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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
mercredi 15 mars 1893
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1893-03, Collections de BAnQ.

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14me Année 15 MAES 1893 Numéro 14 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE JOURNAL D'EDUCATION ET D’INSTRUCTION “ Rendre le peuple 'meilleur ” PARAISSANT LE 1er ET LE 15 DE CHAQUE MOIS, LES VACANCES EXCEPTÉES J.-B.CLOUTIER, Rédacteur-propriétaire C.-J.MAGNAN, Assistant-rédacteur Prix de l’abonnement : UN DOLLAR par an, invariablement payable d’avanee Toute correspondance, réclamation, etc., concernant la rédaction ou l’administration, devra être adressée à J.-B.Cloutier, 148, rue St.Olivier, Québec.Mgr, de PONTBRIÂND, 6ième évêque de Québec, Notice Mgr.Henri-I Marie Du bretjil de Ponte riand fut nommé évêque de Québec en fl 1741 et le dernier de la domination française.Il se SaHBHM —-j-' fi} ¦ retira à Montréal après la prise de Québec et mourut en 1760.S o n dévouement auprès des pestiférés, en 1755, et ses grandes vertus en font une des belles ligures de l’épis copat canadien.5979 210 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE SOIKEMikZRX:.Portrait et notice biographique de Mgr de Pontbriand.-—Actes officiels : Nominations de commissaires d’écoles.— Délimitations de municipalités.— Pédagogie: Bibliothèques scolaires.— Les maisons d’éducation de Québec à l’exposition de Chicago.—Convention des instituteurs de la Puissance (suite et hn).—Instruction civique, 27e leçon : le petit jury.—Partie pratique : I, Dictée: L’ânon.—II, Dictée: Piété filiale chez un vieillard.—III, Dictée : Le cèdre du Liban.—Analyse littéraire et rédaction : Le grillon.—Guerre à l’anglicisme.—Traduction anglaise.— Arithmétique : Problèmes.—Petite histoire des Etats-Unis.—Divers : Poésie : La lecture en famille.—Le millionnaire Jay Gould.—L’Académie française.— Pensées.—Annonces.ACTES OFFICIELS Département de l’Instruction publique Nominations de commissaires d’écoles Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, en date du 22 février dernier (1893j, de nommer M.François Gendron, commissaire d’écoY de la municipalité de Sainte-Anne de la Pocauère No.2, comté de Kamouraska, en remplacement de M.J.Eustache Sirois, absent.Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, en date du 20 février dernier (1893),de nommer commissaires d’écoles de Saint-Casimir, comté de Portneuf, M.Edmond Lépine, en remplacement de M.Napoléon Galarneau ; et M.Phi-locles Guertin, en remplacement de M.George Dou-ville ; MAI.Galarneau et Douville étant absents depuis plus de trois mois.Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, en date du 24 février dernier (1893), de nommer AI.Adolphe Jolette, syndic d’école pour la municipalité d’Arundel, comté d’Argenteuil, en remplacement de M.Adolphe Laçasse, absent.Délimitations de municipalités Détacher de la municipalité scolaire de Wotton, comté de Wolfe, depuis et y compris le lot No.13 jusqu’au lot No.26 inclusivement, du 15e rang de Wotton, et les annexer à la municipalité scolaire de “ Saint-Joseph de Ham Sud,” dans le dit comté de Wolfe.Cette annexion ne devant prendre effet que le 1er juillet prochain (1893).Détacher de la municipalité scolaire de “ Alille Vaches* ” comté de Saguenay, l’arrondissement dit de la “ Pointe à Boisvert, ” sur le littoral de la Baie des Mille Vaches ; borné comme suit : au nord-ouest, par la rivière à La Truite, et au sud-est par et y compris la propriété de Paul Barrette, et l’ériger en municipalité scolaire distincte, sous le nom de “ Pointe à Boisvert, ” comté de Saguenay.Cette érection ne devant prendre effet que le 1er juillet prochain (1893).Eriger en municipalité scolaire distincte, sous le nom de “ Saint-François-Xavier de Shefford,” pour les catholiques seulement, la paroisse de ce nom, dans le comté de Sheflord, avec les mêmes limites qui lui sont assignées par la proclamation du 20 mars 1862 ; plus les lots Nos.2, 11, 12, 13 et 14, du 1er rang du canton de Shefford, les Nos.10, 11 et 12 du 4e rang du dit canton de Shefford, et les lots Nos.10, 11 et 12, du 5e rang du susdit canton de Shefford, et le lot No.20, du 6 rang du canton de Brome, comté de Brome.Cette érection ne devra prendre efiet que le 1er juillet prochain (1893.) Bibliothèques scolaires Dès l’école primaire on doit inspirer le goût de la lecture aux enfants, leur faire aimer les livres.Autrement, l’enseignement ne laissera aucune trace durable.Trop souvent, dans notre pays, les livres classiques sont relégués “ au grenier ” et deviennent la propriété des souris qui les rongent ou des araignées qui les recouvrent charitablement de leur tissu soyeux.D’où vient cette apathie honteuse à l’égard de toute étude sérieuse que l’on constate chez les jeunes gens, une fois sortis de l’école ?Co/nment se fait-il que si peu de cultivateurs, d’ouvriers, de commis, etc., cherchent à s’instruire dans les publications et les livres relatifs à leur état ?—La réponse est facile.Durant leurs jeunes années, ils ont bien appris à lire après beaucoup d’efforts, mais la plupart du temps on ne leur a aucunement expliqué le livre de texte : la lecture était toute mécanique.Chaque jour, par routine, on lisait un chapitre qui ne disait rien au cœur, à la raison L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 211 :t à l’esprit.Jamais, peut-être, le maître ou a maîtresse s’avisa-t-il de lire, à la fin d’une I journée bien remplie, une de ces petites 1 inecdotes morales, religieuses ou scientifiques 'i jui plaisent si fort aux enfants et qui gravent I lans leur cœur des impressions aussi douces ttl pie salutaires.L’enseignement donné à .’école n’offrant rien d’attravant aux élèves ° m retour de leurs petits sacrifices, ils se sont légoûtés bientôt des livres et voilà pourquoi, levenus hommes, ces jeunes gens vivent lans une ignorance déplorable.Ne croyez-vous pas, maintenant, que si de 19 :emps en temps on lisait ou racontait, en ; classe, quelques traits intéressants empruntés |)à la bibliothèque de l’école, ne croyez-vous pas que les élèves finiraient bientôt par faire ; connaissance avec ces gentils petits volumes qui contiennent de si belles choses ?—Ah ! certes, oui.Placez une modeste armoire vitrée dans un coin de la classe ; gar-nissez-en les rayons d’opuscules alléchants de formes et de fonds; de temps en temps, racontez, comme je viens de le dire, un fait emprunté aux livres de la “ bibliothèque ”, et lorsque votre récit est fini, dites tout simplement : j’ai lu cette jolie chose, là, désignant l’armoire vitrée.La prière de fin de classe sera à peine terminée que plusieurs de vos petits auditeurs se qnesseront autour de vous et emprunteront un de ces mignons livrets qui savent si bien amuser.