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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1898-10, Collections de BAnQ.

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Revue illustrée de l’Ecole et de la Famille 20e Année Octobre 1898 N° 2 C.- J.MAGNAN - - - - Propriétaire et rédacteur-en-chef PEDAGOGIE Le sort de l’Instituteur C’est un aveu pénible à faire, mais il est temps d’appeler les choses par leur nom : l’instituteur, dans notre province, ne reçoit pas l’appui qu’il serait en droit d’attendre.Un récent article de Madame Dandurand, article que nous publions dans ' une autre page, met à nu le défaut de notre système d’enseignement : Vabandon de P instituteur par les autorités.En effet, les engagements des instituteurs et des institutrices se font au rabais comme il y a cinquante ans.E’élève de l’école normale, plein d’ardeur et d’enthousiasme, instruit théoriquement et pratiquement des devoirs de sa profession qu’il a appris à aimer, court le risque d’être supplanté par une jeune personne qui offre ses services au prix d’une cuisinière de deuxième classe : $60 à $100 par année.Est-il une loi, chez nous, qui protège l’instituteur en de telles circonstances ?Les municipalités sont libres d’engager qui elles veulent et aux conditions qu’elles veulent.L’instituteur de vingt années d’expérience est confondu avec le diplômé d’hier ; le maître le plus habile est remplacé par le premier venu, pourvu que les commissaires trouvent l’occasion d’épargner quelques misérables piastres.Celui qui enseigne 5, 10, 15, 20 ans avec zèle et succès n’a aucun droit acquis garanti par la loi.Le personnel enseignant n’est pas classé d’après le nombre d’années consacrées à l’enseignement et les succès obtenus.Les municipalités elles-mêmes, riches ou pauvres, populeuses ou non, ne sont pas divisées catégoriquement au point de vue scolaire.Tandis que l’avocat, le notaire, le médecin et le dentiste sont protégés par un tarif légal, l’instituteur et h institutrice sont abandonnés an bon vouloir des commissions scolaires. 66 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE je me demande pourquoi les fonctions si nobles et si indispensables de l’instituteur n’ont pas été mises sur le même pied que les professions libérales.L’art de former l’intelligence et le cœur de nos enfants est-il inférieur à celui d’extraire des dents, de diagnostiquer une maladie ou de régler une succession ?On permet assez souvent (par nécessité, sans doute) à de jeunes personnes non brevetées, de diriger une classe, mais nul ne pense à exiger de nos enfants, à leur sortie de l’école, le certificat attestant qu’ils ont suivi un cours primaire.On a vu à l’organisation des écoles normales, mais on semble oublier que le complément de cette organisation se trouve dans celle des écoles primaires.Les progrès accomplis depuis près d’un demi siècle sont considérables, mais nos écoles primaires ne sont pas encore établies sur des bases rationnelles.Qu’arrive-t-il ?La plupart des campagnes étant dépourvues d’écoles qui puissent donner au jeune homme une instruétion suffisante, les parents envoient leurs garçons dans les villes, au collège, pour se préparer aux luttes de l’avenir.Les élèves arrivent en foule de tous les coins du pays, le plus souvent sans préparation suffisante, sans apparence aucune de vocation et franchissent le seuil du collège classique.Au bout de quelques années, les parents s’aperçoivent que leur enfant n’est pas fait pour le collège, qu’il y perd son temps : c’est un robuste gaillard bien plus propre à manier le marteau, la hache ou la charrue qu’à tenir une plume.Mais il est trop tard : le goût, les habitudes de ce fils sont changés, il ne veut plus des travaux manuels, maintenant.Il végétera et deviendra une cause de chagrin pour la famille et une disgrâce pour la société ! Ces élèves, qui réussiraient à vivre honorablement du travail de leurs mains, s’ils recevaient une instruétion pratique à l’école de leur village, perdent leur avenir au collège, encombrent inutilement ces excellentes institutions qui se voient obligées de jouer en même temps le rôle d’école primaire et celui de collège classique.Le jour où chacune de nos paroisses sera pourvue d’une école primaire dans le vrai sens du mot, d’une école qui donnera à la masse des enfants les armes nécessaires au combat de la vie, d’une école qui saura reconnaître et faire éclore les vocations, ce jour-là, nos collèges ne recevront dans leur sein que ceux qui sont réellement appelés à embrasser une carrière libérale ou à entrer dans la plus noble de toutes les carrières, l’état ecclésiastique.Le fils du cultivateur 11e sera plus détourné sans raison de la voie de ses pères ; le fils de l’ouvrier apprendra à porter avec fierté la vareuse traditionnelle.La religion et l’instruélion inculquées aux enfants par des maîtres à la hauteur de leur mission, rendraient à la jeunesse canadienne-française l’énergie et le courage qui vont s’affaiblissant de plus en plus, et apprendraient à chacun a vivre de son propre travail au lieu de compter sur la proteélion des pouvoirs L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 6 7 s de raies, relui cces.aire, ne le ires, Mes, luKS ivent sent aper- mps: on la;! rudes] , Il dcej availjj milites cole ts les tie et sein ou à e fils le fils à la.rgie ,cw ¦oirs publics.Et les collèges classiques n’auraient à s’occuper que de l’enseignement secondaire.L’œuvre de ces maisons serait mieux appréciée.On ne leur demanderait pas des réformes qui concernent exclusivement l’enseignement primaire.Elles exécuteraient leur programme sans entraves, et mettraient tous leurs soucis à perfectionner les méthodes.Si les classes dirigeantes voulaient tourner leurs regards vers l’enseignement primaire, que l’on me permette cette comparaison, elles ne s’exposeraient pas à imiter nos bonnes mères qui, dans bien des cas, mettent un sinapisme à la tête quand un médecin ordonnerait un bain de pieds.Mais sous le prétexte d’améliorer notre système d’enseignement, on fait erreur en décriant le clergé, en nous déchirant les uns les autres, en diminuant le prestige de nos maisons d’éducation, qui ont été la sauvegarde du peuple bas-canadien aux jours sombres de son histoire.La plaie est dans l’école primaire.Eh ! bien, cicatrisons-là en établissant des écoles de première, de deuxième et de troisième classe, nous basant pour cela sur la population et les ressources de la localité, et en fixant une échelle de salaire, d’après le degré de l’école.Le brevet, les années d’enseignement, les succès obtenus, les travaux pédagogiques serviraient de bases à la classification des instituteurs et des institutrices ; chaque classe assurerait à ceux qui la composent un salaire et un poste proportionnels à sa valeur.A sa sortie de l’école primaire, l’élève serait tenu de subir un examen sur les matières élémentaires et recevrait un certificat d’études, comme cela est pratiqué avec succès dans quelques écoles de Montréal et de Québec.En résumé : protégeons l’instituteur contre la mesquinerie des commissions scolaires ; assurons-lui des honoraires dignes des services qu’il est appelé à rendre ; donnons une sanétion au cours d’études primaires.Dans mon humble opinion, voilà les réformes qui s’imposent et que je soumets aux éminents personnages qui honorent L’Enseignement Primaire •de leur confiance.C.-J.MAGNAN.Le Salaire des Instituteurs Madame Dandurand (i) vient de publier dans le “ Canada Français ”, un article relatif au salaire des institutrices, que nous reproduisons avec plaisir : (i) Mme Dandurand, née Marchand, est la fille de l’honorable Premier Ministre de la Province •de Québec. s L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE “Je reçois quelquefois des lettres d’institutrices.Celles qui m’honorent de leur confiance jusqu’à me laisser pénétrer un peu dans l’intimité de leur vie, m’ont permis de constater dans l’organisation des écoles primaires, un monde d abus.