L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1 janvier 1895, mercredi 2 janvier 1895
i6ME Année 2 JANVIER 1895 Nüméro 9 L’ENSEIGNEME JOURNAL D’EDUCATIOl “ Henclre le p< PARAISSANT LE 1er ET LE 15 DE CHAQ NT PRIMAIRE Sf ET D’INSTRUCTION mple meilleur ” UE MOIS, LES VACANCES EXCEPTÉES J«-& CLOUTIER, Rédacteur-propriétaire C.-J MAGNAN, Assistant-rédacteur Prix de l'abonnement : UN DOLLAR par an, Invariablement payable d'avanoe Toute correspondance, réclamation, etc., concernant la rédaction ou l’administration, devra être adressée à J.-B.Cloutibr, 148, rue St.Olivier, Québec.SOMMAIRE Pédagogie : A nos lecteurs.— 1 Le chauffage des écoles.—Rapport du surintendant de l’Instruction publique.—Congrès pédagogique des instituteurs du comté de Gloucester.—Généralités sur renseignement de la langue.— Rapports de^ inspecteurs d’écoles, 1892-93 (suite).—Partie pratique: Instruction religieuse.—Langue française : Orthographe et grammaire : I, Exercices.— 11, Dictée : La faîne.— III, Dictée : La voix du patriotisme.— Invention et rédaction.— Mathématiques.— La langue anglaise.— Premi- rs principes de tenue de livres.—Géographie pratique.— Stivers : Poésie : Le bon pauvre.— Variétés.—L’instruction publique au Japon.— Aux communautés religieuses.— Actes officiels du département de l’Instruction publique.— Annonces.__________________________________________ É -:- A nos lecteurs .Quand le présent numéro de Y Enseignement primaire vous parviendra, chers lecteurs, l’année 1894 sera enfouie dans les ombres du passé avec son cortège d’événements très divers ; il n’en restera plus que des souvenirs bien différents, agréables pour les uns, pénibles et affligeants pour un grand nombre.Le voyageur qui parcourt une longue route s’arrête de temps en temps pour se reposer, et pendant ces moments de ffipit, il regarde en arrière le chemin parcouru, et en avant, celui qui lui reste encore à faire.Il en est ainsi de nous tous, car ne sommes-nous pas tous des voyageurs qui traversent les rudes sentiers de la vie ?Au commencement de chaque année, il n’est personne, sachant penser, qui ne jette un regard sur les événements qu’il a vus se dérouler sous ses yeux dans le cours de celle qui vient de finir.Que de sentiments divers s’agitent alors dans l’âme de chacun de nous ! ! ! Les uns ont réussi dans toutes les affaires qu’ils ont entreprises, leurs moindres souhaits se sont réalisés en tous points, enfin la fortune n’a pas cessé un seul instant de les favoriser ; d’autres, au contraire, n’ont éprouvé que des contrariétés, des déceptions de toutes sortes, et malgré un travail opiniâtre, aucune de leurs entreprises n’a pu arriver à bonne fin.Mais ies succès ou les revers matériels ne sont encore que bien peu de chose comparés aux chagrins cuisants, aux peines morales qu’éprouvent ceux à qui la mort a enlevé à leur affection un parent chéri, ou un ami sincère et dévoué ! L’année 1894 a été fertile en événements malheureux.Les cyclones, les tremblements de terre, les inondations ont jeté la désolation et la terreur en Europe comme en Amérique, sur terre et sur mer, et ont fait des milliers de victimes.La France a eu à déplorer la perte de son président, tombé sous le poignard de l’anar- 130 L’ENSEIGNEMENT PPJMAIRE chiste Caserio Santo, et la Russie, celle de son empereur Alexandre III, qui a succombé à une longue et douloureuse maladie.Ces deux pénibles événements ont causé un deuil général.Le Tzar défunt, qui n’avait que quarante-neuf ans, était doué des plus belles qualités du cœur et de l’esprit ; doux, affable, très attaché à sa famille, d’une activité et d’une assiduité remarquables, il dirigeait lui-même l’administration de son vaste empire, et signait encore sur son lit de mort les docu-ments d’Etat qui lui étaient présentés.Son fils et successeur Nicolas II, qui n’est âgé que de vingt-six ans, a montré dès son début aux affaires publiques, beaucoup de sagesse, de tact, de prudence et de modération.Il paraît vouloir en tous points marcher sur les traces de son illustre père.Aussi son premier manifeste adressé à toutes les puissances, est-il empreint des sentiments les plus nobles et les plus élevés.Il se montre très favorablement disposé envers l’Angleterre et il n’y aurait rien d’étonnant si, avant peu, une triple alliance entre la Russie, la France et l’Angleterre n’était conclue.Le Canada n’a pas été plus épargné que les autres pays par le glaive de la mort ; des juges, des avocats, des hommes politiques distingués, des citoyens en vue ont aussi payé leur tribut à la nature; mais les deux pertes le plus péniblement senties ont été celle de l’honorable H.Mercier et celle de Sir John Thompson, récemment foudroyé au château même de la reine Victoria.Pour compléter la liste des événements calamiteux qui se sont produits pendant l’année 1894, n’oublions pas de mentionner la guerre acharnée qui s’est déclarée depuis plusieurs mois déjà, dans l’extrême Orient, entre la Chine et le Japon.La Chine, ou le Céleste Empire, comme il s’intitule prétentieusement, est le plus populeux du monde entier, puisque sa population dépasse 450,000,000 d’habitants ; elle a tou- jours été excessivement réfractaire à la civilisation européenne.Le Fils du Ciel, comme on appelle son .empereur, avec ses courtisans, se sont toujours montrés très hostiles et hautains envers les étrangers.Ce n’est que par la force des armes que F Angleterre, la France, la Russie, les Etats-Unis, etc., ont pu établir des relations commerciales avec les Chinois.Leur dédain méprisant, l’opposition qu’ils ont affichée contre toutes les découvertes européennes, ont fait qu’ils sont restés stationnaires et n’ont pas su profiter des améliorations modernes.Aussi sont-ils très arriérés à tous les dégrés de l’échelle sociale.Le Japon, dont la population n’est pas un dixième de celle de la Chine, excite le plus vif intérêt et l’admiration du monde entier.Il est situé à l’extrémité orientale de l’Asie, par une latitude moyenne de 35° N.Parfaitement placé pour servir de lien entre l’Asie, l’Amérique et l’Océanie septentrionale, cet empire est destiné à occuper une place importante parmi les états asiatiques qui auront le désir d’entrer dans le courant des idées européennes.La situation insulaire, le génie actif, industrieux de ses habitants permettent de le comparer à la Grande-Bretagne.D’après les géographes les mieux connus son étendue est à peu près la même que celle de la province de Québec.Saint François-Xavier, au 16ième siècle, enflammé du zèle apostolique, affronta tous les dangers pour se rendre dans ce lointain pays, où il obtint de grands succès; mais après sa mort,de violentes persécutions contre les adorateurs du vrai Dieu vinrent anéantir tout le bien qu’il avait fait.Ce n’est qu’au treizième siècle que le Japon fut révélé à l’Europe par le célèbre voyageur Marco-Polo.Ce pays ne s’ouvrit au commerce européen que