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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
lundi 1 février 1892
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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Références

L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1892-02, Collections de BAnQ.

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Î3me Année 1er FÉVRIER 1802 iSTlIJVTÉEO 11 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE JOURNAL D’EDUCATION ET D’INSTRUCTION PARAISSANT LE 1er ET LE 15 DE CHAOTTW LES VACANCES EXCEPTÉES £ hTb V»v«»u J.-B.CLOUTIER, Rédacteur-proAl°^,VvRniAacq.C‘u‘tlûr MAGNAN, Assistant-rédacteur _______________________________.prof -NU1- Prix de l’abonnement : UN _ -.mK par an, invariablement payable d’avance Toute correspondance, réclamation, etc., concernant la rédaction ou l’administration, devra être adressée à J.-B.Cloutier, 148, rue St.Olivier, Québec.SOMMAIRE_____Actes officiels: Erections de municipalités scolaires___Liste des nouvelles de- mandes de pension que la commission administrative du fonds de pension a accordées au mois de décembre 1891___Pédagogie: Enseignement de l’histoire sainte______Petit cours d’économie politique : Organisation de l'instruction publique (suite) : Pouvoirs dusurin- endant___De l’inattention — Bibliographie : Rapport du Trésorier de la cité de Québec— La Famille— La littérature au Canada—L'Etudiant—Calendrier—Darveau—Le Petit Messager du Sacré-Cœur—Partie pratique : I, Dictée : La botanique.— Exercices.— II, Dictée : La cloche à plongeur_III, Dictée : Retour à Londres Arithmétique-—Problèmes—Divers : Poésie : L’envers du ciel____ Petite revue.— Bulletin géographique.— Biographie de son Eminence le cardinal Taschereau___Causerie scientifique: La respiration_____Pensées.Mgr.LAXGEVIIV La classe enseignante vient de perdre un ami dévoué, les écoles normales un protecteur puissant et la pédagogie un maître distingué.Mgr Jean Lange vin est décédé mardi le 26 janvier dernier, à l’âge de 71 ans.Il naquit à Québec le 22 septembre 1821.Ordonné prêtre en 1844, il devint professeur au Séminaire de Québec la même année.11 fut successivement assistant-curé de Beau-port, curé de Sainte-Claire et plus tard curé de Beauport.En 1858, il fut nommé Principal de l’école normale Laval.Il occupa ce poste j us-qu’au 15 janvier 1867 : cette année-là il fut appelé au nouvel évêché de Eimouski comme premier évêque.En 1889, en raison de son vieil âge, il résigna son siège et Sa Sainteté le nomma archevêque de Léontopolis, in parti-bus injidelium.Mç>r Langevin est l’auteur d’un Traité de pédagogie, d’un Traité de calcul différentiel et intégral, des Notes sur les archives de Notre-Dame de Beauport, d’un Programme de Vemploi du temps dans les écoles et d’un Tableau de VHistoire du Canada.C.J.M.ACTES OFFICIELS Département de l’Instruction publique Détacher de la municipalité de Château Richer, comté de Montmorency, les arrondissements connus sous les noms de concession sud-est et concession sud-ouest, avec les limites qu’ils ont actuellement, et ériger ce territoire en municipalité scolaire distincte, sous le nom de “ Saint-Achillée.” Cette érection ne prendra effet que le premier juillet prochain (1892).Demande d'érection d'une nouvelle municipalité scolaire.Eriger en municipalité scolaire distincte, sous le nom de “ Sainte-Lucie d’Albanel ", le canton d’Albanel, comté du Lac Saint-Jean, avec les mêmes limites qui lui sont assignés comme tel canton, par la proclamation en date du 19 avril 1883.Cette érection ne prendra effet que le premier juillet prochain (1892). 162 L’ENSEIGNEMENT PKIMAIKE FONDS DE PENSION Liste des nouvelles demandes de pension que la commission administrative du fonds de pensions a accordées au mois de décembre 1891.No.Noms des pensionnaires.Résidence.Age.1 9 TTFTenry Aspinwall Montréal 76 TVTfl.np.ot.fil."P.Victor Blairfindie 62 3 Gai la,cher, Francis Québec 59 4 Alla.ry Elisabeth-Eli se Ya.ma.ehiche 57 5 T,ant,hier.Veuve (7a,mille Saint-Benoit • 58 6 TVTnrrier Mde Moïse Saint-A lexis 57 7 Desjardins, Norbert Saint-T 'let 56 8 Dupuis, Cécile Saint-Philippe 56 9 (rP.rvflis.NTop Saint-Charles 55 10 Bélanger, Géraidine Ile Verte 55 11 Poitras, Eulalie LTslet 54 12 Rohitaille, Grégoire-Ferdinand Québec 53 13 Pnuliot, Adeline Saint-Ubalde 51 14 Dnssanlt, Marie,-Judith Trois-Rivières 51 15 Sima.rd, Mde Ferdinand Cap Santé 51 16 Tétrault, Mde Abdon Sainte-Angèle 50 17 Burnham, Callista Stanbridge 50 18 Bouliane, Marie Saint-Fidèle 49 19 Cleland, Margaret Hemmingford 48 20 21 Allen, Marie-Louise Saint-Anselme 48 Dubé, Octavie Saint-Alexandre 48 oo Tessier, Pliilomène Sainte-Anne de la Pérade 46 23 Destroismaisons, Rose de Lima Saint-Hugues 45 24 25 Cardin, Aglaé Sorel d 43 Granger, Hormidas-Boniface Montréal 43 26 Goulet, Mlle Cordélie Saint-Guillaume 43 27 St-ITilaire, Vitaline Baie Saint-Paul 42 28 Veilleux, Apolline Saint-François 42 29 Guérin, Alpbonsine Saint-Constant * 40 30 Descormiers, Rose de Lima Bâ ti s ca n 40 31 Delisle, Joséphine Cap Santé 38 32 Champagne, Henriette T ,an orale 39 33 Pelletier, M.Adèle-Célina Saint-Roc,b des Aulnets 36 34 Henderson, Elliot Montréal 35 35 Wilkins, Ida , Québec, .35 36 Delanev, Marie-Zoé Ties de la, Madeleine 35 37 Lamarche, M.-Flore Saint-Pa.nl l’Ermite 34 38 Noël de Tilly, Julie Sa.int-R.omnald.33 39 Arsenault, Eugénie Sa.i ri t-Cél esti n 33 40 Gagnon, M.-A.