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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
mardi 1 mars 1892
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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Références

L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1892-03, Collections de BAnQ.

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:3me Année 1er MARS 1892 Numéro 13 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE JOURNAL D’EDUCATION ET D’INSTRUCTION PARAISSANT LE lar ET LE 15 DE CHAQUE MOIS, LES VACANCES EXCEPTÉES J.-B.CLOUTIER, Rédacteur-propriétaire C.-J.MAGNAN, Assistant-rédacteur Prix de l’abonnement: UN DOLLAR par an, invariablement payable d’avance Toute correspondance, réolamation, etc., concernant la rédaction ou l’administration, devra être adressée à J.-B.Cloutier, 148, rue St.Olivier, Québec.N G- Chabot DMMAIRE :—Actes officiels nomination de commissaires nation de commissaires d’écoles—Érections et délimitations de municipalités scolaires_ Bureau des examinateurs catholiques de Québec—Bureau des examinateurs catholiques de Montréal____Circulaire de l’hon.G.Ouimet concernant l’exposition de Chicago.—Pédagogie : Petit cours d’économie politique : Organisation de l’instruction publique, (suite) : Devoirs des inspecteurs d’écoles__ Notes astronomiques___Méthodologie : Leçon d’Histoire-Sainte, III.—Partie pratique : I, Dictée : M.l’Alphabet—II, Dictée : Les pêcheurs—III, Dictée : Le lever matinal— Exercices de grammaire—Arithmétique : Problèmes—Divers : Poésie : Le curé—Petite Bevue—Bulletin géographique — Biographie de Son Eminence le cardinal Taschereau, (suite)—De la prononciation.plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOU-v xj-llinEUIÎ, par ordre en conseil, en date du 27 janvier dernier (1892), d’ériger en municipalité scolaire, pour les catholiques seulement, sous le nom de u Saint-Vincent d’Adamsville,” la paroisse de Saint-Vincent, comté de Brome, avec les limites qui lui sont assignées par la proclamation du 7 février 1874, plus les lots Nos.60, 61 et 62, situés au sixième rang, et appartenant à la paroisse de Granby ; les lots 63, 64, 65 et 66, aussi du sixième rang susdit, appartenant à la paroisse de Saint-Alphonse de Granby, dans le canton de Granby ; et les lots 16 et 17, également du sixième rang, appartenant à la paroisse de Saint-Alphonse de Granby, dans le canton de Farham-Est.Cette érection ne devant prendre effet que le 1er juillet prochain (1892).VI ¦ ACTES OFFICIELS Département de l’Instruction publique H a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOU-ERNEUR, en date du 14 janvier dernier (1892), révoquer la nomination de MM.Elphège Bolin et G.M.Chevalier, M.D., nommés le huit août ernier, commissaires d’écoles de la ville d’Iber-11e, dans le comté du même nom, et de nommer M.Didace Tassé, N.P., et Michel A.Bessette, )us deux commissaires d’écoles, au lieu et place 3s dits Elphège Boivin et G.M.Chevalier, pour ¦ dite municipalité scolaire de la ville d’Iberville ms le dit comté.Eriger en municipalité scolaire distincte, sous le nom de 11 Saint-Désiré du Lac Noir,” la nouvelle paroisse de ce nom, située dans le comté de Mégantic, avec les mêmes limites qui lui sont assignées comme telle municipalité.Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un ordre en conseil, en date du 4 février dernier (1892), de rescinder l’arrêté en conseil du 26 janvier 1892, annexant certaines propriétés de la municipalité de Saint-Raphaël à celle de Saint-Charles, dans le comté de Belle-chasse, pour les fins scolaires.La dite révocation ne devant prendre effet que le premier de juillet prochain (1892).Détacher de la municipalité de Saint-François, comté de Montmagny, les lots depuis et y compris 194 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE le No.310 jusqu’à 356, inclusivement, du cadastre officiel de la dite paroisse de Saint-François, et les annexer pour les fins scolaires, à la municipalité de Saint-Raphaël, comté de Bellechasse.Cette annexion ne prendra effet que le premier de juillet prochain (1892).Bureau des examinateurs catholiques de Cfcuébec Membres du Bureau : » MM.les abbés Th.-G.Rouleau, président, F.Fa-guy et L.Lindsay, prêtres ; MM.F.-X.Toussaint, C.Dufresne, J.Prémont et M.O’Ryan.Session du 10 et du 11 Novembre 1891 Membres présents: Tous les membres du Bureau, excepté M.l’abbé F.Faguy, ptre.Candidats brevetés Ecole modèle : Melles Eugénie Delisle, français, avec grande distinction, Héloïse Roy, fr., avec grande distinction, Elizabeth Vézina, fr., avec grande distinction.Ecole élémentaire : Melles Alma Bédarcl, fr.’ avec distinction, Aurélie Bordeleau, fr., avec dis.tinction, Césarine Bonneau, fr., satisfaisant, Ernestine Bouchard, fr., avec grande distinction, Adel-la Bourret, fr., satisfaisant, Olivet Caron, fr., avec distinction, Elise Cayer, fr., avec distinction, Aimée Cloutier, fr., satisfaisant, Onésime Côté, fr., avec distinction, Èmérilda Côté, fr., avec distinction, Anaïs Couture, fr., avec distinction, Démerise Couture, fr., avec grande distinction, Caroline Croteau, fr., satisfaisant, Ludivine Demers, fr„ avec distinction, Eléonore Dubé, fr., satisfaisant, Clara Fortin, fr., satisfaisant, Olive Frenette, fr., avec distinction, Lumina Gagnon, fr., satisfaisant, Aline Garneau, fr., satisfaisant, Florida Germain, fr., satisfaisant, Virginie Grenier, fr., avec distinction et anglais, satisfaisant, Georgiana Hardy, fr., avec distinction, Régina Jacques, fr., satisfaisant, Joséphine Kérouac, fr., satisfaisant, Emma Laro-chelle, fr., avec distinction, Joséphine Lecomte fr., avec distinction, Amalda Mercier, fr., satisfaisant, Florilda Morin, fr., avec|distinction, Amanda Paris, fr., avec distinction, Alexandrine Pelchat, fr., avec distinction, Néoménie Racine, fr., avec distinction, Exorée Sylvain, satisfaisant anglais, Azilda Tanguay, fr., satisfaisant, Obéline Tardif, fr., avec distinction.Résumé : Ecole modèle,* 3.— Ecole élémen- taire, 34.Total, 37.Bureau des examinateurs catholiques de Montreal Membres du Bureau : MM.U.E.Archambault, président, “ l’abbé J.Quinlivan, vice-président, J.G.W.McGovra, inspecteur d’écoles, .l’abbé W.J.Duckett, A.Archambeault, .Jjt L W.Fahey, A.D.Lacroix, secrétaire.u U U U U SÉANCE DU 10 NOVEMBRE 1891 Membres présents : MM.LT.E.Archambeault, président, “ l’abbé J.Quinlivan, vice-président, hL( ,l J.G.W.McGown, inspecteur d’écoles, u l’abbé W.J.Duckett, » W.Fahey, “ A.D.Lacroix, secrétaire.Candidats brevetés Ecole modèle : Note : Avec distinction Déliés Marie Louise Whillielmina Lamoureux, français.