La presse, 3 juillet 1973, B. Hebdo-économique
[" réduit le coût des copies TÉLÉPHONE: 747-1163 hebdo-économie MONTREAL, MARDI 3 JUILLET 1973 89e ANNEE - No 157 B La h ausse d u prix de 1 ! or n a pas engendré de \"boom\" dans les mines par Ian RODGER A la suite de la montée spectaculaire du prix de l\u2019or, le rythme d\u2019exploration au Canada, la recherche de nouvelles mines, s\u2019accroît nettement.Cependant, comme elles n'ont pas encore confiance dans la stabilité des prix, les compagnies limitent pour le moment leurs études aux vieilles mines qui pourraient rouvrir à la lumière des prix actuels et aux découvertes d\u2019antan qui n\u2019ont jamais été mises en valeur.C\u2019est ainsi que les régions de Val d\u2019Or, au Québec, et de Porcupine et de Red Lake, en Ontario, connaissent un regain d\u2019activité.Néanmoins, la plus importante mise de fonds au Québec est celle d\u2019Agni-co-Eagle Mines Ltd., qui débourse $3.4 millions pour exploiter une nouvelle mine d\u2019or dans le canton Joutel, au sud de Mattagami.Cette mine devrait entrer en production en septembre.Elle aura ur.e capacité de traitement de 100' tonnes par jour d\u2019un minerai dont la teneur en or est de .29 once par tonne.Une autre entreprise dans le vent est la Kiena Gold Mines, dont le gisement se trouve à Malarctic.1 Kiena, qui est contrôlée à 68 pour cent par Falconbridge Nickel, a annoncé il y a quelques semaines qu'elle avait engagé des géologues-conseils pour réévaluer les réserves.\u201cSi les résultats de cette réévaluation sont positifs, une nouvelle étude de rentabilité sera entreprise,\u201d selon la compagnie.Par ailleurs, Quebec Sturgeon River Mines Ltd., après avoir été inactive pendant de nombreuses années, a rou- vert en mai dernier sa mine d\u2019or dans la région du Bachelor Lake, après refinancement de 8930,008.De nombreuses autres petites compagnies sont très actives, tant sur leurs concessions qu\u2019à la bourse.Mentionnons Quebec Mattagami, Bounty Exploration, Royal Agassiz et Goldex.Ailleurs au pays, le plus important événement cette année, serait la réouverture projetée de la mine de New Kelore Mines, dans la région de Porcupine, par Hollinger Mines Ltd.Cette mine a été fermée en 1949.Bien d\u2019autres réouvertures sont à l\u2019étude.Il est notamment question de traiter de nouveau le résidu d\u2019une vieille-mine de Porcupine.Mais, pour l'instant, ce ne sont que projets, puisque les dirigeants de compagnies de mines d\u2019or hésitent longuement avant de s\u2019engager dans des aventures de plusieurs millions de dollars.\u201cIl serait peut-être normal de s\u2019attendre à un \u2018boom\u2019, mais il ne s\u2019est pas encore produit,\u201d de dire M.J.B.Anderson, vice-président de McIntyre Porcupine Mines Ltd.D\u2019une part, après avoir vécu de subventions gouvernementales pendant des années, les sociétés minières veulent d\u2019abord vivre pendant quelque temps de bénéfices intéressants (voir article ci-contre).D\u2019autre part, ils pensent surtout à exploiter des zones jusqu\u2019ici marginales de leurs mines actuelles pour en prolonger la vie.(C\u2019est ainsi, par exemple, que, paradoxalement, la production de i'or au Canada va continuer de diminuer cette année en dépit d\u2019une activité accrue.) Un autre facteur d\u2019incertitude est l\u2019augmentation extraordinaire des coûts d\u2019opération.M.Smith, de Camflo Mines, souligne que les coûts sont montés de $5.60 la tonne à $7.10 la tonne depuis deux ans, surtout à cause des augmentations de salaire des mineurs.Les dirigeants se plaignent également des méthodes d\u2019exploration qui n\u2019auraient pas beaucoup évolué depuis de nombreuses années.Comme l\u2019explique M.D.E.Schmitt, vice-président aux mines de Noranda Mines, les