La presse, 2 octobre 1973, Cahier A
[" LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE MONTREAL, MARDI 2 OCTOBRE 1973, 89e ANNEE.NO 235, 68 PAGES, 6 CAHIERS MONTREAL-METRO.15c METEO Aujourd'hui : Ensoleillé Demain : Généralement nuageux Maximum : 70 \u2014 Minimum : 40 Détails a la page A 2 Les Carabineros ont failli empêcher le putsch A I8h15, selon la version officielle, le 11 septembre, des militaires sortent de la Moneda le corps d'Allende, enveloppé dans un tapis bolivien.|| i J.; { par Pierre SAINT-GERMAIN Jusqu'à la dernière minute, les Carabineros \u2014 police militarisée \u2014 ont failli empêcher le putsch qui a imposé au Chili, le 11 septembre, une dictature militaire d\u2019extrème-droite.Cette information m\u2019a été transmise par un carabinier, considéré comme une source sûre, avec qui je me suis entretenu dans le plus grand secret, à Santiago, après le coup d\u2019Etat.L'entretien a confirmé une information que j\u2019avais préalablement obtenue d'une autre source, non moins sérieuse, et selon laquelle la participation des Carabineros à la contre-révolution n\u2019a été acquise définitivement que peu après l\u2019annonce de la prise du pouvoir par les putschistes.11 faut savoir, pour saisir l'importance des Carabineros, que ce corps compte 35,000 hommes, comparativement à 40,000 environ pour l\u2019Armée de terre, et dispose d\u2019un armement impressionnant, dont des chars légers.Le président Allende avait l'espoir que les Carabineros, qui passaient pour être en partie constitutionnalistes, demeureraient le principal obstacle à la Marine, à l'Aviation et aux éléments de l\u2019Armée de terre qui préparaient le putsch depuis quelque temps.Selon mon informateur, voici comment les choses se sont déroulées: Peu avant l'annonce, vers 8h30, du communiqué de la Junte enjoignant à Allende de démissionner, ce dernier \u2014 qui était à la Moneda dès 7 h., ayant été prévenu de ce qui allait se passer \u2014 donne ordre à des détachements de carabiniers de se rendre au Palais présidentiel avec des chars légers.Ces renforts arrivent et prennent position.A ce moment-là, les tanks des putschistes n\u2019encerclaient pas la Moneda.Dès la diffusion, par la radio, du communiqué annnonçant la prise du pouvoir par les putschistes, un moment de flottement se produit chez les carabiniers affectés à la protection de la Moneda.On s'étonne que le général Sepulveda, directeur des Carabineros.n'ait pas signé le communiqué.Sepulveda, ministre du gouvernement Allende.était connu pour son respect de la Constitution.On ne sait pas au juste ce qu'il est devenu.Un nouveau directeur Le communiqué des putschistes apprend que le général Mendoza est subitement devenu directeur des Carabineros et a approuvé la décision de la Junte de prendre le pouvoir.Cette promotion est pour le moins douteuse, car Mendoza figure seulement au quatrième rang dans la hiérarchie des Carabineros.Il devient évident qu'on l'a bombardé directeur parce que les deux généraux qui le devançaient n'ont pas voulu marcher avec les putschistes.Les carabiniers ne savent que faire.Bientôt, cependant, même leurs éléments constitutionnalistes céderont devant la force déployée par les putschistes.Ceux qui étaient affectés normalement à la garde de la Moneda obtempéreront aux ordres de quitter les lieux avant le bombardement du Palais présidentiel.Allende restera seul avec la GAP I Garde des amis du Président) et de proches collaborateurs.Ailleurs, toutefois, des éléments de carabiniers demeureront fidèles au président constitutionnel et se battront désespérément contre les putschistes.Cette résistance s\u2019est produite à Santiago et dans plusieurs autres villes, mais elle ne sera jamais admise par la Junte.Dans l'Armée de terre, où Allende comptait également sur des éléments constitutionnalistes, la résistance aux putschistes semble avoir été écrasée ou neutralisée avant le coup d\u2019Etat.La démission du général Carlos Prats, quelques semaines avant le 11 septembre, avait privé les militaires constitutionnalistes ou pro-Allende de leur tête dirigeante.\"L'Histoire nous appartient\" \u2014 Allende \u2014 page A 6 Le maximum d'impôts pour les compagnies multinationales \u2014 Lévesque par Claude GRAVEL envoyé spécial de LA PRESSE JONQUIERE \u2014 Un gouvernement péquiste ne chassera pas les entreprises multinationales du Québec, mais les taxera plus adéquatement et fera en sorte que les investissements étrangers contribuent vraiment au développement économique en devenant ce qu'elles auraient toujours dû être: le complément et non pas l'essentiel de notre progrès économique.C'est ce qu\u2019a affirmé hier soir, au Saguenay, le chef du Parti québécois, M.René Lévesque.Répondant à une question d'un étu- diant du cégep de Jonquicre, le chef du PQ a précisé que la même politique s'appliquera aux entreprises américaines qui viennent exploiter nos gi sementS de fer tout en transformant en grande partie le minerai aux Etats-Unis.Il n\u2019est pas question de les empêcher d\u2019extraire notre minerai Mais il s\u2019agit de leur \u201carracher le maximum d'impôts\u201d pour les appliquer, selon les besoins et les priorités du Québec, à l'ensemble de notre économie.Parlant plus spécifiquement de la compagnie Iron Ore, M.Lévesque a Voir MAXIMUM, page A 6 Ceux qui sont pour la loi sont libéraux \u2014 Bourassa par Gilles LESAGE de notre bureau de Québec La minute de vérité est arrivée pour les Québécois, selon le premier ministre: \"Ceux qui sont pour le respect de la loi seront pour le gouvernement libéral : ceux qui sont contre, on n\u2019en veut pas.\" Inaugurant sa campagne électorale dans son comté de Mercier, hier soir, le chef du Parti libéral s'en est pris tout autant aux leaders syndicaux qu'à ses adversaires trois parlis '\u2022régionaux\u201d, dit-il \u2014 qu'il a l\u2019intention de \"démasquer\" au cours des quatre prochaines semaines.M.Robert Bourassa.à son arrivée à l'immeuble de la Fraternité des po- liciers.fut accueilli par une vingtaine de manifestants portant des pancartes moqueuses à l'endroit de l'un des principaux thèmes des libéraux la qualité de la vie.assaisonnée à diverses sauces: avec 2U pour cent de chômeurs, avec très peu de nourriture, avec la Brink's, ou encore \"Boubou, membre d\u2019honneur de la CIA et de la pègre\" M.Bourassa est entré rapidement, sans porter attention aux protestatai- Voir LOI, page A 6 ELECTIONS 73 \u2014 pages A 2-6-7 et B 1 AUJOURD'HUI MON OEIL SUR NOTRE SPORT NATIONAL SA >*N] PIERRE FOGLIA \u2014\tpage A 7 Québec a le championnat des \"outrages au tribunal\" \u2014\tpage A 5 Montréal possède enfin son école de dérapage contrôlé \u2014\tpage D6 SOMMAIRE Arts et spectacles : A 9 à A 11 Sondes dessinées : B 6 Cinéma : A 11 Décès, naissances, etc.: F 10 \"Dites-moi, docteur\" : B 2 Economie : C 1 à C 6 Editorial : A 4 Etes-vous observateur ?: E 4 Horoscope : B 4 Informations étrangères: E 1, F 1 La bonne table : C 8 \"Le combat magnifique\" : E 3 L'auto : D 6, D 7 Loisirs et Récréation : B 6 \"Mon oeil sur Montréal\" : B 3 \"Mot-mystère\" : F 3 Mots croisés : F 7 Petites annonces : E 2 à E 7, F 2 a F 9 Radio et télévision : A 8 Sports : DI à D 5, D 10, D 11 Tribunaux : F 8\t., Vi e aujourd'hui: B' 6 84 .y, ' HSSI - mm mm ¦ \u2022 - > c* r ¦ mm f #¦ «3 .» photo Antuint Dttiiets, LA PRES I \"J'aime le métro.j'aime l'autobus\" \"J'aime le métro .