“S’il existe une classe de parias ou d’esclaves, au sein de notre civilisation sereine, c’est bien celle des pauvres filles qui se sont vouées à la carrière de l’enseignement.“Je ne trouve personne à leur comparer dans le nombre des malheureux de toutes sortes sur lesquels exerce la conventionnelle compassion publique.Les servantes de nos maisons sont des rentières auprès d’elles ; et l’on ne peut s’empêcher de féliciter les jeunes filles de la campagne qui, dans l’obligation de gagner leur vie, choisissent la meilleure part, en sacrifiant un peu de leur fierté, pour se mettre en service.A celles-là, il n’est pas malaisé de trouver quelque bonne famille où elles seront traitées avec égard, et chez qui elles jouiront des commodités inconnues à la vie des campagnes.En outre, étant logées, nourries, blanchies, pour peu qu'elles soient économes, il leur est possible d’épargner la presque totalité des cent ou cent cinquante piastres que représente la somme annuelle de leurs gages.“ Si, par exemple, deux sœurs ont adopté chacune l’un de ces genres de vie, celle que son ambition a poussé à la conquête du diplôme, ne doit-elle pas regarder avec envie, l’autre plus riche qu’elle à la fin de l’année sans avoir subi l’épreuve de son métier ingrat, de ses accablantes responsabilités, de ses humiliantes, de ses cruelles privations.“ Sait-on, en effet, que le salaire d’une institutrice varie de soixante à cent et quelques piastres ?et qu’à même cette misérable pitance, elle doit pourvoir à son habillement, à l’entretien de l’école et à sa nourriture— ou à sa disette si l’on veut ?C’est de la barbarie, et l’urgence du cas me semble appeler l’intervention, sinon delà “Société protectrice des femmes et des enfants ”, au moins du gouvernement.“ De pareils honoraires, il faut l’admettre, c’est la gêne sinon la misère.Or, voilà deux choses bien incompatibles avec la dignité de l’emploi d’institutrice, sans compter les risques habituels d’une vie misérable.Il faut plus que de l'abnégation pour persister dans une carrière aussi ingrate.“ Mais à qui la faute ?me direz-vous ; qui faut-il accuser de cette injustice ?“ Il faut bien le dire, c’est à nos braves habitants ; c’est à cette population de nos campagnes dont on admire en d’autres occasions l’intelligence et la générosité.“ Est-ce donc parce que ces institutrices sont leurs propres enfants, recrutées dans leurs paroisses, qu ’ils les traitent de cette façon et les contraignent à partager l’existence des plus misérables d’entre eux ?“ Us élisent les commissaires d’écoles qui engagent les maîtresses.On voit qu’ils, peuvent par conséquent influer sur les conditions de l’arrangement.Leurs mandataires, les commissaires, croient avoir droit à leur reconnaissance quand, dans le renouvellement d’un contrat, ils ont obtenu un rabais et arraché à la nécessité une concession de plus “ La contrainte du plus fort, la tyrannie des riches, en voilà un exemple ! Il n’est pas toujours nécessaire d’être un riche capitaliste pour pratiquer l’exploitation.Nous en avons ici une preuve.“ Mais j ’ai une telle confiance dans le bon sens et l’honnêteté de notre belle population des campagnes que je crois qu’il suffit de lui faire comprendre son erreur pour qu’elle s’en corrige.“ Et, d’abord, qu’elle ne sépare pas l’œuvre de l’éducation de la religion, pour qui on ne peut l’accuser d’avoir tout le respect qu’elle mérite. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 69 te de ferles la celles-avec s, E or est' ésentp celle envie, “ Qui est-ce, mes chers amis, qui vous décharge de l’important devoir de préparer vos enfants à leur première communion ?Qui est-ce qui les fait naître à la vie de l’intelligence sans laquelle ils ne sauraient être des citoyens et vous seraient à peine plus utiles que les animaux, instruments de vos travaux ?Qui est-ce qui peut contribuer plus efficacement à la formation, au perfectionnement moral de ces êtres chers ?Qui donc enfin leur rend les services inestimables que vous n’avez ni le temps, ni le pouvoir de leur rendre.N’est-ce pas la pauvre fille dont vous semblez vous efforcer de ruiner d’avance, non-seulement le courage et les forces, mais le prestige qui lui est nécessaire pour réaliser auprès de ses élèves, ce que vous attendez d’elle.“ Rendez votre maîtresse d’école plus indépendante, plus fière de sa profession, et vous la trouverez plus zélée, plus instruite, plus intéressée à vous satisfaire.Vous .serez bien surpris en même temps de voir vos écoliers réconciliés avec l’école, ambitionnés pour leurs études.“ Si vous donnez un aspect agréable et confortable à la classe, si vous lui ôtez son air de prison, il y aura bientôt à la place de forçats chagrins ou révoltés, une troupe d’écoliers intelligents qui vous feront honneur.‘ ‘ Que serait pour une paroisse, deux cents piastres de plus réparties sur le traitement de la maîtresse et l’embellissement ou seulement l’assainissement de l’école ?.“Je sais, mes chers compatriotes, que vous comprendrez cette vérité ; je sais que vous priserez plus haut qu’une stérile satisfaction d’amour-propre, l’avantage d’élever le niveau de l’éducation nationale et de donner à votre patrie des citoyens éclairés.“Mme DANDURAND.” Mens Sana in corpore sano Q) {Suite) e nos dans;' éxis- ]tiils, ¦ Client plus, n'est* Vous pour : nr qui] Les soins et les conseils hygiéniques ont pour objet de conserver ou d’améliorer la santé.Les exercices corporels continuent l’œuvre en développant, fortifiant et assouplissant les membres et mettant ainsi de plus en plus le corps au service de la volonté : Nos élèves ne peuvent y rester étrangers.(2) Les pensionnats doivent régulariser ces exercices et ces mouvements : de là la place d’honneur qu’011 accorde à la gymnastique dans nos collèges et séminaires.On ne vise pas à un matériel coûteux qui n’est pas nécessaire.Un grand nombre de ces exercices gymnastisques n’ont besoin d’aucun instrument.Quant aux autres, on.s’en tient généralement aux appareils élémentaires et l’on agit sagement.Les directeurs des pensionnats pourraient veiller avec plus de soin à ce que l’on ne transforme pas ces jeux gymnastiques en exercice d’agilité ou de hardiesse.Une émulation en ce sens est pernicieuse à tous égards.La gymnastique des écoles doit avoir pour but exclusif le développement régulier et gradué des forces physiques et le rétablissement—s’il en est besoin—de l’équilibre et de l’harmonie de 110s divers organes.Pour les externats, la gymnastique usuelle qui se compose des travaux, des courses, des jeux, des mouvements de chaque jour est plus importante que (1) Livraison d’avril 1898.(2) Charbonneau. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 70 la précédente et elle suffit généralement à l’enfant, si l’instituteur la surveilleL f et la dirige convenablement.L’instituteur ne doit donc pas se desinteresserl des récréations et des promenades.Elles entrent pour beaucoup dans le travail! i ota de formation scolaire.D’autre part, qu’il agisse avec un grand taél, une discrétion parfaite.One les enfants soient amenés sans contrainte à se livrer aux! amusements et aux exercices qui leur conviennent.Il n’y a pas de récréation sans cela.Voici les exercices journaliers dont le maître peut tirer parti : marcher J courir, sauter, grimper, glisser.(a) Le mouvement le plus utile qui ne doit jamais être négligé, c’est la marche.Elle exerce et fortifie le corps, pourvu qu’on la fasse régulièrement,, sans s’occuper ni de la température, ni des mauvais chemins.Immédiatement après le repas, elle ne doit pas être accélérée, mais une fois que le premier travail de digestion est fait, rien n’est plus salutaire que marcher avec vitesse, gravir des montagnes, grimper au haut des rochers, etc., etc.