L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1 octobre 1888, lundi 15 octobre 1888
ae Année 15 OCTOBRE 1888 Numéro 16 ENSEIGNEMENT PRIMAIRE JOURNAL D’EDUCATION ET D’INSTRUCTION PARAISSANT LE let ET LE 15 DE CHAQUE MOIS, LES VACANCES EXCEPTEES J.-B.CLOVTIËK, Rédacteur-propriétaire 0w AIDE PAR UN COMITE DE COLLABORATION i >V;^V Prix de l’abonnement : UN DOLLAR par an, invariablement ,ie d’avance iute correspondance, réclamation, etc., concernant la rédaction, devra être adressée à J.-B.Cloutier, professeur à l’école normale Laval; celles concernant l’administration, à L.J.Demers & Frère, imprimeurs-éditeurs, no.30, rue de la Fabrique, Québec.)MMAIRE :—Actes officiels : Nomination de commissaires et de syndics d’écoles.—Compte rendu de la dernière réunion du comité catholique du conseil de l’Instruction publique.— Rapport de l’Hon.Surintendant de l’Instruction publique pour l’année scolaire 1886-87, (.suite et fin.)—Pédagogie : De l’analyse grammaticale, par G.Colombe —Partie pratique : I, Dictée—Plnases détachées—II, Dictée—Histoire d’un lapin—III, Dictée — Courses sur la glac^* à Saint-Peteisbourg.— Arithmétique—Problèmes- Algèbre- Divers : Poésie—Priez, petit enfant, par Sophie Hüe— Pensées pédagogiques— Annonces.Actes officiels Département de l’Instruction publique Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOU ERNE U R, par un Ordre en Conseil en date du ize septembre courant (1888), de nommer M-/'illiam Seed, syndic d’écoles pour la municipalité e Stoneham, dans le comté de Québec, en rem-acement de M.John McCune dont le terme office est expiré.Département de l’Instruction publique Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOU ERNEUR par un ordre en conseil en date du septembre courant (1888), de nommer MM.puis Hamel et John Payne, commissaires d’éco-s pour la municipalité de Stoneham, dans le •mté de Québec, en remplacement d’eux-mêmes.Département de l’Instruction publique Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un ordre en conseil en date du onze septembre courant (1888), de nommer commissaires d’écoles pour la municipalité de Bourget, dans le comté de Chicoutimi, MM.David Thériault en remplacement de lui-même ; Alexandre Savard, Anicet Lavoie, Louis alias Louison Tremblay et Edouard Gaudreau, en remplacement du Revd.Etienne Simard, Nérée Brass ird, James Gauthier et Benjamin Bouchard.Département de l’Instruction publique Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un ordre en conseil en date du onze septembre courant (1888), de nommer MM.Alex.Pridham, Daniel Reeves, John Wade et John Wilson, commissaires d’écoles du village de Grenville, comté d’Argenteuil, les trois premiers en remplacement d’eux-màmes, leur terme d’office étant expiré, et le quatrième en remplacement de John Kearney.Département de l’Instruction publique Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un ordre en conseil, en date du onze septembre courant, de nommer le Revd.Etienne Simard, MM.James Gauthier, Benjamin Bouchard, Georges Dubois Briant de la Durantaie L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE et Théophile Brassard, commissaires d’écoles pour la nouvelle municipalité de Saint Charles Borro-mée, dans le comté de Chicoutimi.Département de l’Instruction publique Il a plu à Son YERNEUR par onze septembre Louis Harpeur d’écoles pour la dans le comté d’eux-mêmes.Honneur le LIEUTENANT-GOU-un ordre en conseil en date du courant (1888), de nommer MM.et Evariste Soucy, commissaires municipalité du Sault au Cochon, de Saguenay, en remplacement Département de l’Instruction publique Avis de demande d'annexion de municipalité.Détacher de la municipalité de Saint-Donat, dans le comté de Rimouski, les lots Nos.111, 112, 113, 114, 115, 116, 117, 118, 119, 120, 121, 122 du cadastre de la paroisse de Saint Donat, et les annexer à la municipalité de Saint Joseph de Lepage dans le même comté, pour les fins scolaires.GEDEON OUIMET, Surintendant.o-0-o Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique Séante du 26 sept.1888.Présents : Le Surintendant, président.Son Eminence le Cardinal Taschereau.NN.SS.l’archevêque d’Ottawa.“ l’évêque des Trois-Rivières.“ “ de Rimouski.“ “de Sherbrooke.“ “ de St-Hyacinthe.“ “ de Nicolet.Le très révérend L.-A.-D.Maréchal, Y.G., administrateur du diocèse de Montréal.Le très révérend N.Doucet, V.G., administrateur du diocèse de Chicoutimi.L’honorable Sir N.-F.Eelleau.L’honorable P.J.-O.Chauveau.P.-S.Murphy, écr.Granilear Lecture d’une lettre de Sa l’archevêque de Montréal, autorisant le tr révérend L.A-D.Maréchal, V.G., alministr teur du diocèse de Montréal, à le représenter cette réunion du comité catholique.Lecture et adoption du procès verbal de î dernière séance.ü Sipl Lecture de lettres de Mgr.N.-Z.Lorraij Vicaire apostolique de Pontiac, de l’honorai juge Jetté et de l’honorable H.Mercier, info niant les membres du comité qu’ils ne pourrai y assister à la présente session.Lettre de l’honorable Th.Ryan, informant Surintendant de l’Instruction publique qu’ill^y donné sa démission de membre de Conseil c l’Instruction publique.I ^ Le sous-comité chargé de l’examen des livrfïrên présente le rapport qui suit : Sous-comité chargé de l'examen des livres.Séance du 26 septembre 1888.¦ Présents : Son Eminence le cardinal Tasch reau, président.Mgr l’évêque de Rimouski.“ Sherbrooke.L’honorable P.-T.-O.Chauveau.P.S.Murphy, écr.1.“ De la Salle.—Series of Readers.” (Prj, mary readers, Elementary reader, Intermedia! j, reader & Higher reader), présenté par les Révdi Frères des Écoles Chrétiennes.—Recommandf, avec la suggestion qu’il est désirable que dan ‘ une autre édition on y insère plus de morceau concernant le Canada ; ¦%|ll\i 2.“ Leçons de langue française, ” coup supérieur, livre de l’élève, par les Frères de Écoles Chrétiennes.—Recommandé comme exce lent, avec le désir que dans une autre éditio cet ouvrage soit divisé en trois volumes, et qu "^e soit imprimé en plus gros caractères.¦r0î«]ei 3.“ Outlines of Canadian History, ” by P^ijui Catholic teacher,J.-A Sadlier, éditeur.—Le plat est trouvé excellent, mais il y a beaucoup d’Mmj, corrections qui en empêchent l’approbation.| 4.“Manuel d’Hygiène”, par le Dr S.Lach«el| L’ENSEIONEMENT PRIMAIRE 243 Li >elle, Cadieux & Derome, éditeurs, 1888.— Trouvé trop relevé pour les écoles.5.“ Catéchisme d’Hygiène”, par une institu-rice, n’est pas à la portée des enfants.6.“ Petit Résumé du cours d’Hygiène”, re-îommandé.Signé, E.A Cardinal Taschereau, Archevêque de Québec.« L’honorable P.-J.