-Philomène Saint-T ,uc, 31 41 Lepage, Anastasie Saint-Bon aventure 31 42 Nicole, Eugénie Sai n t-Th oma,s 30 43 Lafond, Sophie Saint-Jean Deschaillons 30 44 Trudel, Ida Sainte-Monique 29 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 163 PEDAGOGIE ENSEIGNEMENT DE L’HISTOIRE-SAINTE Dans la plupart de nos écoles, on ne commence à enseigner l’Histoire - Sainte que lorsque les enfants savent lire, et on leur met entre les mains un livre de texte dont la première réponse à apprendre est celle-ci : “ L’Histoire-Sainte est le récit des événements qui se sont passés depuis le commencement du mojide.” Un homme intelligent prend une autre voie.Il dit : Mes petits enfants, le bon Dieu a tout crée ce que vous voyez.Il leur explique ce que veut dire le mot créer.Ce mot veut dire fuwe quelque chose de rien.Or le bon Dieu, à un temps donné, dit : je veux créer des êtres humains.Il fit le soleil, les astres, la terre, les animaux, et quand tout fut prêt, il fit du limon de la terre un homme qu’il nomma Adam.Il le fit à son image et ressemblance, c’est-à-dire qu’il lui donna une âme capable de connaître Celui qu’il l’avait créé.Ce fut le premier homme.Dieu fit passer devant lui tous les animaux; Adam les examina et donna à chacun un nom.Mais s’apercevant que toutes les espèces d’êtres étaient couples et qu’il était seul de son espèce, il s’en plaignit au créateur et dit : il n’est pas bon que l’homme reste seul, il lui faut une compagne.Alors, Dieu le plongea dans un sommeil mystérieux et lui tira une côte dont il forma la première femme.En la voyant, Adam s’écria : voilà la chair de ma chair, et les os de mes os, et parce qu’elle a été tirée de l’homme, elle sera appelée femme.Voilà, mes petits enfants, l’origine du genre humain.Petit cours d’économie politique SlÈME LEÇON Organisation de l’Instruction Publique {Suite) Des pouvoirs du surintendant de l’Instruction publique Le maître.— Aujourd’hui nous allons étudier une partie très importante de notre organisation scolaire : les pouvoirs du surintendant de l’Instruction publique.La position de surintendant de l’Instruction publique est la plus délicate et la plus importante du service civil.L’honorable Gédéon Ouimet, ancien premier ministre, occupe ce poste avec distinction depuis de nombreuses années.M.Ouimet est un gentilhomme dans toute la force du terme, et qui a fait honneur à notre nationalité lorsque ses devoirs l’ont appelé à l’étranger.Mes jeunes amis, pour bien nous renseigner sur le sujet qui nous occupe, consultons les dispositions législatives qui se rapportent à cette question : Le département de l’instruction publique fait partie du service civil de la province, et le lieutenant-gouverneur en conseil désigne les fonctionnaires de ce département.Un surintendant de l’instruction publique est nommé par le lieutenant-gouverneur en conseil.Il a la charge du département durant bon plaisir.Il est particulièrement du devoir du surintendant : 1.De recevoir du trésorier, outre les sommes d’argent affectées à l’éducation supérieure, toutes celles destinées aux écoles communes, et d’en faire la distribution entre les commissaires et les syndics d’écoles des diverses municipalités, d’après les disposi- 164 L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE tions de la loi et proportionnellement an chiffre de leur population constatée par le dernier recensement ; 2.De rédiger, faire imprimer et distribuer toutes les formules nécessaires ; 3.De rédiger et faire imprimer des recommandations et des conseils pour la régie des écoles, tant pour les commissaires et les syndics d’écoles que pour les secrétaires-trésoriers et les instituteurs ; 4.De tenir des livres corrects et un état détaillé de tous les objets soumis à sa surveillance et à son contrôle, de manière à fournir promptement et lucidement au gouvernement, à la législature et aux visiteurs d’écoles, les renseignements requis ; 5.D’examiner et contrôler les comptes de toutes les personnes, corporations ou associations responsables des deniers publics affectés et distribués en vertu des lois scolaires, et de faire rapport si ces deniers ont été employés conformément aux fins pour lesquelles ils ont été accordés ; 6.De soumettre annuellement aux trois branches de la législature un rapport circonstancié sur l’état de l’éducation dans la province, des tableaux relatant le nombre des écoles et des enfants qui les fréquentent, et autres particularités de ce genre ; 7.D’indiquer, dans son rapport annuel à la législature, l’emploi qui a été fait des subventions accordées pour l’enseignement, pendant la période à laquelle le rapport se rattache ; 8.De remplir tous les devoirs imposés par cette loi, et en outre, toutes les attributions qu’il plaît au lieutenant-gouverneur en conseil de lui conférer concernant : la formation ou l’encouragement de sociétés artistiques, littéraires ou scientifiques ; l’établissement de bibliothèques, musées ou galeries de peintures fondées par ces sociétés, par le gouvernement ou par des institutions recevant une subvention du gouvernement; l’encourage- ment de concours et d’examens, et la distribution de diplômes, médailles ou autres marques de distinction, pour des travaux littéraires, artistiques ou scientifiques ; l’établissement d’écoles d’adultes et l'instruction des ou vriers et artisans ; tout ce qui, en général, a rapport au patronage et à l'encouragement des arts, des lettres et des sciences ; la distribution des fonds mis à sa disposition par la législature pour une de ces fins.Le surintendant fait partie du Conseil de l’instruction publique et en est le président ex-ojfjicio (1).Ce fonctionnaire peut aussi, dans quelques ¦ cas : Autoriser certains contribuables à ne pas il payer leurs cotisations.Autoriser une cotisation différente dans la môme municipalité, dans certains cas.Autoriser les commissaires ou syndics à appliquer sur la municipalité la part revenant à un arrondissement.Autoriser les commissaires ou syndics cl’écoles à dépasser le montant affecté à la construction des écoles.Autoriser l’établissement de deux écoles et plus dans un arrondissement.Autoriser une cotisation spéciale pour payer les frais de jugements.Ordonner une cotisation spéciale pour payer les dettes d’une municipalité.Annuler et modifier les rôles de cotisations, j dans certains cas.Affecter quatre-vingts piastres sur la subvention des écoles publiques à l’entretien 1 d’une école modèle dans une municipalité.Il peut aussi faire des enquêtes ; déléguer;» ses pouvoirs ; modifier ses sentences; pour-1 suivre les secrétaires-trésoriers des commis-1 saires ou syndics d’écoles en reddition de (D Le premier surintendant de l’Education de la province de Québec a été M.le Dr Meilleur, le second M.P.-J.-O.Chauveau et le troisième M.G.Ouimet. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 165 compte ; poursuivre les commissaires ou syn-lics pour le traitement des instituteurs ; intervenir dans les causes intentées par les Commissaires ou syndics contre leur secrétaire-trésorier.Voilà en résumé les devoirs et attributions du protecteur officiel de l’éducation et de l’instruction dans notre province.N’est-ce pas, mes jeunes amis, que la charge de surintendant est lourde et difficile à remplir ?C’est pourquoi les gouvernements se font un devoir de confier ce poste d’honneur à une personne digne et capable d’accomplir sa tâche suivant les besoins du | pays.