trois siècles plus tard, lors de l’arrivée des Portugais, auxquels Ma ® dél it ici ropeenn Dniii liorjtio arriérés- L’ENSEIGNEMENT PEIMAIEE 131 del’ll k fitrfj ;re 1'As male, ilaceii uiauro des idd viivagei >W l’empire fut ferme en 1(539, ainsi qu’à tous les Européens.Les Hollandais seuls parvinrent à se faire accepter à Nagasaki, mais avec la rigoureuse condition de fouler le crucifix aux pieds en y débarquant.Pendant plus de deux siècles, il n’y eut que les Hollandais qui pussent faire parvenir en Europe les produits du Japon.Mais en 185J, les Américains forcèrent le Japon à les recevoir à Simocla et à Hacodade.Les Anglais, les Eusses, les Français, les Allemands et d’autres nations de l’Europe» ne tardèrent pas à obtenir également le droit de commercer avec le Japon et d’avoir des consuls et des ministres plénipotentiaires à Yédo.Les ports ouverts aujourd’hui au commerce européen sont : Nagasaki (70,0Ü0h.) dans Kion-sion, Simoda sur la côte S.E.de Nippon ;—Yokohama, sur la même côte, sorte d’annexe du port de Yédo;—Oraka (i’OOjGOOh.) port de la capitale Myako;— Hyoha, près d’Osaka ;—Hakodade, dans le sud de Yédo, visitée surtout par les Eusses.Aussitôt en relations commerciales avec les peuples de l’Occident, contrairement' aux Chinois, les Japonais comprirent bientôt qu’ils leur étaient inférieurs en tous points et s’efforcèrent de sortir de leur vieille routine.Aussi envoyèrent-ils tous les ans des centaines de jeunes gens en Europe et aux Etats-Unis, étudier dans les grandes universités, dans les usines et ateliers pour les initier aux sciences et à toutes les industries et découvertes modernes.Depuis plusieurs années le Japon n’a rien épargné pour organiser son armée et sa manne sur le même pied que les grandes puissances européennes.Des généraux, des officiers de tout grade, des ingénieurs anglais, français, allemands et américains ont été occupés à bâtir des forts, des navire s de guerre, à exercer les troupes, etc., et quand tout a été prêt, le Mikado a bravement déclaré la guerre au Fils du Ciel qui a été fort surpris et très indigné d’une telle audace.1 )epuis le commencement de la guerre, les Japonais ont marché de l’avant,ont remporté victoire sur victoire, à tel point que la Chine battue sur tous les points et profondément humiliée, se voit forcée de demander la paix.C’est une édition en grand de la fable du Moucheron et du Lion.Au milieu de cet immense tourbillon qui entraîne irrésistiblement le monde entier vers un avenir inconnu, il est un spectacle qui domine tous les autres ; c’est celui qu’offre à l’admiration générale l’attitude ferme et énergique du Saint vieillard qui, à l’âge avancé de quatre-ving-trois ans, tient encore, du sommet du Vatican, le drapeau de l’Eglise catholique.* Malgré son grand âge et les infirmités qui l’accompagnent nécessairement, son esprit est resté jeune et alerte ; il travaille intellectuellement sans cesse, comme un homme dans toute la force de l’âge, donnant des audiences, écrivant de sa propre main des encycliques, dirigeant d’une main ferme et assurée la barque de Pierre.Demandons à Dieu cj u’il nous le conserve encore longtemps pour qu’il puisse mettre à exécution ses grandioses projets.Après avoir parcouru à vol d’oiseau les principaux faits qui se sont produits pendant l’année qui touche à son terme, arrêtons-nous un peu pour souhaiter la bienvenue à celle qui commence, et qui tient soigneusement cachés dans son sein, beaucoup de secrets et de mystères ! ! ! Quant à nous, humbles instituteurs, laissons marcher les choses sans nous occuper de politique, ni des grandes questions qui agitent et bouleversent tout le monde, mais acceptons sans murmures la position précaire qui nous est dévolue, en travaillant avec courage et persévérance à promouvoir les intérêts de la belle cause de l’éducation de la jeunesse qui nous est confiée.Permettez-moi, chers lecteurs, en terminant, de vous faire mes meilleurs souhaits 132 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE % .________________________ à l’occasion de la nouvelle année, souhaits de santé, de bonheur, de réussite dans toutes vos entreprises.J.-B.Cloutier.lie chauffage ties écoles Le secrétaire-trésorier d’une municipalité scolaire située en bas de Québec, nous communique la résolution suivante, qui a été adoptée au mois de juillet dernier par la commission scolaire de St.: “ Chauffage des écoles de la paroisse de St.avec les conditions et ouvrages spécifiés ci-après.Résolution du 29 juin 1893.Que le chauffage des écoles soit à l’avenir donné à l’entreprise, et à la criée, avec les ouvrages suivants, savoir : bois fourni, convenable, débité et entré, poêle noirci à la plombagine, et frotté deux fois dans l’année; lavage de l’école, une fois par mois ; tambour posé à l’automne et ôté au printemps, de même que les chassis doubles ; cheminée ramonée et le poêle et le tuyau vidés ; nettoyer les latrines, les entretenir eu état de propreté, les vider deux fois par année ; allumer le poêle le matin, lorsque l’institutrice, absente de l’école doit se rendre en classe.St.31 juillet 1894.E.-J.-C.Sec.-trésorier.” Voilà une commission scolaire qui s’intéresse d’une manière pratique aux titulaires de ses écoles.Honneur à cette municipalité! Il nous ferait plaisir de donner le nom de l’endroit où le fait que nous venons de rapporter s’est passé.Mais le secrétaire-trésorier qui nous a fait parvenir la résolution ci-dessus, nous prie de taire son nom ainsi que celui de sa municipalité.Toutes les municipalités devraient chauffer, laver et balayer les salles de classe à leur frais.Espérons que le bon exemple que vient de donner St.sera suivi par plusieurs autres commissions scolaires.Rapport de l'iiouorable O.Ouimet, Surintendant de l’Instruction publique Dans le dernier numéro de YEnseigm.ment primaire nous avons analysé le rapport de M.le Surintendant de l’Instruction publique pour l’année scolaire 18 9 3-94.Nous commençons aujourd’hui la publication complète de ce document important.An début de cette nouvelle année, nous faisons des vœux pour que les suggestions contenues dans le rapport qui va suivre soient écoutées par qui de droit.L’année 1895 nous dira si la voix de notre chef dans la hiérarchie scolaire aura été entendue, si les demandes du comité catholique du Conseil de l’Instruction publique auront été exaucées, enfin, si la cause de l’instituteur canadien, cause juste et patriotique, aura fait un pas en avant.C.-J.M.Québec, 3 novembre 1894.L’honorable L.-P.Pelletier, Secrétaire de la province.Monsieur le Ministre, J’ai l’honneur de vous présenter mon rapport annuel pour l’année scolaire terminée le 30 juin 1894.