.\u201cLa plupart des bureaux de recouvrement dont on déplore l\u2019existence, à mon avis, appartiennent à des avocats ou à des huissiers\u201d, d\u2019affirmer M.Dostaler.De toute façon, poursuit-il, une agence qui ne remel pas à son client l\u2019argent recueilli ne survit jamais bien longtenps.\"Depuis 25 ans que j\u2019exerce ce métier, je peux dire qu\u2019il y a quelque 300 bureaux malhonnêtes qui ont dû fermer leurs portes, àftravers le Québec.Quand tu travailles malproprement, Des menaces illégales qui trop souvent quand il ne s\u2019agit pas d\u2019une affaire sérieuse, ça ne peut durer plus que le temps des roses\u201d, a poursuivi M.Dostaler, soulignant qu\u2019ainsi le problème se réglait pratiquement de lui-même.Un mémoire présenté par des agences Le 26 juillet.M.Dostaler, accompagné des représentants de sept autres agences de recouvrement sérieuses, avait soumis un mémoire à la commission parlementaire permanente des Institutions financières, compagnies et coopératives.C\u2019était à l\u2019époque des discussions autour de la Loi 45 relativement à la protection du consommateur.Le mémoire soumis recommandait qu\u2019une législation supplémentaire soit étudiée et qu\u2019une loi soit promulguée, laquelle loi aurait pu être intitulée \u201cLoi des agences de recouvrement\".II y était mentionné qu\u2019actuelle-ment toutes les provinces canadiennes et la plupart des états des Etats-Unis d\u2019Amérique étaient déjà dotés d\u2019une législation réglementant les agences de recouvrement opérant dans leurs limites territoriales.Ces lois sont présentement sous la responsabilité de divers services gouvernementaux, sous l\u2019autorité soit d\u2019un surintendant des assurances ou d\u2019un secrétaire d\u2019Etat, ou encore d\u2019un régisseur de compagnies et même d\u2019un directeur de la protection du consommateur.Les signataires du projet se disaient d\u2019avis que l\u2019ensemble des lois déjà existantes à l\u2019extérieur du Québec permettrait peut-être d\u2019instaurer dans la province la meilleure des législations déjà existantes en Amérique du Nord, relativement aux agences de recouvreent.Outre le Bureau de recouvrement Crémazie Inc., les agences qui endossaient le projet sont les suivantes: Agences de collection financières Ltée, Agence de recouvrement Allied Ltée, Agence de recouvrement Vanier Ltée, Contrôle des collections Québec Ltée, Credit service collection Inc., J.C.Lussier collection et Polycrédit Ltée.Cependant, la loi 45 a été adoptée sans que l\u2019on tienne compte des agences de recouvrement.On a reçu comme réponse que la question était à l\u2019étude.Choquette favorable à l'idée M.Dostaler a également rencontré le ministre de la Justice Jérôme Choquette à ce sujet, le 23 juillet 1971.II lui avait alors signalé que la loi régissant les agences de recouvrement en Ontario lui apparaissait comme une loi modèle.\u201cM.Choquette s\u2019est dit favorable à l\u2019idée\u201d, a ajouté M.Dostaler.Le président du Bureau de recouvrement Crémazie Inc., souligne que la loi ontarienne ressemble à la loi régissant au Québec les agents d\u2019immeubles.Il s\u2019agit d\u2019une loi qui insiste notamment sur l\u2019honnêteté et la solvabilité des membres de ia profession.Il y est notamment précisé qu\u2019un individu possédant, un dossier judiciaire ne peut s\u2019ouvrir un bureau de perception.En ce qui concerne les opérations de son bureau, M.Dostaler estime qu\u2019il est inutile de \u201csaigner une roche\u201d et que plusieurs dossiers sont tout simplement fermés lorsque le débiteur est trop pauvre.\u201cNous faisons en sorte que lorsque nous devons faire appel à un avocat, cet avocat devienne le représentant du créancier car il n\u2019est pas intéressant de partager les commissions.Et nous ne prenons action que dans un cas sur 100, lorsqu\u2019il s\u2019agit, bien sûr, d\u2019un montant intéressant.