—Hippolyte, ne pensez-vous pas que le fait d’accorder des pouvoirs aussi étendus à i un seul homme, irresponsable aux électeurs, ' constitue un attentat aux libertés populaires ?—Hippolyte.Nullement monsieur : le ! surintendant de l’Instruction publique, vous ! venez de nous le dire, est nommé par le 1 lieutenant-gouverneur en conseil, c’est-à-dire par un gouvernement composé de ministres choisis parmi la majorité des députés élus par les électeurs eux-mêmes ; le gouvernement est responsable au peuple du choix des employés civils et des pouvoirs qu’ils confèrent à ces officiers.Si le peuple n’est pas satisfait de l’état de chose actuel, il n’a qu’à le signifier à ses représentants dans l’Assemblée législative, et ceux-ci, par leur vote, peuvent contraindre une administration à se rendre au désir de la population.Le maître.—Vous raisonnez comme un homme.Je suis heureux de constater que les quelques notions de droit constitutionel que je vous ai communiquées ont été parfaitement compris.Hippolyte à raison : l’administration de l’instruction confiée à un dioni- O taire nommé par le gouvernement et directement responsable à la législature populaire ne porte nullement atteinte à cette prérogative précieuse que possède le peuple canadien de se gouverner comme il l’entend.D’ailleurs, c’est mon opinion personnelle, car je ne veux en aucun point blesser les idées que Vous pouvez entretenir sur la matière, je crois qu’il vaut infiniment mieux, pour le plus grand bien de la cause de l’instruction primaire, que le ministre de l’éducation reste toujours en dehors des luttes politiques, si acharnées et si passionnées depuis quelques années surtout.La haine, l’ambition, la passion empoisonneraient l’éducation.C.-J.Magnan.1>E L’INATTENTION A.1.L’inattention nuit à l’éducation intellectuelle : qu’elle provienne de ce que l’attention se porte en dehors de la leçon ou de la dispersion des forces, les facultés mises en activité perdent de leur puissance.L’observation n’instruit pas (on regarde sans voir), la mémoire ne retient rien, le jugement apprécie mal, etc.Les opérations intellectuelles souffrent particulièrement car elles ne sont que des modes de l’attention.2.L’inattention affaiblit les connaissances, cause des lacunes.3.L’inattention rend le travail personnel peu profitable quant au résultat et occasionne une véritable perte de temps : qu’est-ce que lire sans faire attention, faire un devoir, étudier une leçon ! En résumé l’inattention tue le travail intellectuel et paralyse les efforts de l’instituteur.4.L’inattention nuit à l’éducation morale, car elle laisse passer inaperçues les leçons morales que comporte notre enseignement ; conseils, réprimandes, bons exemples, passent sans être compris, ni même remarqués.Les lectures sont sans profit. 166 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 5.L’inattention rend même inutiles les leçons de l’expérience : celles-ci sont sans efficacité sur les caractères légers, superficiels et n’y laissent aucune impression.En résumé l’inattention rend impossible le perfectionnement moral de l’enfant, elle prépare l’habitude la plus funeste par le contrecoup qu’elle exerce sur le caractère entier.B.1.L’inattention exerce sur l’arithmétique une influence particulièrement fâcheuse, parce que cette branche, qui a pour but la science des nombres, c’est-à-dire de quantités abstraites, demande plus d’effort de l’intelligence que tout autre.L’étude des quantités concrètes réclame de l’attention pour pouvoir passer à l’abstraction et pour pou voir continuer une notion commencée.2.L’arithmétique est la science du raisonnement, lequel est impossible dans l’inattention : les jugements, les prémisses et les conclusions forment une chaîne que l’inattention rompt à tout instant.Que l’on considère un raisonnement, la résolution d’un problème, une simple opération même, rien n’est possible avec l’inattention.3.Les effets de l’inattention sur la langue maternelle sont également désastreux.Qu’il s’agisse de lecture expressive ou de lecture instructive, ni l’une ni l’autre ne sont possibles, dans le sens que l’on attache à cette occupation intellectuelle.Il ne faut attendre ni ton, ni expression, ni profit.En grammaire l’inattention rend impossible l’application des règles ; c’est déjà beaucoup concéder qu’on puisse les retenir, mais impossible encore de les comprendre, d’en trouver la raison ou l’opportunité, ou de faire des exercices d’invention.—En rédaction la recherche des idées laisse des lacunes ou produit des hors-d’œuvre ; l’ordre n’est pas raisonné : l’élocution peu soignée abonde en expressions vicieuses; en répétitions ; le travail entier est en’dehors §!.des sujets.—En orthographe les fautes se multiplient, aussi bien les fautes d’orthogra- : phe usuelle que d’orthographe grammaticale, ; ce que l’élève sait le mieux laisse même à I désirer.—La mémoire apprend avec peine, retient mal et retrouve difficilement ; pas d’association d’idées possible, moins d’associations rationnelles.—Enfin avec l’inattention,le langage pêche comme fond, comme forme, et trahit une infériorité même non en rapport avec la situation de l’enfant.G.1.Pour corriger l’inattention il faut rernon-ter à ses causes et s’efforcer de les faire disparaître.2.Quand la cause réside dans l'organisation a même de l’esprit, c’est-à-dire quand celui-ci é n’est pas en état de faire l’effort que l’attention réclame et qu’il en résulte ainsi une dis- i b persion des forces et des facultés, ou une fatigue rapide qui entraîne la même consé- ‘ quence, il faut exiger peu à la fois et progresser insensiblement ;—recourir aux moyens concrets et aux procédés intuitifs ;—éviter tout ce qui peut distraire ou détourner l’es- ; prit du point ou il doit se porter, (tableau au mur, etc.) ; questionner peu longtemps l’élève inattentif, mais y revenir souvent ;—recourir S à des exercices d’application écrits, qui fixent plus l’enfant.3.Quand la cause réside dans le manque d’intérêt de la leçon , il faut s’efforcer de prendre une matière intéressante, de la rendre telle par les détails ;— de recourir à une méthode qui pallie lesÿnconvénients du fond, j à un ton qui soutient l’enfant, le ramène i quand il s’éloigne ; bref, de mettre de la vie dans la leçon ;— de faire intervenir active-ment l’élève dans la leçon ;—de l’encourager, I de recourir même aux récompenses, mais d’éviter les punitions qui donnent l’attention L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 167 apparente, et rien de plus ;—de donner des leçons courtes, alternant les différentes facul-tés ;—de faire naître le goût, le désir de savoir en faisant appel soit à l’intérêt, soit il à la raison.