* * * Je constate chaque année une augmentation graduelle dans le nombre des municipalités scolaires, due pour une partie à l’établissement de nouvelles paroisses dans les districts ruraux et poür une autre à la subdivision des anciennes municipalités.Cette subdivision, en diminuant l’étendue de la municipalité scolaire, permet aux commissaires d’écoles une surveillance plus facile et plus active des écoles sous leur contrôle.Il y a aussi augmentation, d’année en année, dans le nombre des maisons d’école.Celles construites par les municipalités scolaires sont généralement bien faites et conformes aux règlements préparés par les comités du Conseil de l’Instruction publique.Ces règlements pourvoient à ce que la C.-J.M. L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 133 t e« G' Ou maison d’école soit isolée autant que possible, 1,1,1 li(,«qu’elle soit sur un terrain sec, élevé, pourvu d’eau de bonne qualité et suffisamment éloigné des marais et des cimetières, et qu’elle soit d ’une grandeur suffisante pour permettre aux enfants qui la fréquentent d’etre à l’aise et de respirer l’air pur.Les municipalités ne construisent aucune école sans en soumettre le plan et le devis à l’approbation du surintendant de l’Instruction publique, qui ne les approuve que dans le cas où ils sont conformes aux règlements des comités du Conseil de l’Instruction publique.Le comité catholique a, une fois de plus, démontré l’importance qu’il attache au choix d’un site convenable pour la maison d’école, en adoptant, à sa dernière séance, la résolution suivante : “ Aucun emplacement sur lequel on se propose de construire une maison d’école ne sera acquis par les commissaires ou syndics d’écoles avant qu’ils n’aient obtenu du bureau provincial d’hygiène un certificat établissant que tel emplacement est approprié à cette fin, si M.le Surintendant de l’Instruction publique juge qu’il existe quelque doute à ce sujet.” Voici le tableau indiquant le nombre des éeiuand l’Instn (U er ira augm es du ¦ artieà uunicipa «os $ if municipalités et celui des maisons d’école de la province : Municipalités sous contrôle des commissaires ou des syndics catholiques Municipalités sous contrôle des commissaires ou des syndics protestants 953 293 Total des municipalités.1,246 Maisons d’école en pierre 253 309 4,910 en briques en bois Total 5,472 Maisons appartenant à la municipalité.Maisons louées.4,779 459 234 Maisons employées pour les écoles indépendantes .Total 5,472 Les bulletins statistiques des inspecteurs d écoles et les rapports spéciaux de quelques institutions indépendantes établissent qu’il y a dans la province 5,697 écoles, et, en comparant ce nombre avec celui que donne le recencement de 1891, comme étant la population totale de la province, je trouve qu’il y a une école pour 261 personnes.La statistique de mon département, publiée à l’appendice No.Y de ce rapport, fait voir ces écoles, d’abord comme écoles catholiques ou protestantes, puis, comme écoles élémentaires ou supérieures, et enfin, comme écoles sous le contrôle des municipalités scolaires ou indépendantes de ce contrôle.La population catholique de la province soutient 4,737 écoles, qui font une école pour 273 personnes, et les protestants ont 955 écoles, représentant une école pour 206 personnes, d’après le recensement de 1891.Les écoles élémentaires sont au nombre de 5,004, et il y a, dans la province 678 écoles supérieures.Celles-ci comprennent les écoles modèles, les académies, les collèges et les universités.Il y a de plus 15 écoles spéciales qui saut celles sous le contrôle du conseil des arts et manufactures, les écoles des sourd-muets, les écoles d’agriculture, une écoles de laiterie et une école ménagère agricole pour les jeunes filles.Le nombre total des écoles sous le contrôle des municipalités scolaires est de 5,328, et celui des écoles indépendantes de ce contrôle est de 369.Je dois dire ici que la statistique des écoles indépendantes n’est pas aussi complète qu’elle devrait être.Il y a un certain nombre de ces écoles, celles qui ne sont pas subventionnées, surtout dans les cités et les villes, sur lesquelles je ne puis avoir aucun renseignement statistique.Elles ne sont pas tenues de recevoir l’inspecteur et, en conséquence, celui-ci ne les visite pas et n’en fait aucune mention dans ses bulletins.On devrait pourvoir au moyen d’obtenir la statistique de ces écoles, celle au moins concernant le nombre d’élèves et le cours d’études.Je dois ajouter que, sans la statistipue des écoles indépendantes non subventionnées, qui sont en grand nombre, il y a impossibilité de déterminer sûrement le progrès et le mouvement de l’instruction publique dans la province.Le tableau suivant indique le nombre des différentes écoles de la province : L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Totaux ECOLES CATHOLIQUES.Ecoles élémentaires Ecoles modèles Académies Ecoles normales-Collèges classiques Universités 4,026 4,126 4,126 Ecoles des sourd-muets et des aveugles Totaux 4,126 ECOLES PROTESTANTES.une 1 otaux Lape le.o,32b Ecoles élémentaires Ecoles modèles Académies Ecole normale Collèges affiliés aux universités Universités Ecoles des sourd-muets et des aveugles Ecoles des arts et manufactures Ecoles d’agriculture et de laiterie Grand totaux des écoles suivre 1 Congrès pédagogique des instituteurs du eonité de Gloucester Le Courrier des Provinces Maritimes, du 6 décembre dernier, nous apporte le compterendu d’un congrès pédagogique qui a eu lieu tout récemment à Bathurst, N.-B.Nous laissons la parole au confrère : “ Le corps enseignant du comté de Gloucester s’est réuni, jeudi et vendredi de la semaine dernière, à l’Ecole de Grammaire de cette ville.Le but de ces réunions annuelles d’instituteurs est de se communiquer les résultats de leurs méthodes d’enseignement, d’échanger leurs idées sur des points de discipline scolaire, de discourir sur les devoirs du maître d’école envers les élèves et les parents et aussi sur ceux des parents envers îa classe enseignante.“ Quelques semaines avant l’ouverture de ces congrès scolaires, le secrétaire se met en communication avec quelques-uns des membres et leur demande de se choisir un sujet quelconque à traiter.Un tel prend par exemple l’enseignement de la grammaire, un autre une leçon de choses, tel autre une dissertation sur les meilleurs moyens à prendre pour occuper avantageusement les élèves à l’ouvrage pendant les heures de classe, etc.Le secrétaire fait ensuite imprimer le programme des quatre séances que siégera le congrès et en expédie un à chacun des instituteurs et institutrices du comté.“ Après l’enrôlement des membres, eut lieu les élections des officiers pour l’année courante avec le résultat suivant : Président, M.B.-l).Branscomb ; vice-président,M.Aimé A.Gionet ; secrétaire-financier, M.L.Hethering-ton ; comité, Mlles Marie Elizabeth Dumas et E.C, A.Stout.la Hi Laite L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 135 “M.l’inspecteur d’école Mersereau fit ensuite à l’adresse du corps enseignant une belle allocution, au cours de laquelle il parla du travail continuel et assidu de l’instituteur, des maisons d’école du comté pauvrement meublées d’appareils et mal construites, de la nécessité de bibliothèques scolaires et comment s’y prendre pour les monter, et aussi d’un drapeau scolaire.Il donna ensuite des conseils pratiques à l’égard de la fête des arbres.