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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
vendredi 2 novembre 1888
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1888-11, Collections de BAnQ.

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NüxMéro 17 2 NOVEMBRE 1888 SME ANNÉE JOURNAL D’EDUCATION ET D’INSTRUCTION PARAISSANT LE 1er ET LE 15 DE CHAQUE MOIS, LES VACANCES Fv' J.».CLOUTIER, Rédacteur-uro AIDE PAR UN COMITE DE COLL-’ Prix de l’abonnement : UN DOLLAR par an, invarik l dînent payable d’avance Toute correspondance, réclamation, etc., concernant la rédaction, devra être adressée à J.-B.Cloutier, p.iHci.n à l’école normale Laval ; celles concernant l’administration, à L.J.Demers & Frère, imprimeurs-éditeurs no.30, rue de la Fabrique, Québec.SOMMAIRE :—Bibliographie.— Actes officiels : Avis.— Nomination de commissaires et de syndics d’écoles.—Demande de délimitation et direction de municipalité scolaires.—Rapport de M.l’abbé L.N.Bégin pour l'année scolaire 1886-1888—Pédagogie: Intuition.— L’instruction et l’éducation.— Partie pratique : I, Dictée—Phrases détachées—II, Dictée L’amour du sol natal—Les grands parents— III, Dictée —L’agriculture dans la Chambre— Fable à mettre en prose.—Arithmétique— Problèmes — Algèbre, — Divers: Uue école Japonaise.— Poésie__La source.—Le jeune écolier.—Annonces.BIBLIOGRAPHIE.L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE.—QUESTIONS DIVERSES Tel est le titre d:un nouveau livre que vient de publier M.G.-J.Magnan, ancien élève de l’école normale Laval.Ce jeune instituteur—il n’est âgé que de vingt-deux ans— qui a laissé temporairement l’enseignement pour cause de santé, a fait preuve dans ce travail d’un grand sens pratique et d’une connaiseance parfaite des questions qu’il a traitées.Il a fallu une grande somme d’études, de recherches, de travail de tous genres pour obtenir un aussi beau résultat.Aussi, cet ouvrage place-t-il son auteur à un rang distingué dans le monde pédagogique.Nous’ espérons que des circonstances meilleures rappelleront bientôt M.Magnan à sa carrière de prédilection, l’instruction de la jeunesse.Le livre est divisé en quatre parties : 1.Précis historique rie T instruction primaire en la province de Québec.2.Histoire de l’école normale.3.L’Agriculture à l’école primaire.4.Mélhodologie et psychologie.Dans la première, l’auteur suit pas à pas les développements de T im truction primaire sous l’habile direction des divers corps religieux qui s’étaient donné pour mission de christianiser et de civiliser la nouvelle colonie.Il passe ensuite en revue les différenles phases par lesquelles a passé l’instruction du peuple canadien catholique depuis la conquête.Dans la seconde partie, il fait voir l’esprit patriotique qui a présidé à l’établissement des écoles normales, donne à chacun des fondateurs sa part du mérite qui lui revient, énumère les résultats que le pays en a,,retiré etc.La troisième partie est consacrée .à [’enseignement de l’agriculture dans les écoles primaires.L’auteur s’efforce de démontrer à la famille enseignante toute l’importance qu’elle doit attacher à une branche aussi utile, aussi importante et aussi fructueuse en bons résultats.La quatrième et dernière partie traite de la méthodologie et de la psychologie.C'est bien cette dernière partie qui rend l’ouvrage 258 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE doublement utile pour le jeune instituteur, car, outre les nombreux renseignements qu’il pourra y puiser, il trouvera de plus, dans la forme catéchistique des leçons type qui y «sont données, un modèle parfait à suivre dans l’enseignement de la langue maternelle.El l’habitude de questionner convenablement dans cette branche importante fera acquérir une force didactique qui déteindra sur toutes les autres branches.Nous ne saurions terminer cet article sans féliciter cordialement M.Magnan de son travail, et sans lui souhaiter tout le succès, tout l’encouragement qu’il mérite,tant de la paî t des instituteurs que de celle des autorités scolaires.- o-o-o- Actes officiels AVIS PUBLIC Département de l’Instri-otion publique Avis public est par le present donné qu’un examen pour les candidats a la position d’inspecteur des écoles protestantes,aura lieu au Départe* ment de l’Instruction publique, Québec, à 9 heures A.M., jeudi, le quinzième jour de novembre prochain.Les candidats sont requis d’envoyer leurs applications et certificats, accompagnés d’un dépôt de six piastres, au secrétaire du comité protestant du Conseil de l’Instruction publique, Québec.GE DEON OUIMET, Surintendant.AVIS Comme en vertu de l’article 27 du chapitre 36 de l’Acte 51-52 Victoria, les avis concernant les érections ou les changements de municipalités doivent être insérés dans un journal français et un journal anglais de la municipalité ou de l’endroit qui en est le plus rapproché, je prie les directeurs de tous les joarnaux français et anglais, publiés dans la province de Québec, de me donner l’adresse exacte de leurs publications respectives.GEDEON OUIMET, Surintendant de l’Instruction publique.Département de l’Instruction publique Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR par un ordre en conseil en date du 2 octobre courant (1888), de faire les nominations suivantes, savoir : Commissaires d'écoles Comté d’Argenteuil, Wentworth.—MM.William L.Watchorn et William Curren.Comté de Brome, Knowlton.—MM.G.W.Van-cor, Samuel U.Courtney, Albert E.Mills, Joseph ^|esaraf A.Duchesneau et Paul Gingras.Comté de Montmorency, “ Les Crans.”—MM.Louis Giguère, en remplacement de M- Napoléon r Saint-Hilaire.Comté de Montmorency, Saint-François.—MM.Sidfroi Dufour et François-Xavier Emond, en rem» j, placement de MM.Joseph Dompierre et Xavier i in.— MM.Lepage.Comté de Portneuf, Saint-Bernardin Louis Labbé, Cyprien Déry et Anthime Gauthier.Département de l’Instruction publique Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un ordre en conseil, en date du 2 octobre courant, (1888), de détacher delà muni cipalité scolaire du canton de “ Dunham ” dans le comté de Missisquoi, le village de u Sweets-burg ” avec les limites qui lui sont assignées par la proclamation du 21 décembre (1874), plus les lots suivants désignés au cadastre, dans les Nos.76,78, 79, 80, 81, 82, 83, 84, 85, 86, 87, 88, 89, 90, 91, 92, 93, 94, 95, 96, 97, 98, 99, 100, 101, 102, 103, 104, 105, 106, 107, 108, 109, 110, 111, 112, 113, 1 N, 115, 116, 117, 119, 120, 279, 281, 282, 283, 284,285, 286, 290 et 292, et ériger eu municipalité scolaiie distincte le dit “ village de Sweetsburg, ” ainsi que les dits lots du cadastre ci-dessus désignés, sous le nom de u Sweetsburg.” West aux ^ partie es efii;au je de!» L?vis, Département de l’Instruction publique AVIS Demande d’érection en municipalité scolaire en vertu des 51 et 52 Vic., chap.36.Eriger en municipalité scolaire, sous le nom de “ St-Zacharie, ” le canton de Metgermette, dans le comté de Beauce, avec les limites qui lui sont assignées par la Proclamation, en date du huit octobre 1885.mti S Département de l’Instruction publique AVIS 11 Demande d’érection de municipalité scolaire, en vertu des 51 et 52 Viet., chap.36.Détacher de la municipalité scolaire de Notre-Dame des Anges de Stanbridge, dans le comté de Vissisquoi, les lots Nos.9, 10 et 1 l du dixième ang de Stanbridge, et les lots Nos.7, 8 et 9 du jnzième raDg de Stanbridge, même municipalité, }t les annexer à la municipalité de Saint-Damien, Ians le même comté, pour les fins scolaires et ïimender en conséquence l’arrêté en conseil du >nze octobre 1875.