-La Gymnastique scolaire, Bibliographie ‘F VIS Nous venons de recevoir le Rapport du Trésorier de la cité de Québec, pour 1890-91.Ce volume est un modèle de rapport.La corporation de Québec possède des officiers qui lui font honneur.Les comptes de M.le trésorier Lafrance sont admirablement bien agencés.M.C.Baillairgé, ingénieur de la cité, adresse à Son Honneur le maire et aux échevins un rapport profondément pensé et écrit avec un bon sens qui ne laisse pas de doute dans l’esprit du lecteur.M.Baillairgé suggère des idées qui valent la peine d’être considérées.Le total de la dette en débentures, au 30 avril 1891, est de $4,862,735.67 ; la valeur estimée des propriétés appartenant à la cité de Québec est de $4,283,948 ; les recettes de 1890-91 ont été de $532,374.20 et les dépenses $580,326.71.La famille de Joliette vient d’entrer dans sa deuxième année.Cette revue fera son chemin.Succès au confrère.La littérature aü canada en 1891 paraîtra bientôt.M.l’abbé Baillairgé nous a annoncé cette bonne nouvelle dans Y Etudiant.Nous conseillons aux instituteurs et institutrices de se procurer La littérature au Canada en 1890; afin de posséder la file de cette revue annuelle, unique dans son genre au Canada.La littérature au Canada se vend 50 cts.broché et 60 cts.relié.S’adresser à M.l’abbé F.-A.Baillairgé, prêtre, collège de Joliette.L’Etudiant de Joliette vient d’entrer dans sa huitième année.Il nous est arrivé tout pimpant, dans une belle toilette typographique des plus attrayantes.La quantité de matières à lire est presque doublée.Le succès qui couronne les efforts de notre confrère est bien mérité : il est dû au désir de conduire la jeunesse canadienne vers le bien et la science, à un travail persévérant et à un talent remarquable.Calendrier Darveau pour 1892.—Petit chef-d’œuvre de typographie qui fait honneur à l’industrie canadienne.Cet almanach-calendrier contient une foule de renseigne- O ments historiques et autres très bien choisis.Nous accusons réception du Petit messager du Sacré-Cœur de Jésus, publié à Montréal par le R.P.Nolin, S.J.Cette pieuse revue mérite encouragement : 50 cen-tins par année.C.-J.M.PARTIE PRATIQUE I DICTÉE La Botanique.Maintenant nous allons apprendre un peu de botanique.Nous saurons comment poussent les fleurs, comment elles vivent et comment elles meurent.Nous apprendrons que les plantes respirent et qu’elles sc non- 168 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE rissent comme nous, et que, comme les hommes et les animaux, elles ont besoin d'air de soleil, de soins et de nourriture.La botanique est donc une étude fort intéressante, qui ne nous fera pas oublier ce que l’on a raconté sur les animaux, mais qui nous intéressera autant que la zoologie.Nous parlerons des racines, des tiges, des feuilles, des fleurs, des fruits et des graines, et cela nous sera aussi utile qu’agréable.C’est vous qui.Ce serait lui qui.Il faut que ce soit eux qui C’est moi qui.2o Trouver des verbes qui conviennent) aux sujets suivants : Les chats.—La paresse, è —La gloire.— Une ville.— Des arbres.— Le travail.—La douceur.— Les défauts.— L’application.—Les vices.—Le chien.Verbes au futur QUESTIONS ET EXPLICATIONS Nous allons apprendre.A quelle personne et à quel temps est employé le verbe aller ?Comment se termine toujours la 2e personne du pluriel ?— Comment poussent les fleurs.Quel est le sujet de poussent?Quelle est la règle d’accord, quoique le sujet soit placé après le verbe ?Les plantes respirent : c’est-à-dire elles prennent l’air pour le faire circuler dans toutes leurs parties.Pourquoi respirent est-il ainsi écrit ?Le féminin ou le masculin du sujet fait-il varier le verbe ?—Elles ont besoin d’air, de soleil, de soins, de nourriture.Pourquoi chacun de ces mots, excepté soins, est-il au singulier?(Parce que l’on ne dit pas des airs, des soleils, des nourritures.)—Qui nous intéressera.Trouver des mots de la même famille que ce verbe (intérêt, intéressant).—Cela nous sera utile.Cela signifie : toutes ces choses, tout ce que nous venons de dire.On dit ceci lorsque ce mot est placé devant les choses qu’il indique.(Je vais vous donner ceci : c’est une belle boîte.) EXERCICES ÉCRITS lo Compléter les phrases suivantes en mettant un verbe à la personne qui convient: C’est toi qui.Ce sera nous qui.Ce sont eux qui.Ce sera moi qui.Quand vous viendrez me voir, mes chéris,! je vous conduirai dans mon jardin.Là, vous trouverez tout ce que vous voudrez : fraises, ! poires, groseilles, raisins, figues et même de S belles fleurs.Nous achèterons de grands chapeaux pour aller au soleil et je serai heureuse de vous dire: Mes chéris, vous serez toujours ¦ les maîtres chez votre vieille amie.QUESTIONS ET EXPLICATIONS Conjuguer au futur les verbes, venir,— conduire,—trouver,— etc., (faire de même pour tous les verbes contenus dans la dictée).Pourquoi les mots fraises, poires, groseilles sont-ils au pluriel ?Pourquoi le mot chapeau prend-il un x ?Rappeler l’orthographe du futur suivant la personne.EXERCICES ÉCRITS Faire recopier la dictée en soulignant les verbes au futur.II DICTÉE LA CLOCHE A PLONGEUR Quand on entreprend de creuser un port, le travail est long, considérable et difficile.Il faut travailler une partie du temps sous Veau, afin de déblayer le sol souvent couvert de couches de vase ou de dunes de sable ; quand les pêcheurs vont au fond des L’ENSEIGNEMENT PKIMAIBE 169 aers chercher le corail et les perles, quand nfin on veut pénétrer à travers les ondes lour en connaître les profondeurs, on se sert l’un appareil appelé cloche à plongeur.Par suite d’un phénomène physique dû à a 'pression de Vatmosphère, l’air que ren-c"| ferme cette cloche est comprimé par l’eau W jlans laquelle elle est plongée, et l’eau ne peut / pénétrer qu’à une très faible hauteur.C’est oourquoi des hommes abrités dans la cloche peuvent descendre dans les profondeurs sous-i®lmarines.Un tuyau aboutissant en haut de la «pioche y apporte sans cesse de l’air nouveau lia Fourni par des pompes à air, auxquelles il est «4 adapté par l’autre bout.Les cloches à plon-à leurs ont environ un mètre et demi de large.QUESTIONS ET EXPLICATIONS A;||a q'I #J L'g î ll'| m Quand on entreprend, de creuser un port, etc.La conjonction quand, qui n’a pas l’air de lier entre elles deux phrases, puisqu’elle se trouve au commencement de la dictée, lie cependant cette première phrase à celle qui suit, car le sens est : Le travail est long, considérable, quand on entreprend etc.