-O.Chauveau propose : u Que le Manuel d’Hygiène du Dr.S.Lacha- nnnr # ^ ^ pelle soit approuvé pour les écoles modèles et les académies.Pour :— L’honorable Sir N.-F.Boileau et jl’honorable P.-J.-O.Chauveau.Contre Son Eminence le Cardinal Taschereau, RR.SS.l’Archevêque d’Ottavra, les Evêques de Trois-Rivières, Rimouski, Sherbrooke, St-Hyacinthe, Ricolet, le très Révd.M.L.-A.-D.Maréchal, administrateur du diocèse de Montréal, le très Révd M.R.Doucet, administrateur du diocèse de Chicoutimi et le Surintendant.Le rapport du sou -comité des livres est adopté.Lecture est faite des ordres de l’Assemblée législative concernant l’Hygiène et les exercices gymnastiques, etc., dms les écoles.Après avoir examitié de nouveau la question relative aux dut s des examens des bureaux d’examinateurs, il est résolu : Que les dates des examens des bureaux d’examinateurs pour les candidats à l’enseignement soient fixées au second mardi des mois de mars, juillet et novembre de chaque année ; “ Que chaque bureau d’examinateurs ne puisse faire changer les dates ci-dessus qu’avec l’approbation du Lieutenant-gouverneur en conseil sur la recommandation du Surintendant ; “ Que les bureaux d’examinateurs devront envoyer leur rapport d’examen dans les quinze jours qui suivront chacune de leur session ; “ Qu’en conséquence, la résolution du 20 avril dernier est rescindée.” L’accusation portée contre M.l’inspecteur Ruel étant soumise au comité, il est résolu : “ que cette affaire étant portée devant la Cour du Banc de la Reine du district de Montmagny, le comité ne croit pas opportun de se prononcer actuellement.Le comité ayant pris connaissance d’une plainte portée contre l’instituteur J.-B.-N.Gali-peau, par requête en date des 23 juillet et 24 septembre derniers, il est résolu : “ qu’un sous-comité permanent composé de Son Eminence le Cardinal Taschereau, Sir Rarcisse F.Belleau, les juges Routhier et Bossé et le Surintendant, soit nommé en vertu de l’acte 51-52 Vict., ch.36, sect.14, et que la requête susdite soit référée à ce sous-comité.” Une lettre du révérend M.Chaperon, curé de Ste-Marie, (Beauce), demandant de transférer à Ste-Marie le bureau d’examinateurs de Beauce, ayant été prise en considération, il est résolu, sur proposition de Son Eminence le Cardinal Taschereau secondé par Sir Rarcisse Belleau : u que le bureau d’examinateurs de la Beauce soit transféré à Ste-Marie, et que la résolution du 21 octobre 1886, fixant le siège du dit bureau à St-Joseph soit rescindée.” Le comité recommande les nominations suivantes : 1.Comme membre du bureau d’examinateurs de St-Hyacinthe : sur proposition de Mgr l’évêque de St-Hyacinthe, Joseph Raud, écuyer, régistrateui du comté de St-Hyacinthe, en remplacement de M.Bachand, décédé ; 2.Comme membres du bureau d’examinateurs de Rotre-Dame du Lac St-Jean : sur proposition du très révérend M.R.Doucet, V.G., administrateur du diocèse de Chicoutimi, Elzéar Ouellet, écuyer, en remplacement de Elie St-Hilaire, écr., M.P.P., décédé.3.Comme membres du bureau d’examinateurs des Iles de la Madeleine : sur proposition de Mgr l'évêque de Rimouski, le révérend M.Jean-Bte.Emond Meunier en remplacement du révérend J.-C.-O.Hébert, absent; John Ballantyne, écr, en remplacement du révérend Chs.Boudreault, décédé, et Pierre-Léger Joncas, écr., en remplacement du révérend Hemi Thériault, décédé.Après avoir pris communication d’une requête signée par tous les curés et un grand nombre de 24 4 L’ENSEIGrNEMENT PRIMAIRE contribuables importants du district d’inspection de M.J.-P.Nantel, demandant que le traitement de cet inspecteur soit porté à mille piastres ($1,000.00) par année, il est résolu, sur proposition de M.le Grand Vicaire Maréchal secondé par l'honorable M.Chauveau “ que le comité recommande au Lieutenant-gouverneur en conseil que la demande d’augmentation deman dée pour M.l’inspecteur Nantel lui soit accordée.Même recommandation est faite au sujet de M.l’inspecteur Béland, sur proposition de l’honorable P.-J.-O.Chauveau secondé par Sir N.-F.Belleau.Sur proposition de Mgr l’évêque de Nicolet, secondé par M.P.-S.Murphy, il est résolu : “ Que vu qu’il n’y a pas de professeur de dessin régulièrement attaché à l’école normale Jacques-Cartier, le comité recommande que M.E.-M.Templé soit nommé à cette position avec un traitement annuel de quatre cents piastres ($400.00.) Une lettre de M.J.-Bte.Primeau, demandant au bureau d’examinateurs des candidats inspecteurs d’écoles l’autorisation de subir un nouvel examen sur les matières pour lesquelles il avait eu des notes faibles, référée par le dit bureau d’examinateurs au comité, ayant été prise en considération, il est résolu sur proposition de Mgr l’évêque de Nicolet secondé par l’honorable M.Chauveau : “ que la demande de M.J.-Bte.Primeau lui soit accordée.” Séance du 27 septembre 1888.Présents : les mêmes, plus l’honorable juge Bouthier.Il est résolu que la considération d’une requête signée par un certain nombre de contribuables de la paroisse de Ste-Anne de Yama-chiche, exposant les motifs pour lesquels les requérants demandent que la municipalité de la paroisse d’Yamachiche soit séparée de la municipalité du village du même nom, pour les fins scolaires, soit remise à la prochaine session du comité.Vins la division de son district d’inspection, il ests résolu, sur proposition de Son Eminence le Cai-t dinal Taschereau, secondé par Mgr l’évêque de Trois-Rivières : Que vu les remarques qui ont! été faites à plusieurs reprises par des inspecteurs d’écoles sur l’impossibilité de visiter toutes lesi écoles de leur district d’une manière efficace, eti en particulier la demande faite par M.l’inspec- j j teur Stenson ; et considérant que les districts L d’inspection, tels qu’ils existent maintenant,sont:^ dans beaucoup de cas trop étendus et renfer-iL ment un trop grand nombre d’écoles pour que les inspecteurs puissent les visiter de manière & rendre cette inspection aussi efficace qu’elle devrait l’être, ce comité demande au gouvernement qu’une nouvelle division des districts|^ d’inspection soit faite, et que le nombre des ins-l pecteurs soit augmenté de manière que chacun n’aie pas beaucoup plus de cent écoles à visiter.”, Le comité procède à la distribution du fonds de l’Education supérieure.L’honorable M.P.-J.-O.Chauveau propose : “ Qu’une subvention de deux cents piastres soiti accordée au collège de St-Rémi, dans le comté de Napierreville.” Cette motion est rejetée sur la division qui i suit : ire ce le Les rendre Pour : L’honorable M.Chmveau.Contre :—Son Eminence le Cardinal Taschereau, NN.SS.l’archevêque d’Ottawa, les évêques de Trois-Rivières, Rimouski, Sherbrooke, St-Hyacinthe, Nicolet, les Révds.MM.Maréchal et Doucet, P.