“ Mlle Katie R.Hall, B.A., de l’école supérieure du village de Bathurst, fut ensuite appelée à lire une étude sur Les Devoirs clés Parents.“ Ceux qui prirent part à la discussion sur le travail de Mlle Hall furent MM.l’inspecteur Mersereau, Branscomb, Gionet, Léger, Lanteigne, et les Mlles Wheeler, Alexander et Stout.Ceci termina la première séance.“ La séance de l’après-midi fut consacrée à la lecture et à la discussion de trois études.La première intitulée : Iæ vie cle Plantes par Mlle Alexander, l’autre : Grammaire Orale par Mlle Foley et la dernière : Occupation assidue, par M.Branscomb.Chacune de ses études est "d’un grand mérite, surtout celle de “ Occupation assidue durant les heures de classe.” “ Le travail de Mlle Alexander fut discuté par M.l’inspecteur Mersereau, et Mlle Dumas et Eddie.Celui de Mlle Foley subit la critique de Mlle Hall et de MM.Lanteigne, Mersereau, Léger et PL P.Gaudet.Ce dernier, qui a suivi les séances du congrès en qualité de représentant du Courrier a parlé très élogieusement du journal Id Enseignement Primaire, publié à Québec, et a fortement conseillé aux instituteurs et institutrices de langue française de s’abonner à cette excellente feuille pédagogique.“ A l’ouverture cle la troisième séance,il fut décidé que le prochain congrès se réunirait à Caraquet.Toute cette séance fut consacrée à la lecture et à la discussion de trois études sur la Discipline Scolaire, respectivement par Mme Alexander et MM.Hetherington et Lanteigne.Le travail de ce dernier était en français.M.Branscomb, Mlle Dumas et MM.Mersereau, Gionet et Léger prirent part à la discussion qui suivit la lecture de ces travaux.Ensuite vinrent deux études sur la la manière d’enseigner l’Histoire du Canada par Mlle Wheeler et M.Jean F.Doucet.MM.Lanteigne et Gaudet expliquèrent tour à tour la manière qu’ils croyaient être la plus avantageuse d’enseigner cette branche.“ La dernière séance eut lieu à l’école de Mlle Garret, près des scieries du Saint Lawrence Lumber Co.Les élèves étaient présents et des leçons modèles furent données par M.Mersereau sur la géographie, par M.Lanteigne sur la lecture française, par Mlle Eddie sur les vers à soie et par M.Gionet sur les nombres et la notation.“ Divers votes de remerciements furent ensuite proposés et adoptés puis on se sépara pour se réunir l’an prochain à Caraquet.“ LTne chose qui nous a fait beaucoup plaisir à constater : c’est que dans les diverses délibérations et discussions chacun des membres était libre de s’exprimer dans sa langue maternelle ; aussi y parlait-on anglais et français comme chacun le préférait ”.Généralité sur renseignement «le la langue On a dit avec justesse qu’une langue est un recueil de métaphores pâlies.L’une des plus belles tâches de l’école est de faire revivre un certain nombre de ces métaphores.Je suppose que lisant avec mes élève la scène d’Auguste et de Cinna, j’arrive à ces vers : “ Toutes les dignités que tu m’as demandées, “ Je te les ai sans peine et sur l’heure accordées.’” Que veut dire accorder.—Toute la classe répondra par le synonyme donner.—Mais n’y a-t-il pas de différence entre les deux mots ?Quand vous donnez une chose à contre-cœur, pouvez - vous dire que vous l’accordez ?Qu’appelle-t-on des jeunes gens qui sont accordés ?d’où vient qu’on dit d’un enfant qui a un mauvais caractère : il ne s’accorde pas avec ses camarades ?et pourquoi dit-on encore : accorder deux ennemis ?La parenté d’accorder et .de cœur étant devenue visible pour tous les élèves, vous pouvez faire comprendre la force de l’expression de Corneille.Et accorder un violon ?il n’est là nullement question de cordes. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 136- / Comme il s’agit de mettre le violon en j rapport régulier avec les autres instruments, la langue, par une conception hardie, en fait J un être animé, qui a besoin de vivre en bonne intelligence avec ses compagnons.L’enfant saisira sans peine la métaphore, qui ne s’effacera plus de son esprit, et quand il lira dans son rudiment que l’adjectif s’accorde en genre et en nombre avec son substantif, cette phrase elle-même, qu’il connaissait depuis longtemps, prendra à ses yeux un aspect moins maussade.Montrez à l’enfant comment la langue anime tout : les bras d’un fauteuil, les jambes d’un compas, la tête d’un clou, le col d’une bouteille ; ces futurs ouvriers trouveront un jour des expressions analogues.Faites voir aussi le sentiment intime qui se cache eu certains mots que nous prononçons sans y penser: deux amis se sont désunis.N’est-ce pas montrer que l’amitié n’en faisait qu’un seul être ?Nos espérances se sont évanouies.Le langage, en un instant, nous laisse apercevoir un mirage qui s’est dissipé.Michel Bkéal.13 apport* des inspecteurs d’écoles “ Pour généraliser l’enseignement raisonné et rendre moins ardu le travail de nos instituteurs et des institutrices, j’aimerais à voir dans nos écoles—dans nos écoles élémentaires surtout—le Journal de VInstruction publique ou Y Enseignement primaire.J’aimerais que ce journal fût reçu gratuitement par l’instituteur ou l’institutrice, aux frais du département de l’Instruction publique ou des commissions scolaires, et que celui-ci, ou celle-ci, fut tenu d’en prendre connaissance, de s’en servir pour la direction de ses classes, et de le conserver année par année dans les archives de l’école.Ce serait un des meilleurs moyens de rompre avec ce par cœur que l’on trouve encore dans quelques-unes de nos écoles élémentaires.” H.Pkud’homme, St-Constant.“ Il y a encore un certain nombre d’écoles qui n’ont fait que peu ou point de progrès, et cela est du en grande partie à l’apathi des parents pour l’éducation et surtout à l’in différence des autorités scolaires qui n’on aucun souci des écoles confiées à leurs soins et ne s’en occupent que pour ce qui a rappo aux engagements des institutrices, qu’il, tâchent d’avoir au plus bas prix possible.” P.-A.Roy, Lévis.“ Aux exameus que j’ai fait subir aux élèves des 138 maisons d’éducation sous contrôle : 22 ont obtenu la note.Très bien, 60 42 6 8 “ .Bien, “ .Assez bien, “ .Médiocre, “ .Mal” P.-J.Ruel, St-Charles-de-Bellechasse.“ El histoire sainte est enseignée à tous les élèves, même dès leur entrée à l’école, sous forme de conversation.Il est agréable de constater que des enfants, ne sachant pas lire, puissent répondre sur cette matière, et mieux même quelquefois que les plus âgés, qui étudient cette branche mot à mot.Chaque année, je remarque que les maîtres et les maîtresses perfectionnent leur méthode pour l’enseignement de cette branche, comme pour toutes les autres matières, et le mot à mot tient davantage à disparaître.On doit mettre le même intérêt et la même importance à la création ou au perfectionnement d’une méthode d’enseignement qu’à une invention mécanique, ou à une découverte économique.Les bonnes méthodes étant des armes toutes puissantes contre rignorance, il est donc important de faire des expériences sérieuses-pour les perfectionnements utiles.