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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
samedi 15 février 1890
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1890-02, Collections de BAnQ.

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11m e Année 15 FÉVRIER 1890 Numéb o 4 "HI- L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE cH5 JOURNAL D’EDUCATION ET ^à^ïa PARAISSANT LE 1er ET LE 15 DE CHAQUi ï#y- VACANCES EXCEPTEES J.>B.CliOUTIËK, Rédacteur-propriétaire AIDÉ PAR UN COMITÉ DE COLLABORATION Prix de l’abonnement : UN DOLLAR par an, invariablement payable d’avance Toute correspondance, réclamation, etc., concernant la rédaction, devra être adressée à J.-B.Cloutier, professeur à l’école normale Laval ; celles concernant l’administration, à L.-J.Demers & Frère, imprimeurs-éditeurs, no.30, rue de la Fabrique, Québec.SOMMAIRE :—Actes officiels : Nomination de commissaires d’école.—Délimitation de municipalité scolaire.— Quatre-vingt-dix-septième conférence des instituteurs de la circonscrip-, tion de l’école normale Laval.—Pédagogie : Le maître d’école fouetteur.— Partie pratique : I, Dictée—l’Ucéan pacifique.—II, Dictée—Le moqueur________III, Dictée—Les canards sauvages.— Lecture expressive.— Arithmétique—Problèmes—Algèbre —Divers : Poésie —Le moineau.— Petite revue.— Feu Mgr Legaré.—Terreneuve.—Bibliographie—Fable —Le loup et le chien.—Explication__Devoir d’élève.—La même fable en prose.—Pensées.—Annonces, Actes officiels Département de l’Instruction publique Il a plu à Son Honneur le LIE UTENANT-GOU-*t\ VERNE U R, par un ordre en conseil, en date du | 17 janvier courant (1890), de faire les nominations suivantes, savoir : Commissaires d'écoles.i .Comté de Charlevoix, Saint-Fidèle.— Rév.M.Parent, en remplacement du Rév.M.Tremblay j4i qui a quitté 1a, municipalité.Comté de Charlevoix, Petite Rivière Saint-Fran-Çois-Xavier.—M.Lucien Tremblay, en remplacement de M.Benoni Bluteau, qui a quitté la municipalité.Département de l’Instruction publique lia plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un ordre en conseil, en date du 17 janvier courant (1890), de détacher de la municipalité de Saint-Pudentienne, dans le comté de Shefiord, la partie qui a été annexée à celle de Saint-Joachim de Shefford, par proclamation du treize de février dernier, et l’annexer à la dite municipalité de Saint-Joachim de Shefiord, pour les fins scolaires ; la dite annexion ne devant prendre effet que le premier juillet prochain 1890.-o -O— o- Quatre-vingt-dix-septième conférence de l’Association des Instituteurs de 1a.circonscription de l’école normale Laval, tenue le 25 janvier 1890 Présents: M.l’abbé A.Caron, assistant-Principal de l’école normale ; M.B.Pelletier, président de l’association; MM.F, X.Toussaint, J.B.Cloutier, Jos.Létourneau, J.Ahern, C.Lefèvre, D.Frève, C.J.Magnan, professeurs à l’école normale Laval; MM.Lippens, Vien, Ruel, inspecteurs d’écoles ; MM.Frs.Page, P.Provençal, J.Chabot, F.X.Guay, P.Blais, O.Pagé, W.Farrier, A.Jacques, J.Bégin, D.Trudel, A.Barbeau, J.Aubé.Le secrétaire donne lecture du procès verbal de la séance du 25 mai 1889.Ce rapport est adopté sans amendement.Pais il communique à la conférence la lettre adressée à l’honorable G.A.E.Gagnon, secrétaire so L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE provincial, et à l’honorable G.Ouimet, surintendant de l’Instruction publique, lettre concernant le projet de faire rembourser par le gouvernement, les frais de voyage qu’encourent les instituteurs qui assistent aux réunions pédagogiques.Voici ces documents : “ Québec, le 22 janvier 1890.L’Honorable G.A.E.Gagnon, Secrétaire provincial, Monsieur le Ministre, A l’assemblée de l’association des instituteurs de la circonscription de l’école normale Laval, tenue à cette école, le 25 janvier 1889, une résolution a été passée par laquelle messieurs Ahern et Magnan furent chargés de présenter une pétition au gouvernement le priant de vouloir bien mettre la somme de deux cents piastres à la disposition du Principal de l’école normale Laval, pour lui permettre de défrayer les dépenses de voyage des instituteurs qui désirent assister aux conférences de l’association.Avant de formuler notre demande, nous avons attendu une année afin de voir quelle action nos confrères de Montréal, que nous avons consultés, prendraient sur cette question.Gomme ils ne nous ont laissé rien savoir de leur intention, nous osons monsieur le Ministre, présenter notre humble requête au nom de l’association des instituteurs de la circonscription de l’école normale Laval.A l’appui de notre pétition nous prenons la liberté de vous soumettre les considérations suivantes : lo Les conférences d’instituteurs sont pour ainsi dire des retraites pédagogiques, qui font un grand bien à la classe enseignante.2o Beaucoup d’instituteurs, faute de moyens, sont privés de l’avantage inestimable d’assister aux conférences.3o Les protestants comprennent si bien l’importance des conférences pédagogiques qu’il les font durer trois jours.—Depuis un certain nombre d’années déjà ils jouissent du privilège que nous réclamons aujour- d’hui.Tous les ans la Législature locale alloue à l’association des instituteurs protestants une somme de deux cents piastres.Cet argent, qui est pris sur les fonds du Comité protestant du Conseil de l’Instruction publique, est payé au Secrétaire-trésorier de l’association protestante.11 est employé à payer les frais de voyage des instituteurs protestants qui assistent aux assemblées ; le surplus quand il y en a un, est dépensé au profit de la bibliothèque des instituteurs.Le secrétaire-trésorier de l’association protestante rend compte de cette somme au Département.Comptant sur votre bienveillance bien connue à l’égard du corps enseignant, nous osons espérer, monsieur le Ministre, que vous daignerez accéder à notre demande.Nous avons l’honneur d’être, monsieur le Ministre, vos très humbles et très obéissants serviteurs •1.Ahern, vice-président.C.