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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
lundi 16 décembre 1889
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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Références

L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1889-12, Collections de BAnQ.

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9 vie Année 16 DECEMBRE 1889 \ Numéro 20 m jI0I JOURNAL D’EDUCATION ET D’INSTRUCTION PARAISSANT LE 1er ET LE 15 DE CHAQUE MOIS, LES VACANCES EXCEPTEES .5.-15.CLOUTIER, Rédacteur-propriétaire AIDÉ PAR UN COMITÉ DE COLLABORATION Prix de l’abonnement : UN DOIuUAlP * ar an, invariablement payable d’avance Toute correspondance, réclamai: concernant la rédaction, devra être adressée à J.-B.Cloutier, professeur à l’école normale Laval concernant Tadminirt-'doi^ à L.-J.ÜEMERS & Frère, imprimeurs-éditeurs, no.30, taie de la Fabçiqv, .Québec.SOMF -es officiels : Nomination de js d’école.—Pédagogie : Méthode G^V graphie.—Hygiène_____Partie Pratique : Ve 7 .Dictée__Le vin.—Dictée, IL L’imprimerie.Dictée, 111, Enfance de Jeanne-d’Arc.—Devoir d’élève.— Poesies : Noël.— Noël.— A mon petit ruisseau Arithmétique.—Problèmes.— Algèbre.—Divers: Le centenaire de l’Eglise catholique aux Etats-Unis.—Petite Revue.— Mgr Satolli à l’Université Laval.Actes officiels Département de l’Instruction publique Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un ordre en conseil, en date du 23 novembre courant (1889), de Caire les nominations suivantes, savoir : Commissaires d'écoles.Comté de Montmorency, “ Les Crans,” (Sainte-Anne)—MM.Fleurant, Saint-Gelais et Charles Cauchon, en remplacement, le premier, de M.Joseph Verrault, et le second, de M.Olivier Paré.Comté de Richelieu, Sainte-Victoire.—M.Napoléon Proulx, en remplacement de M.Calixte Carignan, qui a quitté la municipalité.Département de l’Instruction publique Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-COU -VERNEUR, par un ordre en Conseil, en date du 20 novembre dernier (1889), de faire les nominations suivantes, savoir : Commissaires d'écoles Comté de Charlevoix, Les Eboulements.—Le Révd.M.W.Tremblay, en remplacement du R v.M.Elzéar D< lamarre, qui a quitté la municipalité.Comté de Gaspé, Cloridorme-—Révd.Nicolas Canuel, en remplacement du Révd.S.Fraser qui a quitté la municipalité.L’Islet, Ashford.—Révd.M.Onésiphore Cantin, en remplacement du Révd.M.Joseph Desjardins, qui n’est plus desservant de la paroisse où est comprise cette municipalité.L’Islet, Sainte-Louise.—M.Magloire Gagné, en remplacement de lui-même, aucune électiou n’ayant eu lieu pour le remplacer.Missisquoi, canton de Dunham.— M.George L.Scott, en remplacement de M.F.E.Scott, qui ne réside plus dans les limites de la municipalité.Ville de Québec, protestants.—Le Très Révd.Doyen Norman, en remplacement de lui-même, son terme d’office étant expiré.Rimouski, Notre Dame du.Sacré-Cœur.—Révd.M.Henri Lavoie, en remplacement du Révd.M.F.X.Cloutier, qui a quitté la municipalité.Yamaska, Saint-François du Lac, (Village)—M, Herménégile Lauzière, en remplacement de M.François Etienne Napoléon Boucher, qui a quitté la municipalité.Syndics d'écoles Ottawa, Aylwin.—M.Nicholas McGuire, en remplacement de M.John Hogan, junior, il n’y a pas eu d’élection dans le temps voulu par la loi.Département de l’Instruction publique Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un ordre en conseil, en date du 25 novembre courant, (1889), d’annexer la mu* 306 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE cipalité de “Saint-Gabriel ” de Montréal, dans le comté d’Hochelaga, à la cité de Montréal, pour les fins scolaires, pourvu que la procédure indiquée au code de l’Instruction publique, articles 122 à 134 inclusivement, soit suivie, la cité de Montréal se réservant le droit d’augmenter les taxes scolaires de 1 5 à ^ de cent.AVIS Département de l’instruction publique Règlements concernant les Bureaux d'Examinateurs Il a plu au LIEUTENANT-GOUVERNEUR d’approuver une résolution du Comité Protestant du Conseil de l’Instruction pubbque, par un ordre en Conseil, en date du 23 novembre 1889, laquelle résolution a été adoptée à une assemblée tenue le 6 novembre 1889, afin d’amender les articles 30 et 39 des règlements du dit comité, comme suit : “ 20.Les cités de Montréal, Québec et Sherbrooke seront les centres d’examen pour les trois degrés de diplômes, et les endroits suivants seront les centres d’examen pour les diplômes d’école modèle et élémentaire, savoir : Shawville, Aylmer, Lachute, Huntingdon, Sweetsburg, Waterloo, Stanstead, Richmond, Inverness, Trois-Rivières, New-Carli8le et Gaspé Village.” “ 39.Les candidats pour diplômes élémentaires qui manqueront sur un ou deux sujets de l’examen, pourront, sur recommandation du bureau central des Examinateurs, obtenir le diplôme d’école élémentaire de troisième classe, et les candidats ainsi recommandés auront droit de rece voir un diplôme dL cole élémentaire de deuxième classe au prochain examen, en passant sur les sujets sur lesquels ils n'ont pas réussi.GÉDÉON OUIMET, Surintendant.Département de l’Instruction publique Avis de demande d’annexion, 22 novembre 1889.Détacher de la municipalité‘scolaire de Saint-Michel de Laclrine, comté d’Hochelaga, pour l’annexer à celle de la paroisse de la Côte Saint-Paul, même comté, le territoire connu scus le nom de la côte Saint-Paul, composé des terres et terrains désignés aux plan et livre de