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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Perspectives
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1973-08-11, Collections de BAnQ.

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[" 11 août! 973 Vol.15, No 32 VW >.V,ïv ,*V.v tVHf v*~ -r»\" ^5 v VOIR CHARLEVOIX ET Y RETOURNER PAGE8 UN HÉROS MÉCONNU^ JEAN-LOUIS LÉGARÊ BAGE2 A LA GRANDE EPOQUE DELA COLONISATION DES PRAIRIES, CE TRAFIQUANT ET PIONNIER A ETE LE SEUL BLANC CAPABLE DE ïK»S par Jacques Coulon A Moose Jaw, dans cette 3e avenue sans arbres où les petites maisons vertes, roses ou blanches se ressemblent toutes, Mme Catherine Marcotte vit depuis des années dans le culte de son grand-père.Elle n'est pas seule car neuf autres petits-enfants habitant diverses régions de la Saskatchewan et de l'Alberta partagent ce culte.Mais quand elle en parle, ce n'est pas sans amertume.\"On a été bien injuste pour toute son histoire, dit-elle.Peut-être parce qu'il était Canadien français.Aujourd'hui, on fait passer Louis Rie! pour un grand homme, et notre grand-père devrait être connu aussi bien.Car s'il n'avait pas nourri les Indiens pendant cinq ans, il y aurait eu une guerre.\" Ce grand-père qui venait de Saint-Gabriel-de-Brandon, ce pionnier du sud de la Saskatchewan dont l'histoire ^officielle n'a pas retenu le nom, le mi-j\u2019Itistère des Affaires indiennes et du .jSord canadien s'est quand même dé- M à fui rendre un hommage tardif.;e:8 juillet 1970, J.A.Mongrain, dé-Wté;de Trois-Rivières représentant le nioistre Jean Chrétien, dévoilait le nonûment érigé non loin de l'église de mmm sud de lam wmm Pendài^iijïjÿ^è amértâmiùÊ à la Gfià&m 'illorw Bùnch.En présence de Ross iàtchër, alors Premier ministre de la isikatchéwan, et de l\u2019évêque de Shef-rvllle et du Labrador, Mgr Henri Lé-Mongrain lut à haute voix nscrjption gravée sur la plaque de Suite page 4 mm 3 ïs ; \u2022 m WA\u2019 il» V.V V/r jean-louis légaré lean-Louis Légaré et ses frères et soeurs.Au premier plan: Mme L.Granger, Narcisse et Mme /.Lafortune.En arrière: lean-Louis, Francis et Nazaire.'Trafiquant et pionnier fondateur de Willow Bunch, Jean-Louis Légaré, originaire du Québec, s'adonna à la traite des fourrures à Wood Mountain en 1870 et établit ensuite un poste de traite ici en 1880.Il y devint l'homme de confiance et le porte-parole officieux des Indiens et des Métis.Lorsque les Sioux, commandés par Sitting Bull, se réfugièrent au Canada en 1876, Légaré remplit un grand rôle, de concert avec la Gendarmerie à cheval du Nord-Ouest, dans le maintien de la paix et le retour paisible des Sioux aux Etats-Unis.\" Que faire à vingt-cinq ans, lorsqu'on a du courage, de l'ambition, et que l'on habite une paroisse rurale à peine gagnée sur la forêt, dans une région affligée d'une pauvreté chronique?Il sont nombreux les hommes qui partent, qui descendent vers les \"Etats\" retrouver ceux qui y sont déjà et qui racontent des histoires à faire rêver.A l'époque, on retrouve des Canadiens français un peu partout, de Boston au Nebraska.Jean-Louis Légaré se rend au Rhode-lsland, puis dans l'Etat de New York et jusqu'à Philadelphie, allant de déception en déception, li se souvient alors que ses deux oncles Mélançon vivent à Saint-Paul, au Minnesota, et parvient à s'y rendre, souffrant de fatigue excessive et de la faim.Saint-Paul est alors le grand centre d'approvisionnement du Middle West, une sorte de gigantesque magasin général.Mais hélas! les oncles en question ne sont pas dans une situation bien reluisante, et tout ce qu'ils peuvent faire pour leur neveu, c'est de lui conseiller de pousser un peu plus au nord, jusqu'à Saint-Cloud où l'on cherche des hommes pour les chantiers forestiers.II y passa l'hiver, puis travailla dans une briqueterie qui fit faillite au bout de six mois.C'était à la fin de l'automne, l\u2019année de la Confédération canadienne, et Légaré n'était guère plus avancé que quand il vivait à Saint-Gabriel.Un soir, dans un hôtel minable, il fait la connaissance d\u2019un grand diable d'homme qui parle tout seul.Un trafiquant du nom de Lucien Giroux, qui rumine de fabuleux projets.A Saint-Joseph-de-Pem-bina \u2014 dans le Dakota du Nord, à la frontière du Manitoba \u2014, les Métis ont d'énormes quantités de peaux et de fourrures à écouler.S'ils pouvaient s'y rendre et revenir à Saint-Paul avec un gros chargement.L'expédition dura trois semaines.Chacun conduisait une charrette à boeufs.Ils avaient à peine de quoi manger et souffraient du froid.Route difficile à travers les collines du Minnesota puis le long de la rivière Rouge jusqu'à Pembina.où régnait une misère noire.Les Métis n'avaient plus rien à vendre.Pembina est alors un important poste de traite.Un carrefour où passent les trafiquants qui sillonnent les plaines du Manitoba, le Dakota et le Montana.Parmi eux, les Canadiens français sont nombreux, si bien que durant plusieurs mois Légaré travailla successivement pour un nommé Laverdure, puis pour Alexis Patenaude, Antoine Ouellette et Charles Bottineau.Puis un jour arrive à Pembina un certain George Fisher, trafiquant américain d'origine écossaise, sorte de gentilhomme de la Prairie qui a trouvé l'Eden et en parle avec conviction.Ces terres providentielles se trouvent à quelque 400 milles à l'ouest, près de la frontière du Montana.Ce n'est plus la plaine monotone et inhospitalière, raconte Fisher, mais une région riche, vallonnée, toute en collines boisées.Les rares voyageurs qui l'ont parcourue l'appellent la Mon-tagne-de-Bois.On y trouve de l'eau en quantité, des animaux à fourrure et le bison abonde.Il n'en faut pas plus pour qu'une centaine de familles métisses de la vallée de la rivière Rouge et de Saint-Fran-çois-Xavier décident de tenter l'aventure.D'ailleurs, depuis déjà un certain temps, les Métis cherchent de nouveaux territoires.L'arrivée du chemin de fer, des colons d'Europe et de l'Ontario, l'envahissement de la \"civilisation\" compliquent leur existence.Et les grands troupeaux de bisons émigrent plus à l'ouest et vers le sud.Jean-Louis Légaré et un père oblat sont du voyage.