-J.Magnan, secrétaire.” L’honorable Surintendant a répondu ce qui suit : “ Département de l’Instruction publique - ' tf ttopif #! fi® iislilit 1 Jette i ment a sois F SU® jaune litre ce irsar.gnefflt ,et b SCIÉ! sauiûi al moi IU,i rdesi Québec 24 janvier 1890.M.John Ahern, 20 rue Conroy, Québec.Monsieur, J’ai l’honneur de vous accuser : comm réception de la requête signée par vous et par M.C.J.Magnan, que vous m’avez transmise hier, et de vous donner communication de la lettre suivante que j’ai adressée à l’honorable secrétaire de la province, le 20 janvier courant, en réponse à une requête des instituteurs de la circonscription de l’école normale Jacques-Cartier, viz: “Relativement “ à la requête des instituteurs de la circons-“ cription de l’école normale Jacques Car-“ tier, que vous m’avez transmise le seize de “ janvier courant, j’ai l’honneur de vous “ faire rapport que j’approuve cette demande bicii spar) les an imite «ifflûl imiert insion itélér oubli Unite, 51 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE très,! Cali 1,1 [ni! Hier | iploj iiult ' liées; ni “et que la somme de $60U devrait être “accordée de ce chef, comme suit: $200 “pour chacune des eireonscriptioo des “ écoles normales Lavai et Jacques Cartier.“ et $200 pour l’association provinciale des “ institutions protestantes.” Votre obéissant serviteur G ÉDÉON OUIMET, Surin tendant.” tutei Jpiïl an Cette réponse encourageante du gouvernement a été accueillie par des applaudissements prolongés.:e I) It, B M m m A M.Magnan rappelle que c’est à la séance de janvier 1889 qu’il avait l’honneur de soumettre ce projet de faire voyager les institu teurs au frais de l’Etat, quand il s’agirait de conventions relatives à l’avancement de l’enseignement primaire.Il n’y a de cela qu’un an, et l’idée est sur le point d’etre mise à exécution ; c’est, une bonne note en faveur des autorités scolaires et politiques qui se sont montrées très généreuses en cette circonstance.Etat pour la dernière moitié de l’année 1888: ; Retenues.$ 5,979 84 Sur l’E.N.L.' 57 60 “ l’E.N.J C.42 12 l’E.N.McG.55 00 “ u Sal.des inspecteur.291 17 “ “ l’octroi.1,600 00 Int.fonds consolidés.7,536 00 Octroi du gouvernement.*.1,000 00 Total.$16,561 73 Etat pour les premiers six mois de 1889 : Retenue sur la subvention.$ 1,600 00 Educ.Sup.1,000 00 11 “ Inst.6,271 08 “ “ Inspecteurs.297 50 u Ecoles normales.285 03 u u Instit.écoles sup.35 00 Total.$ 9,488 61 Dépenses totales.$21,972 20 Gap.net 1er juillet 1889.$158,162 68 -P M.J.-B.Cloutier est ensuite invité à donner des renseignements sur le fonds de pension des instituteurs en retraite.M.Cloutier dit qu’il a remplacé M.l’inspecteur Prémont qui était malade, à la dernière réunion de la commission administrative du fonds de pension.Il se borne à donner des détails statistiques, car le procès verbal de la réunion de la commission sera publié tout au long dans 1’ Ease ign ement pr ima ire.K ,ei A fit jâtt es! Voici quelques chiffres intéressants fournis par M.Cloutier : Les anciens pensionnaires qui étaient au nombre de 234 ne‘sont plus que228 ; cinq sont mort et 1 a repris l’enseignement.A la dernière réunion 70 nouvelles demandes de pension ont été prises en considération : 19 ont été refusées et 5 ajournées sous condition : 46 ont été accordées; ce qui porte le nombre des pensionnaires à 274.$ Revenu net 1er juillet 1889.$ 23,286 56 Dépenses totales.21,972 20 Surplus.$ 1,314 36 Après les remarques de M.Cloutier, M.Toussaint dit qu’il se pourrait bien qu’avant longtemps le taux de la retenue sur le salaire des maîtres et des maîtresses fût augmenté et cela pour faire face à l’augmentation des pensions des premiersinstituteurs en retraite.Si les retenues augmentent, les salaires devront augmenter proportionnellement.Espérons que les gouvernements et les contribuables comprendront ce point important.M.Ahern prend aussi part au débat.Avant de passer à l’ordre du jour M.Toussaint désire exprimer une opinion.Il ne comprend pas comment il se fait que les connaissances du toisage et du cubage des bois j ne soient pas exigées des aspirants et aspirantes au diplôme d’école modèle.Le corn- 52 L’ENSEI&NEMENT PRIMAIRE merce de bois fait la fortune de notre pays ; il est pour le moins singulier que notre population rurale soit laissée dans l’ignorance absolue de cette partie importante du toisé qui a rapport au mesurage du bois de commerce.Le vénérable professeur est d’avis que les bureaux d’examinateurs devraient être mis en demeure d’exiger la connaissance du mesurage des bois de commerce de ceux qui se présentent pour l’obtention d’un diplôme modèle.A propos de bureaux d’examinateurs, M.l’inspecteur Lippens rapporte certains faits assez piquants qui se sont passés dans quelques bureaux d’examinateurs.En exceptant les bureaux de Québec, de Montréal et quelques autres, où les choses se font sérieusement, l’on peut dire qu’un grand nombre d’examinateurs font leur besogne à la légère.Plusieurs diplômes sont accordés après un examen absolument insignifiant.MM.les inspecteurs Rue! et Vien corroborent ce que vient de dire leur confrère.On passe ensuite à l’ordre du jour : De /’ importance d'enseigner la tenue des livres dans les écoles de la campagne.M.l’inspecteur Vien exprime l’opinion qu’avant de faire enseigner la tenue des livres il faudrait cemmuniquer cette branche aux maîtres et maîtresses.Les autorités devraient prendre les moyens pour atteindre la masse du corps enseignant.MM.Ahern et Cloutier parlent sur le sujet.Le rédacteur de l'Enseignement Primaire dit qu’il a constaté depuis longtemps que les enfants aiment beaucoup l’étude de la tenue des livres ; c’est une de leur branche favorite avec les leçons de choses, les leçons de langue expliquées et le dessin.M.Ahern exprime l’opinion que les gouvernements, qui obligent les maîtres et maîtresses d’enseigner la tenue des livres et le dessin dans les écoles de la campagne, devraient faire donner des cours sur ces matières par des hommes compétents durant les vacances d’été.Par exemple, les titulaires d’un ou deux comtés se réuniraient clans un endroit fixé par les autorités et sui- vraient pendant quatre ou cinq semaines les leçons d’un professeur habile.De cette manière la difficulté de faire enseiguer des branches inconnu aux fonctionnaires serait tournée.Naturellement, le gouvernement devrait couvrir tousles frais occasionnés par ces réunions.M.le professeur Lefèvre et M.l’inspecteur Ruel opinent dans le même sens.Mais M.Lefèvre ajoute que l’on devrait agir en la manière indiquée par M.Ahern pour le dessin aussi bien que pour la tenue des livres.M.Lippens et M.Cloutier abondent dans cette manière de voir.Le premier rappelle qu’un jour il tenta de réunir les