L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1 septembre 1890, lundi 1 septembre 1890
11 me Année 1er SEPTEMBRE 1890 Numébo 13 JOURNAL D’EDUCATION ET D’INSTRUCTION PARAISSANT LE 1er ET LE 15 DE CHAQUE MOIS, LES VACANCES EXCEPTEES ,S.-R.(ILUIITÏEK.Ré«ïactesir-jsr«priétaire Prix de l’abonnement : UN DOLLAR pa*1 Toute correspondance, réclamation, etc.,^ à l’école normale Laval ; celles ci no.30, rue de la Fabrique, Québet ica's ablement payable d’avance ° .a-e adressée à J.-B.Cloutier, professeur à l’école normale Laval; celles c^ U® .ùuon, .a L.-J.Demers E f/Hon.SUKÏMTE1ÏWÂÏST S>E L’OÏSTRUCTION PUSSLIQUE POUR I/AMEE SCOLAIRE iS.SS-.SO Département de l’Instruction Publique (Suite et fin.) Inspection des écoles Avec les obligations qui leur incombent actuellement, il est presque matériellement impossible à un certain nombre d’inspecteurs de remplir les devoirs que ies règlements scolaires leur imposent relativement aux visites d’inspection.Car, si on retranche sur les 365 jours de l’année : Les dimanches.52 Les congés de semaine.52 Les vacances.45 Les fêtes et les congés extra.20 Perte de temps pour cause de maladie, mauvais temps, etc.30 Soit.199 jours il ne reste plus que 166 jours ouvrables.Si maintenant de ces 166 jours les inspecteurs d’écoles catholiques défalquent encore 45 jours pour se conformer au règlement du comité catholique du Conseil de l’Instruction publique qui les oblige à ne pas commencer leur tournée d’inspection avant le 15 d’octobre, il ne leur reste que 121 jours pour faire leurs visites, qui doivent être, comme l’on sait, de pas moins de deux heures pour les écoles élémentaires et de pas moins de trois heures pour les écoles modèles et les académies.Avec l’état de choses existant, notre système d’inspection, tout en ayant produit des résultats très appréciables, n’en est pas moins susceptibles de quelques améliorations.Tour en arriver à un degré d'efficacité plus complet, deux projets se présentent, dignes l’un et l’autre d’être étudiés et discutés.Le premier consisterait à former de nouveaux districts d’inspection, ce qui par conséquent nécessiterait un plus grand nombre d’inspecteurs avec des traitements analogues à ceux qui leur sont accordés maintenant ; le second, celui qui, à mon sens, produirait les meilleurs résultats, aurait pour objet de remanier les districts d’inspection de façon à ce que le travail de chaque inspecteur, fût autant que possible également réparti et d’ajouter, à un traitement fixe, une rémunération quelconque pour la visite de chaque école faite suivant les règlements imposés par les comités du Conseil de l’Instruction publique.Il est évident que les inspecteurs d’écoles ne sont pas suffisamment rétribués.Les frais de voyage de leur tonrnée d’inspection, surtout des inspecteurs protestants dont les districts sont plus étendus à cause du peu de densité de la population protestante, absorbent une grande partie de leur traitement qui n’a pas varié d’une manière sensible depuis le jour où le système d’inspection scolaire a été inauguré dans cette province, quoique la vie ait considérablement augmenté et que le travail ait plus que doublé.J’espère que le gouvernement voudra bien prendre en sa sérieuse considération cette question de l’inspection des écoles qui est digne, à tous égards, d’intérêt et mérite d’attirer son attention. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 197 Le travail de bureau Depuis plusieurs années, le travail fourni par les employés de mon département a augmenté dans des proportions considérables, comme il est facile de le constater en jetant un coup d’œil sur l’état comparatif ci-après : Le nombre de dossiers a augmenté de plus d’un quart.Le chiffre des lettres officielles qui, étant envoyées en réponse à des informations demandées de toutes les parties de la province sur des questions de loi ou d’administration scolaires exigent souvent des recherches et une étude particulières, représentent actuellement une moyenne de plus de vingt-cinq lettres par jour.La quantité des reçus préparés et expédiés prouve le surcroît d’ouvrage que l’administration du fonds de pensions de retraite a imposé aux officiers préposés à la comptabilité, en surplus de celui occasionné par l’accroissement des affaires générales de mon département.Le travail de l’employé chargé du soin de la papeterie et des livres de prix a augmenté dans des proportions considérables.Et à cela je dois ajouter les mille et un travaux spéciaux que doivent faire, en sus de ceux auxquels les obligent leurs devoirs journaliers, l’officier chargé particulièrement du dépouillement des bulletins des inspecteurs d’écoles catholiques, et de communiquer aux commissaires, syndics, secrétaires-trésoriers ou instituteurs, selon le cas, les instructions qui leur sont adressées pour la bonne administration des affaires scolaires, et l’employé qui, en outre de la correspondance anglaise dont il est chargé, travaille d’une manière aussi utile qu’intelligente sous la direction du secrétaire anglais de mon département.Etat comparatif des opérations du département de l’instruction publique Nembre de dossiers nouveaux.Nombre de lettres reçues.Nombre de lettres officielles expédiées.Nombre de circulaires expédiées.Jugements rendus par le Surintendant.Nombre des rapports expédiés et reçus : des écoles supérieures.des écoles communes.