\"J\u2019ajouterais qu\u2019en général, 40% des comptes soumis à un bureau de recouvrement sont récupérés\u201d, de dire M.Dostaler.-FIN- Le désastre du Sahel: sécheresse et famine par Claude-Armand MARBAIX (collaboration spéciale) LES TERRES fertiles se crevassent, durcies sous le soleil ardent.Les fleuves se réduisent à un mince filet d'eau.Les récoltes ont diminué, au bas mot, de moitié.Les troupeaux décimés errent à la recherche d'hypothétiques pâtures.Et six millions d'êtres humains commencent à subir les affres de la famine.En Afrique de l\u2019ouest, dans la vaste zone du \u201cSahel\u201d qui borde le désert du Sahara, six pays parmi les plus pauvres du monde sont frappés par une effroyable sécheresse: le Sénégal, la Mauritanie, le Mali, la Haute-Volta.le Niger et le Tchad se débattent dans une situation désespérée.Il y a soixante ans que les 22 millions d\u2019habitants de cette vaste bande de territoire n\u2019avaient plus connu pareil fléau.Or.dans les trois à quatre mois qui viennent, ce fléau va tuer hommes et bêtes, par centaines de milliers, brûlant les terres, ruinant l\u2019économie des pays touchés qui mettront des années à s\u2019en remettre.Car malgré l\u2019aide internationale, qui s\u2019annonce efficace, il est déjà trop tard.Tout au plus pour-ra-t-on limiter quelque peu les effets du désastre.Certes, dans d\u2019autres régions du monde, comme en Inde ou en Amérique latine, la sécheresse étend également ses ravages.Mais le drame qui se déroule dans le \u201cSahel\u201d dépasse en ampleur tout ce qu\u2019on peut imaginer.Quelque quatre millions de tètes de bétail risquent de périr de faim, de soif ou de maladie.En attendant les prochaines récoltes de septembre, il faudrait acheminer d\u2019urgence dans les zones sinistrées au moins 400,000 tonnes de vivres et de médicaments pour parer à l\u2019essentiel.De toute manière, hélas ! le produit national brut des pays concernés baissera en moyenne de moitié.Sans compter les effets cumulatifs résultant de la réduction du cheptel, du rétrécissement des pâtures et des surfaces cultivées, grignotées par le désert, et de la pénurie de semences.Une poignée de mil Mais ces quelques chiffres, ces données abstraites ne donnent qu\u2019une bien faible idée de la désolation, de la misère qui s\u2019est abattue sur cette immense étendue, grande comme trois fois le Québec.Dans ces terres brûlées, privées de vie.d\u2019innombrables carcasses décharnées jonchent déjà les abords des routes.Des tribus entières, tenaillées par la faim et la soif se réfugient plus au sud, autour des rares points d\u2019eau.Pour y arriver, les bergers effectuent une longue et pénible migration, essayant de sauver leurs quelques veaux, en se privant de leurs dernières réserves d\u2019eau et de lait.Certains même ne survivent pas à l\u2019agonie de leur troupeau, leur seule richesse.Car où qu\u2019ils aillent, c\u2019est la même détresse.Au Niger, des enfants affamés attendent le long des pistes pour mendier une poignée de mil à chaque passage de caravane.En vain: les nomades n\u2019ont même pas de quoi nourrir leur bétail.Ils fuient le nord du pays, où la moitié des pâtures a été consumée par la sécheresse.Et les autorités comptent que d\u2019ici à deux mois, la faim décimera un demi-million de bovins.En Mauritanie, le désastre est encore plus effrayant: quelques huit cent mille vaches et veaux se-\u2018 raient déjà morts, tandis que les troupeaux survivants gagnent le Sénégal et le Mali, dans l\u2019espoir de trouver un peu d\u2019eau et quelques touffes d\u2019herbe.Mais au Sénégal, la moitié du cheptel serait déjà mort ou abattu; tandis que le rendement des récoltes, faute d\u2019une irrigation suffisante, a baissé de moitié.Aussi, les deux tiers de la population soit deux millions de paysans, sont menacés par la disette: le déficit en mil, en sorgho, en riz et en arachides est estimé à deux cent mille tonnes.Au Mali, la situation n\u2019est pas