fonction naires de l’enseignement de son district d’inspection pour leur donner des cours de pédagogie pratique durant les .vacances et qu’après des efforts couronnés de succès il s’est vu forcé de discontinuer ses convocations pédagogiques pour des raisons majeures.Par conséquent, il doute fort du succès de l’idée émise par M.Ahern et préconisée par M.Cloutier dès 1880, au grand congrès pédagogique de Montréal.Lorsque la discussion fut terminée, rassemblée adopta les deux résolutions suivantes, quant à l’enseignement de la tenue des livres : “ 1.L’association des instituteurs de la circonscription de l’école normale Laval a vu avec plaisir le règlement qui oblige à enseigner la tenue des livres dans toutes les écoles de notre province.Elle est d’avis que cette branche d’instruction est indispensable chez notre population rurale et que tous, maîtres et maîtresses, doivent se faire un devoir de l’enseigner.2 L’association est d’avis que les autorités devraient faire enseigner cette branche (ainsi que le dessin)à tous les anciens fonctionnaires de l’enseignement qui ignorent la manière d’enseigner la tenue des livres.Et que dans ce but, des cours gratuits devraient être donnés aux maîtres et maîtresses durant les vacances d’été.M.J.B.Cloutier s’inscrit pour donner mer ie-tr senla iPon ouvei ht les er L’ENSEIGrNEMENT PRIMAIRE 53 T i 1'inJ ans, i M agit I fn pourj tenue i lient i îrrapp i fûliCJ hi disti ; cours iciincffi îsuccè auge ,l’ass( uivan âme I rs de Lava ois I ouïes ¦ arisj jêlISI ne li iire |; aut I bra» ' ns fi i :'3«j 1!i' I  et* doit une conférence sur Y hygiene au mois de mai prochain.Avant de lever la séance MM.J.B.Cloutier el Jos.Létourneau payent un dernier hommage à feuM.Ph.Cantin, ex-instituteur à St-Anselme et ancien élève de l’école normale Laval.M.Cantin a été le type du véritable instituteur chrétien.Il doit maintenant jouir du bonheur qui est réservé aux travailleurs honnêtes et pieux.Qu'il repose en paix ! Et la séance est ajournée au 31 mai.Par ordre, C.J.Magnan, Secrétaire.La conférence a vivement regretté l’absence de M.l’abbé Th.G.Rouleau, Principal de i’école normale, qui était retenu à sa chambre par une vive attaque de grippe.A midi, M.l’abbé A.Caron, assistant Principal de la maison, conviait les assistants au traditionnel dîner donné par M.le Principal de l’école normale le jour de la conférence.-o-o-o- MAITRE D’ÉCOLE FOUETTEUR J’avoue que j’aime les dessins, surtout ces dessins contemporains, qui donnent souvent une impression plus vive d’un fait que les descriptions les plus circonstanciées.J’ai là, sous les yeux, une gravure représentant une peinture morale qui a été trouvée à Pompéï et qui est aujourd’hui au musée de Naples.Elle me fait assister à une scène curieuse.C’est une école placée sous un portique soutenu par des colonnes enguirlandées de tleurs.If école est entièrement ouverte.Trois écoliers sont assis sur un banc ; ils ont de longs cheveux, une tunique les enveloppe jusqu’aux pieds et ils tiennent sur leurs genoux leur volumen, qu’ils ont l’air de lire avec attention.Devant eux, un homme, le maître sans doute, se promène d’un air grave : sa figure est encadrée d’une grande barbe, ses mains se cachent dans un petit manteau.A l’autre extrémité de la gravure, on fouette un écolier.Le malheureux est dépouillé de tous ses vêtements ; il ne porte plus qu’une mince ceinture au milieu du corps.Un de ses camarades l’a hissé sur son dos et le tient par les deux mains ; un autre lui a pris les pieds, tandis qu’un troisième personnage lève les verges pour frapper.Les châtiments scolaires corporels étaient donc déjà employés chez les Romains.Mais, que je sache, l’histoire ne nous apprend pas si dame Thémis s’occupait des bleus faits par la verge ou le fouet.Aujourd’hui,—quoique l’école ne retentisse plus des coups de fouet—elle soulève parfois le bandeau qui lui couvre les yeux et rend des arrêts.A preuve l’extrait suivant d’un jugement du tribunal de Berlin : Vinstituteur est autorisé à infliger des punitions corporelles à ses élèves, sauf à éviter les blessures mar quant es.Les bleus, les raies enflées, les ecchymoses ne constituent pas des signes indiquant des blessures marquantes.Ce jugement contraste avec le suivant, rendu il y a peu de temps en Belgique : Attendu que l'accident (jambe cassée) a eu lieu à Ventrée des classes, pendant que les élèves étaient sous la surveillance du maître.condamne celui-ci à 5,000/r.de dommages-intérêts.Pauvres instituteurs, n’oubliez jamais que le glaive de Thémis est une épée de Damoclès.F.Henry.-— o-O-o - PARTIE PRATIQUE I DICTÉE l’océan pacifique L’océan Pacifique est la pins vaste étendue liquide que l’on rencontre sur notre globe.Il faut de longs jours aux navires les plus rapides pour le traverser, et pendant ejep 54 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE semaines, des mois entiers, les navigateurs ne voient que le ciel et l’eau.EXERCICES Analyser les adjectifs qualificatifs ; indiquer le nom qualifié par chacun.= Donner dix adjectifs terminés pare et ne changeant pas au féminin ; dix adjectifs terminés par s, x, (gris, doux) et ne changeant pas au pluriel.=Donner le féminin de dix adjectifs en tr ou et ; faire copier en joignant à chacun un substantif féminin qu’il peut qualifier [unejournée entière, etc.).-ooo- II DICTÉE LE MOQUEUR Tu te moques des travers de tes camarades comme si tu n’avais pas les tiens.Celui-ci est gauche, celui-ià fait en parlant une grimace ridicule, tel autre s’est embarrassé dans une réponse fort simple ; et tu es fier des éclats de rire que provoquent tes méchantes railleries, pendant que chagrinée, humiliée, ta victime, qui te vaut cent fois peut-être, se cache et pleure.—Crois-tu avoir montré beaucoup d’esprit et de cœur?Non, conviens-en, un moqueur est un méchant doublé d'un sot.QUESTIONS ET EXPLICATIONS Travers: défauts, mauvaises habitudes, manières peu ordinaires.—Gauche: maladroit inhabitQue provoquent : causent, excitent auxquelles donnent lieu ; faire remarquer la place du sujet .—Railleries: synonyme de moqueries, action de tourner en ridicule les actions des autres.—Qu’entend-on par se moquer des règlements, des ordres, etc.?=Victime : désigne, absolument, les créatures vivantes offertes aux dieux, et au figuré, comme ici, celui qui supporte les effets fâcheux d’une action.d'un sot : qui est tout à la fois un sot.EXERCICES ÉCRITS Relever tous les pronoms, les analyser.