„ des bureaux d’examinateurs.d’election .Erections, annexions, etc., de munilipalités scolaires_ Nominations de commissaires et de syndics.Bulletins d’inspection.Cartes de prix (.Prize-cards) distribuées.Nombre de chèques.Nombre de reçus préparés et expédies, (y compris ceux du fonds de pension;.Caisses de livres expédiées.Livres de récompense distribués.Envois divers (.nombre de volumes).Frais de poste.du 1er janv.au 31 déc.Q886 du 17 sept.1888 au 17 sept.1889 Augmenta- tion Diminu- tion 3,025 3,987 922 4,810 6,798 6,895 6,354 35 1,988 4,849 2,046 27 8 509 520 11 2,292 2,436 144 62 74 12 979 1,104 125 35 32 3 196 123 73 5,805 5,688 117 3,355 6,246 2.891 3,193 3,940 747 6,386 10,880 4,494 86 108 22 19,324 24,239 4,915 1,130 4,616 3,486 $564 82 $700 00 $135 18(6; , G) Cette augmentation indique une augmentation proportionnelle dans la correspondance du departement. 198 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE La diminution dans le nombre des nominations de commissaires et syndics d’é< oies par ie gouvernement que l’on remarque dans ce tableau, au lieu d’être à regretter, accuse au contraire, un symtôme des plus iavorables.Elle prouve que dans deux ans un nombre relativement considérable de secrétaires-trésoriers se sont mis au l’ait de leurs devoirs, quant à la procédure à suivre pour les élections annuelles des commissaires et syndics d’écoles.Cette amélioration, je ne crains pas de l’attribuer à la refonte des lois scolaires d’abord et ensuite au “ Code de l’Instruction publique ” contenant ces lois et les règlements des deux comités de Conseil, dont le gouvernement a envoyé un certain nombre d’exemplaires à chaque corporation scolaire de notre province.Je ne puis aussi, avant de terminer, passer sous silence le transfert du musée scolaire qui a eu lieu dans le cours de l’année dans un local plus spacieux et où maintenant sont classés avec ordre, grâce à l’active et intelligente initiative du savant naturaliste qui en a la direction, un grand nombre de spécimens botaniques, minéralogiques, entomologiques et conchyliologiques particuliers, pour la plupart, à notre pays, dont plusieurs sont fort remarquables et très appréciés des spécialistes étrangers qui ont occasion de les visiter.Rapports spéciaux Je ne crois pas devoir terminer, monsieur le Ministre, sans attirer tout spécialement votre attention sur les rapports des universités McGill, Bishop et de l’Ecole polytechnique de Montréal, ainsi que du très intéressant mémoire sur l’instruction des sourds-muets qui m’a été lourni par M.l’abbé F.-X.Trépanier, premier chapelain de l’institution des sourdes-muettes de Montréal, qui sont annexés, cette année, à mon rapport annuel.A ces rapports qui sont tous du plus haut intérêt viendra se joindre l’an prochain, j’en ai la promesse, celui de l’université Laval que, pour des circonstances imprévues.M.le recteur de cette institution n’a pu me donner à temps cette année.J’ai l’honneur d’être Monsieur le Ministre, Votre très obéissant serviteur, Gédéon Ouimet, Surintendant, L’ENSEIGrNEMENT PRIMAIRE 199 Quatre - vingt - onzième conférence de l’Association des Instituteurs de la circonscription de l’école normale Jacques-Cartier tenue le 31 mai 1890 Présidence de M.II.Doré.Présents : M l’abbé Verreau, principal de l’école normale Jacques-Cartier ; M.l’abbé Santoire, assistant-principal ; M.H.Dpsro-chers, ptre ; M.F.-X.Valade, ex-inspecteur, M.J.G.W.McGown inspecteur : MM.J.-O.Cassegrain, A.D.Lacroix, F.-X- P.Demers, L.-A.Primeau, J.-F.Anderson, F.-X.Boileau, E.Leroy, Jos.Curotte, B.Meloche, N.Nolin, W.II.TetrauIt, T.Allaire, T.M.Reynolds, M.Lanctôt, J.-A.Brisebois, M.A.Black, M.Latrémouille, H-B.Granger, Fr.Daly, P.Malone, G.Robillard, M.Gélinas, J.A.Corcoran, U.Barthélemy, J.Hogan, A.-P.Gélinas, Aug-.Allaire, P.J.Leith, G.-P.-E.Famelard, F.Letonturier, T.Gauthier, C.-W Lalonde, J.A.Primeau, J.-N.Desroches, J -H.Bergeron, J.-M.Tremblay, R, de la Cueva, L.-F.-R.Bellefeuille, IL Rondeaig I.Nadou, M.-H.Baulne, R.-E.Ducharme, Ed.Pagé, J.N.Perreault, W.Meloche, A.Chatigny, J.- T.Dorais, J.McCullen, T.Courtnay, J.Thibault, C.Leblanc, G.Fitzpatrick, C.W.Smith, M.Belisle, P.E.Smith, Nap.Brisebois, et les élèves - maîtres de l’école normale.Lecture et adoption du procès verbal de la dernière conférence.Perception des contributions annuelles.ÉLECTION DES OFFICIERS Sur proposition de M.F.