¦ j'aime l'autobus .Ce n'est cependant pas ce refram qui a provoque un véritable emboutedlage humain, hier après-midi, â la station Beiri-de-Monligny.Cette situation était pltilot attribuable à une panne qui a interrompu le service entre ISh30 et I6h40, sur la voie Henri Bourassa-Bonoventure Ne sachant pas quand le service allait être rétabli, des centaines de personnes inquiétés s'étaler,I massées clans la -rue, à / intersection des rues Sainte-Catherine et Born, ce qui a considérablement ralenti la circulation et empêché les autobus de pouvoir se rendre les dépanner Celle photo, prise à la reprise du service, permet d< loin/otei que les i&igers voyagent principalement vers le lüird, en fin d'après-midi, et que bien soldai^ tisque délie celui ou celle se dingeanl'yers le sud.OCTOBRE Lapsus, homonymes et élites Le chef du Parti liberal est entré officiellement en campagne de la façon prévue: en attaquant principalement le Parti québécois.La stratégie de M.Bourassa et de ses collègues concernant le PQ apparaît déjà clairement.Hier soir a Montréal.M.Bourassa et M.Guy Saint-Pierre, ministre de l\u2019Industrie et du Commerce, se sont limités comme à l\u2019élection de 1970.à des attaques très générales sur des thèmes globaux tels que le budget indépendantiste et la monnaie, sans toucher aux éléments spécifiques du programme péquiste.Cette volonté de s'en tenir à des envolées purement globales a joué un vilain tour à M.Bourassa quand, dans ce qu\u2019il faut sûrement classer comme un lapsus mental, il a qualifié le budget de l\u2019An I de l'indépendance (que doit présenter cette semaine le PQ) de \"document essentiel pour l'avenir du Québec\u201d ! Au cours des quatre prochaines semaines, le chef libéral parcou-rera le Québec.Mais d'une façon tout à fait inédite chez nous.Finies les tournées d'antan.M.Bourassa se déplacera par sauts de crapaud, bondissant d'une ville à l'autre mais revenant presque tous les soirs à son pied-à-terre de Montréal, au Reine-Elisabeîli.Finies également les pittoresques et klaxonnantes caravanes de militants.Une fois rendu dans une région.M.Bourassa fonctionnera par blitz, laissant son avion dans un chef-lieu pour sauter d'une ville à l'autre en hélicoptère.Un seul journaliste pourra donc couvrir chacun de ces déplacements au nom de et pour ses confrères.Une deuxième caractéristique de la \"tournée'\u2019 de M.Bourassa réside dans le fait qu\u2019il se réserve un très grand nombre de journées-tampons afin d'adapter ses déplacements aux circonstances précises de la campagne.Ce qui laisse supposer que le Parti libéral s\u2019apprête à faire une lutte axée principalement sur les comtés.Enfin, l'itinéraire de M Bourassa est livré à la miette, à peine quelque jours à l'avance.La première excursion de M.Bourassa aura heu aujourd'hui au Saguenay.Il sera de retour à Montréal ce soir même.Le Saguenay -Lac-Saint-Jean s\u2019avère un coin que M.Bourassa chérit tout particulièrement parce que.à la dernière élection, c'est une région qui l'a choyé, lui donnant quatre députés sur cinq.M.Loubier plus sédentaire Contrastant avec les bonds du chef libéral, le chef de l\u2019Union na-.tionale, M.Gabriel Loubier.a l'intention de concentrer son action dans un nombre restreint de régions.li n'est d'ailleurs pas encore en campagne.Elle débutera par un séjour de trois jours dans sa propre circonscription de Bellechasse pour tenter de la protéger de l\u2019envahissement créditiste.Puis, selon les renseignements obtenus.M.Loubier passera près d'une semaine en Mauricie, l\u2019un des derniers châteaux forls de son parti.S'il y a des pratiques électorales qui changent avec le temps et avec les partis, il y en a d\u2019autres qui perdurent assez étrangement.Sur les bulletins de vote, apparai-tra pour la première fois cette année sous le nom du candidat.Rf nom du parti accrédité qu'il représente.Cela n'a pas empêche M.Yvon Dupuis de recourir à une vieille tactique des années cinquante qui peut encore avoir un effet pervers dans le cas de scrutins très contestés.soit celle de glisser comme adversaires de candidats très connus, des gens qui portent le même nom.Ainsi, un J.-A.Levesque se présen-lera contre René Levesque dans Dorion et un Claude Laurin contre Camille Laurin dans Bourget.Les élites du PQ Il y a une autre donnée fondamentale de la politique québécoise qui ne semble pas avoir changé.C'est celle qui consiste à obtenir l'appui actif des élites locales.La récolte de 1973 permettra au Parti québécois de présenter a côté de ses professeurs, syndicalistes et avocats peu connus de la première heure i mais dont plusieurs se représentent cette annéei.les leaders naturels au niveau régional traditionnellement acquis aux \"vieux\" partis.Ainsi, le maire d'Arvida, M.Francis Dufour, portera la bannière péquiste dans Jonquicre et le maire de Gatineau.M John l! IAfck.l imite,;: dans Papineau Claude BEAUCHAMP A 2 LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 2 OCTOBRE 1973 I J \t mini-presse\t le monde Q L'Autriche, soumise à de fortes\tque neuf autres personnes ont été pressions de la part d\u2019Israël et de\texécutées pour avoir attaqué les certains autres pays, déciderait de\tforces de l\u2019ordre.Tandis que la rémodifier sa décision de limiter le\tpression contre la gauche se pour- déplacement des Juifs soviétiques\tsuit, les écoles pourront rouvrir sur son territoire.Le chancelier\tleurs portes et une nouvelle régle- Kreisky envisagerait une formule\tmentation des changes a été annon- qui permettrait de concilier sa pro-\tcée.Un double marché est établi messe aux guérilleros arabes avec\tpour la devise chilienne, l\u2019escudo, le transit continu des émigrants\tO Aux Etats-Unis, les procureurs juifs d\u2019URSS se rendant en Israël.\tfédéraux font diligence pour termi- 11 s\u2019en expliquera d\u2019ailleurs avec\tner leur enquête sur le vice-prési- Mme Golda Meir, premier ministre\tdent Agnew car celui-ci pourrait in- d\u2019Israël, qui se rend aujourd\u2019hui à\tvoquer la prescription de cinq ans Vienne, après avoir critiqué la dé-\tpour certains délits dont il pourrait cision des autorités autrichiennes.\tetre inculpé.Le délai de prescripts En Argentine, deux compagnies\ttion expirerait le 22 octobre dans aériennes américaines, Pan Am et\tcertains cas.Braniff, ont reçu des lettres d\u2019orga-\tP Donald Segrettl, qui s\u2019est re- nisations de guerilla leur réclamant\tconnu hier coupable de méfaits des rançons de $1 million chacune\télectoraux pendant la campagne de pour éviter des attaques contre\t1972, témoignera demain devant la leurs appareils et leurs bureaax.\tcommission Ervin sur l\u2019affaire Wa- Par ailleurs, Peron aurait ordonné\ttergate.La commission a dû annu- une campagne de répression contre\t1er sa séance d\u2019aujourd\u2019hui, les le marxisme.\tdeux témoins convoqués ayant dé- P Au Chili, la junte a annoncé hier\tcidé d\u2019invoquer le 5e amendement.\t le Québec P Rentré à Montréal, après un se-\ttraints de descendre l\u2019échelle so- jour de deux semaines en Europe,\tdale.le président de la CSN, M.Marcel Pe-\tP L\u2019ancien député de l\u2019Union natio- pin, s\u2019est engagé à combattre le gou-\tnale, M.Marcel Masse n\u2019a pas l\u2019in- s\u2019est engagé à combattre le gou-\ttention de jouer un rôle actif au vernement Bourassa avec tous les\tcours de la campagne électorale.Il moyens dont il dispose.