\"C'est en octobre 1870 que lean-Louis Légaré arriva dans la région, précise l\u2019abbé Adrien Chabot, curé de la paroisse Saint-Ignace-des-Saules de Willow Bunch.Il fut le fondateur de ce village et travailla énormément à le développer.Nous avons fêté notre centenaire en 1970, et c'est à cette occasion que le monument élevé à la mémoire de Légaré fut dévoilé.Le terrain sur lequel il se trouve lui appartenait, et il l'avait donné à la paroisse quelque temps avant sa mort, survenue le 1er février 1918.Quelques années auparavant, il avait fait venir plusieurs familles du Québec.\" Fisher avait dit vrai.La Montagne-de-Bois était un petit paradis comparée à de vastes étendues de l'immense prairie qui, de Winnipeg au pied des Rocheuses, s'étire sur près de mille milles.C'était encore l'Ouest légendaire; inhabité et à peine violé.Le Manitoba venait d'être annexé à la Confédération canadienne.A l'ouest de cette dernière province, plusieurs centaines de familles métisses, de rares Blancs et environ 30 000 Indiens; Pieds-Noirs, Cris, Sauteux, Sarcees, Assiniboines, Gens-du-Sang, Piégans dispersés sur un territoire de 375 000 milles carrés, favorable à la chasse et à la vie nomade.Jusqu'en octobre 1874, alors que la première troupe de la Gendarmerie à cheval du Nord-Ouest arrive dans ces contrées, personne ne s'occupe de faire respecter les lois, de maintenir l'ordre entre les tribus indiennes en rivalité constante, les plus fortes vivant de rapines aux dépens des plus faibles; personne ne s'occupe d'éliminer les trafiquants de whisky et les maraudeurs américains qui, à l'occasion, se font la main en massacrant quelques familles indiennes ici et là.Les bisons ne disparaîtront pas des plaines avant plusieurs années.Un jour que Légaré et quelques hommes conduisent au Manitoba une cargaison de peaux et de viande séchée, ils doivent camper à l'abri pendant trois jours pour laisser passer un énorme troupeau de bisons.Mais en une douzaine d années, ces magnifiques animaux auront pratiquement disparu, et les Métis ramasseront à travers les plaines 4es squelettes et les os blanchis pour les revendre quelques dollars la tonne.La prairie que Légaré découvre aux environs de la Montagne-de-Bois n'est pas une contrée champêtre et luxuriante.La forêt y est totalement absente, l'herbe parfois si dure que les bêtes n'en veulent pas.Les bons pâturages sont rares, et les plus riches s'étendent plus au sud, en territoire américain Tout le sud de la Saskatchewan et de l'Alberta \u2014 qui à l'époque font simplement partie des Territoires du Nord-Ouest \u2014 est sujet à des changements de température excessifs et fréquents.Des chevaux meurent de froid ou d'insolation.Ou bien l'hiver est trop doux et la neige pratiquement inexistante.Alors l'herbe des prairies sèche et jaunit très vite.La moindre étincelle cause des incendies que le vent violent propage sur des dizaines de milles.Des centaines de milles carrés de pâturages sont ainsi détruits.Les troupeaux de Suite page 6 La maison que lean-Louis Légaré se fit construire à Willow Bunch en 1881 , LM - 4 \u2014 Il août 1973 Belvedere belvedere KING SIZE \u2022 KltTM r Menthol aussi.Les cigarettes douces vous semblent fades ?Goûtez donc à la douceur Belvedere.Avis' Le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social considère que le danger pour la santé croît avec l\u2019usage. jean-louis légaré bisons poussent beaucoup plus au sud et au nord et, pour les Indiens surtout, c'est la perspective d'une nouvelle famine.L'existence des Indiens de la Prairie est caractérisée par la misère matérielle, la faim et la maladie.Il faut lire les rapports des premiers chirurgiens de la Gendarmerie pour avoir une idée de l'étendue des ravages.\u201cIl n'y a pour ainsi dire pas d'Indiennes de moins de trente ans qui aient les poumons sains\", écrit le chirurgien John G.Kittson.La tuberculose pulmonaire (phtisie), l'influenza, le rhumatisme, la petite vérole, la \u201cfièvre des montagnes\" (genre de malaria qui sévit aussi dans l'Ouest américain), une forme atténuée de typhoïde, la dysenterie, voire la syphilis sont les affections épidémiques les plus communes.Les membres de la Gendarmerie en sont parfois atteints, et la mortalité infantile chez les Indiens et les Métis est très forte.Les Indiens souffrent aussi de malnutrition chronique et de troubles de la vue.C'est ce grand pays hostile que choisit (ean-Louis Légaré.Il établit deux postes de traite et commerce avec les Métis et les colons.Des Métis et des Indiens il obtient des peaux, des fourrures, de la viande de bison séchée qu'il va écouler sur les marchés du Manitoba et des Etats-Unis.En retour il les approvisionne en munitions, farine, sucre, thé, tabac, couvertures, remèdes et ustensiles divers qu'il se procure à Winnipeg, à Saint-Paul, au Fort Benton (Montana).Il fournit du fourrage et de la viande séchée aux agents des Affaires indiennes et, à partir de 1875, aux postes de la Gendarmerie de Fort Walsh et Wood Mountain.Les années passent.Willow Bunch grandit.Comme beaucoup de pionniers francophones de l'Ouest, Jean-Louis Légaré appartenait sans doute autant à la race des poètes qu\u2019à celle des coureurs de bois.Pourtant, au cours de sa vie dans le sud de la Saskatchewan, il explose souvent.\"Qu'cJ-ce que je suis venu foutre ici! Mais pourquoi donc être resté, malgré la faim, le froid, les mauvaises affaires qui parfois frôlaient le désastre, la sécheresse qui ruinait les maigres récoltes, les voleurs de bétail et de chevaux et les moments de grand danger?