-III enren "dan Swell .3,!' Département de l'Instruction publique AVIS Demande d’érection en municipalité scolaire en vertu des 51-52 Viet., chap.36.Détacher de la municipalité scolaire de Saint-Joseph de Lévis, dans le comté de Lévis, la partie lu premier rang qui est bornée comme suit : A jl’ouest aux numéros 195,196 et 198 du cadastre de la partie est du village de Lauzm et au No.127 lu cadastre de la paroisse de Saint Joseph de îvis ; au nord-ouest, aux Nos.13, 14, 15, 16, 17> 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27 et 28 du cadastre de la partie est du village de Lauzon et au leuve Saint-Laurent ; à l’est, à la paroisse de ISaint-Etienne de Beaumont ; au sud, aux terres du deuxième rang de la paroisse de Saint-Joseph le Lévis.Et l’ériger en municipalité scolaire sous le nom de “ municipalité scolaire de la partie est du village de Lauzon.” o—o-o ÉCOLE NORMALE LAVAL RAPPORT DE M.L’ABBÉ L.N.BÉGIN POUR l’année scolaire 1886-87.Monsieur le Surintendant, Aucun incident extraordinaire ne s’est produit à l’école normale Laval durant l’année scolaire 1886-87 qui vient de finir.Notre petite barque a continué paisiblement sa course; pas de tempêtes, pas de vents con- traires, mais une mer toujours calme et une navigation heureuse.Notre école normale a donné ses cours à 118 élèves: 62 élèves-institutrices et 56 élèves-instituteurs.Dans le département des élèves-maîtres, 52 ont fini l’année scolaire : 8 en académie, 20 en première division, 24 en deuxième division.52 Sur ce nombre, 42 ont reçu un brevet de capacité : 8 pour école académique, 12 pour école modèle, 22 pour école élémentaire.Dans le département des élèves-institutrices, 56 ont fini l’année scolaire : 26 en première division, 80 en deuxième division, 56 Sur ce nombre, 51 ont reçu un brevet de capacité : 24 pour école modèle, 28 pour école élémentaire.52 En résumé, 118 élèves ont fréquenté l’école normale; 101 ont terminé l’année scolaire.Quatre-vingt-quatorze ont reçu un brevet de capacité : 8 pour école académique, 36 pour école modèle, 50 pour école élémentaire.94 Les écoles annexes ont été fréquentées par 203 enfants ; 96 garçons, 207 filles.Je suis heureux, monsieur le Surintendant, de pouvoir dire que les élèves-maîtres qui viennent d’obtenir leurs diplômes à l’école normale Laval sont déjà presque tous placés avantageusement à la tête d’écoles im- 260 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE portantes dans notre province.Les demandes d’instituteurs ont été beaucoup plus nombreuses que les années précédentes ; les salaires accordés sont aussi, dans certains cas, plus élevés que par le passé.Nous devons nous en réjouir et pour l’avantage de notre classe enseignante d’ordinaire si mesquinement rémunérée, et pour le développement plus régulier et plus rapide de l’instruction publique.Quand l’instituteur trouvera dans son enseignement un moyen convenable de subsister, quand il verra ses études et son travail plus justement appréciés, il ne sera pas tenté d’abandonner son poste pour suivre une carrière à la fois moins pénible et plus lucrative.Son expérience et son dévouement seront des trésors qui demeureront acquis à notre jeunesse canadienne.Dans certaines localités populeuses, on a remarqué que l’autorité d' une jeune institutrice, suffisante pour des enfants de sept à douze ou treize ans, ne l’est plus toujours pour des garçons d’un âge plus avancé ; il faut la main ferme d’un maître pour contenir dans le devoir et dans le respect des jeunes gens chez lesquels fermentent déjà des idées d’indépendance et d’insubordination ; il faut à ce petit peuple d’écoliers une autorité qui s’impose d’elle-même, qui maintienne une discipline parfaite et qui imprime une direction éclairée, pratique, exempte de faiblesses et d’hésitations désastreuses.On croit, et avec raison, que le bon ordre dans la classe est un élément essentiel de succès, de môme qu’un régime de confusion et d’anarchie est la plus forte entrave qu’on puisse mettre à tout progrès véritable.De ce besoin d’autorité viennent, sans aucun doute, ces demandes d’instituteurs plus nombreuses que les années dernières.Les institutrices qui ont obtenu leurs diplômes à l’école normale sont toujours très recherchées, parce qu’on les juge, en général, bien préparées par la nature même de leurs études à donner un enseignement efficace et pratique ; aussi sont-elles déjà Joutes placées.Il est fâcheux néanmoins qu’il n’v ait pas une organisation quelconque 9 pour aider les municipalités scolaires à procurer plus facilement les institutrice dont elles ont besoin, tout le monde aurait y gagner.III fllï'i')! lil rude lire, t Il serait superflu de répéter ici les éloge jlgréle que j’ai déjà faits dans l’application soute irpour nue, du bon esprit et des succès de nc he.Ils élèves; qu’il me suffise de dire qu’ils n If air if sotte ms jeu ire a re règles les loo l’ont cédé en rien à leurs devanciers.L rcheni classe de l’académie s’est même partiel lisquel lièrement distinguée.jl [taul-il La bonne prononciation du français, 1 lecture expressive à haute voix et l’actioi oratoire sont encore cultivées avec soin pa nos élèves ; l’impulsion vigoureuse donné à cette partie importante des études par moi regretté prédécesseur continue à produir d’excellents résultats.Les jeunes personne qui se présentent en grand nombre ai bureau des examinateurs pour y obteni leurs diplômes donnent des preuves éviden tes du progrès qui a été fait partout en cetti matière.Une branche qui est plus négligée dan certaines écoles de la campague, c’est I composition française.Cette lacune nu paraît regrettable.C’est assurément un chose excellente, nécessaire même de con naître les règles de la grammaire et d< savoir les appliquer ; mais il est aussi biei important de savoir exprimer convenablement sa pensée et de connaître la valeur de expressions qu’on emploie.Chaque année nous recevons de divers endroits des jeune! gens qui sont parfois complètement novices dans l’art d’écrire.Le style est, pour eux, chose complète ment inconnue ; ils n’ont jamais rédigé uni simple lettre, ni scruté le sens précis de mots les plus ordinaires : le travail de h réflexion leur a manqué.On ne les a jamais habitués à penser par eux-mêmes, à observe] tout, à se rendre compte de tout ; ils n’on jamais été exercés à faire un travail d’inven tion, et encore moins à coordonner leurs idées et à les exprimer avec clarté, pureté et ,fclm Mette ®8e née eeiDiet S11® don >cre ica ?