\tn\u2019a pas non plus arrêté son choix sur le parti pour qui il entend O Une enquête de l\u2019émission \u201cPre-\tvoter, mais il a souhaité \"bonne sent-Québec\u201d de Radio-Canada dé-\tchance\" à l\u2019Union nationale, voile que 71 p.cent des aspirants-\tO A compter d\u2019aujourd\u2019hui, le députés battus aux élections de\tParti québécois refusera les sous- 1970 ont pu réintégrer leurs ancien-\tcriptions qui pourraient lui parve- nes fonctions; 11 p.cent ont même\tnir d entreprises ou d\u2019associations, connu une amélioration de leur sort\tLes fonds que le PQ receuillera ne tandis que 17 p.cent ont été con-\tdevront venir que d\u2019individus.\t métro P Le personnel des services d'ur-\ttion.Si Québec n\u2019a pas répondu à gence de l\u2019hôpital Charles-LeMovne\tleur ultimatum d\u2019ici mercredi, les a décidé de ne pas se représenter\tétudiants entreprendront d'autres au travail ce matin pour protester\tactions.contre le mauvais service qu\u2019il est\t0 Quatre ans après avoir\tété l\u2019ob- obligé de donner aux\tpatients et\tjet d\u2019une enquête publique\tet mal- pour alerter le public sur les condi-\tgré toute une série d\u2019accusations tions dans lesquelles il est obligé\tqui pèsent contre lui, le maire Er- de travailler.\tnest Crépeault sera de nouveau Plus de 15,000 etudiants de High\tcandidat à la mairie d;.\\njou le 5 1 School de Montréal sont descendus\tnovembre prochain.Mais cette fois dans la rue pour appuver les re-\t11 aura affaire à une opposition for- V ,\t;\t\u2018 _ \t\t\t te, puisque les deux partis\tqui fai- I\tvindications de leurs\tprofesseu s\tsaient la lutte au maire à\tla der- 1 au sujet de la déclassification im-\tnière élection ont maintenant uni 1\tposée par le ministère\tde l\u2019Educa-\tleurs forces\t le sport 1 - Le Canadien disputait la victoire\tmier match du programme double aux Rangers de New York, hier,\tqui les opposait aux Cubs de Chi- lors d\u2019un autre match hors con-\tcago, les Mets de New York ont fi- cours.Le Canadien l\u2019a emporté.\tnaleraent mérité le premier rang 4-3.Wayne Thomas a été brillant de-\tde la division Est de la ligue Na- vant le filet du Canadien.Yvon\ttionale de baseball.Ils affronteront Pedneault nous en parle en B-2.\tmaintenant les Reds de Cincinnati C André Trudelle nous revient de\ten finale, dernière étape avant vacances et il nous fait part des\td\u2019affronter les meilleurs de la ligue principales nouvelles dans le\tAméricaine en série mondiale.Les monde des courses de chevaux.B-3.\timpressions des joueurs des Mets O Les jeux sont faits.Après avoir\tet des joueurs de quelques-unes des remporté a victoire lors du pre-\tautres équipes en D-l.\t LA METEO Généralement nuageux Le temps restera encore ensoleillé toute la journée aujourd'hui, puisque selon le bureau météorologique de Montréal, un mouvement de haute pression partant du sud des Maritimes passera sur la vallée du Saint-Laurent.Pour demain on prévoit que le temps sera généralement nuageux une bonne partie de la journée.à Montréal AUJOURD'HUI Maximum 70 \u2014 Minimum 40 Ensoleillé au Québec DEMAIN Généralement nuageux REGIONS\tMin.\tAUJOURD'HUI\tDEMAIN Saint-Maurice\t40\t70 Ensoleillé\tPeu de changement Outaouais\t40\t70\t Laurentides\t40\t70\t Canton* de l'Est\t40\t70\tGén.nuageux Québec\t40\t70\tPeu de changement Rimouski\t40\t00\t Lae-Saint-Jean\t40\t60\t Baie-Comeau\t40\t60\tNuageux et plus frais SepMIet\t40\t60\t Gaspé\t40\t60\tPeu de changement au Canada Colombie-Britannique Alberta Saskatchewan Manitoba Ontario Nouveau-Brunswick Nouvelle-Ecosse Ile-du-Prince-Edouard Terre-Neuve AUJOURD'HUI\t\tMin*\tmm.Ensoleillé\tVancouver\t40\t60 \u2022y\tEdmonton\t30\t55 Averses\tRégina\t40\t50 Nuageux\tWinnipeg\t50\t60 \tToronto\t50\t70 Ensoleillé\tSaint-Jean\t40\t70 »*\tHalifax\t40\t60 \tCharlottetown\t40\t60 \tSaint-Jean\t40\t55 si vous partez Aux Etats-Unis \tMl n.1\tV.»x.\t\tMin.Mix.\t\t\t//m.N»ju New York\t\t\u2014\tChicago\t61\t72\tNew Orleans\t72\t87 Washington\t62\t70\tSan Francisco\t52\t65\tMiami\t77\t87 Boston\t\t\u2014\tLos Angeles\t61\t74\t\t Vers les ca\tpitales\t\t\t\t\t\t Paris\t\t50\tMoscou\t\u2014\t50\tHong Kong\t\u2014 81 Londres\tMf\t46\tStockholm\t\u2014\t46\tLisbonne\t-\t57 Rome\t\u2014\t63\tTokyo\t\u2014\t72\tSydney\t83 Berlin\t\u2014\t45\tAthènes\t\u2014\t72\tTunis\t-\t72 Amsterdam\t\t\t48 *\tCasablanca\t\u2014\t57\tVienne\t\u2014\t52 Bruxelles\t\u2014\t48\tGenève\t\u2014\t48\tVarsovie\t43 Madrid\t\t48\tLe Caire\t\u2014\t70\t\t Vers les plages\t\t\t\t\t\t\t Acapulco\t75\t90\tBermudes\t74\t81\tNassau\t73\t86 .Mexico\t52\t72\tBarbade\t75\t86\tRio de Janeiro 78\t88\t (CM ChltlrM Indiquent !«\t\t\tminimum mngtttr* hl*r et\t\tta minimum la nuit darnlèrt)\t^\t\t \"Le Monde\u201d est pessimiste quant au lendemain des élections du 29 PARIS (PC) \u2014 Les Québécois pourraient bien être plongés, au lendemain des élections générales du 29 octobre, dans une situation de type irlandais, estime le quotidien parisien Le Monde.Cette situation pourrait survenir si le Parti québécois de M.René Lévesque recueillait, selon ce journal, la majorité du vote francophone et demeurait dans l\u2019opposition, en raison du vote anglophone qui permettrait au gouvernement du premier ministre Bourassa de se maintenir au pouvoir.Le Monde, le quotidien le plus influent de France, publie, dans ses éditions de dimanche et d\u2019hier, un long article de son correspondant montréalais, F.-M.Monnet, qui traite des prochaines élections québécoises.Selon le journal, l\u2019approche de ces élections ramène au premier plan le jeu complexe de la politique québécoise et l\u2019équipe de M.Bourassa n\u2019est pas parvenue à dissimuler la question fondamentale : les quatre millions de Québécois francophones n\u2019ont pas en- core trouvé le moyen d\u2019assurer leur survie politique et économique.Les problèmes Ce moyen, pour plusieurs, existe dans les recommandations contenues dans le rapport de la commission d\u2019enquête Gendron.Mais le premier ministre Bourassa a dû, pour conserver l\u2019appui des 20 p.cent d\u2019électeurs anglophones, remettre, semble-t-il, ce rapport dans ses tiroirs.Les recommandations majeures de cette commission sont à l\u2019effet que le français doit être décrété la seule langue officielle de la province tandis que l\u2019anglais doit être considéré comme le français c'est-à-dire comme une des langues nationales.Le non-engagement du gouvernement Bourassa sur ces recommandations devrait lui permettre de conserver la \u201cconfiance\u201d des Québécois anglophones, le 29 octobre, et ainsi de se maintenir au pouvoir.Actuellement, estime Le Monde, il existe entre le Québec et l'Ulster une La reconnaissance du régime chilien: une affaire de \"gros sous\" TORONTO (PC) - Le Globe and Mail, dans un article publié hier à la une, rapporte que c\u2019est un contrat aéronautique de $5 millions qui a précipité la reconnaissance par Ottawa du nouveau régime chilien.Le quotidien de Toronto précise qu\u2019un contrat prévoyant la vente au Chili de six appareils de type Twin Otter avait été signé par la société De Havilland Aircraft et la compagnie aérienne du Chili avant que la junte militaire renverse le gouvernement Allende par un sanglant coup d\u2019Etat, mais que le financement, par la Société d\u2019aide à l\u2019exportation, n\u2019avait pas été complété.Le journal laisse entendre que la De Havilland a fait des représentations auprès du ministère fédéral de l\u2019Industrie et du Commerce et de la Société d\u2019aide à l'exportation.Ces représentations auraient été transmises au ministère des Affaires extérieures.Le ministre des Affaires extérieures, M.Mitchell Sharp, a annoncé que le Canada reconnaissait la junte militaire samedi.Selon le Globe and Mail, le président de la Société d\u2019aide à l\u2019exporta- tion, M.Hugli Aitken, a souligné que le financement du contrat