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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
mercredi 15 mai 1895
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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Références

L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1895-05, Collections de BAnQ.

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16 me Année 15 MAI 1895 Numéro 18 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE JOURNAL D’EDUCATION ET D’INSTRUCTION “ Rendre le peuple meilleur ” PARAISSANT LE 1er ET LE 15 DE CHAQUE MOIS, LES VACANCES EXCEPTÉES J«4L CLOUTIER, Rédacteur-propriétaire C.-J àGNAN, Assistant-rédacteur Prix de l'abonnement j UN DO j ,V * ement payable d’avanoe Tnte oorrospondanoe, réclamation, etc6"*13, ' - reaaotion ou l’administration, devra être adressée à J.-B.Cu 148, rue St.Olivier, Québec.SOMMAIRE : — Pédagogie: Date de la prochaine conférence pédagogique de Québec reculée.—Conférence pédagogique.—Une idée pratique.—Rapport de M.l’inspecteur Belcourt.—Honneur aux Dames Ursulines.—La méthode Ahern.—Centième conférence des instituteurs de Montréal.— Partie pratique : Instruction religieuse : Explication du catéchisme.—Langue française : grammaire et orthographe : I, Exercices sur les noms — TI, Dictée : Le limaçon et le ver luisant—III, Dictée : Une école du soir.—Mathématiques : Arithmétique : problèmes.—- Leçon d’anglais.— Premiers principes de tenue de livres.— Divers: Poésie: Travaillons.— Bureau des examinateurs catholiques de Québec : séance de mars 1895.—Variétés.— Bulletin des sommaire s.—-Actes officiels.—Annonces.Date de la prochaine conférence pédagogique de Québec reculée Pour une raisou importante, la date de la réunion des instituteurs de la circonscription de l’École normale Laval qui devait avoir lieu samedi, le 25 du courant, est remise au 1er juin prochain-, cette date tombe également un samedi.Par ordre, C.-J.Magnan, Président de l’Association des instituteurs catholiques de Québec.Conférence pédagogique La cent dixième réunion des instituteurs de la circonscription de LÉcole normale Laval aura lieu samedi, le 1er juin prochain, à l’endroit ordinaire.Voici le programme de cette réunion : 1ère séance à 9J hrs.du matin.—Ordre de cette séance: 1° Présentation d’une adresse d’adieu à l’honorable M.Ouimet, ancien surintendant de l’instruction publique, et Réponse de M.Ouimet.2° Présentation d’une adresse de bienvenue au nouveau surintendant, l’honorable P.Boucher de La Bruère, et Réponse de M.de La Bruère.3° Election des officiers de l’Association : le le président, 2e le vice-président, 3e le secrétaire, 4e le trésorier, 5e le délégué à la commission administrative du fonds de retraite, 6e les membres du comité de régie.4° Lecture du procès-verbal de la dernière réunion.5° De la différence qu’il y a entre l’épellation syllabique et la lecture par épellation phonique.—M.N.Laçasse.2e séance à 2 lirs de Vaprès-midi.— Ordre de cette séance: 1° Une leçon d’écriture penchée.—M.A.Talbot.2° Enseignement de la géographie.—M.J.-D.Brève.3° Sujet de’ discussion : Comment doit-on enseigner la langue maternelle concentriquement ? L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Tous les membres de l’Association se feront un devoir, sans doute, d’assister à cette réunion qui promet d’être exceptionnellement intéressante.MM.les inspecteurs d’écoles sont respectueusement invités à se rendre en aussi grand nombre que possible à la prochaine conférence.Une idée pratiqne Nous avons reçu une lettre importante contenant une suggestion très pratique.Voici cette lettre : “ Québec, 3 mai 1895.A.M.C.-J.Magnan, Professeur à l’Ecole normale Laval et rédacteur à VEnseignement primaire.Monsieur, Depuis plus de trente ans que je m’occupe de l’Instruction publique et que j’y apporte le contingent de mes faibles connaissances, j’ai remarqué que toutes les personnes qui se sont livrées à l’enseignement et celles qui s’en sont occupées sérieusement, ont toujours cherché, et leurs successeurs cherchent encore à améliorer le sort des instituteurs et des institutrices des campagnes ; mais toutes leurs théories, toutes leurs propositions n’ont donné aucun résultat pratique que je connaisse, car le salaire des maîtres et des maîtresses d’écoles n’est pas beaucoup plus élevé qu’à cette époque.Sans me croire plus autorisé que ceux qui ont traité cette matière, j’ai l’honneur de vous faire la propositjon suivante qui, dans mon humble opinion, améliorera un peu la position future de ceux qui enseignent sous le contrôle des commissaires ou des syndics d’écoles.Je désirerais que l’article 2267 des statuts refondus de la province de Québec fut amendé comme suit: “ Que les autorités scolaires ne soient plus autorisées à faire la retenue sur le traitement des fonctionnaires de l’enseignement primaire des campagnes.” Les autorités seules seront forcées d’ajouter cette petite compensation au salaire de leurs titulaires.