\" Alors il parle de l'amitié des Métis et des colons venus du Québec.Il évoque les caravanes de charrettes montant à l'horizon, telles des voiles sur la mer, durant les interminables voyages à Regina, Winnipeg, Saint-Paul, Pembina, le Fort Benton; les soirs d'été quand l'ombre dense et fraîche succède à la chaleur du jour, envahit comme en ram- ¦yv***' pant les herbages et les collines basses où errent les maraudeurs et les chiens de prairie.Et la lune démesurée, comme prête à éclater, semblable à un gigantesque boulet de canon chauffé au rouge.En avril 1873, quand il se marie, les Métis de la Montagne-de-Bois se préparent à la grande chasse de printemps.Il se met en route pour le Manitoba, et pendant une bonne partie du voyage, sept cents charrettes allant trois de front l'accompagnent à travers la Prairie.Légaré est ravi.\"Seuls les rois ont un tel cortège de noces\", dit-il.\"lean-Louis Légaré joua un rôle très important durant les années où un nombre considérable d'indiens américains se réfugièrent sur notre sol\", dit Mgr Henri Légaré, o.m.i., archevêque de Grouard-McLennan.en Alberta, et petit-neveu du traiteur de Willow Bunch.\"La situation était alors explosive, et l\u2019on n\u2019est tnu/nurs pas parvenu à comprendre par quel miracle elle ne dégénéra pas en massacres sanglants.\" \"Le premier groupe d'éclaireurs sioux arriva à la Montagne-de-Bois une ou deux semaines avant Noël (1866).Ils appartenaient à la bande des Titons et avaient à leur tête Petit-Couteau, homme inquiet, nerveux, qui était armé d'une carabine américaine et portait plusieurs bagues aux doigts.\" C'est Légaré qui parle, au cours de la longue interview faite des années plus tard à Regina, par un commissaire de l'Armée américaine.Méfiants, plusieurs Indiens entrèrent dans son magasin, s'assirent en cercle sur le sol, sans mot dire.Puis Petit-Couteau se leva et alla présenter la main a Légaré, expliquant qu\u2019ils avaient dû fuir les Buttes-Noires du Dakota, et que tout ce qu'ils désiraient était de faire la chasse et de vivre en paix en terre canadienne.Légaré leur distribua quelques présents et ils retournèrent à leur campement distant d'une quinzaine de milles.A partir de ce moment et jusqu'en 1881, une situation tendue, instable, souvent périlleuse, va s'installer sur l'immense territoire qui va de la frontière du Manitoba au Fort Walsh, près de 400 milles plus à l\u2019ouest et, au nord, jusque dans la région de la rivière Qu'Appelle.Durant l'hiver et le printemps 1877, les Indiens continuent de passer la frontière \u2014 qu'ils surnomment Medicine Line \u2014 par bandes plus ou moins importantes appartenant toutes à la grande nation des Sioux.Sitting Bull expliquera plus tard à Légaré que lui et d'autres chefs avaient le choix de se réfugier au Canada ou au Mexique, mais comme les Sioux se considéraient depuis longtemps comme des alliés des Britanniques, ils avaient opté pour ce premier pays.En mai 1877, le célèbre guerrier passe à son tour la frontière avec 135 loges (familles) et s'installe lui aussi à la Montagne-de-Bois.Le commissaire général de la Gendarmerie du Nord-Ouest avait été informé de ses intentions dans un télégramme expédié de Fort Benton, au Montana, et en avait immédiatement informé le ministre canadien de l'Intérieur.En juin 1877, quelque 5 600 Sioux, hommes, femmes et enfants campent à la Monta-gne-de-Bois sur un territoire d'une quarantaine de milles de long.Ils ont avec eux 3 500 chevaux et des dizaines de mulets dérobés à l'Armée américaine.lean-Louis Légaré et le major Walsh leur rendent plusieurs visites et sont frappés par leur extrême dénuement.Les vainqueurs du général Custer fuient la cavalerie des Etats-Unis depuis une dizaine de mois, et n'ont rien des guerriers terribles et majestueux présentés dans les films hollywoodiens.Beaucoup sont malades et faméliques; ils manquent de vivres, de vêtements, d armes même et certains chassent avec des lances de fortune faites avec des lames de couteau.Leur présence en terre canadienne n'en cause pas moins de grandes inquiétudes.Les Sioux ont mauvaise réputation, et puis l'on ne sait rien de leurs intentions véritables.Le gouvernement canadien et la Gendarmerie du Nord-Ouest ont été avertis qu'en avril 1876, les Sioux ont envoyé un ambassadeur auprès de la Confédération des Pieds-Noirs (la plus puissante nation indienne au Canada).lean-Louis Légaré (à gauche sous la flèche) et le convoi qui se préparait à quitter Regina pour se rendre à Willow Bunch.Ils offraient aux Pieds-Noirs une .liante et la perspective d'un but a énorme: combattre ensemble la taval , .\tIt ne américaine puis se retourner cont les Blancs de l'Ouest canadien In c ,, de troubles graves, la Gendarmerie, q | ne disposait que de 32*1 hommes dai ses divers postes, se voyait déjà dai une position intenable.Enfin, li ^ Sioux sont d'autant plus rcdoutabli .qu'ils sont acculés à la misère, et loi U présence sur les territoires de (lias é des Métis et des Indiens canadiens e d'autant plus mal vue qu'une invasif ^ de sauterelles a ravagé en grande pa .tie les pâturages et que les bisons d viennent rares.Les messages télégr.phiques se succèdent entre les dot '!' chements de l'Armée américaine E3 , bviTTA.\u2018SteÇTCT Efe pxûE4^ MO /\u201cDA Etf »OTS ^ ^ RÜSSÎÉ.£ü % wragiBBKP&iaff H iES.PERÇ.C*JE.OES C.RE.T?VJS NE.^ EMLtNJE^OVJT 'PAS WOKJ WOU\\JEAvj OO'J-JOU cAPÎIA^oTE \u2022v> 16 \u2014 Il inôl 197 i \u2022 \u2022\u2022 \u2022'\u2022\u2022\u2022\u2022 ! -ïV v !' 0 TORONTO1 Map \u2022V/\t.-> \u2022».- * >» \u2022\u2022 .«.Vi' - >v-f>>:Vv.v>».