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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
jeudi 1 mai 1884
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1884-05, Collections de BAnQ.

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4me Année 1er MAI 1884 Numéro 9 JOURNAL D’EDUCA'7 ; AT D’INSTRUCTION PARAISSANT LE 1er ET LE 15 D , C .1 OIS, LES VACANCES EXCEPTÉES PSIIÂIBE ji ï p IJ J.»IB.CïiOUTlESt, liédacteur-propriétaire Prix de l’abonnement : UN DOLLAR par an, invariablement payable d’avance Toute correspondance, réclamation, etc., concernant la rédaction devra être adressée à J.-B.Cloutier, professeur à l’école normale Laval ; celles concernant l’administration, à L.J.Demers & Frère, imprimeurs-éditeurs, no.30, rue de la Fabrique, Québec.SOMMAIRE.— Partie officielle: Nominations de commissaires et syndics d’écoles—Délimitation de municipalités scolaires.—Pédagogie : Qualités de l’instituteur—Hygiène scolaire.— Partie pratique : Méthodologie — Leçon de grammaire—I, Devoirs d’invention—II, Dictée —Les personnes pieuses—III, Dictée—La Bibliomanie.—Devoir d’élèves.—Fable mise en prose.—Arithmétique—Problèmes — Algèbre —Toisé.—Divers : Analyse littéraire (Suite) —L'Educateur de Genève.- ' • Actes Officiels Département de l’Instruction publique Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par ordre en conseil, en date du 26 mars dernier (1884), de faire les nominations suivantes, savoir : Commissaire d'écoles.Comté d’Arthabaska, Chester Est.—M.Vital Camiré, en remplacement de M.Louis Tessier, qui a quitté définitivement les limites de la municipalité, et n’a pas été remplacé par élection.Syndic d'écoles.Comté d’Ottawa, township de Buckingham.— M.James McFaul, en remplacement de M.John Winson, qui a quitté la municipalité.Membres du bureau d’examinateurs protestants de Pontiac.—Le Révd.Robert Acton et le Révd.Thomas B.Connelly, en remplacement du Révd.Motherwell, et du Révd.M, Robertson, qui ent laissé la Province.Département de l’Instruction publique.Nominations de Commissaires d'écoles.11 a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR de faire les nominations suivantes, par ordre en conseil en date du 26 mars dernier (1884), savoir : Comté d’Arthabaska, Saint-Albert.—M.Pierre Gagné, en remplacement de M.Clovis St.Cyr, qui a quitté la municipalité.Comté d’Iberville, Saint-Sébastien.—M.Félix Campbell, en remplacement de M.Elzéar Doucet, qui a quitté la municipalité.Comté de Montmorency, “ Les Crans.”—M.Isaïe Goulet, en remplacement de M.Benjamin Simard, décédé.Comté d’Ottawa, “ Bowman et Denholm.”—MM.Duncan McPbee, jr., Samuel Brunet, Hugh McMillen, Archibald McMillen et Alphonse Poitras.Municipalité nouvelle.Comté d’Ottawa,u Portland West.”—MM.Jamô3 Waters, John Sconnell, jr., James McGarrys, Thomas Provost et William Mason.Municipalité nouvelle.Département de l’Instruction publique Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR par un ordre en conseil en date du 26 mars dernier (1884), d’ordonner que les lots un, deux et trois, du sixième rang, et la moitié nord de chacun des lots un, deux et trois, du cinquième rang de la municipalité scolaire du township de “ Eardley,” dans le comté d’Ottawa, soient détachés de la dite municipalité et annexés à 98 L’ENSEIG-NEMENT PRIMAIRE cells de u Saint-Etienne de Chelsea, ” dans le même comté, pour les fins scolaires.Département de l’Instruction publique Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR par un Ordre en Conseil, en date du 26 mars dernier (1884), d’ordonner que toute cette partie de la municipalité de la ville de Lévis, située entre la rivière Etchemin et la limite entre la paroisse de Notre-Dame de Lévis et celle de la paroisse de Saint-David de l’Auberivière, dans le comté de Lévis, dont elle fait partie pour toutes les autres fins, soit pour les fins scolaires, détachée de la municipalité de la ville de Lévis, et annexée à celle de Saint-David de l’Auberivière.