ïij)p )üS On me dira que c’est une charge nouvelle que je veux imposer aux contribuables; mais .cette augmentation sera si minime que les municipalités n’en souffriront nullement et que personne ne s’en apercevra.Les instituteurs et les institutrices qui, pour D,, une raison ou pour une autre, ne peuvent bénéficier de la pension, ne seront plus exposés à perdre ce qu’ils auraient été obligés de verser au fonds de pension pendant qu’ils étaient fonctionnaires de l’enseignement pri maire.Suivant moi, cet amendement sera un grand encouragement pour l’instituteur et l’institutrice s’il est effectué; et un puissant motif pour retenir dans l’enseignement ceux qui y réussissent, s’ils y trouvent le moyen de vivre pendant leur vieillesse.De plus la retenue est encore un obstacle à la reddition exacte des comptes des secrétaires-trésoriers qui n’en connaissent le mon tant que deux ou trois mois après qu’ils doivent rendre leurs comptes.Le tout humblement soumis.J’ai l’honneur d’être, Monsieur, Votre obéissant serviteur, Célestin Bouchard, Insp.d’écoles.M- .esterai Non; -dignité de ceii! Note de la rédaction : — L’idée émise dans la lettre qui précède nous semble très pratique et tout à fait propre à améliorer, dans une certaine mesure, le sort de l’instituteur.Si l’on considère que la retenue de 2°20 qui est faite sur les traitements des fonctionnaires des écoles sous contrôle s’élève tous les ans à plus de quatorze mille 'piastres, il est bien à propos de songer à faire payer cette retenue par les municipalités ; ce sera autant de gagné pour les membres de la famille enseignante ; et la part d’octroi de chacune des 1246 commissions scolaires de la province ne sera, en définitive, réduite que de $11.24.Notre digne correspondant nous permettra de différer avec lui sur un point : c’est lorsqu’il dit “ que toutes les théories et toutes les propositions de ceux qui ont lutté en faveur de l’instituteur depuis trente ans n’ont donné aucun résultat pratique.” lia; L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 275 Ne nous laissons pas aller au découragement.Est-ce que l’opportunité cVaccorcler des primes aux instituteurs et aux institutrices et la nécessité de classer les membres du personnel enseignant par ordre de mérite et d’ancienneté ne sont pas reconnus officiellement par le comité catholique du Conseil de l’Instruction publique ?Dans son dernier rapport, le Surintendant ne demande -1 - il pas avec instances à la législature d’augmenter la subvention 'aux fonds de retraite des instituteurs et l’octroi des écoles publiques ?De ces trois chefs : les primes, le fonds de retraite, l’octroi des écoles, dépendent l’amélioration immédiate du sort des instituteurs.Et ce n’est pas au moment où les demandes du corps enseignant sont approuvées par tous les membres du comité catholique, évêques et laïques, où elles reçoivent l’appui unanime de la presse cana-dienne-française, où nombre d’hommes politiques en reconnaissent la légitimité que nous devons baisser pavillon et avouer que tout est encore à refaire.Non, continuons à lutter avec énergie et dignité, et l’Etat finira par se rendre au vœu de ceux qui veulent réellement le bien de la nation.C.-J.M.Rapports de MM.les inspecteurs d’écoles 1893-94 GLANURES “ Seize institutrices non diplômées ont enseigné dans mon district, cette année.C’est moins que l’an dernier, mais c’est encore trop, si l’on tient compte de la modicité du salaire qui est offert aux institutrices dans beaucoup de municipalités, surtout dans celles du comté de Nicolet.La réforme qui oblige les commissaires à payer leurs institutrices mensuellement est d’une opportunité incontestable, mais je crains que l’exécution en soit quelque peu difficile dans le début.Les secrétaires-trésoriers remplissent leur charge à la satisfaction générale, et il ne m’a été fait qu’une seule plainte dans le cours de l’année.Il n’y a pas eu de difficultés graves dans mon district depuis plusieurs années, et j’en fais la remarque avec plaisir.Dans beaucoup de municipalités de mon district, on prend plus d’intérêt que par le passé aux progrès des écoles.Non seulement les commissaires sont plus dévoués et plus prudents dans le choix de leurs institutrices, mais les parents eux-mêmes suivent avec beaucoup plus d’attention la marche des progrès de leurs enfants, et lors des engagements, ils font des efforts pour obtenir une institutrice, qui s’est acquis une bonne réputation dans renseignement.Je puis me rendre compte facilement de cet heureux état de choses par les nombreuses références qui me sont demandées quand arrive l’époque de rengagement des institutrices.Le programme du cours d’étude n’est pas toujours littéralement suivi, et il serait à souhaiter que dans les institutions où l’on prépare les candidats à l’examen des bureaux d’examinateurs, l’étude de ce prbgramme fût l’objet de plus d’attention.L’enseignement du dessin se généralise de plus en plus, et se donne d’une manière plus intelligente et plus profitable pour l’élève.Je ne puis dire la même chose de l’enseignement de l’agriculture qui est généralement négligé.Le peu de progrès que j’ai constaté dans quarante-cinq écoles provient en grande partie du peu de zèle des institutrices.11 y a bien dans ces écoles défaut d’assuidité des élèves, mais toute bonne institutrice parvient toujours à rendre ses élèves assidus.J’excepterai certaines écoles dans des arrondissements très pauvres où une institutrice, avec toute la bonne volonté possible, ne peut remédier à tous les obstacles qui s’y rencontrent.