L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1 mars 1893, mercredi 1 mars 1893
14me Année 1er MARS 1893 Numéro 13 JOURNAL D'EDUCATION ET D’INSTRUCTION “ Rendre le peuple meilleur ” PARAISSANT LE 1er ET LE 15 DE CHAQUE MOIS, LES VACANCES EXCEPTÉES L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE J.-B.CLOUTIER, Rédacteur-propriétaire C.-J MAGNAN, Assistant-rédacteur » Prix de l’abonnement : UN DOLLAR par an, invariablement payable d’avance Toute correspondance, réclamation, etc., concernant la rédaction ou l’administration, devra être adressée à J.-B.Cloutier, 148, rue St.Olivier, Québec.Mgr.de L’AUBERIVIÈRE, 5ième évêque de Québec.Notice biogï Mgr.François-Louis de POURROY DE L’Auberivièiie naquit eu France en 1711, et devint évêque de Québec en 1739.Il mourut en 1740, quelques jours après son arrivée en Canada, victime de ‘m ' & .: ;• i • A'‘.i.>- ¦: «*1SSIÉ1 •Y y ¦¦ 1 r- ÜY.: mm -• XHfi Mr PSSSS son zèle à soigner les pestiférés pendant la traversée.L'évêque, arrivé à Québec le 12 août, tomba malade le 13 et mourut le 20.11 expira au regret général des habitants de Québec qui avaient déjà conçu pour lui les sentiments de la plus haute estime.5979 194 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE SOZKEZKEA.IRX:.Portrait et notice biographique de Mgr de Lauberivière, 5e évêque de Québec.—Actes officiels: Nominations de commissaires d’écoles^-—Demande d’érections de municipalités scolaites.—Déli- limitation de municipalité scolaire.—Pédagogie : Chronique pédagogique.—Lecture à haute voix.—Questions de grammaire.—Etymologies géographiques.—Petit cours d’économie politique, 26e leçon : Institution du jury.—Convention des instituteurs de la Puissance du Canada.— Partie pratique: I, Dictée: Lapatrie.—II, Dictée, un frère aîné.—III, Dictée, Eruption et ravages d’un volcan.—Fable expliquée et traduite en prose.—Guerre à l’anglicisme.—Version anglaise.-—Divers: Poésie: I, La rencontre.—II, Au bord de la mer.—Petite revue.—Préceptes de l’hygiène scolaire.—Echos du recensement de 1891.—Thermomètres.—La librairie N.D.des Victoires.—Annonces.ACTES OFFICIE ES Département de l’Instruction Publique 11 a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, en date du 10 février dernier (1893), de nommer M.Benjamin F.Beaulieu, commissaire d’écoles de la municipalité de Sainte-Martine, comté de Châteauguay, en remplacement de M.Cymien Pruneau, absent.Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, en date du 10 février dernier (1893), de nommer M.Thomas J.Brown, syndic des écoles dissidentes de la paroisse de Saint-Zoti-que, (Coteau-Landing), comté de Soulanges, en remplacement de M.George A.Scott, absent.Demande d’érections de municipalités scolaires Eriger le canton Otis, dans le comté de Chicoutimi, en municipalité scolaire, sous le nom de Saint-Félix de Otis.Détacher de la municipalité de Saint-Michel d’Ya-maska, dans le comté d’Yamaska, les lots du cadastre de la paroisse d’Yamaska, Nos 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 14, 15, 20, 21, 24, 25, 28, 29, 32, 33, 44, 45, 49, 50, 54, 55, 59, 60, 62, 65, 66, 67, 68, 72, 73, 76, 77, 81, 82, 88 et 89.Et de la municipalité scolaire de Saint-Michel d’Yamaska No.3, les lots du dit cadastre Nos.108 et 112, et annexer tous ces dits lots à la municipalité de Saint-François du Lac, paroisse, dans le même comté, pour les tins scolaires.Détacher de la municipalité de Saint - Prosper, dans le comté de Dorchester, les rangs onze, douze, treize et quatorze, du canton de Cranbourne, et les rangs un, deux et trois, du canton de Watford, partie sud-ouest, même comté, qui forment la mission de Saint-Benjamin, et les annexer à la municipalité de Cranbourne, même comté, pour les tins scolaires.Détacher de la paroisse de Saint-Colomban, comté des Deux-Montagnes, les lots du cadastre Nos.1, 2, 3, 4 5 et 6, et les annexer pour les tins scolaires à la municipalité de Saint-Canut No.2, même comté.Délimitation de municipalité scolaire Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un ordre en conseil, en date du 14 février dernier (1893), de détacher de la municipalité scolaire de Saint-Roch, les lots du cadastre de la paroisse de Saint-Roch de l'Achigan, depuis et y compris le No.616 à aller au No.646, inclusivement, et de les annexer à la municipalité scolaire de | la paroisse de Saint-Lin, dans le comté de l’Assomp- J tion.Cette annexion ne prendra effet que le premier i juillet prochain (1893.) GEDEON OUIMET, Surintendant, il Chronique pedagogique Les idées rationnelles font leur chemin.Dernièrement, le Pionnier de Sherbrooke, parlant du Conseil législatif, a émis l’idée que ; le corps enseignant devrait être représenté dans cette branche de la législature.Le corn-' [ merce, l’industrie, les professions ont des | représentants dans le parlement, le clergé, les universités et les instituteurs seuls sont cj ignorés.