ne pouvait être fait tant qu\u2019il n\u2019y avait pas de relations officielles entre le Canada et | le Chili.Le journal cite également M.Pierre Charpentier, directeur de la section de l'Amérique latine au sein du ministère des Affaires extérieures, qui aurait j fait savoir que des considérations d\u2019ordre commercial ont constitué le principal facteur dans la décision du j Canada de reconnaître le régime mill- i taire du Chili.On nie la nouvelle De son côté, le ministère des Affaires extérieures a catégoriquement nié, hier soir, qu\u2019un contrat commercial ait été à l\u2019origine de sa décision.Un porte-parole du ministère a affirmé que M.Charpentier avait carrément démenti avoir prononcé les paroles que le journal lui attribue.Pour sa part, un directeur de la Robert McIntyre, a affirmé que la mise en marché de De Havilland, M.compagnie n\u2019avait exercé aucune pression auprès du gouvernement pour compléter la transaction.différence essentielle, soit l\u2019absence de violence.Le Parti québécois, d\u2019inspiration social-démocrate, écrit M.Monnet, y est fondamentalement opposé, car il sait qu\u2019il aurait tout à perdre, lui, à ce jeu qui légitimerait une intervention d\u2019Ottawa, voire le cas échéant de Washington, mais dans une telle conjoncture, la violence peut être l\u2019effet de provocation.Le maintien de l\u2019équipe Bourassa au pouvoir, grâce à l\u2019appui des électeurs anglophones, et celui dans l\u2019opposition du Parti québécois malgré un appui majoritaire des Québécois francophones, pourrait être une provocation susceptible d\u2019entraîner la violence.L'affaire Laporte Poursuivant, Le Monde fait, pour la première fois, semble-t-il, état des révélations du Toronto Star au sujet de la crise d\u2019octobre 1970, au cours de laquelle M.James Cross, attaché commercial britannique, et M.Pierre Laporte, ancien ministre québécois du Travail, avaient été enlevés par des membres du Front de libération du Québec, et durant laquelle le premier fut libéré et le second exécuté par des membres de cette organisation terroriste.Ces révélations du Toronto Star, souligne Le Monde, donnent à réfléchir, ajoutant qu\u2019on sait aujourd\u2019hui que M.Laporte, devenu depuis sa mort une sorte de martyr de la démocratie, entretenait des relations avec des personnes douteuses, dont les noms sont associés aux agissements de la pègre montréalaise.Le journal rappelle que la commission d\u2019enquête sur le crime organisé va se pencher sur l\u2019affaire Laporte, mais il doute qu\u2019elle parvienne un jour à faire toute la lumière sur la crise d\u2019octobre.CONVENTION PARTI QUEBECOIS MERCIER\u2014 Candidats en lice: M.Louis O'IVIeil M.Michel Saint-Louis Venez tous le 2 octobre à 7 h 30 au 4805, rue Christophe-Colomb (angle boul.St-JosephJ ORATEURS INVITÉS: M.Pierre Marois M.Mathias Rioux BIENVENUE À TOUS!____________________ N\u2019ATTENDEZ PAS! Faites-le maintenant ta FENETRES PORTES AUVENTS\t\t REVÊTEMENT\tRECOUVREMENT de CORNICHES\t TOITURES\tGOUTTIERES\t Plus de 20 ans d'expérience.AVANT D'ACHETER, DEMANDEZ NOS PRIX ET CONDITIONS TRÈS AVANTAGEUX 279-8551 Appel interurbain accepte Matériaux de construction en aluminium 1530 est, rue Beaubien, Montréal.Québec /* A parti! dans pouvoir y changer quoi que ce soit.Le ministre du Travail.M.Cournoyer.ne s'est pas montré très empressé de faire voler le projet de loi en question.11 l'a même référé tout récemment au Conseil consultatif du Travail et de la Main-d\u2019oeuvre pour étude.On sent qu\u2019il hésite beaucoup.Il ne faut pas oublier d'ailleurs que les centrales syndicales, en particulier, ont mené une lutte farouche pour amener le gouvernement à reculer sur ce point.\u2022 Alors, il serait intéressant de savoir exactement si le premier ministre entend ramener le bill 89 devant le Parlement, soit dans sa version actuelle, soit dans une version amendée.Il n\u2019est pas question ici de vouloir mettre en contradiction le premier ministre et son ministre, mais d'amener le gouvernement comme tel à se brancher.Nous ne blâmons pas M.Cournoyer d'avoir recherché l'avis du Conseil consultatif.Il aurait même dû le faire bien avant.Mais la façon dont il Ta fait pouvait laisser croire à une tactique visant à noyer le poisson.On a le droit de savoir si tel est le cas.Le public, croyons-nous, sent le besoin d'être protégé en cas de conflits dans les services publics.Certes, il peut y avoir plus d'une manière d\u2019assurer cette protection.Le bill 89 en représente une.Ceux qui la rejettent.n\u2019en ont malheureusement pas préconisé d\u2019autre, que nous sachions.M.Bourassa voudrait-il nous dire exactement le fond de sa pensée là-dessus ?Au fait, c\u2019est une question qu\u2019il faut poser aussi aux autres chefs de partis.Qu'entendent-ils faire pour empêcher que le publie n ait à souffrir indûment chaque fois que les employés des services publics décident d'un arrêt de travail concerté ?Sont-ils pour le bill 89 ?Sont-ils contre ?Estiment-ils que des amendements pourraient le rendre acceptable et, si oui.quels seraient ces amendements ?Sinon, quelles sont les solutions de rechange qu'ils proposent ?Les centrales syndicales et le public, en général, ne peuvent demeurer indifférents devant un tel problème, il ne faut pas que celui-ci soit escamoté au cours de la présente campagne sous prétexte qu\u2019il est extrêmement délicat.C'est un domaine ou on ne peut se contenter de généralités ou de voeux pieux.Il ne suffit pas de dire qu'on est pour les syndicats ou qu'on est pour le public.On peut très bien être pour le public sans être contre les syndicats.C'est la manière dont on entend procéder dans le concret qui compte.Vincent PRINCE J19 o*tr -PioNsé Tou» droit» réservé* Reconnaître ou pas?Fallait-il ou non reconnaître le nouveau gouvernement militaire du Chili?Depuis samedi dernier, la question est bien académique, Ottawa ayant reconnu la junte.Pour calmer l'opposition à cette décision, M.Sharp a tenté de la présenter comme une mesure inspirée par la miséricorde.Le geste est commandé partiellement, dit-il, par le souci de protéger les ressortissants canadiens.En réalité, le débat se situe sur un plan plus large, et le ministre le sait mieux que quiconque.11 s'agit de savoir si la reconnaissance diplomatique implique un jugement moral sur tel ou tel régime politique.Il s\u2019agit de savoir si on peut s\u2019interdire de reconnaître un Etat pour des raisons morales sans remettre en cause tous les usages diplomatiques.La langue française est singulièrement claire de ce point de vue.Elle distingue nettement entre l\u2019Etat et le régime qu\u2019il se donne.On peut donc reconnaître un Etat sans prendre son régime comme modèle.A un journaliste communiste qui s'indignait du manque de réaction du gouvernement français en face du putsch chilien, le président Pompidou a répondu jeudi dernier, au cours d'une conférence de presse: \u201cNous ne cherchons pas de modèle chez les autres et nous ne voulons imposer à personne notre régime\".Il est vrai que cette règle a souffert quelques dérogations dans le passé.Quand les Bol-chéviques ont pris le pouvoir en URSS, il s\u2019est écoulé plusieurs années avant que les démocraties libérales ne reconnaissent le nouvel Etat.Ce rappel nous ramène au présent.Car si Al-lende avait été délogé manu militari par des extrémistes de gauche, au lieu de l\u2019être par des fascistes, ceux qui s'indignent aujourd'hui d\u2019une reconnaissance étendue au gouvernement des généraux mettraient-ils autant d'énergie à déconseiller à M.Sharp