- X.Demers, appuyée par M.L.-A.Primeau, MM.E.Leroy et M.Nolin sont nommés scrutateurs Le dépouillement du scrutin donne le résultat suivant : Président.MM.H.-O.Doré.Vice-p’ésident.“ T.M.Reynolds.Secrétaire.“ Nap.Brisebois.Trésorier.u H.-B.Granger Bibliothécaire .u J.-ü.Cassegrain.Et sui- la proposition de M.Jos.Curotte, appuyée par M.E.Leroy, MM.B.Meloche, I.Nadon, A.-R.Lacroix, M.Lanctôt, A.-P.Gélinas, P.J.Leitch, N.Latrémouille, J.McCullen, Jos.Curotte sont nommés membre du Conseil d’aiministra ion.M.A.-D.Lacroix propose, appuyé par F.-X.Demers que des remerciements soient offerts aux officiers sortant de charge pour les services qu’ils ont rendus à l’Association.Adopté.Avis de motion.—M F.-X.Demers donne avis qu’à la prochaine conférence il proposera, à l’article sixième (I) delà constitution, l’amendement suivant: Qu’à l’avenir les officiers et les membres du conseil d’administration soient élus tous ou en partie sur une simple proposition appuyée, ou bien au scrutin secret, pourvu que ce soit le désir unanime de l’assemblée qu’il en soit ainsi.M.le président rappelle à l’assemblée que la grande conférence des instituteurs des Etats-Unis doit avoir lieu à Toronto pendant cet été et que les membres de cette association sont invités à y prendre part.Que doit-il être fait conséquemment ?Après quelque discussion, il est proposé par M.J.-O.Cassegrain, appuyé par M.F.-X.Boileau : Que l’on consulte d’abord Sa Grandeur Mgr l'Archevêque à ce sujet ; et que selon son approbation ou sa désapprobation de déléguer quelqu’un à cette grande conférence des instituteurs, à Toronto, le conseil d’administration soit pleinement autorisé d’agir en conséquence, et ce de la manière la plus conforme aux intérêts de l’association.Adopté.A 2 hrs.M.le président ayant laissé l’assemblée, M.T.M.Reynolds, vice-président, le remplace au fauteuil présidentiel, et donne aussitôt communication à l’assemblée d’une circulaire que les instituteurs protestants de cette province ont, par l’entremise de l’hon.(1) Article sixième.—Partie affectée: Les officiers et les membres du conseil d’administration seront élus annuellement et au scrutin secret.,., 200 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Gédéon Ouimet, dernièrement adressée à l’association.Voici cette circulaire : 63 Workman St.Montreal, March 17th, 1890.Dear sir, At the last convention of the Quebec Provincial Association of Protestant teachers the following resolution was unanimously carried : u Whereas this convention believes that any text book of Canadian History ought to give every province such recognition as shall unite the interests of all Canadian and conduce them towards the creation of oneness of patriotic sentiment ; and whereas the opinion of this convention the text books of history in use are unsuited for this purpose ; u Be it resolved : that the teachers of the Provincial Association, in convention assembled, do hereby record their desire to see such a work authorized for use in our schools, and that a committee be appointed to correspond with other Provincial Associations and with other parties regarding this master, said committee to report at the next Annual Convention.” The fact that there are many excellent works giving the history of the several provinces separately is recognized.A text book is sought which shall give the history of the different sections of the Dominion as nearly as possible concurrently, there being many points of historical contact between the provinces from their earliest periods.It is believed that a suitable text can be written by one man assisted by a committee of authors, provided it is submitted before publication to the various ministers of education in order to have them eliminate, amend or add such passages as they think desirable, and that the book thus prepared might be authorized for use in all Canadian schools irrespective of creed or nationality.Oar desire is to have this question discussed in all Provincial Associations and subsequently at a Dominion Conference of teachers.Will you be good enough to have the matter brought before the teachers of your province?Any assistance you give us will be highly appreciated.What is your opinion as to the need of such a history ?Correspondence solicited.Yours faithfully, W.Patterson, Chairman Committee on Canadian History.MM.J.O.Cassegrain, F.-X.Boileau, F.-X.Valade, J.-G.-W.McGown, F.Daly, F.-X.-P.Demers, A -D.Lacroix prennent tour à tour la parole sur ce sujet.Plusieurs de ces messieurs croient qu’un tel ouvrage est chose impossible, irréalisable dans les circonstances.D’autres cependant, en désireraient l’essai, libres, ensuite de le rejeter, s'il ne rendait pas justice au peuple canadien-francais.Finalement, un comité formé de M.l’abbé Verreau, de M.H.-O.Doré, président, de MM.J.-0.Cassegrain, A.