“ Marie Blanche Sénécal, français.“ Marie Louise Alexina Languedoc,français.Catherine McAleer, anglais.Ecole élémentaire : Note : Avec distinction Déliés Marie Louise Rainville, français.u u Zaraphie Carrières, do Zéphirine St.Germain, do Marie Louise Laetitia Reid, do Marie Rose Lalumière, do MarieVirginie Berlinguette,do et d'une manière satisfaisante, anglais.Marie Louise Favreau, français et anglais, Mary Emily Phillips, anglais et français dune manière satisfaisante.V:' D'une manière satis- Ecole élémentaire : Note faisante.Déliés Parmélia Coutu, “ Rosa Hamelin, “ Marie Blanche Yvonne Schiller, “ Marie Albertine Véronneau, Marie Reine Marcotte, Oléna Quesnel, Marie Paiement, u u u français.| do d° ' k d0 J do do do ülï L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 195 Candidats qui ont réussi.Candidats qui ont failli.’"S O H 4 15 2 1 6 16 Ecole élémentaire Totaux 19 3 22 Circulaire de M.le Surintendant de l'Instruction publique Concernant l'exposition de Chicago L’année prochaine, il y aura une exposition universelle à Chicago.M.le Surintendant de l’Instruction publique vient de publier à ce sujet deux circulaires très importantes.Nous donnons aujourd’hui celle qui est adressée à MM.les inspecteurs d’écoles.Dans le prochain numéro nous reproduirons celle qui est destinée aux universités, aux écoles non males, aux collèges, aux couvents et à toutes les écoles académiques, modèles et élémentaires de la province.L’Enseignement ‘primaire ne saurait trop encourager les titulaires des écoles à se mettre à l’œuvre dès à présent, afin que tout soit prêt de bonne heure pour le printemps de 1893.C.-J.M.Département de l’Instruction publique Québec, 1er Février 1892.fi Messieurs les Inspecteurs d'écoles de la province de Québec.Messieurs, * J ai 1 honneur de vous communiquer une \ c^rculaire que j’ai adressée aux institutions d’éducation supérieure de la province, aux commissaires et aux syndics d’écoles et aux écoles subventionnées et non subventionnées, au sujet de l’exposition universelle qui aura lieu à Chicao-o en 1893.Je désire que nous nous préparions dès à présent, poür le cas où le gouvernement de la province déciderait de prendre part à cette exposition, et il va sans dire que je compte beaucoup sur votre collaboration active pour obtenir des écoles dont l’inspection vous est confiée le contingent qu’elles sont en mesure de fournir, et qu’elles pourront envoyer dans le temps que la demande leur en sera faite.A cette fin, lorsque vous visiterez ces écoles, vous pourrez vous entendre avec les commissaires et les syndics sur ce qu’ils doivent faire pour accomplir les exigences mentionnées dans ma circulaire.Vous ferez comprendre aux instituteurs et aux institutrices combien il est important pour leur école de participer à cette exposition et combien ils doivent veiller attentivement aux devoirs journaliers des élèves, à leur propreté et à tout ce qui peut contribuer cà les rendre acceptables.Les cahiers devront être aussi uniformes que possibles.Tous les objets que l’on destinera à l’exposition seront conservés dans l’armoire de l’école ou de toute autre manière, afin qu’ils soient prêts lorsqu’il faudra les réunir pour les expédier.Il est désirable que chaque instituteur et institutrice fasse l’historique de son école, qu’il donne la date de sa construction, les dimensions qu’elle a, et qu’il dise les matériaux aves lesquelles elle est construite, soit en pierre, en bois ou en brique.Les élèves devraient faire le dessin de l’école ; ce serait un excellent moyen de faire connaître que cet art y est enseigné.Je vous laisse l’initiative de tout ce que vous pourrez suggérer concernant ce qui 196 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE pourrait être utile dans une exposition scolaire.Nous avons le temps suffisant pour préparer tout ce qu’il faut, et je compte sur votre zèle éclairé pour en arriver à un résultat favorable.J’ai bien l’honneur d’être, Messieurs, Votre obéissant serviteur, GÉDÉON OUIMET, Surintendant.Petit cours d'économie politique lOlÈME LEÇON Organisation de VInstruction publique (Suite) Devoirs des inspecteurs d’ecoles Le maître.—L’inspectorat des écoles a été créé par le gouvernement Morin-Hinks en 1852.Une ère de progrès s’ouvrit avec la mise en force de la loi ordonnant l’inspection, par des officiers spéciaux, de toute école subventionnée par la Législature.L’agitation que la loi de 1846 avait fait naître n’était pas encore tout a fait calmée ; les inspecteurs arrivaient donc a point pour faire comprendre aux municipalités rurales que la loi d’éducation était tout à leur avantage, et non à leur détriment comme quelques éteignoirss’étaient plu à le faire croire.Les inspecteurs d’écoles ont rendu d’immenses services a la cause de l’enseignement.Ce corps important contient aujourd’hui dans son sein des hommes d’une capacité incontestable.—Louis-Joseph, connaissez-vous l’autorité qui nomme les inspecteurs d’écoles ?—Louis-Joseph.—Au cours de votre derLi nier entretien, vous nous avez dit que le cl!-, mité catholique et le comité protestant du Conseil de l’Instruction' publique recommandaient au lieutenant-gouverneur en Conseil la nomination de chacun des inspecteurs de : leur dénomination religieuse.Nous pouvons ¦-donc dire que ces fonctionnaires sont nommés par le gouvernement provincial, surlarecom- f mandation du Conseil de l’Instruction pu-blique.—Le maître.