tout rapprochement avec un gouvernement chilien devenu communiste?Et, en vertu d\u2019une implacable logique, faudrait-il briser les relations diplomatiques avec la Russie, parce qu'elle persécute ses intellectuels, avec l\u2019Espagne de Franco, avec 50 autres dictatures, qui.dans autant de territoires récemment émancipés du joug colonial, se maintiennent par la terreur?Avec cet opportunisme qui le caractérise, le chef socialiste David Lewis aurait voulu que le Canada mette un certain temps à reconnaître le Chili issu du coup d\u2019Etat.Mais qu\u2019est-ce que cela aurait changé à une histoire qui, sous bien des aspects, est immorale?Il est immoral d\u2019étouffer les libertés, d\u2019encourager la délation, de fusiller les opposants (plus de 2.000 morts, d\u2019après un journaliste de Newsweek).Mais était-ce évitable?De toute façon, la question de la reconnaissance diplomatique ne se situe pas principalement sur le terrain moral.M.Sharp ayant également déclaré que les relations diplomatiques avec le Chili sont nécessaires à la défense \u201cdes intérêts financiers que le Canada peut avoir au Chili\u201d, le gouvernement canadien conserve l\u2019obligation de voir à ce que ni le Canada ni les Canadiens ne servent de prête-nom à des entreprises d\u2019exploitation économique là-bas.Notre parenté avec les Etats-Unis (qui.eux aussi, reconnaissent la junte militaire» crée de ce point de vue un danger qui n\u2019est nullement imaginaire.Guy CORMIER ce que pense LE LECTEUR Sécurité des autobus scolaires \\ M René Lévesque.Dimanche, le 23 septembre )'J73.lors d une émission télévisée et payée par le Parti québécois, vous receviez Madame Marie Vallée, candidate du parti et Monsieur Pierre Marois, également candidat du parti.Certaines remarques de Madame Vallée m\u2019ont particulièrement choque et me portent aujourd\u2019hui à croire que votre parti est en train de sombrer dans la petite politique.Plusieurs personnes reprochent aujourd\u2019hui à Monsieur Yvon Dupuis d\u2019employer des thèmes que la population québécoise pourrait facilement accepter, semblables à: Professeurs, enseignez et Etudiants, étudiez, sans toutefois connaître la situation exacte dans les écoles et sans de plus proposer de solution valable.En effet.Madame Valiee a déclaré lors de cette émission que plusieurs personnes refusaient de participer a certaines activités parce que le transport pour ces activités était effectué par des autobus de type autobus scolaires.Elle a de plus prétendu que ces autobus n\u2019offraient pas de sécurité et même qu\u2019il était dangereux de permettre que nos enfants soient transportés par ces véhicules.Je veux d'abord vous faire remarquer que vos enfants sont plus en sécurité dans ces autobus que dans votre propre véhicule.En obtenant les statistiques du Ministère des Transports, vous pourriez vérifier facilement cette affirmation et également en obtenant le nombre d\u2019accidents câusant des blessures aux enfants pendant l\u2019été par rapport au nombre d\u2018accidents causant des blessures durant la période scolaire.Je suis actuellement aviseur légal de l\u2019Association du Transport Ecolier du Quebec Tnc.et je suis conscient de l\u2019effort des membres de cette association pour assurer la plus grande sécurité aux élèves transportés Dans le but d\u2019offrir cette sécurité aux élèves transportés l\u2019association réclame depuis plusieurs années du Gouvernement Provincial l\u2019abolition des soumissions publiques et également l\u2019octroi de contrats mieux rémunérés et avec de meilleures conditions que ce qu\u2019offre actuellement le Gouvernement Provincial, par l\u2019entremise des soumissions scolaires Je pense que votre parti ignore actuellement les difficultés auxquelles ijrtt a faire face les transporteurs sco- mJ, «/ (aires, et je déplore vivement ces quelques remarques de Madame Vallée.Lors de la présentation du projet de loi numéro 23.soit la loi des transports, les membres de l\u2019Association du Transport Ecolier avaient demandé à votre représentant.Monsieur Charles Tremblay, de les appuyer sur cette demande d'abolition des soumissions.11 y aurait peut-être lieu aujourd'hui de nous fournir des explications sur le fait que Monsieur Tremblay n'ait pas cru bon de donner suite à cette demande.De plus, si Madame Vallée propose que le transport des étudiants soit effectué par des autobus du type des autobus de transport public semblables à ceux actuellement employés par la Commission de Transport de la Communauté Urbaine de Montréal, il faudrait considérer la dépense énorme que ceci représenterait pour les con tribuables de la province.En effet, un autobus de type scolaire coûte actuellement environ $14,000 pour 12 rangées de banquettes alors que les autobus employés par la Commission de Transport de Montréal sont d'un coût supérieur a $40,000 et ne peuvent asseoir le même nombre de personnes.Vous comprendrez que plusieurs facteurs pourraient être discutes dans la présente lettre en ce qui concerne le transport scolaire dans la Province de Québec et je n'ai certes pas l\u2019intention de m\u2019étendre sur ce sujet.Toutefois j'aimerais connaître en détail la politique de votre parti sur ce sujet et si cette politique à votre opinion est suffisamment bien établie dans le programme du parti, auriez-vous l'obligeance de nous faire parvenir une copie de ce programme, de façon a ce que je puisse fournir une opinion aux membres de l\u2019Association du Transport Ecolier du Québec sur la politique de votre parti à ce sujet.Votre tout dévoué, Pierre DELORME, avocat et aviseur légal de l'Association du Transport Ecolier du Québec Inc.c.c.à M.Jean-Guy Boulet, Président de l'Association du Transport Ecolier du Québec Inc.320, boui.Du Séminaire St-Jean, P.Q.c c.a Mme Marie Vallée Parti québécois «785, avenue du Parc Montréal Coiffeur indigné Au ministre Jean Cournoyer.Inutile de vous dire combien fut grande mon indignation lorsque j\u2019ai pris connaissance de l\u2019amendement au décret relatif au métier de coiffeur pour hommes et visant à modifier les heures de travail et d'ouverture dans les salons de coiffeur pour hommes de la région de Montréal.Je ne sais pas quelles sont les forces occultes ou quels spécialistes du \u2022\u2022lobbying\" ont fait pression sur vous, pour que vous en arriviez à prendre une décision aussi rétrograde et surtout préjudiciable aux intérêts individuels et collectifs des coiffeurs, qu\u2019ils soient employeurs ou employés.Je m\u2019étonne d\u2019autant plus du geste qu'il n\u2019a été précédé d\u2019aucune consultation auprès des principaux intéressés, c\u2019est-à-dire les coiffeurs ou leur Corporation, C\u2019est proprement scandaleux de voir notre charge de travail augmentée \u2022 puisque l\u2019amendement porte à soixante et onze heures et demie (71h30i par semaine les heures d\u2019ouverture au iieu de quarante heures et demie f* mutions particulières a LA PRFSSE sont également réservé«Counmr in la drui* en \u2022 Cl.'iKi»\u201d I mugi uerner-f fUiinoro HOU Port ou retour yaranti Tft ÉPHONISTE (pu - tu i ¦ uiv .\t8/4-7272 ON.