instruments de détection ne sont pas très efficaces pour la recherche de l\u2019or puisque ce métal se trouve toujours en très faible teneur, soit moins d\u2019une once par tonne de minerai.C\u2019est dire que l\u2019on aurait peut-être avantage à revenir à une racequasL-éliminée, le petit prospecteur.Les cours montent en bourse; l'inflation rogne les profits \t\t \t\t\u201c1 \t\t4 \t\t \t4\t \tT|\t \t\t \tïï\t \tiiuL\t lia |l\tj.'ii'\t \trrr\t \t\t\tÇ\tJ\t 1\tHI il\t/\t 1 .J rV7fI\t\t Mil |l \"ll i\t1 1*\t\t ,1\t\t 1\t\t \t\t J | F | M | A|M| j|J | A 1 S | 0 | N | D\tJ 1 F 1 M | A l M1 J 1 J | A | S [ 0 [ N 1 D\t 1972 1973 A LIRE \u2022\tLe gaz de synthèse, solution à l'insuffisance de gaz naturel \u2022\tLes assurances Gérard Parizeau créent un pôle d'activité à Québec \u2022\tLes absorptions de firmes européennes sont loin d'être toujours rentables \u2022\tL'économie américaine devra se régler sur la demande \u201cL\u2019augmentation des profits de notre mine d\u2019or ne me plaît pas tellement, car elle signifie que les autres activités du groupe seront moins rentables.\u201d Drôle de témoignage de la part du président de Camflo Mines Ltd.M.G.T.Smith, qui fait allusion, bien sûr, au fait que les causes de la montée du prix de l\u2019or, comme l\u2019inflation, sont néfastes aux autres secteurs économiques.Opinion que ne partageraient sûrement pas les autres actionnaires de Camflo, dont les bénéfices d\u2019exploitation minière dans la région de Ma-lartic, ont plus que triplé depuis un an.En effet, comme le démontre un graphique connexe, les titres de presque toutes les compagnies de mines d\u2019or au Canada ont connu un essor exceptionnel depuis la fin de 1972, et d\u2019aucuns s'attendent à ce qu\u2019il continue.A remarquer que cet essor se limite aux producteurs, dont les principaux sont les groupes Dickenson, Dome, et Noranda.Dome, par exemple, qui exploite une mine d\u2019or dans la région de Porcupine, près de Timmins, en Ontario, a réalisé un bénéfice net de $2.71 par action l'an dernier.Certains analystes s\u2019attendent à ce que ce chiffre double presque cette année, ce qui explique la hausse spectaculaire de ses titres de $68.75 au début de l\u2019année à $97 vendredi dernier.Dome a aussi des Intérêts importants dans Campbell Red Lake Mines (57 pour cent), dans le nord-ouest de l\u2019Ontario et dans Sigma Mines (Quebec) Ltd.(62.5 pour cent) dans la région de Bourlamaque, au Québec.Les cours de ces mines ont également grimpé depuis le début de l\u2019année.Campbell est maintenant à $61 comparativement à $31 plus tôt cette année, et Sigma à $19.50 par rapport à $9.Le groupe Dickenson, dont les intérêts sont concentrés dans la région de Red Lake, a connu un rebondissement l\u2019an dernier, les bénéfices montant à $479,000 comparativement à $264,000 en 1971.Cette année encore, les investisseurs s\u2019attendent à un autre gain important puisque les actions sont montées de $1.90 à $4 depuis le début de l\u2019année.Mais déjà, on semble croire généralement que le prix du métal jaune se stabilisera à un niveau supérieur à $90 et qu\u2019il pourrait aller jusqu\u2019à $125 l\u2019once.L'indice des aurifères de la Bourse de Toronto * composé des cours de onze compagnies .Et l'or industriel Même si le cours de l\u2019or atteint des sommets inouïs, le principal marché de ce métal, celui qui sert à distribuer la quasi-totalité de la production mondiale aux utilisateurs industriels, fonctionne presque comme d\u2019habitude.C\u2019est-à-dire que les bijoutiers, les fabricants de produits électroniques, les dentistes, etc.continuent de l\u2019acheter.En effet, selon un dirigeant de Noranda Sales, un des principaux agents de vente de l\u2019or au Canada, l\u2019usage industriel continue de croître.Les