plus brillante.Les paysans qui ont.obtenu une récolte de 40% inférieure à la normale, en sont réduits à égorger leurs bêtes pour se nourrir et en boire le sang.Car il n\u2019y a plus d\u2019herbe, plus d\u2019eau, plus de paille, plus rien.Dans le massif montagneux de l\u2019Aïr, dit-on, les nomades sont même réduits à manger les crottes de chameau grillées et pilées.Quant aux troupeaux qui essaient de gagner la Haute-Volta, ils n\u2019y trouvent d\u2019abord que le désert, qui a avancé de vingt milles, et pas grand-chose d\u2019autre : les dernières plantes, les dernières feuilles ont ftiéjà été dévorées.Le paysage n\u2019est, \u2018plus qu\u2019une immense étendue de terres craquelées parsemée d\u2019arbustes desséchés, aux branches cassées par le passage du bétail.Quoi d\u2019étonnant si la moitié de la population est menacée de famine, à moins qu\u2019elle ne risque de mourir de soif.Désertification Désolation, désespoir, misère: comment une calamité aussi dévastatrice a-t-elle pu survenir sans que les pays menacés essaient de la prévenir?Elle était pourtant prévisible.Car depuis cinq ans, les pluies étaient loin d\u2019atteindre leur niveau normal dans ces régions, pour des raisons encore mal connues.Et il y a deux ans déjà que les experts de la F.A.O.ont lancé un cri d\u2019alarme.Mais bien que la sécheresse se soit installée progressivement, pour prendre aujourd\u2019hui une ampleur catastrophique, les gouvernements locaux se sont refusé à demander l\u2019aide à des organismes internationaux en temps voulu.Ils se sont contentés de demi-mesures prises dans le cadre d\u2019accords d\u2019assistance bilatéraux, sans penser à organiser une action intégrée pour l\u2019ensemble de la région du Sahel.Or, ce phénomène de \u201cdésertification\u201d s\u2019est brusquement accéléré par suite de conditions climatiques défavorables, et il n\u2019est plus possible à présent d\u2019endiguer les ravages.Toutes les conditions de vie, tout le délicat équilibre des transhumances du bétail, assurant la régénération des pâturages, s\u2019en trouvent bouleversés.Chaque année, en effet, les troupeaux ne reprenaient la route du Sud que vers le mois de février.Le manque d\u2019eau a hâté le départ.et les migrations ont commencé vers décembre, voire en octobre dernier : les herbages, faute d\u2019irrigation.n\u2019y étaient plus suffisants.Mais en descendant vers le Sud, les survivants de cet exode prématuré n\u2019y ont trouvé que des sols déjà épuisés par le cheptel resté sur place.Alors, descendant encore plus au sud, de longues colonnes d\u2019animaux étiques se sont dirigées vers la zone soudanienne.Mais là aussi les récoltes, dans ces régions pourtant fertiles, ont été désastreuses, au point que les paysans ont à peine de quoi assurer leur propre subsistance.Dans bien des cas d\u2019ailleurs, leurs réserves sont épuisées, et leur prochaine récolte, d\u2019ores et déjà compromise, parce qu\u2019ils en sont réduits à devoir consommer leurs semences.Pas cent dollars Dès lors, c\u2019est l\u2019avenir de toute cette zone de l\u2019Afrique de l\u2019ouest qui s\u2019en trouve gravement hypothéquée.Car en stérilisant d\u2019énormes superficies de pâturages, en affaiblissant de manière sensible le rendement des récoltes, en tuant le bétail, la sécheresse provoquera une baisse dramatique des exportations agricoles au cours de l\u2019année qui vient et de la décennie prochaine.Pour les pays touchés, cela signifie une réduction très sensible de leurs rentrées en devises étrangères.Ce q u i entraînera automatiquement une aggravation de leur endettement et un manque de moyens financiers pour se procurer les biens d\u2019équipement nécessaires à leur développement.Cette même absence de moyens, d\u2019autre part, rend d\u2019autant plus difficile la reconstitution du cheptel décimé: pour pouvoir survivre, en effet, les éleveurs ont souvent dû mener à l\u2019abattoir des