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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
jeudi 15 décembre 1892
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1892-12, Collections de BAnQ.

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L4me Année 15 DÉCEMBRE 1892 Numéro 8 ’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE JOURNAL D'EDUCATION ET D’INSTRUCTION “ Rendre le peuple meilleur ” PARAISSANT LE 1er ET LE 15 DE CHAQUE MOIS, LES VACANCES EXCEPTÉES J.-B.CLOUTIER, Rédacteur-propriétaire C.-J, MAGNAN, Assistant-rédacteur Prix de l’abonnement : UN DOLLAR par an, invariablement payable d’avance Toute correspondance, réclamation, etc., concernant la rédaction ou l’administration, devra être adressée à J.-B.Cloutier, 148, rue St.Olivier, Québec.¦SOMMAIRE : — Actes officiels : Nominations d’inspecteurs d’écoles.—Nominations de commissaires d’écoles.—Erections de municipalités scolaires.—Pédagogie : Bonne nouvelle —Un nouveau membre au C.C.du Conseil de l’Instruction publique.—La volonté chez l’instituteur.— Lettre à un jeune instituteur : Dans quel sens et dans quelle mesure peut-on rendre l’instruction attrayante.— Anciens instituteurs devenus célèbres.—Convention des instituteurs de la Puissance (suite).— Petit cours d’économie politique, 22ième leçon : Organisation des tribunaux (suite) : Cour de révision.— Cour du Banc de la reine.—Cour suprême.—L’instruction pour les femmes.—Bibliographie : Catéchisme d’hygiène.—Partie pratique : I, Dictées : La grand tante.—II, Dictée : L^s épidémies.—III, Dictée : La femme instruite.— Exercices de rédaction.—Sciences élémentaires.—Arithmétique : Problèmes.—Guerre à l’anglicisme.— Petite histoire des Etats - Unis (suite).—Divers : Poésie : L’étoile du soir.— Littérature canadienne : Etienne Parent.— Petite revue.—Echos du recensement de 1891.—Préceptes de l’hygiène scolaire : Disposition de l’habitation scolaire.—L’instruction publique en Turquie.—Pensées, — Annonces.| chaillons, dans le comté de Lotbinière, inspecteur d’écoles pour le district d'inspection comprenant le comté d’Argente ail, la partie est du comté d’Ottawa, jusqu’à la vallée de la rivière “ du Lièvre, ” inclusivement, et les municipalités de Saint-Faustin et de Saint-Jovite, dans le comté de Terrebonne.ACTES OFFICIELS» Bureau du secrétaire Provincial Nominations d’inspecteurs d’écoles U a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR en conseil de nommer M.Joseph •nésime Thibault, de la paroisse de Saint-Jean Des- II a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR en conseil de nommer M.Joseph Zcël Dubeau, de la paroisse de Saiute-Fanulle, lie d’Orléans, dans le comté de Montmorency, inspecteur d’écoles pour le district d’inspection comprenant le comté de Kamouraska, moin i Saint-Alexandre et Pohenegamook, et le comté do l’Islet.Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR en conseil de nommer M.Marie Joseph Curot, de la cité de Montréal, inspecteur d’écoles pour le district d’inspection comprenant les comtés de Stanstead, Comptt n et les municipalités de Lambton, Saint-Evaciste, Saint-Honoré, Saint-Sébastien, Sainte-Agnès, Saint Samuel et les cantons de Dorset et de Marlordy, Ri&borough, dans le comté de Beauce.Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOU-VER1SEUR en conseil de nommer M.Louis Hector Bellerose, de la paroisse de Sainte-Monique de Nicolet, dans le comté de Nicolet, inspecteur d’écoles pour le district d’inspection comprenant le comté d’Arthabaska, moins les municipalités de Sainte-Clotilde, Saint-Albert, Sainte-Elizabeth, St-Ménard et Tingwick ; celles de Saint-Pierre les Bec-quets, Sainte-Sophie de Lévrard, Gentilly et Sainte-Marie de Brantford, dans le comté de Nicolet, et les municipalités de’Leeds, Saint-Adrien d’Irlande, dans le comté de Mégantic.L.P.PELLETIER, Secrétaire.Département de l’Instruction publique Nominations de commissaires d’écoles Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOU 114 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE VERNEUR, en date du 30 novembre dernier (1892), de nommer MM.Délivas Lessard et Xavier Paré, commissaires d’écoles pour la municipalité des “ Crans,” comté de Montmorency, en remplacement de MM.Charles Cauchon et Adolphe St.délais, dont le terme d’office est expiré.Il a plu a Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un ordre en conseil, en date du 28 octobre dernier (1892) de nommer MM.Henry Mills, Benjamin Joseph Descarrms et Benjamin Leduc, syndics d’écoles pour la municipalité de la Côte Saint-Paul, comté d’Hochelaga.Erections cle municipalités scolaires Détacher de la municipalité scolaire de Saint-Eugène de Grantham, dans le comté de Drummond, les lots numéros 17, 18, 19, 20 et les deux tiers du lot numéro 21, des 12e et 13e rangs du canton de Grantham, et les ériger en municipalité scolaire, sous le nom de “ Village de Saint-Eugène de Grantham.” Détacher de la municipalité scolaire de Saint-Roch, dans le comté de L’Assomption, les lots du cadastre de la paroisse de Saint-Roch, s voir : depuis et y compris le No.616 