— Vous avez parfaitement compris, Louis-Joseph, et je me flatte d’avoir à instruire des jeunes gens aussi soucieux que vous l’êtes de vos devoirs civiques.Pour être nommé inspecteur d’écoles, il faut : être âgé d’au moins vingt-cinq ans; être muni d’un brevet de capacité ou diplôme d’académie, d’école modèle, ou d’école élémentaire ; avoir enseigné au moins pendant cinq ans ; ne pas avoir quitté l’enseignement depuis plus de cinq ans, et avoir subi, devant le comité catholique romain ou protestant du Conseil de l’Instruction publique, ou devant un sous-comité ou toutes personnes nommées par l’un ou l’autre de ces comités, selon le cas, un examen satisfaisant sur ses aptitudes à remplir la charge d’inspecteur, le tout en conformité des règlements faits sur ce sujet.Vous voyez, mes amis, que la charge d’ins-pecteur d’écoles n’est pas confiée au premier venu.L’inspecteur mérite le respect de tout le monde, parce qu’il représente l’autorité en matière scolaire ; de qdus, ses fonctions sont -très nobles, puisqu’elles se rapportent à 1 éducation et à l’instruction du peuple.Au point de vue scolaire, la province de \ Québec est actuellement divisée en trente-sept U districts d’inspection.Chaque district est visité -, par son inspecteur respectif.La mission des inspecteurs est de constater l’état des écoles, l’efficacité de l’enseignement, la compétence des instituteurs ; ils inspectent! -,! aussi les compotes des secrétaires-trésoriers L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 197 naicipalités scolaires, les registres des com-nsaires ou syndics d’écoles ; constatent si li règlements et les lois seolaires sont m ° Joervés.,a loi qui concerne les inspecteurs contient (litres clauses que je crois devoir vous com- Duiquer : -A moins que ces pouvoirs ne soient au-tment définis, restreints ou limités par la Amission, en vertu de laquelle il est nom-a l’inspecteur possède, pour ce qui concerne 1( visites et les examens scolaires, tous les avoirs et l’autorité du Surintendant.3ans l’exercice de sa charge, l’inspecteur it se conformer aux instructions qui lui 31 transmises par le Surintendant, confor-rment aux règlements adoptés par le comité i Conseil de 1’ Instruction publique de la Avance religieuse à laquelle il appartient.Jj'l .fies secrétaires-trésoriers et les instituteurs : t tenus, sous peine d’une amende de huit Iistres pour cha que refus ou négligence, xhiber à l’inspecteur d’écoles du district paire dont ils font partie les documents hfiés à leur garde et se rapportant à leur ùrge respective.: Les inspecteurs sont de droit juges de paix us les districts pour lesquels ils sont nom- 1s.jim Enfin, ces officiers doivent transmettre au 311 ffU .; umtendant leurs rapports annuels et leurs jtleaux statistiques avant le premier d’août J chaque année, (lj Le bien qu’un inspecteur d’écoles intelli-iat et consciencieux peut réaliser dans son .Jtrict est énorme.Il encourage les débutants ni ^ famille enseignante, stimule le zèle des J Itiniers, inspirent une crainte salutaire x insouciants et empêche les procès vjjd) T°us les ans la Législature ordonne la publi-1 |ion du Rapport du Surintendant de Vlnslruc-qw1 Publique qui contient les rapports des inspects et ceux des Principaux des écoles normales.ruineux, auxquels les municipalités scolaires ont trop souvent recours, etc.Il est aussi le propagateur de la vraie pédagogie en préconisant les méthodes rationnelles et en faisant la guerre à la routine qui compte encore trop d’admirateurs.Pour arriver à cette fin, l’inspecteur doit encourager ses subordonnés à recevoir une revue pédagogique canadienne, d’abord, et française, ensuite, s’ils en ont les moyens.Il y a peu d’années, quelques cris se sont élevés contre la dépense qu’occasionne l’inspection scolaire ; ces clameurs n’ont pas eu d’écho, car elles étaient le fruit de l’ignorance.Tout le monde, aujourd’hui, reconnaît le bien opéré dans le domaine de l’enseignement par MM.les inspecteurs d’écoles.C.-J.Magnan.Notes astronomique» Mars, Saturne et Uranus sont maintenant étoiles du matin.Saturne le sera jusqu’à la mi-mars.Uranus jusqu’à la mi-avril.Mars jusqu’au commencement d’août.Un correspondant nous demande jusqu’à quel temps il peut voir Mars et Saturne comme étoiles du matin.C’est une question tout à fait hors de propos.Ces planètes ne sont pas dans les mêmes conditions que Mercure et Vénus, et ne peuvent finir leur carrière du matin en rétrogradant vers le lever du soleil et disparaissant à ses rayons.Pour Mercure et Vénus il en est ainsi, car ces deux planètes ont leur orbite en dedans de celui de la terre, mais ceux de toutes les autres planètes sont en dehors du nôtre, et après qu’une de ces planètes extérieures a commencé à se montrer le matin, elle s’éloigne de plus en plus du soleil jusqu’à ce qu’elle 198 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ait atteint le point de la terre immédiatement opposé an soleil.Alors elle est en opposition et passe à notre méridien à minuit, est très brillante, et c’est dans ce temps qu’on la voit plus facilement.Nos almanachs cessent de les appeler étoiles du matin et commencent à les classer parmi les étoiles du soir.Cette distinction est simplement technique et d’aucune importance, car un observateur des planètes extérieures peut les voir le soir bien longtemps avant qu’elles deviennent étoiles du matin, et le matin longtemps après qu’elles aient cessé d’être étoiles du soir.Pour Vénus, Mercure,essayez par tous les moyens possibles de les voir aussi de bonne heure que vous pourrez dans leur période du matin et aussi tard dans celle du soir.Mais quant aux autres, il n’y a qu’à chercher à voir quand elles sont étoiles du matin ou quand elles sont étoiles du soir.Durant ce mois ou en avril, Jupiter nous offrira un excellent exemple de ceci.Mercure a été étoile du matin depuis la fin de décembre, et le sera jusqu’au 6 de mars.Le meilleur temps pour le voir dans son plus brillant a été depuis le quinze jusqu’à la fin de janvier.Même à cette époque, cette étoile n’offrait pas un éclat extraordinaire, et au milieu de février il ne vaudra plus la peine de s’en occuper.Mais quand il passera à gauche du soleil, au mois de mars, nous aurons une longue série d’observations à son sujet.Si on y regardait de près, on pourrait le voir à la mi-mars, peut-être même le douze, quand il sera en conjonction avec Jupiter.Cette conjonction nous montrera les deux astres presque en ligne droite (distance d’une moitié de la lune).Le meilleur moyen que vous ayez de voir ce phénomène est de surveiller la place qu’occupe Jupiter, tous les soirs lorsque le ciel est sans nuage.Vénus est maintenant assez brillante pour être vue dans un ciel pur depuis une her ou deux avant midi jusqu’à ce qu’elle couche, et elle devient de plus en plus br lante de jour en jour.Elle s’approche aui de nous.Entre le milieu de février et la mi-mai sa distance de nous aura diminué de dix-ln; millions de milles.Le quinze de février es s’est couchée trois heures après le soleil ; : quinze mars, trois heures et demie après.Si vous n’arrivez pas à la voir dans le jc jusqu’au premier de mars, essayez l’aprt midi de ce jour.Elle sera à environ 4° .nord de la lune.