\u2022/\"./ *7 \u2022*>v ft .vv^\u2019jç \u202235.W Wi*4i SUSS jf> \u2022 V* ¦KivC'fv perfumed cologne Khadine, la fragrance subtile de l\u2019Orient.pour la femme-mystère \tHn \\f8T\tw\t1 .^^ËZ~ïmÊE3k- ÂWÊ\tjar ,£cr\t_ *r \tDM) W \u2019 \\\tSut\t\t Parfum, eau de Cologne, rosée de Cologne, mousse de bain, savon et talc Il août 197.1 \u2014 17 et son £fj£ii§&g MiJi '25f-SrrT'- CN*fcr Jacqueline bisset(ci-dessus) dans Comment détruire.en compagnie de Belmondo et (ci-dessous) avec lean-Pierre Léauddans la Nuit américaine.kune asset 20 films 18 \u2014 n joui 1973 par Anne Pierquet Jacqueline Bisset, la ravissante héroïne de la Nuit américaine, le dernier film de François T[ut(aut, vient de tourner, à Paris, avec Jean-Paul Belmondo, dans Comment détru>re la réputation du plus célèbre agent secret du monde, sous la direction de Philippe de -Broca.C'est au studio où elle achevait son travail dans ce film que Anne Pierquet l\u2019a rencontrée.LA RÉDACTION \u2014 Jacqueline Bisset, vous avez un nom français; qui êtes-vous?\u2014 Mon prénom est français, mais mon nom est écossais.Mon père s'appelait Fraser-Bisset; comme il ne se sert plus du nom de Fraser, alors \"my name is Bisset\"! J'ai été élevée en Angleterre, mais je vis aux Etats Unis, à Los Angeles où nous avons une grande maison avec beaucoup d'arbres autour.Elle est en pleine ville, mais très isolée, parce que devant il y a un grand mur qui nous sépare de la route et derrière, la montagne.On entend les voitures, mais on ne voit rien et personne ne peut nous voir.\"Vous savez, Los Angeles est une ville fantastique, très étrange, un peu laide, très laide même, où chaque maison est différente des autres.On y trouve tous les styles.Cela lui donne un genre.Il y a de belles choses, mais aucune unité; ce n'est pas planifié.Avant, il n'y avait pas de maisons en hauteur, à cause des tremblements de terre; maintenant, avec les nouvelles méthodes de construction, il y en a quelques-unes.\" Elle se raconte avec des mots simples, dans un excellent français, rendu encore plus séduisant par un léger accent anglais.\u2014 Comment êtes-vous arrivée au cinéma?Vocation ou hasard?\u2014 Un peu par frivolité.Il y a beaucoup d'hommes et de femmes qui veulent devenir acteurs parce que c'est un métier assez spectaculaire.Mais aussi très dur.Au début, je voulais suivre des cours d'art dramatique sans le dire à mes parents: je trouvais cela très frivole.Puis, à la même époque.Roman Polanski m'a fait faire un bout d'essai pour Cul-de-sac et ç'a marché.et surtout cela m'a beaucoup plu, mais je trouve que c'est de plus en plus difficile.Car c'est difficile de ne pas se répéter.Il faut toujours essayer de garder des réactions fraîches, spontanées.Et c'est d'autant plus aidu, si on a des choses qui marchent, comme un sourire ou un regard, parce qu'alors on peut devenir un acteur truqueur.\u2014 Cela fait combien d'années que vous faites du cinéma?\u2014 Huit ans et j'en aurai vingt-huit bientôt.Je crois bien que j'ai tourné vingt films.Je ne sais plus au juste.Il y a eu Cul-de-sac, Two For The Road, Airport, Casino Royal.Mais vraiment, je ne connais rien au cinéma! \"Peut-être que, si j'avais su qu'un jour je serais actrice, j'aurais essayé, lorsque j'allais aü cinéma, de me souvenir du nom des acteurs et de celui des films, parce qüe maintenant.A Hollywood, c'est affreux, il y a des gens qui me parlent et que je devrais connaître et je ne sais pas qui ils sont.Je n'ai pas tellement la mémoire des noms.J'ai des trous énormes.Finalement, je préfère dire à quelqu'un que j'ai oublié son nom plutôt que me creuser la tête et, peut-être, me tromper.Les gens oublient bien mon nom et je ne trouve pas cela gênant.\" Une cigarette, mais ni l'une ni l'autre n'avons de feu.\"Je n'ai jamais de feu,\" dit-elle en riant.Elle rit souvent, très spontanément.Un rire gai, un rire vrai.Nous continuons.\u2014 Dans la vie, Jacqueline Bisset, qu'aimez-vous?\u2014 Tout.Tout m'intéresse, sauf la politique: je n'arrive pas à prendre ça au sérieux, j'ai l'impression que c'est toujours la même chose.Mais j'adore la musique, la danse, être chez moi, mes amis, la vie tranquille, la cuisine.Mais, à faire la cuisine, il m'arrive de manquer d'imagination, et cela m'agace.A Los Angeles, il n'y a pas de bon restaurant.Aussi mange-t-on t>eau-coup mieux chez soi ou chez ses amis.Et puis, là-bas, les gens sortent assez peu.\u2014 Aimez-vous vivre à Los Angeles?\u2014 Au début, je n'aimais pas beaucoup vivre en Amérique, c'est tellement différent de l'Angleterre.Les choses européennes me manquaient beaucoup: le côté vieux, le côté relaxé, le fait de savoir se mettre à table.Les saisons.J'aime suivre le rythme des saisons.Maintenant, ça va! Elle parle de son enfance, dont elle garde de merveilleux souvenirs: \u2014 Nous vivions à la campagne, à cinquante milles de Londres, dans une vieille chaumière qui avait 350 ans.Elle était entourée de pommiers et de lilas.Ça sentait bon! J'adorais ça! Nous n'avions pas beaucoup d'argent et, même si la maison n'était pas belle, elle avait un grand charme.Et puis, il y avait beaucoup de livres, mais pas de télévision.C'était très bien! Beaucoup de conversations.A cette époque, nous n'avions pas de voisin; maintenant, ils ont construit tout autour.C'est dommage.Ne pas avoir de voisin, c'est le plus grand luxe que je connaisse! J'ai eu une enfance très heureuse mais, vers quatorze ans, mes rapports avec mon père sont devenus très difficiles.Des moments d'hostilité incroyable.Heureusement, on s'en est sorti.Mais souvent, je me suis demandée si l'on s'en sortirait.C'était une animosité constante, des petits riens qui l'irri- taient et qui finissaieht par m'irriter aussi.Mon père insistait beaucoup pour que je m'intéresse aux autres, pour que je ne sois pas seulement une jolie fille enfermée dans un monde à elle.Il y a comme ça des tas de choses dont il m'a fait prendre conscience et qui m'ont beaucoup marquée.Mon père est médecin et il s'intéresse beaucoup aux gens, il est très intuitif, très psychologue.Il sent les gêns, les devine.Je crois que je tiens un peu de lui.