au No.646, inclusivement, et les annexer à la municipalité de Saint-Lin, dans le dit comté, pour les fins scolaires.Et si les dits lots ne sont pas annexés à Saint-Lin, qu’ils soient érigés en municipalité scolaire sous le nom de “ Saint-Lin No.2.” GE DEON OUIMET, Surintendant.Bonne nouvelle! Nos lecteurs apprendront avec plaisir que Y Enseignement primaire commencera, le premier janvier prochain, la publication des portraits des évêques de Québec, depuis Mgr.de Laval jusqu’à son Eminence le Cardinal Taschereau, y compris Mgr.Bégin, le coadjuteur de l’archevêque de Québec.EEnseignement primaire illustré ! Comme nos abonnés vont se réjouir de cette nouvelle.Leur attente ne sera pas trompée, car les gravures que nous donnerons seront dignes des personnages dont nous reproduirons une phothographie fidèle.Ceux qui désirent profiter de cette bonne aubaine voudront bien s’abonner à notre revue avant le 31 décembre 1892.—Les abonnés retardataires devront aussi payer le montant de leurs arrérages avant cette date.Nous prions les amis de Y Enseignement primaire de faire part de notre détermination à leurs connaissances.L’abonnement spécial aux Portraits des évêques de Québec devra être adressé, par mandat-poste, à C.J.Magnan, 150, St.-Olivier, Québec.Montant de l’abonnement $1.00.Un nouveau membre au comité catholique du Conseil de l’Instruc-tion publique Le gouvernement provincial remplira bientôt la vacance créée au Conseil de l’Instruction publique par la résignation de M.le juge Bossé (1).Nous n’avons pas voix au chapitre ; néanmoins, qu’il nous soit permis de faire une suggestion.De tous les laïques qui forment partie du Conseil de l’Instruction publique, y en a-t-il un seul qui ait jamais enseigné, qui connaisse les besoins intimes de l’école primaire ?Ce sont des juges et des avocats distingués, mais non des gens du métier.Ne serait-il pas temps défaire entrer quelques membres du corps enseignant dans le bureau d’éducation ?Pourquoi les deux associations d’instituteurs de Québec et de Montréal ne seraient-elles pas représentées dans le Conseil de l’Instruction publique ?On parle de réformes dans l’enseignement, et ce n’est pas sans raison; eh bien ! avant d’entrer dans cette voie, que ne s’assure-t-on les services de personnes versées dans l’art si difficile d’enseigner.C.J.M.(1) Nous venons d’apprendre que l’honorable Thomas Chapais est nommé à la place du juge Bossé ; étant donné que le temps n’est pas encore venu pour les membres du corps enseignant d’avoir un représentant dans le Conseil de l’Instruction publique, cette nomination est excellente. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 115 lia volonté clie* l’Instituteur “ Pour être le maître des enfants, il faut être son propre maître.” J’aimerais entendre répéter par tous les membres du corps enseignant la célèbre phrase que Corneille met dans la bouche d’Auguste : Je suis maître de moi, comme de l’univers, en la modifiant comme suit : Je suis maître de moi, comme de ma classe.Pensée profonde, bonne à méditer pour tous ceux qui débutent dans l’instruction, comme pour celui qui n’a pas assez de volonté pour imposer le silence à la bande d’enfants joyeux qui l’environne toute la journée.L’homme est caractérisé par sa volonté: c’est ce qui le différencie des êtres vivants, c’est ce qui le plac° au-dessus des autres espèces animales, dont il se rapproche par tant d’autres côtés.Une forte volonté n’indique pas toujours une intelligence élevée : mais la première, bien dirigée, peut, selon nous, remplacer la seconde quand elle fait défaut.Considérons un instant l’instituteur et ses élèves.Que voyons-nous ?Un homme chargé dames, responsable devant la société, la patrie» la famille et sa conscience de tout ce qu’il fera.Sa responsabilité est d’autant plus grande, que le caractère de l’enfant est essentiellement mobile, taquin quelquefois, méchant même, et lasse souvent les natures les mieux trempées pour cette lutte de chaque jour.Pans une classe, pour que tout suive bien son cours normal, il faut une.discipline, mais une discipline sage, mesurée, sauvegardant jusqu’à un certain point l’idée d’indépendance de l’enfant, et ne rappelant en rien celle du régiment.Pour cela, l’instituteur a bien en main les récompenses et les punitions, mais ce sont là des moyens bien faibles contre certaines natures.Quand l’enfant rencontre dans son maître une volonté froide, tenace, que rien n’ébranle, il réfléchit qu’il a devant lui quelque chose de supérieur à lui-même et il s’incline.L’instituteur devra donc avoir de la volonté, de l’énergie, du caractère, mots différents expliquant une même fonction psychologique, et, de plus, il le montrera à ses élèves de différentes façons.1° Dans son enseignement, il sera modéré, respectera les idées, les.opinions que les enfants auront acquises au foyer domestique.2U Dans la distribution des récompenses et des punitions, il montrera sa volonté en n’ayant de préférés ni pour les premières ni pour les secondes.Pour les punitions surtout, qu’il devra donner le moins possible et avec discernement, il