producteurs de machines électroniques, des ordinateurs par exem- ple, ont augmenté leur consommation d\u2019or de 80 pour cent de 1964 à 1969.Voici comment s\u2019est répartie toute la consommation industrielle aux Etats-Unis en 1972.Les bijouteries ont pris quelque 4 millions d\u2019onces; l\u2019électronique, 400,000 onces; la galvanisation, 2 millions d\u2019onces; le domaine dentaire, 500,000 onces et les objets d\u2019art et autres, 1.5 million d\u2019onces.Donc, même si on enlevait à l\u2019or son statut de valeur monétaire de base, il restera une demande industrielle très constante pour ce métal de caractéristiques uniques.-$110- Prix de l\u2019oi à Londres les plus élevés par once au marché officie 1968\t1969\t1970 1971\t1972\t1973 t'-'.Le prix de l'or grimpe encore.La semaine dernière, sur le marché de Londres, il fluctuait autour de $123 l'once.mm® Laduboro États-Unis aux Arabes et aux stocker du gaz aux par Robert POULIOT Les dirigeants de Les Pétroles Laduboro Ltée comptent rencontrer, au cours des prochaines semaines, les responsables de l\u2019Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) en vue de réaliser un projet de stockage de gaz propane et de gaz naturel liquéfié au coût de $2 milliards dans les Iles-de-la-Madeleine.Certains pays producteurs, dont l\u2019Iran, de même que les officiers du siège social de l\u2019OPEP à Vienne, ont déjà été saisis de ce projet d\u2019emmagasinage par les représentants européens des Pétroles Laduboro, Omnium Technical Services, l\u2019une des plus importantes firmes d\u2019ingénierie pétrolière à travers le monde.Entre-temps, un rapport intitulé \u201cLes dômes de sel aux Iles-de-la-Ma-deleine\u201d et daté de juin 1973 sera expédié au secrétariat de l\u2019Intérieur, à Washington, dans le cadre d\u2019une série d\u2019entretiens qui auront lieu d\u2019ici la fin de l\u2019année entre les représentants du Laduboro et les fonctionnaires américains.Une vingtaine des plus importantes sociétés américaines spécialisées dans l\u2019importation de gaz liquéfié d\u2019Afrique et d\u2019Union soviétique ont déjà été approchées à Houston et la plupart d\u2019entre elles manifestent un intérêt soutenu pour le projet des Iles-de-la-Ma-deleine.Au nombre de ces entreprises figurent El Paso Natural Gas, Texas Eastern et Trans-Continental Energy.Le hic vient surtout de Québec et d\u2019Ottawa, où ministres et fonctionnaires font la moue devant le projet depuis février dernier.Une première étude leur avait alors été soumise au terme de rencontres ténues en décembre dernier.Le projet date de l\u2019automne 1972, à la suite de la découverte de vastes dômes de sel aux lles-de-la-Madeleine, en août dernier, par la Société québécoise d\u2019exploration minièr.e (SO-QUEM) et un groupe d\u2019hommes d\u2019affaires locaux.Les actionnaires des concessions minières sont le Dr Onil Hébert (55% avec droit de céder 2xk% d\u2019intérêts à la Société A.M.Janin Ltée), Les Pé- troles Laduboro Ltée (5%) et SO-QUEM (40%).Laduboro est une entreprise québécoise, fondée en 1954 pour exploiter les gisements de gaz naturel de Poin-te-du-Lac, quelques milles à l\u2019ouest de Trois-Rivières, et détient depuis octobre dernier un permis québécois pour le Stockage du pétrole brut et du gaz naturel dans les cavités de sel des lles-de-la-Madeleine.La pratique de stocker des hydrocarbures dans des cavités souterraine^ plutôt que dans des réservoirs d\u2019acier ekt de plus en plus répandue en Amérique du Nord et en Europe pour réduire les coûts d\u2019emmagasinage, atténuer les risques d\u2019explosion èt de pollution et faciliter le transport par super-pétroliers et super-méthaniers.Près de 2,000 milliards de pieds cubes, de gaz \u2014 soit l\u2019équivalent de toute la production