*** ' ; La Presse de Montréal a publié ce qui ; suit à propos du congrès agricole de Québec : j “ Le premier sujet ouvert à la discussion a été : “ De l’enseignement agricole dans nos : a écoles primaires.” Cette discussion a amené une singulière découverte suivant moi ; c’est que généralement, dans toutes nos écoles pri- ; maires, on n’enseigne pas l’agriculture avec fruit, que 95 pour cent et plus des titulaires | des écoles de la campagne ne peuvent enseigner l’agriculture, faute de connaissances pédagogiques nécessaires.Ces conclusions !»: L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 195 t» m’ont frappé vivement ; je n’ai pu m’empêcher de faire le raisonnement suivant : Quoi ! l’on s’occupe tant de l’agriculture et l’on 11e peut trouver dans nos écoles de la province que quelques titulaires d’écoles primaires qui puissent enseigner d’une manière convenable l’agriculture.C’est vraiment singulier ; ne devrait-on pas alors s’occuper un peu plus de l’enseignement en général ; car après tout, le succès de l’agriculture chez une nation dépend en grande partie du niveau de l’éducation et de l’instruction chez cette nation.Commencez par faire aimer sincèrement l’agriculture au jeune enfant à l’école, et vous en ferez un vrai cultivateur, la chose est évidente.L’on dit sur tous lestons : “ Le cultivateur, s’il veut réussir, doit cultiver avec intelligence et science.S’il n’a pas acquis les premiers éléments de la science à l’école, si dès ses premières années on n’a pas développé chez lui un certain goût pour l’étude, comment pourrait-il plus tard cultiver avec intelligence et science ?” “ Nous voulons une agriculture prospère dans la province, commençons par la base, commençons par avoir de bonnes écoles primaires, que nos gouvernants ne négligent rien pour arriver à ce but.C’est le point important, ne l’oublions pas.” Bravo ! Celui qui a écrit les lignes qui précèdent mérite les félicitations des personnes sensées.“ Commençons par avoir de bonnes écoles primaires, que nos gouvernants ne négligent rien pour arriver à ce but.” Toute la question de la réforme de l’enseignement est dans ces deux lignes.Les discours échevelés, les articles de journaux exagérés ne serviront à rien.Commençons par le commencement.Si on veut sérieusement faire avancer la cause de l’agriculture dans notre province, il faut de toute nécessité confier l’éducation de nos garçons à des hommes.Actuellement, les sept huitièmes des titulaires de nos écoles sont des jeunes filles instruites et dévouées, c’est vrai, mais impropres à former une génération de cultivateurs parfaitement instruits de leurs devoirs professionnels et civiques.Ce qu’il faut à la jeunesse vigoureuse et intelligente de nos campagnes, ce sont des instituteurs dans toute la force du mot, des hommes instruits à la seule fin d’enseigner.Nos écoles normales en fournissent un certain nombre, chaque année, de ces instituteurs : au gouvernement de terminer l’œuvre com men-cée par ces maisons en se faisant un devoir de placer avantageusement les élèves-maîtres.Abolissons les écoles mixtes : que les écoles de garçons soient dirigées par des instituteurs, les écoles de filles par des institutrices.Prenons les moyens de payer raisonnablement ceux qui se dévouent à l’éducation de l’enfance et de la jeunesse.Parlons moins à tort et à travers, rendons-nous compte de notre système d’enseignement primaire, voyons ce qu’il contient de bon et complétons-le au plus tôt.;< Ne serait-il pas à propos de donner, officiellement, à chaque degré de l’enseignement, un représentant au Conseil de l’instruction publique ?L’enseignement élémentaire, l’enseignement moyen et l’enseignement supérieur, représentés par des gens du métier, y gagneraient, croyons-nous.Ce n’est pas qu’il faille enseigner pour être homme au fait de l’éducation, mais il est utile que quelques-uns des lutteurs du jour soient là, pour renseigner au besoin.” Les lignes ci-dessus sont tirées du Bon Combat de Joliette.Nous avons sous les yeux le bulletin d'inspection que M.M.les inspecteurs d’écoles sont obligés de transmettre lorsque la visite des écoles d’une municipalité est terminée.Peu de personnes se forment une idée juste de la somme de renseignements que les inspecteurs d’écoles ont à fournir à l’honorable surintendant de l’Instruction publique sur j chaque école de leur district d’inspection.La charge d’inspecteurs d’écoles est loin d’être 196 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE une sinécure.Ces officiers sont constamment en rapport avec le département de T Instruction publique.