veillera à ce qu’elles soient toutes faites.3° Dans ses rapports journaliers avec l’enfance, il sera poli, doux, n’aura de paroles blessantes pour personne : avec les enfants difficiles à tenir, il devra être énergique, n’avoir qu’une parole, c’est-à-dire ne jamais se contredire.4° Enfin, dans sa conduite extérieure, tout | devra indiquer une volonté bien arrêtée.Ce ne ! sera pas l’homme vulgaire, le bon ouvrier même, qui ne dédaignent pas s’arrêter quelquefois le soir, après la journée, à faire une partie de cartes dans un café.Comment rappeler l’enfance aux sentiments du bien et du devoir, si une fois la porte de l’école franchie, l’instituteur ne suit pas son enseignement.Les conséquences d’une pareille conduite se font sentir de suite.Les élèves, en présence d’une volonté ferme, bien arrêtée, qui suit mot à mot les principes qu’elle enseigne, qui ne transige pas avec eux, s’accoutument au devoir; la discipline étant facile, les punitions sont presque inutiles et l’enseignement s’en ressent. 116 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Et puis l’enfant, qui ne demande qu’à copier uno qui lui paraissent supérieurs, prend Pli hide d’avoir de la volonté, de vouloir, lui aussi ; cette sorte d’activité, développée d’abord à l’état latent chez lui par l’exemple, ne demande qu’à se montrer, qu’à agir ; et le jour où il sera aux prises avec de réelles difficultés, il pourra vouloir à son tour.(.Loire-Inférieure.) Lettre sa, liai jeune instituteur Dans quel sens et dans quelle mesure peut-on rendre V instruction attrayante ?Mon cher ami, gent, causeur, agréable, instruit, vous vous laissez gagner par cette espèce de nostalgie qui plane sur toutes ces jeunes têtes, et je vois bien que la fin de votre leçon ne ressemble en rien au début.Que lui a-t-il donc manqué à cette leçon pour être bonne et aimable ?Je dis aimable, car il en est des choses, des paroles et du savoir lui-même, comme des personnes.11 est une science aimable qui attire à elle, une manière de dire qui captive, une façon de rendre ce que l’on sait ou ce que l’on sent telle, que ceux qui écoutent sont suspendus aux lèvres de celui qui parle et qu’ils ont toujours envie de leur crier : encore ! Vous voilà tout nouvellement arrivé dans l’école de H., où vous venez d’être nommé instituteur.Vous êtes plein de zèle, et vous n’avez qu’un souci : faire de tous les enfants qui vous seront confiés, de bons et dociles élèves, appliqués, studieux et bien préparés à être plus tard d’excellents citoyens.Vous voulez leur inculquer un peu de cet amour du travail que je vous ai toujours connu ; et vite, vous voilà à l’œuvre afin de leur tailler de la besogne pour tous les jours de l’année.Les programmes sont prêts, la petite bibliothèque scolaire est pleine du haut en bas de livres à reliure de toutes couleurs, les tables sont allignées, il ne manque plus que les élèves.Ah ! les voilà ! Vous les installez à leur place, chacun dans sa division, et bientôt je vois d’ici tous les yeux attentifs dirigés sur vous qui commencez une leçon.Mais quoi ! déjà l’un bâille!.En voici un qui taquine son voisin sous la table, un autre qui regarde les images de son histoire de France ; ceux-là, plus dociles, luttent contre l’envie qu’ils ont de ne pas vous écouter, et pendant ce temps vous, “ le bon maître, ” comme vous appelaient jadis vos élèves d’un jour à l’école annexe lorsque vous étiez normalien, vous, intelli- t Donc, mon ami, votre leçon n’a pas été aimable et il faut que vous la rendiez aimable un autre fois.Je sais pourtant que cette leçon avait été; bien préparée, qu’hier au soir fort tard, j’aurais pu vous trouver étudiant sous le grand abat-jour vert de la petite lampe que je connais ; aussi ce n’était point la science qui manquait dans votre leçon, mais elle était maussade cette science-là, maussade comme un jour de pluie que l’on supporte avec peine et qu’on voit finir avec joie.—Avez-vous donc oublié ce que vous disait jadis votre professeur de pédagogie à l’Ecole Normale, et ce qu’il savait si bien mettre en pratique, lui dont jamais un élève ne s’était dérobé à l’heure du cours ?Il vous disait, si j’ai bonne mémoire : “ Mes amis, avant tout, lorsque vous serez instituteurs, donnez de l’attrait au travail que vous imposez.Aujourd’hui, voyez-vous, on est revenu de cette vieille méthode qui avait introduit de l’ascétisme dans l’éducation comme il l’était dans la vie.On veut que le plaisir accompagne l’étude, de même que la nature l’a mis à côté de tout développement normal d’activité ; car le travail de l’école est, par lui-même, assez pénible pour b k k- i L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 117 un jeune écolier sans le lui rendre plus rebu- itant encore par un appareil d’austère discipline tel que l’avait jadis organisé la scolasti-v que.