\t874 70 70 874-7306 l\u2019I Tl TE S ANNONCLU\t874-7111 RAISON ADOMIC 1-\t874 6911 k\t« pleins feux sur l'actualité LA ckcouc, munikcmL, MAKUl l UL.IUBKt |y/J A 5 Québec a le championnat des \"outrages au tribunal\" Les accusations d\u2019outrage au tribunal se multiplient comme des petits pains chauds depuis quelques année.Les tribunaux ont trouvé ce moyen pour tenter de mieux se faire respecter par les avocats, les témoins et ceux qui rapportent les débats judiciaires.Dans ce second article d\u2019une série de trois, Bernard Té-treault relève les principaux exemples de condamnation pour outrage au tribunal.par Bernard TETRAULT OUR bien comprendre comment est appliquée la mesure d'exception qui s'appelle \"outrage au tribunal,\" quoi de mieux que des cas concrete.Il faut d'abord préciser que l'outrage au tribunal n'est pas le monopole des cours criminelles.Les coroners s'en servent, le commissaire des incendies l'utilise et, tout récemment, les commissaires de l'enquête sur le crime organisé l'ont brandi contre des témoins récalcritants.H serait d\u2019autre part inutile de rappeler les avalanches d\u2019outrages au tribunal observées au Québec durant les conflits ouvriers des dernières années, la crise d\u2019octobre 1970.les procès felquistes et la guérilla judiciaire.Les cas des trois chefs syndicaux Pépin, Laberge et Charbonneau, ceux des professeurs de l\u2019enseignement spécialisé.Michel Chartrand, Pierre Vallières, Paul et Jacques Rose et Me Robert Lemieux sont connus, ayant reçu une énorme publicité.Triste championnat Notons plutôt que, pour des raisons tout à fait obscures, c\u2019est le Québec qui est la province championne au chapitre d'outrage au tribunal puisque, pour chaque cas constaté dans le reste du Canada au cours des dernières années, on en compte dans notre province des dizaines ! En voici quelques-uns, à titre d'exemples.\u2014 Le 23 décembre 1965, un journaliste accrédité au Palais de Justice de Montréal, Guy Bourdon, est condamné par le juge Peter Shor-teno à $200 d'amende à la suite d'un article paru dans le défunt quotidien \u201cMétro-Express\u201d, article jugé outrageant à l\u2019endroit du tribunal.Le juge demande si le journaliste est présent et l\u2019invite à prouver sur le champ pourquoi il ne devrait pas être condamné pour outrage au tribunal.Le journaliste, pris au dépourvu, balbutie qu\u2019il a écrit sa nouvelle de bonne foi et admet qu\u2019il a pu faire erreur.Le juge prononce la condamnation séance tenante: $200 d\u2019amende ou un mois de prison.\"T'es un chien .\u2014 Le 28 janvier 1966, Guy Davis, qui vient de se reconnaître coupable de deux vols à main armée commis dans des tavernes de Québec, est condamné à deux mois de prison pour avoir insulté en pleine cour le représentant du ministère public.Le juge Paul Roy, après les représentations du procureur Anatole Corriveau, venait de condamner l\u2019accusé à 10 ans de prison lorsque celui-ci lança en direction de Me Corriveau: \u201cT\u2019es un chien.T\u2019es un chien sale.\u201d Le procureur s\u2019en plaignit au juge et l\u2019invita à sévir, ce que celui-ci fit sans tarder.\u2014 Le 7 juin 1967, un avocat montréalais, Me Nikita Tomesco, est condamné à $100 d\u2019amende pour outrage au tribunal par le juge Gérard Laganière, ce dernier ayant qualifié d\u2019obstructions les multiples interventions de l\u2019avocat au cours d'une enquête préliminaire sur une série de fraudes dans le domaine hotelier.La décision fut provoquée par le refus de Me Tomesco de reprendre son siège à l'invitation du tribunal.Encore d'autres \u2014 Le 17 juin 1967, le juge François Auclair, de la Cour Supérieure, condamne la firme Guarantee Fit Inc.et son président, M.Issie Farovith, à $500 d\u2019amende pour outrage au tribunal, cette compagnie ayant violé une injonction du juge Jean Saint-Germain qui lui enjoignait de ne pas distribuer ou vendre son produit dans un contenant d\u2019un format identique à celui d\u2019une autre compagnie, Braided Products Ltd.\u2014 Le 11 décembre 1967, appliquant les nouvelles dispositions de la loi des coroners, le coroner Laurin Lapointe, de Montréal, condamné à huit jours de prison pour outrage au tribunal deux témoins qui refusaient de parler, Claude Faber et Jacques Pocetti (celui-ci était par la suite assassiné au cabaret Boul\u2019Mich).Les deux hommes étaient détenus en rapport avec le meurtre du portier de l\u2019hôtel Plaza, Jules Csoman.Le 18 décembre suivant, les deux hommes refusant toujours de témoigner, le coroner Lapointe les condamne à nouveau pour outrage au tribunal, cette fois à trois mois de prison.Libérés par la suite, les deux témoins récalcitrants ne lurent jamais accusés du meurtre.Secret professionnel du journaliste \u2014 Le 18 mars 1969, le commis- saire des incendies John McDougall condamne un journaliste de Radio-Canada, John Smith, à sept jours fSmmàSi vrf-'o:.:': .s\u2019 A* * ¦ iê'w.h * m jmtéy .% ¦ rjf photo PC Parmi les exemples les plus spectaculaires de condamnation pour outrage au tribunal, il faut évidemment mentionner celle des trois chefs syndicaux emprisonnés l'an dernier.Cette photo fait voir Marcel Pepin, président de la CSN, franchissant la grille.de prison pour outrage au tribunal.Au cours d\u2019une pré-enquête sur la vague d\u2019attentats à la bombe qui déferlait sur la métropole à cette époque, Smith avait refusé de témoigner en se retranchant derrière le secret professionnel.Le tribunal voulait connaître l\u2019identité d\u2019un présumé felquiste qui avait accordé au journaliste une longue entrevue filmée sur le terrorisme au Québec.Smith a refusé de parler, même si le felquiste était un fumiste.Le commissaire McDougall décida que la loi ne reconnaissait pas de secret professionnel aux journalistes.Et d\u2019autres \u2014 Le 21 février 1970, le juge Kenneth McKay accuse d'outrage au tribunal six étudiants du collège Loyola qui avaient participé à la publication d\u2019écrits critiquant le procès de 10 Antillais relativement à la mise à sac du centre d\u2019informatique de l\u2019université Sir George Williams, en 1969.Le document des étudiants qualifiait le tribunal, le jury et le juge McKay, qui présidait lui-même le procès des Antillais, de \u201ccorrompus et racistes\u201d.\u2014 L\u2019an dernier, l\u2019agent Antoine Carrochia, préposé aux relations publiques de la police de Montréal, est lui aussi pris pour outrage au tribunal.L\u2019agent Carrochia avait émis le 25 mai 1972 un communiqué relatif aux accusations portées contre la firme Saputo e Figli et associant cette dernière à la Mafia.\u2014 Enfin, le 15 février 1973, la première d\u2019une dizaine de condamnations est appliquée contre des témoins à l\u2019enquête sur le crime organisé.Ce témoin, Sam Duchoeny, est condamné à un jour de prison par le juge Rhéal Brunet, qui préside la commission, après qu'il eut admis avoir menti lors de son témoignage afin de protéger un ami.Et la liste pourrait s'éterniser.Ce qu\u2019il faut retenir de tous ces cas, c'est la façon dont l\u2019accusation et la condamnation d\u2019outrage au tribunal ont été appliquées, la procédure sommaire employée.Toutes ces personnes n\u2019ont pas été acusées de façon formelle et elles n'ont pas subi de procès.Elles n\u2019ont eu droit à aucune défense et elles ont été jugées sommairement coupables après avoir essayé de dire pourquoi elles ne devraient pas être condamnées.Et la plupart n\u2019ont même pas eu droit d'en appeler devant un tribunal d instance supérieure, ce qui n'est heureusement plus le cas.DEMAIN: Critiques et projets de réforme La jeunesse suisse a d'autres ambitions que la garde papale par Jacques FERRIER Collaboration spéciale à Rome L'HONNEUR et la gloire ne 'suffisent plus à la jeunesse d'aujourd'hui.Il lui faut aussi des espèces sonnantes et trébuchantes.Les Suisses appelés à assurer la sécurité du souverain pontife n\u2019échappent pas, hélas ! à la règle de notre temps.Il devient toujours plus difficile d'en trouver