(b) La course fortifie les poumons et les muscles, donne de l’agilité.Il est bon d’y exciter les enfants en déterminant un espace à parcourir, mais il faut prévenir tout effort excessif.L’émulation est mauvaise conseillère pour le jeune âge.Les enfants doivent être légèrement vêtus et se tenir convenablement pendant la course.Il est peut-être utile d’indiquer les principales attitudes que doit conserver le coureur, s’il veut profiter de cet excellent exercice : i° porter la poitrine en avant ; 2° écarter tout ce qui pourrait la gêner ;; 30 serrer autant que possible les bras contre les flancs ; 40 incliner un peu en avant la tête et le buste.Il ne doit pas hâter la respiration durant la course et immédiatement après, et il doit remettre les vêtements qu’il avait quittés avec raison pour courir.Les jeux de course excellents sont nombreux : jeu de barre, de cerceau, de balle, de ballon, etc., etc.(c) Le saut de haut en bas et de bas en haut, ou pour franchir un espace, fortifie à la fois les pieds, la poitrine et l’épine dorsale.Le saut à l’aide de perches sert de plus à fortifier les muscles des bras.Pour ce qui concerne le saut de bas en haut, le bâton et la ficelle tendue, par dessus lesquels on doit sauter, doivent être disposés de manière à tomber au moindre contact.Cette précaution est nécessaire à la sécurité des enfants.{d) En grimpant, on met en exercice les parties supérieures du corps, surtout les bras.Une perche fixée horizontalement sur deux appuis est un appareil très peu compliqué.Deux perches parallèles sur lesquelles s’appuient ou se suspendent les mains, les pieds 11e touchant pas la terre, s’improvisent aisément.On peut faire grimper d’abord à une perche, à un mât, à une corde, etc, etc.S’il se présente quelque danger, que le maître ait soin de 11e rien faire qui puisse effrayer l’enfant et le priver du sang-froid dont il a besoin.(e) Glisser sur la glace avec le traîneau ou les patins est un des exercices les plus salutaires.Qu’on évite cependant le surmenage.Les enfants ne peuvent pas toujours par eux-mêmes garder la mesure.Les moins expérimentés ne doivent pas se mêler aux plus habiles.Ces jeux qui tiennent tant au cœur des enfants, qui leur sont même une cause d’ennui, quand ils ne peuvent s’y livrer, sont à la portée de tous les instituteurs, et, je le repète, ils suffisent pour les externats.On aurait beaucoup ; :e: I iu I fii Je l'In to les tlicî L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 71 de reproches à se faire, si on les négligeait.N’oublions pas cette vérité qne prêchent tons les théologiens sérieux : “ La grâce étant greffée sur la nature, la santé physique influe dans une grande mesure sur la moralité.” Mens sana in corpore sano.Th.-G.ROULEAU, ptre.-» ¦»-—— Le couvent des Ursulines de Stanstead Le 23 du mois de juin dernier, l’honorable M.de La Brnère, surintendant de l’Instruétion publique, assistait à une distribution de prix au couvent de Stanstead, village situé dans le comté du même nom, au cœur même des.Cantons de l’Est que nos vaillants défricheurs ont envahis et pour ainsi dire reconquis.Un nombreux auditoire, composé en partie de protestants, parmi lesquels se trouvait l’honorable M.Colby, ancien ministre à Ottawa, se pressait dans la vaste salle des séances.Nous sommes heureux de pouvoir publier aujourd’hui le discours que M.le Surintendant a prononcé en cette circonstance ; ‘1 Mesdames et Messieurs, Quand la fondatrice du Monastère des Ursuliriês de Québec allait quitter la terre de France pour le Canada, le vénérable archevêque de Tours, présentant la Mère de l’Incarnation et sa jeune compagne, Mère-St-Joseph, à Madame de La Pelterie, prononça ces paroles : “ Voilà les deux pierres fondamentales de l’édifice que vous voulez faire à Notre-Seigneur dans le Nouveau-Monde ; je vous les donne pour la fin pour laquelle vous me les demandez ; qu’elles soient donc dans ce fondement comme deux pierres précieuses semblables à celles du fondement de la Jérusalem céleste.” Ce matin, lorsque je visitai l’institution où je me trouve en ce moment, remontant aux motifs qui avaient présidé à son établissement, et convaincu de l’importance de sa mission, je me suis dit que les belles et saintes paroles de l’archevêque de Tours, le cardinal Taschereau aurait pu les répéter à Monseigneur Antoine Racine, lorsqu’il consentit à détacher du vieux couvent de Québec les pierres précieuses qui devaient servir de fondation au monastère de Stanstead.Sur les confins de la Province, dans cette plaine superbe, une maison de haut enseignement pour les filles, répondant aux aspirations de l’évêque et du troupeau confié à sa sollicitude pastorale, était destinée non seulement à répandre les bienfaits de l’éducation, mais à exercer une influence plus générale sur les esprits et les cœurs et à projeter, au-delà même de la frontière, la puissante lumière de son apostolat.Monseigneur Racine avait vécu trop longtemps dans une atmosphère toute impré gnée des vertus des filles de Ste Angèle pour ne pas savoir qu’en confiant à leurs soins maternels les enfants de cette région des cantons de l’Est, elles sauraient apaiser ses angoisses et affermir sa confiance dans l’avenir.Invité fort gracieusement à venir présider cette distribution des prix, il me tardait de me rendre ici pour présenter mes hommages et témoigner ma sympathie aux directrices de l’un des principaux couvents de la Province.Cette chère Province de Québec, que de fois on l’a calomniée en la représentant comme réfractaire à toute idée de progrès intellectuel.Cependant, si l’on contemple les efforts qui ont été tentés pour mettre l’instruction à la portée des enfants du peuple, si l’onregarde les sacrifices que se sont imposés nos fondateurs de maisons d’éducation, on verra quel chemin nous avons parcouru depuis le commencement de ce siècle.Tout était à créer alors dans cette partie de la Province.La forêt vierge recouvrant le sol, il 72 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE fallut l’abattre.Le sentier du chasseur à travers bois fut transformé en route carrossable ; les moissons, au prix de travaux pénibles, remplacèrent les troncs d’arbres ; les familles de défricheurs se groupèrent, les paroisses s’organisèrent, et ce qui constituait autrefois l’immense solitude des Cantons de l’Est est devenu le beau territoire que vous habitez.La colonisation s’est emparée du sol, et maintenant, le travailleur, se reposant de sa journée de fatigue, peut voir de ses yeux les blancs clochers des églises briller aux feux du couchant, et entendre, des Laurentides aux contreforts du Vermont, résonner à ses oreilles le doux son de l’Angélus du soir.Votre localité, comme ses sœurs des rives du St-Laurent, possède donc maintenant une maison d’éducation qui fait sa joie et son bonheur.Son couvent est un des quatre phares érigés sur la terre canadienne, par les mains des Ursulines, pour guider l'intelligence et le cœur de la jeunesse dans le chemin de la vie.Une même pensée unit ces foyers lumineux, une même damme les anime, et vous, chères éleves, qui habitez cette demeure, vous êtes les enfants privilégiées que Dieu a choisies pour y recevoir la nourriture saine et fortifiante de l’instruction chrétienne.Plus heureuses que plusieurs de celles qui ont vécu à Stanstead avant vous, vous pouvez, sans vous éloigner de la maison paternelle, bénéficier des soins assidus et des leçons de maîtresses instruites et dévouées.Cependant, en élevant vos regards vers le Ciel pour le remercier de ce bienfait, songez que votre responsabilité n’en est que plus grande et que votre mission n’en sera que plus fructueuse au sein de la société, si vous savez correspondre aux vues de la Providence.Les Ursulines ont été les premières institutrices au Canada.Depuis plus de deux siècles elles ont distribué le pain de l’intelligence aux générations d’enfants qui sont venues s’asseoir sur les bancs des monastères de Québec et des Trois-Rivières.Dès le berceau de la colonie, elles se sont constituées les mères de la nationalité canadienne, et les annales de leur institution sont imprégnées du souffle de la religion et d’un noble patriotisme.Que devez-vous faire, mesdemoiselles, pour vous montrer les émules de vos devancières et vous rendre dignes des vénérables traditions de l’ordre des Ursulines ?Vous n’avez qu’à puiser dans le passé glorieux de vos institutrices les exemples qui pourront