—La bibliothèque scolaire est fondée.De concert avec le curé, le titulaire de l’école fait un choix judicieux de livres propres à instruire l’enfance en l’amusant : religion, morale, sciences élémentaires et physiques, voyages, agriculture, dessin, menuiserie, commerce, instruel ion civique, économie politique, bons romans, canadiens et autres, etc., etc., tout cela traité par des écrivains qui connaissent les besoins de l’enfance et de la jeunesse.: ) Quel bien énorme, quel progrès gigantes- que les bibliothèques scolaires sérieusement et sagement établies dans chaque école de notre province ne réaliseraient-elles pas ?Chaque soir, au coin du feu, durant les longues veillées d’hiver, à une même heure, dans des milliers de foyers, on trouverait le bonheur à écouter l’aîné lisant à haute voix le charmant livre apporté de l’école.La science sous toutes ses formes : religion, morale et industrie, serait répandue à profusion dans les centres les plus reculés.Les maisons dangereuses, la bouteille et les cartes, les passe-temps insignifiants seraient vaincus par la lecture en famille.L’école elle-même bénéficierait de cette innovation : l’élève qui lit fait mieux ses devoirs, comprend mieux ce qu’il étudie, s’exprime avec plus de facilité que celui qui n’ouvre jamais un livre en dehors de ses leçons ordinaires.Stahl a dit avec raison : Dis-moi ce que tu as lu, je te dirai ce que tu seras.C.-J.Magnan.lies maisons d’éducation de Québec à l’exposition de Chicago (opinion des journaux) Les journaux de Québec ont consacré plusieurs colonnes aux différentes expositions scolaires qui ont été récemment faites en cette ville.Nous voudrions reproduire tout ce qui a été écrit à propos de cet événement pédagogique, mais le cadre de Y Enseignement jyriviaire ne nous permet pas ce luxe.Nous avons extrait quelques lignes des longs articles consacrés aux institutions de Québec et en avons composé une gerbe que nous offrons aujourd’hui à nos lecteurs.ÉCOLE NORMALE LAVAL ( Du Courrier du Canada) “ Nous avions déjà une excellente idée de l’enseignement qui se donne à l’école normale de cette 212 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ville, sous la direction de son dévoué principal, le rév.M.T.G.Rouleau; mais la visite que nous avons faite hier des cahiers de devoirs et des morceaux de dessin qui étaient exposés dans cette institution, nous a convaincu davantage que la méthode suivie par les différents professeurs est la meilleure que l’on puisse adopter pour faire avancer rapidement un enfant dans la voie du progrès.On s’y efforce de parler à la raison et à l’intelligence plutôt qu’à la mémoire.C’est ce qu’on appelle de l’instruction raisonnée.Nous n’avons pas le temps d’exposer cet enseignement dans tous scs détails.” Nous regrettons de ne pouvoir reproduire ici les appréciations détaillées que le Courrier a faites sur les travaux de l’école normale Laval.“ Nous avons été très satisfait de notre visite, et nous avons vérifié une fois de plus cette vérité incontestable : “ On apprend toujours du nouveau en vieillissant.” Nous remercions bien cordialement M.le principal et MM.les professeurs de l’affabilité et de la courtoisie qu’ils ont bien voulu nous témoigner en cette circonstance.” (De Y Electeur) “Comme nous l’avons déjà dit, les maisons d’éducation ont reçu instruction du comité de faire une exposition des objets qu’elles destinent à l’Exposition Colombienne.L’école normale de cette ville a dignement inauguré ce matin la série de ces expositions à l’université Laval.Bien qu’installés dans leur nouveau local que depuis l’automne dernier et bien que n’ayant pu se mettre effectivement à l’oeuvre que depuis la vacance de Noël, les professeurs de l’école normale ne se sont pas découragés et ont décidé d’entrer en lice dans le concours universel colombien.Nous sommes allés ce matin jeter un coup d’œil sur cette exposition.Sans flagornerie, nous avons été étonnés, et du nombre et de la valeur des travaux faits en si peu de temps.Impossible aussi de nous appesantir longuement sur les travaux exposés : tenue des livres, français, mathématiques, latin, dessin, sténographie, etc.Disons seulement qu’ils font des différents professeurs de l’école normale le plus bel éloge et expliquent la vogue de cette institution par toute la province : le3 œuvres disent mieux que les paroles.Les nombreux visiteurs qui se sont rendus à j: l’école normale ce matin en sont partis avec la );¦ conviction qu’à Chicago, même, l’exposition de cette jf-institution sera remarquée.” (De Y Evénement) “ A l’école normale Laval, l’exposition des travaux des élèves a attiré beaucoup de monde.Les morceaux de dessin et les cahiers de devoirs qui y sont exposés sont de nature à nous convaincre davantage que la méthode suivie par les différents professeurs est la meilleure que l’on puisse adopter i pour faire avancer rapidement un enfant dans la voie du progrès.On s’efforce de parler à la raison et à l’intelligence plutôt qu’à la mémoire, en un mot, de donner un enseignement raisonné.Les détails d’une visite i à cette exposition sont trop longs à exposer ici, 1 mais nous devons dire qu’en général le succès remporté jusqu’ici par les élèves n’est que le prélude de celui qu’ils remporteront à Chicago.Les travaux exposés comprennent des spécimens 1 de dictées, d’analyse grammaticale et logique, de r calligraphie, de sténographie, de tenue de livres, f de dessin, croquis côtés, géométraux, mécaniques, 11 d’ornement ombré.” — i (Du Quebec Daily Mercury) “ As a proof of the practical system of education pursued by the Laval Normal School, Principal and Professors, the pupils’ exhibits, which are to occupy j a portion of the space allotted te the Educational | Exhibit at the Columbian Fair, Chicago, may be cited.They will be certain to awaken considerable interest.The works, which were on view to-day U are from the hands of very7 young pupils of both I sexes.” (1) ECOLE DU PATRONAGE ST.VINCENT DE PAUL (De Y Electeur) “ L’organisation d’une exposition scolaire à Chicago nous vaut une véritable revue de fin d’année dans la plupart de nos écoles.(1) L'Etendard de Montréal du 10 du courant contient un très joli compte-rendu d’une visite faite I ;>¦ à l’exposition pédagogique de l’école normale Laval.Dans le prochain numéro de Y Enseignement primaire nous citerons quelques lignes de cet article. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 213 Nous avons fait hier une courte visite à l’exposition préparée par l’Ecole du Patronage de la côte St-(ïeorge, dirigée, on le sait, par les Frères de St-Vincent de Paul.Ce n’est rien de tapageur ni de prétentieux ; mais du solide.Un coup d’œil sur cette collection donne une idée tout à fait avantageuse des méthodes d’enseignements suivies dans cette institution.Tout y vient de France, c’est-à-dire de l’un des pays les plus avancés du monde civilisé en matière d’éducation.Ce n’est plus un simple appel à la mémoire, comme on pouvait naguère encore le reprocher, même à nos collèges ; mais une vigoureuse poussée à l’imagination et à l’intelligence.Ce qu’on y remarque n’est plus du nouveau, nous le savons, pour toutes les autres écoles ; depuis un certain nombre d’années, la pédagogie a fait de grands progrès, et sous ce rapport l’enseignement de l’école normale a déteint un peu partout dans nos écoles primaires.L’œuvre du Patronage nous vient de France, tout comme les méthodes de l’école normale en ont été apportées, sous la direction éclairée du regretté abbé Lagacé, de Mgr Bégin et de leur successeur l’abbé Rouleau.C’est ainsi que peu à peu la méthode phonique d'orthographe, introduite au pays par l’excellent traité du professeur J.B.Cloutier, est vite entrée dans les mœurs.Aujourd’hui les parents qui ont appris les rudiments de la langue dans l’antique abc de nos pères, sont tout déroutés du be ce defe, etc., que leur chantent sur tous les tons leurs bambins et bambines au retour de l’école.Aujourd’hui, il n’y a pour ainsi dire plus de voyelles ni de consonnes, mais seulement des syllabes, des associations de lettres dont chacune représente un son.Par ce système, l’instruction des enfants perd tout caractère mécanique ; on s’adresse tout d’abord a l’intelligence.Il en est de même des autres études.Les éléments du dessin linéaire ne sont pas un simple décalquage ; on forme la main de l’élève en lui faisant réduire à distance des figures géométriques, sans l’aide de la règle ni du compas.La première éducation religieuse de l’enfant, l’étude du catéchisme, se fait, non plus tant dans le livre qu’au moyen de tableaux qui gravent profondément les faits dans la mémoire ; nous en avons vu au Patronage une collection vraiment artistique, importée de Paris.L analyse marche de front avec les éléments de la grammaire ; elle n’est plus reléguée à la syntaxe comme autrefois.Enfin, sur toute la ligne, l’enseignement perd son aridité de jadis ; ce n’est plus simplement un effort de mémoire.L’exemple accompagne toujours le précepte.” (Du Courrier du Canada.) “ Les cahiers de calligraphie et de devoirs sont très bien tenus, et pourtant ce sont les devoirs jour naliers des élèves avec les corrections et les notes des professeurs.Dans l’enseignement de la grammaire on parle plus à l’intelligence de l’enfant qu’à sa mémoire.C’est une excellente métho le.Quant à l’arithmétique, le professeur évite toujours cette foule de formules plus ou moins compréhensibles à une jeune intelligence et recourt à la simplification raisonnée.Le dessin dénote une grande habileté chez la plupart des élèves.On place un modèle à distance, et l’élève le copie à main levée, en le réduisant de dimension.Cette méthode se rapproche beaucoup de celle suivie à l’école normale Laval ; ici l’élève procède d’après nature, c’est-à-dire d’après des objets qui tombent sous ses yeux ; là, l’élève imite le modèle qu’il a devant lui, mais il faut qu’il en change les proportions et le représente tel qu’il le voit à distance.Quant à l’enseignement du catéchisme, nous croyons qu’il est difficile de trouver mieux ailleurs.Tout le monde sait que lorsqu’on voit quelques peintures remarquables, un paysage quelconque exécuté par un grand maître, cette œuvre d’art reste toujours gravée dans la mémoire, et l’on n’oublie jamais les personnages qu’elle représente.Eh bien ! au Patronage, outre le catéchisme enseigné, on met sous les yeux de l’enfant de splendides tableaux qui réprésentent les principales scènes mentionnées dans le livre.L’école du Patronage jouit d’une bonne réputation, et, c’est avec raison ; il nous a été donné hier de nous former de visu une idée du bien qu’elle produit dans nofre ville.(De VEvénement.) “ L’enseignement est donné aux élèves suivant les systèmes les meilleurs et les plus modernes.Par exemple, on enseigne le catéchisme au moyen de tableaux, en mettant sous les yeux des étudiants les diverses scènes de l’ancien et du nouveau testament.Le dessin s’enseigne au moyen de modèles fixés aux murs et les élèves ne se servent que d’un crayon 214 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE et d’une gomme.Ils n’ont pas d’autres instruments.Le but des professeurs est de leur former la main et l’œil.Le système paraît excellent si on en juge par les résultats.Les moyens employés par la maison pour stimuler le travail des élèves et leur assiduité sont très efficaces.De nombreux prix sont donnés aux plus méritants et on espère que cette année au moins cent élèves rendus au mois de juin n’auront pas manqué même une demi-journée leur classe.Souhaitons à cette admirable institution tout le succès qu’elle mérite.” ACADÉMIE COMMERCIALE (De Y Evénement) “ Jeudi soir, le public était admis à visiter à l’Académie Commerciale des Frèi’es de la doctrine chrétienne, rue Saint-André, la collectio des travaux d’écriture et de dessin calligraphique des élèves à la maison, destinée à l’exposition de Chicago.Nous avons rarement vu exposition plus intéressante au point de vue de l’art calligraphique.On peut faire aussi bien, mais mieux nous paraît bien difficile.C’est l’art dans sa manifestation la plus parfaite.Il y a de ces dessins dont la hnesse et la précision du trait de plume même dans des fouillis d’ornementation, feraient croire à de magnifiques gravures sur bois et même sur acier.” (De YElecteur) “ L’exposition scolaire s’est terminée hier à l’Académie Commerciale des Frères, rue Sainte-Anne.Ce n’était pas trop de trois jours non plus pour entrer dans les détails de cette vaste collection qui couvrait toutes les tables et tapissait dans toute leur étendue les lambris de la chapelle, convertie pour la circonstance en salle d’exposition.Il y avait deux classes d’exposants : anciens élèves et écoliers actuels de l’institution.Dans la première catégorie, on reconnaissait l’ancien Pennmen’s Club du Fr.Stephens, une branche du Cercle de La Salle.L’Académie de Québec a déjà fourni à nos maisons de commerce, à nos grandes institutions financières plusieurs sujets distingués.COUVENT DE JÉSUS-MARIE DE SILLERY éDe L’Electeur) “ On a commencé par nous faire voir de fort jolies choses.Nous en étions aux roses en relief, aux oiseaux brodés, aux Valenciennes, aux points lancés, etc., lorsque, nous tournant soudainement vers le chapelain, cette observation nous échappa “Tout cela est magnifique ; mais une bonne soupe, un rôti à point, des vêtements bien reprisés, un peu de comptabilité domestique, une femme de ménage en un mot, voilà ce que demande avant tout le jeune homme qui se