(Traduit de M.Cameron de Y Education!, Review.) Leçon d’Histoire-sainte (1) III Aussitôt que Adam eût désobéi à Dieu] comprit l’abîme dans lequel il s’était jeté.Aayant pris part au péché, il devait par-ger le malheur de sa femme.Tous les jours Dieu les visitait.Or, après qu’ils eurent désobéi, leur crc teur se présenta et Adam se cacha bien Ici dans les fourrées.Il tremblait de tous 8 membres en pensant qu’il avait trompé sfc Dieu.Aussi, ne voulait-il se montrer deva; lui.Dieu l’appelle, il ne répond pas ; il l’a-1 pelle de nouveau, Adam se cache encor;: une troisième fois, il répond : Me voici.Dieu lui demande la cause de son silern.Il dit : Seigneur, j’ai entendu votre voixj J je me suis caché, parce que j’étais nu.] (1) Ce petit cours d’Histoire-Sainte est éc&ly pour V Enseignement primaire parle rédateur i chef. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 199 Le Seigneur lui dit : Qui vous a dit que vous étiez nu, sinon )arce que vous avez mangé du fruit défendu.Adam confondu, anéanti, répondit à son îréateur que c’était sa femme qui l’avait fait omber.Alors arriva la sentence qui a plongé le jenre humain dans l’infortune et la misère.Dieu dit à Adam : Parce que tu as fait cela, u mourras de mort.Tu as été formé dépoussiéré et tu retourneras en poussière.De plus : la terre sera maudite dans tes ouvres, et tu gagneras ton pain à la sueur de ton front jusqu’à ce que tu retournes à la terre d’où tu as été tiré ; mais aussi il lui promit un rédempteur pour le racheter.jCe rédempteur était le fils de Dieu.Ève reçut aussi sa sentence : celle d’être sous la domination de son mari et de subir de grandes douleurs inhérentes à son sexe.Quant au serpent, Dieu le maudit et lui dit qu’il y aurait toujours une inimitié irréconciliable entre la femme et lui et que plus tard il en naîtrait une qui lui écraserait la tête.Dans cette dernière phrase, mes enfants, Dieu parlait de la Sainte Vierge qui, après quatre mille quatre ans (4004), a mis au monde le fils de Dieu.PARTIE PRATIQUE DICTEE M.L ALPHABET Un jour, M.l’Alphabet appela devant lui toutes les lettres dont il disposait, et, lorsqu’il les vit sous ses yeux, il leur dit : Ce n’est pas pour rien que je vous ai réunies, mais pour vous apprendre les noms qui vous distinguent et les fonctions que vous avez à remplir.D’abord six d’entre vous se nomment voyelles, elles ont chacune une voix différente et qui leur est particulière.Levez-vous, Mesdames les voyelles et faites entendre votre voix.Aussitôt les six voyelles se levèrent et prononcèrent distinctement, a, e, i, o, u, y.Vous, la dernière, dit M.l’Alphabet, à l’y, vous n’êtes pas comme les cinq autres, vous avez tantôt le son d’un i et tantôt le son de deuz i i.Un i, quand vous êtes placée après une consonne, lyre, martyr, hymne ; deux i i quand vous venez après une voyelle, pays, voyage, tuyau.QUESTIONS ET EXPLICATIONS Pourquoi M.l’Alphabet appela-t-il toutes les lettres devant lui ?—Que leur dit-il ?Que firent les voyelles ?—Ne pensez-vous pas que M.l’Alphabet est un personnage bien puissant ?—Pourquoi ?—Parce qu’il dispose de toutes les lettres.—Quelle voyelle a deux sons différents ?EXERCICES ÉCRITS Relire très clairement la dictée, nommer toutes les voyelles qui s’y trouvent.Dire ce que vaut y dans le mot type, ce qu’il vaut dans le mot voyelle.Chercher six mots commençant par les six voyelles : abattre, étudier, inviter, obéir, 'utilizer, yeux.Continuer cet exercice sur six autres mots.II DICTÉE LES PÊCHEURS Au fond d’une petite anse (1), sous une falaise (2) creusée à sa base par les flots, entre des rochers on pendaient de longues algues (3) d’un vert glauque (4), deux hommes, l’un jeune, l’autre âgé, mais robuste L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 200 encore, appuyés contre une barque de pêcheur, attendaient la marée (5) qui montait lentement, à peine effleurée (6) par une brise mourante (7).Se gonflant près du bord, la lame (8) glissait mollement sur le sable avec un mouvement faible et doux.Quelque temps après, on voyait la barque s’éloigner du rivage et s’élancer vers la haute mer (9), la proue (10) relevée laissant derrière elle un ruban d’écume blanche.Le vieillard, près du gouvernail (11), regardait les voiles qui tantôt s’enflaient, tantôt s’affaissaient comme des ailes fatiguées.Son regard semblait alors chercher un signe à l’horizon et dans les nuées stagnantes (12).Puis il retombait dans de sombres pensées ; on lisait sur son front bruni toute une vie de labeur et de combats soutenus sans fléchir jamais.Lamennais (13).(8) Lame.Vague, masse d’eau de mei que le vent soulève.(9) La haute mer ou 'pleine mer.La partie de la mer qui est éloignée des rivages.(10) La proue.La partie de l’avant d’un navire.La partie opposée est la poupe.(11) Gouvernail.Appareil attaché à l’arrière d’un navire et qui sert à le diriger.Il varie de forme et de dimensions suivant la grandeur des bâtiments qu’il est destiné à diriger.(12) Nuées stagnantes.Qui restent toujours au même endroit.(13) Lamennais (1782-1854).Prêtre bre- ! ton, fils d’un riche armateur de Saint-Malo, .* qui vit ses théories religieuses condamnées i par Grégoire XVI.OBSERVATIONS ORTHOGRAPHIQUES EXPLICATION DU SENS DES MOTS ET DES PENSÉES (1) Anse.Petit enfoncement le long des côtes ou dans les baies et les ports.(2) Falaise.Escarpement de terre ou de rochers qui plonge brusquement dans la mer, laissant les flots battre sa base.(3) Algue.Famille de plantes qui croissent dans l’eau, surtout dans l’eau salée.Les algues servent d’engrais ; on en extrait de la soude, de la potasse, de l’iode.(4) Marée.Mouvement de va-et-vient de la mer qui monte durant 6 heures et redescend pour remonter encore.Les marées sont dues à l’attraction de la lune et du soleil sur les eaux de la mer.La marée comprend le flux et le reflux.—On appelle encore marée le poisson de mer non salé.(6) Effleurée.Touchée ou mise en mouvement d’une façon très légère.(7) Par une brise mourante.Par un vent frais et léger qui ne se prolongeait pas loin.Grammaire.—De longues algues ; de sombres pensées ; des ailes fatiguées.L’article du, de la, des, qui indique qu’il n’est question que d’une partie de la chose exprimée d par le substantif, s’appelle article partitif, (du gâteau, de la crème, des oranges).Lors- 1 que le nom employé dans un sens partitif est précédé d’un adjectif, l’article se supprime, et l’on n’emploie que la préposition de.Mais, quand l’adjectif et le substantif sont étroite- i ment unis par le sens et ne font qu’un, en quelque sorte, l’article est maintenu, ainsi que devant les noms composés.Exemple : des jeunes gens, des petits pois, des bas-reliefs.L’article se supprime encore lorsque la phrase est négative.Exemple : Il n’a pas cVoutils.