-D.Lacroix, est nommé pour étudier cette circulaire des instituteurs protestants, et répondre à qui de droit qu'elle est sous considération.M.F.X.Valade prend de là occasion pour parler de nos ancêtres, des sacrifices énormes qu’ils ont faits pour nous assurer notre foi et notre langue, héritage sacré que nous devons conserver précieusement.Il rend hommage aussi aux de la Dauversière, aux de Maisonneuve et aux Rév.MM.les Sulpi-ciens, qui ont tant fait pour Ville-Marie, cette ville si catholique du Canada, aujourd’hui la métropole de l’Amérique du Nord.M.le président invite M.F.-X.Boileau à faire part à l’assemblée de la suite de son travail commencé à la dernière conférenre.Ce dernier regrette de ne pouvoir se rendre à l’invitation de M.le président, et le prie en conséquence, de vouloir bien l’excuser pour cette fois-ci.Espérons cependant que M.F.-X.Boileau sera en mesure de nous donner, pour la pro- L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 201 chaîne conférence, la suite de ce travail qui intéresse parliculièrement la classe des ins-tituteurs et plus encore, j’oserais dire, la société en général, puisque, ainsi que l’a clairement établi l’intéressant conférencier, du bien-être de /’ instituteur, dépendra nécessairement une plus grande somme de progrès dans /’ éducation du peuple.M.le président présente à l’assemblée M.Famelard, qui donne un travail intéressant intitulé: l’Enseignement en gêné' al.M.le président remercie M F melard de l’intéressante causerie qu’il vient de faire, laquelle repose sur les notions les plus saines et les plus pratiques de la pédagogie.Gomme ce travail paraîtra dans les colonnes du prochain numéro de ce journal, contentons-nous de dire que, pour le moment, l’art de questionner l’élève, de l’amener graduellement, par des questions habiles, à découvrir les vérités qu’il poursuit dans les diverses branches qu’il étudie, mérite toute l’attention de quiconque se livre à l’enseignement.M.le conférencier nous a d’abord exposé avec talent cet art si important; puis il a considéré, dans la dernière partie de son travail, les qualités que requiert toute bonne réponse.Ces deux questions sont bien traitées, et tout instituteur, nous en sommes certain, lira avec intérêt ce travail dès qu'on l’aura publié.M, l’abbé Verreau invite les membres à assister à une messe qui sera chantée à.l’école normale, et dont la date sera donnée plus tard dans les journaux, pour le repos de lame de feu l’hon.P.-J.-O.Chauveau.Puis il rend hommage à sa mémoire à peu près en ces termes: “Feu Thon.P.-J -O.Chauveau, dit-il, n’a cessé de jouer, toute sa vie, un îôle des plus brillants, et il est certainement pour le pays auquel il s’est tant dévoué, l’une de ses gloires les plus pures.Il s’est distingué à la fois dans la politique, dans la littérature et su* tout dans l'organisation de l'enseignement dans le pays.Pans la politique, il s’est révélé homme de talent et de jugement autant que député sincère et honnête, ne désirant qu’une chose avant tout, la prospérité et la gloire de son pays.Si dans la po’itique, il a occupé avec honneur les postes les plus brillants, sa plus grande gloire est certainement d’en être sorti pauvre et avec une réputation sans tache.Comme littérateur, il est considéré à juste titre le père de la littérature cana-di une.L’apparition de son Charles Guérin fut tout un événement dans le monde littéraire d’alors.Les auteurs étaient rares à cette époque.Depuis ce temps, quel progrès merveilleux n’a pas fait notre littérature?à quel résultat heureux ne sommes-nous pas arrivés?Ce résultat, nous devons, pour une large part, l’attribuer à celui dont la perte nous est si sensible : car, durant toute cette période littéraire qui finit avec lui, il a été comme l’âme dirigeante, l’écrivain qui savait encourager le talent naissant et le pousser à produire.Aussi lui a-t-il été donné de contempler son œuvre, et aujourd’hui notre littérature nous attire l’estime autant que l’admiration des écrivains étrangers, dont les sympathies sont à jamais acquises au peuple canadien français.Comme organisateur de l’enseignement, il nous est particulièrement cher, et le pays lui doit beaucoup pour avoir su populariser l’enseignement primaire dans notre province.Cependant, à quelles persécutions n’a-t-il pas été en butte de la part d’adversaires dont le nombre heureusement diminue tous les jours, chaque fois qu’il prenait la défense des écoles normales ou qu’il plaidait en faveur de l’enseignement laïque, dont les services rendus au pays sont aussi grands qu’incontestables, Dieu merci ! Aujourd’hui on comprend mieux l’importance de ces écoles, en même temps qu’on apprécie davantage les services que rendent à la grande cause de l’Éducation ces maîtres formés à ces môm s écoles, dont la devise est: “ Foi, religion et patrie: rendre le peuple mei'leur.” Ce qui le distinguait encore, c’était ce talent