% K il la L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 261 rcsài [égance.Ils ont bien des connaissances Ws rammaticales ; mais il leur manque l’idée, aurait a du moins le terme propre pour l’exprimer-Aussi ont-ils besoin de se livrer à un trahi rude et ingrat, lorsqu’ils ont à faire une ttre, une narration, une description ; leur éhut en cette matière est toujours pénible, ia!gré le soin que peut apporter le profes-!iir pour les aider dans l’exécution de leur che.Ils finissent sans doute par prendre ne allure plus dégagée, par avoir une déarche moins timide, moins embarrassée ; particiais quelle patience et quelle persévérance 3 faut-il pas pour donner un peu de poli à s talents demeurés trop longtemps in rites ! ois, l’acii parmi jta me ils11' fin* litljl IV Le succès littéraire, dont je viens de par r, serait plus prompt et plus considérable, nos jeunes gens s’habituaient de bonne îure à respecter, dans leurs conversations, s règles de la grammaire et à n’emplover ,ie les tournures et les expressions ccnsa ées par la langue française.Dans les oies, on s’évertue à cultiver l’art d'écrire rrrdement, c’est-à-dire grammaticalement ; i y donne un temps considérable ; mais îrt de parler correctement est complètement CD jgligp.Il y a pourtant une corrélation ddente entre ces deux actes, et ne pour-,it-on pas dire même que ce dernier est le élude nécessaire à un succès sérieux dans premier ?N'est-il pas incontesiable que.mr un grand nombre de nos étudiants, la ngue dont ils doivent se servir dans leurs rits ou compositions quelconques, est ute différente de celle qu’ils parlent ordi-lirement ?De là, chacun peut comprendre ôment toutes les difficultés qu’ils ont à récis lincre pour arriver à une certaine pro-iété d’expressions et à une correction ajaini ‘ammaticale dont ils ne font usage qu’à de res intervalles.Monsieur Paul de Gazes, secrétaire du nseil de l’Instruction publique, dans un marquable travail qu’il a lu, en mai der-er, à la Société Royale du Canada, à Ottawa, a signalé une foule de locutions vicieuses dont notre langage canadien est émaillé, et il pense que les membres de la classe enseignante sont les seuls qui puissent les faire disparaître graduellement, d’abord en parlant eux-mêmes avec la correction requise, et surtout en surveillant le langage de leurs élèves, de manière à en bannir le plus possible les expressions impropres ou non françaises et les tournures non autorisées par les règles ou par l’usage de la société instruite.C’est là un travail de chaque instant, un travail qui exige, qui demande une persévérance à toute épreuve, mais j’ai souvent constaté qu’il finit par produire d’excellents résultats.Loin de moi la prétention de vouloir faire de tous nos jeunes canadiens des écrivains distingués: ce serait une utopie; mais ne pourrait-on pas du moins les rendre eatables, en plus grand nombre, d’exprimer convenablement leurs pensées?Deux moyens sembleraient devoir conduire à ce résultat : le premier serait d’améliorer peu à peu le langage des élèves ; le second serait de leur faire faire, aussi souvent que possible, de petites compositions littéraires qui seraient proportionnées à leur développement intellectuel et qui serviraient à la fois d’exercice de grammaire et de style Ce système est suivi avec succès dans certaines maisons d’éducation; ne serait-il pas opportun de le généraliser davantage, dans l’intérêt bien entendu de notre jeunesse canadienne?V .Te ne puis terminer ce r pport, monsieur le Surintendant, sans parler de la retraite de monsieur Daniel McSweeuev du professorat de l’école normale Laval.Ce vénérable vieillard, plus que septuagénaire, devenu presque complètement aveugle, épuisé par les rudes labeurs de plus de cinquante années d’enseignement, a donné sa demission et reçoit une pension que lui ont largement méritée ses travaux, ses talents et son dévouement inaltérable à l’instruction publi- 262 L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE que au Canada.Professeurs et élèves de notre école normale n’oublieront jamais l’esprit de religion profonde qui animait monsieur McSvveeney, non plus que son amour de l’étude et surtout de la science des mathématiques, sa fidélité scrupuleuse au devoir, ses procédés délicats qui en faisaient le type du gentilhomme parfait, du professeur habile et du chrétien exemplaire.Qu’il veuille bien emporter avec lui dans sa retraite, le tribut de leur admiration et l’hommage de leur respectueux et reconnaissant souvenir.Monsieur John Ahern, ci-devant professeur à l’académie commerciale catholique du Plateau à Montréal, a été cho’si pour succéder à M.McSweeney à l’école normale.Les brillants états de service du nouveau professeur,.son expérience et ses talents bien connus ne nous permettent pas de douter qu’il sera, comme toujours, à la hauteur de la position honorable à laquelle il vient d’être appelé dans son Alma Mater.VI Le gouvernement provincial fait exécuter actuellement à l’intérieur de l’école normale des travaux de réparation assez cousi-dérables.Le temps qui use tout avait aussi gâté nos vieux murs et les avait réduits à un état pitoyable de délabrement et de malpropreté.Après les vacances, le Vieux-Cliâteanx aura fait toilette neuve et offrira un coup d’œil admirable et réconfortant pour les professeurs et les élèves.Il est regrettable qu’il ne soit pas assez vaste pour permettre de recevoir tous ceux qui demandent avec instances à y être admis ; le site incomparable qu’il occupe sur notre promontoire et les souvenirs historiques qui s’y rattachent sont bien propres à élever l’âme des jeunes étudiants et à les fortifier dans l’amour qu’ils doivent avoir pour leur \ ays.Espérons néan-moinsque le jour n’est pas éloigné où Québec verra s’élever sur ses hauteurs une grande et bonne école normale qui sera à la fois un ornement pour notre ville et un bienfait pour notre nationalité canadienne française.En attendant ce jour vivement désiré, nous devons nous féliciter de la bienveillante ¦ sollicitude du gouvernement à notre endroit et le prier d’agréer l’expression de notre bien sincère reconnaissance.J’ai l’honneur d’être, etc., ' plus pe grand ! ,c qnés.; dense, d'alteii L.N.Bégin, Etre, Principal.o-o-w - PÉDAGOGIE INTUITION Durant les leçons d’intuition le maître ne devra pas perdre les préceptes suivants : 1.Le maître 11e perdra jamais de vue le principe: Aller du connu à l’inconnu.2.Il exigera toujours pour réponse des phrases entières, autant que possible simples et courtes.3.Son langage sera à la portée des enfants et les disposera à se livrer avec joie et animation à ces exercices.4.Il fera répéter, tantôt individuellement, tantôt simultanément, ce qui a été dit précédemment, en faisant changer très souvent le ton de voix.5.Il veillera soigneusement à ce que les enfants prononcent bien et à ce qu’ils s’énonf cent d’une manière claire et précise.8.Il présentera l’objet aux enfants sous) l’aspect le plus usuel possible.7.Il dirigera les réponses des enfants de manière cà les habituer à suivre un ordre logique.8.Il exercera leur mémoire en leur don1 liant à apprendre de petites pièces, soit en prose, soit en vers, en rapport avec la ma tière qu’il vient de traiter.9.Il agira sur l’attention des plus rebelles! en les habituant à certains signes muets, ou en leur faisant comparer deux ou plusieurs objets mis ou nom en présence l’un de l’autre- 10.Il habituera, par différents moyens, les enfants à l’expression orale.