—Soils Veau ; sous, préposition qu’il faut distinguer de dessous ; la première doit être suivie d’un ou de plusieurs mots, la seconde achève simplement la phrase.—Afin de : locution conjonctive, signifiant pour que ou dans le but de.— Vase, dunes ; définir ces mots.—A travers.Ne pas confondre cette locution avec au travers.La première s’emploie avec un complément direct ; la seconde avec un complément indirect.La première signifie simplement traverser ; la seconde indique qu’il y a eu effort pour traverser.— Pression de Vatmosphère : c.-à-d.effort avec lequel l’air pèse sur tous les corps.— Très faible hauteur: L’adverbe de quantité, très, modifie l’adjectif faible et lui donne plus de valeur.Les adverbes moins, plus remplissent le même rôle.—C’est pourquoi : c.-à-d.: c’est pour cette chose, cette raison, ce motif (litté- ralement pour quoi d’où l’on a fait pourquoi.) —Des profondeurs sous-marines : c.-à-d, au dessous de la mer.La conjonction sous, liée à plusieurs mots de notre langue, indique, soit une infériorité de position (sous-marin); de qualité ; (sous-bibliothécaire) ; d’ordre (sous-locataire) ; de dimension (sous-arbrisseau) ; ou de quantité (sous-sulfate(.— Un mètre et demi.Rappeler la règle de demi, qui s’accorde lorsqu’il est placé après le nom (une heure et demie).EXERCICES ÉCRITS lo Ajouter un adverbes de temps aux verbes suivants: Travailler, parler, arriver, partir, se taire.2o Un adverbe de manière : Agir, parler, vendre, attendre, souffrir, écouter, restituer, répondre, payer, prêter.3o Trouver un complément uni par une préposition aux verbes suivants : Sortir, aller, écrire, partir, voyager, tomber, obéir, prier, se récréer, marcher discourir, dormir.III DICTÉE RETOUR A LONDRES Arrivé à Londres comme ambassadeur français, un de mes plus grands plaisirs est de laisser ma voiture au coin d’un square, et d’aller à pied parcourir les ruelles que j’avais jadis fréquentées, les abris ignorés que je hantais avec mes associés de détresse, ne sachant si j’aurais du pain le lendemain, moi dont trois ou quatre services couvrent aujourd’hui la table.A tout es ces portes indigentes qui m’étaient autrefois ouvertes, je ne rencontre que des visage« étrangers, Je ne 170 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE vois plus errer mes compatriotes, reconnaissables à leurs gestes, à leur manière de marcher, à la forme et à la vétusté de leurs habits ; je n’aperçois plus ces prêtres martyrs, portant le petit collet, le grand chapeau à trois cornes, la longue redingote noir usée, et que les Anglais saluaient en passant.Que je regrette, au milieu de mes insipides pompes, ce monde de tribulations et de larmes, ces temps où je mêlais mes peines à celles d’une colonie d’infortunés ! Il est donc vrai que tout change, (pie le malheur même périt comme la prospérité ! Chateaubriand.QUESTIONS ET EXPLICATIONS Un square : petit jardin qui se trouve au milieu d’une place dans la ville.— Ruelles : petites rues.—Les a bris ignorés que je hantais : Hanter, vieux verbe peu usité aujourd’hui et qui signifie fréquenter.On le retrouve dans ce proverbe : “ Dis-moi qui tu hantes, je te dirai qui tu es.— Je ne rencontre que des visages étrangers.Que n’est ici qu’une conjonction de liaison.Visages est mis pour personnes ou hommes.—Reconnaissables à leurs gestes.Le suffixe able marque une idée passive de la part du nom auquel se rapporte cet adjectif.Reconnaissable, qui peut être reconnu : aimable, qui est digne d’être aimé ; agréable, qui peut être agréé, etc.— Vétusté: état de ce qui est vieux, détérioré.—Martyrs.L’adjectif martyr diffère du nom en ce que celui-ci prend un e muet : il a souffert le martyre.—Que je regrette.Que signifie ici combien et est un adverbe de quantité.—Ces temps où je mêlais : c’est-à-dire pendant lesquels je mêlais.Où est donc un adverbe de temps.Il peut être aussi adverbe de lieu, et dans ces deux cas il est surmonté d’un accent grave qui le distingue de la conjonction ou signifiant ou bien.—Il est donc vrai.Donc est une conjonction de conclu don; en effet cette phrase est la conclusion de celle® qui précèdent.—Chateaubriand 1768-1848.EXERCICES ÉCRITS Distinguer, d’après leur usage, les diverse* conjonctions ou locutions conjonctives : (lodt liaison ; 2o d’opposition ; 3o de division 4o d’exception ; 5o de comparaison ; 60 d’augmentation ; 7o d’explication ; 8o d’intention 9o de conclusion; lOo de temps; llo de doute ou de crainte).Donner des exemple|| de chacune d’elles.Il A RITHMETIQIiE Problèmes 1° Additionner : 764 + 6915 + 93=7772.4894+12917 + 1003=18814.34080 +19975 +19 = 54074.Soustraire : 777-485=292.18021-6084=11937.85962-7684=78278.Multiplier : 76x7 = 532 ; 85x8=680 ; 193x9=1737; 131x42=5502.2° Il m’a fallu pour remplir un cuviei 17 seaux d’eau ; on demande quelle est contenance de ce cuvier, sachant qu< chaque seau était de 12 pintes 1 Solution : Contenance du cuvier : 12x17 = 204 pintes.3° Je devais $6,500 à mon propriétaire je lui ai d’abord donné $780 et ensuite 4 barriques de vin estimées chacune $82 Combien dois-je encore ? L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 171 POKSIE Solution : Valeur du vin livré : $82 x 4=$328.Somme donnée : $780 + 328=11,108.Je dois encore : $6500—1108=$5392.4° La longueur d’une règle est de 2 ieds ; après l’avoir diminuée de 3 pouces, u s’en sert pour mesurer un mur, et l’on rouve qu’il a 24 fois la longueur de cette ègle.Quelle est la longueur du mur *?Solution : Longueur de la règle : 2 pieds.Après avoir été diminuée, elle n’a plus pie : 24 pouces—3=21.Longueur du mur : 21 pouces x 24=504 pouces ou 42 pds.5° Un champ rectangulaire a 36 arpents de superficie ; la longueur est de 180 jier-clies.Quelle en est la largeur ?Solution : Superficie du champ : 36 arpents=360 perches.Longueur du champ : 360=180=2.