canadienne \u2014 ont été extraits de ces cavités nord-américaines en 1972.Depuis que le gouvernement québécois a accordé la priorité d\u2019un port de transbordement du pétrole à la région de Rivière-du-Loup (Ile Verte ou Gros-Cacouna) au début de cette année, les dirigeants de Laduboro ont axé leur projet sur le gaz propane et le gaz naturel liquéfié.Le gaz serait liquéfié à sa source de production, acheminé par superméthaniers jusqu\u2019aux Iles-de-la-Made-leine et enfoui directement ou sous pression \u2014 car une alternative serait de déliquéfier le gaz avant son emmagasinage \u2014- dans des dômes de sel pouvant contenir d\u2019un à trois millions de barils.Le projet de Laduboro prévoit la construction d\u2019un gazoduc liant les Iles à la pointe est de l\u2019Ile-du-Prince-Edouard et de là, à la Nouvelle-Ecosse, au Nouveau-Brunswick, au Maine et au Québec.A lui seul, le système de transport par conduits nécessiterait l\u2019immobilisation d\u2019au moins $800 millions, tandis que les installations de stockage et les inventaires de gaz pourraient représenter une valeur totale de $2 milliards.Le plus grand point d\u2019interrogation soulevé par ce projet, insiste-t-on dans l\u2019industrie et chez les gouvernements canadiens, est le caractère compétitif du prix du gaz naturel ainsi stocké.Dans une lettre adressée le 30 avril dernier à son collègue Jean Marchand, le sous-ministre de l\u2019Energie, M.Jack Austin, a souligné que la nouvelle politique américaine favorisait avant tout le stockage et le raffinage aux Etats-Unis plutôt qu\u2019à l\u2019étranger.Tous les produits finis Importés de l\u2019étranger à compter de 1975, et du Canada à partir de 1980, devront supporter des tarifs trois à cinq fois plus élevés que l\u2019échelle en vigueur durant les années \u201960.Par ailleurs, le président de Panarc-tic Oils, M.Charles Hetherington, a signalé le 16 mars dernier au président de Laduboro, M.Henri Dubord, qu\u2019il serait probablement plus avantageux de construire un gazoduc entre les Iles de l\u2019Arctique et Montréal que d\u2019édifier une usine de liquéfaction en Arctique et d\u2019acheminer le tout par méthaniers jusqu'aux Iles-de-la-Made-leine.Enfin, à Québec, on affirme que les études ne sont pas suffisamment avancées pour laisser prévoir une saine concurrence entre le gaz liquéfié des Iles et celui de l\u2019Arctique.Cependant, certains fonctionnaires suggèrent à Laduboro d\u2019emprunter une autre avenue: celle d'emmagasiner du gaz naturel, et peut-être même du pétrole, dans le cadre d\u2019une politique de stockage stratégique, comme le pratiquent déjà les Etats-Unis pour leurs réserves minières.Plutôt que de servir à l\u2019approvisionnement quotidien des grands centres de l\u2019Est canadien et américain, ces réserves de stockage pourraient être aménagées en vue de remédier à toute pénurie subite découlant d'une crise internationale avec les pays producteurs.Ce projet, dit-on, répondrait bien aux préoccupations d\u2019Ottawa et de Washington pour la côte est de l\u2019Amérique du Nord, tout en éliminant les risques de pollution de gazoducs sous-marins.TRUST Æ mm < -Mmw ; -t X*- V- vi w ' vif?*xïi * -\t>\t*\t.\t*.\u2022 -'M ¦«.V\tï- \u2019\t$ XiÆÊÊÊsM ^ \u2022 -L- , c .*v \\\t\u2022 Institution mscrito à la Regie do I Assurance Dépôts du Quebec 1 O O o OJ > oj u a I C ÛJ O c !5 3 N ?S Ü C.» ë Ê4 * a UJ ûj ° T CC 7 ° * o ?: < \u2014j d w 5 2\u201c mm K A) * - CO S 9 O b a d g-° ° s O C O D h.O T3 a.3 O \u2022-\u2022 ^ C «30 \u2022o o a> - > c _ -e to a \u20192 ü: Q.C 3 \u2018O) ° a> ; o X UJ *- UJ CL 5 O U 0) ».TJ 2\tc = P mm \"* 3\t°> E \u2014 \u201dg « cLs u .afo Hr => £ ° ï ° O O o -_ o o £ ov> - ® E 3 in TJ E o Z s a> 0\t18 U
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.