ï develop j- l’aide J i filtrai Je dii ’dès qu’l ‘ eus, l’a 1 pas de .lessotii 1 consider lion.I C’est ; de l’enfi ; encore e l naître i 8t$ COB Wei l pour le | Etqi [doiti’éj d où R0t 1 incombe K le ; devient ; ®dito|j(| nient à Oapi :Mc e%is8 frien te hi L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 263 11.Il exercera le sens des enfants et plus particulièrement la vue et l’ouïe.Les exercices par intuition seront d’autant plus parfaits, que l’on aura égard à un plus grand nombre des points récemment indiqués.A défaut d’une préparation consciencieuse, il sera difficile, impossible même, d’atteindre le but que l’on doit se proposer par cette partie si importante de l’enseignement.L' Evangeline.-c:—o-o- L’INSTRUCTION ET L’ÉDUCATION L'animal reçoit de la nature seule tout son développement : l’homme n’obtient le sien qu’à l’aide d'un double travail que nous appelons l’instruction et l’éducation.Je dis l’instruction et l’éducation parce que dès qu’il s’agit de faire des hommes et des citoyens, l’œuvre est en effet complexe : il ne suffit pas de former leur cœur^ à tel point que, dans les sociétés civilisées, l’éducation a toujours été considérée comme plus précieuse que l’instruction.C’est fort bien de s’occuper de l’intelligence de l’enfant ; mais il y a quelque chose de mieux encore et de plus utile à la société, c’est de Dire naître dans l’âme de cet enfant et d’y cultiver ses convictions, ses principes qui serviront de règle à sa conduite, qui le détourneront du mal pour le pousser vers le bien.Et quan 1 cet enfant est une jeune fille qui doit s’épanouir plus tard ou une jeune personne d'où, sortira l'épouse et la mère chrétienne à qui incomberont les plus héroïques devoirs, oh ! alors, le trevail de l’instruction et de l’éducation devient une tâche colossale pour laquelle l’Eglise catholique stule a pu créer des ouvrières vraiment à la hauteur de leur mission.On peut dire,en effet, sans exagération aucune^ que le véritable rôle des femmes, leur mission exquise et délicate, est de tout comprendre et de ne rien savoir.En présence des incertitudes que lui réserve la vie, des destinées si diverses auxquelles elles peuvent être appelées, ce qu’il leur faut avant tout, c’est une large ouverture de l’esprit, une sotte d’aptitude universelle, une méthode pour l’achever plutôt que de s’y complaire ; en un mot, l’adolescence de ces jeunps et vigoureux esprits doit ressembler a ces p'antes habilement conduites par li main d’un horticulteur expérimenté ; c’est surtout par leurs promesses qu’elles fourient et leur vraie force consiste à s'élancer plutôt qu’à se raffermir.Qu’on me comprenne bien.Notre société moderne est ainsi faite qu’aucun do nous, pères de famille, ne peut dire aujourd’hui ce qu’il adviendra de ses filles demain.Auront elles pour mari un ouvrier, un homme politique, un industriel, un fermier, un riche propriétaire, ou un grand financier?C’est assurément ce que personne ne saurait avoir la prétention de deviner.Dans un pays surtout où les circonstances font les hommes, le3 jeunes filles p mvent aspirer à toutes les destinées.Qui eût dit à Mme Grant, à Mme Hayes ou à Mme Garfield, il y a trente ou quarante ans> qu'elles seraient appelées un jour à diriger la Maison Blanche, les eût sans doute fait sourire de pitié.Et cependant, mariées fort jeunes à des hommes relativement obscurs, il leur a fallu grandir avec eux et ne s’arrêter que dans les splendides salons du Palais Exécutif d’une des plus puissantes nations du monde.Tout père réfléchi sacrifiera donc tout ce qui lui sera posssible de sacrifier pour mettre sa fille à même d’occuper plus tard les situations les plus diverses, et de se montrer également grande et chrétienne si l’adversité vient la frapper ou si les hasards de la vie viennent à lui sourire.Et pour cela que faut-il ?Une éducation faite par des femmes de foi et de bon sens ; quelques années passées dans un couvent dirigé par nos excellentes Sœurs : voilà une dot que rien ne peut ravir à nos filles.Faisons-en des femmes de cœur, de bon sens et de foi, et nous pourrons disparaître de ce monde avec la confiance que nous leur avons laissé une indestructible fortune.G.Bondo. 264 L’ENSEIGKNüMENT PRIMAIRE PARTIE PRATIQUE.I DICTÉE 1° PHRASES DÉTACHÉES Il faut dès l'enfance prendre l’habitude du travail.— On couvre les maisons soit avec des tuiles, soit avec des ardoises, et quelquefois, dans les campagnes, avec du chaume.— Les voleurs sont ceux qui prennent le bien d’autrui.— Un proverbe a dit : Celui qui commence par voler une aiguille finira par voler un bœuf.— La loi punit les voleurs.— Un enfant qui vole les fruits du voisin commet une vilaine action.— Le travail est la principale source de la richesse.— Jules était 1 e fils d’un homme très riche ; jamais il n’a voulu travailler et il est mort très pauvre.—-Louis était né de parents pauvres ; mais Louis était courageux ; par son travail il a acquis une petite fortune et maintenant qu’il est vieux, il se repose et jouit des fruits de son travail et de son économie.Ti-f EXPLICATIONS ET EXERCICES Chaume : portion de la tige des céréales qui reste sur pied après la récolte ; on a donné le nom de chaume à la paille qui couvre les maisons de village.— Proverbe : espèce de sentence, de maxime exprimée en peu de mots et devenue commune et vulgaire.— Source : ce mot désigne proprément l’eau qui commence à sortir de terre en certain endroit, pour prendre son cours vers un autrë ;'est l’endroit, le lieu d’où l’eau sort.Au figuré, le mot source désigne le principe, la cause, l'origine de quelque chose.Le travail est la source de la richesse, c’est-à-dire le principe, la cause de la richesse.Travail : fait au pluriel ?{travaux').— Que signifie ces mots : enfantillage, enfantin 1 —Soit avec des tuiles, soit.: le mot soit es Al un verbe ici?(Ici le mot soit est une conjonction exprimant une alternative).— Comment nomme-t-on un lieu où l’on fait de la tuile ?(tuilerie) ; un ouvrier qui fait des tuiles ?[tuilier).Une carrière d’ardoises s’appelle?(une ardoisière).— Quel est l’adjectif formé par le mot ardoise et qui signifie couleur d'ardoise ?{ardoise).