= Donner et placer dans quelques phrases tous les pronoms démonstratifs qui ne sont pas contenus dans la dictée.=Relever la dictée à la première personne du pluriel [nous nous moquons).—Chercher dix participes passés de verbes de la 3e conjugaison; donner leur féminin, leur pluriel.-ooo- III DICTÉE jpfi LES CANARDS SAUVAGES A peine les hirondelles ont-elles disparu qu’elles sont remplacées par une colonie venue du Nord.Par un temps grisâtre d’automne, quand les bois ont perdu leur dernière dépouille, une troupe de canards sauvages, tous rangés à la file, ont traversé eu silence un ciel mélancolique.S’ils ont aperçu du haut des airs quelque manoir gothique environné d’étangs et de forêts, c’est l’endroit qu’ils auront choisi.Aussitôt que la vallée a été enveloppée des vapeurs du soir, ils ont suspendu leur vol et se sont abattus sur les eaux.Un cri général a réveillé le marais endormi; un profond silence l’a suivi.Guidés par une lumière qui peut-être a brillé à l’étroite fenêtre d’une tour, ils ont trouvé au pied des murs un abri dans les roseaux.Là, battant des ailes, au murmure des vents et des pluies, ils remplissent du bruit de la vie les solitudes qu’ils ont soudainement peuplées.Un To les p tous.tffll cia les' qui hi I QUESTIONS ET EXPLICATIONS Grisâtre : d’un gris sale.—Citer d’autres adjectifs de couleurs formés avec le même suffixe.la fide : l’un derrière l’autre.= Ont traversé : le verbe est à la troisième personne du pluriel, il s’accorde avecjcanardset non avec une troupe, collectif, partitif ^Mélancolique : inspirant, par son aspect, cette tristesse vague qu’on nomme mélancolie.= Manoir gothique : un château construit dans le style des treizième et quatorzième siècles.=Suspendu : suspendre a ici le sens d’arrêter.—Qu’entend-on par être eu suspens Abat- Ira ïabt lie L’ENtSEKTNEMENT PRIMAIRE 55 tus : posés cà terre;—donner d’antres sens de abattre.EXERCICES ÉCRITS Analyser tous les participes passés.r=sDon-ner dans quelques phrases cinq exemples de pai ticipes passés conjugués avec avoir: le s’ac- cordant (complément placé avant) ; 2e invariables (complément placé après) ; 3o invariables (pas de complément).= Conjuguer le verbe vivre et ses composés (revivre, survivre).o-o-o LECTURE EXPRESSIVE LE TRAVAIL J’aime cette poésie de deLapradequi sous une forme énergique, développe un précepte de morale si utile à l'enfance.Tout travaille dans la nature, les animaux, les plantes elles-mêmes.Nous devons donc tous, petits et grands, imiter cet exemple et apporter à l’œuvre commune notre part d’activité, d’intelligence et d’efforts utiles.Il faut qu'on travaille, dit le poète, et jetant les yeux sur le monde entier, il nous montre que la fleur se développe et s’épanouit pour embaumer la nature, et que l’oiseau, tout en chantant, prépare le nid pour les petits, qui vont bientôt éclore, à l’imitation des parents qui veillent et se dévouent pour leurs enfants.Il nous montre encore que la bête de somme, le cheval, le chien et tous les animaux domestiques concourent au labeur journalier de la ferme, et que les insectes également travaillent, tout en bourdonnant, que les i abeilles, particulièrement, vont sucer le suc des fleurs pour former ce miel si goûté des enfants.Et c’est en peinant, en se fatiguant, en souffrant quelquefois.que l’on accomplit tous ces travaux.Ne nous plaignons donc pas d'être assujettis à cette nécessité du travail qui nous donne, en récompense de nos peines h gaffé, la santé et le contentement de l’âme.Il faut dire cette poésie d’un ton alerte et dégagé, avec une voix chaude et vibrante.Je ne saurais trop vous le répéter, Mes enfants, il faut qu’on travaille, C' est une nécessité absolue, Il faut tous, dans le droit chemin (1), Faire un métier, vaille que vaille (2), Les uns en développant leur intelligence, les autres en occupant leurs bras, enfin Soit de l’esprit, ou de la main.Regardez autour de vous et vous verrez que La fleur | travaille sur sa Branche : Examinez chaqueplante ; l'une, Le lis, dans toute sa splendeur, Travaille à sa tunique blanche (3), L'autre, L’oranger | à sa douce odeur (4).Et ce ne sont pas seulement les plantes qui agissent, les animaux font de même : Voyez cet oiseau qui voltige— Vers ces brebis, sur ces buissons.Croyez-vous qu'il ne pense qu'au plaisir ?N’a-t il rien qu’un joyeux vertige ?(5) Ne songe-t-il qu’à ses chansons ?Non, bien certainement ; il a des préoccupations plus graves, plus sérieuses, car Il songe aux petits qui vont naître, (D’un ton tendre et aflectueux.) Et leur prépare un nid bien doux ; Et pour arriver à ce but, Il travaille, il souffre peut être, Comme un père j l’a fait pour vous.Voulez-vous un autre exemple ?Eh bien, Ce bon cheval | qui vous ramène— Sur les sentiers grimpants des bois, Pendant que vous riez et que vous vous amusez sur son dos, Croyez-vous qu’il n’ait point de peine— A vous porter | quatre à la fois ?(1) Dans le chemin du bien, de la vertu, de la droiture.(2) Vaille que vaille, c’est-à-dire quel qu’il soit, qu’il vaille ou rapporte plus ou moins.(3) Ou sait que la corolle du lis est blanche.(4) Qui ne connaît le suave parfum de la fleur d’oranger ?(5) Un vol joyeux et vçrtigineru?, e’est-à-dirq tournoyant, 56 L’ENSEIG-NEMENT PRIMAIRE Certes, il aurait le droit de se plaindre de ce lourd fardeau, Et pourtant, c’est comme une fête, Lorsqu’il vous sent tous sur son dos : Ah ! c’est que, si vous n'êtes pas légers, il a souvent des charges plus pesantes ; oui, oui, Les autres jours, la pauvre bête Traîne de bien lourds fardeaux.Et si vous considérez les travaux des champs, c'est encore plus rude, tenez ! • Entendez crier la charrue, Tous près de vous, là, dans ce champ ; Voyez la peine de ces pauvres bœufs attelés à.cet instrument aratoire, Voici l’attelage qui sue Et qui fume au soleil couchant.(D’un ton sec et ferme.) Le travail est si pénible pour eux que Ils y vont de toutes leurs forces, Et de la tête | et du poitrail, Ces deux grand bœufs aux jambes torses.S'il est un labeur utile, n'est-ce pas celui-là?Certes, c’est là du bon travail! Et pour garder nos troupeaux, Là-bas, le chien court, saute, aboie Et poursuit brebis et béliers.C'est pour son plaisir direz-vous ?Croyez.vous donc que c’est de joie yu’il folâtre dans les halliers ?Et la preuve que c'est un travail difficile, c'est que Il va, grondé, battu peut-être, De l’un à l’autre en s’essouflant ; Et ce n' est pas au gré de son caprice, non certes, car Il va | sur un signe du maître, Rassembler le troupeau bêlant.