qu’il avait de défendre la vérité sans blesser personne et de faire respecter ses opinions de tous. 202 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Par ses aptitudes remarquables, par son intelligence brillante, pour les nombreux services qu’il a rendus à sa patrie, il aurait dû, en certaine circonstance, vu son droit d’ancienneté, occuper le premier poste dans son pays: car personne plus que lui n’était digne d’occuper une telle position.Malheureusement, la politique a, parfois, le plus souvent même, je dirais de ces inconvénients aussi pénibles qu’incontrôlables leut-être, mais qui empêchent cependant de reconnaître le vrai mérite et de récompenser avec justice celui-là qui s’est tout donné à son pays, et qu’il a servi loyalement.D’un autre côté, il est consolant et pour sa famille et pour ses amis, de constater combien à l'étranger même on regrette la perte de cet homme remarquable.Des marches même, du trône sont partis des soupirs et des regrets, et la princesse Louise a cru devoir, en cette circonstance, déposer des fleurs sur la tombe de celui qu’elle a connu autrefois pendant son séjour au Canada, et dont elle garde encore un si bienveillant souvenir; à la famille du défunt, elle a présenté ses condoléances les plus sincères.De tels témoignages sont bien propres, messieurs, à nous réjouir et à nous faire comprendre en même temps combien sa mémoire doit nous être toujours chère.M.le Président remercie M.l’abbé Ver-reau, de l’invitation qu’il a faite aux membres d’assister à une messe qu’il veut bien chanter pour le repos de l’âme de M.Chauveau, qui a tant droit à notre reconnaissance.Tous les instituteurs se feront sans doute un devoir de répondre à cette invitation.L’heure de la séance étant trop avancée, le sujet de discussion de savoir : kv Le travail de l’élève à l’école.—Dangers à éviter.—Ce qu’il doit être pour qu’il soit le plus favorable au développement complet de l’élève,” est remis à la prochaine conférence.Et la séance est levée.Nap.Brisebois, Secrétaire.I APRÈS LES VACANCES Chers lecteurs, nous avons eu quelque temps de répit.Depuis deux mois, nous avons pu prendie un repos bien justement mérité, nous recueillir, examinera tête reposée le chemin parcouru, la marche suivie, constater les succès obtenus, voir tes fautes que, par inadvertance, nous avons pu commettre dans notre enseignement, étudier les moyens à prendre pour les éviter à l’avenir.Ce travail que nous avons fait, tout en nous reposant de uo^ fatigues, sera très profitable à nos éièves.Nous recommencerons donc la nouvelle année, armés de toutes pièces, pour opérer tout le bien que nous pouvons produire d iiis l’humble sphère d’action qui nous est dévoulue.Ils sont nombreux les devoirs que nous avons à remplir, mais avec de la bonne volonté, de la persévérance, du courage et surtout de l’abnégation, qualité indispensable à 1:instituteur, nous parviendrons à nous acquitter fidèlement de la haute mission qui nous incombe de former nue nouvelle génération.N’oublions pas que l’Église, l’État et les parents nous confient l’éducation et l’instruction de la jeunesse et que par conséquent,ces trois pouvoirs ont droit à notre énergie, à nos talents, à notre sollicitude.Si l’un de ces trois éléments faisait défaut par notre faute, nous assumerions une énorme responsabilité, et nous commettrions un bien grave manquement.La charge d’instituteur est un état qui exige des sacrifices, du dévouement, du patriotisme; avant de l’embrasser, il faut envisager l’avenir avec sang-froid, sans se faire illusion.L’amour de l’enfance et le désir d’être utile à son pays doivent seuls nous guider dans cette occasion.On doit aussi prendre la détermination de vivre frugalement, de se contenter de peu, de fournir une grande somme de travail pour une faible rémunération.Car, il ne faut pas se le dissimuler, les salaires sont très modiques et les payements fort irréguliers.Il faudra aussi compter avec les préjugés, la malveillance des pa- L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 203 rents, la lésinerie des commissaires, qui cherchent toujours à engager au rabais, à traiter l’instituteur comme un manœuvre.Voilà, chers amis, quelques-unes des nombreuses difficultés que vous aurez à rencontrer.Mais aussi, n’oubli, z pas que celui qui sait se mettre au-dessus de ces petites misères peut se faire, en enseignant, une position aisée.Pour bien enseigner, il faut un travail ardu, mais vous aurez beaucoup de temps à votre disposition : les soirées, les congés de semaines, les vacances.Tout ce temps, vous pourrez l’utiliser à étudier, à acquérir des connaissances, à vous instruire.Et, si vous savez bien employer vos loisirs, si vous savez comprendre que pour être expert dans son art, il faut puiser aux bonnes sources, vous suivrez le mouvement du jour, vous recevrez les publications pédagogiques qui peuvent vous renseigner convenablement, vous étudierez l’histoire de la pédagogie, et, de l’ensemble de vos lectures et de vos études, vous vous formerez un code qui sera le vôtre et qui vous fera remarquer par l’inspecteur et par les autorités.Alors, lorsqu’une position payante se présentera, on saura apprécier votre mérite et vous la confier.