— Rép.On entoure ce chamj) d’une clôture en fil de fer galvanisé coûtant 20 centins la verge.Quelle sera la dépense ?Solution : Contour du champ : 36x2=72 + 2x2=76 ; 76 arpents est le contour du terrain.76 arpents donnent 760 perches et 760 perches=13,680 pieds et 13,680 pcls-r-3 donnent 4,560 verges à 20 centins=$912, ce que coûteia la clôture du champ % l’envers du ciel Pourquoi, dit un enfant, ne vois-je pas reluire Au ciel les ailes d’or des anges radieux ?Sa mère répondit, avec un doux sourire : Mon fils, ce que tu vois n’est que l’envers des cieux ; Et l’enfant s’écria, levant son œil candide Vers les divins lambris du jjalais éternel, Puisque l’envers des cieux, ô mère, est si limpide, Comme il doit être beau l’autre côté du Ciel ! Sur le vaste horizon quand la nuit fut venue, A l’heure où tout chagrin dans un rêve s’endort, Le regard de l’enfant s’élança vers la nue.Tl contenqfie l’azur, semé de perles d’or.Les étoiles au Ciel formaient une couronne, Et l’enfant murmurait, près du sein maternel : Puisque l’envers des cieux, si doucement rayonne, Oh ! que je voudrais voir l’autre côté du Ciel.L’angélique désir de cette âme enfantine, Monta comme un encens au céleste séjour, Et lorsque le soleil vint dorer la colline, L’enfant n’était plus là pour admirer le jour.Près d’un berceau pleurait une mère en prière Et l’enfant avait fui vers le monde immortel, Et de l’envers des cieux franchissant la barrière, Il était allé voir l’autre côté du Ciel.PETITE BEVUE Le rédacteur en chef de Y Enseignement primaire a été fortement atteint de la grippe, il y a quelques jours, et n’a pu consacrer autant de travail que de coutume à la rédaction du journal.Nous détachons de Y Etudiant, de Joliette, les remarques bienveillantes qui suivent : “ L’Enseignement pkimaike de Québec, sous la direction de MM.J.-B.Cloutier et C.-J.Magnan, a réalisé depuis quelques mois 172 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE des progrès considérables.Il en est toujours ainsi lorsque des hommes intelligents, animés du désir de bien faire se mettent sans réserve à l’ouvrage.” La Eédération des instituteurs belges a, dans ses congrès récents, traité les questions Suivantes : 1.De l’ordre et de la discipline à l’école.2.De l’éducation morale et de l’éducation civique.3.De la situation actuelle des écoles et des instituteurs.On inaugurera l’an prochain à l’Université McGill, à Montréal, une faculté de médecine dont les cours seront donnés en français.3 Dans la même journée viennent de disparaître de ce monde trois des plus illustres personnalités d’Europe : le jeune duc de Clarence, fils aîné du prince de Galles et héritier présomptif de la couronne d’Angleterre, S.E.le cardinal Manning et S.E.le cardinal Siméoni.Le recensement scolaire d’Ottawa démontre qu’il y a 2,694 enfants catholiques et 2,479 protestants qui fréquentent les écoles.Bulletin géographique Terreneuve.—Le recensement de Terre-'neuve donne à cette colonie une population de 202,000 âmes, soit une augmentation de 4,100 âmes depuis 7 ans.Suède et Norvège.—Le chemin de fer le plus septentrional du globe sera celui que l’on construit actuellement en Norvège et en ’ Suède.Il va de Lulea, petite ville au fond du golfe de Bothnie, à Elvegaar fort placé sur l’Atlantique, fjord d’Ofonten, et coupc le cercle arctique.j On espère que la ligne sera inaugurée l’été prochain, malgré les obstacles que rencontrent les entrepreneurs, et la rigueur du 1 climat, qui arrête souvent les travaux.Irlande.—D’un extrait du dernier recensement de la population de l’ Irlande, il ressort que, pendant les cinquante dernières années la population de cette île est tombée de 8,196,527 habitants à 4,706,162, soit une perte de 57 %.Cette décroissance a été constante, Voici les chiffres des six derniers recensements : 1841 : 8,196,527 ; 1851 (après la grande famine et l’exode en niasse) : 6,574,-278 ; 1861 : 5,798,967 ; 1871 : 5,419,277 ; 1881 : 5,174,836 ; 1891 : 4,706,162.Les trois quarts de la population sont catholiques ; soit 3,549,956 contre 600,230 protestants épiscopaliens (ancienne église d’Irlande séparée de l’état par M.Gladstone en 1869), 446,667 presbytériens, 55,225 méthodistes, 1,798 juifs et 52,652 autres dénominations.On compte 940,092 familles, ce qui porte le chiffre moyen de leurs membres à cinq.Tous ces chiffres sont singulièrement éloquents pour peindre l’état de l’Irlande sous la domination anglaise.Italie.—Un phénomène géologique des plus curieux vient de se produire près des côtes de la Sicile : un volcan a fait éruption au beau milieu de la Méditerranée, près de l’île Pantellaria située à peu près à égale distance du cap Granitola au sud de la Sicile, et du cap Mustafa au nord de la côte Tunisienne.Les savants se sont aussitôt emparés de l’événement et se perdent là-dessus en conjectures plus ou moms originales.Afrique.—L’Afrique septentrionale sollicite en ce moment l’attention du monde diplomatique : l’Egypte, par un changement de règne imprévu; le Maroc, par un commencement d’insurrection qui a amené dans la rade de Tanger des cuiras-és anglais, espagnols, français et italiens. Il L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 173 Biographie de Son Eminence le cardinal Taschereau mier président de la Chambre d’Assemblée du Canada.3< if i ! M.L.