(D’un air surpris, et comme écoutaut.) Mais qui bourdonne à mes oreilles ?boniment ?vous ne voyez pas ce que c' est, Regardez bien : Et avec un peu d'attention, vous pourrez voir— Nos chères petites abeilles Qui butinent dans le blé noir (6).(6) C’est-à-dire qui font leur récolte dans le sarrasin.Pensez-vous que ce soit pour se distraire ou môme pour leur utilité ?point du tout, C’est pour vous que ces ouvrières Travaillent de tous les côtés ; (Dites d’un ton doux et poétique.) Sur les jasmins, sur les bruyères, Elles vont cueillir vos goûters (7).Soyez bien certains, mes enfants, que 11 n ’est point de peine perdue Et point d’inutile devoir ; Je vous certifie, moi, que La récompense nous est due, Si nous savons bien la vouloir.Tout travail nous est profitable, et Le moindre effort l’accroît sans cesse, Surtout s’il a fallu souürir.Ecoulez donc mes conseils, soyez actifs, labo vieux, enfin (Dites d’un ton ferme et résolu.) Travaillez donc, et sans faiblesse ; L’inaction : c'tst la pire des chose», car, Ne plus travailler, c’est mourrir.lia V.DE LaPRADE.Il est difficile de conclure d’une façon plus juste, aussi faut-il donner beaucoup de valeur à ces deux derniers vers.L.R.o-O—o- ARITIMETMUJE Problèmes 111 025,: it 0011) 1.Quelle est la longueur totale de cinq morceaux de bois dont la longueur respective est 25 pds.10 pcs., 37 pds.9 pcs., 48 pds.7 pcs, 63 pds.9 pcs.et 49 pds.S pcs ?lu Solution ¦e o fl, R, 25.10 37., 9 48„ 7 63n 9 49., 8 Eép.—-225,1 7 (7) C’est-à-dire le miel qui servira pour vos goûters. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 5t 2.Un homme doit à son boulanger $175.80 et à son épicier $54.50.Il donne au premier $85.00 et au second $15.75.Combien doit-il encore ?Solution : Il doit en tout $175.80 + $54.50 - $230 30 11 a payé en tout $ 85.00 + 15.75 = $100.75 U doit encore.$129.55 3.Quel nombre faut-il ajouter à 4575 pour rendre ce nombre 4 fois plus grand ?Solution : ¦ - Il faut ajouter 4575 x 3 = 13725 ; 13725 + 4575 - 18300.—Rép.4.Quel est le nombre qui, multiplié par 0.025, a donné pour produit 1 ?Solution : Ce nombre est égal à 1 + 0.025 = 1000 + 25 = 40.Rép.5.On a payé $76.77 pour le transport de 36 pièces d’étoffe contenant chacune 42.65 verges.Quel est le prix du transport par verge 1 Solution : 42.65 x 35 = 1535.40 verges.$76.77-P 1535.40 = 0.005 = ÿ centin.—Rép.6.Qu’arrive-t-il lorsqu’on ajoute un même nombre aux deux termes d’une fraction 1 K.Lorsqu’on ajoute un même nombre aux deux termes d’une fraction, on augmente cette fraction.Exemple :— -f- diffèrent d’unité de 4, en ajoutant 4 aux deux termes on a Ter qui ne sont inférieurs à l’unité que de -yy.7.Une personne fait escompter à la Banque ¦ Nationale trois billets tous datés le 1er février ¦ 1890, et escomptés le même jour.Le premier ^de $200 est payable le 30 avril + 3 jours ; le r° $200 est payable le 31 mai + 3 jours et le A de $100 devient dû le 30 juin+ 3 jours.L acompte sur les deux premiers est de 7% et *Ur 3° de 8%- Quel sera l’escompte ?Com-'eH le porteur recevra-t-il ?Solution : Du 1er fév.au 30 av.il y a 89 j.+ 3 = 92 jrs.“ ££ 31 mai “ 120 j.+3 = 123 jrs.“ “ 30 juin “ 150 j.+ 3-153 jrs.1er billet $200 @ 7% pour 92 jrs = $3.53 + 2° “ 200 @ 7% pour 123 jrs = 4 72 + 3° “ 100 @ 8% pour 153 jrs = 3.35 - Escompte sur les 3 billets.$11.60 200+ 200+ 100 = $500.$500 - $11.60 = $488.40, somme qu’elle recevra.1er billet : 2 o o _ ©9 Too ~ \ $2.00 intéiêt pour 60 à 6% 1.00 “ 30 à 6% 6 ££ 2 tV $3.06 ££ 92 jours 3 b $3.03 50 $3.53 'Escompte pour 92 jours à 7%.2ème billet : $f"ïro = $2.Intérêt pour 60 jours.$2x2 = 4.00 “ “ 120 “ 10 “ “ 3 ‘£ 5 i 4.05 67 4.72 Int.pour 123 jours à 7%.$tuo' = $1-00 pour 60 1x2 = $2.00, intérêt pot r 120 50= “ ££ 30 4= ££ ££ 3 - T\ $2.54 3 4 $2.51 84 $3,35, intérêt pour 153 jours, 58 L’ENSEIG-NEMENT PRIMAIRE ALGÈBRE 1.Un homme âgé de 50 ans a 3 neveux dont les âges respectives forment 42 ans.Combien faudra-t-il encore d’années pour que les âges respectives des neveux égalent l’âge de l’oncle ?Solution : Soit x le nombre d’années.50 + £e = l’âge de l’oncle.3x + 42 = l’âge du neveu.(x - x), ou 2x = (50 - 42) = 8 2x = 8 x — 4.—Rép.Preuve : 3z=l2; 42 + 12 = 54, et 50 + 4 = 54.2.Un père a 30 ans et son fils en a 6.En combien d’années le pèro aura-t-il le double de D’où il résulte que : La mise de B : celle de C :: le gain de B pour 12 mois : celui de C pour 12 mois.800 : 320 :: 400 ; æ= 160, gain de 6 pour $520 - $320 = $200, gain total 12 mois de C.$160, gain de C pour 12 mois ; 200 son gain total 12 mois : ^3 = 15 mois, le temps que sa mise a été dans les affaires.l’âge du fils ?So'uiion : fils.Soit x le nombre d’années : 30 + z = le nombre d’années de l'âge du père.x + 6 = 30 + x= (x+ 6) 2, ou 2x +12 En transposant, on a : 2x - x= 30 - 12 ¦*=18 Preuve : 3 O +18.— 9,4 6 + 18 = 24.3.Trois personnes entrent dans une compagnie minière ; A met $480 pour 6 mois ; R, une certaine somme pour 12 mois ; et G, $320 pour un temps qui n’est pas connu.Quand les comptes furent réglés, A reçut $600, pour sa mise et son gain ; B, $1200, et C, $520.Quelle était la mise de R et le temps que l’argent de C a été dans les affaires ?Solution, Si $480 en 6 mois ont produit $120 de gain, cela==^ du capital, et en 12 mois ^ ; ainsi $1200, capital de R en 12 mois gagnerait $800.Le capit 1 de B : celui de G :: le gdn de B en 12 mois est au gain de G dans le même temps, On obtient donc $800 pour la mise de B.Daniel Mc Sweeney.o—O—o POESIE LE MOINEAU Petit moineau je t’ai chanté Presque à l’égal d’un personnage ; Mais j’ai bien souvent regretté De t’avoir offert cet hommage.Lorsque la neige s’abattit Sur le sol glacé de nos plaines, Nous t’avons trouvé si petit, Pour braver ses rigueurs prochaines, Que nous avons pris en pitié Les malheurs de ton existence ; Partout la main de l’amitié S’ouvrit vers toi, sans défiance.Pour te mettre à l’abri du froid, Nous t’avons fait des maisonnettes, Et, sous les gouttières du toit, Nous t’avons prêté des cachettes.Mais quand le printemps vint souffler Aux champs son haleine tiédie, On vit alors se révéler Ton incroyable perfidie.Au lieu de payer les bienfaits Par une humble reconnaissance, Tu