-.000- PÉDAGOGIE QUALITÉS DE L’INSTITUTEUR L’instituteur pour remplir efficacement sa mission doit être zélé, car il ne lui servirait de rien de posséder toutes les.branches d’instruction qu’il doit enseigner, d’être au fait des meilleures méthodes pédagogiques, s’il n’a aucun attrait pour son état, s’il ne se sent pas animé d’un désir ardent de communiquer des connaissances aux autres.Celui-là seul qui travaille vaillamment, qui aime là jeunesse, qui considère son école comme le champ spécial que Dieu l’a appelé à cultiver est un véritable instituteur ; parce que s’il a sérieusement à cœur de s’acquitter consciencieusement des nobles fonctions que lui imposent les devoirs de sa charge, il fera tout en son pouvoir pour recueillir une abondante moisson, il ne perdra pas de vue que le résultat de son travail exercera plus tard une très grande influence sur l’avenir de son pays, il sait aussi que la semence qu’il jette dans les jeunes cœurs germera, se développera et produira d’excellents fruits, pourvu toutefois qu’en enseignant les sciences profanes, il n’oublie pas la science des sciences, celle de la religion.Elle est grande, elle est belle, elle est sublime, la mission de l’instituteur qui, comprenant bien l’étendue de la responsabi- lité qui pèse sur lui, n’en marche pas moins d’un pas ferme et assuré à la poursuite du bien.Il montre par là qu’il sait que le drapeau qu’il porte réunira autour de soi, non seulement la génération présente, mais aussi les générations futures.“ Il est fort regrettable, dit un auteur célèbre, qu’il y ait si peu d’hommes zélés qui embrassent la noble carrière de l’enseignement.Plusieurs de ceux qui s’y engagent la regardent comme un pis aller, une sorte d’esclavage, et soupirent après l’heureux jour où ils pourront la quitter.Ceux-là n’ont jamais compris l’importance de leurs fonctions, et n’ont par conséquent aucune affection pour leurs élèves, ils les déprécient même dans l’occasion.” Ces paroles sont d’une vérité frappante, car il est difficile d’attendre quelques progrès de ceux qui ont de semblables dispositions, et ils sont bien à plaindre les élèves confiés à de tels maîtres.En eflet, les enfants n’ont que de la répugnance pour l’étude, dès qu’ils s’aperçoivent que l’instituteur s’ennuie avec eux, qu’il a hâte que la classe finisse pour en être débarrassé.Les leçons languissent, l’émulation, l’ordre, la discipline sont inconnus, enfin, maîtres et élèves considèrent l’école comme une prison.Nous n’avons pas heureusement à déplorer un tel état de chose dans notre pays, car la plupart de nos instituteurs et de nos institutrices sont dévoués et remplis d’ardeur pour l’avancement de leurs élèves.Il y a cependant quelques ombres au tableau.Il arrive quelquefois que des jeunes gens pauvres, n’embrassent l’enseignement que pour gagner quelque argent, afin de poursuivre ensuite leurs études professionnelles ; plusieurs jeunes filles ne se font institutrices que parce que leurs parents les y forcent, d’autres pensent que, par ce moyen, elles trouveront un parti plus avantageux que si elles restaient à aider leur mère dans les travaux de la ferme.Nous pouvons dire sans nous tromper à ceux qui se trouvent dans ces conditions, qu’ils ne sont pas dans leur état et que leur travail est plutôt nuisi- L’ENSEIG-NEMENT PRIMAIRE 99 ble qu’utile au pays.Sachez donc, jeunes gens et jeunes personnes, qn’en prenant la direction