-S.Murphy, écuyer, et le Surintendant.Le comité, après avoir terminé la distribution du fonds de l’Éducation supérieure, procède à la distribution du fonds des municipalités pauvres.Le comité adopte la résolution suivante : “ Que le comité entend se réserver le droit exclusif de disposer du montant qui est à son crédit dans le département de l’Instruction publique.” Et le comité s’ajourne.gramn • '-! \ ¦ ! - !.; Y\ 111 iltiii 'M : A, A- || sG!a Lpj Elles Le comité ayant pris connaissance d’une lettre de M.l’inspecteur Stenson, relativement à o-O-o répété *ecoo( il.progr; l L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 245 Rapport de T Honorable Surintendant de l’Instruction publique pour l’année scolaire 1886-87 {Suite) M.l’inspecteur Paquet ne voit rien à ajouter au programme.Il approuve l’idée de laisser la division du temps à la discrétion de l’instituteur.Il est d’avis que ce programme reçoive la sanction du conseil de l’instruction publique et devienne obligatoire dans toutes les écoles de son district.M l’inspecteur Sa vard est d’avis quel’ analyse écrite du catéchisme devrait être supprimée.Les enfants doivent bien comprendre ce qu’ils récitent, mais l’instituteur doit s’interdire les explications dogmatiques.Le tableau de l’emploi du temps est presque semblable à celui qui est en usage dans son district depuis 1874, et qui produit les meilleurs résultats.Les notes pédagogiques sont propres à rendre d’importants services à la classe enseignante.M l’ex-inspecteur Simard approuve le programme.Il préférerait mettre toutes les leçons de langue française dans la matinée et celles de d’arithmétique dans l’après-midi.Il serait bon d’ajouLer à ce programme un règlement de régie intérieure, ce qui serait de nature à éviter des difficultés entre les parents ou les commissaires d’écoles et les instituteurs.M.l’inspecteur Stenson donne son adhésion au programme, mais il serait nécessaire, pour qu’il fût bien compris et exécuté, de créer des cours de pédagogie.On ne doit pas tenir à une exécution rigoureuse de ce programme.Il devra subir des changements si cela est nécessaire.Les notes pédagogiques sont excellentes.Elles contiennent la substance des recommandations que l’inspécteur est obligé de répéter presque à chaque visite.Elles le seconderont dans cette tâche.M.l’inspecteur Tétreault désire que le programme soit adopté.M.l’inspecteur Tremblay (Gaspé) s’ex- prime comme suit : u Rien n’a été dit jusqu’ici par votre département d’aussi complètement en rapport avec mes idées personnelles sur cette question.” M.l’inspecteur Tremblay (Charlevoix) serait heureux de voir adopter un programme qui serait affiché dans toutes les écoles.Il considère que différentes circonstances —le manque d’assiduité, le défaut rie connaissances pédagogiques, la pauvreté des parents—nécessiteraient des changement de temps à autre, mais que ces changements devraient être faits avec le concours de l’inspecteur.Deux heures de catéchisme par semaine ne suffisent pas aux élèves qui se préparent pour leur première communion.On pourrait supprimer les dix minutes de récréation chez les grands élèves.Les notes pédagogiques seront d’une grande utilité, surtout pour les institutrices qui n’ont pas étudié la pédagogie.Même, s’il y avait possibilité, elles devraient être plus détaillées.Il est absolument indispensable qu’il y ait une distribution méthodique du temps dans une école.M.l’inspecteur Vien fait remarquer que dans la généralité des cas il est impossible d’enseigner les fractions et la cartographie dans le cours élémentaire premier degré, qu’il y a des matières qui ne sont pas mentionnées dans le tableau de l’emploi du temps ; enfin, que les notes pédagogiques sont conformes aux auteurs qu’il a acceptés pour sa direction.M.O’Donoghue, principal de l’école Belmont, à Montréal, trouve le programme bien fait, les matières bien distribuées, mais il voudrait consacrer plus de temps aux matières principales.Il approuve les notes pédagogiques ; il s’inscrit en faux contre l’emploi des grands élèves pour faire la classe aux commençants.Ce mode est impopulaire et inefficace.M.F.X.Demers trouve que les matières sont bien distribuées, mais que le cours aca- 246 L’ENSEIGrN jument primaire démique exige trois bonnes années de travail pour les élèves.Le tableau de l’emploi du temps n’est qu’un résumé de ce qu’il doit être.Il demande à être complété afin de pourvoir à l'enseigne ment de toutes les matières du cours académique.Ce qu’il faudrait, c’est un tableau de Vemploi du temps détaillé, pour chaque classe, réglant l’ouvrage, jour par jour, heuie par heure.L’étude de la numération est nécessaire,, même chez les commençants, pourvu toutefois que cet enseignement, si abstrait, soit limité.Les analyses écrites, au titre “ catéchis me,” supposent un enseignement plus relevé que celui de la lettre.Ces analyses seront lettre morte dans presque toutes les écoles, et on ferait mieux de les retrancher.On devrait avoir une heure de dessin par semaine.On donne autant de temps à l’his.toire sainte qu’à l’histoire du Canada et à la géographie réunies.Ii faudrait donner plus de temps à ces deux dernières branches.Les notes pédagogiques sont très bonnes.M.le principal H.O.Doré suggère de réunir en une leçon le temps consacré chaque jour à l’arithmétique.Une leçon de 25 minutes par jour ne lui paraît pas assez pour l’écriture.On ne donne pas non plus assez de temps au dessin.Le temps consacré à la tenue des livres n’est jas limité et on ne dit pas où le prendre.M.A.D.Lacroix, principal de l’école Montcalm, à Montréal, émet l’opinion que la nécessité d’un programme d’études et d’un tableau de l’emploi du temps se fait sentir plus particulièrement dans la province de Québec, où beaucoup de personnes se livrent à l’enseignement sans avoir fait des études pédagogiques.Ce sont deux auxili aires sans lesquels le maître inexpérimenté vient se heurter à mille difficultés, et qui empêchent l’instituteur capable de négliger certaines matières pour donner plus de temps qu’il ne faut à d’autres.11 considère comme une vérité fondamentale la nécessité d’un programme et d’une division horaire du temps.rois, pk toi M* simple.flLft» js lyse gr»1 Cours Les cours modèle et académique devraient comprendre chacun deux années.M.L.A.Prim eau, de Montréal, croit qu’il] serait bon de mentionner les tables d’addi-t;on et de soustraction, afin d’éviter tout malentendu.L’enseignement du solfège serait désirable.La distribution des matières est faite avec beaucoup de jugement.La classification des élèves est un point très important, et l’instituteur ne se trompera pas s’il se conforme «tétai1 au programme.