(Journal clés Instituteurs de Paris.) [A suivre.) Anciens instituteurs devenus célèbres (Traduit de l’anglais.) ml Plusieurs citoyens éminents des Etats-y Unis ont été instituteurs.Quelques biographes affirment que Andrew Jackson enseigna dans une école de la campagne, durant un terme ou deux, avant d’entrer dans l’armée : mais cette assertion est mise en doute, car il n’y a pas de témoignages assez évidents pour donner à ce fait a une preuve concluante.Millard Fillmore, a dix-huit ans, enseignait aussi dans une école de la campagne et subséquemment, en poursuivant l’étude du droit, il fit la classe pendant quatre hivers consécutifs afin de se procurer les fonds nécessaires pour poursuivre ses études.Franklin Pierce, fut aussi instituteur dans la deuxième ou troisième année de son cours collégial—non qu’il eût comme Fillmore besoin d’argent pour continuer ses études, puisque son père, Benjamin Pierce de Wills-brough, N.H., était un cultivateur à l’aise et bien disposé à fournir à son fils l’argent nécessaire pour ses dépenses au collège—mais .Ie jeune Pierce se fit éducateur, en grande partie parce que le salaire offert, $13 par T.;.niois, renflait d’autant sa bourse, détail qui _ n était pas à dédaigner dans ces temps de P frugalité.Jas.A.Garfield a aussi été instituteur, et comme tout le monde le sait, il débuta dans une école de la campagne pendant 1 hiver de 1849-50, après son premier terme au séminaire de Chester.Il fit la classe au e • collège de Hiram, tout le temps que dura ses études et après avoir suivi un cours additionnel au collège William, il devint professeur de Hiram.L’année suivante, 1857, à l’âge de vingt-six ans, il fut élu président de ce même collège, position qu’il occupa jusqu’à ce qu’il entrât dans l’armée en 1861.Chester A.Arthur gagna dans l’enseignement l’argent qu’il lui fallait pour faire ses études classiques, et après avoir obtenu ses degrés, il continua d’enseigner encore plusieurs années, tout en se livrant à l’étude du droit.Grover Cleveland a aussi enseigné pendant quelque temps.A clix-sept ans il fut nommé clerc et assistant instituteur dans une institution d’aveugles, à New-York, où son frère, W.Cleveland, était professeur.11 occupa ce poste pendant plus de deux ans.Convention des instituteurs de la Puissance du Canada Troisième journée ( Suite ) La seconde conférence : The Study of Form in the Public Schools, est donnée par M.S.-P.Robins, principal de l’école normale McGill.L’étude de M.Robins s’applique surtout à l’enseignement de la géométrie, qui, selon le conférencier, doit être intuitif.Mettant en pratique ce qu’il conseille, il donne, à l’aide d’objets, de morceaux de papier découpés, de figures au tableau noir, une théorie assez complète des angles, des triangles et du cercle, et démontre des théorèmes que de jeunes enfants ne comprendraient que difficilement, si l’on traitait ces propositions d’une façon technique.Kindergaten Section.—Réunion au Collegiate Institute, à 3 heures, sous la présidence de Mme Newcombe.La première conférence : The relationship of the Kinder g aten to Art, est donnée par Mlle Caroline Hart, inspectrice générale des 118 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE jardins de l’enfance dans la province d’Ontario.Mlle Hart fait voir l’utilité de ces institutions.Elle parle du développement de la pensée chez l’enfant, grâce aux productions artistiques qu’on expose sous ses yeux.Tout objet met son intelligence en éveil : il interroge, il veut connaître la nature de tout ce qui s’offre à ses regards.L’œuvre des jardins de l’enfance est, dans l’opinion de la conférencière, esthétique et utilitaire à la fois; il faut la favoriser dans la mesure la plus large.La seconde conférence : The Social Aspect of the Kindergarten, est faite par Mlle Susan Harriman, d’Halifax.Le jardin de l’enfance, suivant Mlle Har-riman, est l’un des plus grands facteurs de la civilisation.Les habitudes d’ordre, de travail et même de vertu que le petit enfant y contracte, se conservent le plus souvent, et il en ressent tous les jours l’influence bienfaisante.Le même jour, à 8 heures du soir, la section De la haute éducation se réunit au High School, sous la présidence de l’hon.G.-W.Ross.Le Rév.M.Grant, principal du Queen’s College de Kingston, traite la question : University extension in Canada.L’idéal de l’université, dit le conférencier, serait l’expression parfaite de la plus haute civilisation.Devant conduire la nation dans les aspirations les plus nobles et les plus élevées, il faut, que comme les nations, elles grandissent lentement Tl y a peu d’universités réellement grandes.Il serait absurde d’en chercher sur ce continent, quoique les Etats-Unis possèdent à eux seuls autant d’institutions portant ce nom que l’Europe.Et ceci n’est pas surprenant.Le Canada n’est pas une nation ; il ne fait que commencer à vouloir prendre place au rang des nations, et il n’est pas encore décidé sur les moyens qu’il doit employer pour y arriver.Cependant si sous le rapport des universités nous n’avons rien de bien digue d’attirer l’attention des étrangers dans notre passé, ce passé est honorable et autorise les plus grandes espérances pour l’avenir.Chaque province ayant plus de cinq cent mille âmes de population possède au moins une université ayant assez de ressources pour se maintenir honorablement.La