qui soient disposés à s'engager dans la garde pontificale, où un minimum de deux ans est exigé.Certes, leurs traitements ont été récemment revalorisés, mais en Suisse, où l\u2019on compte des centaines de milliers de travailleurs étrangers, ce ne sont pas les emplois bien rémunérés qui manquent.Le nouveau commandant de la garde suisse pontificale, le colonel Franz Pfyffer von Altishofen, qui a succédé il y a quelques mois au colonel Robert Nunlist, me fait part de ses soucis.Il me reçoit en toute simplicité dans son bureau, qui se trouve non loin de la porte Sainte-Anne.Il est en bras de chemise et fume la pipe, sous les portraits de ses prédécesseurs (qui sont nombreux: la fondation de la garde suisse ne remonte-t-elle pas à 1506, alors que Jules II était pape?).Selon le règlement, il devrait y avoir 75 hallebardiers, mais actuellement, en ce mois d\u2019août, on n\u2019en compte que 66.Il est vrai que des auxiliaires se sont engagés pour deux ou trois mois, pendant les vacances d'été, mais ils s\u2019en iront au début de l'automne.Leur nombre s\u2019élève à 26.et ce sont pour la plupart des étudiants, enchantés de passer quelques semaines agréables a Rome.\u201cSI! est difficile de recruter de nouveaux gardes, me dit le colonel Pfyffer von Altishofen, c\u2019est à cause de l\u2019é v o 1 u t i o n de notre temps.En Suisse, le marché du travail est saturé, et puis il y d\u2019innombrables possibilités d\u2019aller à l\u2019étranger.En outre.le sentiment religieux n\u2019est plus aussi intense qu\u2019autrefois.Enfin, nos hallebardiers doivent être célibataires, et à notre époque on aime à se marier jeune.Pour toutes ces raisons, nos effectifs diminuent, et je dois dire que je suis assez inquiet.Mais j\u2019ai une compensation: tous les jeunes gens qui sont sous mes ordres ont un excellent caractère.J\u2019entretiens avec eux de très bons rapports.\u201d Le commandant appartient à une vieille famille lucernoise dont dix membres, au cours des siècles, se sont déjà trouvés à la tête de la garde suisse pontificale.II est le onzième.Mais c\u2019est, en somme, par hasard, qu\u2019il est venu à Rome au service de Paul VI.Agé de cinquante-cinq ans, il a fait ses études de droit à Rome (sa mère était Romaine), à Fribourg et à Berne.Il a été greffier, juge, puis président du tribunal de Lucerne, jusqu\u2019en 1962.A ce moment-là, M.Franz Pfyffer von Altishofen a abandonné la magistrature pour les assurances: il a été fondé de pouvoir, conseiller juridique et sous-directeur de la compagnie \u201cZurich\u201d.\u201cAu cours de l\u2019été de l\u2019an dernier, me dit-il, j\u2019ai été appelé à Berne, chez le nonce apostolique, qui m'a proposé de venir au Saint-Siège.Le pape \u2014 que je ne connaissais pas personnellement \u2014 en avait exprimé le voeu.J'ai hésité un peu, puis j\u2019ai accepté.Je suis entré dans mes nouvelles fonctions le 1er novembre 1972.J\u2019ai, certes, une certaine expérience de la vie militaire: j\u2019ai été capitaine d\u2019infanterie, puis juge d'instruction dans la justice utilitaire.\u201d On se rappelle qu\u2019en 1970 Paul VI avait supprimé la gendarmerie, la garde palatine et la garde noble, ce qui fait que le travail et les responsabilités de la garde suisse ont considérablement augmenté.Mais les effectifs sont insuffisants, d\u2019autant plus que.selon le règlement, il pourrait y avoir jusqu'à cent hallebardiers.Pendant deux jours ils montent la garde aux trois portes de la Cité du Vatican (arc des Cloches, porte de bronze et porte Sainte-Anne) pendant neuf à dix heures.Le troisième jour, le matin, ils sont obligés de suivre des cours, ils sont libres l\u2019après-midi, et cela recommence.Vêtus de leur uniforme bleu ou de l\u2019uniforme de gala, conçu, dit-on, par Michel-Ange, les gardes suisses ont toujours le sourire aux lèvres; ils sont d\u2019une extrême courtoisie, et cela tous les touristes peuvent le constater.Mais leur travail n\u2019est pas facile.Il arrive qu\u2019ils doivent rester immobiles pendant des heures.Pour devenir garde suisse il faut être âgé de 19 à 25 ans, être de nationalité suisse, avoir au moins 1 mètre 74, présenter un certificat de bonnes moeurs, pratiquer la religion catholique et ne pas porter la barbe.A son arrivée à Rome il doit avoit une paire de chaussures montantes à lacets sans clous, deux chemises sans col et deux paires de bretelles.Il sait qu\u2019il devra toujours passer la nuit à la caserne, au Vatican.S\u2019il a une aventure sentimentale, elle doit prendre fin à 23 heures 30, dernier délai.La solde de base est de 120,000 lires par mois.Mais la \"double garde\u201d est rétribuée 2,000 lires, et pour les services spéciaux les hallebardiers reçoivent 3,000 lires l'heure.Ils ont droit en outre à une treizième mensualité et à une indemnité indexée sur l\u2019augmentation du coût de la vie (elle est actuellement de 34,000 lires).Après dix ans de service un garde suisse est au bénéfice d\u2019une pension de 54.000 lires par mois, après quinze ans de 117.000\tlires, après vingt ans de 195.000\tlires.Ce n\u2019est peut-être pas le Pérou, mais ce n'est pas mal.Les gardes suisses doivent accomplir un travail souvent pénible, mais ils ont aussi de grandes satisfactions.N\u2019est-ce pas un privilège, pour un catholique, que de faire partie de la garde du corps du souverain pontife?Et puis, ils ont la possibilité de continuer leurs études, de visiter Rome, de faire partie d\u2019une fanfare et d une chorale, de pratiquer de nombreux sports, notamment le football et le judo.La plupart d\u2019entre eux sont très satisfaits de leur sort, et ils voudraient qu\u2019une propagande plus intense et plus judicieuse soit faite en Suisse.L'un d eux a déclaré ceci: \u201cJe me suis habitué peu à peu au contexte un peu prussien des fastes modernes d\u2019une des dernières cours d\u2019Europe.\u201d Le bruit court périodiquement que la garde suisse pourrait être supprimée, car elle constituerait un des anachronismes du Vatican.J'ai posé la question au colonel Franz Pfyffer* von Altishofen, qui s'est empressé de mettre les dioses au point: \u201cSous Paul VI, m\u2019a-t-il dit, il n\u2019en est pas question.On avait eu des craintes alors que le problème se posait d\u2019abolir un certain nombre de gardes.Ri gendarmerie, la garde noble et la garde palatine sont tombées, mais la garde suisse a survécu, et elle survivra.Ce qui me préoccupe, maintenant, c'est de maintenir les effectifs, et je mets tout en oeuvre pour les renforcer.Que dirait-on, dans le monde, si le commandant ne parvenait pas à trouver, pour garder le pape, un nombre?suffisant de soldats?\u201d 1\tbureaucrate pour 2\tmilitaires dans l'armée des USA par Louis Wiznitzer collaboration spéciale à New York PRES la Maison-Blanche clouée au pilori à la suite de Watergate, c'est le Pentagone qui se voit placé sur la sellette.Non pas, cette fois, au nom du pacifisme, mais dans le cadre de la lutte contre la bureaucratie tentaculaire et du gaspillage des deniers publics.Un rapport sénatorial vient de révéler que le Pentagone emploie un million et treize mille civils dont les salaires coûtent environ dix milliards de dollars annuels, sans compter les 2 millions 2 cent mille soldats portant l'uniforme.L\u2019appareil militaire américain est ainsi fait qu'il prévoit un bureaucrate pour deux militaires.