— Comment nomme-t-on une petite maison couverte en chaume 1 (chaumière).— Connaissez-vous un autre verbe s’écrivant comme voler et n’ayant pas le même sens ?{voler se soutenir, se mouvoir dans l’air par le moyen des ailes),—• Bœuf, œuf : comment se prononcent ces mots quand ils sont au pluriel ?— Richesse : trouver un mot qui soit l’opposé ?(pauvreté).— Fils: le féminin?— Courageux fait au féminin courageuse.Quel est le nom qui a formé cet adjectif?{courage).— Il a acquis : remplacer par un autre verbe?(Il a gagné, il s'est procuré).— Vieux : fait au féminin ?Souligner tous les noms et les analyser grammaticalement.-o-o-o- II DICTEE l’amour du sûl natal La Providence a, pour ainsi dire, attaché les pieds de chaque homme à son sol natal par un aimant invincible ; les glaces de l’Islande et les sables embrasés de l’Afrique ne manquent point d’habitants.Il est même digne de remarque que, plus le sol d’un pays est ingrat, plus le climat en est rude, ou, ce qui revient au même, plus on a souffert de persécutions dans ce pays, plus il a de charmes pour nous.Un sauvage tient plus à sa hutte qu’un prince à son palais, et le montagnard trouve plus de charme à sa montagne que l’habitant de la plaine à son sillon.Demandez à un berger écossais s’il voudrait changer son sort contre le premier potentat de la terre ?Qu’y a t-il de plus heureux que Y Esquimaux dans son épouvantable patrie ! Que lui font les fleurs de nos climats; il préfère son trou enfumé à nos palais.Chateaubriand.QUESTIONS ET EXPLICATIONS Le sol : la terre ; surtout la couche supérieure qui est cultivée ;—sole ?= Un aimant : au figuré, ce qui attire ; cette pierre noire qui a la propriété d’attirer le fer.^Invincible : qu’on ne peut vain L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 265 cre, plus fort que la volonté, qui résiste victorieusement ;—vincible n’existe pas,=Embrasés : extrêmement chauds ;— absolument, mis en feu ; —embrasser?ébraser ?— Digne de: méritant d être remarqué ;—un homme digne, un digne homme ?avoir, prendre un air digne 1—Ingrat : stérile, ne rend point en produits l’équivalent des soins et des peines du cultivateur =Revient au même : a le même résultat, a les mêmes conséquences ;—revenir à, s'en revenir, revenir sur, un revenu, un revenant ?—Sa hutte : sa misérable cebane;—cahute ne prend qu’un t =A son si!.Ion : à son champ, à la plaine qu’il laboure, où il trace son sillon.—Potentat : le sort d’un potentat, d’un souverain riche et puissant.EXERCICES Construire dix courtes phrases renfermant un adverbe.=Citer cinq verbes en eler ne doublant pas / devant e ; les conjuguer au présent et au futur.=Chercher et expliquer deux mots dérivés de pays, climat, patrie, pied, y/ace.=Souligner et analyser oralement les pronoms.LES GRANDS-PARENTS Peut-être, mes enfants, avez-vous le bonheur de conserver encoie vos grands- parents.La grand’maman est assise près du feu pendant l’hiver, près de la fenêtre en été.Ses lunettes sur le nez, elle tiicote ou elle file.Elle n’aime pas qu’on la dérange, elle vous gronde quelquefois quand vous faites trop de bruit, ou lorsque, en jouant, vous passez trop près d’elle.Mais, que de beaux récits elle sait faire, et comme vous devenez attentifs lorsqu’elle vous parle du temps où elle était jeune, lorsqu’elle vous raconte les fêtes auxquelles elle a assisté, ou qu’elle vous chante les vieux airs du pays.Si le grand-papa a été cultivateur, il consulte volontiers le baromètre et l’aspect du ciel ; il aime à prédiie le temps qu’il Ara; il indique l’époque des semailles, de la fenaisoD, de la moisson ; s’il a été ouvrier, il îaconte son tour de France; s’il a été soldat, comme tant de Français, vous savez bien ce qui lui fait plaisir à dire et ce qui vous fait plaisir à entendre.Vous l’interrogez sur ses campagnes.Quand il touche à ce sujet, on ne s’aper- çoit plus qu’il est vieux, ses yeux brillent, sa voix s’élève.EXERCICE Construire cinq phrases renfermant un participe suivi cl un infinitif; 1° ayant un complément placé avant ; 2° ayant pour complément Pinfinitif.=Donner deux exemple de que, si, conjonction*,ad verbes ; que pronom.=Donner et expliquer les paronymes de enjouement, lacune, amener, fusilier, typographic, atterrer, etc.î .'Instruction primaire.-o—o—o- III DICTÉE L’AGRICULTURE DANS LA CHAMBRE.Au besoin, on enseignerait l’agriculture sur sa fenêtre, rien qn’avec un pot de fleurs.Il faut que le pot soit drainé (1), et il l’est au moyen d’un trou.Il faut que le fonctionnement du irou soit bien assuré ; on l’assure en le recouvrant de tessons ou morceaux de pots cassés.On y met ens ite la teire qui recevra la plante ou la graine, et l’on a bien soin de l’émietter (2), de la diviser le plus possible, comme fait le cultiva-eur avec sa charrue et sa herse (3) avant d’ensemencer ses champs.A la terre du pot, on ajoute de l’engrais comme on en ajoute à la terre des champs.Avons-nous semé de la graine, nous l’enterrons avec les dents d’une fourchette en fer recourbée qui nous sert de herse ; puis nous tassons (4) la terre remuée en appuyant la main en guise de rouleau.La terre du pot se déssèche" t elle au soleil et à l’air ?Nous l'arrosons-Pousse t il dans le pot des herbes inutiles et gourmandes, nous les enlevons comme on les enlève des champs par le sarclage (5).La terre du pot se durcit-elle à la surface, nous la remuons avec un morceau de bois ou une lame de couteau, comme on la remue au jardin avec le sarcloir ou aux champs avec la houe à cheval (6).Joigneaux.— Le jardin de l'instituteur. 266 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Explication du sens des mots et des pensées (1) Drainage.C’est un mot anglais qui signifie égouttement, dessèchement et qui s’applique à tout procédé employé pour débarrasser lej terres de l’humidité surabondante.Toutefois, il désigne plus particulièrement ie dessèchement des terres au moyen de rigoles souterraines.(2) Émietter.Réduire en miettes, en petites parcelles.(3) Herse.Instrument consistant ordinaire, ment en un châssis de bois triangulaire ou qua-drangulaire qui est muni inférieurement de plu.sieurs rangées de dents de bois ou de fer et que l’on fait traîner par des chevaux pour ameublir et niveler le sol après qu’il a été labouré, pour enfouir la semence et les engrais pulvérulents, pour enlever les racines et les herbes nuisibles.(4) Tasser.Littéralement, mettre en tis; signifie ici presser la terre, la se.’rer.(5) Sarclage.Opération par laquelle on arrache avec la main ou on coupe les mauvaises herbes entre deux terres avec un instrument tranchant* (6) Houe.La houe est un instrument de fer, large et recourbé, à manche de bois, avec lequel on remue la terre en la tirant vers soi.La houe à cheval est une espèce de petite charrue à roues> munie de plusieurs socs en forme de houe plate.Observations orthographiaues.Grammaire.— Une /ourchette en fer recourbée L'adjectif recourbée qualifie fourchette et non ter qui indique la matière avec laquelle est faite la fourchette.