province de Québec, pour sa.part, en a trois : Laval, McGill, Lennoxville, et la façon dont elles s’acquittent de leur mission est une preuve que nous n’en avons pas besoin d’autres.Les progrès récents de McGill font aussi voir que le Canada arrive vite à la maturité intellectuelle.En passant M.Grant exprime l’opinion que ceux qui aspirent aux professions ne sauraient mieux faire que de suivre un cours universitaire complet.Plus on se hâte, dit-il, moins on avance.Nous n’avons pas de ces universités dont le rôle consiste uniquement à accorder des diplômes.Mais en cela, comme sous d’autres rapports, nous souffrons de la concurrence américaine.Les universités ont le devoir de prendre en considération les besoins créés par les conditions de notre développement matériel.Mais il ne faut pas oublier non plus qu’aucune somme d’argent ne peut payer l’âme d’un peuple.Il faut résister à l’envahissement du matérialisme.Il appartient à la vieille province de Québec de montrer le chemin dans tout ce qui touche à l’éducation.La diversité d’origine de notre population est un obstacle formidable, mais il peut être surmonté.Tous les enfants devraient apprendre l’anglais et le français.Une population ainsi instruite marcherait à la tête des nations de ce continent.Mais les Canadiens-Français doivent, plus que les autres, faire apprendre les deux langues à leurs enfants, parce que la langue des cinquante-neuf soixantièmes des habitants de ce continent est l’anglais C’est un crime d’envoyer un enfant pour lutter dans le monde sans lui avoir enseigné la langue de la presque totalité des habitants.Cet enfant est condamné d’avance à rester aux derniers rangs de la société.(1) Le conférencier apprécie les Canadiens-Français pour leur industrie, leur économie, leur esprit artistique.11 croit qu’ils devraient se tourner vers le nord-ouest plutôt que vers la Nouvelle-Angleterre, où ils sont forcés de s’adonner à des travaux qui ruinent leur santé.Les hommes qui ont défriché les terres ingrates des cantons de l’Est sont dignes d’être placés sur les plaines les plus fertiles du monde.Qua Ad un curé Labelle se lèvera-t-il pour les y conduire ?(Appl.) M.Grant termine en suggérant la réunion d’une conférence composée des différents sur-intendants provinciaux de l’instruction publique, des représentants des universités et des principaux savants du pays pour discuter les questions se rapportant à l’éducation.(1) Les Anglais de la province de Québec pourrait peut-être apprendre un peu plus le français.(à suivre.) L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 119 Petit cours d’economie politique 99Â ième Leçon ORGANISATION DES TRIBUNAUX — TRIBUNAUX RÉGULIERS Attributions de chaque tribunal — (Suite) 7° Cour de révision.—Elle se compose de trois juges de la Cour supérieure appelés de n’importe quel district par le juge en chef et siège à Québec et à Montréal.Le rôle de la Cour de révision est de reviser en dernier ressort les jugements de la Cour supérieure, quand ils sont confirmés.Dans le cas contraire les décisions de ce tri bunal sont susceptibles d’appel à la Cour du Banc de la Reine.8° Cour du Banc de la Reine.—C’est le plus haut tribunal de la province et tout à la fois une cour d’appel et une cour criminelle.Elle est formée de six juges dont l’un est le président (1).Les assises criminelles qui se tiennent deux fois par année à Québec et à Montréal sont présidées par un seul de ces juges; mais quand cette cour entend les causes en appel elle est présidée par cinq.Les séances de cette cour sont fixées par proclamation du lieutenant-gouverneur en conseil.Il y a appel des décisions de cette cour à la Cour Supreme ou au Conseil privé, en : Angleterre.9U Cour suprême.—Ce haut tribunal a été I créé en 1875, par le Parlement fédéral, avec i juridiction concurrente à celle du Conseil Iprivé; toutefois la Cour suprême doit être r considérée inférieure à ce dernier qui, en :• vertu des prérogatives royales inhérentes à la couronne, peut entendre, et a souvent — (1) Eli d autres termes, elle se compose d’un juge : en chef et de cinq juges puisnés.entendu, un appel des jugements de la Cour suprême.(1) Tant que le Canada restera colonie de l’Angleterre, il faudra bien considérer le Conseil privé comme notre plus haut tribunal d’appel.* Voici, d’après M.Lareau, l’éminent auteur de Y Histoire du droit canadien, la juridiction de cette cour.“ La Cour suprême est une cour de droit commun et d’équité pour le Canada.Elle est composée d’un juge en chef et de cinq juges puisnés nommés par le gouverneur en conseil.Deux de ces juges sont du barreau de la province de Québec.Ils restent en charge durant bonne conduite, et ne peu vent.être démis que par le gouverneur général sur adresse des deux chambres.Le siège de la Cour est à Ottawa.Le quorum est de cing juges.Il y a trois sessions d’appel par année, mais la Cour peut ajourner ses sessions à l’époque fixée lors de l’ajournement.“ La Cour Suprême exerce une juridiction d’appel au civil et au criminel dans tout le Canada.Cet appel porte sur tous jugements définitifs, lorsque l’objet du litige est au-dessus de deux mille piastres.