L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1 avril 1891, mercredi 1 avril 1891
12me Année 1er AVRIL 1891 Numéro T, K- de se i I J, B; ri i ¦ B * pi IFTO u J Î ull iiiil m JOURNAL D’EDUCATION ET D’INSTRUCTION PARAISSANT LE 1er ET LE 15 DE CHAQUE MOIS, LES VACANCES EXCEPTÉES J.-B.CLOUTIER, Rédacteur-propriétaire C.J.MAGNAN, Assistant-rédacteur Prix de l’abonnement : UN DOLLAR par an, invariablement payable d’avance Foule correspondance, réclamation, etc., concernant la rédaction ou l’administration, devra être adressée J.-B.Cloutier, 148, rue St.Olivier, Québec,.SOMMAIRE.—Actifs officiels : Érection d’une nouvelle municipa'ité scolaire—Rapport de M.l’Inspecteur Préniont.—Pédagogie: Devoir R de l’instituteur.—Enseignement de la langue française.—Partie Pratique : I Exercices de 'grammaire.—II, Dictée.—-La première croix.—III, Dictée.—Devoir relatif à i’inlelligence.— Arithmétique.— Problèmes.— Algèbre.— : Toisé.—Petite Revue.—Bulletin géographique.- Reflexions de Napoléon 1er sur la Divinité ; du christianisme—l’Instruction publique au Japon.—Annonces.AVIS Compton, avec les mêmes limites qui lui sont assignées par la proclamation en date du cin février dernier ( 1 8 1).Cette érection de municipalité ne devant avoir d’effet que pour les catholiques seulement, conformément aux dispositions de l’article 1, du chap.22 de 53 Viet.Les avis publiés les 3 et 1 0 mai 189(1 devant être considérés comme nuis.î i» L’abonnement de $i à RENSEIGNEMENT PRIMAIRE, pour l’année 1891 est payable d’avance à J.-B.Cloutier, 148, rue St-Olivier, Québec.Toute lettre contenant de l’argent doit être enregistrée.Nous prions MM.les secrétaires-trésoriers de Manitoba, et ceux de Chicoutimi et du Lac St-Jean de vouloir bien retenir l’abonnement sur le salaire des institutrices qui reçoivent notre journal et de nous l’envoyer.ACTES OFFICIELS Département de l’Instruction publique Erection cl'une nouvelle municipalité scolaire.Ériger en municipalité scolaire la paroisse “Sainte-Cécile de Wbitton,” comlé de Rapport de M.l’Inspecteur Prémont Ste-Famille, 15 août 1890, Monsieur le surintendant, J’ai l’honrieur de vous soumettre mon rapport annuel pour l’année scolaire 1889-90.En préparant mon grand tableau statistique, jusqu’à et y compris cette année, j’ai toujours cru entrer dans l’esprit de nos lois et de no4 règlements scolaires, et faire acte de bon patriote, en donnant au mot “ école ” le même sens qu’on lui attribue à Ontario, d’après la loi qui se lit comme suit : (Traduction.) “ Toute maison d’école publique servant “ d’école, dans un arrondissement ou divi-“ sion légalement érigé, sous la juridiction 98 \ L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE “ cl’un inspecteur, sera comptée comme une “ école (que cette école soit en opération, ou u qu’elle soit fermée temporairement pendant “ une période de temps qui ne devra pas dé-“ dépasser six mois).Et chaque départe-“ ment d’école, pourvu d’un registre partie i-“ lier, où l’enseignement se donne dans une “ classe complètement séparée, de manière à “ nécessiter de la part de l’inspecteur la même “ surveillance et le même examen qu’une “ école ordinaire, sera aussi compté comme “ une école ; mais une institution d’un ou de “ plusieurs départements ne sera considérée “ que comme une seule école si elle est “ fermée pendant le temps indiqué ci-des-“ sus ; et, si elle est fermée pendant plus de “ six mois, elle ne sera pas mise au nombre “ des écoles.” Il va sans dire qu’il ne peut être question ici ni de collèges, ni de ces institutions indépendantes dont l’acte d’incorporation détermine le nom et la constitution, ni encore moins de donner une définition qui pourrait convenir à chacune des nombreuses acceptions de ce mot “ école.” 11 s’agit tout simplement, afin d’obtenir l’uniformité dans l’état que nous préparons sur la statistique scolaire, de nous entendre sur la valeur de ce terme en tant qu’il se rapporte à l’exercice de nos devoirs d’inpec-tion concernant les écoles sous contrôle.Une chose bien certaine, c’est que ce défaut d’entente existe, non seulement parmi les inspecteurs, mais encore chez les commissaires et les secrétaires-trésoriers.D’un côté, on réunit la statistique de deux écoles parfaitement distinctes, l’une de garçons, l’autre de filles, pour en faire une seule école mixte, et de l’autre on vous fait un rapport différent sur chacune de ces deux écoles.Quelquefois, un état comprendra les élèves de tous les cours indistinctement, et Ai- • meut* bien un autre ne mentionnera que ceux qui