marie dans un pays comme celui-ci.” —Je vous attendais là! interrompit l’abbé.Et : il nous développa minutieusement tout un programme d’économie domestique.Les élèves sont appelées par groupe chaque semaine à l’arrivée des viandes pour recevoir une leçon de choses, mettant elles-mêmes la main à la marmite, apprenant à faire servir les restes sans que cela paraisse trop, On nous a montré des travaux d’aiguille à notre prosaïque point de vue autrement plus importants que la guipure et la dentelle de fil, qui se font à la machine maintenant : des reprises et des ravaudages tellement bien exécutés qu’il faut des lunettes pour , découvrir la suture.Enfin, une pensionnaire de Sillery connaît son budget du foyer sur le bout de son doigt ; elle étudie même la sténographie, cela pourra lui servir plus tard pour saisir au vol les ordres de son tyran de mari, si c’est un homme pressé qui entend être compris à demi mot et servi à la lettre.Tout cela sans nuire à la grammaire, à la littérature, à l’histoire, à la philosophie, au piano ou à la harpe, au dessin, à la callisthénie, car on soigne aussi le muscle et les poumons dans ce riant couvent dont les larges croisées inondées de lumière et d’air ouvrent sur les plus beaux paysages du monde.Cette universalité d'enseignement, à la fois distinguée et pratique, s’explique par un très ingénieux arrangement du programme des études.Il n’y a pas à vrai dire de classes comme au college ; il y a seulement des matières.Les élèves sont classifiées suivant leur compétence particulière sur ces différentes matières, dont chacune a son heure et son jour.L’heure expirée, on passe à un autre ordre d’études ; la classe se démembre ; il n’y reste que les élèves d’égale force, les plus faibles passent dans une classe inférieure.C’est un changement à vue constant.De cette façon, pas de temps perdu pour per sonne : la leçon porte fruit pour tout le monde.C’est ce qui se rapproche le plus de l’enseignement L individuel, à domicile.” (1) (1) Dans le prochain numéro nous publierons quelques lignes des comptes-rendus publies c ai les journaux de Québec des expositions scolaires couvent des Ursulines et de celui du Bon Bas e L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 215 Convention des instituteurs de la Puissance du Canada UNE NOUVELLE HISTOIRE DU CANADA Le comité spécial du congrès des instituteurs chargé d’aviser aux moyens d’obtenir une Histoire du Canada qui pourrait être adoptée dans toutes les provinces, a décidé d’inviter tous les auteurs qui seraient disposés à envoyer leur nom.Un comité choisira entre les applicants quatre ou cinq auteurs qui seront payés pour leur ouvrage, et finalement on prendra entre les différents manuscrits celui qui paraîtra le meilleur.Il faudra que les gouvernements provinciaux fournissent l’argent pour réaliser ce programme.Le comité pour recevoir les applications se compose de M.B.Suite, Ottawa, Rév.Dr.Qobons, Montréal, Wm.Robertson, Ste-Catherine, J.B.Colkin, Truro, Y.E., G.U.Hoy, St-John, N.B., D.MacIntyre, de Winnipeg, et du Dr.Anderson, de l’Ile du Prince-Edouard.(1) (Suite et fin) Petit cours d’economie politique (Instruction civiquk) 27ième Leçon DE QUELQUES DROITS ET LIBERTÉS INSTITUTION DU JURY ( suite ) Le Petit Jury.—Au jour fixé pour le procès, il est procédé, en présence de l’accusé, à la constitution du petit jury qui se compose (1) Nous avons déjà exprimé notre opinion sur ce sujet : une Histoire du Canada, genre neutre, sera toujours une œuvre incomplète.Puis la commission nommée par le congrès offre-t-elle toutes les garanties au point de vue français et catholique ?^ur les sept historiens proposés, il n’y a qu'un panadien-français, M.Suite.C.-J.M.de douze membres choisis parmi les jurés assignés par le shérif et assermentés par le greffier (1).Lorsque ce dernier appelle les jurés, la Couronne et l’accusé ont la faculté d’en récuser un certain nombre.Peuvent être petits jurés : 1° Tout habitant mâle, majeur; domicilié dans une ville ou dans une cité d’au moins vingt mille âmes i ou dans la banlieu de telle cité ou ville, qui est porté sur le rôle d’évaluation comme propriétaire d’immeubles de la valeur totale d’au moins $1200, mais de pas plus de $3,000, ou comme occupant ou locataire d’immeubles d’une valeur annuelle d’au moins $100, mais de pas plus de $300 ; 2Ü Tout habitant ayant son domicile dans les limites d’une municipalité dans les comtés de Gaspé et de Bona-venture.qui est porté sur le rôle d’évaluation comme propriétaire pour une valeur totale d’au moins $400, mais de pas plus de $1000, et les occupants ou locataires pour une valeur annuelle d’au moins $40, et de pas plus de $100 ; 3U Tout habitant dans les autres parties de la province, qui a son domicile dans une municipalité dont quelque partie se trouve dans un rayon de trente milles du siège de la Cour du district qu’il habite, qui est porté sur le rôle d’évaluation comme propriétaire d’immeubles de la valeur totale d’au moins $1000, mais de pas plus de $2,000, comme occupant ou locataire d’immeubles d’une valeur annuelle d’au moins $80, mais de pas plus de $150 (2).Devoirs des petits jurés.—Leur devoir est de s’enquérir si l’accusé est coupable ou non coupable de l’accusation qui lui est (1) Dans les districts de Québec et de Montréal, le shérif doit assigner 24 grands jurés et 60 petits jurés, sachant l’anglais et le français, pou” servir devant tout tribunal de juridiction criminelle.Dans les autres districts de la province, le shérif n’assigne un jury mixte que si le juge, sur application, l’autorise à le faire.(2) Voir la leçon précédente pour toute personne inhabile à remplir les fonctions de grands et petits jurés. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 216 imputée, de prononcer un verdict d’après les faits qui leur ont été démontrés.(1) Tâche grave, difficile et pleine de responsabilité.Dans les causes criminelles, la vie d’un homme est entre leurs mains : c’est peut-être un vil assassin qui a insulté aux lois naturelles, à la société, à la charité, à Dieu, l’auteur de toute existence ; mais aussi, c’est peut-être un innocent mis en accusation, grâce à la calomnie ou à quelques circonstance fâcheuses.Dans les causes civiles soumi-ses à un jury, c’est l’honneur et la réputation d’un père de famille, d’un homme public, etc.Il conviendrait donc de toute nécessité que les jurés fussent des hommes suffisamment instruits, pardessus tout foncièrement honnête et doué d’une intelligence bien développée.En vue des nombreux devoirs civiques que les enfants- auront à remplir lorsqu’ils seront devenus hommes, les maîtres doivent s’appliquer sérieusement à développer chez leurs élèves les qualités intellectuelles indispensables à tout homme dans la société : une compréhension facile, un jugement droit et ferme, un raisonnement solide et une volonté énergique.C.