veaux sous-alimentés, trop affaiblis pour commencer la migration, ou même des vaches pleines qui n\u2019auraient, de toute façon, pas survécu à la transhumance.peut noter que les neuf pays membres du Marché Commun ont déjà fourni une aide estimée à 510,000,000 de dollars.La F.A.O., de son côté, a participé en un premier temps pour quelque $1,200.000 Pour le reste, les régions sinistrées reçoivent de l\u2019aide bilatérale diverse du Canada, de la France, de l\u2019Allemagne fédérale et des Etats-Unis, sans oublier les pays Scandinaves.Le tout, pourtant, n\u2019est pas de fournir des secours alimentaires.Encore faut-il les acheminer jusqu\u2019à leur destination finale.Or, la _tâche est loin d\u2019être facile, en raison des difficultés de communications.Les capacités portuaires sont, en effet, limitées.De plus, l\u2019insuffisance des routes et des voies ferrées provoque un embouteillage qui rend très malaisée la répartition des vivres jusqu'aux points de distribution.C\u2019est la raison pour laquelle d\u2019énormes stocks à l\u2019air libre attendent trop longtemps dans les ports de Dakar, Abidjan, Lagos, etc., avant de pouvoir être emportés.Et déjà, on a constaté des détournements, tandis que des spéculateurs n'hésitent pas à s'enrichir en revendant des denrées à prix d'or aux populations affamées.Il reste donc à organiser une série de ponts aériens et un système de transports par camions militaires.Divers pays ont déjà adapté leur intervention dans ce but, en fournissant des avions, tandis que la Communauté européenne a décidé de prendre à charge les frais d\u2019acheminement par camions.La j-.jidarité internationale, pourtant, ne peut empêcher que le désastre soit en grande partie irrémédiable.Des hommes, des femmes, des enfants mourront encore de faim, tandis que le bétail continue à être décimé.Tout laisse prévoir que la catastrophe laissera des cicatrices profondes, aussi difficiles à guérir que des brûlures.S'il pleut en juin prochain, estiment les experts, il faudra compter, au mieux, cinq ans avant que le Sahel puisse reconstituer son économie disloquée, pour se retrouver dans la situation de 1972.En attendant, les peuples des six pays sinistrés n'ont d'autre perspective que la misère.El d\u2019immenses efforts pour en sortir., Le manque d'eau en outre en-trainé divers autres effets secondaires, dont les conséquences sont incalculables.Ainsi, parce que les fleuves Niger et Sénégal n'ont pas eu leur crue habituelle, l\u2019énergie hydro-électrique tait défaut et nombre d\u2019usines ont dû provisoirement fermer leurs portes.Les produits de la pèche, se sont avérés particulièrement décevants.Les industries de transformation de produits agricoles et d\u2019élevage, enfin, qui existent à l'état embryonnaire.ont elles aussi subi le contrecoup de cette crise généralisée.C\u2019est leur croissance, sinon leur survie, qui s'en trouve menacée.Au total, on ne peut donc que constater un appauvrissement général des pays frappés par ce fléau.Or, quatre d'entre eux \u2014 le Tchad, le Mali, le Niger et la Haute-Volta \u2014 figurent déjà sur la liste des 25 pays qui, pour les Nations Unies, sont les plus pauvres du Tiers-Monde, avec un revenu par tête d'habitant ne dépassant pas cent dollars l\u2019an .A prix d'or Mais, si l\u2019avenir parait sombre, *;e présent requiert des mesures d'urgence.Pour {'immédiat, en Dans les estrades climatisées ou à l\u2019élégant restaurant Le Centaure, aux bars-salons, devant les téléviseurs en circuit fermé, à la cafétéria, aux snack-bars mais surtout sur la piste: Blue Bonnets c\u2019est tout un spectacle de courses.Consultez le calendrier des pages sportives.~Blue Bonnets C'est P'e,n V» P J'r-.Us ssa.9 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 25 MAI 1973 A 4 , Éi/ADés^fpÂs DS Tem'n?iALû/3S, ÙS sos/rj pw \u2019L FAUDRA iTPROUVER.WàS SONT EUX-MENES ceux
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