“ La Cour suprême a seule juridiction d’appel dans les causes d’élections contestées des membres de la Chambre des communes.Elle a juridiction d’appel sur toute décision des cours criminelles des provinces.Le gouverneur en conseil peut soumettre à la Cour suprême toutes questions sur lesquelles elle fera connaître son opinion.Elle examine tout bill privé ou pétition pour passation de bill (1) Dans le cas des écoles séparées du Manitoba, la Cour suprême du Canada avait déclaré inconstitutionnel l’Acte abolissant ces écoles, mais le gouvernement du Manitoba en a appelé de cette décision au Conseil privé, en Angleterre, qui a récemment confirmé l’attitude injuste du cabinet fanatique de Winipeg.Que reste-t-il à faire au gouvernement fédéral en cette circonstance ?—Faire respecter la constitution de 1867, qui garantit aux minorités de chaque province les écoles de leur choix. 120 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE privé, qui lui est présenté en vertu des règles du Parlement, et elle fait son rapport.” L’acte de création de la Cour suprême contient aussi une clause relative à la juridiction de ce tribunal vis-à-vis le Parlement du Canada et les Législatures des provinces : “ Lorsque la Législature d’une province formant partie du Canada aura passé un acte convenant et décrétant que la Cour suprême et la cour de l’échiquier, ou la Cour suprême seulement, selon le cas auront juridiction dans aucun des cas suivants, en matière civile, et quel que soit le montant du litige savoir : 1° les contestations entre la puissance du Canada et cette province ; 2° les contestations entre cette province et quel-qu’autre province qui auront passé un acte semblable ; 3° les poursuites, actions ou procédures dans lesquelles les parties auront, par leur plaidoyer, soulevé la question de la validité d’un acte du Parlement du Canada, ou de la Législature de cette province, lorsque dans l’opinion d’un juge de la cour devant laquelle elle est pendante, cette question est essentielle, alors, dans les deux premiers cas, la procédure aura lieu dans la Cour de l’échiquier, et appel pourra en être interjeté à la Cour suprême, et dans les autres cas le juge (pii aura décidé que cette question qui est essentielle ordonnera, s’il le juge à propos, que la cause soit portée devant la Cour suprême.C.-J.M.(à suivre.) J/instruction pour les lemmes Une jeune fille doit recevoir une instruction sérieuse, solide, étendue, complète même, si sa condition le permet.On ne doit rien négliger pour orner son esprit et développer son intelligence; les âmes, comme la terre, quand on les enfriche, ne produisent que des fruits sauvages.Les femmes ont, comme les hommes, une raison à conduire, une volonté à régler, des passions à combattre, une santé à conserver, des biens à gouverner, leur est-il plus facile qu’aux hommes de satisfaire à tous ces besoins sans rien apprendre ?Les devoirs que les femmes ont à remplir sont les fondements de toute la vie humaine ?Ne sont-ce pas les femmes en effet qui ruinent ou qui soutiennent les maisons ?qui règlent tout le détail des choses domestiques, et qui, par conséquent, décident de tout ce qui touche de plus près à tout le genre humain ?Qu’on se persuade bien d’ailleurs qu’un esprit cultivé est de tous le plus propre à comprendre ses devoirs.C’est au nom de la famille tout entière qu’il faut réclamer pour les filles une forte et sérieuse éducation.Cl.Jura n ville.BIBLIOGRAPHIE Nous accusons réception du Catéchisme d’hygiène du Dr.J.I.Desroches, traduit en espagnol par le Dr.Benito Avilés, de Madrid.C’est un honneur qui rejaillit sur le Canada français tout entier.j Nos félicitations.PARTIE PRATIQUE !( I DICTÉE LA GRAND’TANTE (xvand’tante est la tante à tout le monde, et depuis si longtemps que personne ne se souvient de l’avoir connue autrement.Les i petits enfants l’aiment beaucoup ; ils s’émerveillent qu’on puisse être vieux comme cela, et qu’un jour grand’tante ait eu aussi une L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 121 naman qui la caressait.Pour eux, elle est lu même âge que le soleil.Ses mains sont maigres, sa voix faible, son As courbé.Elle marche en s’appuyant sur le canne, la meilleure de ses trois jambes.¦Clle porte un chapeau de forme antique, mais le sa façon et luisant de properté.Elle a le grandes lunettes rondes, et quand elle lit die met son livre de l’autre côté du bougeoir.Voilà plus de soixante ans qu’elle est la providence spéciale de la famille.Parker.QUESTIONS ET EXPLICATIONS Grand’tante.La tante du papa ou de la iaman.=“ Les petits enfants s’émerveillent.” Ils sont très surpris, très étonnés u’on puisse être.Epeler : autrement beaucoup, voix, dos.=Lunettes.Le maître era toucher des verres concaves, des verres convexes, et en indiquera l’usage.Il dira pour quelle raison on se sert aussi de verres cofprés.=Pourquoi rondes est-il au féminin duriel l—Elle est la providence spéciale de la famille.Elle veille à tout dans la famille, s’occupe de ses besoins, de son bonheur.Nota.