-o-o-=- PARTIE PRATIQUE I EXERCICES DE GRAMMAIRE Accord de l'adjectif avec le nom lo Mettre les phrases suivantes au pluriel : Un mouvement vif.[Des mouvements vifs.) — Une question indiscrète.(Des questions indiscrètes).—Une méthode sûre—Un récit plaisant.—Un site pittoresque.—Une plante gracieuse.—Un animal sauvage et méchant.—Un animal doux et familier,—Un être inoffensif.—Une occasion rare.—Un pays désert.—Un bond prodigieux.—Un cheval agile.—Un accident malheureux.—Un château fort.—Un plateau fragile.—Un terrain sec.—Un vent frais.—Un morceau menu.— ( Un métier fatiguant.—Une toile grossière.—Une tige droite et vigoureuse—Un cha-ueau r md.—Un beau tapis.—Un don généreux.—Un nouveau costume.— Un conte moral—Un cierge pascal.-0 Mettre au singulier h s phrases suivantes : D 'S ho mm.s vifs et impatients.—Des voix douces et agréables.—Les chiens dévoués, dociles et fidèles.—Les puits profonds et utiles.— Les amis sûrs et sincères.— Les oiseaux captifs et tristes —Les âmes pieuses et charitables.— Les chambres claires et spacieuses.— Les enfants légers et étourdis.Les ânes forts et sobres.—Les amandes douces ou amères.—Les marchands adroits et heureux.— Les loups poltrons et cruels.—Les singes espiègles et malins.— Les élèves assidus et courageux.— Les hivers froids et rigoureux.- Les raisins mûrs et vermeils.— Les chants doux et harmonieux.—Les rivières larges et rapides.—Les histoires longues et intéressantes.-o —G—=>- 11 DICTÉE l’avare Lui fait-on un présent de quelque valeur, aussitôt sa mine s épanouit, la joie rayonne sur son visage, ses yeux sont tout humides de tendresse, il est dans l’ivresse ou plutôt dans l'extase et sa bouche entr ouverte ne trouve pas d’expression pour témoigner la surprise et le bonheur : il jouit.Faut-il, au contraire, qu’il donne quelque chose, qu’il paie quelque dette, sa mine n’est plus la même, ses traits se rembrunissent et se contrcictent) son bras s’allonge avec lenteur pour compter chaque pièce, tous ses gestes expriment son regret ; ensuite son regard inquiet suit tristement jusque dans votre poche les quelques sous qu’il a dû tirer de la sienne ; il souffre. 204 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE QUESTIONS ET EXPLICATIONS S’épanouit : dans son sens propre, s’étale comme la fleur qui s’ouvre ; se dit du visage quand il prend l’aspect de la joie, du con-tentement.=ToM^ : adverbe, reste invariable parce que, Yh de humide étant muette, la liaison peut se faire.=L'extase : il éprouve une jouissance telle qu’il en devient insensible à ce qui se passe autour de \w\.=Entr ouverte: dans les verbes ainsi formés, Ye de entre s’élide quand le verbe simple commence par une voyelle ; de meme dans entracte—Sa mine : sa figure où se réflètent ses senti-ments.—Rembrunissent : deviennent plus tris tes, plus sombres.—Se contractent : se resserrent, marquent par leur mouvement son dépit intérieur;—contracter: s’engager par contrat ?EXERCICES Analyser les mois : quelque, même, tout, contenus dans la dictée.= Donner dans quelques phrases un exemple de ces mots adjectifs, adverses.= Chercher six verbes en ger [protéger, alléger, changer, affliger) ; six verbes en cer [enfoncer, pincer, percer, forcer), les conjuguer au présent, à l’imparfait et au passé défini.UNE FETE AU PARADIS Un jour, Dieu eut l’idée de donner une fête dans son palais d’azur.Toutes les vertus furent invitées.Il en vint beaucoup, de grandes et même de petites.Les petites vertus étaient plus agréablesque les giandes, mais toutes semblaient très contentes et cou versaient poliment entre elles, comme il convient entre personnes intimes et même parentes.Mais voilà que le maître de la maison remarqua deux belles dames qui semblaient ne pas se connaître.Il prit l’une d’elles par la main et la mena vers l’autre.— “¦ La Bienfaisance, dit-il en désignant la première.— La Reconnaissance, ” ajouta-t-il en montrant l’autre.Les deux vertus furent indiciblement étonnées : depuis que le monde est monde, et il y avait longtemps de cela, elles se rencontraient pour la première fois ! Petits Poèmes en prose.EXERCICES Révision : exercices oraux d’analyse : nom, adjectif qualificatif ; adjectif déterminatif.=Exercice de conjugaison : verbes en eler et citer.=Exercices d’invention : relever dans un morceau indique : lo les adjectifs simples, donner un dérivé [grand, grandelet) ; 2o les a qectifs dérivés, donner le mot simple dont ils sont formés [agréable, de agré-er).L.S.