«pile 1 Le tableau ne donne qu’en bloc le temps }i à consacrer à chaque matière.Il ne précise rien quant aux détails ; il ne limite pas le travail des moniteurs.M.Piémont, qui a fait un tableau où tout le mécanisme de l’école est expliqué, donne, à peu de chose près le desideratum.Un système de bonnes notes est un puissant moyen d’émulation pour les élèves.Ce programme d’études a donc été étudié et apprécié par NN.SS.les évêques de Sherbrooke, de St-Hyacinthe, de Chicoutimi, Mgr le vicaire apostolique de Pontiac.Les révérends MM.Gignac, curé de Stoke, Lesage, curé de Chatnbly, Bouvier, curé de St-Joseph de Sorel.MM.les inspecteurs d’écoles : Bégin, Bé-land, Belcourt, Bouchard, Brault, Delâge, Fontaine, Gay, Grondin, Lefebvre, Lippens, Lucier, McMahon, Miller, Nautel, O’Brien, Pâquet, Savard, Simard, Stenson, Tétrault, Tremblay (Gaspé), Tremblay (Charlevoix), Vien.MM.Demers, Doré, Lacroix, O’Donoghue et Primeau.Résumé des modifications proposées par les différents correspondants.meme: MATIERES A AJOUTER Cours pr paratotre.— Epellation par cœur.(M.Brault).—Etude complète de la numération.(M.Gay.) — Tables d’addition et de soustraction.(M.Primeau.) Cours élémentaire, 1er degré.—La grammaire jusqu’au verbe inclusivement.(M.Miller.)—L’anglais, commencé.(M.O’Brien.) Cours élémentaire, 2d degré.—La règle de mat L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 247 rois.(M.Belcourt.)—Un livre de texte pour ’agriculture.(Mgr de St-Hyacinthe, M.Mil-er, M.Nantel.—Tenue des livres en partie impie.(M.Grondin.)—Règles composées.(M.Brault, M.Miller.) Cours élémentaire, 1er et 2d degré.—Analyse grammaticale, en rapport avec l’étude de la grammaire.(M.Brault, M.Miller.) Cours modèle.—Algèbre, premier degré ; géométrie plane.(M.Gay.) Cours académique.— Abrégé d’histoire générale.(Mgr Lorrain.)—Algèbre, 2d degré ; étude des solides.(M.Gay.) En général.—Chant tons les matins, et déclamation pour clore la classe du vendredi.(Mgr Lorrain.)—Solfège.(M.Primeau ) —Dessin des cartes.(M.Savard.)— Cahiers de devoirs journaliers pour les élèves assez avancés.(M.Miller) CHO ES A RETRANCHER CHANGEMENTS DIVERS Créer des cours et des conférences pédagogiques.(Mgr de St-Hyacinthe, M.Nantel, M.S ten son.) Enseigner simultanément les bienséances à tous les élèves confiés au meme titulaire.(Mgr de St-Hyacinthe, M.Lippens, M.Miller ) Diviser en deux années le cours préparatoire.(M.Nantel, M.Miller.) Diviser en deux années les cours modèle et académique.(M.Lacroix.) Faire deux programmes séparés, un pour les écoles élémentaires, un autre pour les écoles supérieures.(M.Miller.) Attribuer aux bons points une valeur fictive correspondante aux monnaies du pays.(Mgr de St-Hyacinthe, M.Lippens.) Donner au programme plus de détails et de développements.(M.Primeau, M.Miller, M.Demers.) Cours préparatoire—Dictée, grammaire, histoire, géographie, dessin.(M.Nantel.)— Dictée, grammaire.(M.Miller.)—Les problèmes pratiques.(M.Gay.) Cours élémentaire, 1er et 2d degré.—Le dessin, à la campagne ; l’agriculture, dans les écoles de filles.(Mgr de St-Hyacinthe.) Cours académique.—L’art culinaire.(Mgr de St-Hyacinthe.) En général.— Les analyses écrites de catéchisme.(M.Savard, M.Demers.)—Le système monitorial.(M.Tremblay, de Charlevoix ; M.O’Donoghue.)—Les dix minutes de récréation, chez les grands élèves.(M.Tremblay, de Charlevoix.)—Les récitations simultanées.(M.Gay.)-Partie des leçons orales.(M.Gay.) MATIÈRES QUI DEVRAIENT ETRE FACULTATIVES Cours élémentaire.— Fractions.(M.Tremblay, de Charlevoix, M.Vien.) Cours académique.—Progressions et logarithmes, à la campagne.(M.Tremblay, de Charlevoix ) Donner plus de temps aux matières suivantes : Dessin.(M.Nantel, M.Demers, M.Doré.) — Agriculture.(M.Nantel).—Leçons de choses.(M.Nantel.)—Histoire du Canada et géographie.(M.Nantel, M.Demers, M.Brault, M.Miller.) — Catéchisme, pour les préparants à la première communion.(M.Tremblay, de Charlevoix.) — Langue française.(M.Doré.) Tous les correspondants paraissent être d’accord sur les points suivants : 1.Il est indispensable d'avoir un programme d’études et un tableau de l’emploi du temps dans chaque école, et cette nécessité se fait sentir vivement dans la province de Québec.2.Le programme soumis à l’étude est un travail qui dénote de la part de son auteur une parfaite connaissance du sujet.Les notes pédagogiques seraient très utiles à la classe enseignante.Sauf quelques changements de détail, il serait désirable que ce programme fût approuvé par autorité compétente.J’espère que ce programme, après avoir subi certaines modifications découlant des j remarques faites dans les lettres dont je 248 renseignement primaire viens de donner un résumé, sera adopté à la prochaine session du comité catholique du conseil de l’Instruction publique.TRAITEMENT DES INSTITUTEURS Comme dans leurs rapports précédents, les inspecteurs d’écoles déplorent dans ceux de cette année l’insuffisance du traitement des instituteurs et institutrices.Voici ce que, entre autres, M.l’inspecteur Bégin dit à ce sujet : “ Les commissions scolaires éprouvent souvent des difficultés à se pourvoir d’institutrices dûment qualifiées, parce qu’elles sont assez rares dans cette partie de la province et surtout parce qu’on ne peut leur offrir qu’un salaire tout à fait insuffisant.Comment peut-on espérer qu’une personne qui a étudié un peu sérieusement et qui a les connaissances requises pour enseigner d’une manière satisfaisante, se condamne à l’isolement, aux fatigues et aux tracasseries d’une classe durant dix mois pour la modique somme de 50 à 80 piastres ?Le dévouement à la cause de l’instruction populaire est sans aucun doute chose admirable et digne d’éloges ; mais n’y aurait-il pas encore, dans nos pauvres écoles de la campagne, une large part laissée au dévouement des institutrices qui recevraient un salaire de cent à cent cinquante piastres ?Je ne crois pas faire erreur en disant qu’actuellement la moitié des écoles ne sont pas pourvues d’institutrices, précisément pour les raisons que je viens d’exposer.Cette condition précaire et instable du corps enseignant est et sera toujours un grand obstacle au progrès dans nos écoles.” M.l’inspecteur Prémont a eu lui aussi occasion de faire les mêmes remarques dans son district d’inspection, ce qui lui inspire les réflexions