—(J.-E.Belcourt, Nicolet.) Honneur aux Ursulines Nos lecteurs savent qu’il existe à Roberval un couvent très florissant qui est dirigé par les Ursulines.Quoique jeune encore, le rameau qui a été détaché du vieil arbre ) L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 276 / québecquois est plein de force et sa renommée a déjà traversé les mers.Voici ce que nous lisons dans la Semaine religieuse de Bayeux, France : “ La Société d’Agriculture est très préoccupée de voir que chez nous, dans les écoles qui nous coûtent si cher, on fait trop de demoiselles, pas assez de ménagères.Elle sait qu’au Canada l’éducation des femmes est parfaitement organisée, et que les nombreux colons qui vont s’installer dans ce pays sont frappés de tout ce que font ces remarquables ménagères et du secours considérables qu’elles apportent à leurs maris.Elle a écrit à la directrice des Ursulmes de Roberval, près du Lac Saint-Jean, qui tient là une école de filles importante, pour lui demander quelles étaient ses méthodes.Voici sa réponse: “ Vous demandez, Monsieur, des renseignements sur notre système d’éducation agricole ; c’est avec plaisir que nous répondons à votre demande.Pour attacher l’homme au sol, à la famille, il faut qu’il-s’y trouve heureux ; nous avons donc pensé que la mission de la femme est de lui procurer le bonheur qu’il cherche.Comme notre population est essentiellement agricole, c’est à l’économie rurale que nous avons eu recours.La maîtresse d’une ferme doit avoir les connaissances pour pouvoir, au besoin, remplacer son mari, donner des ordres et même prêter son concours.I)e plus, elle doit être l’ornement du foyer domestique et faire rayonner le bonheur autour d’elle.Elle doit donc être active, de joyeuse humeur, propre et économe, aimante, pieuse et dévouée.Pour la rendre telle, c’est l’éducation du cœur qui nous aide.Si nous réunissons à inspirer le dévouement, tout est fait.Voici cependant notre programme : 1° Théorie : Notions d’agriculture, d’horticulture, de pomologie.Pratique : Au jardin et au verger.2J Théorie : Vacherie, laiterie, beurre et fromage.Pratique à la laiterie.Fabrication du beurre de ferme et du fromage pour la famille.Traite des vaches.3° Pratique à la basse-cour.Soins donnés aux poules et aux autres oiseaux pour la production des œufs et l’élevage des petits.4° Pratique à la buanderie, à la boulangerie, à la cuisine.Suriné 5° Pratique à l’ouvroir.Tailler, coudre, raccommoder, repriser.Emploi de la laine et du lin.Toutes les élèves apprendront en même temps à tenir la correspondance et la comptabilité de famille.On s’attachera surtout à leur donner une bonne instruction religieuse.Elles seront formées à régler leurs dépenses soit pour la nourriture, soit pour le vêtement, sur les revenus de la ferme, etc., ayant soin de faire quelques épargnes pour les mauvais jours ou pour causer quelques surprises agréables.On leur fera aimer les fêtes de famille, anniversaires de naissance, de mariage, etc., faire quelques cadeaux produits de l’indus- ¦Cepei •c’est « irenait r;".¦ i; tlltfl®: j SC soiuen: |œE L'flt trie et du travail, et avoir une mise toujours simple, propre et soignée.” Voilà qui est complet, il n’y a vraiment rien à ajouter.Une jeune fille formée de cette façon serait une fermière, une épouse nous faut.’ Méthode Ahern Nous avons le plaisir d’annoncer aux lec- [insépi teurs de l’Enseignement primaire que les ce qiî - - -— -j.- jveaux et une chrétienne parfaite.C’est ce qu’il M1]rej i lero Ce leçons d’anglais, d’après La Méthode na- turelle, paraîtront d’ici au premier de juillet prochain.Cet ouvrage est attendu avec impatience dans les cercles pédagogiques.Centième coiiiérence de l’Association des Instituteurs de la circonscription de l’Ecole normale Jacques-Cartier, tenue le 2 4 et le 26 janvier 1895 {Suite) A M.le Surintendant succéda M.l’abbé Verreau, qui parla à peu près dans ces ter- ri’;ns mes Vous comprenez, Messieurs, combien je dois être sensible aux paroles que M.le Mai.ontdiv L’ENSEIGNEMENT PEIMAIRE 277 Surintendant vient de prononcer à mon adresse.Il prétend que mes études historiques m’ont procuré une certaine réputation.Cependant, il est une autre réputation que j’aurais désirée plus que celle-ci ; il y a un titre que j’aurais voulu mériter entre tous : c’est celui de Premier maître cl’école que prenait le vénérable M.Souart, ancien supérieur du Séminaire de Montréal.Quoi qu’il en soit, l’Association des Instituteurs, et vous tous, Messieurs, qui êtes mes anciens élèves, vous voulez bien vous souvenir de moi : je vous remercie de tout