“ La géographie n’est étudiée que par un nombre d’élèves peu considérable, comparativement aux autres matières du programme officiel.“ Les leçons dx choses, à l’aide du “ Traité de leçons de choses, de M.J.-B.Cloutier, ex-professeur à l’école normale Laval, sont enseignées avec fruit dans presque toutes les écoles de ma circonscription.On donne ces L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 137 Ikk levons simultanément à tous les élèves d’une inême classe.ll,0I1i “ L'art épistolaire est enseigné aux élèves ¦tilles plus avancés dans toutes ou presque rfftoiites les écoles élémentaires et modèles, ne fois par semaine, on leur donne des petits exercices de rédaction, une lettre d’affaires, de bonne année, de remerciements, etc., te.“ On apprend la tenue des livres, même dans les écoles élémentaires, d’une manière 1 tout à fait pratique.On s’applique surtout à montrer aux enfants à faire des reçus, un billet, un compte, etc.” J.-E.Savard, Chicoutimi.ü ÏJM PARTIE PRATIQUE e, sons itile ira ère, et ^ âgés,: e pour | e pour li ré ; d’une Instruction religieuse EXPLICATION DU CATECHISME Q.Quel usage Dieu veut-il que nous fassions de toutes les choses qu’il a créées ?R.Dieu veut que l’usage que nous faisons de toutes les choses créées tourne à sa gloire qui est leur fin dernière.—Dieu nous permet de nous servir des choses qu’il a créées mais il veut que nous lie nous en servions que pour le connaître, l’aimer et le servir; c’est très juste, puisque tout lui appartient avant de nous appartenir et même en nous appartenant, c’est ce que nous entendons en disant que Dieu est la fin dernière de toutes choses, inique, j Q.Qu’est-ce que les Anges ?R.Les Anges sont de purs esprits créés à l’image et à la ressemblance de Dieu pour iAYadorer et le servir.—Le mot ange signifie messager, envoyé, mi jLes anges ressemblent à Dieu en ce que comme lui ils sont de purs esprits.Les anges ressemblent plus à Dieu que les hommes, cependant cette ressemblance n’est pas par-frf j faite, car les anges ont été créés par Dieu, tandis que Dieu n’a été créé par personne ; de plus les anges n’ont pas toutes les perfec-itrf dions de Dieu, et celles qu’ils ont, ils ne les meces| ont Pas au même degré.Les anges sont de purs esprits, ce qui signifie qu’ils n’ont pas de corps et qu’ils ne peuvent pas comme nos âmes être unis à des corps.Bien que les anges n’aient pas de corps, nous voyons cependant dans l’histoire sainte que souvent ils ont apparu aux hommes sous des formes corporelles ; mais ces apparitions étaient des miracles et ce n’était que passagèrement que les anges étaient revêtus de formes humaines.Dans l’Ecriture Sainte on parle aussi de la face et des ailes des anges, mais c’est un langage figuré, une manière de dire pour nous faire comprendre ce que font les anges : ainsi il est dit qu’ils se voilent la face devant Dieu pour signifier avec quel respect ils adorent la majesté de Dieu ; il est parlé de leurs ailes pour montrer leur promptitude a exécuter les ordres de Dieu, c’est aussi pour représenter l’obéissance des anges que le plus souvent sur les images ils sont représentés avec des ailes.Les anges ont été créés pour adorer Dieu et le servir, cela signifie que leur occupation est 1° de rendre gloire à Dieu dans le ciel par leurs louanges et leurs adorations ; 2° poulie servir ici-bas dans le gouvernement des créatures.Q.Les anges s’occupent-ils de nous ?R.Oui les anges ont souvent été envoyés par Dieu à l’homme comme messagers et ils nous sont aussi donnés comme gardiens et protecteurs.Ed.Lasfargue, Pire.Langue Iraii«-aise ORTHOGRAPHE ET GRAMMAIRE I EXERCICES 1° Copie.—Adjectifs exprimant des qualités contraires.Adjectifs formés par l’adjonction d’un suffixe.Un garçon docile, une fille indocile.Patient,impatient ; exact, inexact ; etc.2° Conjugaison.—Futur des verbes de la 4e conjugaison.Demain: je prendrai.; je tendrai.; etc.3" Dictée.— Louis est un petit garçon 4 138 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE docile, courageux, discret.Il a bon caractère et est très exact dans l’accomplissement de son devoir.Il sera, plus tard, capable de soulager ses parents.Recopier en remplaçant les adjectifs par leurs contraires.II » DICTÉE LA FAÎNE Le plus riche produit du verger forestier est le fruit du hêtre.Vers la fin de septembre, les capsules rougeâtres et rugueuses des hêtres s’entrouvent, les faînes s’en échappent, deux à deux, avec un bruit sec; le sol est jonché de leurs graines brunes et triangulaires.Alors tous les bois sont en rumeur : femmes, vieillards, enfants même, accourent des villages voisins pour récolter la faîne.On étend sous chaque arbre de grands draps blancs, on secoue Jes branches à coups de gaule, et les graines tombent comme une averse.La faîne est très savoureuse.Nos paysans en font de l’huile en la soumettant dans dçs sacs de toile neuve, à de lentes pressions.Elle vaut celle qu’on extrait de l’olive et a l’avantage de se conserver.A.Theitkiet.EXPLICATIONS Le verger forestier : l’ensemble des arbres de la forêt produisant des fruits comestibles : cornouillers, alisiers, noisetiers, etc.= Les capsules : les enveloppes à parois dures ; — lorsqu’elles sont rugueuses, couvertes d’aspérités, de bosses ou d’aiguilles, comme l’enveloppe de la châtaigne, on les nomme bogues.= Jonché: elles y sont semées en grand nombre ; — une jonchée ?= En rumeur : on y entend un bruit inusité, comme celui que provoque dans les foules un événement inattendu ; — la rumeur publique ?= Même : nature de ce mot ?= Une gaule : une grande perche flexible.= Une averse: une pluie abondante et subite ; — il pleut à verse 1 = Savoureuse : a de la saveur, cette qualité que le goût perçoit ; — sapicle, insipide ?po DICTEE VOIX PATRIOTISME Voix aucun pays patriotisme ne s’est fait entendre avec plus de puis- sance que dans le nôtre.de partout cette voix ; Elle nous arrive des sommets altiers de nos montagnes, comme des eaux de nos grands fleuves ; des plaines d’Abraham, glaces toi comme des champs de Carillon ; des du nord et des rives fleuries du Mississipi ; de l’orient et de l’occident ; de tous les pays où le drapeau de la France a passé, et que ' nos pères ont jonchés de leurs ossements, fécondés de leur sang.Douce quelquefois comme le murmure d’une harpe éolienne, elle chante les beautés poétiques de notre pays, les vertus domestiques de nos pères ; ou éclatante comme une fanfare guerrière, elle jette aux quatre vents du ciel les noms de combats et de héros immortels ; souvent triste et plaintive comme un chaut funèbre, elle redit des souffrances indicibles, des dé-vouements incroyables, des sacrifices surhumains.Elle dit que jamais pays n’eut pour 1 fondateurs des hommes plus grands, plus nobles, plus vertueux, plus héroïques ; jamais \ nation ne fit plus de sacrifices pour garder sa foi et son caractère national.Elle nous dit aussi, cette voix, que pour devenir un grand peuple, il ne nous suffira pas de chanter éternellement la gloire de nos ] ancêtres ; mais que nous devons imiter leurs .vertus, marcher sur leurs traces.Elle nous j invite à ne pas nous consumer dans les luttes ! fratricides, et à nous unir pour faire à notdb ! nationalité en Amérique une place digne de comp dieu corp' ni'' .