renvoi otfi-ciels du cadastre de la paroisse de Saint-Michel de T '•r*hine, sous les numéros: 972,977,998,1000, 1002, 1003, 1004, 1005, 1006, 1007,1008,11009, 1010, 1011, 1012, 1013, 1014, 1015, 1016, 1017, 1018, 1019, 1020, 1021, 1022, ainsi que les parties des terrains connus, aux dits plan et livre de renvoi sous les numéros 1023, 1024, 1025 et 1026, qui se trouvent comprises dans les bornas ci-après désignées : le dit territoire étant borné, au nord-est par les terres de la paroisse de la côte Saint-Paul, comté d’Hochelaga, au nord-ouest par la petite rivière Saint-l ierre ; au ^sud-est, partie ^ les terres de la dite paroisse de la côte S dut-u i, et partie par la berge (côté nord-ouest,) de l’aque" duc de la cité de Montréal ; et au sud ouest à partir du dit aqueduc, par une ligne prolongeant la ligne de division entre les lots numéros 977 et 979, par le dit lot No.979, et par les lots Vos.978 975, 973, 971, 970, 968 et 967 du cadastre de la dite paroisse de Saint-Michel de Lachine.GÉDÉON OUIMET, Surintendant —-cr-o-o- JOURNAL D’ECOLE Nous accusons réception de deux exemplaires d’un cahier intitulé : Register d’inscription pour LES ÉCOLES CATHOLIQUES DE LA PROVINCE DE QUEBEC, le Seul autorisé par le département de l’Instruction publique.Ce registre contient sur le couvert de nombreuses notes pédagogiques et des extraits des règlements scolaires, qui seront d’une grande utilité pour lés instituteurs et les institutrices.L’usage en est indispensable dans toutes les écoles.On pourra juger de son importance par la circulaire suivante qui l’accompagne.Québec 19 novembre 1889.A Monsieur le Secrétaire-trésorier des Commissaires d’écoles.Monsieur, J’ai l’honneur de vous adresser, en même temps que cette note, un exemplaire du “ Registre d’in- SCPIPTION ET D’APPEL POUR LES ÉCOLES CATHOLIQUES de la Province de Quebec, ” le SEUL AUTORISÉ par le département de l’Instruction publique.Comme l’article 132 des règlements scolaires du comité catholique du Conseil de l’Instruction publique oblige MM.les commissaires ou syndics de fournir à, chacune de leurs écoles le journal d’inscription et d’appel autorisé, j’espère que ce registre sera introduit dans votre municipalité.D’ailleurs, si MM.les commissaires ou syndies veulent bien examiner attentivement le registre que je vous envoie, je n’ai aucun doute qu’ils en L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 307 comprendront l’importance et qu’ils se convaincront qu’il est appelé à reach e de grands services aux élèves, aux instituteurs et institutrices, ainsi qu’aux secrétaires-trésoriers.En efiet,' en outre des blancs ordinaires pour inscrire les noms des élèves et leur présence à l’école pendant chaque jour de l’année, ce registre contient : 1° Le Programme cVétudes pour les écoles catholiques qui indique aux maîtres et maitresses ce qu’ils doivent enseigner; 2° Des Noies pédagogiques excessivement importantes que les titulaires des écoles devront étudier et mettre en pratique s’ils veulent réussir dans l’enseignement ; 3° Des Extraits des règlements scolaires qui concernent d’une manière spéciale les instituteurs et les élèves, et qui leur font connaître leurs devoirs respectifs ; 4° Un Etat général faisant voir le nom, l’âge et et la classe de tous les élèves admis, ainsi que le nombre de jours pendant lesquels chacun a fréquenté l’école durant l’année entière ; 5° Deux Blancs de rapport que le titulaire de chaque école doit remplir et transmettre au secrétaire-trésorier à la tin de décembre et de juin.Des blancs, qui contiennent les renseignements nécessaires à la préparation des rapports semestriels des commissaires au Surintendant; seront d’une très grande utilité à MM.les secré" taires trésoriers qui obtiendront ainsi facilement et d’une manière exacte les statistiques concernant chaque école, et qu’ils n’obtenaient auparavant qu’avec bien des démarches et, très souvent, d’une manière inexacte ; 6° Deux Tableaux de l'emploi du temps indiquant aux instituteurs et institutrices la manière de préparer le travail qu’ils sont tenus de faire en vertu du paragraphe 7 de l’article 145 des règlements scolaires ; 7° Enfin des Instructions importantes sur la manière de tenir le registre, de calculer l’assistance moyenne, etc., etc.Le prix du registre approuvé n’est que de 25 cts l’exemplaire et $2.40 la douzaine.Il est en vente chez le soussigné et chez tous les libraires.J.A.LANG-LAIS, 177, Eue St-Joseph, St-Koch, Québec.MÉTHODE DE GÉOGRAPHIE But.— Donner aux élèves les connaissances les plus importantes en matière de géographie.Stimuler le sentiment religieux en leur indiquant les phénomènes les plus ordinaires de la nature, et en leur faisant reconnaître dans chacun d’eux la haute sagesse et la toute puissance du Créateur.Dégager l’esprit des préjugés et des superstitions vulgaires.Inspirer l’amour de la patrie, le dévouement au roi et à la constitution ; amener, par un enseignement approprié et bien dirigé, les citoyens futurs à regarder l’établissement des lois et leur exécution comme une chose nécessaire, indispensable au bonheur de la patrie.—Communiquer aux élèves les indications les plus utiles, et quelquefois meme indispensables au point de vue de leur éducation en général, et en particulier relativement à la condition d existence à laquelle ils sont appelés.