-J.M.PARTIE PRATIUIE I DICTÉE l’anon Les animaux de la ferme étaient dans le pré.L’ânon fit une gentille cabriole.Tous applaudirent avec bruit.Ravi de son succès, l’ânon voulut faire un tour admirable encore, (1) Les jurés rendent un verdict d’après les faits et non d’après la loi.et essaya de marcher comme un homme ; mais il retomba lourdement.Voilà bien les vaniteux.Donnez-leur un éloge, ils sont enivrés de leur mérite et ne font que des sottises.QUESTIONS ET EXPLICATIONS Quels sont les principaux animaux de la ferme ?=Cabriole.Saut que l’on compare à celui d’une chèvre.=Epeler : gentille, bruit, succès.= Le maître fera comprendre, par ; d’autres exemples, ce que c’est que être vaniteux, et enivré cle son mérite.Mettre |: pour cela en scène de petits enfants.= Eloge, j Louange, paroles adressées à quelqu’un pour | faire ressortir son mérite.Exemple.Nota.—Ie Trouver cinq mots à lettres I doubles (botte.) et cinq autres où se rencontre l’accent circonflexe (tête.).—2° Faire [' le portrait de l’âne.II DICTÉE PIÉTÉ FILIALE CHEZ UN VIEILLARD Trois mois avant la mort de Le Nôtre, le roi Louis XIV, qui aimait à le voir et à le faire causer, le mena dans ses jardins, et, à cause de son grand âge le fit mettre dans une chaise que des porteurs roulaient à côté de la sienne, et le Nôtre disait là : -t Ah ! mon pauvre père, si tu vivais et que tu pusses voir un pauvre jardinier comme moi, ton fils, se promener en chaise à côté du plus grand roi du monde, rien ne manquerait à ma joie.” Saint-Simon.QUESTIONS ET EXPLICATIONS Piété filiale.Affection, respect d’un fis pour ses parents.=Le Nôtre, célèbre architecte, dessinateur de jardins et de parcs du dix-septième siècle.On lui doit les parcs de Versailles, de Saint-Cloud et le jardin des U \ i i i A 3 ¦ÜjB L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 217 hiileries=Conjuguer au futur simple et aux rois personnes du singulier ; aimer, mener, nlire, vivre.—Même exercice pour le passé ndéfini.—chaise à porteurs.Sorte de siège : fermé et couvert où l’on se faisait autrefois c porter par deux hommes.—Montrer une gravure.=Trouver un mot de la famille de promener (promenade), roi, (royaume), joie .joyeux).Nota.—1° Souligner les verbes.Conjuguer les deux premiers temps du verbe être (je mis obéissant, fêtais malade).Trouver un nouvel adjectif pour chacune des personnes.— 2° Citer cinq ou six grands hommes du règne .de Louis XIV.III DICTÉE LE CEDRE DU LIBAN Il est connu du monde entier comme le dôme de Milan, la tour de Pise, la flèche de Strasbourg : à force d’âge et de service, il est passé monument.Il est grand comme un bois : tous les oiseaux du Jardins des plantes, à Paris, trouveraient place sous ses branches ; tous les tigres, tous les lions, tous les singes, tous les ours, toutes les panthères, tous les rhinocéros de la Ménagerie, seraient à l’aise sous son ombrage.C’est un bois,dis-je : ses rameaux sont des allées ; son tronc chaufferait un ministère.Comme toute grande création des siècles, il a son histoire, mieux qu’une histoire, sa tradition.Les mères ont dit aux mères et elles nous Tout répété, que le voyageur Jussieu, qui le rapporta, l’avait transvasé dans son chapeau.Le voyage fut long, tempétueux : l’eau douce manqua, l’eau douce, ce lait d’une mère pour le voyageur.A chacun on mesura l’eau : deux verres pour le capitaine, un verre pour les braves matelots, un demi-verre pour les passagers.Le savant à qui appartenait le cèdre était passager, il n’eut qu’un demi-verre.Le cèdre ne fut pas même compté comme un passager, il n’eut rien ; mais le cèdre était l’enfant du savant : il le mit près de sa cabane, et le réchauffa de son haleine, et lui donna la moitié de sa moitié d’eau, et le ranima.Tout le long du voyage, le savant but si peu d’eau, le cèdre en but tant, qu’il furent rendus au port l’un mourant, l’autre superbe, haut de six pouces.Léon Gozlan.QUESTIONS ET EXPLICATIONS Dôme (lat.domus, maison).Nom que l’on donne à diverses cathédrales.=La Tour de Pise (ville d’Italie, sur l’Arno, 25,000 habitants) a sept étages de colonnes superposées et au nombre de 207 ; haute de 190 pds.Elle est inclinée de 16 pieds sur sa base, de là son nom de tour penchée.— La flèche de Strasbourg s’élève à 450 pds.On sait qu’elle faillit être détruite avec la cathédrale dans le bombardement de 1870.=Jardin des Plantes ou iMuséum d’histoire naturelle.Fondé en 1635 par Guy de la Brosse, médecin de Louis XIII.=Seraient.Pourquoi ce verbe est-il au pluriel ?Trouver ses sujets ?=Nature des mots comme, V, qui, pour, chacun, rien, six ?= Tradition.Transmission de faits historiques, de doctrines religieuses, de légendes, qui se fait d’âge en âge et sans preuve authentique, et écrite.—Les faits mêmes ainsi transmis.= Jussieu (Bernard de), 1699-1777, célèbre naturaliste français.C’est d’Angleterre et non de Syrie, comme on est tenté de le croire, qu’en 1734 de Jussieu avait rapporté dans son chapeau deux cèdres.L’un de ces arbres est au Jardin des Plantes ; on peut voir l’autre, beaucoup plus beau,à Montigny-Lencoup, près Montereau (Seine - et - Marne).= Analyser grammaticalement;.deux 'verres pour.,,un verre.,un demi-verre.(sous-entendre il y en m£).=Mots de la famille de voyage l (voyager, voyageur, voie.; dévoyer ; envoyer.; renvoyer.; fourvoy- 218 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE er.).=Cozlan (Léon), littérateur, né à Marseilles enl803, mort en 1866.Nota.— Ie Souligner les compléments directs.—2° Expliquer : Liban, 'panthère, rhinocéros, ménagerie, ses rameaux sont clés allées, son tronc chaufferait un ministère, pouce.—3° L’élève dira quelle est l’arbre qu’il préfère et pourquoi.Analyse littéraire et rédaction LE GRILLON Un pauvre petit grillon, Caché dans l’herbe fleurie, Regardait un papillon Yoltigeant dans la prairie.L’insecte ailé brillait des plus vives couleurs : L’azur, la pourpre et l’or éclataient sur ses ailes ; Jeune, beau, petit maître, il court de fleurs en fleurs, Prenant et quittant les plus belles.Ah ! disait le grillon, que son sort et le mien Sont différents ! Dame Nature Pour lui lit tout, et pour moi rien ; Je n’ai point de talent, encore moins de figure ; Nul ne prend garde à moi, l’on m’ignore ici-bas ; Autant vaudrait n’exister pas.” Comme il parlait, dans la prairie Arrive une troupe d’enfants ; Aussitôt les voilà courants Après ce papillon dont ils ont tous envie.Chapeaux, mouchoirs, bonnets, servent à l’attraper ; L’insecte vainement cherche à leur échapper ; Il devient bientôt leur conquête.L’un le saisit par l’aile, un autre par le corps, Un troisième survient et le prend par la tête ; Il ne fallait pas tant d’efforts Pour déchirer la pauvre bête.