-o-o-o- III DICTÉE LE SOL DE LA HOLLANDE Allez en Hollande (l) et voyez ces vertes et grasses prairies couvertes de belles génisses ; vous vous tromperiez étrangement si vous supposiez que c’est la nature qui a produit ce sol si frais, si riche.Enfoncez en terre un bâton et à trois ou quatre pouces (2), vous trouverez une terre stérile.Cette herbe épaisse qui se convertit eu lait, puis en fromage, et qui, sous cette forme, circule dans tout le monde entier, est produite par un terreau (3j de création purement artificielle.Au moyen d’une digue (4) formée de branches de saules, on a séquestré (5) une portion du sable de la mer ; avec le temps, la vase (6) amoncelée par le flux et reflux a consolidé cette digue.Après avoir soustrait ce sable à l’eau de mer, on ne l’a rendu accessible qu’à l’eau du ciel ou des rivières, et on l’a ainsi dessalé peu à peu.L’herbe y a poussé, pas très succulente (7) d’abord, et plus près de la nature du jonc (8) que de celle des graminées (9).On y a mis des vaches, on a laissé s’y accumuler leur engrais fécondant, et on a fini par créer un sol artificiel d’une fertilité extrême.Thiers (10). RENSEIGNEMENT PRIMAIRE 205 EXPLICATION DES MOTS ET DES PENSÉES (1) Hollande.Royaume du nord-ouest de l’Europe comprenant : 1o les Pays-Bas, 2o le grand duché de Luxembourg, 3o les colonies.jL’agriculture et l’horticulture y sont portées à un très haut point de perfection.(2) Pouce, ancienne mesure de longueur, la 12e partie d’un pied.(3) Terreau.Terre mêlée de fumier décomposé.(4) Digue.Amas de terre, de pierres, d< bois, etc., pour servir de remparts contre l’eau, et principalement contre les flots de la-mer.(5) Séquestrer.Séparer, mettre à part, mettre de côté.(6) Vase.Boue qui est déposée au fond des eaux, soit de la mer, soit des fleuves et des lacs, des étangs et des marais.(7) Succulent.Qui a beaucoup de suc, qiB est fort no unissant.(8) Jonc.On désigne, sous le nom commun de jonc, diverses espèces de plantes qui croissent ordinairement dans les lieux humides, et dont les tiges flexibles sont généralement employées pour faire des liens, des nattes, etc.(9) Graminées.Famille de plantes du groupe des monocotylédones, dont la tige, qu’on désigne sous le nom particulier de chaume, est presque toujours fistuleuse, renforcée d’espaces à d’autres par des noeuds solides autour desquels naissent les feuilles.Cette vaste famille à laquelle appartiennent le blé, l’orge, l’avoine, compte aujourd'hui plus de 3,800 espèces.(10) Thiers.Homme d’Etat, historien français fort remarquable (1797-1877 ) OBSERVATIONS GRAMMATICALES Grammaire proprement dite.— Si vous supposiez.L’imparfait s’emploie pour le conditionnel présent après la conjonction si.C’est comme s’il y avait : dans le cas où vous supposeriez.Familles de mots.—Vert, vert-de-gris, verdâtre, verdelet, verdir, verdoyant, verdoyer, verdure, verdurier (qui vend des herbes, de la salade), verdier, (genre d’oiseau à plumage vert), verdeur, reverdir, reverdissement.—Riche, richard, richement, richesse, richissime, enrichi, enrichir, enrichissement Formation des mots.—Eau, désigne, soit un diminutif, comme dans pigeonneau, chevreau, coteau, ormeau, arbrisseau, soit une idée particulière qui modifie celle du radical : terreau, tombeau, vaisseau, tonneau, troupeau.El, de même que le suffixe al, termine le plus souvent un adjectif, et il exprime que l’idée du radical convient à lachoseau nom de laquelle se joint le qualificatif: amical, intestinal, labial, infernal mortel, éternel, superficiel, artificiel, naturel.Homonymes.—Lait, laie, laid, les, le.Les chasseurs, dans une battue, ont tué une .et quatre marcassins.Rien n’est si .que le mensonge.On doit oublier .injures.IL faut plusieurs .de cette étoffe pour recouvrir la table.Le malade ne peut plus prendre que du .pour toute nourriture.EXERCICES A quel temps sont employés les verbes alltz et voyez?Qu’est-ce qu’exprime l’impératif?Y a-t-il une forme spéciale pour le présent et pour le futur?Mettez à la 2e personne du singulier allez, voyez, enfoncez.Quelle est la terminaison pour chacun ?Citez un dérivé de bâton ayant conservé l’s qui se trouvait autrefois dans haston (bastonnade).Quel est l’opposé de accessible, artifi-cice ?Citez les plus importantes graminées et donnez leur emploi.o- o-o 206 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ARITHMETIQUE Problèmes 1.Il y a un nombre dont les f—15; on demande la valeur des f de ce nombre ?Solution : Si -g- du nombre = 15, les f = f du nombre 30 Si f du nombre = 30, le nombre égalera donc : 8 x^3 o _ 40.—Pép.2.Un marchand achète une ceitaine quantité de drap à $2.75 la verge.11 doit payer le montant de cet achat en 3 versements.Le 1er sera ^ de la somme; le 2ème les -f du 1er et le 3ème sera de $488.40.On demande : 1° la quantité de drap acheté ; 2° le montant de chaque payement ?Solution : Le 2° payement sera les f- de J, ou le \ de la.somme.Les 2 premiers font ensemble : J + \ de la somme.Le 3ème sera -fj- - Comme il vaut $488.40 La somme est : «4 § 8f4 o Ü2J.