— Venir puissamment en aide, par la connaissance des lieux, à l’enseignement de l’histoire—Prémunir la jeunesse contre les fouiberies de^ intrigants, contre les mensonges des prospectus à l’aide desquels on abuse si souvent de sa bonne foi et de son ignorance.INTRODUCTION La géographie est une science dont la plus grande partie repose suiT intuition Puisque peu d’hommes, dans leur jeunesse, ont eu 1 occasion de franchir les limites de leur pays, de voir d’autres contrées et de connaître d’autres villes que celles qui se trouvent dans leur voisinage, il est indispensable qu’un enseignement, soit verbal, soit écrit, vienne compléter les idées restées imparfaites à défaut d’une intuition immédiate.Cependant il importe que ces explications supplémentaires soient également basées sur l’intuition, si l’on tient à donner aux enfants une représentation claire et précise des choses que l’on veut leur apprendre.On profitera donc de l’intuition appliquée à la paroisse natale et à ses environs, pour faire connaître par analogie d’autres contrées.Ainsi, la connaissance de la nature du sol 308.L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE des eaux et des produits d’une contrée qui nous est devenue familière servira à faire connaître d’autres contrées sous ces mômes rapports.Ainsi, la marche progressive que l’on suit dans tout enseignement doit être adoptée pour la géographie.Nous ne voulons pas ici déterminer d’une manière absolue ce que l’on doit enseigner dans chaque degré.Notre expérience, que nous prenons toujours et avant tout pour guide, nous a démontré les avantages de la division que nous allons indiquer.Après avoir étudié la localité habitée par les élèves, on passera en revue les environs.L’enfant s’habituera à remarquer tout ce qui s’offre à ses regards et l’insiituieur rattachera à ses intuitions les explications nécessaires et qui peuvent avoir rapport à l’aspect de la contrée, aux plaines, aux collines, aux montagnes, aux vallons, à la fertilité et à la stérilité du sol, aux ruisseaux, aux rivières, aux fleuves, aux canaux, aux marais, etc.Mais comme chaque pays a ses avantages caractéristiques, que, par exemple, dans tel pays ou cultive le tabac et d’autres plantes officinales, tandis que dans tel autre on exploite des minerais, des pierres de taille, le marbre, et que dans une troisième contrée on travaille de préférence le bois, etc., on attirera l’attention des enfants sur cette diversité dans les industries.On leur fera distinguer les différences qu’il y a entre la ville et le village, entre les occupations des habitants de l'une et de l’autre, etc.Cette partie de l’enseignement de la géographie sera nécessairement autre pour les enfants des villes et pour ceux des campagnes : c’est à l’instituteur de discerner ce qui convient à ses élèves et de conformer son enseignement aux besoins locaux.Dans le deuxième cours, c’est la patrie qui fait l’objet principal de l’enseignement géographique, On s’occupera de la division politique et administrative du pays.Les explica tions porteront successivement sur les points caractéristiques des différentes provinces, sous le rapport de leur situation, de leur aspect, de leur population, des moyens de communication : de l’agriculture, du commerce, de l’industrie ; des autorités civiles et ecclésiastiques ; des arts, des sciences faits historiques qui s’y rattachent; les lois, de la constitution et des langues parlées dans le pays.Pour faire naître et développer P amour de la patrie, on aura soin de faire ressortir combien le Canada se distingue par ses progrès dans l’industrie, les arts et les sciences ; combien notre peuple a été,'surtout dans les derniers temps, l’objet de l’admiration des autres peuples, en restant fidèle au pays et aux institutions qu’il s’est données ; combien il s’est toujours signalé par son activité, sa probité, son intelligence, etc., etc.Dans le trosième cours on étudiera les autres pays du Canada.Un champ vaste et fertile s’ouvre ici au maître intelligent.C’est une tâche difficile que de bien choisir ce qui convient aux élèves, et ce choix exige à la fois une connaissance spéciale de leurs besoins et beaucoup de discernement chez l’instituteur.Quant aux autres parties du monde, on ne peut guère, dans les écoles primaires, se livrer à une étude détaillée ; il suffit d’en donner une description sous forme de résumé, afin de ne point en laisser ignorer les principales particularitêes et de porter l’attention sur ce qui est un intérêt spécial pour les habitants du pays.La cosmographie, quoique présentant certaines difficultés; ne doit point être totalement exclue de l’école primaire.—L' Evangeline: - o-O-o - HYGIÈNE CALORIFÈRES Dans les calorifères, on fait passer le tuyau qui contient les produits de la combustion, avec toute leur chaleur, au milieu d’une colonne d’air pur qui s’échauffe à leur contact, et qui est ensuite veiséedans les locaux et les appartements par des bouches de cha L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 309 leur, ou qui, comme en Russie, traverse et échauffe les murs memes de l’habitation.Il y a trois système de calorifère, suivant que le tuyau chargé d’échauffer l’air est traversé par la fumée d’un foyer (calorifère a air), ou par de l’eau chaude, ou par de la vapeur d’eau.Les calorifères à air sont les meilleurs et les plus usités.Les calorifères à circulation d’eau chaude sont surtout employés pour chauffer les serres.Dans les usines, on utilise souvent l’eau chaude de la machine à vapeur pour chauffer les ateliers.Quant aux calorifères à vapeur d’eau, ils coûtent