\"Ma mère, elle, était plus douce, plus souple, plus compréhensive.Je ne connais pas très bien ma mère.C'est seulement maintenant que je commence à la découvrir, à la connaître et je la trouve adorable.Lorsque j'étais adolescente, c'était toujours des leçons de piano où elle me tapait sur les doigts, des cours de danse.Et c'était: \"Faites ceci ou ne faites pas cela, répétez ça!\" Elle me poussait.Parfois ma mère m'emmenait, avec mes petites amies, à l'opéra, à Londres, parce que j'étais mordue du ballet.C'était une grande occasion.Une grande fête.\" \u2014 Avez-vous envie d'avoir des enfants?\u2014 Oui.De plus en plus.Avoir envie d'enfants, ce n'est pas forcément être liée à un homme.Simplement, on a envie de ne pas vivre sa vie seulement pour soi.Si j'ai des enfants, j'aimerais pouvoir leur offrir le monde de mon enfance.J'ai vraiment des tas de souvenirs de campagne: de jeux sur la pelouse lorsqu'il faisait chaud, de dîners dehors, de parties de croquet avec mes parents et mon frère.Maintenant, mon frère vit à Milan, en Italie, où il travaille pour une maison de publicité.Il est marié et a deux enfants.Très mignons.\u2014 Vous habitez Los Angeles, mais comment vivez-vous?\u2014- Quand je ne travaille pas, je vis normalement, avec quelqu'un.C'est comme si nous étions mariés.Il n'y a pas de différence.Bien que je croie que, pour beaucoup de gens, le mariage change des tas de choses.Je pense que les relations sont toujours difficiles, que l'on soit marié ou pas.L'essentiel est d'être bien avec qui on est ou alors.\u2014 Vos parents vivent toujours en Angleterre?\u2014 Oui.Mais ils sont séparés depuis presque cinq ans.J'étais déjà en Amérique, cela a pourtant eu une grande influence sur moi.Mais je suis heureuse qu'ils l'aient fait.Je crois qu'ils auraient dû faire ça avant, car ils n'avaient pas l'air heureux ensemble.Du tout.Ils ne se disputaient pas, mais il y avait une grande tension.Et j'aime tellement voir les gens heureux! \"Lorsque je suis revenue en Angleterre, la maison n'était plus la même: le départ de mon père changeait tout.Cela faisait très bizarre.Ne plus entendre son pas était très angoissant: c'est atroce de ne plus avoir de foyer.Je me souvenais que, lorsque nos amis venaient, mon père parlait avec eux, et c'était fantastique; maintenant, tout a changé.\" Je suis subjuguée par son regard.Elle vous regarde droit dans les yeux.\"Mais, dit-elle, bien des gens trouvent cela gênant: ils sont mal à l'aise et me disent: \"Qu'est-ce que vous avez?\" \u2014 \"Rien.Je vous regarde!\" \"Souvent d'ailleurs je ne pense pas.Alors, j'essaie, maintenant, d'avoir un regard plus léger.Voir les gens, les choses, cela fait partie du métier.Une actrice doit être consciente de ce qui se passe autour d'elle.\" Née en septembre, sous le signe de la Vierge, elle ne croit pas en l'astrologie.\u2014 On dit des choses qui conviennent à tout le monde.C'est un peu agaçant Je crois qu'il faut croire en soi bien plus que dans la vie.\u2014 Et Montréal, y êtes-vous déjà venue?\u2014 Oui, une fois.J'ai beaucoup aimé, surtout le Vieux Montréal.J'y suis venue parce que mon.(elle cherche le mot) boy-friend est Montréalais, il est Canadien français; d'ailleurs, sa famille vit encore à Montréal.\u2014 J'ai beaucoup aimé la Nuit américaine que j'ai vue à Cannes et.\u2014 Vraiment?Moi aussi, je l'aime beaucoup.C'est un film très léger, très charmant.Comment détruire.est complètement différent: c'est une comédie.Je m'amuse beaucoup.Je joue un double rôle: Christine, une étudiante qui rédige une thèse de sociologie sur le livre populaire et Tatiana, une héroïne à la James Bond.C'est sous les traits de ce dernier personnage que mon voisin de palier, François (Jean-Paul Belmondo) me met dans son nouveau livre, un roman policier, dont il sera le héros sous le nom de Bob Sinclair.Dans le film, la vie quotidienne de François, l'écrivain, et de Christine, l'étudiante, alterne avec les aventures de Tatiana et de Bob.Une partie du film a été tournée au Mexique où nous avons passé cinq semaines.Ici, à Paris, on a tourné la réalité, c'est-à-dire Christine et François.J'aime bien travailler avec Philippe de Broca, il est charmant, agréable.Et il aime la vie! \u2014 Vous avez des projets?\u2014 On m'a proposé d'autres rôles, mais j'ai envie d'arrêter et de me remettre en forme parce que trois mois de ville, ce n'est plus la forme.On boit, on mange tout le temps et, en France, c'est impossible de s'arrêter, même si on se retient.Et puis on ne fait pas de sport.Lorsque je vais rentrer à Los Angeles, je vais reprendre mes cours de danse et, après, on verra.# Il août 1973 \u2014 19 5g*-fc- am a rw.>i* :U^j xc;;*a.20 \u2014il août 197 J La pêche et la poire sont vraiment des fruits superbes.|e ne chanterai pas longtemps leurs louanges car, j'en suis persuadée, la majorité de mes lecteurs partagent mon goût pour elles.Ces deux fruits, semble-t-il, sont originaires de Chine et ce sont des trafiquants qui, des siècles avant lésus-Christ, les introduisirent en Grèce et ensuite à Rome.Beaucoup plus tard, des Européens \u2014 missionnaires, explorateurs, colons \u2014 apportèrent leurs semences en Amérique, si bien que nous pouvons, à notre tour, nous régaler de ces beaux fruits.La [)éche, comme la poire, se consomme crue, à l'état naturel.Profitez de la saison.Mais il va sans dire que l'on peut aussi en faire de merveilleux desserts.Essayez-donc ceux que voici.CRÈME A L'ORANGE COURONNÉE DE POIRES 1\toeuf VS de tasse de sucre Va de eu il.