“ Oh ! oh ! dit le grillon, je ne suis plus fâché ; Il en coûte trop cher pour briller dans le monde, Combien je vais aimer ma retraite profonde !” ' Pour vivre heureux, vivons caché.FLORIAN.Analyse.—I.Préparation clu morceau par les élèves.— Quelques questions pour s’assurer qu’ils en ont saisi le sens général.II.Caractère du morceau.—Une narration ou plutôt une fable.Pourquoi ?III.But de l’auteur.— Il en coûte troj cher pour briller dans le monde.Pour vivre heureux, vivons cachés.Les plus heureux dans le monde ne sont pas ceux qui brillent.IV.Notice historique sur l’auteur.—Florian.Poète français du siècle dernier (1755-1794).Surtout connu par ses fables, que distinguent le naturel, la grâce, une morale aimable et bienveillante.Dans ce genre, il occupe le second rang, mais il est de beaucoup infé-j rieur à La Fontaine.Fit partie de l’académie française.3 V.Notice sur les personnages mis en scène.— Le grillon, mieux connu sous le uom de cri-cri, est un petit insecte de la même! famille que la follicule ou perce-oreille, sans éclat ni beauté, long de deux à trois centi-| mètres.Il habite des trous qu’il se creuse sous l’herbe.Le mâle fait entendre un cri mono- I tone et agaçant, qui lui a valu son nom.Une ) espèce de grillons habite les foyers.Ces derniers passent en Angleterre pour porter bonheur.Le papillon est suffisamment connu des enfants.VI.Choix des personnages.— Le grillon représente ici l’homme piacé dans une condition modeste, le pauvre, l’humble, généralement mécontent de son sort, jaloux du bonheur apparent du riche.Le papillon est l’image de ceux qui possèdent, de ceux qui brillent dans la société et qui sont sans cesse ! ; exposés aux caprices de la fortune, aux revers, etc.VII.Explication des termes difficiles.— Pauvre, qui est sans mérite ; se dit par sentiment de compassion.—Insecte ailé, le papillon ; ailé pour le distinguer du grillon, qui est aussi un insecte.—Azur, bleus du ciel.—Pourpre, rouge foncé.—Or, jaune.—Eclataient, brillaient avec éclat.—Petit maître, jeune homme qui se fait remarquer par une élégance recherchée dans sa parure et dans ses manières.Employé souvent comme terme de mépris.—Prenant et quittant.,se posant sur les plus belles heurs et s’y arrêtant à peine.—Dame Nature, la nature, pour l’Auteur des choses.—Pour lui ft tout et., lui accorda tous les avantages et me les refusa tous.—Talent, disposition naturelle pour cer- L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 219 taines choses ; habileté.— Figure, beauté, attraits.Il devient bientôt leur conquête, il est bientôt entre leurs mains.VIII.Etude du texte et formation du plan.—a.Recherche des trois grandes divisions du morceau ; exposition, nœud, dénoue- b.Analyse de l’exposition : 1.Les personnages : un grillon et un papillon.2.Le lieu de la scène : une prairie.3.Le moment du fait : au printemps (l’herbe est fleurie et le papillon voltige).4.Les détails nécessaires à 1’intelligence du récit : situation obscure du grillon, beautés du papillon et ses plaisirs.L’auteur décrit les personnages dans le but de faire ressortir la différence qui existe entre eux, d’expliquer les plaintes du grillon, de motiver la convoitise des enfants.c.Idées développées dans le nœud ; faits en détail, dans leur ordre chronologique.1.Plaintes amères du grillon : différences entre le sort du papillon et le sien ; chez lui, ni talent, ni figure ; partant, nulle considération de la part d’autrui ; conséquence : peu d’estime qu’il a pour son obscure condition.Il est à remarquer que dans des circonstances semblables à celles où le grillon se trouve, nous sommes tentés d’exagérer les avantages de ceux à qui nous nous comparons, en même temps que nous grossissons les maux dont nous croyons souffrir.— 2.Arrivée d’une troupe d’enfants ; leur convoitise.—3.Chasse donnée au papillon.La chasse est animée : le papillon est poursuivi par une troupe d’enfants, ceux-ci se mettent aussitôt à sa poursuite, tous ont envie de l’insecte, tout est mis en œuvre pour la captiver.—Détails à justifier : les enfants courent aussitôt ; ils ont tous envie de l’insecte.d.Le dénouement : conséquences du fait raconté,détails qui justifient la morale.1.issue de la chasse ; résultat prévu étant donné le nombre des enfants, l’envie de tous et le nombre des instruments mis en œuvre.Pourquoi vainement 1 bientôt ?2.Triste sort du papillon ; l’admiration de tantôt a fait place à la cruauté ; tous veulent le posséder, réflexion de l’auteur.—3.Résignation du grillon solidement motivée.Plan r 1.Lieu de la scène.2.Moment.Exposi- J 3.Situation obscure du grillon.tion 1 C couleurs, 4.Portrait du papillon < allures, „ (plaisirs.{[ a.son infériorité | vis-à-visdupapillon 5.Plaintes amères du grillon -i b.dédain dont il 1 est l’objet, le.conclusion.6.Arrivée d’une troupe d’enfants.7.Chasse animée au papillon.( 8.Conquête de l’insecte.Dénoue- < 9.Triste sort de celui-ci.ment ( 10.Résignation du grillon.Morale IX.Résumé.— Un pauvre petit grillon, caché sous l’herbe, regardait d’un œil envieux un brillant papillon qui voltigeait dans la prairie.Il se plaignait amèrement de son sort lorsque des enfants se mirent à la poursuite du papillon, s’en emparèrent et le mirent en pièces.Le grillon changea alors de langage.k Le bonheur est dans la simplicité.X.Appréciation de la morale.—L’existence obscure et cachée du grillon le met à l’abri de la convoitise des méchants.Ce qui, aux yeux de cet insecte, constituait tout le mérite du papillon est précisément la cause de sa perte.Les beaux habits, les plaisirs, les honneurs même procurent un bonheur plus apparent que réel.Us coûtent à ceux qui les possèdent bien des soucis que ne connaît point le pauvre.Ne portons donc pas envie aux riches.Contentons-nous de l’humble condition où nous sommes placés, c’est là que se trouvent le repos le plus sûr et le bonheur le plus vrai.XI.Forme.Observations à rattacher à Vétude du texte.—1.Rechercher les mots figurés : pauvre, azur, pourpre, or, etc.—2.Justifier l’emploi des épithètes : pauvre fleurie, profonde.—3.Signaler les exclamations, une transition, deux périphrases.—4.Rendre compte de la plupart des inversions : pour lui, pour moi, autant vaudrait, aussitôt, vainement.—5.Rechercher deux énumérations, en montrer les avantages, suppression facultative de l’article.Transcription en prose Le Grillon C’était le printemps.Un papillon voltigeait dans une prairie où les rayons bienfai- 220 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE sants du soleil avaient semé la verdure et les fleurs.L’insecte était ravissant de beauté : l’azur, la pourpre et l’or éclataient sur ses ailes.Jeune, élégant, fier de ses charmes, il se jouait au milieu des plus belles fleurs.Un pauvre petit grillon, caché modestement sous le gazon, le regardait d’un œil jaloux.