cher, sont compliqués, se refroidissent brusquement, et enfin sont sujets aux explosions, comme cela est arrivé à l’église Saint-Sulpice à Pai'is.Les calorifères sont le système où l’on perd le moins de chaleur, et qui est le plus économique.On peut adopter en partie ce système aux cheminées ordinaires, et l’on réunit par ce moyen tous les avantages de chauffage.Pour cela, on remplace l’âtre du foyer par des tuyaux de fonte parallèle, dont l’une des extrémités a une prise d’air à l’extérieur, et dont l'autre extrémité s’ouvre par des Louches de chaleur dans l’appartement.SUBSTANCES CO-MBUSTIBLES Les substances employées comme combustibles pour le chauffage des cheminées, poêles et calorifères, et pour les usages de la cuisine sont : le bois et le charbon de bois, les charbons fossiles ou charbon de terre et le gaz.-o-o-o- PARTIE PRATIQUE « I DICTÉE LE VIN Le vin est une boisson agréable ; il donne des forces au travailleur, il soutient le malade.Il ne faut pas en prendre en trop grande quantité; celui qui en boit trop est bientôt ivre.L’homme ivre ne sait plus ce qu’il dit, pi ce qu’il fait, Les enfants ne doivent I jamais boire le vin pur, ils doivent y ajouter un peu d’eau.EXERCICES ORAUX Le son in s’écrit-il toujours connue dans le mot vin ?Citez des mots dans lesquels il s’écrit par ain, ein ipain, main, levain, peintre, teindre, ceinture).—Indiquez les différentes manières d’écrire le son an?—Quels sont les mots de la dictée contenant le son an ?—Donnez le nom des différents signes de ponctuation rte la dictée.—Quelle est la couleur du vin ?Avec quoi et comment le fait-on ?Comment appelle-t-on le défaut de celui qui boit trop ?Quelles sont les conséquences de l’ivrognerie ?- C3-0-O - DICTEE II Cours moyens l’imprimerie (1) L’imprimerie est le télescope (2; de l’âme.De même que cet instrument d'optique (3), appelé télescope, rapproche de l’oeil, eu ies grossissant, tous les objets de la création, les atomes (4), et les astres même de l’univers visibles ; ainsi l’imprimerie rapproche et met en communication immédiate, continue, perpétuelle, la pensée de l’homme isolé (5) avec toutes les pensées du monde invisible, dans le passé, dans le présent et dans l’ave, nir.On a dit que les chemins de fer et la vapeur supprimaient la distance ; on peut dire que l’imprimerie a supprimé le temps.Grâce à elle, nous sommes tous contemporains (6).Je converse avec Homère (7) et Cicéron (8), les Homères et les Cicérons des siècles à naître converseront avec nous, en sorte qu’on peut hésiter à prononcer si une presse n’est pas autant un vérilable sens intellectuel, révélé à l’homme par Gutenberg qu’une machine matérielle.Il en sort sans doute du papier, de l’encre, des caractères, des chiffres, des lettres qui tombent sous les sens, mais il en sort en même temps, de la 310 L’ENSEIG-NEMENT PRIMAIRE pensée, du sentiment de la morale, de la religion, c’est-à-dire une portion de l’âme du genre humain.Lamartine (9).explication des mots et des pensées ( I) imprimerie.L’art d’imprimer des livres fut inventé vers 1436, par le Mayençais Gutenberg.né vers 1400, mort en 1468.Il s’adjoignit Pint et Shœller qui perfectionnèrent sa découverte.Un certain nombre de villes, Paris, Mayence, Strasbourg ont élevé des statuts à l’immortel Gutenberg.^2) Télescope.Instrument d’optique qui sert à observer les objets éloignés, tant sur la terre que dans le ciel.La pièce essentielle de tous les télescopes est un grand réflecteur concave qui est tourné vers l’objet et qui en donne une image réelle et renversée.(3) Optique.Partie de la physique qui traite de la lumière et des lois de la vision.L’étude de l’optiqim est généralement partagée en deux grandes sections : la catoptrique qui a pour objet les lois de la réflexion de la lumière, et la diopt tique, qui observe les phénomènes que présente la lumière lorsqu’elle traverse les corps et les modifications que ceux-ci lui font subir.(4) Atome.Corps regardé comme indivisible à cause de sa petitesse.(5) Homme isolé.Séparé de toute société.(6) Contemporains.Ceux qui on t vécu dans le même temps.L’histoire contemporaine étudie les événements qui se sont passés de 1789 à nos jours.(7) Homère.Célèbre poète grec regardé comme le plus grand de tous les poètes, auteur de 1 Iliade eL de V Odyssée.(8) Cicéron.Le plus éloquent des orateurs romains, né en 106 avant J.-C.Il déjoua la conjuration de Catilina, ce qui lui valut le surnom de père de la patrie ; il fut assassiné par des meurtriers envoyés par Antoine.(9) Lamartine.Célèbre poète, et homme politique français, né à Mâcon en 1790, mort en 1869.Ses principaux ouvrages sont: les Méditations 'poétiques, Harmonies politiques et religieuses, Jocelyn, Voyage en Orient, Il Histoire des Girondins, et un Cours familier de littérature.OBSERVATIONS GRAMMATICALES Grammaire proprement dite.—Les Homères et les Cicérons des siècles à naître.Ces noms propres désignent non les hommes eux-mêmes qui ont porté ces noms, mais d’autres hommes qui leur ressemblent.Les noms propres devenus ainsi noms communs prennent un s au pluriel.Les noms de peuplés et les noms de famille qui désignent, non tel individu, mais plusieurs personnes portant ce nom, comme des noms communs et prennent la marque du pluriel : Les Italiens, les Carlovingiens, les Guises.Los noms propres de pays ont également le signe du pluriel : les deux Guinée.s, les trois Guyanes.Familles de mots.— Inprimer, imprimé, imprimeur, imprimerie, imprimable, impression, impressionable, impressionabilité, impressionner.