d’une école, vous assumez une bien grave responsabilité’.Si par incapacité, par négligence, par ineptie, vous êtes la cause que plusieurs enfants manquent leur éducation, vous leur causez un tort irréparable dont vous aurez à rendre un compte sévère au souverain juge.Puisque l’état d’instituteur joue un si grand rôle sur l’avenir d’une nation, il est donc de la plus haute importance que ceux qui l’embrassent possèdent toutes les qualités requises et ne s’y engagent pas par caprice ou par intérêt.Les commissaires qui, sous prétexte d’économie, engagent des maîtres ou des maîtresses au rabais sont très blâm.blés et indignes de l’importante position qu’ils occupent ; car ils doivent avant tout s’assurer si les sujets qu’ils chargent de diriger leurs écoles possèdent les qualités requises pour remplir convenable ment et consciencieusement les fonctions importantes qui leur sont confiées.-o-o-o- HYGIENE SCOLAIRE I.MALADIES DU CORPS Nous recommandons aux instituteurs la lecture attentive des conseils ci-dessous dus à la plume autorisée du docteur Pécaut.On apporte aujourd’hui les soins les plus minutieux à la construction et à l’aménagement d’un bâtiment scolaire, et c’est avec raison, car de là dépend en partie la salubrité d’un milieu où des centaines d’enfants doivent séjourner chaque jour pendant plusieurs heures.Mais il ne faut pas oublier que ces conditions matérielles ne suffisent pas à sauvegarder la santé des enfants, que même elles restent absolument inefficaces si le maître lui-même ne se charge de leur faire produire tout leur fruit, et n’apporte à la surveillance de l’hygiène scolaire une surveillance de tous les instants.Une école peut être construite, distribuée, aménagée, meublée selon toutes les règles, munie des perfectionnements les plus modernes ; ce n’est encore rien, et les vies enfantines y peuvent courir les risques les plus graves, si l’incurie du maître amène la saleté, la mauvaise tenue des élèves, si les heures de travail et de récréation sont réparties de façon à compromettre leur santé, si l’abus des châtiments les plonge dans la terreur ou dans la tristesse, ou qu’au contraire une coupable faiblesse les livre sans contrôle à leurs instincts.Une école n’est-saine, les enfants n’y sont vraiment en sécu rité, que si le maître n’oublie pas un seui instant qu’il a charge, non d’âmes seulement, mais aussi de tous ces petits organismes délicats, si prompts à se fausser ou a se détraquer, et s’il ne consacre à cette surveillance de l’équilibre physique, autant de zèlei d’intelligence, de science, qu’il en met au service de l’éducation proprement dite.C’est là une tâche que rend infiniment ardue l'incompétence inévitable de l’instituteur en matière de diagnostic médical.Quelle que soit l’attention qu’il aura mise à se pénétrer des instructions spéciales qu’il a reçues à cet égard, à bien apprendre et comprendre les descriptions sommaires des premiers symptômes, telles que les lui fournissent aujourd’hui les cours.de l’école normale, ou les circulaires administratives, il n’en reste pas moins que c’est là une instruction infiniment superficielle, toute théorique d’ailleurs, et que la réalité risque de dérouter bien des fois.Et pourtant le, dpypir ij’en est pas moins impérieux : pësyjùaranbe et cinquante enfants lui sont ‘confiés par leurs parents pendant six ou1 huit heuréé par jour, il répond d’eux, ayi physique èpjnme au moral, et ne saurait laisser péricliter la santé de 1 un d eux sans assumer une grave responsabilité.Coxment dohc.faire ?Touf simplement en mettant à cette tâche plus d’intelligence et surtout de véritable amour des enfants qu’il lui sera possible, en veillant sur eux avec la même constance dans l’observation que feraient les parents eux-mêmes.