n’a commis que des méfaits Qui font abhorrer ta présence.Petit moineau, je t’ai chanté Presque à l’égal d’un personnage ; Mais j’ai bien souvent regretté De t’avoir effort cet hommage ! Pt I h et ! ite.,i PDis.J), Nom Ml N Napoléon Ls&E?mRf F1 de s iüeZi L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 59 PETITE REVUE D’après le rapport du Département des Indiens qui vient d’être distribué, il y a au Canada PU,520 Peaux Rouges au crédit desquels le gouvernement détient une somme de $3,428 790.Le total des déboursements faits l’an dernier en leur faveur s’élève à $289,465.servent de la lumière électrique, ils ne mettent que 22 heures et 32 minutes à faire le même parcours.C’est donc un gain de 40 pour cent, grâce à la lumière électrique qui permet de naviguer la nuit dans le canal.Un livre bleu qui vient d’être publié à Pékin porte la population de la Chine pour 1887 à 354,241,969.C’est une augmentation de 1,164,885 sur l’année précédente.La plus grosse cloche connue est le Czar Kolokol ou roi des cloches, qui se trouve à Moscou ; son poids est évolué à 443,772, livres, et sa circonférence est de 80 pieds 9 pouces.Un morceau de cette cloche a été cassé eu 1737, lorsqu’elle est tombée par suite de l’incendié des poutres qui la supportaient.Ce morceau n’a jamais été remplacé, et la cloche est aujourd’hui placée sur mi socle en granit.Le bourdon rie Notre-Dame à Montréal pèse 29,400 livres, et a été importé en 1843 pour la cathédrale.Il y a à présent dans le Vermont 17 église catholiques, 58 prêtres, 15 convents, un collège, et 17 écoles paro ssiales, où plus de 4,000 enfants reçoivent leur éducation.On mande de St-Pétersbourg que la dernière circulaire de l’administration russe des postes et télégraphes misses prescrit que - toutes les adresses des lettres, colis et télé-grammes à destination de l’étranger soient écrites en langue française.L’administration ne répond pas de l’expédition si l’adresse est écrite dans une autre langue.C’est une riposte directe à rAllemagne, qui a germanisé, dans son administration postale, tous les mots français qui sont devenus d’un usage international.Exemple de la grande fécondité de notre race.A Trois-Pistoles, deux cultivateurs nommés Ouellet et Belisle ont chacun quinze enfants.Dans Beliechasse un nommé Gin-gras compte une progéniture de trente quatre enfanls; un nommé Chrétien cle 1’Islet en a vingt et un : M.Vaillanconrt de Katnouras-ka, vient de faire baptiser son trente-septième héritier.Un fromage vénérable : A une exposition locale d’agriculture qui a eu lieu dernièrement à Guessenay, Suisse, un propriétaire a exposé un fromage vieux de cent soixante-dix à cent quatre-vingts ans.Ce fromage, â la suite d'heritages, était devenu la propriété de personnes demeurant dans le canton de Vaud, puis il échut de nouveau à un habitant du canton de Berne.FEU MGR LEGARE Aulrefo slesvapeurs mettaientenmoyenne B heures et 5/ minutes pour traverser le canal de Suez.Depuis que ces vapeurs ne Québec vient d ; perdre un de ses prêtres les plus distingués en la personne de Mgr Legaré.Prélat éminent, théologien de premier ordre, lhlérate rd’un talent rare, administrateur com pê tent.le regretté défunt a été j tout cela.Il était vicaire général de l’archi-diocèse depuis le 17 avril 1881.Mgr Légaré a été enlevé à l’Eglise canadienne dans sa 58ième année.Il était né à St-Roch de Québec, le 16 février 1832.Los ftiu éraillés ont eu lieu le '25 du mois dernier, à la Basilique de Québec, oùilrepo-oura désormais à côté de Mgr Cazeau et dq M, le curé Aqolair, 60 L’ENSEIG-NEMENT PRIMAIRE TERRENEUVE Voici quelques renseignements sur Tile de Terreneuve qui ne manqueront pas d’intéresser nos lecteurs.Autrefois Terreneuve fut française, mais comme le Canada, elle tomba sous la domination anglaise.Par dessus l’océan, si terrible à ses heures, elle regarde l’Irlande, elle contemple le Labrador dont elle est séparée par le détroit de Belle-Isle.A l’ouest, le golfe Saint-Laurent la caresse ou la frappe, la berce au chant de ses vagues ou la fait frémir de terreur au jour de la tempête.On a faussement accusé Terreneuve d’être un vaste rocher stérile, enveloppé de brouillards.Des brumes épaisses reposent sur les eaux qui l’entourent, à certaines saisons, mais l’Ile, elle-même, échappe plus généralement à la pluie fine et froide de beaucoup d’autres pays d’Amérique.Par exemple, on est convaincu que le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Ecosse souffrent davantage des pluies et des brumes.Les rivages sont bien découpés au grand avantage des pêcheurs américains, anglais et français qui viennent tous les ans pêcher la morue sur les célèbres bancs de Terreneuve.Ces bancs qui s’étendent à l’est et au sud-est de File sur sept à huit degrés de latitude, doivent leur existence, d’après l’opinion de plusieurs géographes, au courant polaire.Celui-ci entraîne dans la direction du sud, depuis les rives du Groenland et des archipels arctiques, d’énormes glaçons, cimentant des rocs et des pierres.Dans les parages où le courant du pôle se choque au courant du golfe, les glaçons fondent et abandonnent leurs graviers.De la sorte s’est fermé avec le secours des âges, dans une mer de 8,000 à 10,000 pieds de fond un banc qui occupe deux et peut-être trois fois l’étendue de la France.Les Anglais de la métropole et des colonies américaines prennent la plus grande part à la pêche des bancs, Les Français arrivent encore les derniers, dit-on, et j ourlant il vient plus de vingt-cinq mille mate- lots environ par an des ports de la Manche et de l’Atlantique.Le Grand Banc est à 33 lieues du rivage, il a 100 lieues de long et 26 de large, la profondeur de la mer à cet endroit, est de 15 à 60 brasses.Le second nommé le Banc vert, à 40 lieues sur 60 de large.Les pèches, chaque année, occupent 50 mille personnes et plus de 3,000 bâtiments des Etats-Unis, de France et d’Angleterre.La pêche commence vers le 10 mai et se continue jusqu’à la fin de septembre.On estime la valeur des pêcheries canadiennes à 55 millions de piastres par année.Sur la côte Orientale de Terreneuve à la baie St-Georges des Français, des Canadiens, des Acadiens ont fondé des établissements.Il y a là douze mille personnes, c’est-à-dire douze mille pêcheurs de morue.Tonte la population de Terreneuve, d’à peu près 150 mille, se presse sur la côte.L’intérieur est une terre en partie rocheuses, où l°s lacs s’entremêlent aux forêts, aux bruyères, aux vallées où le sol renferme de la houille et du cuivre, où les loups et les daims courent en paix, où le castor bâtit des chaussées.