—Univers, universel, universellement, universalité, universaliser, université, universitaire.exercice Décomposez le nom télescope et trouvez d’autres noms commençant par télé.—Quel est le pluriel de œill Quand prend-il un s ?— Formez des noms avec temps.—Qu’entend-on par une presse et la presse ?—Quand les noms propres prennent-ils la marque du pluriel ?Dites ce que vous savez de Gutenberg et montrez l’importance de sa découverte.-— - o-o- III DICTÉE « ENFANCE de JEANNE D’ARC Dans la solitude de ce riant vallon qu!arrose \a Meuse, sur l’herbe émaillée des prairies, à l’ombre des saules et des hêtres, alors que ses mains portaient la houlette ou tournaient les fuseaux, sous les ailes d’une mère chaste et pieuse qui.en mêlant les caresses à la leçon, lui avait appris pour toute science à invoquer ce Père des hommes qui est aux deux, à saluer avec l’ange la Vierge pleine de grâces, les L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 311 commencements de Jeanne la Bergère étaient heureux.Dès ses pins jeunes années elle fut.immaculée dans sa voie ; Vexquise sensibilité de ce cœur si tendre ne s'épencha jamaidque sur des objets innocents ou sacrés, comme ces fontaines qui n’égarent jamais hors de leur lit leurs oncles limpides.Si ses doigts tressaient en guirlandes les fleurs des champs, c’était pour en couronner l’image chérie de Notre-Dame de l’Ermitage.Elle priait tendrement sous les ombrages du vieux chêne; mais l’accent religieux des cloches, dont elle aussi, comme le plus célèbre guerrier de notre siècle, ne voulait pas perdre une seule vibration, venait-il frapper ses oreilles pieuses, ses délices étaient de courir à l’église du village pour y prier encore, v pleurer et se cacher à l’ombre des autels.Jamais jeunesse ne fut plus pure et plus fervente.Mgr Pie.EXPLICATIONS Riant: agréable qui plait.— La Meuse : fleuve qui prend sa source dans la Haute-Marne au village de-Meuse, arrose le département des Vosges, de la Meuse, des Ardennes, entre en Belgique, pénètre en Hollande et se jette dans la mer du Nord après un cours de 900 kil.environ.—L'herbe émaillée : qui présente un aspect comparable à l’émail.—La houlette : bâton que porte le berger, et au bout, duquel est une plaque de fer en forme de gouttière, qui sert pour lancer des mottes de terre aux moulons qui s’écartent, et de la sorte les faire revenir'.—Sous les ailes: le mot ailes est employé ici au figuré et signifie protection : Lmmaculée : pure, sans tache.—Lit : canal par où coule une rivière par comparaison du fond sur lequel est la rivière avec le lit où l’homme s’étend.— Leurs ondes : ce mot dans le style élevé, se dit.pour l’eau en gnénéral.—Comme le plus célèbre guerrier : Bonaparte aimait beaucoup le son des cloches.— Mgr Pie : cardinal et ancien évêque de Poitiers,, écrivain très distingué, mort il y a quelques années.EXERCICES ET ANALYSES Qui arrose la Meuse : qu’est-ce que cqu ?analyser grammaticalement, et logiquement ce membre de phrase.—Sur l'herbe émaillée : pourquoi émaillée au féminin ?—Les fuseaux : comment les noms en eau forment-ils leur pluriel ?— Chaste et pieuse : les noms correspondants?Comment les adjectifs terminés par un x au masculin forment ils leur féminin ‘l—En mêlant : qu’est-ce que mêlant?K quoi reconnaissez-vous que ce mot est participe présent ?— Qu’est-ce que ce Père des hommes qui est aux deux ?Quand ciel fait-il ciels au pluriel ?—Elle fut immaculée-, pourquoi immaculée au féminin?—Exquise : le masculin ?—Leurs ondes : qu’est-ce que leurs?Quand ce mot est il pronom ?—Pour en couronner : analyser grammaticalement en.— Elle priait : conjuguer et épeler ce verbe à l’impapfait de l’indicatif et au subjonctif présent.—Dont elle aussi : qu’est-ce que dont ?De quel mot tient-il la place ?Sa fonction dans la phrase ?— Qu’appelle-t-on guerrier ?—Ses délices: de quel genre est ce mot?— Se cacher: quelle espèce de verbe?—Autel: un homonyme ?DEVOIR D’ELEVE 15° LEÇON DE CHOSES—1883 L'allumette ( 1 ) L’allumette, ce petit bois soufré que nous connaissons tous, ne porte pas des milliers d’années d’existence; elle est d’invention assez récente : nos pères ne la connaissaient à peine, car elle n’était qu’en ses premières années, qu'en son enfance pour ainsi dire, et, on ne pouvait la fabriquer en aussi grande quantité et la vendre à aussi bon marché que de nos jours.Alors, ils battaient le briquet, puce de fer recourbée qui, en frap- (1) Ce devoir de rédaction a été fait après une leçon orale du professeur de français à l’école i modèle Laval. L’ENSEIGrNEMENT PRIMAIRE 812 POESIE pant sur un morceau de silex faisait jaillir des étincelles.Aujourd’hui le commerce des allumettes étant très répandu, on ies fabrique sur une grande échelle, et, dans notre pays, où il y a d’immenses forêts de pins, on voit plusieurs fabricants d’allumettes à la tête d’immenses manufactures.Il v a deux sortes d’allumettes: les allu- «j mettes communes, qui sont de petits morceaux de bois dont on trempe un des bouts dans du soufre, et les allumettes dites chimiques qui sont des brins de bois, ou de chanvre dont une des extrémités est trempée dans du phosphore et du chocrate de potasse.Faites prendre en feu une allumette commune, et vous remarquerez que le soufre, qui le premier s’enflamme, produit une llamme bleuâtre, de laquelle on dégage une très forte odeur sulfureuse qui prend au nez et porte à éternuer j cette flamme disparaît bientôt pour faire place à une autre qui est rougeâtre et produite par le bois.L’allumette, qui nous est d’une si grande utilité, est une arme terrible dont se servent les incendiaires.Souvent, entre les mains de personnes inconscientes, elle fut la cause de grands et désastreux incendies.Une esj ece qui de nos joins tombe en désuétude est celle qui, étant ie double plus longues que les autres, étaient souffrées aux deux bouts.Certaines personnes, peut-être un peu trop économes, ne souffraient pas qu’on ne se servit d’une allumette sans qu’on en utilisât les deux bouts, et c’est en voulant rire, je crois, de ce genre d’économie forcée, qu’est venue cette locution; c'est une économie de bouts d'allumettes, qui est quasi proverbiale.J.Poliquin, 15 ans, Elève de l’école modèle Laval.