('OUI tki mut fd> son origine, digne de la France.ter h m Explications de mots et exercices.— Ne s’est fait entendre : Pourquoi ne fait-on pas accorder fait avec s’ qui est féminin ?.s’ (se) n’est pas le compl.dir.de fait mais de fait entendre ; il en est toujours ainsi du participe fait suivi d’un infinitif.—Elle' p< nous arrive cle partout cette voix : Analysez cette phrase : Elle sujet; arrive verbe ; nous\ logis (ià sous entendu) compl.ind.; de partout compl.cire, de lieu ; cette voix sujet répété L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 139 par pléonasme pour mieux faire remarquer le mot elle.Quels sont les autres complém.circonst.?toute l’énumération qui suit : (elle nous arrive) des 'plaines.des champs.des glaces.etc.— Ont jonchés.fécondés : Justifiez l’accord de ces participes.Le compl.dir.que (antécédent pays) précède.—Douce : quelle est la fonction de ce mot ?c’est un compl.qualificatif de elle, ou si l’on préfère un attribut du même mot elle.{Elle est douce quelquefois, alors elle chante les beautés.) harpe éolienne : Instrument de musique à cordes que l’on suspendait, après l’avoir accordé, et que le vent (dont Eole était le dieu chez ies païens) faisait vibrer d’une manière harmonieuse.— Vertus domestiques : vertus de la maison, de la famille.Expliquer de la même manière vertus civiques, vertus guerrières.—fanfare : corps de musique composé d’instruments de cuivre.Ln corps de musique composé d’instruments de cuivre et d’instruments de bois serait une harmonie.Un orchestre (orkestre) est surtout composé de violons, violoncelles, contrebasses, auxquels se joignent quelques autres instruments de bois.—Elle dit : quel est le compl.dir.?tout le reste de la phrase jus.-qu’au point.—suffira : quel est le sujet ?chanter; tourner ainsi : chanter éternellement la gloire de nos ancêtres ne suffira pas à nous, {il suffira est unipersonnel).• Invention et rédaction I EXERCICES DIVERS Enfants, cherchons des mots : Voyons, citez des noms d’habitation : Maison, château, hutte, chaumière, palais.Qui habite une maison ?L’artisan, le bourgeois, Y ouvrier.—Un chtîteau ?Le sei-gneur.— Line hutte ?le sauvage.—Une chaumière ?Le pauvre.—Un palais l Le prince.En sorte que nous disons: le palais dv: prince, la chaumière du.la hutte du.le château du.la maison du.—Passons au logis des animaux : Du chien on dit : la niche.— Du sanglier.la bauge.—Du lièvre .Du lapin.De Y abeille.Du lion.De Y aigle.On dit: le bruissement.des feuilles, le glouglou.d’une bouteille, le pétillement.le grondement.le sifflement.le cliquetis; .le battement.le clapotement.de.II LE BEAU BALLON ROUGE Développement A la fête de Noël, Louise avait acheté un beau ballon.Un beau ballon tout rouge, très léger, et qui s’enlevait eu l’air, plus haut et mieux qu’un cerf-volant.Aussi toutes les amies de Louise voulaient-elles s’amuser avec le nouveau jouet.Mais Louise, très égoïste, refusait de prêter son ballon.“ Non, disait-elle, laissez-moi tranquille,, je joue toute seule.” Or, savez-vous ce qui arriva ?C’est qu’à la fin de la journée le ballon était déjà tout, dégonflé et ne pouvait plus s’élever en l’air.Désolée de cet accident, Louise voulut retourner auprès de ses jeunes amies.Mais celles-ci refusèrent de l’accepter dans leurs jeux.“ Non, non, dirent-elles, laisse-nous tranquilles, et va t’amuser avec le beau ballon rouge que tu n’as pas voulu nous prêter.” Enfants, ne soyez pas égoïstes, et faites toujours profiter vos camarades de vos jouets et de vos amusements.QUESTIONS Quel jouet avait-on acheté à Louise, à la fête de Noël ?Comment était le ballon ?Pouvait-il s’élever en l’air ?Que demandaient les petites amies de Louise ?Louise voulut-elle prêter son ballon ?Qu’arriva-t-il à la fin de la journée ?Où Louise voulut-elle retourner?Que lui répondirent les autres ?—Faut-il être égoïste et garder tous ses jouets pour soi ?Canevas.—Louise et son beau jouet.—Le ballon dans les airs.—Ce que demandent les petites amies.—Refus de Louise.—Le ballon dégonflé.— Ce que voudrait bien Louise.— Réponse qui lui est faite.—Il 11e faut pas être égoïste. 140 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE III SOINS ET NOURRITURE A DONNER AU BÉTAIL Sommaire.—Un bon cultivateur aime ses bêtes et n’oublie jamais ce qu’il leur doit.— Son empressement à écarter tout danger de son bétail.—Sa sollicitude pour sa santé, son logement, etc.—Nourriture des bestiaux.— Elle doit varier selon l’espèce.—Alimepts qui conviennent pendant l’hiver, pendant l’été.— Précautions à prendre quand on veut changer la nouriture des bestiaux.—Boisson.—Que faut-il éviter ?DÉVELOPPEMENT Un cultivateur qui a du cœur et de l’intelligence n’oublie jamais ce qu’il doit à ses bestiaux et ne néglige rien pour diminuer leurs fatigues et améliorer leur race.Nuit et jour, il est rempli de sollicitude pour ces êtres qui sont ses auxiliaires dans son travail et la source de ses revenus.Aussi, avec quel soin il écarte les dangers que son bétail peut courir, il pourvoit à sa nourriture, il veille à sa santé, à l’air qu’il respire, à la propreté du logement qui l’abrite, en un mot à son bien-être général.Les heures des repas de son bétail sont réglées, la quantité de nourriture est déterminée ; les soins de pansement ne sont jamais négligés, ni le travail jamais excessif, ni encore bien moins la brutalité exercée.Les maladies sont prévues autant que possible, et les remèdes appliqués en temps voulus.Quant à la nourriture, elle doit être appropriée à chaque espèce ; il est des animaux qui se nourrissent d’herbes sèches ou vertes, de grains onde racine ; ce qui est très important, c’est de ne pas changer trop brusquement leur nourriture ; le passage subit des aliments secs aux aliments verts ou inversement, pourrait les incommoder beaucoup.Rendant l’hiver, les aliments secs sont préférables et les aliments frais pendant l’été ; mais une nourriture sèche exige de plus fréquents breuvages.La boisson des animaux doit aussi être très surveillée ; les eaux trop froides, celles qui sont bourbeuses ou corrompues, peuvent leur donner de graves maladies.La plupart des animaux domestiques doivent boire au 'moins deux fois par jour, le matin et le soir après qu’ils ont mangé.Tels sont les soins et la nourriture que réclame le bétail pour vivre dans de bonnes conditions et assurer la prospérité de la maison.Mathématiques Les signes algébriques et les cases de chiffres que l’imprimeur Y Enseignement primaire fait venir dans l’intérêt du journal ne sont pas encore arrivés, bien qu’ils aient été commandés depuis plusieurs jours.On a été obligé de s’adresser à une maison américaine pour se procurer ce nouveau matériel.Notre éminent collaborateur, M.Ahern, et nos lecteurs voudront bien nous pardonner ce contre-temps involontaire.C.