qui suivent : “ S’il est vrai qu’un bon nombre d’élèves ne sont point dans les conditions requises pour réussir, il est vrai également qu’un certain nombre d’institutrices ont peu d’instruction, encore moins de zèle et pas du tout de savoir-faire.Les maîtresses d’école de cette catégorie, en se donnant pour $50 à $60 par année, trouvent facilement à se caser; mais, comme les commissaires trouvent qu’ils les payent encore trop cher, il lesii obligent à laver le plancher de la classe.Hé bien ! malgré que je trouve inconvenant, de la part des commissaires, d’imposer une telle obligation à l’institutrice de leurs enfants, et que je proteste contre une telle pratique, je ne puis m’empêcher de trouver logique, à leur point de vue, leur manière d’agir, car ils payent un prix plus élevé à la servante qu’ils emploient à faire la lessive et à élever le bétail.Pour eux comme pour bien d’autres, le mérite d’une personne est coté à la valeur de son salaire.Il est malheureux que de pareils marchés se lassent officiellement et au nom de la loi.” De son côté M.l’inspecteur Savard dit : “Je constate avec regret que la classe enseignante n’est pas rémunérée en proportion de l’importance des services qu’elle rend au pays.Le traitement des maîtresses si bien formées à l’école normale Laval ne s’élève pas au chiffre de $200 00 et même le seul instituteur de ma circonscription,ancien élève de l’école normale Laval, n’a que $180.00 de traitement annuel, plus le logement et le chauffage.Il serait très désirable que le.commissaires et les parents reconnussent qu’ils font fausse route en évaluant ainsi les travaux de l’intelligence à un moindre taux qu’ils n’estiment les travaux manuels.” Enfin chacun reconnaît et signale le mal et envisage avec crainte les conséquences funestes pour l’éducation qui doivent inévitablement résulter de cet état de choses, mais la difficulté est de trouver et d’appliquer un remède efficace et pratique qui puisse en enrayer les effets.RUREAUX D’EXAMINATEURS Le comité catholique ayant reconnu la nécessité d’opérer certaines réformes dans les règlements des bureaux d’examinateurs pour les candidats à l’enseignement, pas- provffl qu'ils modèle retraite b» an L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 249 sait, à ce sujet, les résolutions suivantes, à sa séance du 25 septembre dernier : “ Le comité recommande que le Surintendant adresse des circulaires à tons les bureaux d’examinateurs catholiques de la province leur demandant les changements qu’ils peuvent avoir à suggérer dans les règlements qui les régissent.” En conséquence, j’ai adressé à tous les bureaux d’examinateurs catholiquts de la province une lettre circulaire dont les réponses seront soumises au comité catholique à sa séance du printemps.CHANGEMENTS DANS MON DÉPARTEMENT Dans le courant de l’année, mon département a été privé des services d’un employé modèle, M.Léopold Devisme, qui a pris une retraite laborieusement gagnée par de longues années d’un travail intelligent et assidu.M.Devisme a été remplacé par M.J.Napoléon Miller, ci-devant inspecteur d’écoles des comtés de l’Assomption, de Montcalm, qui en raison de ses connaissances pédagogiques et de son assiduité au travail, rend de grands services dans mon département.J’ai l’honneur d’être, Monsieur, Votre très obéissant serviteur, Gédéon Ouimet, Surintendant.o-o- PÉDAGOGIE ANALYSE GRAMMATICALE Dans son n° 1?, apropos d’une anecdote l'Ur Manzoni etsa nièce, VEducateur examine ^’opportunité de l’analyse soit grammaticale, oit logique à Vécole élémentaire, et conclut à l’abandon à peu près complet de ces deux l) fenres d’exercices ; il appelle toutefois la jus Jiscussiou sur ce point intéressant.Je me lits • ermets de répondre à son invitation.Il en est de l’analyse comme de toutes les bonnes choses : pas trop n’en faut.Il est probable que c’est parce qu’on en a abusé, qu’elle est tombée dans le discrédit.Je crois que l’analyse gmmmaticale est nécessaire et est un utile auxiliaire de l’orthographe, il est impossible, me semble-t-il, sans connaître la classification grammaticale des mots, de faire comprendre à l’enfant la différence entre a et à, on et ont, ou et où, si et s’y, ce et se, aimé et aimer, nous cueillons et cueillions, etc.Il faut que l’écolier distingue promptement au courant de la plume, ces homophones; il n’y arrivera, que par de nombreux exercices préliminaires qui peuvent fort bien se faire de vive voix, dans les dictées, les récitations et surtout la lecture.— Pour comprendre l’utilité et la nécessité de la classification grammaticale, il faut avoir donné des leçons de français àdes étrangers qui ne connaissent leur langue que par l’usage; on ne sait pas par quel côté les prendre pour leur faire distinguer un verbe d’un substantif.La même difficulté existe chez nos enfants peu cultivés quand ils doivent écrire des groupes de mots qu’ils ne connaissent que par audition; je me rappelle la peine que j’ai eue une fois qu’un élève avait écrit, par qu on sait quand pour^ar conséquent ; et s’il s’agit de l'orsque, de f usque et de bien d’autres de ces mots néfastes contre lesquels nos écoliers buttent régulièrement; il faut bien recourir à l’analyse pour les leur faire orthographier correctement.Cette étude préalable de la classification s’impose donc ; mais à mesure que la connaissance delalangue se développe, l’analvse grammaticale devient moins nécessaire parce que, sans être formulée, elle se fait dans l’esprit; les termes même finiront par s’oublier chez les adultes sans que l’habitude d’écrire correctement que la grammaire a procurée, disparaisse; je crois sans peine qu’un grand nombre d’hommes d’affaires, de négociants, par exemple, qui écriventtrès correctement, seraient fort embarrassés, comme Manzoni, de faire l’analyse de la plus petite proposition ; écoliers, ils l’ont 250 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE apprise, puis ils l’ont oubliée dès qu’elle ne leur a plus été utile.