-' c>-o-=>-— NOEL ! NOEL ! Le ciel est noir, la terre est blanche : Cloches, carillonnez gaîment ! Jésus est né ! La Vierge penche Sur lui son visage charmant, Pas de courtines festonnées Pour préserver l’enfant du froid ; Rien que les toiles d’araignées Qui pendent aux poutres du toit.L'homme tomba, chute effroyable ! Quand l’orgueil vint enfler 6on cœur ; Verbe, pleurant dans cette étable, Di8-nous le secret du bonheur?Mortel lancé dans l’opulence, Fou d’honneur et de plaisir, Quand un Dieu naît dans l’indigence Apprends à régler tes désirs ! Il tremble sur la paille sèche, Ce cher petit enfant Jésus ! Pour le réchauffer dans sa crèche, L’âne et le bœuf soufflent dessus.La neige au chaume coud ses franges Mais sur ce lit s’ouvre le ciel ; Et tout en blanc le chœur des anges Chante aux bergers : “ Noël ! Noël ! ” Vois delà la voûte étoilée, Gloire au Sauveur, venu des cieux ! Cœur pur, élite bien aimé, La paix de Dieu comble vos vœux ! Quiconque à Jésus se confie Goûte des jours doux comme miel, Et pour lui, la terre bénie Chante déjà : u Noël ! Noël ! XX.-o-o-o- A MON PETIT RUISSEAU 0 cher petit ruisseau Qui croise ma prairie ! Ton onde chante et prie Comme une voix d’oiseau.Sans souci de la terre, Tu t’en vas somnolent Sur le gravier tout blanc De ton lit solitaire.! L’ENSEIG-NEMENT PRIMAIRE 313 Tu n’as pas de grands flots ; Tu gazouilles, tranquille, Dans le paisible asile De ton petit champ clos.Sous tes nombreuses voûtes De roseaux et de houx, A travers les cailloux, Tout joyeux, tu glougloutes.Tu caresses les fleurs Qui bordent tou rivage, Et ta lame sauvage S embaume à leurs senteurs.I.es brises te sont douces, Le soleil t’est clément ; Tu chantes librement Sur le vert de tes mousses.Dans tes eaux azurées, Des essaims de goujons Font miroiter les joncs De leurs teintes nacrées.Et ces petits, jamais, Ne troublent ton empire, Car, chez eux, tout respire T ’union et la paix.Les bruits du soir sonore Te bercent sans s ommeil, Et, le matin, vermeil Tu souris à l’aurore.De l’oiseau matinal Tu reçois la caresse Quand sa tête se baisse Pour boire à ton cristal.Quand j’irai, cher ruisseau, Dormir au cimetière, J’entendrai ta prière, Du fond de mon tombeau.J’entendrai ton murmure, A travers le gazon, Marier sa chanson Au bruit de la ramure.Et, dans l’obscurité De ma noire cité, Ces voix extérieures Endormiront les heures De mon éternité.Dr, A.Morisset.A KITHMETIQ UE Problèmes 1.Un cultivateur a semé 5 minots de blé qu’il a acheté à $1.20 le minot et en a récolté 30 minots.Combien a-t-il réalisé, sachant qu’il a dépensé en frais de culture $6.75 et qu’il a vendu son blé $1.10 le minot?Solution : Il a vendu son blé $1.10 x 30 = $33.00 lia dépensé.1.20 x 5 = $6.00 Il a dépensé en frais do culture 6.75 12.75 Il a réalisé.$20.25 2.Deux ouvriers travaillent ensemble : le premier gagne 40 cts par jour de plus que le deuxième; le premier travaille 10 jours et le deuxième 3 jours ; ils touchent en tout $17.00 ; quel est le salaire journalier de chacun d’eux ?Solution : Le premier a gagné en plus du second : 40 cts x 10 = $4.00.Il reste donc pour les deux ouvriers : $17 - 4 = $13.00.Us ont travaillé ensemble ; 10 + 3 = 13 jours.Ils gagnent par jour en moyenne : $13 : 13 = $1.00.Donc : Salaire du 2e ouvrier : $1.00.Salaire du premier : $1.00 + 40c.= $1.40.3.On demande de partager 135 pintes d’avoine entre 1 cheval, 3 mulets et 5 ânes, de manière à ce que chaque mulet en reçoive 2 fois J autant qu’un âne, et que le cheval ait les de ce qu’aura un mulet ?Solution : Supposons- qu’un âne reçoive 6 jointes.Chaque mulet aura 6 x 2, 5 = 15 “ Le cheval aura (15 : 3) x 5 = 25 “ Les ânes recevront : 6 x 5 = 30, 314 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Les mulets recevront : 15x3 = 45.Soit en tout : 30 + 45 + 25 = 100 pintes.Les 5 ânes recevront donc : ~~T%xr~ =40 pintes 50.Les 3 mulets recevront : ~iutt“ = 60 pintes 75.Le cheval recevra : i3r5.*2jL =33 pintes 75.ALGÈBRE 1.A et R convinrent d’acheter une maison en société pour $4320.A dit à B, si vous me prêtez les § de vôtre argent, je pourrai acheter la maison seul.Non, répondit B, mais si vous me prêtez les § du votre, je pourrai l’acheter moi-même.Combien chacun avait-il d’argent ?Solution : Soit x l’argent de A ; et y l’argent du B : D'après les conditions, * + Y = 4320, et y + -\x- = 4320.Dégagez les fractions : 3x + 2y = 12960, et 3x + éy = 17280 2 y= 4320 ?/ = $2160, argent de B.Mais on a vu que : 3r + 2//, ou 3x + 4320 = 12960 3x= (12960 - 4320) = 8640 a; = $2880, argent de A.Le même problème par la fausse position double : 1°—Supposons que A eût $2400 “ B “ 1800 D’après les confilions, 2400 +§ de 1800 = 3600 et 1800 + f de 2400 = 3600 4320- 3600= - 720, 1ère erreur.2° Supposons que A eût $3000 et B $2250 : 3000+ f de 2250 = 4500 2250 +1 de 3000 = 4500 4500- 4320= +180, 2ème erreur.720 : 1800 :: 4 : 1 240 01^+3 0 0 0.