*7v ¦7Y' Mr.Léon Eamelart, professeur à Mont-tréal, à publié un excellent article dans la Presse du 27 décembre dernier, intitulé : A 'propos de réformes.Cet écrit a été reproduit en entier dans le Journal de VInstruction publique de janvier dernier.C.-J.M.Pédagogie LECTURE A HAUTE VOIX La lecture à haute voix consiste à donner à chaque syllabe, à chaque mot, à chaque phrase une prononciation nette, distincte,compréhensible, et appropriée au sujet à lire.Le ton doit être proportionné au morceau, et, bien qu’il ne faille pas viser à la déclamation, la voix n’en sera pas moins naturelle et mesurée.C’est un travail très long et qui demande beaucoup de patience, du tact et d’habileté de la part de l’instituteur.Il commence aussitôt que les enfants lisent couramment, par des exercices mécaniques, à ne donner à lire que des petites phrases courtes, simples, à les décomposer en les accompagnant de la prononciation figurée.Prenons par exemple la première leçon du livre de lecture de M.Lagacé.DÉCOMPOSITION (1) Je suis à l’école.(1) Je su-i za l’ékol (2) Je viens à l’école pour apprendre quelque Je vi-in za l’ékol pour ap-pren-dre quelque chose qui me soit utile “ “ soit-tutile (3) Je suis un écolier.Je su-i zun nécoiier On continue à décomposer ainsi toutes les phrases du morceau, en ayant soin de tout faire écrire sur le tableau noir.Pour habituer les enfants à faire parler I leur lecture, il est utile de leur poser unei série de questions se rapportant au morceau à lire.M.—Où êtes-vous, Alfred.?(Exiger que| la question soit incluse dans la réponse.) Alfred.—Je suis à l’école.—Bien, lisez cela, dans votre livre.M.—Que venez-vous faire à l’école, Emilej E.—Je viens à l’école pour apprendre.M—Apprendre quoi.Emile.—quelque chose qui me soit utile] M.—Lisez maintenant cela dans votre livre.On continue de la sorte jusqu’à la fin dr morceau.Quelques semaines de ce travail suffîronl pour faire faire aux élèves, dans la lecture, des progrès signalés, si on a soin de faire récapituler souvent les leçons apprises.Plus tard; on ne fera décomposer que lorsque les élève?hésiteront à lire un mot.De cette manière ils parviendront en peu de temps à lire convenablement et sur le ton de la parole.Quand les élèves seront plus avancés e’ qu’ils pourront apprendre par cœur de petites poésies,ou fables, on leur donnera de fréquent; exercices de récitation.Ce sera un excelleni moyen de les aider à acquérir une bonne pro nonciation et de les familiariser avec la leo ture à haute voix.Cfcuestions de grammaire lu “ Doit-on dire : livre quatre ou livr quatrième, chapitre trois ou chapitre trov sième, verset deux ou verset deuxième.” On peut employer l’adjectif cardinal o l’adjectif ordinal, c’est l’oreille qui estjugi L’Académie écrit : chapitre premier, cha pitre second, chapitre deux.L’article DE du titre deux de telle loi.“ Dans les phrases suivantes : que de corn bats n’a-t-il pas eu à livrer ! Que d’enne L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE - mis n’a-t-il pas eu à vaincre ?ne pourrait-m pas écrire indifféremment eu on eus ?” '• En général, les participes eu et donné 1 suivis de la préposition à et d’un infinitif peuvent s’écrire variables aussi bien qu’invariables.Tels sont les deux participes des |phrases précédentes.Tl y a cependant des cas où le choix n’est pas arbitraire.Tels sont les avantages que j’ai eus à combattre cette doctrine (grammaire de Noël |ùt Chapsal, cours supérieur.) Comment doit-on prononcer les mots suivants : Confolens, Saint-Gaudant, Loadicée, Deshouilières, Destouches, Nesker.Prononcez comme s’il y avait : Confolon, Saint - Gaudinse, La-o-dicée, Dezoulières, Detouches.Nécair.“ La phrase suivante est-elle correcte : Je lui tendis une main brûlante et muette.” L’épithète brûlante peut bien convenir au nom main, mais l’épithète muette nous semble plus que hasardée.