- Je n’ai pas la même estime pour les exercices écrits d’analyse : ils deviennent promptement fastidieux et dispensent souvent le maître ou la maît esse de travailler.Mais entre l’usage légitime et l’abus, il y a une distance.Il me semble que ces travaux écrits doivent être remplacésaussi souvent que possible, par des analyses orales qui, elles-mêmes, iront en se restreignant à mesure que l’enfant s’instruira.L’analyse logique orale ne me paraît pas moins nécessaire : j’entends celle qui permet de distinguer dans une phrase l’idée principale des idées accessoires.Je crois même qu’il est impossible de lire avec intelligence et, par conséquent,de ponctuer correctement, si l’on ne sait pas reconnaître promptement les inversions, les propositions subordonnées, les ellipses, les appositions, et tous ces accidents de syntaxe qui rompent l’uniformité de la phrase, et font un charme d’une lecture bien nuancée.Ici encore l’abus a fait tort à l’usage raisonnable : pour l’école primaire, la distinction delà copule, des prédicats et des propositions contractées, co mplexes, directes, etc., me paraît peu utile ; les expressions sujet, verbe, attribut, terme et quelques autres dont le sens est facile à saisir, sont suffisantes; cependant, s’il m’est démontré que la terminologie traditionnelle est utile, je l’accepterai; elle est probablement nécessaire si l’ont veut pousser un peu loin la décomposition de la pensée; mais à l’école primaire, il me semble qu’on doit s’en tenir aux divisions principales de la phrase, surtout en vue de la leclureet de la pon tuation.— Ce qui me fait toujours plus croire à l’utilité de l’analyse logique, c’est la peine que j’éprouve de faire rendre compte à certains enfants du contenu d’une phrase qu’ils viennent de lire : elle se présente à eux comme un ensemble; aucune partie ne fait saillie; tout est sur le même plan.Toujours je suis obligé d’en venir à la décomposition logique de la phrase pour donner du relief à l’idée maîtresse et placer à Dur rang les idées secondaires.Ce travail d’arrangement pour mettre en perspective les divers membres de la phrase est absolument indispensable ; sans lui, l’enfant n’a qu’une compréhension confuse de ce qu’il lit : c’est à l’absence d’analyse qu’il faut attribuer le peu de fruit que beaucoup d’enfants retirent de leur lecture ; ils se contentent de comprendre en gros sans pénétrer les détails.Et si aux difficultés de la construction delà phrase viennent s’ajouter des mots inconnus ou mal compris, l’intelligence du texte échappe tout à fait au jeune lecteur.Cette double difficulté explique le peu de goût que beaucoup d’enfants et d’adultes ont pour la lecture.L’analyse logique ne fera pas disparaître toutes les difficultés, mais elle habituera l’enfant à reconnaître promptement l’idée principale et à grouper autour d’elle celles qui sont accessoires.- - Il n’est pas nécessaire d’imposer aux maîtres une terminologie uniforme : chaque instituteur peut s’en créer une; l’essentiel est qu’elle lui convienne, qu’elle soit comprise dus élèves et qu’elle ne leur laisse aucune fausse idée.L’habitude de l’analyse étant acquise, les termes techniques tomberont d’eux-mêmes, plus tard, en désuétude.G.Colomb.PARTIE PRATIQUE DICTÉE PHRASES DETACHEES On appe'le végétaux alimentaires ceux qu sont spécialement destinés à la nourriture d l’homme et à celle des animaux.—Dans les pay de montagnes, on préfère le mulet au cheva parce qu’il gravit les sentiers escarpés avec pl de sûreté.— L’âne se recommaude autant par sobriété que par sa résistance à la fatigue.—I bœuf, quoique d'allure assez lente, est extrêr ment robuste et peut traîner de lourds fardea L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE DICTEE — La chèvre est volontaire et fantasque, elle n’obéit pas toujours à la voix du berger.—Bien des enfants sont comme la chèvre, ils n’obéissent pas toujours à la voix de leurs parents.—La ferme, située à mi-côte, non loin d’une claire fontaine, était entourée de grands arbres qui la protégeaient contre les rayons du soleil.Explications et exercices.— Alimentaire : adjectif coriespondant à aliment ; propre à servir d’aliment, de nourriture.— Sentiers escarpés : sentier qui a une pente rapide.— Allure : démarche.— Volontaire : qui ne veut s’assujettir à aucune règle, ni dépendre de personne, qui ne veut faire que sa volonté.—Fantasque : capricieux.— Mi : abréviation de demi.Ce mot est invaiiable et ne s’emploie jamais seul ; placé devant un autre mot avec un tiret, il sert à marquer le partage d’une chose en deux parties égales.Quand il est joint à des substantifs, il ne s’emploie qu’adverbialement avec la proposition à, sans article.Cependant joint au mot “carême” et aux noms de mois, il forme un nom compo é qui reçoit l’article féminin, quoique le mot carême et les noms de mois soient masculins.La mi-carême, la mi-mai.Végétaux : le singulier ?Rappeler la ièg'e de la formation du pluriel dans les noms en al.¦ Végétaux alimentaires : pourquoi un s à alimentaires ?— Nommer quelques végétaux alimentaires.\Le blé, le seigle, Y orge, le riz, Yavoine, le chou, la pomme de ten e, etc.)—Sentiers escarpés : pourquoi escarpés au pluriel ?— Lente : former un nom et un verbe : (lenteur, ralentir).—Traîner : conjuguer ce verbe à l’indicatif présent, imparfait, futur simple et subjonctif imparfait.— Comment nomme-t-on celui qui garde des chèvres?(chewier).— Voix: comment les noms terminés au singulier par s, x, z, ferment-ils leur pluriel ?— Claire fontaine : pourquoi claire au féminin ?—Protégeaient : à quel temps ce veibe est-il employé ?HISTOIRE D'UN LAPIN Tous 1 s ans, ma b^nne nourrice venait me voir et m’apportait quelque chose.Une fois, d un air mystérieux, elle me dit : “ Mets ta main dans mon panier”.Je croyais y trouver des fruits, mais je sens un poil soyeux et quelque chose qui frémit.C est un lapin! Je l’enlève, et me voila courant de tous côtés pour annoncer la bonne nouvelle.Je serrais ce pauvre animal avec une joie convulsive, qui faillit lui être fatale.Le vertige me troublait la tête.Je ne mangeais plus ; mon sommeil était plein de rêves pénibles : je voyais mourir mon lapin sans pouvoir faire un pas pour le secourir.C’est qu’il était si beau, mon lapin, avec son nez rose et sa fourrure lustree comme un miroir ! Ses grandes oreilles nacrees et mobiles qu’il époussetait sans cesse, ses cabrioles pleines de fantaisie avaient, je dois l’avouer, une part de mou admiration.Dès le point du jour, je m’échappais du lit de ma mère pour revoir mon favori et le porter dans quelque plant de choux.Là, il mangeait gravement ses feuilles vertes, jetant sur moi de longs regards que je trouvais pleins de tendresse ; puis, se dressant sur ses pattes de derrière, il présentait au soleil son petit ventre blanc comme la neige, et lissait ses belles moustaches avec une dextérité merveilleuse.2o Un dimanche, ma mère étant partie pour la ville avec ma sœur et mon frère aîné, nous errions, nous les petits, dans Yenclos quand une I détonation se fir, entendre.Un cri étrange, semblable au vagissement d’un enfant, la suivit de près.Mon lapin venait d être blessé d'uu coup de feu.Le malheureux animal avait franchi la haie du verger, et le voisin, n’ayant rien à faire, s’était amusé à le tirer.J’arrivai pour le relever tout sanglant.Ma douleur fut telle que, ne pouvant proférer une parole, j’étouffais.Mes jauibcs ne me soutenaient plus.Pardonnez les larmes que me fait encore verser ce souvenir.Pour la première fois, et bien jeune encore, j’eus 252 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE la révélation de la mort, de l’abandon, du vice.La maison, le jardin, me parurent plus grands, dépouillés.Ne riez pas : mon chagrin fut amer, tout renfermé en moi, et d'autant plus profond.Mme Michelet.Explications et exercices.