—Dessèche-l-elle?Pousse-t-il?La lettre t, consonne euphonique, e-t mise entre le verbe et le pronom par euphonie, pour rendre la prononciation plus douce, et pour éviter un hiatus.La lettre s est également employée par euphonie, par exemple dans vas-y.Le vmux français, au moins le français populaire, admettait ai ssi un z euphonique ; ainsi dans la chanson de Malbo-rough : Il fut porté en terre Par quatre z officiers.Familles de mots.— Fleur.Fleurette, fleurir fleurissant, fleuriste, fleuron, fleuronne, floral, fleu.raison ou floraison, floraux, (jeux, concours de poésie institué à Toulouse par Clémence lsaure en 1490), flore (ensemble des fleurs, des plantes qui croissent dans un pays, dans une région), flo- réal, florès (fai”e florès, avoir du succès), florifère, florin, florissant, flosculeux (composé de fleurons), déflorer, défleurir, défloraison ou défleuraison, refleurir, efflorescence, efflorescent, mirliflore.Homonymes.—Plan, Plant.Les petites pousses que l’on plante s’appellent des.— Il ne faut jamais rien entreprendre sans avoir fait ses .— Houe, hnx.Les feuilles du .sont luisantes et armées de piquants.— Cet ouvrier a cassé le manche de sa .Synonymes_____Enseigner, apprendre, informer, instruire, faire savoir.Enseigner, c’est donner des leçons à quelqu’un.Apprendre a la même signification, mais il implique l’idée que l’élève met à profit les leçons qu’il reçoit.Instruire, c’est mettre quelqu’un au fait de certaines choses par un enseignement spécial.Informer signifie simplement avertir les personnes des événements quj peuvent les intéresser, faire savoir, c’est rappor.ter fidèlement les choses.Enseigner et apprendre ont plus de rapport à tout ce qui est propre à cultiver l’esprit et à former une belle éducation.Instruire se rapporte à ce qui est utile à la conduite de la vie et au succès des affaires.Informer renferme une idée d'autorité à l’égard des personnes qu’on informe.Kaire savoir a plus de rapport à ce qui satisfait simplement la curiosité.Exercices Qu’est-ce que l’élision?la contraction de l’article ?— Devant quels noms propres emploie-t-on l’article ?— Les noms propres prennent ils la marque du pluriel?— Qu’est-ce que les pronoms ?— Combien y a t-il d’espèces de pronoms ?—Analysez les pronoms de la dictée.— Qu’est ce que l’agriculture?le drainage?le sarclage?— Indiquez les différentes opérations de la culture des champs (préparation de la terre : drainage, en grais, amendements, labourage, semaille, hersage, roulage, sarclage, récolte).—Dites quelques mots de chacune de ces opérations, des instruments employés et de la façon dont elles se pratiquent dans votre région.C.G. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 26Ÿ FABLE A METTRE EN PROSE XVI.—LE CHAT, LA BELETTE, ET LE PETIT LAPIN Du palais d’un jeune lapin Dame Belette, un beau matin, S’empara: c’est une rusée.Le maître étant absent, ce lui fut chose aisée.Elle porta chez lui ses pénates un jour Qu’il étoit allé faire à l’aurore sa cour Parmi le thym et la rosée.Après qu’il eut brouté, trotté, fait tous ses touis.Jeannot Lapin retourne aux souterrains séjours.La Belette avoit mis le nez à la fenêtre.u O Dieux hospitaliers ! que vo's-je ici paroLre ?Dit l’animal chassé du paternel logis ; Holà ! madame la Belette, Que l’on déloge sans trompette, Ou je vais avertir tous les rats du pays La dame au rez pointu répondit que la terre Etait au premier occupant.C’était un beau sujet de guerre.Qu’un logis où lui-même il n’entroit qu'en rom- [pant “ Et quand ce serait un royaume, Je voudrais bien savoir, dit-elle, quelle loi En a pour toujours fait l’octroi A Jean, fils ou neveu de Pierre ou de Guillaume, Plutôt qu’à Paul, plutôt qu’à moi.” Jean Lapin allégua la coutume et l’usage : “ Ce sont, dit-il, leurs lois qni m'ont de ce lcgu Rendu maître et Seigneur, et qui, de père en fils, L’ont de Pierre à Simon, puis à moi Jean, trans- [mis.Le premier occupant, est-ce une loi plus sage ?— Or bien, sans crier d’avantage, Rappoitons-nous, dit-elle, à Raminagrobis.” C’était un Chat vivant comme un dévot ermite, Un Chat faisant la chattemitte, Un saint homme de chat, bien fourré gros et gras, Arbitre expert sur tous les cas.Jean Lapin pour juge l’agrée.Les voilà tous deux arrivés Devant ba Majesté fourrée.Grippeminaud leur dit : “ Mes enfants, approchez, Approchez; je suis sourd, les ans en sout la [cause.L’un et l’autre appi ocha, ne craignant nulle chose.Aussitôt qu’à portée il vit Rs contestants, Grippeminaud, le bon apôtre, Jetant des deux côtés 1a.gr.fte en même temps, Mit les plaideurs d’accord en croquant l’un et [l’auti e.Ceci ressemble fort aux débats qu’ont parfois Les petits souverains se rapportant aux rois.LA MÊME FABLE EN PROSE Une certaine belette, harassée de fatigue, après une nuit passée à dévaster les basses-cours, s’en retournait cbf z elle de grand matin, pour se livrer au repos.Chemin faisant, elle passe devant la demeure d’un jeune lapin qui était déjà parti pour faire sa ronde matinale.Et, trouvant l’habitation plus commode que la sienne, elle s’en empare, sans façon, et s’y met aussi à l’aise que si elle en eut été la maîtresse.—On sait tjue la gente belette ne se fait pas un scrupule de prendre le bien d’autrui.—Après que Jannot lapin eut humé tout à son aise l’air embaumé du matin qu’il eut brouté, sauté, galopé en tous sens, il s’en revint le ’cœur joyeux et content.En l’entendant arriver notre belette met le nez à la fenêtre et le regarde d’un air railleur.Juste, Ciel ! dit Jannot, que vois-je ! Holà, Madame, veuillez déguerpir à l’instant, ou je vais mettre à vos trousses tous les rats du pays.Vous plaisantez mon brave, je pense, dit la dame au nez pointu.Ne savez-vous pas que la terra est au premier occupant ?D’ailleurs, vous n’avez pas raison de faire tant de tapage pour une misérable grotte où vous-même vous n’entrez qu’en rampant.Et quand ce serait un château, je voudrais bien savoir en vertu de que 1 le loi il vous a été légué pour toujours, plutôt qu’à Paul, plutôt qu’à moi.Jean Lapin répondit que, dans ce pays,la coutume et l’usage faisaient loi ; que la propriété était héréditaire, que celle-ci avait passé de père en fils depuis plusieurs générations ; et que lui, Jean, en était aujourd’hui le seul possesseur légal.—Sornettes, que toutes vos histoires, dit cette communiste d’un nouveau genre.Pour en finir le plus lot possible, rapportons-nous en, di'-elle, à Raminagrobis.Ce personnage était un chat vivant en ermitage et jouissant d’une grande réputation ; il avait une expé rience consommée et était surtout très habile à débrouiller les cas les plus difficiles.Sou air modeste recueilli, était propre à inspirer la confiance de tous. 268 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Jean Lapin n’hésite pas un seul instant à le prendre pour juge.Mes chers enfants, leur dit le fin matois, de sa voix la plus douce et la plus mielleuse, veuillez vous approcher, vous approcher em.ore davantage, car je suis sourd, mon grand âge.voyez-vous, en est la cause.Tous les deux, sans aucune crainte^ s’empressèrent de se rendre au désir du frippon.Lorsqu’il les vit à portée, il lance adroitement des deux côtés les pattes en même temps, les grippe, les croque, et le procès se trouva par là même tout jugé.