‘Il n’a pas d’antre moyen de s’acquitter d’un 100 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE devoir très délicat, et qui est pourtant au premier rang de ceux qui lui impose sa profession.II.MALADIES DE L’AME Ce n’est point des enfants les plus heureusement doués des qualités du cœur et de l’esprit que le maître doit s’occuper davantage, mais de ceux qui le sont le moins.Sa patience, sa persévérance, son attention constante doivent être alors infatigables et ne cesser jamais.Est-ce bien cette règle si sage, si charitable et si juste que nous voyons observer dans la généralité des écoles?Ecoutons à ce sujet Madame J.Mallet: On retrouve, dit-elle, dans les salles d’asile ce qui n’est que trop ordinaire dans les collèges et dans la plupart des établissements d’éducation publique, c’est que les enfants les plus intelligents sont plus vivement stimulés que les autres, et que sur eux se concentrent les soins, les efforts et l’intérêt des maîtres.Pourquoi cela?Parce qu’ils obtiennent des succès dont on se fait honneur.Mais ces succès comment les amène-t-on, et que produisent-ils dans l’âme et le cœur des enfants ?D’abord les moyens employés pour les obtenir sont en général peu conformes aux principes d’une éducation sagement dirigée; car c’est toujours l’amour-propre et l’orgueil, cachés sous le nom d’émulation,'’qui servent de stimulants.On a beau reconnaître que l’attention et les soins doivent être traités avec une égale mesure de justice et d’intérêt, il est positif que peu de maîtres et de maîtresses sont à l’a.brrdureproche de s’occuper de préférence des enfants les plus intelligents, et de toujours les mettre en scène loi^qt/’il vient des étrangers.G’est un grand male Ges enfants doivent concevoir d’eux-mënqqs une opinion trop favorable ; ils doivent.s’habituer ainsi à se voir apprécier plus que les autres, à leur être supérieurs; et tandis que cet effet funeste s’accomplit en eux, d’autres enfants, dont les facultés intellectuelles sont proportionnées à leur âge et aux forces de leur petit corps, sont laissés de côté, parfois dédaignés et humiliés par le parallèle qu’on fait entre eux et leurs camarades plus avancés.De là naissent la tristesse, le découragement et l’envie, la plus fatale des dispositions pour soi et pour les autres.—L’Ecole primaire.t -000- MÉTHODOLOGIE LEÇON DE GRAMMAIRE EXERCICES PRATIQUES SUR LE PARTICIPE M.—Voyons si, dans notre dernière leçon, vous avez bien compris les quatre règles du participe.Ecrivez les phrases suivantes.(Le maître dicte) : 1.Cette personne a toujours surmonté les difficultés qu’elle a rencontrées.(1) 2.Avez-vous reçu toutes les lettres qu’on vous a envoyées ?3.Ges dames, touchées de la misère des pauvres veuves qu’elles ont visitées et affligées de ne pouvoir les secourir, leur ont parlé affectueusement et les ont consolées.4.Ma mère et ma sœur se sont attendries, elles ont pleuré en entendant faire le récit des événements dont j’ai été témoin.5.Mon ami m’a envoyé des présents qui m’ont beaucoup plu et je me suis empressé de l’en remercier.6.Tousles efforts que j’ai faits pour en.seigner la géographie ont été jusqu’ici couronnés de succès.7.Votre sœur s’est plu à humilier votre ami.8.Mes frères et moi nous nous sommes entendus sur la manière de régler nos affaires, nous sommes enfin tombés d’accord.9.Connaissez-vous les personnes que j’ai visitées, celles auxquelles j’ai parlé ?10.Laissez-moi vous raconter les peines (1) Voir nos Devoirs grammaticaux, page 57. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 101 qui me sont survenues, les chagrins qui m’ont accablé, les pertes que j’ai éprouvées.11.Après nous avoir vaincus, nos ennemis nous ont accablés d’injures, ils nous ont insultés, raillés, bafoués.12.Yos ennemis se sont vengés des défaites que vous leur avez fait subir.13.Les récompenses que vous avez méritées, les prix que vous avez gagnés, les brillants succès que vous avez remportés ne doivent pas vous inspirer des sentiments d’orgueil et de présomption.14.J’ai rencontré mes amis, je leur ai parlé, je les ai invités de venir me voir, mais ils se sont excusés, en disant qu’une affaire importante les retenait ailleurs.QUESTIONS ET EXPLICATIONS M.—Combien y a-t-il de participes dans la première phrase ?E.—Deux, surmonté et rencontrées.Tous les deux sont accompagnés de l’auxiliaire avoir ; d’après la troisième règle, le premier est invariable parce que son complément direct difficultés est après, et le second s’accorde parce qu’il en est précédé.M.—Que remarquez-vous dans la seconde plirase ?E.—Les participes reçu et envoyées se trolèvent dans le même cas que ceux de la phrase précédente.M.—Relevez les participes de la troisième phrase.E.—Touchées et affligées sont deux participes adjectifs qui, d’après la première règle, s’accordent avec le mot dames auquel ils se rapportent.Visitées et consolées, selon la 3e règle s’accordent avec leurs compléments directs venues et les ; parlé est toujours invariable parce que c’est un verbe neutre conjugué avec avoir.M.—Quels sont les participes de la 4e phrase ?E.—Sc sont attendries, pour ont attendri elles.Ce participe, d’après la 4e règle, s’accorde avec son complément direct se, pour mère et sœur, parce que c’est un verbe pronominal, et que le verbe être est employé pour avoir dans la conjugaison de ces verbes.Remarque— Le maître fera les memes questions pour toutes les phrases suivantes, et continuera le meme exercice jusqu’à ce que les élèves sachent parfaitement appliquer les quatre règles du participe passé.-ooo- PÀRTIE PRATIQUE 1 DEVOIR D’INVENTION L'élève écrira un dérivé à côté de chacun des mots primitifs suivants : Fable, célibat, propre, pratique, physique, histoire, livre, bureau, copie, orgue, tabac, thé, jarret, lit, gibier, souris, noix, secret, musique, poule, face, pays, bourg, poing, faim, peuple, art, bûche, témoin, nid, ombre, rang, bijou, porte.CORRIGÉ Fable, fabuliste.Secret, secrétaire.Célibat, célibataire.Musique, musicien.Propre, propreté.Poule, poulailler.Pratique, praticien.Face, façade.Physique, physicien.Pays, paysan.Histoire, historien.Bourg, bourgade.Livre, libraire.Poing, poignée.Bureau, buraliste.Faim, famine.Copie, copiste, Peuple, ¦peuplade.Orgue, organiste.Art, artisan.Tabac, tabatière.Bûche, bûcheron.Thé, théière.Témoin, témoignage.Jarret, jarretière.Nid, nichée.Lit, litière.Ombre, ombrage.Gibier, gibecière, Rang, rangée.Souris, souricière.Bijou, bijoutier.Noix, noisette.Porte, portail.DICTÉE LES PERSONNES PIEUSES Il règne autour des personnes vraiment pieuses une atmosphère de repo3 et de bonheur; on aime a les voir, à les rencontrer, à causer avec elles ; leur sourire séduit et touche, leur regard 102 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE porte la joie dans les cœurs ; la sérénité de leur figure inspire le désir de les imiter ; auprès d’elles, il est rare de ne pas se sentir meilleur et plus heureux.QUESTIONS ET EXPLICATIONS Atmosphère : proprement, masse d’air qui entoure la terre, rapprocher atmosphérique.Faire remplacer il règne par une autre expression.Substituer au mot causer un synonyme.—Donner les temps primitifs du verbe séduire ; différentes acceptions de ce mot.