\u201cLe Pentagone, écrit Roger Kelley, ancien Ministre de la Défense, dans le \u201cWashington Post\u201d, n'est pas tant un monument au militarisme qu\u2019à l\u2019imbécilité administrative.Un pays vraiment militariste ne dépenserait pas 50% du budget, affecté à sa défense en salaires à des colonels qui jouent les garçons de courses et longent les corridors du Pentagone chargés de documents inutiles et à des amiraux qui passent leur temps à se verser des rasades de Bourbon au cours de conférences où il est plus souvent question de football que de Défense Nationale\u201d.A lui seul le ministère de la Défense compte plus d\u2019employés que les ministères de l\u2019Agriculture, du Trésor, de la Santé, de l\u2019Education et des Postes.Le bâtiment du Pentagone abrite, entre autres, 18 mille officiers supérieurs ( commandants, majors, colonels, généraux, amiraux) touchant des salaires allant de 1.500 à 4,000 dollars par mois.\u201cLes trois quarts d\u2019entre eux, affirme \u201cRam-parts\u201d sont des ronds-de-cuir\".Leur activité, en tout cas.à en croire la Commission sénatoriale pour les Forces Armées, n'est trois fois sur quatre, guère vitale pour la sécurité nationale.\u2019 Ces jobs, écrit le \u201cSt.Louis Post Dispatch\u201d sont des sinécures.Toutes les bureaucraties tendent à proliférer et à se perpétuer.Celle du Pentagone fut puissamment éperonnée par la guerre du Vietnam qui \u2014 pour citer un exemple \u2014 fit passer de 1964 à 1968 le nombre de \u201cdépendants\u201d civils (épouses, mères, enfants de militaires) de 400,000 à 1,300,000.L\u2019appareil militaire américain qui ne réussissait pas à s\u2019exprimer sur le champ de bataille, gagnait de l\u2019embonpoint et devenait obèse.M.Nixon, après son arrivée au pouvoir, opéra bien des coupes sombres, en un premier temps, du côté du Pentagone et en quelques mois 200,000 fonctionnaires furent remerciés.Mais, soucieux de ne pas s\u2019aliéner la caste militaire (c\u2019est à elle qu'il fit appel en nommant le général Haig au poste de Secrétaire Général de la Maison-Blanche pour remplacer Haldeman) le Président renonça à soumettre le Pentagone à une cure d\u2019amaigrissement plus sévère encore.Le parti républicain \u2014 à commencer par ses barons, au Sénat et à la Chambre \u2014 ne tient pas.en prévision des élections législatives de l\u2019année prochaine, à prêter le flanc à l'accusation d'avoir grossi les rangs des chômeurs de milliers de \"pentocrates\u201d (c\u2019est le nom souvent donné aux employés du Ministère de la Défense).Bien sûr, des raisons économiques (le combat contre l\u2019inflation) pourraient avoir raison des obstacles politiques et Mr.Schultze, Ministre du Trésor, vient de trouver un allié inespéré dans la personne de M.Schlesinger, le nouveau Ministre de la Défense qui a déclaré, à propos de la pléthore de bureaucrates militaires: \u201cNous avons ici une armée d\u2019experts comptables.C\u2019est ridicule\u201d.Certains militaires commencent d\u2019ailleurs à s\u2019insurger contre les traitements de faveur accordés aux employés civils.Un général qui préfère conserver l\u2019anonymat nous confie: \u201cUn fonctionnaire de moyen échelon gagne plus que le commandant du porte-avion Entreprise.Pourtant, il travaille 5 jours par semaine seulement, il ne commande pas à 50,000 hommes, il n'a pas un volcan atomique sous les pieds\u201d.On ne voit pas que cette situation puisse changer à court terme et M.Nixon, à la suite de Watergate, n\u2019a pas l\u2019autorité qu'il faut pour sabrer dans cette tumeur bureaucratique.A droite, des voix s\u2019élèvent d\u2019ailleurs pour s'opposer à \u201ctoute réduction de personnel dans le secteur militaire.\u201d \u201cLe National Review\u201d proclame: \u201cCe n\u2019est pas l\u2019heure de faire preuve de faiblesse\u201d.A quoi le sénateur Mike Mansfield, leader de la majorité, répond : \"Non seulement la graisse inutile nuit à la bonne santé du Pentagone mais il n\u2019est pas bon que le secteur militaire monopolise tant de nos meilleurs cerveaux\u201d. Aé LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 2 OCTOBRE 1973 Télémédia refuse l'information politique \"cannée d'avance\" par André BELIVEAU Les documents sonores produits par ou pour les partis politiques et présentés comme \u201céléments d'information\u201d seront dorénavant bannis des ondes des stations radiophoniques affiliées au réseau Télémédia.La nouvelle nous en a été confirmée hier soir par M.Pierre Béland, directeur de l'information à CKAC.\u201cJ'ai donné ordre à tous nos journalistes de ne plus toucher au x bandes sonores émanant des partis politiques ou des agences de publicité travaillant pour leur compte, ou transmises par le \u201csendee sonore\u201d de l\u2019agence Telbec\u201d, nous a déclaré M.Béland.\u201cOn n\u2019a pas l\u2019intention de faire une campagne électorale avec des informations \u201ccannées\u201d d\u2019avance.\u201d Il y a quelques jours à peine, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec avait demandé aux propriétaires des stations de radio et de télévision d\u2019éliminer de leurs bulletins d'information tous les documents audio-visuels produits par des partis politiques.Cette mise en garde de la FPJQ, survenant au tout début d'une campagne électorale qui menace d'etre fortement axée sur une utilisation inten- sive des média électroniques, surtout du côté du parti libéral, tendait à prévenir la prolifération sur les ondes de la propagande partisane déguisée en Information.C'est justement en utilisant un tel procédé que le premier ministre Bou-rassa a annoncé mardi dernier la tenue et la date des prochaines élections québécoises.Selon un relevé sommaire que nous avons effectué en fin de journée hier, CKAC et Télémédia semblent être les premiers organismes de radiodiffusion.du moins dans le secteur privé, à adopter sur cette question une position aussi radicale.A CKLM et au réseau Radio-Mutuel, par exemple, les journalistes que nous avons consultés affirment n\u2019avoir reçu sur ce point aucune directive particulière, chaque cas étant laissé au bon jugement du responsable du moment.Dans la pratique, soutient-on pourtant, il est rare que de tels messages soient diffusés intégralement dans le cadre d'une émission d\u2019information.La politique annoncée par CKAC et Télémédia ne vise évidemment pas les messages partisans diffusés au titre de la publicité payée et identifiés comme tels.Adressez-vous a l'une ou à l\u2019autre de ces AGENCES DE VOYAGES CENTRE VILLE 1253, McGill Collège, suite 240, coin rue Ste-Catherine 866-781 1 AMERICAN EXPRESS CO.LTD.\t1200 rue Peel\t861-361 1 VOYAGES BEL-AIR INC.2155 rue de la Montagne\t\t844-8817 VOYAGES R.BERGERON INC.\tMétro Guy\t935-1182 VOYAGES CONSTELLATION LTÉE\t215.rue Saint-Jacques\t871-3298 HOLIDAY TRAVEL SERVICE INC.,,\t550 ouest, rue Sherbrooke\t849-3571 VOYAGE HONE\t1460 Union\t\t845-8221 VOYAGES KÜEHNE G NAGEl\t485 rue McGill\t861-9311 LM VOYAGES LTÉE 1184 ouest rue Ste-Catherine,4e étage\t\t879-1184 MAISON DES VOYAGES Coin Union et Président Kennedy\t\t842-8008 AGENCE de VOYAGES MEADOWS\t751 Square Victoria\t849-1243 VOYAGES SELECT LTÉE\t620, rue Cathart, suite 504\t866-3345 TOUREX VOYAGES INC.1454delaMontagne.Suite211\t\t843-8873 VOYAGES TRAVELAIDE 1010 ouest, rue Sainte-Catherine\t\t861-7272 TRAVEL VOYAGES UNIVERSE service\t1.Plaza Alexis-Nihon Etaqe de Modes\t932-2911 AGENCE DE VOYAGES VIAU\t3428, rue St-Denis\t842-1751 \t\t AGENCE DE VOYAGES ATLAS\t1821 est, rue Sherbrooke\t527-8881 VOYAGES R.BERGERON INC.\t7190 boul.Pie-IX\t376-6700 AGENCE DE VOYAGES MAISONNEUVE \u2019SUT 255-4162-\t\t-255-4141 4454, rue Saint-Denis 845-8225 AGENCE DE VOYAGES ATLANTIC & PACIFIC
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.