à thé de sel IV2 tasse de lait 3 cuil.a table de tapioca a cuisson rapide 2\tcuil.à table de zeste d'orange râpé I\ttasse de crème double (35 p.c.) I\tcuil.à thé de vanille Poires pochées (notre recette) Amandes rôties, taillées en allumettes (facultatif) Mettre l'oeuf, le sucre et le sel, dans une casserole.Bien mêler, en battant avec une cuillère de bois.Ajouter le lait, le tapioca et le zeste d'orange, en brassant.Cuire à feu moyen, en brassant constamment, jusqu'à pleine ébullition.Baisser le feu et continuer la cuisson 1 minute, en brassant.Retirer du feu et laisser refroidir.Fouetter la crème et l'incorporer au tapioca, ainsi que la vanille.Verser dans un bol et réfrigérer.Au moment de servir, mettre la crème bien refroidie dans des coupes à sorbet et garnir chaque portion d'une demi-poire pochée.Parsemer d\u2019amandes, si on le désire.(6 portions) Poires pochées I\ttasse de sucre 1\ttasse d'eau 2\tcuil.à table de jus de citron I morceau de 2 pouces d'une gousse de vanille ou 2 cuil.à thé de vanille 3\tgrosses poires mûres Mettre le sucre et l'eau dans une casserole et chauffer jusqu\u2019à ébullition.Ajouter le jus de citron et la vanille.Peler les poires et les couper en deux, en leur enlevant la queue e.le coeur.Les déposer dans le sirop bouillant et les y laisser mijoter 3 minutes ou jus- qu'à ce qu'elles soient tendres.Les laisser refroidir un peu et les réfrigérer ensuite, dans leur sirop.Au moment de servir, retirer les poires du sirop, avec une cuillère perforée, et les utiliser comme nous l'indiquons.POUDING AUX PÊCHES VITE FAIT / tasse de farine à tout usage, tamisée 2\tcuil.à thé de poudre à lever 2 cuil.à thé de sucre V4 de cuil.à thé de sel 2 cuil à table de beurre Vi tassedelait I Vi lasse de pêches pelées et coupées en dés 1\ttasse de cassonade, mesurée bien tassée l'h tasse d'eau bouillante 2\tcuil.à table de beurre Chauffer le four à 375°.Beurrer un plat à cuire de l'h pinte.Tamiser ensemble, dans un bol, la farine, la poudre à lever, le sucre et le sel.Ajouter 2 cuil.à table de beurre et le couper finement.Ajouter le lait et les dés de pêches et ne brasser que juste assez pour bien mêler le tout.Mettre dans le moule.Mêler la cassonade, l'eau bouillante et 2 cuil.à table de beurre.Verser sur la pâte dans le plat (ne pas brasser).Cuire au four 40 minutes ou jusqu'à ce que la pâte soit au-dessus du sirop et d'un beau doré.Servir très chaud.(De 4 à 6 portions) DESSERT AUX FRUITS % de tasse de jus d'orange 2 cuil.à table de jus de citron Vi de tasse de sucre 2\tcuil.à thé de zeste d'orange râpé 1 cuil.à thé de zeste de citron râpé V» de cuil.à thé de sel 3\tirèches 3 poires 1 tasse de bleuets (frais ou congelés) Brindilles de menthe Mêler les jus d'orange et de citron, le sucre, les zestes d'orange et de citron et le sel, dans une petite casserole.Chauffer jusqu'à ébullition, baisser le feu et laisser mijoter 5 minutes.Verser dans un moule de métal, peu profond, et laisser tiédir.Refroidir, au congélateur, jusqu'à ce que des cristaux se forment près des bords du moule.Peler et trancher les pêches.Peler les poires et les couper en cubes.Mêler ces fruits et les bleuets et répartir le mélange dans 6 coupes à sorbet.Répartir le sirop à l'orange sur les fruits et garnir chaque coupe d'une brindille de menthe.Servir immédiatement.(6 portions) CRÈME AUX PÊCHES 4\tfasses de pêches tranchées 1\tcuil.à table de jus de citron 2\tcuil.à table de sherry 3\tjaunes d'oeufs \u2022A de tasse de sucre IV* fasse de lait I Vi cuil.à table de fécule de maïs V* de tasse de lait ! cuil.à table de jus de pêches (voir plus bas) 3\tblancs d'oeufs 1 pincée de sel Va de cuil.à thé de crème de tartre VS de tasse de sucre Chauffer le four à 425°.Avoir sous la main un plat à cuire de 1 VS pinte.Arroser les pêches du jus de citron et du sherry.Laisser reposer 30 minutes, en brassant à quelques reprises, délicatement.Egoutter et conserver le jus.Battre les jaunes d'oeufs, auxquels on ajoutera Va de tasse de sucre, jusqu'à ce qu'ils soient crémeux.Mettre 1V4 tasse de lait dans la casserole supérieure d'un bain-marie et chauffer, directement sur le feu, jusqu'au point d'ébullition.Ajouter aux jaunes d'oeufs, petit à petit et en brassant; remettre le tout dans la casserole.Disposer au-dessus d'eau frissonnante.Faire une pâte lisse, avec la fécule de maïs et Va de tasse de lait, et ajouter à la préparation, petit à petit et en brassant.Cuire au bain-marie frissonnant (ne pas laisser bouillir l'eau), en brassant constamment, 15 minutes ou jusqu'à ce que la crème soit épaisse comme un pouding mou.Laisser refroidir un peu.Mesurer 1 cuil.à table du jus de pêches mis de côté et l'ajouter à la crème, en brassant.Verser la crème dans le plat à cuire et disposer dessus les pêches tranchées.Battre en mousse les blancs d'oeufs auxquels on aura ajouté le sel et la crème de tartre.Ajouter VS de tasse de sucre, 1 cuil.à table à la fois, en battant bien après chaque addition.Battre jusqu'à ce que la meringue soit ferme et brillante.Etendre cette meringue sur les pêches, en les en recouvrant complètement (la meringue doit toucher les bords du plat, tout autour).Cuire au four 5 minutes ou jusqu'à ce que la meringue soit légèrement brunie.Laisser refroidir et réfrigérer.(6 portions) POUDING CHAUD AUX POIRES 6 tasses de poires pelées et tranchées 'A de tasse d'eau bouillante Va de tasse de cassonade foncée, mesurée bien tassée I cuil.à table de jus de citron VS cuil.à thé de zeste de citron râpé VS de fasse de cassonade foncée, mesurée bien tassée Va de cuil.à thé de sel Va de cuil.à thé de gingembre 1\tVS fasse de miettes de pain frais 2\tcuil.