—lo Poil soyeux : poil fin et doux au toucher comme de la soie.— qui frémit : qui s’agite, se remue.— Avec une joie convulsive : avec une joie qui se traduirait par de violents mouvements de mes nerfs, par des mouvements semblables a des convulsions.— Lui être fatale : lui être funeste, lui causer la mort.—Le vertige : littéralement, tournoiement de tête, indisposition dans laquelle il semble à ceux qui en sont atteints, que tout tourne autour d’eux, et qu’ils tournent eux-mêmes.—Au figuré, comme ici, égarement des sens, espèce de folie momentanée.—Fourrure lustrée : sa fourrure brillante et polie.—Oreilles nacrées : qui ont l’éclat de la nacre.— La nacre est une matière blanche et brillante de plusieurs coquilles et qui a la propriété de réfracter la lumière d’une manière variée et agréable à l’œil.—Epoussetait : ce verbe double le t devant un e muet.Il époussette.— Fantaisie : caprice, b'zarrerie.— Mon favori : l’objet de ma prédilection.— Lissait : rendait lisse, uni, poli.—Dextérité : habileté, adresse Y : analyser ce mot.—Fruits : un arbre qui porte des fruits est un arbre! Fruitier.—Nommer cinq espèces d’arbres fruitiers.—Lapin : un trou de lapin de garenne se nomme! un clapier.—Animal ! le pluriel ! Donner la règle de la formation du pluriel des noms en al avec les exceptions.—Plein de rêves : justifier l’orthographe de rêves,—Nez : le pluriel! Eègle de Information du pluriel dans les noms terminés au singulier par s, x, z —Choux : la règle de la formation du pluriel dans les noms en ou, les exceptions.— Pleins de tendresse : justifier l’orthographe.2o.Nous errions : nous allions de côté et d’autre.—Enc'os: terrain entouré d’une clôture, d’une haie, d’un mur.—Vagissement : cris des enfants nouveau-né’.— J’eus la révélation : je connus, je vis.—D'autant plus profonde : cette locution adverbiale Y autant expiime l’impor- tance du motif.Aussi mon chagrin était très profond par le motif qu’il était renfermé en moi.— TJn cri étrange : singulier, extraordinaire.Frère aîné', définir cette expression.- Frère: donner trois mots formés de ce nom ! fraternel, fratricide, fraternité—Coup : deux homonymes : cou, coût.—Verger : expliquer ce mot.Analyser grammaticalement tous les pronoms ¦ de ces deux dietées.Souligner tous les verbes et dire quels sont les sujets de ces verbes.-o-o—o- III DICTÉE COURSES SUR LA GL4CE A SAINT-PETERSBOURG On a tracé sur la glace un chemin qui con luit de Petersbourg à Cronstadt ; il est indiqué par une allée de hautes balises.De lieue en lieue on trouve des guérites bien chauffées où sont placées des sentinelles qui, dans les temps brumeux, entretiennent des feux de distance en distance et sonnent des cloches dont le tentement prolongé rassure et guide les voyageurs Cette innombrable quantité de personnes de tout âare et de tout sexe, enveloppées dans de vastes pelisses, et glissant avec indifférence sur une surface fragi'e qui les sépare de l’abîme off' e un spectacle étrange.Mais c’est surtout lorsque sont commencées les courses que la rade présente un tableau des plus animés, Figurez-vous des embarcations à un, deux, trois mâts même, fixées sur des lames de fer semblables à celles des patins ; une troisième est adaptée sous le gouvernail.Poussés par le vent, dirigés par un pilote habile, ces canots, que distinguent des agrès variés et des pavillons de différentes couleurs, volent avec une incroyable rap’dité ; un soleil pâle lai-se tomber sur eux ses rayons sans chaleur ; les voiles se déroulent, le bâtiment s’élance, les matelots, par de savantes manœuvres, cherchent à se devancer, et,'en moins d’une heure, un espace de dix L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 253 lieues est franchi.Pierre 1er, poursuivant sans relâche le dessein qu’avait formé son génie de créer des marins, les exerçait ainsi dans l’inaction des longs hivers.Angelot.QUESTIONS ET EXPLICATIONS Cronstadt : une ville forte sur la Baltique, à l’embouchure de la Néva.= Balises : grandes perches qui servent surtout dans les ports à indiquer le chenal.=Z)e lieue en lieue : chaque fois qu’on a franchi la distance d'une \iene.—Guérites : de petits abris (de guérir dans le sens primitif de défendre, progéter).-=Tout âge, tout sexe ; tout, équivalent de chaque, s’emploie le plus souvent au singulier.=Enveloppées : se rapporte évidemment à personnes ; d’ailleurs les sépare, l’indique clairement.=Offre : c’est l’ensemble, la quantité qui ofjre.— Pelisses : (de pellis, peau) de grands manteaux garnis de four-rures.=Patins : ces chaussures qui servent à glisser sur la glace ;—patiner, glisser ;—dans un autre sens : manier sans ménagement : des fruits défraîchis, patinés.—Adaptée : fixée exactement, ajustée, - apte 1 adopter ?= Les agrès : tout ce qui est nécessaire à la manœuvre d’un bâtiment.—le gréement.=Pavillons : de son sens primitif tentes, a passé au sens de tentures, puis à?étendards.—( même racine que papillon) amener, baisser pavillon ?un pavillon en berne ?= Sans relâche : sans interruption, sans discontinuer;— une relâche : Saint-Louis est un port de relâche ?=Ancelot : littérateur français, né au Havre, où on lui a élevé une statue (1794-1854).EXERCICES Citer les synonymes des veibes indiquer, prolonger, varier, s'efforcer ; des substantifs dessein (projet), rapidité (célérité.vitesse), chemin,rivage, jour ; des adjectifs fragile, habile, continu, facile ; donner le sens général ; les placer dans quelques phrases faisant valoir le sens particulier.L.S.ARITHMETIQUE Problèmes 1.Un ouvrier a gagné $71.07 d’une personne à laquelle il devait $7.19.Combien lui revient-il ?Solution : Somme à recevoir : $71.07-7.19 = $63.88.