“ Ah ! disait-il avec amertume, quelle différence entre son sort et le mien ! La nature, si généreuse envers lui, s’est montrée bien ingrate envers moi! Je n’ai rien de ce qui plaît, rien, ni talent, ni figure.Personne n’abaisse un regard sur mon corps chétif et disgracieux ; on ignore même mon existence.La vie n’a réellement pas de charmes pour moi ! ” Il parlait encore lorsqu’une troupe d’enfants se répandit dans la prairie.Le beau papillon aux ailes bigarrées, excite aussitôt leur convoitise.Chapeaux, mouchoirs, bonnets, tout est mis en œuvre pour l’attraper.C’est en vain que l’insecte cherche à leur échapper, il est bientôt entre leurs mains.L’admiration fait place dès lors à la cruauté : un des enfants le saisit par l’aile, un deuxième lui broie le corps entre les doigts, arrive un troisième qui lui arrache la tête.Fallait-il tant d’efforts pour déchirer le chétif animal ?Témoin d’un dénouement aussi imprévu, le grillon changea de langage.“ Oh ! oh ! se dit-il, je ne suis pas si à plaindre que je me l’imaginais ! Il en coûte, paraît-il, de briller dans le monde.Je vais, de ce jour, me féliciter de mon obscure condition, persuadé maintenant que la vanité est chose frivole et dangereuse et que le bonheur est dans la simplicité.Imitation ture.Sa mine, ses beaux habits trahissaient chez lui un personnage de distinction.Le pauvre homme le suivit longtemps des yeux.“ Ah! murmura-t-il, le cœur rempli d’amertume, que son sort et le mien sont différents ! A lui, tous les biens, toutes les jouissances de la vie : beaux habits, chevaux, voitures, châteaux, or, plaisirs, honneurs.A moi, rien de ce qui donne ici-bas le bonheur.Le travail et la souffrance, voilà mon partage ! Mon existence est bien pénible à côté de la sienne ! ” Le bûcheron, découragé, s’était pourtant remis à la besogne.Son bras avait perdu de sa vigueur, car la cognée lui semblait plus lourde.Ces tristes pensées l’occupaient encore lorsqu’un cri lugubre frappa tout à coup ses oreilles.Après un moment d’hésitation, il jeta son outil et se dirigea du côté où le cri semblait l’avoir appelé.Lorsqu’il fut arrivé au détour du chemin, un horrible spectacle s’offrit à sa vue : un homme baignant dans une mare de sang était étendu inanimé sur le sol.Il reconnut le cavalier qui venait de passer si fièrement près de lui.Des malfaiteurs, après l’avoir frappé d’un coup mortel, l’avaient dévalisé.Le bûcheron ne put que plaindre celui dont il avait envié le sort quelques minutes auparavant.“ J’avais tort, se dit-il, de m’apitoyer sur ma condition.Il coûte cher parfois de briller dans ce monde.” Le soir, réfléchissant aux événements de la journée, il s’endormit dans des pensées consolantes ; pour la première fois, il sentait qu’il était heureux.D.R.S.[LObservateur, de Huy.) Le Bûcheron et le Riche Guerre a l’anglicisme Sujet.—Un bûcheron s’est occupé à couper du bois dans une forêt.Un brillant cavalier passe à côté de lui.Le bûcheron se plaint de son malheureux sort.Le riche est dévalisé et mis à mort par des malfaiteurs.Réflexion du bûcheron.Développement.—Par une froide journée d’automne, un pauvre bûcheron travaillait de son dur métier dans une épaisse forêt.Soudain vint à passer un monsieur qui jeta sur l’ouvrier un regard dédaigneux.Le voyageur était porté par une superbe mon- Ne dites pas : Investir (1) de l’argent, mais “ placer ” ; Demander des questions, mais “ poser ”, “ faire ” des questions ; Département pour “ compartiment ”, “ section ”.On dit comme la chose la plus naturelle du monde : “ département de la chaussure ” ! (1) To invest. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 221 Condamné au pénitentier pour la vie (1) au lieu de condamné “ à la détention perpétuelle ”, ou aux travaux forcés “ à perpétuité.” Emphatiquement, (emphatically) pour “ péremptoirement ”, “ catégoriquement”.Traduction anglaise The ox, the sheep and the other animals that feed upon grass, not only are best, most useful and most valuable for man, since they nourish him, but many of them deserve to be highly appreciated for they return to the earth what they draw from it and betters even the ground on which they live.The ox, for instance, makes his pasture-land fat, whereas the horse and most other animals make the best meadows meagre in a few years.Traduction Le bœuf, le mouton et les autres animaux qui se nourrissent d’herbe ne sont pas seulement les meilleurs, les plus utiles et les plus précieux pour l’homme parce qu’ils le nour-: rissent, mais plusieurs d’entre eux méritent d’être hautement appréciés parce qu’ils rendent à la terre ce qu’ils en tirent, et même, ils améliorent le sol où ils vivent.Le bœuf, par exemple, engraisse son pâturage tandis que le cheval et d’autres animaux amaigris-i sent les prairies en peu d’années.EXPLICATIONS Ox.—pi.oxen, f.cow.Sheep.—ce mot s’écrit au singulier comme au pluriel.Feed.—nourrir.Val u able.—pr éci e u x, Highly.—hautement.Pasture-land.—pâturage.(1) Condemned to p enitentiary for life.Betters.—améliorer.Whereas.—tandis que.Meagre.—amaigrir.ARITHMÉTIQUE Problèmes P3 On a acheté 26 moutons à $2.35 la pièce et on les a revendus pour $71.50.Combien a-t-on gagné ?Solution : On les a vendus.$71.50 Ils coûtaient $2.35x26= 61.10 On a gagné.$10.40 2" Un constable gagne à la corporation $1.45 par jour.Combien gagne-t-il en un an, en supposant l’année complète de 52 semaines et 5 journées par semaine d’em-ploie ?Solution : Dans une semaine il gagne : $1.45x 5=$7.25.En un an il gagnera : $7.25 x 52=$377.00.3° Combien faudra-t-il de verges d’étoffe pour habiller 138 hommes et quelle somme faudra-t-il payer, sachant que l’étoffe coûte $2.15 la verge et que chaque habillement prend verges.Solution : Il faudra : 138x7^=1035 verges.Le prix sera de : $2.15 x 1035=$2225.25.4° Pour confectionner uu habit on a employé les § d’une pièce de drap de 8-j verges. 222 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Combien revient cet habit, si le drap vaut $2.85, et qu’on ait payé $1.25 pour le faire faire *?Solution ï Les | de 8.50= f^-0-.Le prix du drap est de : 2X8.5QxC2.85 5 Le prix de l’habit est de : $9.69 + 1.25=$10.94.Petite histoire des Etats-Unis CHAPITRE VII En 1861, une révolution formidable a éclaté aux Etats-Unis, entre ceux du Nord et ceux du Sud, au sujet de l’esclavage.Grand nombre de batailles ont été livrées avec des succès variables.Les principaux héros de cette révolution ont été Lincoln, Sherman, Grant, Stonewall, Jackson, Lee, etc., etc.Les Etats du nord ont fini par faire la conquête des Etats du sud, et ces divers états sont encore réunis sous la même dénomination des Etats-Unis d’Amérique.