-o-o-o- BIBLIOGRAPHIE Nous accusons inception, avec remercie- g]^ ments, du Catalogue de V Université Harvard de Pqiialf Cambridge, Mass., ainsi que d’une brochure concernant le fonctionnement de la même jl^ institution.^ Le nombre d’élèves, est partagé en cinq catégories.Seniors :.278 Juniors:.244 Elèves de 2e année :.282 Nouveaux :.323 Etudiants spèciaux :.144 Total 1271 o-o—o *me K eH L/H; J, 'fiûian 'HJ RENSEIGNEMENT PRIMAIRE 61 LE LOUP ET LE CHIEN m s i ipeni] iimei iaoaiiei îteneur où l°s avères, i\ aras misiées.Un loup n’avait que les os et la peau, Tant les chiens faisaient bonne garde, Ce loup rencontre un dogue aussi puissant que [beau, Gras, poli (1), qui s’était fourvoyé (2) par mégarde.L’attaquer, le mettre en quartiers, Sire loup l’eût fait volontiers ; Mais il fallait livrer bataille, Et le mâtin était de taille A se défendre hardiment.Le loup donc l’aborde humblement, Entre en propos, et lui fait compliment Sur son embonpoint, qu’il admire.Il ne tiendra qu’à vous, beau sire, D’être aussi gras que moi, lui repartit le chien.Quittez les bois, vous ferez bien : Vos pareils y sont misérables, Cancres, hères (3) et pauvres diables, Dont la condition est de mourir de faim.Car, quoi ! rien d’assuré ! point de franche lip- [pée (4) ! Tout à la pointe de l’épée (5) ! Suivez-moi, vous aurez un bien meilleur destin.Le loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?Presque rien, dit le chien : donner la chasse aux [gens Portant (6) bâtons, et mendiants ; Flatter ceux du logis, à son maître complaire : Moyennant quoi votre salaire vec te»®1 ëün* 'une broc* t île ia ® irtagé e» lïîl fl) Poli est pris ici dans le sens propre, et veut dire : qui a le poil lisse, qui est luisant de graisse.(2) Egaré.(3) 'ancre.“Terme de mépris ou de compassion, dont on se sert pour désigner un homme sans fortune, et qui ne peut faire ni bien ni mal à personne.Ce sens est peu usité.” (Acad.) Hère se dit par dérision d’un homme sans mérite, sans considération, sans fortune.On ne l’emploie guère que dans la locution : pauvre hère, c'est un pauvre hère, (Ibid.) Selon les uns, ce mot vient du latin herus, maître; selon d’autres, de l’allemand herr, seigneur.C’est par antiphrase qu’en passant d’une langue dans une autre il à pris cette acception injurieuse.(4) Lippée, mot formé de notre vieux mot lippe, qui signifie lèvre, comme bouchée est formé de bouche.(5) Tout à la pointe de V épée ! je' est-h dire tout est incertain.(6) Portants bâtons serait maintenant une faute, te participe présent n’est variable qu’autant qu’il barque un état, c’est à-dire qu’autant que de verbe il devient adjectif.Quand il marque une action, il est invariable.Cette règle ne faisait pas encore loi du temps de la Fontaine.Sera force reliefs (7) de toutes les façons, Os de poulets, os de pigeons, Sans parler de mainte caresse.Le loup déjà se forge une félicité Qui le fait pleurer de tendresse.Chemin faisant il vit le cou du chien pelé.Qu’est-ce là ?lui dit-il.—Rien.—Quoi ! rien !—Peu [de chose.—Mais encor?—Le collier dont je suis attaché De ce que vous voyez (8) est peut-être (9)la cause.— Attaché ! dit le loup : vous ne courez donc pas Où vous voulez?—Pas toujours ; mais qu’im.[porte ?—Il importe si bien que de tous vos repas Je ne veux en aucune sorte, Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.Cela dit, maître loup s’enfuit, et court encor.explications M.—De quoi s’agit-il dans cette fable ?E.— D’uu loup et d’un chien.M —Qu’est-ce qu’un loup ?E.—C’est un animal carnassier, ressemblant au chien.Il est très vorace et fait beaucoup de carnage dans les troupeaux, quand les chiens de bergers ne le tiennent pas à distance.M.—Et le chien ?E.—C’est un animal domestique, ami de l’homme, le plus intelligent des animaux.Il se distingue de tous les autres par son attachement à son maître, sa vigilance, son dévouement, il est étranger à la rancune, et lèche affect ne usement la main qui le frappe.M.—Dans notre fable, pourquoi le loup mis en scène n’avait-il que les os et la péau?E.—Parce que les chiens, par leur vigilance le tenaient éloigné des troupeaux.M.- A quelle occasion le loup et le chien se rencontrèrent-ils ?E.—Par pur hasard ; car les loups et les chiens se fuient au lieu de se rechercher.(7) Reliefs ; restes d’un, repas.(8) De ce que vous voyez.“ Il a peur de prononcer le mot.” (Guillon.) (9) Peut-être est plaisant.Le chien cherche à se dissimuler à lui-même la cause de son accident, qu’il connaît d’ailleurs parfaitement. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 62 M.—Quelle a été la première impression du loup en voyant le chien ?E.—Il en eût fait volontiers un bon repas, s’il eût été le plus fort, mais la taille et l’embonpoint du dogue lui lit douter de ses propres forces.Il prérét a procéder par la conciliation.M.—Et le chien, lui, que pensa-t-il ?E.— Il pensa qu’il valait mieux pour lui d’employer de bons procédés que d’engager une lutte où il aurait pu recevoir quelque écorchure dont il aurait eu à souffrir longtemps.M.—Gomment considérez-vous la position du loup et celle du chien ?E.—Ils se craignaient l’un et l’autre.C’est pourquoi ils feignirent tous deux vouloir être de bons amis.M.—Comment qualifiez-vous les louanges du loup ?E.—Une lâche bassesse.M.—Et l’attitude du chien ?E.—Un sot orgueil.Il a bien compris au langage flatteurs de l’ennemi juré de sa race, que celui-ci le craint, et il profite de sa position pour lui faire sentir l’état misérable dans lequel lui et ses pareils se trouvent placés, par ces mots : u Cancres, hères et pauvres diables, Dont la condition est de mourir de faim.Car,quoi! rien d’assurer! point de franche lippée ! Tout à la pointe de l’épée.” Il l’invita ensuite à le suivre et lui fait un tableau des plus flatteur de la position qu’il pourra lui procurer auprès de ses maîtres.Le pauvre affamé, en entendant un si beau récit, croit déjà être au comble du bonheur.11 Le loup déjà se forge une félicité Qui le fait pleurer de tendresse.” Us partent ensemble.Mais le loup a quelque défiance, il n’est pas encore sûr de trouver là-bas tout le confort qu’on lui promet.Il scrute, il examine attentivement son nouveau camarade.Enfin, il découvre sur son cou une large raie blanche où tout le poil est parti.Il s’arrête et lui dit tout surpris.Qu’est cela?Le chien, qui s’est vanté, qui n’a fait voir que le bon côté de la position, tout en cachant soigneusement les inconvénients, cherche à dissimuler.