-J.M.LANGUE ANGLAISE LEÇONS D’ANGLAIS D’APRÈS LA MÉTHODE NATURELLE PAR J.AHERN (Tous droits reserves.) THIRTY-SIXTH LESSON Lisez à voix bisse dans un livre et dites : I am reading a book.Faites lire les élèves successivement, dites à chacun d'eux: You are reading a book.Faites lire chaque élève successivement, dites au, voisin de celui qui lit : He is reading a book.En parlant d’une fille dites : She is reading a book.Faites lire un élève et lisez vous-même en même temps, dites-lui et dites aussi aux autres élèves : We are reading books. L’ENSEIGNEMENT PKIMAIKE 141 Faites lire plusieurs élèves et User: en même temps vous-même, dites à ceux qui lisent ainsi qu'aux autres: We are reading books.Faites lire plusieurs élèves, 'à voix basse, en même temps, pendant qu'ils lisent dites leur: You are reading books.Faites lire plusieurs elèves, pendant qu’ils lisent, dites aux autres : They are reading books.Lisez et vous montrant demandez : What am I doing % IS-.You are reading a book.Faites lire un élève, demandez-lni : What are you doing ?It.I am reading a book.Faites lire un elève et le montrant, demandez aux autres : What is he book.p doing ?R.He is reading a ihniio le e que lies; de la.En parlant d’une fille: What is she doing ?R.She is reading a book.Lisez et faites lire en même temps un on.plusieurs élèves, demandez-lui ou leur: What are we doing ?R.We are reading books.Lisez et faites lire un ou plusieurs élèves et demandez aux autres : What are we doing ?R.You are reading books.Faites lire plusieurs elèves et demandez-leur : What are you doing?R.We are reading books.Faites lire plusieurs élèves et demandez aux autres: What are they doing ?R.They are reading-Dictez aux élèves le résumé suivant : Ils doivent l’apprendre pour la classe suivante ?I ara reading in a book.You are reading a book.He is reading a book.She is reading a book.We are reading in books.You are reading in books.They are reading.in books.An moment de la récitation, l’elève, un instant avant de dire : I am reading a book, sera à lire.En disant à un a utre elève : You are reading a book, Velève désigné sera à lire.En disant d’un ou d’une autre élève : lie ou she is reading a book, celui dont il parle sera à lire, etc., etc." PREMIERS PRINCIPES DE TENUE DE LIVRES (Droits reserves) - 'l:lf- ! pi-mil Ht' : s été tr Uït - id'- ll 7.Ex.—1.Nous donnons à F.Joly, $35.—2.Nous achetons de lui, à crédit, des marchandises, $15.—3.Nous empruntons de lui, $L0.—4.Nous lui vendons, à crédit, des marchandises, $25.— 5.Nous lui payons, à compte, $20.—6.Nous achetons de lui, à crédit, des marchandises, $10 —7.Nous lui payons, $25.Est ce que F.Joly nous doit, ou bien est-ce que nous lui devons, et quel est le montant dans l’un on dans l’autre cas ?8.Ex.—1.Acheté de R.Thomas, à crédit, des marchandises, $10.—2.Vendu à P.Grace, àcrédit, des marchandises, $20r—3.Payé à R.Thomas, à compte.$8.—4.Reçu de P.Grace, à compte, $12.— 5.Vendu à P.Grace, à crédit, des marchandises, $30.— ti.Yendu à R.i homas, à crédit des marchandises, $5.—7.Reçu de P.Grace, acompte, $20.-8.Acheté de R.Thomas, à.crédit, des marchandises, $40.—h.Reçu de P.Grace, à compte, $10.—10.Payé à R.'Thomas, à compte, $15.- 11.Vendu à R.Thomas, à crédit, des marchandises, $7.—12.Vendu à P.Grace, à crédit, des marchandises, $15.— 13.Payé à R.Thomas, à compte, $5.—14.Reçu de P.Grace, à compte, $6.—15.Payé à R.Thomas, à compte, $3.Est-ce qu’ils nous doivent, ou est-ce que nous leur devons; quels sont les montants dans l’un ou dans l’autre cas ?J.AHERN.Géographie pratique Histoire cle la géographie de VAmérique du Nord LECTURE L’histoire de la géographie de l’Amé-ricpie du Nord remonte aux plus anciennes traditions des explorations faites dans le Nord-Ouest de l’Europe par les Normands.Ces peuples, en effet, après avoir découvert l’Irlande, les Orcades, les îles Fœroé, passèrent dans l’Islande et dans le Groenland, d’où ils gagnèrent le Yinland on Labrador.A cette époque, on trouve les récits d’entreprises fabuleuses, qui sont toutes très contestables.En 1830 seulement, les frères Zéni, de Venise, tracèrent la carte des découvertes opérées au nord-ouest par les Scandinaves, et on se fait aisément l’idée des bizarreries que présentent dans ce premier tracé les formes des pays récemment explorés.A vrai dire, la géographie de l’Amérique du Nord a pour point de départ les voyages de Christophe Colomb, visitant les Lucayes, les Antilles et la côte de Honduras (1492)' Apres lui, vinrent plusieurs voyageurs ou conquérants qui reconnurent ou explorèrent successivement; 1497, Cabot, l’embouchure 142 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE * (lu Saint-Laurent et le Labrador; 1512, Ponce de Léon, la Floride; I 521, Fernand Cortez, le Mexique ; 1534, Cartier, le Canada ; etc.A la lin du seizième siècle commencèrent à la fois : les efforts pour pénétrer dans l’intérieur du continent américain, dans un but exclusivement commercial ; les tentatives pour découvrir au nord un passage qui permettrait d’aller de 1 Atlantique au Pacifique ; un peu plus tard eurent lieu les découvertes et explorations des Champlain, de la Salle, Joliette, Marquette, d’Iberville, de la Véren-drye, etc ; enfin, les grands voyages autour du monde qui devaient concourrir à une reconnaissance p lus complète des rivages de l’Amérique septentrionale : c’est l’époque de Raieigh, de Forbisher, de Drake, de Davis, etc.Toutefois, il faut arriver à la fin du dix-huitième siècle et même aux temps actuels, pour trouver l’entière exploration du pays ; relèvement successif du pays par Cook, La Pérousse, Vancouver, etc.Voyages aux terres boréales : Davis, Hudson, Baffin.Pendant ce temps, l’intérieur était l’objet de nombreuses explorations, principalement sous l’infiuence de l’Angleterre, pour l’extension de son commerce de pelleteries et sous celle des Etats-Unis pour la reconnaissance des contrées nouvelles que les Anglo-Américains ajoutaient chaque jour à leur puissante confédération.L’Orégon, le cours supérieur du Mississipi, le grand Lac Salé, les Montagnes Rocheuses ont été ainsi véritablement connus.POF.SIE LE BON PAUVRE Ah ! je sais que la vie est un banquet suave, Une longue fête pour vous ; Vos chants toutes les nuits m’éveillent dans ma cave : Frères, je ne suis pas jaloux.Dieu n’a-t-il pas placé sur les cimes sereines Le beau cèdre au riche manteau, Et le long des torrents, courbé sous leui’s haleines, Le pâle et frissonnant roseau ?Malheur au pauvre aigri qui de sa lèvre torse Où flotte une écume de fiel, Insulte à la justice, à l’amour, à la force De ce Dieu qui créa le ciel ! O Christ, devant ton front que les épines ceignent, Je bénis mon sort et ta loi, N’as-tu pas dit “ Heureux celui dont les pieds [saignent Sur les ronces derrière moi '?” “ Il faut que l’homme soutire en son corps, en [son âme ; Mais une larme est un trésor.Les pauvres brilleront au ciel comme une flamme, Et tiendront une palme d’or.” Mon pauvre cœur, semblable à l’épi qu’on flagelle, Reste vide ap.'