—Pourquoi a-t-on mis leur regard au singulier 1—Sérénité proprement, état du ciel, quand il est clair, de l’air quand il est pur et calme, au figuré, calme, tranquillité de l’âme.Faire désigner aux élèves les plus avancés le nombre et la nature des propositions que renferme le morceau.Delle G.M.A.Clément.-ooo- III DICTÉE LA BIBLIOMANIE Tant de gens médiocres et tant de sots meme ont écrit que l’amour des livres, quand il n’est pas guidé par un esprit éclairé, est une des passions les plus riclicides.Ce serait à peu près la folie d’un homme qui entasserait cinq ou six diamants sous un monceau de cailloux.L’amour des livres n’est estimable que dans deux cas : premièrement, lorsqu’on sait les estimer ce qu’ils valent, qu’on les lit pour profiter de ce qu’il peut y avoir de bon, et rire de ce qu’ils contiennent de mauvais ; deuxièmement, lorsqu’on les possède autant pour les autres que pour soi, et qu’on leur en fait part avec plaisir et sans réserve.La passion d’avoir des livres est quelquefois poussée jusqu’à une avarice sordide.J’ai connu un fou qui avait conçu une extrême passion pour tous les livres d’astronomie, quoiqu’il ne connût pas un mot de cette science ; il les achetait à des prix exorbitants, et les renfermait proprement dans une cassette sans les regarder.Il ne les eût pas prêtés ni même laissé voir à Halley ou à Monnier, s’ils en eussent eu besoin.En général, la bibliomanie, à quelques exceptions près, est comme la passion des tableaux, des curiosités, des maisons : ceux qui les possèdent n’en jouissent guère.Aussi en entrant dans une bibliothèque, on pourrait dire de presque tous les livres qu’on y voit ce qu’un philosophe disait autrefois en entrant dans une maison fort ornée : “ Que de choses dont je n’ai que faire.D’Alembert, Encyclopédie.QUESTIONS ET EXPLICATIONS Bibliomanie : la passion des livres poussée jusqu’à la manie, cet égarement de l’esprit constamment frappé d’une même idée (de biblion, livre, et maniai folie).—Médiocre : de peu d’esprit, sans talent (dérive de médius, au milieu, entre les bons et les mauvais, les grands et les petits).=Le genre de l’adjectif suivant, précédant le mot gens ?=Les sots : sans intelligence, incapables—tous le3 dérivés prennent deux t.—Ont écrit : écrire dans ce sens absolu est synonyme de composer, rédiger des ouvrages, des traités.— Donner diverses significations du mot écrit employé substantivement.= (?e seront: faire remarquer le changement de mode.Ce remplace la phrase précédente avec une idée conditionnelle : un pareil amour s’il était.serait—Les possède : les a en sa possession, en propriété.—Expliquer possédé dans : il est possédé de la rage d'acquérir ; un possédé du démon.=On leur en fait part : on les met à leur disposition afin qu’ils puissent prendre une part de3 lumières qu’ils répandent.—Faire part a aussi le sens de communiquer, donner avis,—Sans réserve : sans exception, sans condition.=Sordide, absolument, sale,—se dit de l’avarice poussée jusqu’au dernier degré, capable d'inspirer des bassesses.—Exorbitant : très élevé, au-dessus de ce qu’ils pouvaient valoir, (en dehors de Yorbite, de la route, de l’ornière tracée).—Cassette : diminutif de casse ou caisse : petite boite où l’on enferme les choses précieuses.—Il ne les eût : pourquoi l’imparfait de l’indi- L’ENSEIG-NEMENT PRIMAIRE 103 catif est-il préféré au conditionnel passé 1—Faire remarquer à cette occasion que cet imparfait employé sans que, surtout lorsqu’il précède son sujet Ifussiez-vous dix contre un), est une véritable forme conditionnelle.=Halley—Mounter : astronomes du dix-huitième siècle ; le premier est né en Angleterre.=Les : remplaçant tableaux, curiosités, et surtout livres, la bibliomanie étant la passion des livres.=
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