guider vos pas, exemple du travail, et de l’esprit de sacrifice, dans quelque position que vous occupiez dans le monde ; exemple de l’amour du devoir et de l’attachement à votre langue et à votre pays.Je dis à votre paj’s, car le patidotisme n’est pas le privilège exclusif de l’homme.La femme doit le posséder, puisqu’elle est appelée par Dieu à le faire germer dans le cœur de ses enfants, à le développer au sein de la famille et, au besoin, à sacrifier sur l’autel de la patrie ses affections les plus fortes et les plus tendres, lorsque le salut public exige que ceux qui lui sont unis par les liens du sang volent à la défense du drapeau.Apprenez donc ici, mesdemoiselles, non seulement les connaissances que requiert votre état, mais à devenir des femmes de caractère, des canadiennes dignes de ce nom et capables par votre éducation et vos bonnes qualités de faire honneur à votre couvent, à vos familles et à votre Province.Et vous, mesdames directrices de cette maison, vous avez assumé la tâche de fonder et de maintenir sur cette terre de Stanstead une institution destinée à un fructueux avenir.C’est une tige du grand arbre planté en 1639 Par Mère de l’Incarnation sur le rocher de Québec.Cette tige, arrosée par vos sueurs, projette déjà une ombre bienfaisante; le public la recherche et l’apprécie.Je le sais par l’affection que vous porte le digne évêque de Sherbrooke, Monseigneur Laroque, et par la protection qu’il vous accorde.Je le constate par la réunion, dans cette salle, en ce jour solennel, d’une foule de personnes dévouées à votre œuvre et reconnaissantes pour les égards que vous prodiguez et l’instruction solide que vous donnez aux enfants confiées à vos soins.J’ai été heureux moi-même de venir assister à cette séance de fin d’année.Ai-je besoin de vous féliciter du bien que vous avez opéré depuis quatorze ans ?Laissez-moi me réjouir plutôt avec les familles qui vous entourent, car, pour elles, vous êtes les anges gardiens de leurs enfants ; laissez-moi admirer dans votre mission la grandeur de votre œuvre et y savourer le parfum de la science et de la vertu.Sous le souffle de votre enseignement et au contact de votre vie exemplaire, les hésitations font L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 73 place à la confiance, l’horizon pour vous s’élargit, votre institution s’impose aux esprits droits et bien disposés, et, soyez-en sures, la clairvoyance du regretté Mgr Racine reçoit déjà sa justification.Puis avec les années, les échos de votre œuvre si efficace se répétant de proche en proche, se répercuteront jusque dans le pays qui vous avoisine, et, comme le marinier, parcourant les mers, voit à mesure qu’il avance des étoiles nouvelles briller à la voûte des cieux, telle votre maison, dans le cours de son existence à venir, contemplera les générations d’élèves se succédant les unes aux autres pour enluminer de précieux souvenirs les annales de son histoire et orner sa couronne de mérites et de splendeurs.” De l’Autorité ( Pour L'Enseignement Primaire) Les connaissances pédagogiques s’acquièrent par l’étude ; et avec une intelligence assez bien douée on peut prétendre, sans ambition, à posséder ce qui est nécessaire et même plus que suffisant pour se livrer d’une façon utile à l’enseignement.Il y a cependant une qualité qui ressemble plutôt à un don spontané qu’à la résultante d’efforts constants ; je veux parler de l’autorité.Affrontez le professorat l’esprit orné des connaissances les plus étendues, le cœur débordant de généreux désirs, si vous ne possédez cette force qui s’impose, tout le reste sera réduit à néant ou certainement diminué.Je n’oserais pas dire que l’autorité ne se gagne pas, mais il faut convenir qu’elle doit se supposer déjà existante à l’état de germe.Certains semblent en être dépourvus, et après de longues années de professorat ne s’imposent pas plus aux élèves que de jeunes débutants.En quoi consiste cette autorité indispensable à tout éducateur ?Le résultat de cette qualité est-il une crainte révérentielle de la part des élèves?Je ne le pense pas.On se fait craindre par la force des bras, l’agilité des mains, la vivacité des yeux, la contraction de la figure, mais tout cela ne donne pas l’autorité.—L’autorité est le contraire de la force brutale, c’est une pression d’un ordre bien supérieure qui s’exerce sur l’élève, parfois à son insu.C’est le résultat d’une énergie toute spirituelle qui marque sa force en domptant les facultés de l’enfant, en ravissant son respect, en gagnant son obéissance complète.Il y a encore cette autre différence entre la force brutale et l’autorité, que l’enfant cède à la première à contre-cœur, par des motifs intéressés, pour éviter l’application trop immédiate de cette force ; il se soumet à la seconde, sinon avec plaisir, au moins naturellement, sans songer à se plaindre et sans ressentir la peine qu’il y a à courber sa volonté devant une volonté oppressive.Il se soumet, parce que ceci lui paraît dans l’ordre.La force demande, pour produire quelque effet, une application continue et je dirais même immédiate : il n’y a pas d’action à distance.Que le maître s’éloigne, et vous verrez bien vite les espiègles reprendre leurs jeux défendus ; leur esprit un instant comprimé retrouvera mille procédés nouveaux pour jouir en moins de temps d’une liberté restreinte.L’idée même de la punition presque assurée n’empêchera pas les natures indépendantes de transgresser les lois les plus solennelles.L’autorité au contraire, participe aux privilèges de l’esprit : elle ne réclame pas une application immédiate.L’action du professeur doué de cette influence 74 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE se fera sentir même en son absence : la formation qu’il aura donnée ne sera pas passagère.L’enfant aura été formé par l’autorité, il n’est que comprimé par la force.C’est ici le cas de dire que la vertu tient un juste milieu.L’éducateur qui jouit de l’autorité, se sent maître de lui-même et de ses élèves.Il a comme une conviction intime de son pouvoir.C’est avec calme qu’il affronte ce petit peuple de mutins.Il prévoit les difficultés, il ne les exagère pas, il connaît d’avance le combat, il est assuré de la victoire.Ce n’est pas de la présomption ; bien au contraire, il aura recours à tous les moyens pour se rendre maître de sa classe, mais c’est avec sang-froid qu’il cherchera à maîtriser l’indépendance de ses élèves.C’est avec assurance qu’il interviendra.Egalement éloigné de la rudesse et de l’hésitation, il évitera ces paroles dures, ces cris poussés pour se tromper soi-même quand on a peur et pour tromper les élèves qui se laissent rarement prendre à ce stratagème.A ce calme, il joindra l’aisance dans sa démarche, sa parole, tout son extérieur, il fait comprendre par là qu’il est chez lui, qu’il se sent le maître, et les élèves finiront assez vite par le croire.Il saura par moments se départir d’une certaine raideur, d’un sérieux par trop long : la note gaie viendra reposer de temps à autre des enfants vite fatigués.Quand le moment sera venu de rétablir l’ordre, il le demandera avec un tel naturel que les enfants ne songeront pas à faire autrement qu’il leur est commandé.L’enfant est comparé à l’arbuste qu’il faut redresser.Nous n’avons que deux forces à notre disposition pour opérer cette correction de défauts naturels : la force brutale ou l’autorité.La première de ces deux énergies ne peut entrer en ligne de compte quand il s’agit de former l’esprit et de diriger le cœur ; il reste donc cette autre force qui s’impose à l’esprit sans révolter le cœur.C’est dire l’importance de cette autorité : sans elle notre influence est nulle, nous ne sommes que des professeurs mais nous ne mériterons jamais le titre d’éducateurs.A.N UN ES VAIS, Prêtée de la Congr.des FF.de St-Vincent de Paul.MATHEMATIQUES ARITHMÉTIQUE Une première étape, la plus difficile peut-être, est parcourue lorsque les eleves ont enfin appris les nombres de un à dix.S’ils ont acquis cette con-naissance intuitivement, en allant des objets aux nombres, des nombres aux chiffres, en un mot du concret, de ce que l’on peut voir, toucher, à l’abstrait de 5 pommes, 5 livres, 5 crayons, à l’idée générale, à l’idée abstraite 5,—s’ils ont appris 1 addition et la soustraction de ces nombres ils sont prêts à apprendre la suite des nombres. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 75 Leçons sur les nombres de dix à vingt.Ces leçons devront prendre moins de temps que pour un à dix.Dix 10 Onze 11 Douze 12 Treize 13 Quatorze H Quinze 15 Seize 16 Dix-sept U Dix-huit 18 Dix-neuf 19 ¦ Vingt 20 6 5 6 $ 6 $ 5 5 5 6 5 6 ; 5 5 5 5 5 6 6 6 5 5 5 5 6 6 6 5 6 5 6 6 $ $ 5 S 5 | 5 5 6 S 5 $ $ 6 $ 6 6 6 5 6 6 5 6 5 5 5 6 5 6 5 5 6 5 6 i 1 6 6 6 6 5 6 $ 5 6 5 6 $ 6 5 5 $ 6 6 $ $ 6 6 5 6 $ 6 6 $ 5 6 6 6 5 $ 6 6 6 5 6 5 6 6 6 6 $ 6 6 : 6 5 6 $ 5 5 6 S 6 6 6 6 5 5 : 5 6 6 $ 6 5 5 6 6 $ 5 6 6 6 5 5 6 6 6 | 10 IO-f-I 104-2 104-3 104-4 104-5 io-f-6 10- 4-7 104-8 IO-I-9 10-)-10 Il ne sera pas difficile d’amener les élèves à trouver que les nombres entre dix et vingt sont composés de dix plus un des nombres déjà vus—que vingt est composé de deux dix.Développez les idées de ces nombres au moyen des procédés déjà expliqués.Autant que cela sera possible, faites trouver par les élèves eux-mêmes les nombres qui, additionnés ensemble, ont pour somme le nombre qui fait le sujet de la leçon.Exemple : Qui est capable d’écrire sur le tableau deux nombres dont la somme est onze ?Un mettra io + i = n ; un autre 9 + 2 = 11 ; un autre 64-5=11, etc.Quand les élèves sont accoutumés, ces questions peuvent s’écrire comme ceci ; ?= 11.R.10 -f- 1 = h ou encore la question se posera ; 5 -f- ?— n ou 5 + 2 + f = n- Aussitôt que les élèves auront compris un nombre, donnez des exercices d’addition et de soustraélion dans lesquels le nombre sera employé.Lorsque l’idée du nombre douze aura été développée, groupez 12 p.de manière à rendre visible à l’œil le nombre de 2 p., de 6 p., de 3 p.et de 4 p.qu’il y a dans ce nombre.Exemple : L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE * ) * Faites trouver ces groupes de points par les élèves eux-mêmes et ils apprendront les tables sans s’en apercevoir.Chaque fois qu’il y aura moyen d’analyser d’autres nombres de la même manière, faites-le, afin de rendre visibles les éléments dont ils sont composés.1 1 4- bp £ CL | | 1 O On +t Vir ne (N O -i>^àr & Bois.D W.c./^AîSOi) 0 îTGGLt POUR, !f)A2üEl&V&5 ^ G^ANDtljt^ I8G24'-^ Coût |4ppr £50?' £ c h cf (& /6 P/ec/s et u.f)ou,cç 3ccTTon RENSEIGNEMENT PRIMAIRE 109 LE CABINET DE L’INSTITUTEUR EE CERTIFICAT D’ETUDES PRIMAIRES Les nombreux lecteurs de “E Enseignement Primaire'1'1 se rappellent sans doute que la livraison du 15 octobre 1897 de cette revue pédagogique, contenait un article dû à la plume de M.C.-J.Magnan, annonçant que l’Ecole normale Eaval délivrerait, à la fin de l’année scolaire 1897-98, des certificats d’études primaires.Cet article était suivi d’un extrait du “ Pionnier de Sherbrooke ”, envoyé par M.l’abbé J.E-, curé de B.F., où l’on voit que si le certificat d’études primaires n’a pas encore été donné dans cette partie de la province, il le sera bientôt.Dans la livraison du 15 novembre dernier, Monsieur le rédacteur de IJ Enseignement Primaire me faisait l’honneur de donner publication à une lettre que je lui adressais à ce sujet, faveur que je n’avais nullement sollicitée.Elle était accompagnée de statistiques indiquant le nombre de certificats d’études primaires délivrés par les écoles catholiques laïques de Montréal, pendant une période de cinq années (1892-93, à 1896-97) ; jusque là, 358 certificats pour le cours élémentaire et 169 pour le cours modèle avaient été délivrés.Pour l’année scolaire qui vient de se terminer, (1897-98,) les certi-• ficats accordés sont ainsi répartis entre les six écoles laïques de garçons de Montréal : Crs élém.Cours modèle.Académie Coin, catholique 23 14 Tôt.37 Ecole Montcalm 24 0 24 Ecole Champlain, T5 1 16 Ecole Sarsfield 13 1 14 Ecole Belmont 7 2 9 Ecole Olier T 2 1 I3 Total pour l’année ! 94 *9 XI3 Soit un total général de 452 pour le cours élémentaire et 188 pour le cours modèle.J’ai lieu de croire que tous ceux qui s’occupent d’instruétion et d’éducation dans les écoles primaires de cette province, ne liront pas sans quelque intérêt le résumé suivant, du règlement qui régit l’obtention du certificat en question, dans les écoles ci-haut mentionnées.i° A la fin des cours élémentaire et modèle, (4e et 6e années respectivement) les élèves subissent un examen final, et un certificat est délivré à ceux qui ont conservé au moins 50 pour cent, sur chacune des matières du cours ; ce certificat porte que l’élève a subi son examen en français, en anglais, ou dans les deux langues.D'nne manière satisfaisante, s’il a conservé une moyenne général de 50 pour cent.Avec distinction, s’il a conservé une moyenne générale de 60 pour cent. no L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Avec grande distinction, s’il a conservé une moyenne générale de 75 pour ¦cent.Avec la plus grande distinction, s’il a conservé une moyenne générale de 90 pour cent.La diétée sur la langue maternelle et l’arithmétique sont éliminatoires.2°.Les questions sur les diverses matières sont préparées par M.le Directeur général, et sont les mêmes pour tous les élèves des classes correspondantes des différentes écoles.30.Les professeurs des classes dont les élèves doivent subir l’examen, sont chargés par les principaux d’aller dans l’école qui leur est indiquée pour y donner et surveiller les diverses compositions, les recueillir, et après les avoir scellées en présence du principal de l’école où ils ont été délégués, ils sont tenus de les porter au bureau du directeur-général.40.Cet examen de concours a lieu chaque aimée au commencement du mois de mai, ce qui permet de faire la correction de toutes les compositions et préparer les certificats pour la distribution des prix.50 Toutes les compositions données sur une matière sont corrigées par la même personne ; mais nul professeur qui a enseigné dans les classes de 4e ou de 6e année, n’est admis à la correétion des épreuves.Je joins a ce resume, une sérié de questions posées au dernier concours (mai 1898) ; libre à monsieur le rédaéteur d’en donner ou non, connaissance aux instituteurs et institutrices de cette province.(1) Comme du choc des idées jaillit la lumière, il pourrait se faire que la publication de ces documents donnerait lieu à une petite polémique pédagogique qui attirerait peut-être l’attention des chefs d’institutions et des autorités scolaires.Dans tous les cas, il faut que Aidee de sanctionner les études primaires fasse son chemin._____ F.-X.-P.DEMERS.(2) (1 ) Note de la rédaction.— Aussitôt que nous pourrons disposer dans la revue d’un espace suffisant nous publierons ces intéressants documents.[2] Nous continuel011s dans la prochaine livraison l’excellente étude A.Ici recherche de Ici Vérité.AU COIN DU FEU Plus de mère Dédié à Jean-Charles, Jeannette, Gabrielle et Pierre-Paul.Souvenir du 12 octobre 1897.Pauvres petits enfants, vous n’avez plus de mère ! Ua mort vous l’a ravie au milieu du festin.Il faut, sans murmurer, boire la coupe amère : Hélas ! votre destin.Souvenez-vous, enfants, que vous aviez pour mère, Une femme de foi, d’amour et de bonté, Qui jeta sur ma vie, en sa course éphémère, Pes doux rayons de la clarté.Rêvant toujours du ciel, elle était bonne et douce • Sa belle âme était blanche à l’heure des adieux : Aussi, la Mort l’a prise en ses bras, sans secousse, lît puis s’est envolée aux cieux.Plie est la, maintenant, au milieu des chœurs d’anges : L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ni Suppliez-la de vous conduire, par la main, A travers les écueils et la noirceur des fanges Qui joncheront votre chemin.Hélas ! chers orphelins, qu’un ciel plein de clémence A toujours abrités, non, vous ne pouvez pas Mesurer, maintenant, la profondeur immense De l’abîme ouvert sous vos pas.Allez, sur son tombeau, pleurer au cimetière ; Hile est là qui repose, deux anges à ses