—Entre des rochers ; la hauteur des rochers.Il ne faut pas confondre l’article partitif avec l’article contracté qui indique que le substantif est pris dans un sens déterminé.Familles de mots.—Flot, flotte : flotter, flottable, flottage, flottant, flottaison, flotteur, flottement, flottille ; fluer, fluide, fluidité, flux, fluctuant, fluctueux, fluctuation, fluxion; rËNSËIGNËMËNT PRIMAÎRË influer, influent, influence, influencer ; refluer, reflux ; renflouer (mettre à flot), renflouage > affluer, afflux, affluent, affluence, afflouer (même sens que renflouer) ; confluer, confluent ; effluves, (émanations, fluides invisibles qui se dégagent d’un corps), effluence, effluent ; superflu, superfluité.Homonymes.—Fond, fonds, fonts, font.Il y a dans cette église, des.baptismaux qui datent du onzième siècle.—Le bouc demeura au.du puits.—Les enfants sages.le bonheur de leurs parents.—Notre voisin a vendu son.de commerce.— Ver, vers, verte, vert.Les.sont plus faciles à retenir que la prose.—Le.blanc a détruit une partie de la récolte de pommes de terre.—Le fruit.n’est pas bon à la santé.—Le.est une des substances les plus précieuses que nous possédions.—L’eau tend toujours à couler.la mer.Synonymes.—Ondes, flots, vagues.Le mot ondes présente à notre esprit l’idée d’une eau paisible eu qui n’offre dans son mouvement que de faibles courbures.En poésie, il désigne les eaux, quelles soient ou non agitées.Les flots désignent des eaux qu’agite un mouvement plus rapide, comme celles d’un fleuve qui se poussent les unes les autres ; mais il se dit particulièrement des eaux de la mer agitées par les vents.Les vagues se disent aussi des eaux agitées de la mer ; elles se distinguent des flots par la masse et par l’élévation.On coule sur les ondes ; on est ballotté par les flots ; on est entraîné par les vagues.EXERCICES Relevez et analysez les articles de la dictée.Comment s’accorde l’article ?N’emploie-t-on pas quelquefois l’article pluriel les devant deux substantifs au singulier, et l’article féminin la devant un nom masculin ?(Les père et mère), (la Saint-Jean).—Citez des noms terminés par aise, comme falaise : (glaise, fraise, braise), des verbes commençant 201 par ef comme effleurer : (effacer, effarer, effaroucher, effectuer, efféminer, effeuiller, effiler, effondrer, effrayer).Expliquer le sens de ces verbes.—Quels sont les homonymes de mer* de mais ?—Quelles sont les différentes significations de lame ?—Parlez de la vie du pêcheur, des dangers qu’il a à courir, des anxiétés de sa famille ; enumérez les différentes pêches que vous connaissez.III DICTÉE LE LEVER MATINAL Je ne m’étonne pas d’entendre, lorsque je me réveille, les oiseaux chanter joyeusement autour de ma fenêtre, il faut habiter comme eux et moi, le dernier étage, pour savoir jusqu’à quel point le matin est gai sous les toits.C’est là que le soleil envoie ses premiers rayons que la brise arrive avec la senteur des jardins et des bois ; là, qu’un papillon égaré s’aventure parfois à travers les fleurs de la mansarde et que les refrains de l’ouvrière diligente saluent le lever du jour.Les étages inférieurs sont encore plongés dans le sommeil, le silence et l’ombre, qu’ici régnent déjà le travail, la lumière et les chants.Quelle vie autour de moi ; voilà l’hirondelle qui revient de la provision, le bec plein d’insectes pour ses petits, les moineaux secouent leurs ailes humides de rosée en se poursuivant dans les rayons du soleil ; mes voisines entr’ouvrent leurs fenêtres, et leurs frais visages saluent l’aurore.Heure charmante du réveil, où tout se reprend à la sensation et au mouvement, où la première lueur frappe la création pour la faire revivre.EXERCICES ET ANALYSES Matinal : a-t-il un pluriel masculin ?(Littré dit: Le pluriel masculin n’est pas usité. 202 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Pourtant rien n’empêclierait de dire : Messieurs, vous êtes bien matinaux aujourd’hui).—Y a-t-il une différence entre matinal et matineux ?(Ces deux adjectifs signifient : qui se lèvent matin, et en ce sens ils sont synonymes.Mais matinal signifie en outre : qui appartient au matin ; sens que n’a pas matineux.De plus, matinal est plus usité que matineux.Littré).—Encore : qu’offrent de particulier les verbes en oyer ?—Qu’est-ce que la brise ?(Dans le langage vulgaire : tout vent qui souffle sans violence).—Qu’est-ce qu’une mansarde : (Chambre pratiquée sous un comble brisé).—Sont plongés : justifier l’orthographe du participe.—Qu'ici régnent déjà le travail.pourquoi le verbe est-il au pluriel ?— Quelle vie autour de moi : analyser quelle.Que remarquez-vous dans cette phrase ?(L’absence de verbe).—La faire revivre : analyser la.Quand la est-il article ?Quand est-il pronom ?—Indiquer toutes les propositions principales contenues dans cette dictée.ARITHMÉTIQUE Problèmes 1° Une fontaine donne en 3 quarts d’heure 13,500 pintes d’eau et elle met 40 minutes pour remplir un bassin.Quelle est la capacité de ce bassin ?Solution : En 3 quarts d’heure la fontaine fournit 13,500 pintes d’eau.En 1 quart d’heure elle fournit le tiers, c’est-à-dire 4,500 pintes.En 1 heure elle donne 4 fois 4,500 pintes, c’est-à-dire 4,500x4=18,000 pintes.Or 40 minutes sont les f de 1 heure.Pendant ce temps la fontaine fournit 2 j fois le tiers de 18,000 pintes.Le tiers est 6000 pintes.En 40 minutes la fontaine verse 12,000 pintes.En 40 minutes la fontaine a versé 12,000 ' pintes d’eau ou 3,000 gallons.