-H.Taché, littérateur canadien dis-tin gué, publie un joli recueil biographique sur Les hommes du jour.M.Taché a permis rux journaux de reproduire les pages admirables que M.le juge Routhier a consacré au vénérable cardinal archevêque de Québec.Nous profitons de cette permission et commençons aujourd’hui à publier dans YEnsei-Ignement 'primaire la vie du plus illustre de nos compatriotes : Il y a dans chaque pays des familles privilégiées qui semblent destinées à marcher toujours à la tête de la société.Cette constance des honneurs s’attachant à un nom n’est pas le produit du hasard; elle s’explique par une véritable mission que la Providence impose à certaines familles, comme à certains individus, et elle se justifie par la perpétuation du talent et de l’honneur.Telle est la famille de Son Eminence le cardinal Taschereau, l’une des plus anciennes et des plus haut placées de notre pays.Le chef de cette famille, au Canada, a été Thomas - Jacques Taschereau, originaire de Touraine, qui vint s’établir ici au commencement du dix-huitième siècle, et qui obtint, en 1736, la concession d’une seigneurie sur les bords de la rivière Chaudière.En 1728, il avait épousé, à Québec, Marie Fleury d’Eschambault, petite fille de Jolliet, découvreur du Mississipi." Il mourut en 1749, laissant huit enfants, qui, à l’exception de Gabriel-Elzéar, moururent sans postérité ou retournèrent en France.Ce dernier eut quatre enfants, dont le plus jeune, Jean-Thomas, épousa Marie Panet, fille de l’honorable Jean-Antoine Panet, pre- Jean-Thornas fut nommé juge, et, après avoir fait honneur au banc judiciaire pendant plusieurs années, il mourut du choléra en 1832.Ses deux fils ont ajouté à son nom un éclat dont il n’a pu jouir.L’un est l’honorable Jean-Thomas Taschereau, juge en retraite de la Cour Suprême, et l’autre est le sujet de cette esquisse.I Le cardinal Elzéar-Alexandre Taschereau est née à Sainte-Marie de la Beauce, au manoir seigneurial de la famille, le 17 février 1820.Dès l’âge de huit ans, il entrait au Petit Séminaire de Québec.A seize ans, après les plus brillants succès, il avait terminé son cours classique, et il partait pour l’Europe en compagnie de M.l’abbé Holmes.C’est à Rome qu’il entra dans l’état ecclésiastique, quand il n’avait encore que dix-sept ans.On devine quels sentiments un séjour assez prolongé dans la ville des Papes dut inspirer au jeune lévite, et quels liens puissants se formèrent dès lors entre la Sainte Eglise et ce cœur jeune, pur et plein d’aspirations élevées.L’illustre abbé Dom Guéranger était alors à Rome, et travaillait au rétablissement de l’ordre des Bénédictins en France.Le jeune Taschereau fit sa connaissance, et il voulut entrer dans le nouvel ordre, qui convenait si bien à son goût natuiel pour la vie monastique et pour l’étude.Mais Dieu lui réservait d’autres destinées dans sa patrie.M.l’abbé Holmes lui fit ajourner son pieux dessein et le ramena à sa L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 174 famille, afin qu’il pût la consulter à ce sujet.Les avis de ses parents et de ses directeurs modifièrent ses projets ; il entra au séminaire de Québec, mais la vie qu’il y mena fut bien celle d’un Bénédictin.Ses études théologiques n’y furent pas moins brillantes que ses études classiques» et, le 10 septembre 1842, il fut ordonné prêtre.A dater de cette époque, sa vie a été de plus en plus intimement liée à l’histoire du Séminaire de Québec.Ce fut pour lui la maison paternelle, et nul ne pourrait mieux que lui nous parler de cette famille dont il a été successivement le fils et le père.Aussi ne sommes-nous pas étonné d’apprendre par son biographe, Mgr.Têtu, qu’il a écrit une longue histoire du Séminaire de Québec, encore inédite.Pieux travail, qu’a dû inspirer un double amour filial et paternel.(A suivre.) Causerie scientifique LA.RESPIRATION Le sang se charge de principes nutritifs dans les villosités de l’intestin.De même il se charge d’oxygène dans l’appareil respiratoire, sorte de sac compliqué où il rejette d’autre part la vapeur d’eau et l’acide carbonique produits par la combustion des tissus.—Là encore c’est par un phénomène d’osmose que l’oxygène pénètre dans les capillaires sanguins et que l’acide carbonique en est éliminé.L’échange est favorisé par la minceur des parois du sac pulmonaire et par les mouvements gazeux qu’il provoque en se gonflant et en se dégonflant.Si nous voulons f maintenant nous faire une idée plus précise de cette fonction, nous aurons à étudier: lo la structure du poumon; 2o ses variations de volume, qui constituent les phénomènes)!i mécaniques de la respiration ; 3o les changements de composition de l’air qu’il contient, c’est-à-dire les phénomènes chimiques de la respiration.Description sommaire de l’appareil REs-jfi PIRATOIRE.—De l’arrière-bouche part un tubeb.qui descend dans la poitrine en avant de l’œsophage, et qu’on appelle trachée artèreJ v Ce tube est maintenant constamment ouvert v par des anneaux cartilagineux qui s’échelon- il nent dans l’épaisseur de sa paroi.A son -, extrémité inférieure il se bifurque et donne r ainsi naissance aux deux bronches.Celles-ci 8 se ramifient à leur tour, et la subdivision le u continue de la même manière, jusqu’à ce que les canaux ne méritent plus que le nom de bronchioles : chaque bronchiole se termine enfin par un petit sac, divisé en comparti-j i ments nommés vésicules pulmonaires.Si donc vous imaginez un arbre renversé dont, i la tige et les rameaux soient creux et dont i les feuilles ou les fruits soient remplacés par j de petites poches ; si vous admettez que ces poches soient tellement nombreuses qu’elles I se touchent toutes et forment pour l’œil une (j masse unique, vous aurez une idée du pou-: i mon.Grâce à la disposition que je viens de i décrire, l’organe offre une très grande surface; ;1 sous un faible volume.Considérez en effet ! l’énonne quantité de petits compartiments s qui sont tous en communication directe avec j l’atmosphère : vous conviendrez qu’en réalité J toute la masse du poumon est une paroi, et je ne vous étonnerai guère en avançant que cet organe, qui occupe à peine la moitié supé-j rieure du tronc, offre une surface de 600 pieds carrés dont le réseau sanguin forme: les trois quarts.