—Comment doit-on prononcer le nom du général Dodds ?On le prononce comme il s’écrit, en faisant entendre toutes les lettres.“ Comment se prononcent les mots suivants qui se trouve dans les livres de lecture : Frantz, Volden, Fritz> Hetman, Stephenson ?” Ces noms appar-tiennent à des longues étrangères.Dans ce cas, nous sommes bien souvent forcés de les lire comme ils sont écrits ; il serait même parfois prétentieux ou ridicule de les prononcer autrement, quand même on connaîtrait la vraie prononciation dans la langue a laquelle ils appartiennent.Ainsi Buckingham.Mais Stephenson est un nom qu’on entend plus souvent prononcer ; on dit en français Sté-fenn-son.” Frantz, Volden, Fritz sont des noms allemands, qui, dans cette langue se prononcent : Fram-tse.Folden, Fritse, Hetman, ett’man’ en français.Mansard.197 Etymologies géographiques Nous traduisons d’un journal d’éducation des Etats-Unis les étymologies suivantes : Kingston, Cronstadt, Kônigsberg, signifient ville du roi.Montenegro — mont noir ; Monterey = mont royal ; Montevideo = perspective de montagnes = Montréel — mont-royal.Popocatepetl— montagne fumante ; Hym-malaya — demeure de la neige.Le lac Winnipiseogu = sourire du grand esprit ; il en est de même des chutes de Minnehaha,— qui signifient Veau riante en langue indienne.Valparaiso = vallon du paradis et Euphrate signifie qui réjouit, pareeque ses inondations annuelles réjouissaient les habitants de ses bords.Venezuela = petite Venise, car les habitations des Indiens, bâties sur pilotis dans le lac Maracaibo rappelaient Venise aux premiers visiteurs espagnols.Yucatan — a une étymologie assez comique : Les Espagnols demandant aux naturels comment s’appelait la contrée, ceux-ci demandèrent en retour : Yuca tan ?voulant dire .que dites-vous.Les Espagnols crurent entendre le nom du pays.Wallace, pirate anglais, s’était fait un repaire de Balize ; les Espagnols, prononçant mal son nom avaient nommé l’endroit Walliz qui, par le temps est devenu Balize.Papou =cheveux crépus.Magellan trouvant les habitants de la pointe méridionale de l’Amérique du Sud chaussés d’énormes mocassins, crut qu’ils avaient les pieds très grands et les appela Patagons, très grands pieds.Labrador = devrait être appelé terre.Labrador ; Labrador signifie cultivé.Groenland, — flamand, terre-verte.Sierra vient de scie.L’apparence d’une montagne vue de loin, présentant celle d’une scie : Sierra-Leone est la scie du lion ; 198 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Siera-Maclre, scie de la mère ; Siéra-More-nus, scie de la brune ; Siéra-Nevada, la scie de neige.Santa-Cruz = la sainte croix ; San Salvador = le saint sauveur; Santa-Fé, la sainte foi ; Saint-Domingo, le saint dimanche, le saint jour du Seigneur.Saphun est un terme oriental.Quand les Phéniciens abordèrent en Espagne, ils trouvèrent le pays où ils avaient débarqué plein de petits lapins, et l’appelèrent Sphania, d’où Espania, Espagne.Mississippi — père des eaux ; Ohis — belle rivière ; Missouri, eau bourbeuse ; Oréno-que, signifie serpent replié ; Tweed, rivière serpentante.Niagara = tonnerre des eaux.Rio del Norte = rivière du nord; Rio Janeiro = rivière de janvier ; Rio de la P lata = rivière d’argent.Madère nommé par les Portugais, signifie bois de construction.Beled et Jarid, en arabe, veut dire pays des dattes ; Buenos Ayres a été ainsi nommé pour ses airs, ses brises ; cela mot à mot veut dire bon air.Les Açores eurent leur nom du grand nombre d’éperviers qu’y virent les premiers visiteurs portugais, bien que ces îles aient été vues par un négociant flamand.Bosphore, c’est le trajet de Jupiter sous la forme d’un jeune bœuf y ayant porté Europe à travers les flots.Le fleuve de Amazones a son nom de deux mots indiens, Amos-Sonas, qui signifient, destructeurs de bateaux.Petit cours d’économie politique 2 Qième Leçon DE QUELQUES DROITS ET LIBERTÉS INSTITUTION DU JURY ( suite ) Le Grand Jury.—Tout individu arrêté i sous accusation d’un acte criminel a le droit r de soumettre cette accusation à ses égaux, i c’est-à-dire à des jurés, qui décident si elle I est fondée ou non.(1).C’est le rôle du j Grand jury.Lorsque les témoignages enten- 1 dus paraissent incriminer suffisamment l’accu- rj sé, ce dernier est condamné par les jurés à subir son procès aux assises criminelles présidées J par un juge de la Cour du Banc de la Reine, j 4 devant un petit jury.(2) Sa composition.—Aussitôt après en avoir
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