à table de beurre Chauffer le four à 375°.Avoir sous la main un plat à cuire de 10 x 6 x 2 pouces.Mettre les poires dans une casserole moyenne.Ajouter l'eau bouillante, couvrir et faire bouillir doucement 3 minutes.Retirer du feu et ajouter, en brassant.Va de tasse de cassonade ainsi que le jus et le zeste de citron.Mettre la moitié du mélange dans le plat à cuire.Mêler VS de tasse de cassonade, le sel, le gingembre et les miettes de pain.Etendre la moitié de ce mélange sur les poires.Parsemer de la moitié du beurre, en noisettes.Répéter les couches de poires, de mélange au pain et de beurre pour utiliser tous les ingrédients.Cuire au four 20 minutes ou jusqu'à ce que les poires soient tendres et les cubes de pain bien brunis.Servir très chaud.(6 portions)\t\u2022 CROUSTILLANT A LA NOIX DE COCO ET AUX POIRES 4 poires 'h tasse de noix de coco en flocons Vi de lasse d'eau 1 cuil.à table de jus de citron Va de fasse de beurre Vi tasse de cassonade, mesurée bien tassée Vi lasse de farine Va de cuil.à thé de cannelle Crème Chauffer le four à 375°.Beurrer un plat à cuire de 1 pinte.Peler les poires, les évider et les couper en 8 morceaux.Ajouter la noix de coco, mêler délicatement et mettre dans le plat à cuire.Mêler l'eau et le jus de citron et verser le mélange sur les fruits.Mêler tous les autres ingrédients, d'abord à la fourchette, ensuite directement avec les doigts (le mélange sera grumeleux).Etendre ce mélange sur les poires, en le pressant délicatement.Cuire au four 30 minutes ou jusqu'à ce que les pêches soient tendres et leur garniture brunie.Servir tiède, avec de la crème.(4 portions) /1 août 1973 \u2014 21 \\J>» ¦¦¦ ¦ Vivre en liberté Kl CÜNItilS kl iPINCUS ni émis Ni OMC! La liberté, c'est ce qu'il y a de plus précieux dans la vie.La liberté de marcher sur une plage ou de patauger dans la mer.La liberté de profiter des bons moments avec ses amis\u2014quel que soit le jour.La liberté, c'est aussi la confiance que vous donnent les tampons Tampax.Parce qu\u2019ils sont portés intérieurement, vous obtenez une protection hygiénique invisible, confortable et sans problème.Une protection qui vous permet de porter les vêtements que vous voulez, de participer à toutes vos activités coutumières, et cela, n'importe quand.La certitude que rien ne dérange vos habitudes de vie, c'est la liberté assurée par les tampons Tampax.La protection interne qui rassure de plut en plu» de femme» CONÇUS RAN UN MCDCCIN f ABDIQUÉS tXCLUSIVCMtNT CAR CANADIAN TAMPAX CORPORATION ITD.0ARRIL ONT.V .u ».En page 18, Anne Pierquet signe une entrevue avec l'actrice Jacqueline Bisset.\u2014 Est-ce lors d'un passage à Paris que vous l\u2019avez rencontrée?\u2014Oui, j'allais au Festival de Cannes.\u2014 A titre privé?\u2014 J'y suis allée à titre de pigiste, pour faire des entrevues.\u2014 Vous êtes donc journaliste de métier?\u2014 Je suis jeune journaliste.\u2014 Est-ce qu'il y a un domaine qui vous intéresse particulièrement?\u2014 Oui, le cinéma et le côté humain des gens.C'est le personnage qui m'intéresse chez un acteur ou une actrice, non le métier.\u2014 A votre accent, on voit que vous êtes Française.Il y a longtemps que vous êtes au Québec?\u2014 Je suis débarquée au Québec le 27 décembre 1966, juste après une énorme tempête de neige.C'était merveilleux.\u2014 Est-ce difficile de s'enquébécoi-ser?\u2014 Au début, oui, très difficile.Mais une fois qu'on nous a adopté, c'est merveilleux.\u2014 Qu'est-ce qui es! difficile, le pays physique ou les gens?\u2014 Au début, les deux.Ensuite c'est l'hiver.\u2014 Vous y êtes habituée, maintenant, à l'hiver?\u2014 Oui, car j'aime le soleil et il y a du soleil ici l'hiver.La luminosité est très belle.Et si j'aime tant le soleil, c'est que j'ai vécu dix ans au Maroc.\u2014 Si le soleil du Maroc et celui du Québec ont même luminosité, ils n'ont pas toujours la même chaleur.Vous vous ennuyez de la chaleur?\u2014 Oui, parfois, mais sûrement pas cet été! \u2014 Et si \u2014 pour terminer \u2014 on vous interdisait de donner votre âge?\u2014 Je répondrais la même chose que si on me le demandait: entre 20 et 60 ans.Et voilà pour Anne Pierquet, l'intervieweuse interviewée! La semaine prochaine- Paco Rabanne est couturier-sculpteur ( ci-dessous ) et direct dans ses propos.La mode, dit-il,ça n'existe plus, et une femme à la mode est une femme qui n'a pas de goût.Reportage de Guy Monréal.Dans le même numéro: les frères Pilon face à face; notre caricature, Louise Marleau.Aux deux soleils Anne Pierquet 22 \u2014Il août 1973 PERSPECTIVES a Laisse tomber! \u2014 Regarde s'il est beau.\u2014 Où ça?\u2014 Mais là, voyons.Je ne voyais rien du tout.Il y avait bien des robes de plage, des sandales de toile, des fourre-tout, des parasols, mais il n'y avait pas de bikini et c'est ce que cherchait ma femme.\u2014 Tu n'as pas envie d'acheter un parasol au moins, dis-je, me voyant déjà traîner tout un fourbi sur la plage.\u2014 Je parle du bikini bleu marine à pois blancs là, sur le matelas pneumatique.Je sais bien qu'on a fait toutes sortes de blagues depuis l'invention de cette arme à deux tranchants qu'est le bikini, mais, juré, craché, j'avais pris cette petite pièce d'étoffe pour un noeud papillon, très à la mode cet été en France et en Angleterre (où on garde ses vieilles choses toujours assez longtemps pour qu'elles reviennent à la mode).\u2014 Si tu l'aimes, aussi bien l'acheter.Nous étions arrivés à Saint-Tropez depuis la veille et tout ce que nous avions fait, par une chaleur à pierres fondre, c'était courir un bikini.Comme si elle ne savait pas le français, ma femme demanda un maillot à la boutiquière.\u2014 C'est pour le Tour de France, s'enquit avec ironie la vendeuse, ou pour votre spectacle au Lido?\u2014 Ma femme veut parler d'un bikini.