= $932.40.1° On avait achtté 932.40 + 2.75 = 339.05 vgs 2r Le 1er payement sera de $310.80 ; le 2cme de $133.20 et le 3ème de $488.40.Preuve : 310.80 + 133.20 + 488.40 = $938.40.3.Un rentier place J de son argent à 5%, % à 4J%, et le reste à 4%.Au bout de trois mois, il retire, capital et intérêt, $72802.50.Quelle somme a t-il prêtée ?Solution : Sur $1200, il y a $400 à 5% qui rapportent $5 ; $300 à 4£% qui donnent $3.375 ; $500 à 4% qui produisent $5.On a donc un intérêt pour $1200 : $5+ $3.375 +$5 = $13.375 Si $1200 deviennent $1213.375, le capital prêté était de : -Mlffiît)-'0-0 = $72000.—Eép.4.Trois ouvriers ont fait un travail pour lequel ils ont reçu $207.Le 1er a travaillé 15 jours à 7 heures par jour, le 2ème 12 jours à 8 heures, et le 3ème 16 jours à 9 heures.Quelle est la pjart de chacun ?Solution : Le 1er a travaillé 15 x 7 = 105 heures Le 2° “ 12x8= 96 “ Le 3° “ 16x9 = 144 “ Les trois ont travaillé.345 Chaque homme a gagné par heure : %W- = $0.60.Le 1er aura $0.60 x 105 = $ 63.00 Le 2° “ 0.60 x 96= 57.60 Le 3° “ 0.60 x 144= 86.40 Preuve ¦ $207.00 ALGÈBRE 1.Un homme a qui l’on demandait combien coûtait sa maison et son ameublement, répondit : “ Le tout coûte $2575.” Quel était le prix de la maison et celui de l’ameublement, sachant que ce dernier coûtait dix fois la racine carrée du prix de la maison?Solution : Soit x2 le prix de la maison, x représentera la racine carrée du prix de la maison, alors \0x représenteront le prix de l’ameublement.x2 h 10^ = 2475, complétez le carré.x% = 10æ + 25 = 2500 ; extrayez la racine carrée.a- + 5 = V '2500 = +50 z = +50-5 = 45 ou 55 x2 = 452 = $2025, prix de la maison 45 x 10 = 450, prix de l’ameublement.Preuve : $2025 + $450 = $2475, prix de la maison et de l’ameublement.3 Divisez 35 en deux parties de manière à ce que la somme des deux fractions résultant de la division de chaque partie par l’autre soit 2j\ 1 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 20Ÿ Solution : Soit x une partie : 35 - x l’autre partie -55 + S-5~-~ = f-f, dégagez les fractions: 12a:2 + 14700 — 840æ + 12æ2 = 875a: - 25z transposez et multipliez : 49a:2— 1715.r = — 14700; divisez par 49 a:2 - 35a; = 300, complétez le carré : X2 - 35x + (-%5-)2 = (12 2J>-2 2 0 0) = 2_5 } Extrayez la racine : ry._ 3 5 _ +5 X "7-^ 35+5 on ,_ r- = 20 ou 15 jÙ Ainsi 20 et 15 sont les nombres demandés.Preuve : ?!=ljet H=f + f = 2-^.ALMANACH UTILE 9me Mois SEFTEMBRE, 1890 30 Jours r Jour de l’année.Jour du mois.Jour de la semaine.FÊTES ET PATRONS Pour Montréal, Québec I et la région des fleuves St.- Laurent et Ottawa.iPour Toronto et la province d’Ontario, entre les grands lacs.Lv.du soleil.Cou.du soleil.Cou.de la lune Lv.du soleil.Cou.du soleil.Cou.de la lune.h.m.h.m.h.m.h.m.h.m.h.m.244 1 L S Oit abbé 5 21 6 38 8 14 5 23 6 35 8 15 245 2 M S.Etienne, roi de Hongrie, conf.5 22 6 36 8 38 5 24 6 34 8 41 246 3 M S.Simon Stylitc 5 23 6 34 9 04 5 25 6 32 9 08 247 4 J Ste.Rosalie, vge 5 25 6 32 9 32 5 26 6 30 9 38 248 5 V S.Laurent Justinien.5 26 6 30 10 04 5 28 6 28 10 11 249 6 S S.Onesiphore, mr 5 27 6 28 10 43 5 29 6 27 10 51 250 7 3> Ste Régine, vge.et mr 5 28 6 27 11 29 5 30 6 25 11 38 251 8 L Nativité de Notre-Dame .5 30 6 25 matin.5 31 6 23 matin.252 9 M S.Gorgone, mr 5 29 6 23 0 21 5 32 6 21 0 30 253 10 M S.Nicholas de Torentino 5 32 6 21 1 19 5 33 6 19 1 27 254 11 J SS.Protus et Hyacinthe, mrs.5 33 6 19 2 21 5 34 8 18 2 28 255 12 y S.Junence, év.et dr 5 34 6 17 3 24 5 36 6 16 3 30 256 13 s S.Amat, abbé 5 36 6 15 4 28 5 37 6 14 3 33 257 14 i> Exaltation de la Ste.Croix.5 37 6 13 5 32 5 38 6 12 5 36 258 15 L N.D.des 7 Douleurs 5 38 6 11 coucher 5 39 6 10 coucher.259 16 M SS.Corneille et Cyprien.évs.mrs 5 40 6 9 7 37 5 40 6 8 7 40 260 17 M Stigmates de S.François 5 41 6 7 7 59 5 41 6 6 8 03 26 1 18 J Q.T.S.Joseph de Copertino.5 42 6 5 8 24 5 43 6 5 8 29 262 19 V SS.Janvier et comps, mrs .5 43 6 3 8 54 5 44 6 3 9 00 263 20 S Q.T.SS.Eustache et cemps.gnrs.5 44 6 2 9 32 5 45 6 1 9 39 264 21 î> Q.T.S.Mathieu, apôtre 5 46 6 0 10 19 5 46 5 59 10 27 265 22 L S.Thomas de Viilanova 5 47 5 58 11 17 5 47 5 57 11 26 266 23 M S.Limas, pape et ma 5 48 5 matin.5 48 5 56 matin.267 24 M N.D.de la Merci 5 49 5 54 0 28 5 49 5 54 0 36 268 25 J S.Cléophas, mr 5 50 5 52 1 45 5 50 5 52 1 52 269 26 V SS.Cyprien et Justine, mrs.5 52 5 50 3 06 5 51 5 50 3 12 270 27 H SS.Côme et Damien, mrs 5 53 5 48 4 27 5 53 5 48 4 30 271 28 B S.Venceslas,Duc de Bohême,m.5 54 5 46 5 48 5 54 5 47 5 49 272 29 L S.Michel Archange 5 55 5 44 7 06 5 55 5 45 7 05 273 3C M S.Jérôme 5 57 5 42 8 22 5 56 5 43 8 20 S 5303 O O c CD CD CD CD CD ?Q £ p- p a n ct- a> p: CD* • (T • *-! £ CD ”3 K U « r» t-1 a S3 H to ro 1—1 Ox CO or W O tr s- ^ trot bO o Ci co co B 3 3 B B ” g “ s H N MH co
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