—Rép.2° Un alliage a été obtenu en fondant i ensemble 300 grammes d’un lingot d’ar- ! gent et de cuivre au titre de 0,7 avec 500 grammes d’un autre lingot composé des mêmes métaux à un titre inconnu.Calculer ce titre en sachant que 400 grammes : ) de l’alliage obtenu contiennent 309gr,50 d’argent fin.Solution : Le poids du lingot obtenu est : 300ïr+500sr=800?r.Or 400"r de ce lingot contiennent 309?r,50 d’argent pur.Le poids du lingot qui est de 800 gram- ; mes contient donc en argent pur : 309gr,5 x 2=619 grammes.Le poids d’argent pur contenu dans les » 300 grammes au titre de 0,7 est : 300?r X 0,7 = 210 grammes.Le poids d’argent pur contenu dans les 500 grammes était donc : 619"r—210?r=409 grammes.Le titre du lingot de 500 grammes était par conséquent : 4 0 9 ==i 4_lQ_IL__ A Cl g ïoo 5 u,OJ-°.Le lingot de 500 grammes était au titre de 0,818.3° Une personne doit $1,800 payable le 18 juillet.Elle voudrait s’acquitter le 7 mai en remettant : 1° Un billet de $600 payable le 4 septembre ; 2° Un autre billet de $500 payable le 25 mai ; 3° le reste en argent.Quel devra être le montant de cette dernière somme si l’on tient compte de l’escompte commercial à 6% ? ^ENSEIGNEMENT PEIMATEE Û03 Solution: 1° Valeur du premier billet.POÉSIE Il n’est payable que le 4 septembre ; du 18 juillet au 4 septembre, il y a 48 jours ; il vaut donc $600 moins l’intérêt de $600 pendant 48 jours à 6%.Cet intérêt est de : LE CUKÉ Voyez-vous ce modeste et pieux presbytère ?Là vit l’homme de Dieu, dont le saint ministère Du peuple réuni présente au Ciel les vœux, Ouvre sur le hameau tous les trésors des cieux, 6X6 00*48—SflM en Too xtso—'TP*• ou.La valeur du billet est donc de : $600—$4.80=$595.20.2° Valeur du second billet.Le second billet est payable au 25 mai, et la somme au 18 juillet ; il vaut donc $500 plus les intérêts du 25 mai au 18 juillet.Du 25 mai au 18 juillet, on compte 54 jours ; l’intérêt de $500 à 6% pendant 54 jours est de : 6X5 00X54—KO TÔÔXTB’Ô-vT.ÜU.Le billet vaut donc : $500+ 4.50=$504.50.Et ensemble les deux billets valent : Soulage le malheur, consacre l’hyménée, Bénit et les moissons et les fruits de l’année, Enseigne la vertu, reçoit l’homme au berceau, Le conduit dans la vie et le suit au tombeau.Par ses sages conseils, sa bonté, sa prudence, Il est pour le village une autre Providence.Quelle obscure indigence échappe à ses bienfaits ?Dieu seul n’ignore pas les heureux qu’il a faits.Souvent dans ces réduits où le malheur assemble Le besoin, la douleur et le trépas ensemble, Il paraît ; et soudain le mal perd son horreur, Le besoin sa détresse, et la mort sa terreur.Qui prévient le besoin, prévient souvent le crime.Le pauvre le bénit et le riche l’estime ; Et souvent deux mortels, l’un de l’autre ennemis, S’embrassent à sa table et retournent amis.$595.20 + 504.50=$!,099.70.3° Eeste en argent.PETITE REVUE La dette est de $1,800, les billets valent $1,099.70, le reste en argent est de : 1,800 —1,099.70=$700.30.L’échéance ayant lieu au 18 juillet et le paiement le 7 mai, le débiteur doit bénéficier des intérêts de $700.30 depuis le 7 mai jusqu’au 18 juillet, c’est-à-dire pendant 72 jours.Ces intérêts sont : 6X700,30X7 2— 40 T'ffÔXWÔ^ —^>0.4:0.Il aura donc à donner en argent : $700.30—8.40=$691.90.La somme à payer en argent sera de $691.90.—Eép.Nous sommes obligé de remettre au 151a suite du Cours de langue commencé dans le dernier numéro.On se pose souvent cette question : Quelle est la langue la plus répandue dans le monde entier ?Si l’on considère la situation des langues employées dans le monde entier, il est évident que c’est le chinois qui est la langue qu’on parle le plus dans l’univers : 400 millions d’individus en font usage.Il faut noter toutefois pour le chinois qu’il y a plusieurs dialectes, celui de Danton, celui de Eouklin et la langue mandarine, 204 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Beaucoup de langues européennes sont au reste dans le même cas.Après le chinois, les langues hindoues ont le plus d’adhérents : 200 millions.Si l’on passe aux langues européennes, la suprématie appartient incontestablement à l’anglais.Il est parlé par plus de cent millions de personnes, tant en Europe qu’en Amérique.La langue russe vient immédiatement après.Elle compte 95 millions d’adhérents.L’allemand qui est la langue de l’Europe centrale, est parlé par 60 millions, le français par 50 millions et l’espagnol par 48 millions.M.Thomas Grimm observe dans le Petit Journal de Paris que l’Allemand a, depuis quelques années, une tendance à perdre du terrain.Ainsi, en Amérique les Allemands adoptent peu à peu l’anglais, et dans l’empire autrichien, l’allemand se heurte au magyar et au tchèque qui repoussent tout idiome étranger.Il en est de même pour la Suisse où la langue française fait aux dépens delà langue allemande, de grands progrès.Dans cette nomenclature, la langue française est cotée, il est vrai, après l’anglais et l’allemand, mais comme le disait un jour Villemain, “ elle est et devra rester l’idiome de la civilisation.” L’Europe l’a si bien compris qu’elle a conservé la langue française comme langue de la diplomatie, et cette glorification du français date déjà du seizième siècle.On a découvert dans le mois de décembre des reliques enterrées par les constructeurs de mounds.Cinq squelettes gisaient les uns à côté des autres ; deux d’entre eux étaient recouverts par une feuille de cuivre de six pieds par huit.Une longue hache en cuivre, pesant 41 livres, et, au point de vue de la grandeur et de la valeur, dépasse tous les spécimens de ce genre que l’on a jamais trouvés aux Etats-Unis, se trouvait à côté des sque- lettes.U y a plusieurs incrustations en or sur cette hache ; le tranchant est de sept pouces de longueur et très aiguisé.Toutes les autres petites haches en cuivre qui ont été trouvées ne diffèrent pas de celles que l’on a déjà découvertes.Un gros aigle en cuivre» mesurant 20 pouces de diamètre, avec les ailes étendues, le bec ouvert et la queue et les ailes très bien burinées sur la surface du cuivre, couvrait les genoux de l’un des squelettes.C’est encore un des plus beaux dessins que l’on ait jamais trouvé sur le cuivre.Les restes d’un tabouret en cuivre, d’environ un pied de longueur et plusieurs pouces de hauteur gisaient près de la tête d’un des squelettes.Le tabouret avait été fait en bois recouvert de feuille de cuivre.Des coquillages, des ornements en cristal, des dents d’ours et autres ornements, ont aussi été trouvés.ISulletm géographique Canada.