—J’ajouterai que la masse de sang contenu dans les capillaires ne dépasse L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 175 s deux pintes : deux pintes répandus sur ne surface de 450 pieds carrés ! Il n’y aurait ¦ as d’exagération sensible à dire que dans le oumon une pellicule infiniment mince de 1 ang se trou ve en contact direct avec l’atmos-hère, Le poumon est contenu dans la cage tho-cique, que je vous ai décrite précédemment t qui est fermée à sa partie inférieure par le iaphragme.Il y est fixé par l’intermédiaire ’une double membrane appelée plèvre, qui irconscrit une cavité close et pleine de liquide.feuillet interne de la plèvre est attaché m poumon, et le feuillet externe à la paroi nterne de la cage thoracique.Le liquide nterposé facilite le glissement et empêche ’adhérence, mais la pression atmosphérique pii s’exerce à l’intérieur des vesiculss pulmo-îaires maintient invariablement le contact.Je dois appeler encore votre attention sur un point important.Les parois des vésicules uhnonaires sont élastiques et distendues par lia pression atmosphérique lorsque le poumon est fixé à la cage thoracique.Si on venait à percer le feuillet extérieur de la plèvre, l’air pénétrerait dans sa cavité en exerçant une pression qui équilibrerait celle de l’air déjà contenu dans le poumon ; alors les vésicules, abandonnées à elles-mêmes, se contracteraient et le poumon n’aurait bientôt plus que le volume du poing.Vous vous êtes parfois amusés à faire de petits ballons avec de minces membranes de caoutchouc: vous placiez la membrane contre la bouche ouverte et vous aspiriez ; la membrane se déprimait vers l’intérieur ; or, c’est par un mécanisme assez semblable que le poumon conserve le même volume que la cage thoracique.Mais une fois le ballon achevé et tenu à la main, la ;î| moindre ouverture livrait passage à l’air expulsé par la contraction des parois et le ballon se dégonflait ; il en serait de même du poumon séparé de la cage thoracique : il se dégonflerait.Mécanisme de la respiration.—Les mouvements respiratoires sont de deux sortes : mouvements cVinspiration et mouvements d’expiration : pendant l’inspiration, la cage thoracique se contracte et une certaine quantité d’air est chassée au dehors.Observez avec attention sur le squelette la direction des côtes : vous voyez que leur articulation sternale est située plus bas que leur articulation vertébrale.Lorsque les côtes tournent autour de cette articulation vertébrale, sous l’action des muscles qui les élèvent, leur extrémité antérieure décrit un arc de cercle vertical et le sternum s’éloigne de la colonne vertébrale, d’où agrandissement de la poitrine.D’autre part les côtes sont inclinées vers le bas de dedans en dehors , en s’élevant sous l’action des mêmes muscles leur convexité s’écarte de l’axe du corps, ce qui augmente le diamètre latéral du thorax.Le diamètre vertical est augmenté surtout par la contraction du diaphragme.Ce muscle a à peu près la forme d’une voûte hémisphérique et il est fixé par ses bords.Si ses fibres diminuent de longueur, sa courbure s’atténue et son centre s’abaisse.En résumé, par la contraction du diaphragme et des muscles élévateurs des côtes, le thorax se dilate.Le poumon se dilate également, et l’air s’y précipite pour maintenir la pression intérieure égale à la pression extérieure.Pendant l’inspiration, les parois des poumons ont été plus distendues que jamais.Aussi, leur élasticité entre-t-elle en jeu lorsque les muscles reviennent au repos, pour ramener le sternum vers la colonne vertébrale et la convexité des côtes vers l’axe du corps, en un mot pour abaisser les côtes et pour bomber le diaphragme.L’expiration est donc en quelque sorte un acte passif.L’air inspiré s’échappe alors, de sorte que la pression intérieure se maintient encore sensiblement égale à la pression extérieure. 176 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE En moyenne nous respirons quinze ou seize fois par minute, et chaque mouvement d’inspiration introduit ordinairement nue demi-pinte d’air dans le poumon.Mais nous pouvons modifier volontairement, pendant un temps limité, l’étendue et le nombre des actes respiratoires.Phénomènes chimiques de la respiration-—L’air inspiré contient 21 p.100 d’oxygène, quelques millièmes d’acide carbonique, et n’est jamais saturé d’humidité.L’air expiré ne contient pins que 16 p.100 d’oxygène, près de 5 p.100 d’acide carbonique, et il est saturé d’humidité à la température qu’il possède, température qui est en outre supérieure à celle de l’air inspiré ; il est chargé des gaz qui peuvent être contenus accidentellement dans le sang et de miasmes, c’est-à-dire de débris organiques de toutes sortes qui se révèlent à l’odorat, surtout lorsqu’un grand nombre de personnes ont respiré pendant quelque temps dans une enceinte fermée.L’acide carbonique et la vapeur d’eau sont absolument impropres à la respiration, les miasmes peuvent contenir des germes de maladies plus ou moins redoutables, et voilà ce que nous versons dans l’air.Par contre, nous apauvrissons celui-ci du seul gaz qui nous soit utile.La conclusion s’impose d’elle-même : il faut diluer l’air expiré dans une masse d’air pur aussi grande que possible.L’air confiné devient rapidement un poison " que nous absorbons, bon gré, mal gré, seize fois par minute, et si la vie au grand air, cet idéal que nous devons nous proposer, n’est pas toujours possible, il faut du moins assurer dans les salles que nous habitons une ventilation suffisante pour que l’air n’en soit pas notoirement délétère.Or, en tenant compte de la consommation d’oxygène, de la production de gaz nuisibles et du temps que demande la diffusion de ceux-ci, on arrive à ce résultat, qu’il faut fournir à chaque indi- vidu au moins 30 pieds cubes d’air pur pal heure.Le cube d’air doit être calculé ei conséquence ; on doit tenir compte en outrj des appareils de chauffage et d’éclairage, qui absorbent de l’oxygène et produisent de l’acib| carbonique.1 >e ces données sommaire il résulte poi vous que vous ne devez jamais rester dan vos salles d’étude lorsque votre devoir nj vous y retient pas, que vous devez y travail 1er toutes fenêtres ouvertes, à moins d’impos sibilité évidente.En prenant dès maintenanl ces bonnes habitudes, vous penserez plus tari; à faire entrer largement dans vos classes l’ai et la lumière, pour le plus grand bien de santé des enfants.Godefroy.PENSÉES Si votre ennemi a faim, donnez-lui à man j ger ; s’il a soif', donnez-lui à boire.Solomon.; Quiconque n’a pas de caractère n’est pasui homme.¦ Chamfort.TT -TV Diseur de bons mots, mauvais caractère.Pascal.;| Imprimé par L.-J.DEMERS & FRÈRE, No.30; rue de la Fabrique, Québec.
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