- Rép.2.Quatre enfants possèdent les sommes suivantes : le 1er $1.25; le 2ème $3.75 ; le 3ème $5.10 ; le 4ème $2.86.Ils mettent leur argent en commun.Combien leur restera-t-il quand ils auront dépensé chacun $1.95 ?Solution : $1.25+ $3.75+ $510 +$2 86 = $12.96 $1.95x4= 7.80 Rép—$ 5.16 3.Un postillon fait 28 milles par jour, le dimanche excepté.Combien fait-il par semaine ; combien aura-t-il fait de lieues après 8 ans de service ?Solution : 28 x 6= 168 milles par semaine 168 x 52= 8736 “ année 8736 x 8=69888 “ en 8 années 69888+ 3 = 23296 lieues.—Rép.4.L’économe d’un pensionnat doit nourrir 156 élèves pendant l’année scolaire (10 mois).La somme totale qu’il reçoit des élèves est de $12,480.Combien pourra-t-il dépenser par mois, à combien revient l’entretien de chaque élève ?Solution : Il pourra dépenser par mois : $12480+ 10 = $1248.Chaque élève coûtera par mois : $1248 +156 = $8.00.—Rép.0-0-0 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 5.Un marchand a escompte, a 7/, à la Banque Nationale du 16 juin un billet de $1000 qui était payable le 15 août Combien Solution $10004-100 = ! 15 = 666 + 1 10.666 1.777 12.443 tV — 17 .00 Escompte pour 60 jr.4 jr.12.27 Esc.à 7% pour 64 j.$1000 - 12.27 = $987.73.—Rép.6.On a placé les § d’un capital à 5% et l’autre tiers à 4£%.Au bout de l'année on a retiré $15725 de capital et d’nilérêt.Quel était le capital ?Solution : Supposons un capital de $3.00.Le a § ou $2.00 à 5% produisent 10 cts.au bout de l’année, et prennent avec le capital une valeur de $2.10.L’autre tiers, ou $1, produit au bout de l’année $0.045 et prend ainsi une valeur égale à $1.045.Un capital de $3 placé dans les conditions ci-dessus, prend au bout de l’année une valeur égale à $2.10 + $1.045 = $3.145 Donc autant de fois il y a $3.145 dans 15745, autant de fois il y a de fois 3 dans le capital cherché.Ce capital est donc : $3 -r -ViW- = $1500.—Rép.SOLUTION ALGÉBRIQUE Soit x le capital demandé.Le J de ce capital est § et les § 2g- L’intérêt de -2^- à 5% est : 5 s L’intérêt de § à 4J% est * V 4.S _ 4.6* S X T CTiT — T5(T La somme de ces deux intérêts et celle du capital devant etre égale à $15,745, on a l’équation : 10* I 4.5* _ 1 K 79K S(Tü + 7TTT7 — 10,1 -i£> En dégageant on a : 10æ -1- 4.5# + 300æ = 15725 x 300 3145^-47,175,000 x = 47,175,000 = $1500.Rép.—$1500.3,145 2.Une personne a $22,000 à intérêt qui lui rapportent annuellement $1220.Une partie porte intérêt à 6% et l’autre à 5%.Combien reste-t-il en tout ?Solution : Par les conditions x + y — 22000 dollars et a; x +y x -$1220, Tint., dég fract.6x +5y = $122000, mult.la 1° équat par 5, 5x + 5y = $110000 par soustraction, æ = $12000 and y = (22000 - £ = $10,000.Preuve : $12000 @ 6% = $720, et $10,000 @ 5% = $500 $720 + $500 = $1220, intérêt annuel.3.L’âge d’un jeune homme à l’époque de son mariage était à celui de sa femme dans la proportion de 2 : 3 ; mais après 4 ans de ménage, leur âge était dans la proportion de 7 : 5.Quel était l’âge de chacun le jour de leur mariage ?Solution : Ce problème peut être résolu par une seule inconnue, mais on peut le résoudre de la manière suivante : (1) £ : y :: 3 : 2 ; (2) et£ + 4 : y + 4 :: 7 : 5 De la 1ère équation on a : £ : 3^1 : : 3 : 3.v £ = Af-.Substituant la valeur de x dans la 2ème on a ; ^ 4- 4 : y + 4 : : 7 : 5 ; d’où 3y + 8 : 2y + 8 : : 7 y : 2y + 8 : : 2 : 5 ; et 2y : 2y + 8 : : 4 : 5 ; et 2y : 8 : : 4 :1 8y : 8:: 16 : 1 ; et y : 1:: 16 : 1; • .-y = 16 £ = .3» = 4» =24 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 255 Ou bien : (1) x : y’.'.S : 2 (2) x + A : y -h 4 : : 7 : 5 2æ = 3y 5x + 20 = 7?/+ 28 3! = 31/ -T2- 5æ = æ = 72/4-8 7y + 8 PENSÉES PEDAGOGIQUES f% Aime et fais ensuite ce que tu voudras.S.Augustin.1 5 2H-8 _ 32/ 5 2 15y => 14// f 16 2/ = 16 comme ci-dessus.D.McSweenet o-o-o ?4 4 Un grain de véritable foi vaut mieux qu’un quintal de connaissances historiques, et une goutte d’amour plus qu’une mer de science.Francke.L'éducation est une œuvre d'autorité et de respect.Mgr Dupanloup.POESIE PRIEZ, PETIT ENFANT Pour que Dieu vous protège en la couchette blanche, ) Comme il veille à l’oiseau qui s’endort sur la branche, ] Et que lui seul défend ; Pour que la vie un jour ne vous soit pas amère, Que toujours vous ayez et le pain et la mère, Priez, petit enfant.Priez ! votre, prière, au Dieu plein de clémence, Mieux que la nôtre arrive, étant tout innocence, Dans son sort triomphant ; Priez pour nous, pour vous, pour la mère tremblante,] Dont vous êtes la joie,—et souvent l’épouvante.Priez, petit enfant.L'éducation est une œuvre de force.Je ne sais si, parmi les œuvres humaines, il en est une qui demande plus de force, plus de courage, plus de patience, plus d’énergie en celui qui se dévoue à l’accomplir.Mgr Dupanloup.II faut au maître, de la /#rc« pours’oppo* ser à tout ce qui pourrait être contraire au bon ordre et pour se mettre au-dessus de toutes les difficultés et de toutes les peines de la classe ;.du courage, pour tenir la main à tout ce qui peut produire ou conserver le bon ordre et l’avancement des écoliers ;.de la constance, pour persévérer inviolablement dans ses bonnes dispositions, pour franchir généreusement les obstacles, les oppositions, les embarras, malgré même le peu d’espérance du succès.Ne fermez pas vos yeux sans dire une prière ; Et lorsque vous ouvrez, le matin, la paupière, Qu’un baiser vous attend, Entre les bras chéris, priez I Dieu vous regarde Et vous ne savez pas ce que ce jour vous garde, Priez, petit enfant.Le Fr.Agathon.Pour réussir, il faut allier sagement la douceur avec la fermeté.Le Fr.Agathon.“ Je suis petit, et je l’écoute “ La voix qui me dit de prier, “ Que Dieu m’aime, que Dieu sans doute “ D’en haut me voit m’agenouiller ; “ Je prie, et le Seigneur, j’espère, “ Puisqu’il me bénit et m’entend, “ Me gardera toujours ma mère “ Et lui laissera son entant.” Sophie Hue. 256 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE DE LEÇONS DE CHOSES à l'usage des Ecoles Primaires, Modèles et Académiques, des Collèges, Couvents, etc., etc., etc.Par J.B.CLOUTIER, Projesseur à l'école normale Laval et Rédacteur de “ l'Enseignement érimaired Ce livre est indispensable à tous les instituteurs et institutrices qui ont à cœur de se conformer au désir du Conseil de l’Instruction publique au sujet des leçons de choses.En vente chez tous les libraires de Québec et chez MM.Cadieux et Derome J.B.Rolland, Beauchemin et Valois, à Montréal.LIVRES CLASSIQUES GRAMMAIRE DE LHOMOND AVEC SÏUTTAXE Revue par J.B.CLOUTIER DEVOIRS GRAMMATICAUX PAR LE, MÊME: OU LE mm FMMI® &ÎY®I BBS WKf MXt» PAR LE MÊME Tous ces livres ont été approuvés par le Conseil de l’Instruction publique, et sont en vente chez tous les libraires de Québec et de Montréal.
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