côtés.Parlez bas, elle dort toute la nuit entière De son heureuse éternité.Tous unis, qu’une sainte amitié vous rassemble : C’est le baume du cœur quand on a bien souffert ; Ht, pour vous consoler, venez prier ensemble Auprès de votre nid désert.N’allez pas l’oublier cette mère chérie, Qui, jusques au cercueil vous prodigua ses jours ! Conservez, à jamais, son image attendrie Aimez-la bien, toujours, toujours.A.Morisset.CHARLES II ET SAINT ANTOINE Charles II, roi d’Angleterre, avait une grande confiance dans le bon saint Antoine.Pendant son exil à Cologne, on lui déroba, un jour, le peu d’argent qu’il avait avec lui.Sans délai, il envoya un de ses domestiques chez les Frères Mineurs, leur demandant d’invoquer saint Antoine en sa faveur.Le jour suivant, l’un des Pères Franciscains traversait l’église, quand il vit un homme indiquer du doigt un confessional, puisse retirer sans prononcer un mot.Le Père entra dans l’endroit indiqué, et y trouva une bourse pleine d’argent qu’il alla immédiatement remettre au Gardien.Cette bourse contenait exactement la somme qui avait été dérobée à Charles II.Ce prince a lui-même signé l’attestation de la véracité de ce fait.ESPOIR EN DIEU Ecoutons ce cri lamentable d’un poète qui a voulu vivre sans Dieu, et que son aveu serve de leçon à ceux qui cherchent à arracher la foi chrétienne du cœur de nos vaillantes populations : Si mon cœur fatigué d’un rêve qui l’obsède, A la réalité revient pour s’assouvir, Au fond des vains plaisirs que j’appelle à mon aide, Je trouve un tel dégoût que je me sens mourir.Aux jours même où parfois la pensée est impie, Où l’on voudrait nier pour cesser de douter, Quand je posséderais tout ce qu’en cette vie, Dans ses vastes désirs l’homme peut convoiter ; Quand Horace, Lucrèce et le vieil Epicure, Assis à mes côtés m’appelleraient heureux ; Quand tous ces grands amants de l’antique nature Me chanteraient la joie et le mépris des dieux ; Je leur dirais à tous : “ Quoi que vous puissiez faire, Je souffre, il est trop tard ; le monde s’est fait vieux : Une immense espérance a traversé la terre ; Malgré nous, vers le ciel, il faut lever les yeux.Alfred de Musset. I 12 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE mA ; ne^ faisant que des liaisons ne savent plus écrire au bout de quelques années.Ils ont même honte de signer leur nom.Il faudrait, dit-il, faire écrire des e res e^ des mots et non des liaisons, et cela dès le commencement.Si l’on enseigne a ne et a écrire simultanément on est forcé d’adopter l’écrituredroite : l’élève écrivant droit naturellement.Il doit se tenir droit et non pas avoir la tête un peu inclinée à L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 119 Leçon pratique de rédaction à l’école primaire par M.C.-J.Magnan.Ce n’est pas ¦de la littérature qu’il importe d’enseigner à l’enfant, mais il faut lui apprendre à parler.On peut commencer par la description des choses qui l’intéressent le plus.A l’aide d’une main dessinée sur le tableau noir, M.Magnan donne une leçon de rédaction à quelques petits enfants.Aux diverses questions qui leur sont posées, les élèves répondent : L'homme a deux mains, cinq doigts à chaque main, etc.Il faut s’appliquer à faire trouver le sujet, le verbe et le complément, il est important de leur enseigner la ponctuation dès qu’ils commencent à écrire.Un élève résume la leçon et l’écrit au tableau.M.Vien dit que ce sont les exercices de rédaction qui manquent dans son district et et non pas l’écriture ; puis il exprime l’espoir que dans un avenir très prochain, L'Enseignement Primaire sera gratuitement envoyé à tout le personnel enseignant.Au milieu des applaudissements, M.le Surintendant se lève et dit qu’à la dernière réunion du conseil de l’Instruction publique, on a recommandé au gouvernement défaire en sorte que cet utile et intéressant journal parvienne à tous les instituteurs et à toutes les institutrices.Il félicite le rédaéteur-en-chef et lui dit qu’ainsi transformé, L'Enseignement Primaire est admiré même en Europe.U constate de grands progrès dans l’enseignement depuis l'établissement des conférences et la fondation de cette revue pédagogique.M.C.-A.Lefèvre ne pouvant donner sa conférence sur le dessin et le programme étant épuisé, la séance s’ajourne.Voici l’ordre du jour pour la prochaine réunion, en septembre.M.Ahern : Une conférence sur la tenue des livres.M.C.-A.Lefèvre : Une leçon pratique de dessin à l’école primaire, cette leçon sera donnée à de jeunes élèves devant la conférence.Sujet de discmssion : Enseignement de l’histoire à l’école primaire.A.-M.FILTEAU, Secrétaire.BUREAU CENTRAL DES EXAMINATEURS CATHOLIQUES DE LA PROVINCE DE QUEBEC Monsieur le Surintendant de l'Instruction publique, Québec.Monsieur le Surintendant, Québec, n septembre 1898.Pour me conformer à l’article 36des règlements du comité catholique du Conseil de l’Instruction publique concernant le bureau central des examinateurs catholiques, j’ai l’honneur de vous soumettre les quelques notes suivantes : Les membres du bureau central se sont réunis pour la première fois le 25 février dernier, alors qu’ils ont élu Mgr J.-C.K.-Laflamme président, et M'.F.-X.-P.Deniers vice-président.A cette réunion, le bureau s’est occupé spécialement de l’étude des règlements qui le régissent, et il a cru devoir suggérer plusieurs amendements qui vous ont été soumis et dont la plupart ont été adoptés par le comité catholique, à sa session du mois de mai dernier.L’horaire de l’examen et les questions auxquelles les candidats ont eu à répondre sur les diverses matières du programme ont été adoptés à la seconde session du bureau, tenue le 17 mai dernier.J’annexe à ce rapport la série des questions, en français et en anglais, pour les aspirants aux brevets d’école élémentaire, d’école modèle et d’académie, ainsi que l’horaire de l’examen qui a été fidèlement suivi dans chacune des vingt-sept localités désignées par l’article 4 des règlements.Je joins aussi à ce rapport les Instructions transmises aux examinateurs-délégués et plusieurs autres circulaires, formules, etc., qu’il a été nécessaire de faire imprimer. 120 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Conformément à l’article 6, l’examen a commencé partout le 5 juillet et il a^ duré deux jours et demi pour le diplôme élémentaire, trois jours pour le diplôme modèle et quatre jours pour le diplôme académique.Tout s’est passé d’une manière très satisfaisante, sous la surveillance des examinateurs-délégués que vous avez bien voulu nommer.Les épreuves des candidats m’ayant été transmises sous enveloppes cachetées, le bureau s’est réuni de nouveau, le 12 juillet, pour les corriger.Il y avait plus de 20,000 compositions diverses à examiner attentivement et ce travail très considérable a été fait par les membres du bureau dans l’espace de quatre semaines.Après que toutes les notes eussent été enregistrées, il y eut une quatrième session pour l’octroi des diplômes aux candidats qui avaient conservé sur chaque matière le nombre de points requis.Tous les brevets ont été remplis et envoyés aux candidats heureux et j ’ai, de plus,, écrit à tous ceux qui n’ont pas réussi dans leur examen pour leur faire connaître sur quelles matières ils n’ont pas obtenu la moitié des points accordés.Inutile de vous dire, Monsieur le Surintendant, que l’organisation des examens dans vingt-sept localités différentes de la province, la préparation des questions soumises aux aspirants, la correction de vingt mille devoirs, l’enregistrement et l’addition de toutes les notes, la préparation et l’envoi des diplômes, les avis à donner aux candidats qui ont failli, la correspondance avec plus de mille personnes, etc., représentent un travail très considérable qui a heureusement été conduit à bonne fin et de manière, du moins le bureau l’espère, à donner satisfaction au comité catholique, aux intéressés et au public en général.Les recettes du bureau, qui proviennent du droit d’examen des candidats, ont été emplo3^ées à défrayer les dépenses d’impressions, à l’achat du papier