— Rien,” dit* il—Quoi rien?—Peu de chose.”—Le loup, inquiet, soupçonnant quelque mystère, veut aller au fond des choses; dites-moi la vérité, di-t-il.—Le chien, poussé au pied du mur, fut obligé d’avouer que le collier avec lequel on l’attachait en était la cause.—Attaché ! dit le loup avec terreur.Comment on vous attache ! ! —Quelquefois, dit le chien, un peu déconcerté, mais cela ne fait rien.—Cela fait beaucoup, dit le loup; car malgré les bons repas que vous m’avez promis, les douceurs, les flatteries, les caresses, je préfère souffrir quelquefois de la faim et jouir de ma liberté.Sur ce, il tourne le dos au chien et s’enfuit dans les bois.Il faut se défier des récits flatteurs, des fantaisistes qui cherchent à nous tromper.Examinons toujours attentivement les deux côtés de la médaille.hiser Inde 0-0-0 — DEVOIR D’ELEVES : presij lieiij:,-;- LA MÊME FABLE EN PROSE.—LE LOUP ET LE CHIEN «Mal! Dans un certain pays, les chiens étaient PeMS' si attentifs, si vigilants, veillaient avec tant de soin sur les troupeaux que tous les loups étaient sur les dents.Un de ces pauvres pfiMlil( affamés, qui n'avait que les os et la peau, sePSnfj hasarde un jour dans la forêt espérant y ¦¦ .y trouver quelque chose pour apaiser sapûMjip faim.Tout à coup, il aperçoit un gros Terre-ffil'etg: Neuve, très gras, au poil soyeux, qui Pai'pL'ériti mégarde, s’était trop éloigné de sa demeure.PeQtj,^ Se ruer sur lui, le déchirer en morceaux,F eût été pour le terrible carnassier une bonnepû affaire.Il aurait d’abord débarrassé les siensploiipi d’un ennemi redoutable, et de sa chair appéplii^t tissante, il aurait fait un bon repas.Mais i fallait engager un combat incertain.gros et robuste dogue, ôtait de force à lutte 1er, ^ .enle L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 63 nie M énergiquement.Il crut donc prudent de T’aborder avec toutes les prévenances possibles.Il s’approche donc du Stautor avec la plus grande politesse.Après un salut révérencieux, il le complimente sur son embonpoint qui dénote une santé parfaite.Le chien n’était pas si sot que de croire à la sincérité des louanges de celui qu’il savait être l’ennemi juré de sa race; mais de son côté il n’aimait pas à engager la lutte.Employons, dit-il des procédés amicaux.—Mais voulant profiter de l’avantage de sa position et faire sentir au flatteur son infériorité et l’état misérable de ses semblables, il lui dit, d’un tonde protection:—Il est bien facile pour vous, ruon bon ami, de devenir aussi gras que moi et d’être traité aussi bien que je le suis.Laissez ces bois où vous et les vôtres menez une vie des plus misérables; jamais vous ne pouvez prendre m repas paisiblement; pour chaque bouchée il faut combattre; point de repos, point de trêve, point de quiétude.Suivez-moi, vous n’aurez qu’à vous louer du changement.—Mais qu’aurai-je donc à faire, dit le loup intrigué.—Rien ou presque rien répartit le chien.Pincer quelquefois les molets des mendiants'suspects, flatter les gens de la maison, faire la volonté du maître, et ces faibles services seront récompensés par de copieux restes succulents de toutes sortes, tels que os de poulets, os de pigeons, accompagnés de nom breuses caresses.Le loup se croit déjà au comble du bonheur ; d’abondantes larmes de joie coulent de ses yenx.Ils partent.Tout en causant, l’habitant des bois aperçoit une raie blanche sur le cou de son nouveau compagnon.—Qu’est cela, lui dit-il?—Rien.— Quoi rien?—Bien peu de choses.—Dites-moi toute la vérité, sans ambages, dit le loup impatienté.—C’est peut-être le colier dont je j suis attaché, qui, sans me causer le moindre 1 1 mal, m’a enlevé quelques poils.—Attaché, rlUie| 6R ie loup!.Vous n’avez donc pas toute | v°he liberté?Pas toujours, mais ce n’est acii'1i, rien.—Ah ! c’est beaucoup ! Moi, accoutumé # 1 a faire à ma guise, de marcher, courir, me coucher, dormir quand je le veux, je ne n'p 4 15 | avscl i les il is, IJ ¦ :''A voudrais pas pour tous vos bons repas, pour toutes les caresses qu’on vous prodigue, pas même pour le plus grand trésor échanger ma triste position pour la vôtre.Sur ce, le loup détale et gagne le bois.On voit souvent dans le monde des gens qui, sans réfléchir, jugent les choses comme le loup et se laissent trompés par les apparences.Ils envient le bonheur de ceux qui paraissent avoir tout à souhait, sans songer que très souvent les chagrins les plus cuisants accompagnent les riches dans leurs somptueux équipages.J.P.0-0- PENSÉE La mort est l’espérance de qui n’en a plus.—Thiers.Qui s’écoute vivre entend venir la mort.—Bougéart.’Tous les animaux redoutent la mort.—La Mothe Le Voyer.Il faut plus de temps pour se délasser de la paresse que du travail.La mort vient, avant que nous puissions avoir appris à vivre.— Bossuet.Le pauvre qui demande l’aumône à un riche avare s’adresse à un plus pauvre que lui-même.Il y a plus de bien que de mal dans la vie, puisque peu d’hommes souhaitent la mort.— Voltaire.Lorsque la mort a égalisé les fortunes, une pompe funèbre ne devrait pas les différencier.—Montesquieu. U 64 L’ENSEIG-NEMENT PRIMAIRE LEÇONS DE CHOSES à Vusage des Écoles Primaires, Modèles et Académiques, des Collèges, Couvents, etc., etc., etc.Widi Par J.B.CLOUTIER, ioirq à l'éci Professeur à l’école normale Laval et Rédacteur de “ /’Enseignement Primaire Ce livre #>st indispensable à tons les instituteurs et institutrices qui ont à cœur de se conformer au désir du Conseil de l’Instruction publique au sujet des leçons de 0}][Qg0g4 En vente chez tous les libraires de Québec et chez MM.Cadieux et Derome J B.Rolland, Beauehemin et Yalois, à Montréal.ei Lecai ue.- boira Mstor.-i Picl'e- pête d:o iei fils o LIVRES CLASSIQUES GRAMMAIRE DE LHOMOND A¥EC SYNTAXE Revue par J.B.C LOUTS R R DEVOIES G II A.M M A TI € A IJ X PAR LE MÊME ÎÉPj ’IIIBIII OU LE &&8SEX8R MVItS 111 IWAlffS PAR LE MÊME ion Piloris 'luthier.Tons ces livres ont été approuvés par le Conseil de l’Instruction publique, el Ne^, sont en vente chez tous les libraires de Québec et de Montréal.
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