-o-o-o- ARITHMETIQUE Problèmes 1.Trois ouvriers ont travaillé pendant 9 semaines à $1.25 par jour, et ont perdu par le mauvais temps 7 jours de travail.Combien ont-ils gagné en tout, combien chacun ?Solution : 6 j.x 9 = 54 jours 54-7 = 47 “ $1.25 x 47 = $58.75.Total gagné $58.75-p 3 = $19.581;- gain de chacun.2.Vingt-quatre hommes gagnent $1.15 par jour pendant 144 jours, et dépensent pour leur pension, etc.$3.75 par semaine chacun.Combien ont-ils gagné en tout ?Combien ont-ds dépensés ?Combien reste-t-il à chacun ?(1) Solution : $1.15 x 24 x 144 = $3974.40 144^-6 = 243.$3.75 x 24 x 24 = $2160.00 $1814.40 $1814.40-1-24 $75.58£ Rép.—Ils ont gagné $3974.40 , “ “dépensé 2160.00 Il reste à chacun $75 58J 3.Un cultivateur, après avoir gardé sa provision de tous grains, a vendu 256 minots de blé à $1.35 ; 75 minots d’orge à $0.95 ; 316 minois U) On compte la semaine de 6 j.de travail.de seigle à $0.98 ; 536 minots d’avoine à $0.52 ; 145 minots de sarrasin à $0.92 ; 672 minots de pommes de terre $0.45.Les frais de transports lui ont coûté $105.15.Combien lui reate-t-il ?Solution : $ c.minots .$ c.1.35 x 256 = 345.60 0.95 x 75 = 71.25 0.98 x 346 = 336.08 0.52 x 536 = 278.72 0 92 x 145 = 13340 0 45 x 672 = 302.40 Total vendu $1430.45 Frais de transport 105.15 Reste ! $1325.30 ALGÈBRE 1.Si on ajoute 1 au numérateur d’une certaine fraction, elle deviendra et si on ajoute 1 à son dénominateur, sa valeur sera Quelle est cette fraction ?S j ut ion : Soit x le numérateur et y le dénominateur : = ^, et yiy=G; dégagez les fractions.y = 3x + 3, et y + 1 = 4æ, ou y = 4x - 1 v 4x - 1 =3x + 3.Transposez X — 4- mais y = 3a; + 3 = 12 q- 3 = 15 •.• la fraction est f*s.2.Trouvez deux nombres tels que si on ajoute 13 au tiers de leur lomme.le résultat sera 17 ; et si à la moitié de leur différence, on soustrait 1, le reste sera 2 ?Solution : 2+M+13=17, et -%y-= 2 x + y + 39 = 51, et par transposition x - y - 2 = 4, et x-y = 6 x + y ^ 12 x — y— 6 2x = 18 x = 9 2y — 6 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 269 3.On veut partager une somme d’argent entre un certatn nombre de personnes.S'il y avait 4 personnes de plus, chacune recevrait $1 de moins et s’il y avait 3 personnes de moins, chacune recevrait $2.00 de plus.Quel est le nombre de personnes, et combien chacune a-t-elle reçu?Solution : xy I- 4:X = xy + yï + 4y, (2) xy - ix = xy - 2y2 + Sy 4 x — y‘i + 4 y 4a = 2 xJ1 - 8 y '.¦ 2y2 -8y — y2 + 4y, transposez y2=12y, et y = 12.4x = y1 + 4y = (144 + 48) = 192 x = (i|â = 48.Daniel McSweeney.- o-o-=>- UNE ECOLE JAPONAISE Il y a deux mots bien connus dans toutes les écoles, mais qui n’a pas sa raison d’être au Japon : Faites attention.Les élèves japonais considéreraient que ce serait une grande impolitesse d’être inattentifs pendant que le maître parle et enseigne ;"et d’ailleurs, ils sont si anxieux d’apprendre qu’ils n’ont pas même l’idée de penser à la dissipation.Quand les jeunes filles sont quelque peu avancées en anglais, c’est une véritable jouissance que de leur faire la classe.Les punitions corporelles sont inconnues ici.Aucun maître n’oserait en infliger.Ce serait considéré comme une insulte criante.Il y a par tout le Japon des écoles normales auxquelles sont annexées des écoles modèles.Deux professeurs m’invitèrent de visiter celle de Shidzwoka, ce que je fis volontiers un bon matin.Il n’y a pas d’écoles^ libres au Japon, et tous les normalistes sont obligés de pensionner dans l’institution qui les instruit.L’école est très vaste ; il y a dix-sept professeurs et cent-soixante élèves, dont trente jeunes filles.Elles n’y ont été admises que l’année dernière, après de très grandes difficultés.A Tokio et à Yokohama, l’école normale est ouverte aux filles depuis plusieurs années, mais il n’en est pas ainsi dans les autres parties du pays.Les plus grandes précautions sont prises pour sauvegarder la morale.Les filles sont complètement séparées des garçons et ne les voient jamais.Toutes les écoles ont de grandes salles de réception.Des serviteurs me montrèrent celle de l’école que je visitais au moment même où la cloche annonçait le départ.C’était pour moi une chose fort intéressante que de surveiller leur sortie.Il v avait une vaste # cour couverte, entourée d’une balustrade.Les élèves des différents départements de l’école modèle sortaient classe par classe, précédés de leur professeur.C’était un spectacle intéressant.Le professeur de la plus petite classe marchait à reculon.L’ordre était parfait jusqu’à ce qu’ils eurent atteint la cour de récréation.Alors il y eut autant de bruit que pourraient en faire des écoliers canadiens, garçons ou filles.Quelques moments après, je fus conduit dans la chambre des professeurs.Elle est très grande et garnie tout autour de rayons, de chaises, de pupitres, sur lesquels il y a de l’encre, des plumes, du papier, enfin tout ce dont un homme d’école peut avoir besoin pour travailler.La chambre que je visitai ensuite fut la bibliothèque qui contenait un grand nombre de volumes écrits en Japonais, en Chinois, en Anglais, en Français, en Allemand, etc.Les leçons à l’école modèle sont données par les élèves-maîtres, dont chacun en dirige une et en a la responsabilité pendant un terme.Chaque élève n’enseigne qu’une matière.L’ordre le plus parfait règne partout.Dans la première classe que je visitai, on donnait une leçon de chant.Le profes^ seur jouait de sa main gauche sur un harmonium et de la droite marquait le temps.La classe était composée d’élèves de neuf à douze ans, et pendant tout le temps de ma visite, je n’en remarquai qu’un seul qui détourna les yeux de dessus le maître pour voir l’étranger.Dans la classe suivante, où j’entrai, on était à donner une leçon de O 210 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE morale.En nous voyant, le maître dit à voix haute, Un : A l’instant même les élèves se levèrent tout d’un corps ; Deux : ils reculèrent d’un pas ; Trois : ils saluèrent pro fondement ; Quaire .