et des autres objets fournis aux aspirants, aux frais de correspondance, au paj'ement des examinateurs-délégués, au nombre de trente-sept, à qui le bureau a accordé quatre piastres par jour et leurs frais de déplacement.A l’époque fixée par l’article 39, je vous soumettrai un état détaillé de ces recettes et de ces dépenses.Grâce à la générosité dont vous avez fait preuve en payant les dépenses de voyages que les membres du bureau ont été obligés de faire pour assister aux séances, il est resté une balance qui a permis de donner à chacun des membres du bureau la somme de $132, rémunération, je n’en doute pas, que vous trouverez insuffisante.Si le bureau avait eu à payer les frais de voyages de ses membres, chacun n’aurait reçu qu’environ $90,00.1,034 aspirants en règle ont été admis à subir l’examen.Plusieurs autres jeunes filles avaient demandé leur admission ; mais j’ai dû les refuser, parce qu’elles n’avaient pas encore seize ans révolus.Sur ces 1,034 candidats, 642 demandaient le diplôme élémentaire ; 386 demandaient le diplôme modèle et 6 demandaient le diplôme académique.615 ont réussi et il a été distribué 378 diplômes d’école élémentaire ; 232 diplômes d’école modèle et 5 diplômes d’école académique.419 candidats ont failli, 264 pour le diplôme élémentaire ; 154 pour le diplôme modèle et 1 pour le diplôme académique.Il y a donc environ 6o°/0 des aspirants qui ont réussi et 40°/0 qui ont échoué.Quant à l’âge des candidats, j’ai constaté que 335 avaient moins de 17 ans ; c’est près du tiers du nombre total.Voici la liste des personnes à qui des diplômes ont été octroyés : Liste des Candidats qui ont obtenu un Brevet à la dernière session du Bureau central (1) MONTRÉAL Modèle français—Distinction : Alary, M.-Lse-Bernadette ; Claude, M.-Blanche-Florida ; Croteau, M.-Julie-Rosilda-Stella ; Hémond, M.-Lse-Eva ; Brazeau, M.-Angé-lina ; Tremblay, M.-Rose-Alba-Graziella ; Marion, M.-Eud.-Azilda (alias) M.-Rose ; (1) Pour la liste des brevets élémentaires, voir la livraison précédente. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 121 Renaud, M.-Rose; Raymond, M.-Phélonise ; Caron, M.-Robertine ; Beausoleil, M.-Clé-mentine-Albina ; Jolicœur, M.-Reine ; Parent, M.-Valérie-Fabiola ; Désormeau, M.-Malvina ; Rimoges, M.-Rouise ; Neveu, M.-Rose-Bernadette ; McDuff, M.-Cora ; Paré, M.-Antoinette-Bernadette ; Rarivière, dite Chapdelaine, M.-Ménéda ; Dansereau, M.-Rouise ; Carbonneau, M.-Rose-Emélie ; Vallière, M.-Blanche ; Dauphinais, Albina ; Flamand, M.-Rose-Alma ; Ragacé, M—Rose-de-Rima ; Cantin, M.-Mélanda-Dulcina ; Dasylva, Pierre-Réon ; Emard, M.-Rucile-Rachel-Exilda ; Jolicœur, M.-Rose-Anne ; Refebvre, M.-Joséphine ; Refebvre, M.-Albertine ; Villeneuve, M.-Rse-Adiana ; Rippé, M.-Elisabeth-Alice ; Gauthier, Rose-Anna ; Modèle anglais.—Distinction : Précourt, M.-Séraphine-Rosanna ; McKenna, Maude ; Kinehella, Sarah-Ann ; Foley, Catherine (Katie) ; Ryons, Sarah-Agnes ; Sarault, M.-Rse-Caroline ; Clerk, Rouisa-Agnes-M.; Morris, Margaret ; Bombardier, Florence ; Downes, M.-Catherine ; McNamara, Mary ; Perdrix, M.-Valérie-Joséphine ; Bénard, Antoinette-Elis.-Elmire ; Renaud, Joseph-Onézime.Modèle français et anglais.—Distinction : Rouvray, Pierre-Gaston ; Pleau, M.-Stéphanie ; Moreau, M.-Rse-Georgiana ; Prud’homme, M.-Anne.QUÉBEC Modèle français.—Satisfaisant : Fortier, M.-Jeanne-Blandine ; Allen, M.-Agnès-Claudia ; Morisset, M.-Flavie-Réontine ; Dionne, Marie-Rouise ; Turgeon, M.-Valentine-Elmire.Modèle français.—Distinction : Beaudoin, Anne (Annie) Réonida ; Gignac, M.-Agnès ; Frenette, M.-Anaïs; Bouchard, M.-Philomène ; Gosselin, M.- Georgiana ; Ra-flanime, M.-Claudia ; Raunière, M.-Célina-Salomée ; Boucher, M.-Elmina ; Morency, M.-Bernadette ; Thérien, M.-Elizab.-Rose-Anna ; Bédard, M.-Alma ; Pâcjuet, M.-Hélé-na-Vorida ; Dionne, M.-Virginie-Amélie ; Pruneau, M.-Zoé ; Bernier, M.-Alice-Ernes-tine ; Méthot, M.-Antoinette ; Genest, M.-Amarilda ; Rarose, M.-Alice-Gratia ; Beau-lieu, M.-Philomène-Marianne ; ReBoutillier, Elisabeth-Elisa ; Bergeron, M.-Rouise ; Poiré, M.-Rydia ; Dussault, Blanche-Raurina ; Drolet, M.-Julie-Flora ; Roy, M.-Réda-Alphonsine ; Proulx, M.-Amarylis ; Paquet, M.-Anna ; Morin, M.-Hélène-Fridoline ; Dion, M.-Ange-Antoinette-Virginie ; Pouliot, M.-Philomène-Irma ; Thibault, M.-Joséphine- Claudia ; Sylvain, M.-Hermine ; Turgeon, M.-Alice ; Plante, M.-Alma ; Garon, M.-Eugénie-Hermance ; Raliberté,M.-Rouise-Georgiana-Alma ; Deschênes,M.-Adrienne-Adélia ; Blanchet, M.-Cécile ; Dumas, M.-Rose-Délima-Alice ; Corriveau, M.-Elodie ; Chamberland, M.-Anne-Alma ; Bégin, M.-Elise ; Carrier, M.-Adélaïde-Réopoldine ; Desjardins, Anne-Marie ; Dussault, M.-Flore-Emma-Amarilda.Modèle anglais.—Distinction : Maguire, Catherine-May ; Mylett, Henriette-Evelyne.Modèle français et anglais.—Satisfaisant : Morin, M.-Alvine.Modèle français et anglais.—Distinction : Pelletier, M.-Cécile-Hélène ; Ma-heux, M.-Stéphanie-Ern.-Cécile ; Barry, M.-Anne-Rauréat ; Galarneau, M.-Eléonore-Elmire ; Remieux, M.-Ursule-Dulcina ; Barré, M.-Elmire-Ida ; Talbot, M.-Emma ; Reinhardt, R.-Berthe-M.-Antoinette ; Potvin, M.-Amanda ; Fournier, Maria-Eléonore ; Couture, M.-Alice-Joséphine ; Fitzpatrick, M.-S.-Alice.TROIS-RIVIÈRES Modèle français.—Satisfaisant: Gouin, M.-Rose-Anna ; Perreault, M.-Régina.Modèle français.—Distinction: Dostaler, M.-Emma; Méthot, M.-Sophie-Bernardine ; Bibeau, M.-Blanche-Fortunate ; Gagnon, M.-Odéline ; Voisard, M.-Elzire-Corona ; Perreault, M.-Arline ; Resage, M.-Blanche-Raura ; Pichette, M.-Anne-Smé-ralda ; Melançon, M.-Clara-Flora ; Marchand, M.-Jeanne-Béatrice ; Charest, M.-Mé-lanie-Colombe ; Trudel, M.-Eugénie-Ernestine.Modèle français et anglais.— Distinction : Soucy, M.-Clara; McNally, M.-Dora-May. 122 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ST-HYACINTHE Modèle français.—Distinction : Cournoyer, Clarisse-Anne ; Lahaise, M.-Lia-Rébecca ; Gironard, M.-Emélie-Anna ; Daigde, M.-Rose-Alexina ; Melançon, M.-Lse-Albertine ; Guy, M.-Régina ; Blanchard, M.-Albina-Elëonie ; Lagarde, M.-Anna-Flo-rinda ; Martin, M.-Alberta ; Plante, M.-Arzéline-Evélina ; Vanasse, M.-Angélina ; Morin, Rose-Anna ; Eincourt, M.-Rose-Anna.Modèle français et anglais.—Distinction : Fiset, M.-Clara-Araala ; Delabarre, M.-Anna-Amanda ; EeBrun, M.-Edouardina ; Charbonneau, M.-Anne-Eulalie ; Dufresne, M.-Bernadette-Andrina ; Gemme, Angélina ; Milette, M.-Ernestine-Eugénie ; Rousseau, M.-Anne-Berthe ; Dupont, M.-Lse-Berthe ; D’Espérance, M.-Louise.NICOLET Modèle français—Satisfaisant : Baril, M.Eva ; Duval, M.-Lucie-Oétavie ; Fré-'chette, M.-Alphonsine.Modèle français—Distinction: Gaudet, M.-Corinne ; Bernier, Sara-Anne ; De-noncourt, M.-Hélène-Mathilde ; Hébert, M.-Anne-Florida-Aurore ; Détendre, M.-Jeannette ; Poliquin, M.-Alice ; Daramée, M.-Alberta ; Béliveau, M.-Cora-Eglantine ; Demire, M.-Almézine-Juliana.Modèle français ET ANGLAIS—Distinction : Nadeau, M.- Ange-Alph.-Yvonne ; Laroche, M.-Amarinne-Philippine.RIMOUSKI Modèle français—Distinction: Aubert, M.-Georgiana-Eva ; Langlois, M.-Mag.-Agnès ; Lavoie, M.-Odile ; Morin, M.-Joseph.-Caro.-Alvina ; Desrosiers, M.-Anne ; Parent, M.-Emélie-Albertine ; Bérubé, M.-Anne-Hélène ; Côté, M.-Philomène ; Côté, M.-Ursule.Modèle anglais—Satisfaisant : Parent, M.-Louise ; Bélanger, Anne-Marie ; Mercier, M.-Anne-Léda.Modèle français—Distinction : Martin, Marie-Cath.-Léa.FRASERVILLE FARNHAM (an.Modèle français—Distinction : Ennis, M.-Claire ; Dubé, M.-Joséphine ; Thé- riault, M.-Sophie-Albésine ; Deschênes, M.-Philo.-Corinne ; Lavoie, M.-Eliane; Mercier, M.-Elise; Lévesque, M.-Henriette ; Lauzier, Clémentine-M.-Louise ; Rouleau, M.-Joséphine ; Francœur, M.-Alice-Cécile ; Paradis, M.-Berthe-Eugénie.Modèle français ET anglais.—Distinction : Pratte, M.-Emma.Modèle français.— Distinction : Bélisle, M.-Lse-Alb.-Mathilda ; Molleur, M.-Aldina ; Landry, M.-Albina ; Rainville, M.-Rose-Olivine.Modèle anglais.—Distinction : McCarthy, M.-Laure-Ursule ; Choquette, M.-Lse-Maud.¦Modèle français et anglais.—Satisfaisant : Larose, Anna-Louise.Modèle français et anglais.