cœur.L’Hon.M.Ouimet, dans l’intéressant discours que vous venez d’applaudir, nous a raconté les commencements et le développement de notre système de l’instruction publique.Sans doute, le système a subi de nombreuses modifications avant d’arriver à ce qu’il est aujourd’hui, et il devra encore passer par d’autres changements à mesure que le peuple canadien éprouvera de nouveaux besoins et manifestera des aspirations nouvelles.Mais, tel qu’il est, ce système répond à l’état actuel de notre société, et, au lieu de le déprécier, nous devons chercher à le perfectionner.Ce système est surtout l’œuvre de trois hommes dont les noms seront désormais inséparables dans l’histoire pédagogique de Québec : MM.Meilleur, Chauveau et Ouimet.Le premier, à force de patience et par un grand zèle de détails, a fondé ; le second, par ses connaissances et sa hauteur de vues, a su organiser et perfectionner ; le troisième, enfin.Messieurs, vous connaissez assez les faits, et je crois avoir assez d’indépendance pour que vous ne voyiez dans mes paroles que l’expression de la vérité.l’Honorable M.Ouimet, dis-je, par sa prudence et sa grande influence, a pu maintenir et développer.En un mot, il a été à la hauteur de la tâche difficile qui lui a été confiée.Si je m’arrête à ce qui concerne les écoles normales, je retrouve encore les mêmes noms et la même action, tant les écoles normales sont liées intimement à notre système de l’instruction, comme M.Archambault l’a si bien rappelé dans son adresse.Mais il y a encore d’autres personnes qui ont droit à la reconnaissance des instituteurs, à cause de la part qu’elles ont prise aux développements de l’instruction dans notre province.Sir George-Etienne Cartier a mis dans la législation des écoles la fermeté et la netteté des vues qu’il apportait partout.Son Eminence le cardinal Taschereau, en acceptant le conseil de l’instruction, s’il n’en a pas inspiré la création, a le mérite d’avoir à la fois protégé l’enseignement et les instituteurs contre les dangers et les passions qu’on rencontre trop souvent dans un pays jeune comme le nôtre.Les passions ne nous ont épargnés ni les uns ni les autres.L’Ecole normale Jacques-Cartier surtout a été en butte à bien des attaques ; mais à l’heure critique, au moment où nous pouvions croire que tout était perdu, la Divine Providence semblait intervenir, et tout rentrait dans le calme, quittes à nous préparer pour de nouvelles luttes.Si, dans ce moment, on m’annonçait que dans l’ombre et auprès de nous, on travaille encore à faire disparaître l’Ecole normale Jacques-Cartier, je ne croirais pas manifester une confiance exagérée, on ne pourrait m’accuser de faire un emprunt audacieux à la Sainte-Ecriture si je répondais par ces paroles que prononçait le Père des Croyants, au moment où rien ne semblait devoir empêcher le plus douleureux des sacrifices : Deus 'providebit.Oui, Messieurs, Dieu y pourvoira, j’en ai l’assurance ; il y pourvoira, si nous continuons à faire le bien.Le bien opéré en vue de Dieu, voilà, Messieurs, le secret de plus d’un succès sur la terre.Avoir fait le bien, c’est la consolation suprême, c’est la seule chose utile qui reste d’une carrière, quelque longue et quelque remplie qu’on puisse la supposer.Le bien ! Personne, après le prêtre, ne peut l’accomplir aussi facilement, aussi efficacement que l’instituteur.Mais pour atteindre ce but aussi élevé, il faut être dévoué à sa mission, il faut étudier, il faut travailler sans cesse pour se perfectionner dans l’art si difficile de former et d’instruire les enfants.Vous le savez, les méthodes dans l’enseignement—comme partout ailleurs, du reste —sont susceptibh s de modifications et de changements coutinuels : les méthodes d'hier ne sont pas celles d’aujourd’hui et celles 278 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE d’aujourd’hui seront remplacées par celles de demain.Il ne faut pas s’en étonner : le monde marche, la société se modifie, tout change autour de nous—et le poète ne nous avertit-il pas que nous-mêmes, nous changeons avec tout ce qui nous environne.Si le monde marche, nous devons avancer avec lui.Dans l’enseignement, celui qui n’avance pas paraît reculer.Par conséquent, l’étude et le travail s’imposent à tous les instituteurs qui comprennent et aiment leur profession.Travaillons, Messieurs : recherchons les meilleures méthodes, efforçons-nous de les appliquer autant que les circonstances nous le permettent : le succès est à ce prix.” Après ces deux discours, qui ont été vivement applaudis, M.le Président présente à l’assemblée M.Reynolds, professeur de l’Ecole Belmont.A few Notes of the Teaching of English.Tel est le titre de la conférence de M.le professeur Reynolds, conférence qui a été très appréciée.M.l’inspecteur Lippens félicite M.Reynolds de l’intéressante conférence qu’il vient de donner et des idées pratiques qu’elle contient.Cette question de l’enseignement des deux langues, ajoute M.Lippens, est très importante pour nous.Les craintes que certaines personnes entretiennent au sujet de la