\u2014 Je me disais aussi! Juste à regarder madame, on voit bien qu'elle n'a pas la taille d'un coureur cycliste! Elle était gentille, car elle n'a pas davantage l'allure d'une danseuse du Lido! Ma femme ne saisit rien à cette subtile passe d'armes entre moi et la vendeuse qui l'invita jusqu'à la vitrine pour se faire indiquer la pièce de vêtement.\u2014 C'eét beau! s'exclama ma femme qui tenait la culotte entre le pouce et l'index comme on retient une grenouille par la patte.Est-ce que je peux l'essayer?La marchande pointa du doigt la salle d'essayage.Après quelques instants, glissant la main par-dessus le rideau, ma femme me manda à la rescousse.Elle réclamait mon avis.Après des heures de course, je trouve tout beau: \u2014 Magnifique! \u2014 Appelle la vendeuse que j'essaie le haut.Je n'eus pas à le faire, elle nous espionnait: \u2014 Madame veut parler du soutien-gorge?\u2014 C'est cela.\u2014 Je n'en ai plus.\u2014 Qu'est-ce que je fais?\u2014 Prends toujours la culotte, on finira bien par trouver le reste.Jamais je n'ai donné un si mauvais conseil à personne.Jusqu'à la fermeture des boutiques, nous n'avons cessé de chercher un soutien-gorge s'harmonisant avec cette culotte à pois blancs.De guerre lasse, je finis par convaincre ma femme d'aller sur la plage avec son soutien-gorge de l'année dernière.\u2014 Je vais avoir l'air d'une folle, il est rouge.\u2014 Bleu, blanc, rouge, c'est un arrangement très français, tu ne trouves pas?Le lendemain, sous les toits de bambou qui servent de pare-soleil aux voitures, quelle ne fut pas ma surprise d'apercevoir toutes les femmes sans soutien-gorge.Par pudeur, je baissai les yeux pour me rendre sur la plage, mais quand je les relevai, je vis que les femmes qui n'avaient pas de soutien-gorge dans le parking n\u2019avaient même plus de culotte une fois allongées sur la plage.\u2014 Tu sais ce que je pense, dis-je gravement à ma femme, les bikinis sont en train de disparaître.Cette année, on ne vend plus de soutien-gorge, l'an prochain on ne vendra plus de culottes, et l'année suivante.\u2014 L'année suivante?\u2014 Bah!.Laisse tomber.est publié chaque semaine par Perspectives Inc.231 rue Saint-lacques Montréal Président lean-Guy Faucher Vice-prés idem Jean Robert Bélanger Secrétaire Guy Gilbert Trésorier Roch Desjardins Directeur de la rédaction Pierre Gascon Président fondateur A.-F.Mercier Vacances Si vous quittez la ville pour quelques jours ou quelques semaines, n'oubliez pas que Perspectives se lit très bien à la plage.Mais il n'est pas à l'épreuve de l'eau.UN SUCCÈS EXTRAORDINAIRE LES MENUS DE MARGO OLIVER Le tout nouveau livre de recettes de Margo Oliver remporte le même succès que son premier et sensationnel best-setter Les Menus de Margo Oliver, c\u2019est un livre de recettes d\u2019une concép bon entièrement nouvefte.475 de vos recettes préférées sont groupées en 110 menus complets 191 pages avec 34 photos en couleurs magnifiques Sept grandes divisions Chaque recette a été éprouvée par Margo Oliver dans la cuisine de Perspectives Edition régulière SEULEMENT «5 9» Egalement disponible EXAMEN GRATUIT OE 10 JOURS NENVOVE2 PAS D'ARGENT MAINTENANT PERSPECTIVES Lm Menus de Margo Otrver 0.P 1848 Place «f Armes.Montréal Ou*, envoyez moi eiemplaee(s) en édmon de kiie et eftempUire(s) en édition régufeére ?Facturez moi plue tard O Ci mcius mon chèque (l\u2019économtsa les frais d'expédition) O Portez à mon compte Charges no ilMNIlNMNIll NOM-\t\t \t\t F-000B\t\t Finis les ongles brisés, fendillés ébréchés et déchaussés ! \u201cHard as Nails\" de Sally 1 lumen aide à raffermir vos ongles et à prévenir les ébréchures.Applique comme un poli à ongles, il recouvre vos ongles d une couche protectrice favorisant leur croissance et leur beauté naturelle.Offert en 23 teintes à la mode.HARO as NAILS\u2019 Le produit à ongles le plus vendu au Canada.Que peut le pédiatre eontre un mal MaUtré toute sa science, il est impuissant.Quand un mal de denta fait pleurer votre bébé, voua voudriez tellement lui venir en aide! 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Votre bébé compte sur vous \u2014 et voua aur Baby Ora-jel.a Dans la Préparation H une substance cicatrisante pour les hémorroïdes Une gulintanrc cicalrisanlt- exclusive provoque- la rétraction des hémorroïdes et la cicatrisation des tissus.Un grand institut de recherche vient de mettre au point une substance cicatrisante sans pareille pour la rétraction des hémorroïdes, le soulagement de la démangeaison et la cicatrisation des tissus.Cette substance ne Fait pas qu\u2019apaiser les douleurs locales; dans nombre de cas.on a pu observer une rétraction notoire des hémorroïdes.Mieux encore.Tenet cicatrisant du médicament s'est prolongé durant plusieurs mois.Cette substance aux effets si bienFaisants se nomme la Bio-Dyne: elle aide rapidement à la cicatrisation des cellules et stimule la croissance des tissus nouveaux.La Bio-Dyne se Présent sous forme d 'oguent ou de suppositoires sous le nom de Préparation H et se vend dans toutes les bonnes pharmacies, accompagnée d'une garantie de remboursement.Préparation TO Il août 197J \u2014 2i LOUISE ' £ /* ,.v.Vs -i \"jè&à sxr ,«kV John Pla>'c! ! 'Ll m.2S fllTl P Louise Marleau et Donald Pilon aiment la JPS.Une cigarette nouvelle, vraiment spéciale.Elle est douce, mais sans rien perdre de cet arôme riche et satisfaisant, particulier à Player\u2019s.Savant mélange des plus fins tabacs de Virginie, la JPS a été fabriquée avec amour par John Player & Sons pour une personne très spéciale: vous.Cigarettes king size filtre, présentées en empaquetages spéciaux vernis noirs frappés d\u2019un monogramme or Etui rond de 25 ou paquet habituel de 20 ou de 25.John Player Special Avis: Le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social considère que le danger pour la santé croît avec l\u2019usage "]
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