= $2880, argent de A.i8 0 0 .?_2 5 0 x_4 = $2160, argent de B.Preuve : $2880 + $2160 = $4320, 1ère condition.$2880+ § de $2160 - $4320, 2° condition.2160+f de $2880 = $4320, 3° condition.O a encore par la fausse position simple.Prenant les premiers nombres supposés : 3600 : 4320 :: 2400 : a: = $2880, argent de A.3600 : 4320 :: 1800 : x = $2160, “ B.Daniel McSweeney.- 0-0 - LE CENTENAIRE DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE AUX ETATS-UNIS Du 10 au 15 novembre dernier, la ville de Baltimore a célébré avec un éclat digne de l’Eglise Romaine, le centenaire du catholicisme aux Etats-Unis.Chacun sait que le premier évêque de la République voisine a été Mgr CarroT : l’illustré fondateur de la hiérarchie américaine fut nommé évêque de Baltimore en 1789, et sacré en 1790.Les cérémonies du centenaire ont commencé par une messe solennelle, célébrée par Mgr Williams, archevêque de Boston.Le sermon fut donné par Mgr Ryan, archevêque de Philadelphie.Le chœur de la cathédrale de Baltimore présentait un spectacle imposant: le trône du cardinal Gibbons, archevêque de cette dernière ville, était en avant de ceux des archevêques du côté de l’Evangile; celui du cardinal Taschereau, archevêque de Québec, dans la même position du côté de l’Épitre ; Mgr Satolli représumant du .St-Siège.occupait un trône en* avant de la sixième rangée d’évêques.Le programme de la musique était à la hauteur de la circonstance. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 815 Lundi et mardi, le 11 et le 12, le Congres catholique siégea.Voici la liste complete des travaux qui ont été lus devant le congrès : Les congres cathodiques, par John Gilmary Shea, un des historiens catholiques les plus célèbres de l’Amérique, rédacteur du American Catholic News, de New-York.Le rôle des laïques dans l'Eglise, par H.-F.Brownson, maire de Détroit, qui a publié une nouvelle édition des œuvres de sou père, le docteur O.-R.Brownson ; Ce que les catholiques ont fait dans ce pays depuis un siècle, par -Richard Clark, de New-York, autre historien catholique bien connu ; La presse catholique, par George-D.Wolf, rédacteur du Catholic Standards de Philadelphie ; Les droits de l'Etat dans Véducation, par E.-F.Dunne, de la Floride ; La sanctification du dimanche, par Mauly Telio ; La musique sacrée, par Flerman Allen.La tempérance, par John H.Campbell ; La littérature catholique en Amérique, par Claude P.Paillin.Les Charités, par L.-P.Foy ; Les associations, parHenry-G.Spannhorse ; EIndépendance du Saint-Siège par Charles J.Bonaparte, de Baltimore.Ajoutons que la deuxième journée du congrès fut ouverte par Mgr Laflèche, évêque des Trois-Rivières, et que l’honorable M.H.Mercier, premier ministre de notre province, fut invité à prendre la parole dès le commencement de cette séance.M.Mercier s’est exprimé d’une manière à faire honneur à ses compatriotes, bien qu’il eût ci prononcer son discours en anglais.Le troisième jour des l'êtes du centenaire fut consacré à l’inauguration de la grande Université catholique de Washington.Voici en quels termes Son Eminence le Cardinal Gibbons explique le but de cette institution • “Son but est analogue à celui de toutes les universités célèbres dans l’histoire : communiquer et encourager la science dans tontes ses branches et en sa plus grande perfection, toujours à la lumière des principes et des enseignements chrétiens.” Dès la première séance du Congrès, le président donna lecture de la dépêche suivante : c> A Son Eminence le cardinal Gibbons, archevêque de Baltimore.“ Avant communiqué au Saint-Père les expressions de dévouementpour sa personne exprimées par ie Congrès catholique de Baltimore, Sa Sainteté daigne conférer la bénédiction apostolique à tous ses membres.(Signé) M.Cardinal Rampolla.” inutile de dire que les travaux ci-dessus mentionnés ont été développés avec une science et un talent qui ont fait l’admiration des nombreux et distingués personnages qui assistaient au Congrès.Voici quelques détailsjtrès intéressants sur la population catholique des Etats-Unis : Elle est en ce moment de près de I0,ü0ü,000.il ya 7,358 églises ; la hiérarchie compte "l cardinaux, 14 archevêques, 73 évêques et plus de 8,C00 prêtres.Les institutions catholiques sont presque innombrables ; ainsi on co urte 1,430 chapelles, 199 orphelinats, 32séminaires de théologie, 125 collèges 549 académies, 2,799 écoles paroissiales et 597,196 écoliers.Voilà ce qu’est aujourd’hui devenue l’œuvre de Mgr Carroll.Et encore ces chiffres ne sont-ils qu’approximatifs, car la puissance de l’Eglise et le nombre des fidèles augmentent tous les jours.Le centenaire de l’établissementde l’Eglise aux Etats-Unis est un brillant et durable hommagi rendu aux courageux pionniers catholiques qui, depuis Colomb jusqu’à Car-roll, et sur une autre scène, de Jacques Cartier à l’illustre Mgr de Laval, ont répandu les lumières de l’Evangile par tout le Nouveau-Monde.(1) C.-J Magnan.(!) Tous les,archevêques et évêques des Etats-Unis assistaient au centenaire.iLe Canada était représenté par Son Bmiuence le cardinal Taschereau NN.SS.les archevêques Fabre, Duhamel, Taché, les évêques Laflèche, Lorrain et Monsignor Labelle. 