langne maternelle lorsqu’à celle-ci on joint l’enseignement d’une langue étrangère, sont vaines et pué riles.Au contraire, dit-il, celui qui sait bien parler et écrire une langue étrangère, comprend mieux sa langue et partant point de danger que celle-ci ne soit jamais sacrifiée au profit d’une autre.M.Lippens approuve M.Reynolds d’avoir démontré l’inefficacité de l’enseignement de l’anglais aux élèves qui n’en savent rien, à l’aide de la méthode appelée mimique, qui consiste à nommer d’abord aux élèves, dans la langue qu’on désire leur enseigner les noms des objets dont ils ont déjà une connaissance intime ; les élèves répètent ces noms, puis de petites phrases.Par cette méthode, on frappe à la fois les yeux de l’élève et son intelligence.M.Lippens rejette cette méthode pour la raison qu’elle ne lui semble pas pratique, ni compatible avec notre organisation scolaire.M.l’inspecteur Stenson dit : que malgré qu’il soit pris par surprise, il ne peut faire autrement que de féliciter le savant conférencier, et qu’il a été heureux d’entendre la conférence pratique qui vient d’être faite.Il espère qu’elle sera publiée in extenso, afin que tous Ls instituteurs et institutrices qui n’ont pas eu l’avantage de l’entendre puissent au moins en prendre connaissance par là, et en faire bénéficier leurs élèves.fabseï», jSfjRliO, m fk meut.Cetiote» Troisième séance Vendredi, 25 janvier.La troisième et dernière séance s’ouvrit à deux heures de l’après-midi.L’assistance fut à peu près la même qu’à la séance de l’avant-midi.Le président M.J.-0.Cassegrain, présenta alors à l’assemblée M.C.-J.Magnan, le délégué de l’Association des Instituteurs de Québec, dont il est le digne président.Sa présence, au milieu de nous, dit M.Casse-grain, nous est très sensible et au nom de l’Association, je remercie nos confrères de Québec d’avoir ainsi répondu à l’invitation qui leur a été faite d’assister à notre centième conférence.M.C.-J.Magnan se leva aux applaudissements de toute l’assemblée pour répondre, en quelques mots, aux remarques de M.l’inspecteur Lippens au sujet de l’enseignement de l’anglais.t o Mais avant, il remercia M.le Président de son aimable courtoisie envers lui, et l’Association pour la gracieuse invitation qu’on a voulu lui faire à titre cl’ami et de président de l’Association de Québec, de prendre part à la célébration de notre centième conférence.Tout ce que j’ai vu et entendu depuis le commencement de cette conférence, dit-il, m’a réjoui, et j’ai écouté avec un vif intérêt les travaux sérieux qui ont été donnés devant cette assemblée.La séance d’hier soir a été I un beau succès et celle de ce matin m a particulièrement intéresssé.Mais comme le travail de M.Reynolds, touchant l’enseignement de l’anglais, a donné lieu, de la part de M.Lippens, à certaines remarques qui me paraissent défavorables à la méthode que mon ami et savant confrère M.J.Ahern préconise depuis quelque temps dans Y Enseignement primaire, j’ai cru ici®® |iirit gndii agnan, lt (IfllS me pan Québec unie ! emu pion Mais ap 01 pi ke prov ire le fra igné ma' Binaire, il oglais m lies me Quant t eut d n;-~ ^ Abu butai rf'An siiiiiY 'fille L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 279 (l«e mij| NI iiî ty a 'itricJ 'ijaüïifl s’ouvri preseï >an, le dé ;nr( [reres : /! vu l’absence de ce dernier, demander à M.Cassegrain, voire bienveillant président, la faveur de pouvoir relever ces quelques remarques de M.Lippens.J’admire la belle et savante conférence de M.Reynolds que j’ai été très heureux d’en-( tendre, et pour laquelle je le félicite sincè-rement.Cet intéressant travail, que j’ai écouté avec attention, ne m’a pas paru vouloir condamner entièrement la méthode appelée mimique ou naturelle que l’on désirerait adapter à l’enseignement de l’anglais pour les jeunes enfants seulement qui commencent à étudier cette langue.L’étude des langues vivantes, continue M.Magnan, est de première nécessité, et dans un pays comme le nôtre, il est très important d’enseigner l’anglais, qui est le langage de la majorité des habitants du Canada et d’une partie notable de ceux de la province ,,r u de Québec.Néanmoins, que l’on se garde bien de laisser croire aux enfants que sans une connaissance parfaite de l’anglais, il n’y a absolument rien à faire au Canada-francais.Mais apprenons-leur de bonne heure que le jeune homme qui connaît deux langues possède une éducation plus compdète que celui qui n’en parle qu’une; que celui, dans notre province, qui sait très bien parler et écrire le français, et parler et écrire l’anglais convenablement a évidemment plus de chances de succès qu’un autre qui ne sait que la langue maternelle.On devrait, à l’école primaire, faire jouer à l’enseignement de l’anglais un rôle similaire à celui que les langues mortes remplissent dans les collèges classiques, et occasionnellement mettre entre les mains de l’élève une arme qui lui sera peut - être d’un grand secours plus tard.Quant à la méthode à suivre dans l’enseignement de l’anglais dans les écoles canadiennes-françaises, dans les écoles primaires, Wen entendu, c’est celle dite naturelle, préconisée dans Y Enseignement primaire, par M- J.Ahern.Par cette méthode on apprend a l’enfant à penser en anglais, à parler et comprendre l’anglais usuel avant de lire et nl((tüfrWaduire, on s’applique d’abord à exercer ^oreille de l’élève, puis la langue et enfin ^oeil par l’écriture et la lecture.Quand les jiaoiiis] ¦pondre, 11.l’ii seigneme 'résident et l'As on flou iréside ijdre p conféra mnésdevj r soir J te; dais, a terra milite élèves savent parler et écrire suffisamment l’anglais usuel, on ajoute les thèmes et les traductions aux exercices oraux.