-ils se rapprochèrent de leur siège ; Cinq : ils s’assirent de nouveau et ne s’occupèrent plus que de la leçon, tout comme s’il n’y eut plus eu dans la classe qu’eux et leur maître.Dans toutes les classes régnaient le même ordre et la même bonne discipline.Un mot maintenant du cabinet d’histoire naturelle.C’était une vaste pièce dont les murs étaient couverts de cases rempiiesd’ani-maux empaillés, d’oiseaux de toutes sortes et de bocaux renfermant des poissons de toute espèce.Les murs de la pièce où l’on enseigne la physiologie sont tous couverts de diagrammes des différentes parties du corps, et en face des élèves, sur l’estrade du maître, se trouve un squelette humain recouvert en partie par un drap à couleur sombre.Le cabinet de géologie est garni de casiers renfermant des spécimens de pierres et de métaux de toutes les parties du monde.J’aurais désiré passer tout une journée dans cet intéressant établissement.Tous Us élèves sont habillés de la même manière.Dans l’école où enseigne M.Cassidy, il y a quatre cents élèves.Ce qui m’a le plus intéressé, a été le musée de botanique, où l’on voit un nombre infini de plantes, de vignes, de feuilles, etc.Le gouvernement du Japon a envoyé des spécialistes visiter les meilleures institut ions de l’Europe et de l’Amérique, et l’on s’est empressé d’adopter les meilleures méthodes d’enseignement qui ont été recueillies.Les élèves de toutes les écoles portent des costumes étrangers.Je pense qu’on leur en fait une obligation.Dans les écoles normales, les filles aussi adoptent ce système.Je pense que les écoles sont sur le même plan que les écoles militaires de l’Allemagne.Les professeurs portent des habits et des pantalons lourdement brodés.Les pensionnats dans toutes les écoles sont sur le même pied.Les dortoirs occupent la partie supérieure de l’établissement.Chaque chambre à coucher contient cinq lits dont les couchettes, très étroites, sont en bois rustique, et les murs y sont garnis de fusils et d’épées.Au premier étage se trouvent les salles d’étude dont chacune renferme cinq tables et cinq chaises de bois rustique.Le but vers lequel chaque élève japonais aspire est l’Université impériale de Tokio.La sœur de l’un des étudiants suit les cours de notre école Azibor, à Tokio, et il nous offrit, un samedi, de nous y conduire pour nous faire visiter l’établissement.Nous entrâmes dans la cour par une porte de pierre massive, nous traversâmes l’avenue, toute bordée d’arbres.On nous introduisit d’abord dans la salle de réception où nous fûmes rejoint par le jeune homme qui devait nous faire visiter la bâtisse.Nous allâmes d’abord au laboratoire et ensuite à la salle de dessin dont le plafond est à cent pieds du plancher.Il y avait des centaines de dessins, dont la plupart étaient des engins Je n’aurais jamais pensé qu’autant de machines pouvaient exister.La troisième chambre était remplie de toute espèce de modèles de vaisseaux : vaisseaux de guerre, bateaux à vapeur, etc., et les murs complètement couverts de dessins.Nous entrâmes ensuite dans la salle destinée aux examens.Elle était tout à fait élégante.C’est une immense pièce de quaire étages, dont un seul plafond au quatrième, et entourée de galerie.Les colonnes sont très élégantes.Le balcon a seize pieds de largeur.Les murs sont remplis de rayons renfermant des livres de toutes sortes.La balustrade en fer est d’une blancheur éblouissante, ornée par ci par là de dessins verts ou dorés.L’édifice est éclairé, le soir, à la lumière électrique.Le cabinet de géologie était tout rempli de cases renfermant des spécimens de toute sorte et étiquetés en japonais et en anglais.Une autre chambre renfermait des modèles pour toutes espèces de ponts.Je ne saurais raconter toutes les merveilles que j’ai L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 271 vues dans cet établissement.On m’a dit qu’il n’y avait point, dans Ontario, de bâtisse aussi grande et aussi belle que celle-là.Les Japonais ont abandonné leur vieille religion, et l’éducation est maintenant leur dieu.On ne peut rien imaginer de plus beau ni de plus riche que leurs temples.Nous en avons visité plusieurs à Tokio, bâtis depuis plus de trois cents ans, et qui ont coûté plusieurs millions de piastres.On y voit les plus élégantes statues en bronze, en marbre et en or massif.Mais quoiqu’il y ait tant de richesse et de culture intellectuelle au Japon, il y a aussi b -aucoup de pauvreté et de misères de toutes sortes.Des milliers d’hommes assez bien mis font l’ouvrage des chevaux.Plusieurs Japonais en sont arrivés à la conclusion que le Christianisme es tla meilleure des religions ; que c’est très important d’avoir une religion, et un des hommes des plus marquants de Tokio écrivait dernièrement un article dans lequel il disait qu’il serait à désirer que quelques centaines de nobles embrassassent la religion chrétienne afin d’inspirer de la confiance aux pays de l’Occident.” N.B.—L’article ci-dessus a été écrit par une ancienne institutrice d’Halifax, qui enseigne aujourd’hui à Sidzwoka, Japon.Nous avons cru intéresser nos lecteurs en leur en donnant la traduction.-ooo- POESIE LA SOURCE “ Regarde ce gentil oiseau Qui volait bas, l’aile alanguie, Plonger son petit bec dans l’eaa De la source à l’ombre enfouie.L’orage embrasé gronde encor, N’importe ! Rien ne l’intimide : 11 a repris son vif essor, Grâce à cette goutte limpide.Tu grandiras, mon pauvre amour ! La vie est quelquefois bien rude ; Si tu détaillais quelque jour De souffrance ou de lassitude, Songe à la source où l'oiseau boit, Où son courage se réveille ; Dieu dans mou cœur a mis pour toi Ta goutte d’eau toute pareille.Maintenant tu ne comprends pas.?Et caressant la tête blonde, La mère, émue, entre ses bras Serrait l’enfant, sa joie au monde.“ Mère, fit-il en souriant, La source débordant sans cesse Qui me rendra fort et vaillant, Je te comprends, c’est ta tendresse.” Sophie Hue O -0- O LE JEUNE ECOLIER Destins ! de caprices remplis, Que ne m’avez vous fait poète ?Pourquoi veux-tu pas que j’émette, En vers, ce que tu m’as appris ?L’oiseau dans son plus doux ramage En prose jamais ne s’exprime, Mais toujours employant la rime Il parle le pins beau langage.J’ai souvent entendu sa voix Quand, à mon retour de l’école, Je prenais avec bon Ricole La route qui conduit au bois.A peine a-t-il bu, qu’il repart, Leste, empressé, joyeux de vivre ; Il va si haut que ton regard, Tout surpris ne peut le suivre.Je voudrais, aimable musette ! Comme lui, tout le jour chanter ; Et pour le bien imiter, Etre un tout, tout petit poète.David Y.Landry. 2V2 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE LEÇONS DE CHOSES à Vusage des Ecoles Primaires, Modèles et Académiques, des Collèges, Couvents, etc., etc., etc.Par J.B.CLOUTIER, Professeur à l'école normale Laval et Rédacteur de “ V Enseignement brimai red' Ce livre est indispensable à tons les instituteurs et institutrices qui ont à cœur de se conformer au désir du Conseil de l’Instruction publique au sujet des leçons de choses.En vente chez tous les libraires de Québec et chez MM.Cadieux et Derome J.B.Rolland, Beauchemin et Yalois, à Montréal.LIVRES CLASSIQUES GRAMMAIRE DE LHOMOND AVEC SV*TAXE Revue par J.B.CLOUTIER DEVOIES GRAMMATICAUX PAR LE MÊME OU LE æ&IISîIB OT11 BK SKFAKTS PAR LE MÊME Tons ces livres ont été approuvés par le Conseil de l’Instruction publique, et sont en vente chez tous les libraires de Québec et de Montréal.
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