—1° Dessiner une paire de lunettes.Trouver et écrire cinq adjectifs pouvant qualifier le mot lunettes: Ex.lunettes bleues, ?blanches, vertes, solides, etc.—-Il faut bien i aimer les vieilles personnes de sa famillle.Pourquoi ?II DICTÉE LES ÉPIDÉMIES Ce sont de grands et singuliers phénomènes.On voit parfois, lorsque les cités sont calmes et joyeuses, le sol s’ébranler tout à coup et les édifices s’écrouler sur la tête des habitants ; de même il arrive qu’une influence mortelle sort soudainement de profondeurs inconnues et couche d’un souffle infatigable les populations humaines commes les épis dans leurs, sillons.Les causes sont ignorées, les effets terribles, le développement immense.Rien n’épouvante plus les hommes ; rien ne jette de si vives alarmes dans le cœur des nations ; rien n’excite dans le vulgaire de plus noirs soupçons, il semble, quand la mortalité a pris ce cour mit, que les ravages n’auront plus de terme, et que l’incendie, une fois allumé, ne s’éteindra désormais que faute d’aliments.Littré.QUESTIONS ET EXPLICATIONS Epidémie (gr, épi, sur; démos, peuple), Maladie qui, dans une même localité frappe un grand nombre d’individus à la fois, mais dont la cause est accidentelle, passagère.La grippe, le choléra, la coqueluche, le croup, les fièvres, etc., prennent souvent la forme épidémique.D’autres maladies, dites endémiques semblent propres à certains pays, s’y développent constamment; telle sont : la peste, en Egypte ; la fièvre jaune, aux Antilles ; le choléra, près du Gange, etc.= Il arrive.Quelle sorte de verbe ?Trouver d’autres verbes qui ne sont qu’accidentellement impersonnels (il y a, il convient, il résulte.) =Expliquer ce que c’est que la cause et Y effet.=Le vulgaire.Le commun des hommes.— Ordinairement vulgaireestadjectif.=Q uancl.Sa nature ?Trouver un exemple où l’on écrirait quant.—Courant.Nom.Employer ce mot comme participe présent (en courant, Louis est tombé) et comme adjectif verbal (le mois courant, l’eau courante.).Autres exemples de participe présents pouvant être à l’occasion adjectifs verbaux et noms (vivant, calmant).Nota.—1" Analyser logiquement la phrase: Les causes sont ignorées.—2° Signification de : singulier phénomène, cité, édifice, immense, alarme, mortalité____?—3° Pren- dre comme sujet d’une courte rédaction : “ Le choléra de 1-832. Ill DICTÉE LA FEMME INSTRUITE La femme instruite devient la compagne intelligente de son mari, il est compris d’elle.Elle vit de ses idées, elle s’élève avec lui au-dessus des affaires prosaïques du ménage, et souvent elle le soutient dans les difficultés, dans les luttes dont est semée l’existence de l’homme.Ses conseils sont précieux, et il aime à lui confier ses embarras, ses espérances et ses ennuis.De moitié dans la gouverne de la maison, la femme instruite tient la comptabilité, sait ce qu’on dépense et ce qu’on gagne, et par là se maintient dans une sage économie.Son mari l’apprécie et fait son éloge à tout venant.Mais où l’instruction de la mère apparaît utile et avantageuse, c’est dans l’éducation de ses enfants.Tout petits, elle sait les soigner dans leurs maladies ; plus grands, elle commence à leur apprendre à lire et à raisonner sur toute chose ; écoliers, elle les suit dans leurs études,les aide et les encourage.Une mère instruite est un trésor pour ses enfants.QUESTIONS ET EXPLICATIONS Femme.La lettre e a ici le son de a.Il en est de même dans les mots nenni, solennel, indemniser, prudemment, ardemment, hennir.— enorgueillir, enivrer, ennoblir.se prononcent an-orgiieillir, a n-ivrer.en atténuant toutefois le son nasal an.=Prosdi- que.Vulgaire, sans éclat, sans agrément- monotone.—Etymologie : prose, par opposition à vers.On sait en effet que la prose est plus unie, moins brillante, moins agréable souvent que les vers.A quelle forme verbale doit-on rapporter “ il est compris d’elle ” ?Donner la définition du verbe passif ?Tourner par la voie active l’expression ^signalée précédemment (elle le comprend.) Rendre “ elle le soutient ” parla tournure passive (il est soutenu par elle =Les difficultés, les luttes dont est semé l’existence de l’homme.Le mot semée esi pris ici dans quel sens ?L’employer au sen propre.=Précieux, qui est de grand pria:.De la même famille : précieusement, préciosité, apprécier, appréciable, appréciation,.déprécier, dépréciation,.priser, prisée, pri- seur (commissaire.).mépriser, mépris méprisable.=- A tout venant, au premier venu-Venant est ici substantif; on réunit souvent dans ce cas à allant : les allants et les venants.—Tout, pourquoi est-il invariable ?Donner les principales règles relatives à son accord.Nota.—1° Marquer d’un trait les compléments directs ;—2° Faire connaître le sens de espérances, ennuis, comptabilité, économie> éloge, éducation, raisonner ; 3° Montrer qu’en tenant avec beaucoup de soin la comptabilité de la maison, la femme rend de très grands services à son mari et à ses enfants.O Exercices de redaction LETTRE DU NOUVEL AN Sujet.