(à suivre.) PARTIE PRATIQUE Instruction religieuse EXPLICATION DU CATÉCHISME Q.Quels sont les effets du péché véniel ?R.Le péché véniel affaiblit en nous la vie de la grâce, diminue l’amour de Dieu dans notre cœur et nous rend dignes des peines temporelles en cette vie ou en l’autre.—Le péché véniel affaiblit en nous la vie de la grâce, signifie qu’il rend notre âme moins belle aux yeux de Dieu, moins forte contre les tentations sans cependant lui faire perdre complètement l’amitié de Dieu.Le péché véniel produit dans nos âmes des effets semblables à ceux des maladies qui défigurent notre corps et diminuent les forces sans cependant nous donner la mort.On appelle peines temporelles des peines qui ne durent qu’un certain temps, qui ne durent pas toujours.En cette vie, c’est-à-dire pendant que nous sommes sur la terre, ces peines sont : les chagrins, les maladies, etc., ou en l’autre vie, c’est-à-dire après notre mort : ces peines sont les souffrances du purgatoire.Q.Devons-nous craindre beaucoup le péché véniel ?R.Oui, nous devons craindre beaucoup le péché véniel,, parce qu’il offense Dieu et nous conduit souvent au péché mortel._____Le péché véniel conduit au péché mortel signifie que, lorsqu’on commet le peche véniel sans remords, on ne tarde pas a tomber dans le péché mortel, soit parce que 1 ame souillée de péchés véniels étant moins agréable à Dieu n’a plus autant de grâces pour résister aux tentations, soit parce qu elle perd peu à peu l’horreur du péché en s’v accoutumant.Le pèche veniel conduit au péché mortel comme la maladie conduit à la mort.Le catéchisme dit que le péché véniel 280 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE conduit souvent au péché mortel, il ne dit pas qu’il y conduit toujours.En effet les péchés véniels que l’on commet accidentellement et dont on se repent, ceux dont on cherche à se corriger, ceux en un mot auxquels on ne s’habitue pas ne conduisent pas au péché mortel.C’est donc le péché véniel d’habitude qui conduit souvent, et presque toujours au péché mortel.Q.Quelles sont les principales sources du péché ?R.Les sept principales sources du péché sont l’orgueil, l’avarice, l’impureté, l’envie, la gourmandise, la colère et la paresse.On les appelle communément péchés capitaux.—Il y a certains péchés qui généralement en font commettre d’autres à ceux qui s’y abandonnent, ces péchés sont donc comme des sources d’où découlent d’autres péchés comme les ruisseaux d’une source unique.Le nom capital que l’on donne à chacun de ses péchés ne signifie pas que ses péchés soient en eux-mêmes plus graves que les autres, ce mot qui veut dire tête ou chef nous fait comprendre qu’un péché capital est celui qui sert de chef ou de tête à d’autres péchés qui sont pour ainsi dire sa suite et ses membres.Ed.Lasfargues, Pire.Langue française GRAMMAIRE ET ORTHOGRAPHE I DICTÉE Copier les mots suivants : Air, boisson, chambre, dîner, église, four, grenier, haie, jour, lampe, menuisier, navigateur, oreille, pasteur, quartier, ramoneur, samedi, tanneur, vendredi, abeille, bœuf, cheval, dindon, écureuil, gazelle, hiver, jument, lapin, maçon, nid, oie, pigeon, poule, racine, savon, tambour, urne, vase, veine, valet, vétérinaire.Asie, Afrique, académie, académicien, bou-langeiy Babylone, Montcalm, carnet, Catherine, César, dôme, Daniel, David, demande, duc, écume, écurie, Ottawa, Espagne, France, fable, fagot, fourmi, gland, Québec, Georges, Henri, hérisson, Hugues, invention, Inde,, Japon, jour, juif, landes, lance, Marseillle,, Montréal, parapluie, Raoul, Saül, univers,.Victor.Exercices.—1° Recopier en distinguant : 1° les noms de personnes ; 2° les- noms de choses ; 3° les noms d’animaux ; 2° Ecrire séparément : 1° les noms, communs ; 2° les noms propres.Il DICTÉE LE LIMAÇON ET LE VER LUISANT Un limaçon et un ver-luisant habitent ensemble un tertre.Ils étaient de bons amis, quoique le ver fut un peu vaniteux.Il ne ; se lassait pas de parler de lui-même et de j célébrer son mérite.“ Mon pauvre camarade, disait-il une fois à son voisin, je plains ton sort.Personne ne fait attention à toi.Le jour, tu passes inaperçu sous les herbes ; à l’approche de la nuit, tu rentres dans ta coquille et toute ta joie est de dormir.Moi, j j’ai mes heures de gloire.Dès que la nuit arrive, je brille d’un vif éclat.L’homme lui-même s’arrête pour m’admirer.II n’est que trop vrai, murmura mélancoliquement le limaçon, j’ai un destin triste et obscur, ta vie à toi est bien heureuse!.” Comme ils devisaient de la sorte, une troupe d’écoliers enva-' hit la colline.