316 L’ENSEIG-NEMENT PRIMAIRE PETITE REA UE Une révolution politique a eu lieu au Brésil, durant le mois dernier : l’empereur Dom Pedro II, cle la maison de Bragance, a été détrôné et la république proclamée.Ce coup d’état n’a amené aucun conflit déplo rable ; le peuple brésilien parait assez unanime à vivre sous un gouvernement républicain.L’avenir nous dira si ce changement était justifiable.Le Brésil a un immense territoire s’étendant de l’Atlantique aux confins du Péiou et de la Bolivie, et de l’Uraguay au Véné-zuela.Son territoire est presque aussi grand que celui de l’Europe, et sa*population, qui est en majorité d’origine portugaise, dépasse 11 millions d’habitants, en parti catholiques.Toronto, 8 décembre.—W.Tyrell, l’un de ceux envoyés à bord de l’Aret, ” affirme que le détroit de la Baie d’Hudson est navigable pour les steamers océaniques durant les mois de juillet, août, septembre et octobre.Peu de personnes, dit-il, ont une idée de cette grande mer.Ses rives abondent en ani-maux à fourrures de toutes sortes, entre autres, rat musqué, daim rouge, ours blanc et noir, renard, noir, argenté et quelque variétés de blancs.Un chemin de fer se rendant à Churchill ou autre endroit sur la Baie d’Hudson et une ligne de steamers s’v reliant seraient non seulement un débouché très désirable pour notre Nord-Ouest, mais de plus serviraient à développer les ressources de la Baie d’Hudson.Le projet du tunnel sous la Manche étant virtuellement abandonné, voilà que l’on parle d’un pont en acier de 24 milles qui relierait l’Angleterre à la France.Pékin, Chine, sera éclairé à l’électricité par la compagnie Westinghouse, de Pittsburg.Et les Chinois veulent à peine voyager à la vapeur, car ils n’ont encore qu’un chemin defer! L’Inde a maintenant 15,245 milles de chemin de fer, à une moyenne de $60,000 par mille.Avec un territoire immense et une population dense comme la sienne, ce pays est un champ de premier ordre pour les voies ferrées que les capitalistes anglais ne veulent pas ignorer.Le projet d’un chemin de fer continue entre les Etats-Unis et l’Amérique du Sud est en haute faveur.Georges R.Blanchard, une autorité en chemins de fer, vient de déclarer devant les délégués du congrès américain que beaucoup de ses auditeurs vivraient assez longtemps pourvovageren train express de Chicago à Buenos Ayres.-o-o-o- MGR SATOLLI A L’UNIVERSITÉ LAVAL Une imposante réception a eu lieu le 21 du mois dernier, à 10 heures du matin, dans la grande salle de l’Université-Laval.Le représentant du St-Siège au centenaire de Baltimore a été reçu par les autorités de l’archevêché et du Séminaire, d’une manière vraiment royale.Son Eminence le Cardinal Taschereau.NN.SS.Légaré, Paquet, Hamel, Têtu, Ma-rois, etc.et tous les prêtres, professeurs et élèves de l’Université, du Séminaire, de l’école normale Laval, assistaient à cette belle fête.Mgr B.Paquet, recteur de l’Université, a lu une adresse très elogieuse au distingué légat; cette adresse était rédigée en latin.Mgr Satolli a répondu dans la même langue a -ec un talent au-dessus de tout éloge : diction pure, voix harmonieuse, geste expressif et pnysionomine toute rayonnante d’intelligence ; voilà en résumé ce qu’est Sa G.Mgr Satolli comme orateur, «TOTTIR/IN'.A-Xj D’EDUCATION ET D’INSTRUCTION PARAISSANT LE 1EE ET LE 15 DE CHAQUE MOIS, LES VACANCES EXCEPTEES J.-B5.CLOUTIER, Rédacteur-propriétaire TOME X QUEBEC TYPOGRAPHIE DE L.-J.DE MERS & FRÈRE 1889 TABLE DES MATIERES ACTES OFFICIELS Pages : 3, 17, 33, 49, 65, 81, 97, 113, 129, 145, 162, 193, 209, 225, 241, 257, 273, 289, 305, Conférences d'instituteurs Pages : 5, 49, 62, 129, 149, 178, 194.Conseil de VInstruction publique Réunion du comité catholique : Séance du 14 mai 1889.162 u 24 septembre 1889.258 Bureau des examinateurs catholiques de Québec Compte rendu de la réunion du 13 novembre 1888, p.5 Réunion des 12 et 13 mar» 1889, p.200 Bureau des examinateurs de Montréal Compte reudu de la réunion du 13 novembre 1888, avec le texte des épreuves, page.41 Rapports Rapport de l’hoü.Surintendant de l’Instruction publique pour l’année scolaire 1887-88, pages.99, 113, 146, 197, 211,226, 243 Rapport des délibérations de la commission administrative du fonds de pensions des instituteurs, page.101 ACTICLES DE FOND De l’ordre.135 Méthode de langue maternelle.149 Des punitions.164 Causerie domestique.— L’éducation domestique.200 L’hygiène scolaire à l’exposition de Paris.215 L’activité spontanée et le travail personnel.216 Moyens à employer pour que les élèves fissent, voir qu’ils ont senti et compris ce qu’ils lisent.228 L’éducation aux Etats-Unis.238 Comment devrait-on agir pour faire de l’école le séjour le plus agréable pour l’enfant.247 Questions de grammaire.263 Hygiène—La ventilation.268 Lecture scientifique—Edison.274 Le travail attrayant, P.R.290 Questions de grammaire.292 MÉTHODOLOGIE Lecture et récitation—La première lettre de bébé.,.36 Leçon de choses—La digestion.108 Lecture expressive—Le pauvre vieux.121 Méthode de langue maternelle.149 Développement d’un proverbe.171 Causerie sur la physique, J.D.Frève.269 Des différents genres de rédaction.278 Analyse littéraire—Le chêne et le roseau.281 Lecture expliquée—L’orphelin.297 A nos lecteurs.1 Pédagogie pratique, les méthodes.5 Dessin.9 Pédagogie pratique, des méthodes (suite).18 u du mode u .34 “ u Méthodologie u .51 Nouveaux règlements scolaires.54 Péd.pra , Etude des éléments du langage.65 “ Enseignement prat.de la lecture.81 “ Lecture à haute voix.]
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