—Un explorateur distingué arrive du Labrador et écrit ce qui suit au sujet de cette contrée : Il pousse peu d’oranges entre la pointe des Monts et le territoire de Terreneuve, et Mignon eut refusé de vivre dans ce pays où les brises ne sauraient apporter le parfum des citronniers en fleur.Les manifestations de la nature, dans cette contrée, n’ont rien de la splendeur des régions tropicales, mais elles sont belles et grandes autant que partout ailleurs, et la sévérité de leurs aspects n’enlève rien à leur beauté.Pour l’homme de science l’intérêt naît à chaque pas, tous les sujets qu’il étudie sont originaux et divers.La vie, malgré les rigueurs du froid, et peut-être, même à cause de ces rigueurs qui laissent peu de temps au développement de ses fonctions, s’y révèle L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 205 avec une intensité remarquable.Dès le printemps tout se transforme, tout croît avec une surprenante rapidité.On dirait que la nature se presse.Les oiseaux de mer arrivent en foule : les oiseaux de bois se comptent par légions.Les mares se couvrent de némephais aux fleurs d’or.Les plaines se revêtent de verdures et les savanes de mousses aux teintes variées.La mer dégagée des glaces qui l’enveloppaient se soulève en vagues énormes sous l’influence des grandes brises de la saison.Les rivières coulent à pleins bords, éparpillent sur leurs rives les arbres arrachés à la forêt.Bientôt, les cours d’eau rentrent dans leur lit, la mer se calme.Les bancs de poissons surgissent au large.Les plus petits, tels que le capelan, le lançon et le hareng, viennent les premiers reconnaître le rivage, sur lequel ils s’échouent, quelquefois, en masses étonnantes.Puis, arrivent, les maquereaux, les morues, les gibbais, et les baleines, dont le soufïie puissant se fait entendre au large.Avec les poissons et les cétacés surviennent les amphibies.D’immenses troupes de phoques échappés aux massacres du printemps se jouent au milieu des flots.Les barques depêclie, les goélettes des trafiquants sillonnent la mer en tous sens et la côte nord du golfe Saint-Laurent devient la plus animée, et pour moi, la plus séduisante des côtes.La.question d’Orient.—Jetons un rapide coup d’œil sur la situation actuelle de la question d’Orient.L’empire turc ne possède plus qu’une étroite bande de terre de la mer Noire à la mer Adriatique, et ne règne plus, en Europe, que sur 4,700,000 sujets, qui ne lui sont pas tous dévoués.La Bulgarie, jointe à la Roumélie, et peuplée ainsi de 3,000,000 d’habitants, n’est que tributaire et échappe à peu près complètement à l’influence de la Porte.La Roumanie est indépendante et compte 5,500,000 habitants.La Serbie l’est aussi avec près de 2,000,000 d’habitants.Le Monténégro ne compte que 300,000 habitants, depuis longtemps déliés de toute obéissance au sultan.Parmi les puissances européennes qui veulent prendre une part de la succession, l’Angleterre a occupé l’Egypte ; elle possède Chypre, convoite Candie et quelques points de l’Asie Mineure.On a parlé récemment du débarquement de quelques troupes anglaises dans Pilot de Sigri, à l’entrée du détroit des Dardanelles.L’Autriche tient la Bosnie et l’Herzégo-vine, et touche presque aux sources du Yardar, dont la vallée conduit à Salonique et à l’Archipel.La Russie est riveraine du Danube, et règne au sud du Caucase, sur un tiers de l’Arménie, menaçant Constantinople par Test comme par le nord, et ambitieuse peut-être d’atteindre, par l’Asie Mineure, le fond du golfe d’Alexandre tte, en face du Chypre.La Russie et l’Autriche se disputent l’influence sur les petites cours de la péninsule : il en résulte, de temps en temps, à Belgrade, à Sofia, des émeutes soudaines, des révolutions de palais, qui font pencher la balance, à l’ouest ou à l’est, et qui peuvent tout à coup bouleverser tous les Etats des Balkans, comme en 1876.Il n’en faudrait pas plus pour mettre le feu à l’Europe entière : L’Autriche ayant l’Allemagne derrière elle, la Russie comptant sur d’autres alliances, l’Angleterre se réservant sans doute de croquer sa part de marrons. 206 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Biographie de Son Eminence le cardinal Taschereau I (Suite.) Jusqu’à son élévation sur le siège archiépiscopal de Québec, en 1871, il ne s’est jamais éloigné de son cher Séminaire que temporairement et pour des raisons graves :—la première fois pour aller soigner les émigrés irlandais, malades du typhus, à la Grosse-Isle, où il prit la fièvre et faillit mourir ; la seconde fois, pour aller étudier le droit canonique à Rome, d’où il revint avec le diplôme de docteur.Au Séminaire, il a enseigné tour à tour la rhétorique, la philosophie, le dogme, la morale et le droit canonique.Ceux qui ont été ses élèves font l’éloge de sa science, et vantent la méthode et la clarté de son enseignement.En même temps il a occupé tous les postes de responsabilité et d’honneur que le Conseil du Séminaire tenait à lui confier.Il fut un des fondateurs de l’université Laval, et il est resté profondément attaché et dévoué à cette institution.Elle a été pour lui comme l’enfant que son père aime d’autant plus qu’il lui occasionne plus d’inquiétudes et de tourments.Il en a été la personnification la plus en vue depuis plus de trente ans, et il a partagé ses peines et ses joies, ses revers et ses triomphes.Voyages en Europe, correspondance volumineuse, rédaction de mémoires, polémiques, lettres pastorales et mandements, il s’est imposé bien des peines et des travaux pour la défendre contre ses ennemis ; et si, finalement, il n’a pas réussi au gré de ses désirs, il peut toujours se rendre le témoignage qu’il n’a rien négligé pour assurer l’avenir de cette œuvre magnifique.Ce fut pour lui une douloureuse épreuve de quitter son cher Séminaire pour aller résider à l’archevêché.Les honneurs de l’épiscopat n’étaient pas une compensation, et nous croyons à son entière sincérité quand il disait dans son premier mandement :— “ Dieu nous est témoin que nous n’avons ni recherché, ni désiré cette charge redoutable dont nous comprenons, aujourd’hui plus que jamais, les dangers et la responsabilité.” Quand il dut faire ses adieux à cette maison qui l’avait abrité pendant tant d’années, son cœur se brisa, et les paroles qui tombèrent alors de ses lèvres furent des plus touchantes: “ Il m’était toujours si doux et si agréable, dit-il, de voir réunie cette nombreuse famille du Séminaire de Québec, de l’université Laval, du collège de Lévis, à la tête de laquelle la Providence m’avait placé comme supérieur et comme recteur ! Je savais que dans tous les cœurs mon affection avait un fidèle écho, et je sentais que véritablement nous ne faisions tous ensemble qu’un cœur et qu’une âme, dans la pensée commune de servir la cause de la religion et de la patrie, les uns en commandant ou en enseignant, les autres en se préparant par l’obéissance et par l’étude à remplir les desseins de la Providence.