“ Un ver-luisant ! un ver luisant ! ” criaient-ils.Le ver ne ne sentait plus de joie.Court fut son triomphe : un bambin le prit et l’écrasa entre ses doigts.AULARD.Exercices et analyses.— Ver : indiquer l’orthographe et la signification des homonymes de ce nom (verre, vers, vert, etc.)—Luisant-.Mettre cet adjectif au fém.avec un nom convenable.—Pauvre : est-il employé ici comme nom ou comme adjectif ?—Plains : conjuguer le passé défini et le futur simple de ce verbe; — Vif, de quel nom cet adjectif est-il dérivé ?(de vivacité).— S'arrête : quelle sorte de verbe est-ce ?(accidentellement pronominal) — Vrai: adjectif dérivé de vérité.Quel est le féminin ?vraie.—Envahit : à quel temps ce verbe se trouve-t-il ?Pourquoi est-il au singulier ?pit p Frai i’ê'é pfe k plï F' sat rom tali bon pou ¥ % lèvi ridé î'Jt k de pa Et L’ENSEIGNEMENT PKIMAIRE 281 — Colline : à rapprocher avec les mots : col, côte, coteau.Ver luisant: comment écrivez-vous au pluriel ?— Court f ut son triomphe : rétablissez l’ordre logiqüe.—Son triomphe fut court.—Bambin : quel est le sens de ce mot, petit garçon, léger, dissipé ; quel en est le féminin ?Bambine—même signification.et vacillante qui tombait de cinq ou six chandelles de suif, avec l’ombre épandue dans la partie supérieure du comble, où les poutres et les chevrons s’entre-croisaient dans de mystérieux accouplements.Joseph Marmette, (Récits et souvenirs) III DICTÉE m UNE ÉCOLE DU SOIR C’était une chose curieuse de voir les onze gars réunis le soir dans le grenier du père François Boulet.Elles auraient, certes, mérité d’être saisies sur place par le pinceau d’un Téniers, toutes ces grosses figures halées par les âpres caresses du soleil et de la mer, et dont les yeux s’ouvraient grands comme des écus en face des signes cabalistiques de l’alphabet ; tout comme le second groupe de ces grands écoliers qui, plus avancés que les premiers, traçaient d’une main lourde, avec leurs doigts noueux crispés sur la plume, les bâtons traditionnels titubant entre de nombreux pâtés.Ils suaient à grosses gouttes et semblaient fatiguer bien plus que s’il se fût agi de tirer à bord d’une barge un flétan de cinq cents livres.Quant au père Boulet, qui était assis, en face de ses élèves, sur une petite estrade improvisée, pour mieux jouer son rôle de professeur, avec sa tête au crâne dénudé et surmonté de deux touffes de cheveux blancs qui se tordaient en cornes sur les tempes, ses grandes lunettes rondes aux fortes montures de cuivre à califourchon sur son gros nez rouge, et cette bonne figure vieillotte et placide, animée pourtant par le sourire un peu dédaigneux que l’ignorance profonde et la balourdise de ses élèves faisaient courir sur ses grosses lèvres et jusque sur ses joues tombantes et ridées, il offrait le plus beau sujet d’étude que pût caresser le pinceau si finement observateur du grand peintre flamand, auteur de ces admirables scènes villageoises, mi-grotesques, mi-sérieuses, et partant si vraies.Et puis, quel merveilleux effet de clair-obscur le peintre n’eût-il pas tiré de la lutte fantastique à laquelle se livrait la lumière douteuse Explications de mots et exercices.— les onze gars : Un certain nombre de mots commençant par une voyelle ne demandent pas l’élision de e ou a dans l’article singulier: le onze, la onzième, la ouate, la yole, (bateau) le yatagan, (sabre turc) ; quand l’article est au pluriel on ne fait pas de liaison en parlant : les onze et non pas lè zonze.— gars : (prononcez gâ) diminutifs ?.garçon, garçonnet.—Elles auraient, certes, mérité d’être saisies.—Qui elles ?les grosses figures ; justifiez l’orthographe des participes mérité et saisies.— Téniers : (prononcez ténié) célèbre peintre flamand du 17e siècle —Indiquez où se trouve la Flandre, (sur le rivage de la mer du Nord.Une partie est aujourd’hui française et l’autre belge—Signes cabalistiques : signes mystérieux de prétendus devins ou sorciers.Pour les ignorants, les signes de l’alphabet sont mystérieux ; ils ne savent pas comment on peut s’en servir pour exprimer ses pensées.—doigts noueux : doigt, (digitus, en latin) donnez un adjectif formé de ce mot ?.digital : muscle digital, extrémités digitales ; digité : découpé en forme de doigts—noueux : quel est le verbe ?.nouer ; le nom ?nœud (en latin nodus').— 'les bâtons traditionnels : les barres droites parallèles que presque tous les enfants doivent faire lorsqu’ils apprennent à écrire.— titubant : participe présent; on veut exprimer ici l’action : on pourrait dire qui titubent, c’est-à-dire qui penchent tantôt à droite tantôt à gauche.—pâtés: taches d’encre que la grosse main lourde des élèves laisse échapper de la plume.On les appelle souvent ici, improprement, des barbôts.—fatiguer : pourquoi l'infinitif présent?on marque l’action ; si l’on supprime le doute exprimé par le mot semblaient on devra dire: Us suaient.et fatiguaient.