suivent le cours supérieur.11 arrive aussi que des supérieures de couvents, où l’on tient des écoles élémentaire sous contrôle eu même temps que des écoles supérieures indépendantes, renferment dans la même statistique les élèves des unes et des autres, tandis que des inspecteurs, sinon tous, font le contraire D’où vient donc cette divergence d’opinions, sinon de ce que l’autorité compétente n’a pas cru devoir fixer le sens du mot école ” d’une manière claire et indiscutable.Puisque l’on ne peut trouver une définition pouvant couvrir tous les cas où le mot “ école ” est employé, adopton.ven une ati moins en vue d’une nouvelle distribution de districts, basée sur le nombre d’inspections distinctes et régulières que l’on compterait comme autant d’école à inspecter dans cha que nouvelle circonscription.Ce serait parfait, car, en prenant ce mode I ^ de compter nos écoles, qu’on ne pourrait ||^ nous reprocher puisqu’il est suivi dans les autres provinces, nous occuperions, du coup, une position supérieure dans la statistique.Dans la province de Québec, comme dans celle d’Ontario, nous avons de ces grandes institutions sous contrôle où des semaines entières ne sont pas de trop pour en faire la visite.Nous rencontrons dans ces maisons 8, 10, 12 départements, à la tête de chacun desquels préside un professeur, aidé quelquefois d’un assistant, et où l’on trouve de 00 à 100 élèves ordinairement partagés en plu sieurs classes.Ce professeur est religieux ou laïc porteur d’un diplôme.Il tient régulièrement son journal de classe ou d’appel et les autres registres exigés par les règlements.Il exerce une surveillance active sur la conduite de ses élèves, et est responsable de la discipline de ses élèves.Il prépare la statistique dont Maits m L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 99 l'inspecteur a besoin, etc., etc.Euliu il tient l’école de son département exactement d’après les règles prescrites pour la tenue d’une école sous contrôle.Ai-je besoin d’ajouter ce que fait l’inspecteur de ces départements scolaires ?Il suffira de dire, je crois, qu’il fait absolument la même chose qu’il est obligé de faire duns une école ordinaire.Or, dans le cas qui nous occupe, puisque le professeur donne son enseignement, et l’inspecteur fait son inspection comme dans une école ordinaire, quel mal y aurait-il de classer les écoles de ces départements au nombre des écoles ordinaires qui, bien souvent, n’ont pas l’importance des premières.Je visite certaines écoles, et chaque inspecteur fait de même, où l’on ne trouve que 8 à 10 petits enfants ne sachant pas même lire couramment, et l’on n’a pas d’objection de donner le titre d’écoles à ces groupes de bébés dirigés assez souvent encore par des institutrices non diplômées et où il n’est pias question, je vous assure, de suivre un programme d’études.D’ailleurs, quelles sont les parties essentielles et constituantes d’une école, sinon le maître enseignant à des disciples.Tout le reste n’est qu’accessoire.On parle de cours d’études, de directeurs et de règlements de toutes sortes.Tout cela est purement conventionnel, peut varier comme la loi et les règlements, mais ne saurait pas plus constituer l’école proprement dite que ne pourrait le faire un mobilier plus perfectionné qu’on introduirait dans la salle de classe.Que ce maître appartienne à une communauté religieuse et soit soumis, par conséquent, è un supérieur ou directeur qui le maintient à son poste, ou qu’il soit un instituteur laïc relevant directement de l’autorité des commissaires d’écoles, peu importe, il est tou- jours l’âme de l’école, le canal par où pasee l’enseignement, le seul responsable devant Dieu et devant les hommes de la tâche qu’il a assumée de former, d’élever la jeunesse.Oui, c’est le maître qui fait l’école.Tel est le maître, telle est l’école.Je propose donc, Monsieur le Surintendant, que le mode autorisé par la loi scolaire d’Ontario, pour la préparation de la statistique constatant le nombre d’écoles en opération, soit mis en vigueur dans la province de Québec.Je me fais peut-être illusion, mais je crois fermement que le Conseil de Tins-tmcîion publique prendra ma proposition en sa sérieuse considération, et qu’il en main, tiendra les conclusions.En adoptant cette manière de compter les institutions sous contrôle, le nombre des écoles de mon district serait comme suit : O O ^ ^ CM GO CO ^ JC- uO M r- O 00 CM 03 rr co 0 Cl 0 ai co GO • IC CO UO I—1 r-H - H • r—1 ' GG CO O -t— ! 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