ès tant de coups.Mais que j’aie une larme à mon heure mortelle, O Christ, à verser sur tes clous ! A.Garneau.VARIÉTÉS La Vérité de Québec du 22 décembre nous apprend que la législature de l’Etat du Massachusetts a ordonné aux commissions scolaires de visiter les écoles privées et de n’approuver l’instruction qui s’y donne que si l’enseignement de toutes les matières exigées par la loi y est donné en anglais.Cet article de loi est dirigé contre les écoles libres de nos compatriotes qui vivent à l’ombre du drapeau étoilé.Voilà donc une nouvelle guerre que la langue française va avoir à subir.Sommaire de la Revue canadienne, livraison de décembre 1894 :—L’arrivée de Mgr Taché à la Rivière-Rouge, T.A.Bernier ; Guérison d’un enfant à Sainte-Anne de Beaupré, A.B.Routhier; Le Fort et le Château Saint-Louis, Ernest Gagnon ; Aventures et dangers de mort, l’abbé F.X.Burque ; Journal de voyage ; Chronique du mois ; A travers-les livres ; Table des matières. 143 lignent L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 61%, La nouvelle qui suit a fait le tour de la presse du pays : Comme on le sait, le corps du R.Frère Didace, que les Franciscains vénèrent à l’égal d’un saint et à qui ils attribuent plusieurs miracles, repose sous l’autel de l’église anglicane de Trois-Rivières.Ce fait est pour plusieurs une énigme qu’ils ne peuvent déchiffrer.Pour en avoir l’explication, il faut remonter jusqu’avant la conquête.A cette époque, il y avait plusieurs monastères franciscains au Canada, notamment à Trois-Rivières où ces religieux possédaient an couvent et une chapelle.Après la conquête, les biens des Franciscains y compris leur couvent et la chapelle Trois-Rivières allèrent à la Couronne djAngleterre et.un ministre protestant obtint a chapelle tandis que le gouvernement convertissait le couvent en magasin de l’état.Depuis, la chapelle a toujours servi d’église protestante.Les Franciscains sont prêts à faire des sacrifices considérables pour rentrer en possession de leur chapelle.Le révérend Père Frédéric, commissaire de Terre-Sainte au Canada, est actuellement en négociations à ce sujet avec les propriétaires actuels.Çle, livrai-le % IJIiistritclion publique au Japon Le gouvernement de ce pays montre une grande sollicitude pour l’instruction publique.Plusieurs centaines de jeunes japonnais ont déjà été envoyés dans les principaux pays Europe et dans l’Amérique du Nord pour compléter leur instruction.Dans le pays même, leurs méthodes pédagogiques ont été appliquées avec succès.Sur 5,952,000 enfants en âge de fréquenter l’école, 3,037,270 la fréquentaient en 1893.La rétribution scolaire n’est pas toujours exigée.Les frais de l’enseignement sont couverts le plus souvent par des impôts locaux.Il y avait à la même époque 30,156 éco-es élémentaires, 1,173 écoles moyennes, 80 écoles normales, 80 écoles industrielles et à Tokio, une grande université comprenant quatre facultés : droit, sciences, médecine, lettres, avec douze professeurs étrangers, quarante Japonnais et environ 150 élèves.A l’école de médecine, l’enseignement est fait en langue allemande.La presse fait aussi des progrès.Le premier journal date de 1871.Il y a aujourd’hui plus de 750 journeaux et 53 revues.Le Japon occupe le troisième rang pour la librairie parmi les nations du monde il dépasse même la Grande-Bretagne pour le nombre d’ouvrages publiés.En 1885, on a publié au Japon plus de 1,100 livres.En 1893, on comptait en outre au Japon 134 banques nationales et 252 banques privées, 50 chambres de commerce, des musées, etc.lux communautés religieuses Nous avons encore quelques exemplaires du Supplément ¦¦ pédagogique publié l’année dernière en même temps que VEnseignement primaire.Ce Supplément forme une brochure, grand format, de 64 pages, contenant un Cours de pédagogie qui pourrait être utile à celles de vos élèves qui se préparent à l’examen du brevet d’institutrice.On peut se procurer ce travail en s’adressant à C.-J.Magnan, 150.rue Saint-Olivier, Québec.Prix : 30 cts L’unité et $3.00 la douzaine.Envoi GRATUIT.ACTES OFFICIELS Département de l’Instruction publique Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, en date du 5 décembre (1894), de nommer M Hector Lemieux, commissaire d’écoles pour la ville de Chicoutimi, comté de Chicoutimi, en remplacement de feu Georges-Olivier Toussignant.Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, en date du 14 décembre courant (1894), de nommer M.Alexis Chicoine, commissaire d’écoles pour la municipalité de Saint-Adolphe-d’Howard, comté d’Argenteuil, en remplacement de M.Frédéric Sénécal, absent. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Le plus grand assortiment à Québec de PlflilOS provenant des manufac tures Américaines et Canadiennes les pins en renom HAHMONITJMS-ORGXJES pour églises et chapelles à un ou deux claviers, avec ou sans pédale ; Har moniums de salon de cinq à six octaves.Instruments de cuivre pour fan lares de Thibouville-Lamy, Paris, France.Instruments de musique de tou, genres.Accord et réparation de pianos, orgues d’églises, etc., etc., etc.BERNARD, FILS & CIE, EDITEURS DE MUSIQUE Porte voisine de M.Cyr.Duquet, horloger.RUE ST-JEAN MAISON FONDEE EN 1865.il i!J i MAISON FONDEE EN 1865.e RELIEUR c A notre établissement nous exécutons toutes sortes d’ouvrages concer liant la Reliure, le Réglage et la Fabrication de livres blancs, et cartes montées sur toile et vernis.Nous nous occupons spécialement de la reliure à tranche dorée et de celle à tranche ronge sous or.Les livres destinés aux bibliothèques paroissiales sont reliés à des condi tions spéciales.Téléphone 305.C.-A.LAFRANCE, Relieur, 109, COTE LAMONTAGNE, QUEBEC .GrATTVRB A.XT LIBRAIRE 122—PIED DE LA COTE LAMONTAGNE-122 BASSE-VILLE, QUEBEC.u» Ffii SOMMAI 1 réunit L'ins 6.0 Par -la n Diet Le vt Poési Centi te« la»: aura fa hures A» leçon d’1 4 l’Ail Grand assortiment de Cartes G-eographiqnes.—Livres de prix.—Livres classiques, etc., etc., etc.Rôle «le cotisation—Rôle «l’évaluation—Rôle de perception—Livre «le Caisse-!^ pour municipalité.Imprimé par L.-J.DEMERS & FRÈRE, No.30, rue de la Fabrique, Québec.
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