—Lettre à un oncle et à une tante, à l’occasion du 1er janvier.Mon cher petit oncle et ma chère petite tante, Je suis bien content que le premier de l’an soit arrivé, non pas pour avoir des étrennes, mais parce que je puis vous dire, de ma plus balle écriture, que je vous aime de tout mon cœur, comme un bon petit oncle et une bonne petite tante que vous êtes.Mou oncle, je souhaite que tu récoltes beaucoup de blé, et que tu vendes cher, afin de gagner beaucoup d’argent.Ma tante, je souhaite que tu n’aies plus de migraines jamais, jamais ; et puis aussi que mon oncle fasse arranger ta salle à manger et achètes le fourneau que tu désires. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 123 Je souhaite encore que votre neveu Jean-Charles devienne sage comme son cousin Jules et savant comme son oncle Edmond, pour que vous soyez contents de lui.Après cela, je vous embrasse bien plus fort que d’habitude, ma tante sur les deux joues et mon oncle au front, pour que sa barbe 11e me pique pas.Votre neveu qui vous aime.en se combinant aux alcalis, forment les savons.Enfin, Y acide oxatique (vulgairement sel d’oseille) s’obtient généralement par l’action oxydante de l’acide azotique sur le sucre, la fécule ou l’amidon.ABITHMETI'p J ail; L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 127 epos.La hauteur sous les plafonds ne sera as inférieure à 12 pieds.Il n’y aura pas de orniches autour des murs.Le sol des ;>caux sera parqueté en bois dur bien joint ; Dutefois on admet les bois de sapin et de pin ans les régions où le bois dur n’existe pas, nais à condition qu’ils soient employés par mies étroites et passés à l’huile de lin bouil-mte.Tous les locaux seront disposés de icon à recevoir un volume d’air proportional au nombre d’élèves, ainsi que les rayons olaires.Enfin le réfectoire, la cuisine et ses épendances seront relégués dans un bâtirent spécial communiquant, par un couloir, l’habitation scolaire.PENSEES C’est en ne faisant rien que l’homme s’habitue à mal faire.Publius Syiius.* A* % Celui qui te flatte cherche à te duper.Caton d’Utique.* * * La loi n’est pas faite pour l’homme de conscience et d’honneur.Richardson.* * * Ce qui n’était qu’une erreur devient une faute si l’on y retombe une seconde fois.L’instruction publique en Turquie 7: u ' id; è if!, f : Voici l’état de l’instruction publique dans ’Empire Ottoman : Turquie d’Europe, 4,190 coles ayant 286,300 élèves; Turquie d’Asie, .4,970 écoles avec 451,530 élèves.Ecoles du second degré dans tout l’Em-)ire, 449 avec 2>‘,446 élèves.Ecoles supérieures, 35 avec 2,550 élèves.Ecoles militaires du deuxième degré, 26 ¦vec 6,745 élèves ; écoles militaires supé-ieure, 8 avec 1,599 élèves.Deux écoles de médecine : l’une civile, ’autre militaire.—Deux écoles d’ingénieurs.—Une école de langues.— Une école de boit.—Une école de commerce.—Une école les beaux-arts.—Une école des mines et orêts.—Line école primaire, secondaire, et ¦upérieure.— Une école normale d’institu-rices.—Le lycée de Galata-Séraï.—L’école uilitaire de Pancaldi avec 500 élèves.— L’école navale de Halki.—Par les soins du ultan Hamid de nouvelles écoles primaires ¦’établissent avec une grande rapidité.{L’Orient.) Publius Syrus.NOUVELLE ARITHMETIQUE ELEMENTAIRE POUR LES ÉCOLES FRANÇAISES DE QUÉBEC APPROUVÉE PAR LE BUREAU UE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.On reconnaît depuis longtemps le très grand mérite de l’Arithmétique Elémentaire de Kirkland et Scott, dont on se sert avec tant de succès dans les écoles anglaises de cette province.Bon nombre de professeurs français ont exprimé le désir de voir ce petit ouvrage en langue française, et c’est pour aller au devant de leurs vœux que l’on offre au public une traduction du livre de MM.Kirkland et Scott, faite très soigneusement sous la direction de M.U.E.Archambault, M.A., de Montréal.La nouvelle Arithmétique sera en vente chez tous les libraires de la province de Québec.Prix, 25 cents.A vendre en gros à Lévis, Imprimerie de Mercier & Cie., libraires-éditeurs. 128 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE EDITEURS DE MUSIQUE ;| ASSORTIMENT VARIE DE l’UXOS ET HARMONIUMS AMERICAINS ET CANADIENS.INSTRUMENTS DE MUSIQUE DE TOUTES ESPECES P U Seule agence à Québec de la machine à coudre, liors de concours, diteTTQNTC'TTü de New-York.?MONTREAL Accords et réparation,s de J R NorJaoq.Cartier >NJ UMS Q ltG UBS d’églises etc., promptement ex_ , regies de l’art, ainsi que réparations de Machines à coudre Nos.135 & 137, rue St-Jean, H.-V., Québec.DAVID OUELLET Membre «le P Association «les Architectes «le la province de Québec ABCHITECTE.EYALÜÀTEÜB, EXPE1T, Etc.Bureau : 113, rue Sl-Jean ; Atelier ; 37, rue d’Aiguillon, Quéliee.Le seul tenant un atelier cVexécution dans Vart architectural et décoratif.Inventeur et manufacturier des nouvelles targettes à levier- LIVRES DE J.-B.CLOUTIER, Approuvés par le Conseil de VInstruction publique : Grammaire française, Devoirs grammaticaux, Syllabaire d'après une méthode rationnelle, Recueil de leçons de choses illustré, Méthode de lecture rationnelle en dix tableaux.T Imprimé par L.-J.DEMERS & FRÈRE, No.30, rue de la Fabrique, Québec.
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