“• Hélas ! messieurs, faut-il donc que des liens si étroits se trouvent brisés tout à coup ! “ Il y aura bientôt quarante-trois ans, un tout petit écolier de huit ans et demi endossait pour la première fois le capot et se rendait, livres et cahiers sous le bras, au Séminaire de Québec, pour y commencer ses études classiques.Neuf années plus tard, après une année de voyage en Europe, il entrait au grand séminaire, commençait ses études théologiques, et au bout de cinq ans, il montait L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 207 : pour la première fois au saint Autel.Voilà e toute l’histoire de ma jeunesse.“ Les vénérables directeurs du Séminaire i qui voulurent bien alors agréer mes services h dorment tous, excepté un seul, clu sommeil i éternel, et reçoivent la récompense de leur : dévouement au Séminaire.Dieu seul connaît ce qu’ils m’ont accordé de charité, et quelle fut ma douleur en les voyant disparaître peu à peu de la scène de ce monde.“ Ma vie sacerdotale de vingt-neuf ans, aussi heureuse qu’elle peut l’être dans cette vallée de larmes, s’est donc écoulée tout entière à l’abri de ces murs vénérables que Monseigneur de Laval a élevés il y a deux siècles.“ Comme vous le voyez, messieurs, sur le demi-siècle qui a blanchi mes cheveux, le séminaire a eu plus de part que la maison paternelle.“ Hélas ! encore une fois il faut quitter cette maison où j’ai trouvé des pères dévoués, des confrères pleins d’affection, des enfants qui m’ont payé au centuple par leur docilité le peu de bien que j’ai essayé de leur faire.J’avais espéré y vivre, y mourir, y reposer au milieu de ceux qui furent autrefois mes maîtres et mes modèles.Triste condition des enfants d’Adam, dont les projets légitimes aboutissent trop souvent à la déception ! “ A mon grand malheur, j’ai prêché, exalté, recommandé et enseigné l’obéissance avec trop de zèle pour avoir le droit de m’y soustraire aujourd’hui.” Il est difficile de relire cette page sans être ému ; mais sa parole se fit plus touchante encore et plus délicieusement tendre, lorsque les éleves du Petit Séminaire vinrent le féliciter sur son élévation au trône archiépiscopal : “ J’avais naguère, leur répondit-il, un beau jardin que je cultivais avec amour, en com- pagnie de frères dévoués.Nulle pensée étrangère ne pouvait m’en arracher ; j’aimais à suivre l’épanouissement de ces fraîches roses que le retour de l’année scolaire faisait éclore et que le soleil de l’étude, avec la douce rosée de la piété mûrissait peu à peu et convertissait en fruit de bénédiction.“Un matin, que je me garderai bien d’appeler un beau jour, on vint me dire tout d’un coup : “ Votre jardin s’est agrandi : il est devenu un vaste champ, un diocèse, toute une province.“ Et j’ai dit : Fiat voluntas ! Mais mon cher petit jardin sera toujours à moi, comme je serai toujours à lui.C’est là que la divine Providence me plaça jadis, humble plante pour m’y faire prendre racine et m’abreuver de sucs bienfaisants ; je tiens à cette terre par trop de fibres pour qu’on m’en arrache sans me faire mourir.Je consens, puisqu’il le faut, à devenir un grand arbre, qui ombrage toute une province, pourvu que mon cher petit jardin soit encore là, près de moi, protégé par mes branches, et me réjouissant toujours par ses fleurs et par ses fruits.”.Je crois avoir quelque notion des divers genres d’éloquence sacrée, et rien de plus suave, de plus ému, de plus gracieux comme forme, de plus pathétique comme sentiment de plus touchant comme tableau, que cet admirable petit discours.St.François d’Assise, le poète de la nature, et Saint-François de Sales, le poétique orateur du sentiment, n’ont rien écrit de plus naïf et de plus charmant.(A suivre.) L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE De la Prononciation A est nul, dans août, aoûteron, aoriste, Saône taon.Ainsi prononcez out, oriste, Sône, ton.Ai a le son de e faible au participe présent et dans les divers temps de faire et de ses nombreux dérivés.Ainsi Ton dira fesant, nous défesons, vous défesiez, comme au futur, je ferai.Faisan et ses dérivés suivent la même prononciation.Dans aye, finale des noms géographiques, Andaye, Blaye, Biscaye, etc., base détache de l’y.Lisez donc Anda-ye, Bla-ye, etc.— Mais abbaye se prononce abbai-ie.Ai, qui est fermé dans fai, je donnerai, etc., doit se prononcer ouvert quand le pronom vient après le verbe : ai-je ?donnerai-je ?etc.B Dans le corps des mots, lorsque le b est doublé, il se prononce comme s’il était simple.On dira donc abé, rabin, sabat, pour abbé, rabbin, sabbat.Il ne se prononce point dans les finales 'plomb, aplomb ; mais il s’articule dans radoub, rob, rurnb, et dans les noms propres : Achab, Caleb, Jacob, Job, Raab, etc.C C a le son de s devant les voyelles e et i : ceci, Cicéron.Il a le son de k, devant a, o, u, : cabinet, cordon, curé, à moins qu’il ne soit adouci par la çédille : façade, leçon, reçu.Il est nul dans accroc, blanc, broc, clerc, escroc, estomac, franc, jonc, marc, (poids), tronc, tabac, à moins que ces mots ne soient suivis d’un mot commençant par une voyelle ou un h muet, et ayant une liaison très étroite avec eux: franc étourdi, tabac en poudre, etc.Il se prononce dans bec, hamac> lac, AIarc (non d’homme).C a le son de g dans second et ses dérivés; ainsi que dans les mots czar et czarine.Ch a le son de h.1° Dans les mots archange, archiépiscopal, archonte, catéchumène, chaos, chœur, écho, eucharistie, lichen, orchestre, et quelques autres’moins usités.2° Dans la syllabe chor, quelque place qu’elle occupe dans les mots : choriste, chorus anachorète, etc.3° Dans la terminaison chus : Antiochus, Bacchus, Gracchus, et les dérivés bacchante, bacchanale, excepté bachique.4° Dans les noms propres suivants : Achab, Achate, Chabrias, Chalcis, Chaldée, Cham, Chanaan, Cliéronée, Chersonèse, Colchos, Jéchonias, Lachésis, Machabée, Melchior, Melchisédech, Nabucliodonosor Orchomè-ne.—Ajoutez tous ceux où figure la syllabe char : Anacharsis, Epicharis, etc.Remarque.Depuis longtemps Ezéchias Ezéchiel, Zachée, les Achéens, Archimède,, Achéron, Machiavel, chérubin, ont pris place | parmi les mots qui se prononcent avec le ch ' de chef, choisir, etc.Il en est de même de i Michel et Joachim (noms de baptême) ; mais Michel-Ange et Joachim (roi de Juda) se prononcent Mikel-Ange, Joakim.(à suivre.) Imprimé par L.-J.DEMERS & FRÈRE, No.30, rue de la Fabrique, Québec.
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