[à suivre.) POÉSIE LA LECTURE EN FAMILLE L’école est loin, parfois à quatre kilomètres.Pourtant l’on voit partir tous ces chers petits êtres, Le matin, par des temps de neige et de verglas.Les chemins sont mauvais ; on grelotte, on est lus, On souffle dans ses doigts à cause de l’onglée.Mais on est des enfants à la mine éveillée.Puis le dimanche vient.Près du vaste foyer, On s’assied, regardant les bûches flamboyer.L’aïeule vénérable a mis sa coiffe blanche.Dans la chaude maison, tout est bonheur et paix.On sommeille à demi, les enfants sont muets, Quand le père à l’aîné dit : “ Petit, c’est dimanche.Si tu prenais un livre et si tu nous lisais !.” Et l’enfant de huit ans commence la lecture.Sa voix parle de Dieu, du ciel, de la nature.Il attendrit sa mère, et voit dans tous les yeux Une larme d’orgueuil éclairant un sourire.Si petit, comme il cause ! on l’écoute, on l’admire, Et lui, le cher enfant, se sent fier et joyeux : Il enseigne, il bénit, il console.il sait lire ! (1) I Ee millioimaird Jay Oould Pour avoir une idée des immenses richesses que Jay Gould a laissées en mourant, faisons quelques calculs intéressants : Supposons que ses millions aient été convertis en billets de banque de cinq piastres et que ceux-ci soient mis bout à bout, ces billets rempliraient l’espace entre Londres et Moscou.Changeons maintenant ces billets en souverains et mettons-les l’un sur l’autre;; cela formerait une colonne de soixante-troisi milles de haut.S’il fallait transporter ces; souverains d’un lieu à un autre, il faudrait 11,400 personnes dont chacune serait chargée i de cent douze livres.Supposons maintenant que ces souverains fussent changés en che-lings anglais, il faudrait 240 ans, en travaillant nuit et jour pour donner un cheling à chaque personne, en en distribuant dix i par minute.Vous auriez un cheling pour j chaque individu dans le monde entier.« On raconte l’histoire suivante au sujet de Jay Gould.De passage à Londres, il demanda une audience à Rotschilds dont il n’était pas personnellement connu.Un commis lui rap- (1) Qu’il est doux et consolant à la fois le tableau ! ci-dessus dû à la plume de P.Foucher.Ah ! que de services les bibliothèques scolaires rendraient sous ce rapport ! Non seulement elles j contribueraient à sauvegarder les mœurs, mais elles conserveraient au sein des familles la paix, Vunion, | la concorde.Que la vie domestique paraîtrait souriante à l’ouvrier ! il resterait au foyer, au lieu de fréquenter les cabarets où s’engloutit trop souvent, hélas ! le produit d’une quinzaine de jours de travail et de sueur ! Il fuirait ces sociétés dont les plaisirs coûtent si cher, qui enlèvent le pain à la famille et finissent toujours par la plonger dans la plus affreuse misère.Oscar Las,sine. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 223 jorta sa carte et lui remit poliment le billet uivaut : “ M.Rotscliilds regrette d’être trop jccupé aujourd’hui pour recevoir personne, nais il peut informer M.Gould que l’Europe Vest pas à vendre JL’Académie Française * * * L’académie française, par suite de ses leuils répétés, qui viennent de la frapper, est réduite à 37 membres.Le doyen de l’as-J semblée est M.Legouvé avec 85 ans.Viennent ensuite, dans l’ordre chronolo-¦à gjque.M MM.Ferdinand de Lesseps, 83 ans ; Victor Duruy, 81 ; Camille Doucet 80 ; Jules Simon 78; John Lemoinne, 77; Rousse, 76 ; Leconte de Lisle, 74; duc d’Aumale, 71; de Mazade, 71 ; duc de Broglie, 71 ; Joseph Bertrand, 70; Maxime du Camp, 70; Pasteur, 70 ; duc d’Audiffret-Pasquier, 69 ; Gaston-Boissier, 69 ; Alexandre Dumas, 68 ; Emile Ollivier 67 ; Mézières, 66 ; de Frécy-net, 64 ; Gréard, 64 ; Cherbuliez, 64 ; Taine,(1) d 64; Mgr Perraud, 64; Sardou, 61 ; Meilhac, 60 ; Pailleron, 58 ; Halévy, 58 ; Edouard Hervé, 57 ; Sully-Prudhomme, 53 ; Claretie; 52; François Coppée, 50 ; Lavisse, 50 ; comte d’Hausonville, 49 ; vicomte de Vogué, 44; Pierre Loti, 43.Comme on le voit, quatre académiciens ont plus de 80 ans ; dix ont entre 70 et 80, treize de 60 à 70 ans, sept de cinquante à 60 ans, trois seulement ont moins de cinquante ans.L’âge moyen est de 65 ans.Voici d’autre part un classement plus ou moins rationnel que donne des académiciens un de nos frères.Auteurs dramatiques : MM.Camille Dou- cet, Alexandre Dumas, Ludovic Halévy, Ernest Legouvé, Henri Meilhac, Edouard Pailleron, Victorien Sardou.— Universitaires :—MM.Gaston-Boissier, Victor-Duruy (1) Vient de mourir.Gréard, Lavissse, Mézières, Taine.—Ducs : Duc d’Audiffret-Pasquier, duc d’Aumale, duc de Broglie.—Journalistes : MM.J.Claretie, Edouard Hervé, John Lemoinne, Jules Simon.—Poètes : MM.François Coppée, Leconte de Lisle, Sully-Prudhomme.—Délégués de la Revue des deux-mondes : MM.le comte Melchior de Vogué, Maxime du Camp, de Mazade.— Romancier : M.Cherbuliez — Savants : MM.Joseph Bertrand, Pasteur.— Hommes d’Etat : MM de Frécynet, Emile Ollivier.—Evêque : Mgr.Perraud.—Marin : M.Pierre Loti.—Avocat : M.Rousse.—Economiste : M.Léon Say.—Grand Français : M.de Lesseps.PEWSÉES Le grand art est d’apprendre à bien vivre avec soi.Gresset.* * * Sois colimaçon dans le conseil, oiseau dans l’action.* *¦ -*• La place ne saurait dégrader l’homme, tandis que l’homme peut relever la place.* * * Dans tous les genres, les buts bien définis sont le secret des succès durables.Cousin.La librairie Aotre-Dame des Victoires Nous recommandons à nos lecteurs l’excellente librairie Notre-Dame des Victoires, située aux Nos.9 et 10, de la rue Notre-Dame, Basse-Ville, Québec.C’est une maison florissante qui date déjà de loin et que son propriétaire, M.N.S.Hardy, tient sur un haut pied.A cette libi-airie on trouve toujours un choix considérable de livres d’école et de littérature, ainsi qu’un grand nombre d’objets pour églises, couvents, etc., etc., et des cierges de très bonne qualité. 224 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE EDITEURS DE MUSIQUE [pTrj) h Ipli ASSORTIMENT VARIE I>E PIANOS ET HARMONIUMS AMERICAINS El CANADIENS, INSTRUMENTS DE MUSIQUE fl>E TOUTES ESPECES Seule agence à Québec de la machine à coudre, hors de concours, dite la DOMESTIC de New-York' j Accords et réparations de 1PIANOS, HARMONIUMS, O RG UES d’égliset etc., promptement exécutés d’après les règles de l’art, ainsi que réparations de Machines à coudre Nos.135 & 137, rue St-Jean, H.-V., Québec Membre de P Association des Architectes de la province de Québec Bureau : 113, rue St-Jean ; Atelier : 37, rue cl’Aiguillon, Quebec.Le seul tenant un atelier cVexécution clans Vart architectural et décoratif.¦ Inventeur et manufacturier des rouvelles targettes à levier- nw.9AnHTA'?J^ ‘10R °3- - TY3HANOIV i ZZttJLTJ % PIED DE LA COTE LAMONTAGNE-122 BASSE-VILLE, QUEBEC.Grand assortiment de Cartes Géographiques.—Livres cle prix.—Livres classiques, etc., etc., etc.CORRESPONDANCE SOLLICITEE.Imprimé par L.-J.DEMERS à FRÈRE, No.30, rue de la Fabrique, Québec.!
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