— un flétan : gros poisson : différence entre quand, et quant?quan.d ex prime le temps affirmativement ou interrogativement, on peut alors le changer en lorsque ou bien 282 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE à quel moment, à quelle époque.Quant est toujours suivi de à et forme avec lui une locution prépositive signifiant : par rapport à, 'pour ce qui est de.—improvisée : signifie qui n’a pas été prévue, que l’on a faite à la hâte avec ce que l’on avait sous la main.— et surmonté : pourquoi ne faites-vous pas accorder avec tête ?.Montrez le rôle de la conjonction et.On pourrait comprendre ainsi : tête au crâne dénudé et surmontée de.] mais la conjonction et unit plutôt surmonté à dénudé qui sont tous deux qualificatifs de crâne.—-faisaient: quel est le sujet?ignorance et balourdise.Quand change-t-on fai en fe dans ce verbe ?seulement au futur simple et au conditionnel présent : on ne doit pas écrire, je fesais, nous fesions ; mais faisais, faisions.—que pût caresser le pinceau : que signifie cette expression ?sujet d’étude sur lequel le peintre aimerait à exercer son pinceau.—partant : qu’est-ce que ce mot ?.Cou jonction signifiant : par cela même.—n’eût-il pas tiré: quel mode?conditionnel, second passé; de là l’accent sur eût ; au pluriel on dirait n’eussent-ils pas.et non n’eurent-ils.—épandue : participe passé du verbe épandre ; épandre .signifie : verser doucement, éparpiller légèrement ; répandre signifie la même chose mais avec une nuance : on épand exprès et on répand par mégarde, par maladresse.Cette distinction n’est pas toujours observée.MATHÉMATIQUES ARITHMÉTIQUE 1° J’avais ce matin dans ma caisse $56.J’ai.vendu au comptant 407 livres d’une marchandise à raison de 5 cts la livre ; j’ai acheté et payé 715 livres d’une autre marchandise à 4 cts la livre.Quelle somme dois-je avoir dans ma caisse ?Solution : J’avais .$56.00 J’ai reçu 407 fois 5 cts .$20.35 $76 35 J’ai déboursé 715 fois 4 cts.28 60 2° On a acheté 135 pièces de drap d’égale longueur à $1.80 la verge.En les revendant $2.40 la verge, on a gagné $1998 ; quelle était la longueur de chaque pièce ?Solution : Le drap a été veudu $2.40 la verge.Le drap a été acheté $1.80 la verge.Le gain par verge a été $2.40—$1.80= 60 cts.Le gain total $1998 divisé par 60 cts= nombre de verges 3330.3330-u45=74 verges.—Rép.FRACTIONS Neuvièmes Faites sur vos ardoises un carré comme celui-ci.Divisez-le en 9 parties égales.Quel nom donnez-vous à chacune de ces parties ?Un neuvième.A deux de ces parties ?f-.A 3 de ces parties ?f.Etc.Si je divise 9 pommes entre neuf élèves, combien de pommes chaque élève recevra-t-il ?Une pomme.Quelle partie du tout chaque élève recevra-t-il ?Deux élèves recevront combien de pommes ?2.Deux élèves recevront quelle partie du tout ?f.Etc.Si je divise 18 prunes entre 9 élèves, combien de prunes chaque élève recevra-t-il ?2 prunes.Quelle partie du tout chaque élève recevra-t il ?| Quel est le a de 9 pommes ?1 pomme.Quel est le £ de 18 prunes ?2 prunes.Si je divise 18 prunes entre 9 élèves, combien de prunes 2 élèves recevront-ils ?4.Quelle partie des 18 prunes 2 élèves recevront - ils ?f.Quels sont les f de 18?4.Quels sont les f de 18 ?6.Les f ?8.Etc.Balance en caisse $47 75 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 283 Quel est le £ de 27 ?3, de 45 ?5, de 54 ?6.Etc.Dites les # de 27, de 36, de 45.Etc.6, 8, 10.Quel sont les f de 54, de 27, de 36, de 45 ?24, 12, 16, 20.Trouvez les f de 18, de 36, de 45, de 81.Rép.10, 20, 25, 45.Trouvez les £ de 36, de 54, de 63.Rép.28, 42, 49.Trois pommes sont le ^ de combien de pommes ?27.* Quatre oranges sont le £ de combien d’oranges ?36.Huit oranges sont les f de combien d’oranges ?Solution : i=2 1=2 1=2 1=21=21=21=21=2 1=2 * PERCENTAGE Deux hommes A et B désirèrent chacun vendre un cheval à C.A demanda un certain prix et B demanda 50% de plus.A diminua alors son prix de 20% et B le sien de 307c.C acheta alors les deux chevaux payant en tout $148 ; quel prix avaient-ils d’abord demandé?Solution : Soit $1 le prix demandé par A ; Alors $1.50 le prix demandé par B : Diminuons de 20% le prix demandé par A=$1—20 cts=.80 cts.Diminuons de 30%, $1.50 le prix demandé par B=$1.50—45=$1.05.Le prix de A 80 cts + le prix de B $1.05 = $1.85.Prix reçu.Prix demandé.$1.85 $2.50 Autre solution : 148 ?¥-4 9=!x9 = 7_2 = 18._Eép.Tirez sur vos ardoises 2 lignes d’égale longueur, divisez la 1ère en 3 parties égales et la seconde en 9 parties égales.Dites combien de neuvièmes égalent un tiers ?combien égalent deux tiers ?Quel est le £ de 27 ?9.Quel est le £ de 27 ?3.Quels sont les f de 27 ?9.Combien de neuvièmes faut-il pour égaler £ ?3.Combien de £ de 36 égalent le J de 36 ?3.Quels sont les f- de 18 ?12.Quel est le i de 18 ?2.Quels sont les f de 18 ?12.Quelle différence y a-t-il entre les § de 18 et les f de 18 ?Il n’y en a pas.2;|OX14 8=$200.A avait d’abord demandé $1 et B $1.50 ; soit un total de $2.50 demandé.Total demandé.Dem.par A.2.50 1 200 ?f.(W
de

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