—Distinction : Mercure, M.-Eliza-Victorine ; Mercure, Evélina-Laure ; L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 123 SHERBROOKE Lia- I Modèle français.—Distinction : Boulay, M.-Anne-Orphise.Modèle anglais.—Distinction : Barry, Anna-Maud-Mary ; Paquet, Virginie-Sé-Flo- raphine ; Broderick, M.-Catherine.Modèle français et anglais.—Distinction : Patenaude, M.-Alphonsine ; Simo-neau, M.-Virginie-Anna ; Audet, Marthe-Louise.ne;.HULL Modèle anglais.—Satisfaisant : Gorman, M.-Ellen.Modèle anglais.—Distinction : Palmer, Louisa-Alphonsine ; Lyons, Mary-Eliza-beth ; Baker, M.-Ellen ; Burke, M.-Evangeline.ST-FERDINAND Modèle français.—Distinction : Goëtz, M.-Augusta-Eva ; Turgeon, M.-Philo-mène-Alph.; Lord, M.-Elisabeth-Fébronie.VAELEYFIEED Modèle français.—Distinction : Leduc, M.-Eulalie-Valérie ; Sauvé, M.-Euphro" sine-Ant.; Pilon, M.-Alexina-Armélise.Modèle anglais.—Distinction : Cunningham, Agnès-Veronica.CAREETON Modèle anglais.—Satisfaisant: Berthelot, M.-Hélène., Modèle anglais.—Distinction : Flynn, M.-Elisa-Aglaé.Modèle français et anglais.—Distinction : Fugère, M.-Rosalie-Ida.STE-MARIE Modèle français.—Distinction : Jacques, M.-Elmina-Zélire.Modèle français et anglais.— Satisfaisant : Bisson, Catherine-Zévérine.CHICOUTIMI Modèle français.—Distinction : Tessier, M.-Régina-Bertha.STE-ANNE-DES-MONTS Modèle français.—Distinction : Bouchard, M.-Anne-Scholastique. 124 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE DANVILLE Modèle français et anglais.—Distinction : Desroch.es, Céline-Justina.MONTRÉAL Académique français.—Distinction'.Léger, M.-Andréa-Alma ; G03er, M.-Fe bronie-Anne ; Lanctôt, Marthe-Laure-Albertine ; Prévost, M.-Robertine-Alice.Académique français et anglais.— Distinction'.Désanlniers, Jos.-I hilippe-Victorien.Je crois devoir vous dire, en terminant, que le Bureau demande au comité catno-lique d’amender le programme de l’examen de manière à exiger des futurs instituteurs et institutrices, non seulement la connaissance d’une partie de la loi scolaiie, mais aussi et spécialement celle des règlements du Comité catholique.Espérant que ce rapport vous donnera les renseignements que vous désirez obtenir au sujet du premier examen que le bureau central a fait subir, J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Surintendant, Votre très humble serviteur, J.-N.MILLER, Secrétaire.Nous, soussignés, certifions que le Bureau central des examinateurs catholiques s’est conformé fidèlement aux règlements prescrits pour ce bureau en faisant subir l’examen du mois de juillet dernier.J.-C.K.-LAFLAMME, J.-N.MILLER, President.Secrétaire.Québec, 13 sept.1898.LES FETES DU MONUMENT CHAMPLAIN Le 21 septembre 1898 restera une date inoubliable clans les annales de la nationalité canadienne-française.Les fêtes d’inauguration du monument Champlain ont été grandioses, dignes de Québec et du Canada-français tout entier.Elles ont été en quelque sorte comme la confirmation solennelle de de notre existence comme peuple distinél sur les bords du St-Laurent.Dès le matin du 21, des milliers de drapeaux flottaient fièrement sur tous les points de la bonne vieille cité de Champlain ; un joyeux soleil de septembre jetait la gaité dans les âmes ; les fanfares lançaient dans l’air les joyeux refrains nationaux.Et lorsque le drapeau de Carillon, porté par les vaillants zouaves de Pie IX, passa au milieu de l’immense foule qui se pressait le long des rues» l’émotion gagna tous les cœurs. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 125 La messe, à l’église St-Jean-Baptiste, a ravi d’admiration les nombreux personnages qui avaient pris place au chœur.Le sermon, prononcé par M.l’abbé Corbeil, a été digne de l’Eglise et du clergé canadien-français, que M.le curé de Sainte-Thérèse représentait en cette occasion mémorable.Que dire de la cérémonie du dévoilement de la statue de Champlain ! Une seule expression rendra toute notre pensée : cette expression, c’est le mot sublime.L’objet de cette cérémonie, les personnages officiels, les marins, les soldats et les milliers de patriotes qui s’étaient donnés rendez-vous aux pieds du fondateur de Québec, le site incomparable de la Terrasse Dufferin, tout contribuait à donner à la fête des proportions dignes des temps antiques.Et les orateurs ! Un gouverneur anglais proclamant en bon français la grandeur de nos origines et la vitalité de notre race ; le président du comité du monument, l’âme de la fête, le patriote qui, grâce à son dévouement et à son zèle, a doté notre pays d’une œuvre superbe, l’honorable juge A.Chauveau, rendant compte des travaux du comité du monument en un langage tout vibrant de sentiments généreux ; le premier ministre du Canada, le lieutenant-gouverneur et le premier ministre de la province de Québec, trois fils illustres dont cette même province s’honore à juste titre, un magistrat éminent, l’honorable juge Routhier, un ministre de notre gouvernement provincial, un protestant, l’honorable M.Duffy, proclamant avec force et éloquence la gloire de Champlain, le père de la Nouvelle-France, de cette Nouvelle-France qui ne mourra jamais ! Et, enfin, le représentant du Président de la République française, M.le consul Kleckowski, qui, en un langage suave, a su émouvoir profondément ses auditeurs en parlant de la France avec des accents dignes d’un Albert de Mun.Le discours de M.Kleckowski est un chef-d’œuvre du genre, nous le reproduirons en entier dans L ''Enseignement Primaire.BIBLIOGRAPHIE Nous accusons réception d’un ouvrage intitulé : “ Le Scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel ”,— Suivi de quelqiies considérations sur la communion des saints et sur la dîme.— Par J.-T.Savaria, chanoine honoraire de la cathédrale de Montréal.— Volume in 8° de 360 pages.C’est un bien bel et bien bon ouvrage de piété et de propagande catholique.Merci de l’envoi gracieux d’un exemplaire.— Lus chants sacrés.Recueil de cantiques.(Paroles et Musique).Au bureau du Messager du Sacré-Cœur, au Gésu, Montréal.Délicieuses publications qui devraient se trouver dans toutes les familles.Manuel de prières et de cantiques.—A l’usage de la jeunesse.Par un prêtre de la Congrégation des Frères de S.Vincent de Paul.Offrir à la jeunesse un manuel pouvant remplacer avec avantage les livres de prières, de lectures pieuses, de cantiques et même les paroissiens nécessaires pour les offices, tel 126 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE est le but poursuivi par l’auteur.Le Manuel se divise en trois parties : La première partie comprend les prières les mieux appropriées à l’enfance avec un exposé assez court de la religion chrétienne ainsi qu’une lecture pieilse pour chaque jour du mois.Dans la seconde partie se trouvent les offices liturgiques.La troisième partie forme un recueil complet de cantiques.Prix du manuel relié 25 cts.En vente au Patronage.— A PROPOS DE la guerre hispano-américaine ”, par M.W.Chapman, jolie brochure imprimée par M.Léger Brousseau, Québec.— 11 Les catacombes de ROME ”, par Mgr.Bruchési ; “ Annibal par M.Napoléon Legendre.Les deux abbés de Fénelon.Ces trois brochures font suite à une série d’opuscules publiée à Lévis par M.P.-G.Roy, éditeur, sous le titre de Bibliothèque Canadienne.Lecture à haute voix.—Etude théorique et pratique de la prononciation française d’après la méthode M.-V.Delahaye, par les Sœurs de la Congrégation Notre-Dame, Montréal.Cet ouvrage est préparé pour le cours élémentaire et "le cours supérieur.Abondamment illustré, et compilé avec ordre et méthode, ce travail est tout à fait recommandable par le choix judicieux et de bon goût des leétures et récréations qui s’y trouvent en abondance.N.-O.Beauchemin & fils, Imprimeurs, Montréal.Cours élémentaire et moyen : 30 cts.Cours supérieur-.50 cts.Recueil de leçons de choses.—Par M.J.-B.Cloutier, ancien professeur à l'Ecole Normale Laval.Nouvelle édition.C.Darveau, imprimeur, Québec.“ A school history of canada ”.—Traduction en anglais de l’Histoire du Canada de M.F.-X.Toussaint.C.Darveau, imprimeur, Québec._ — La revue canadienne.— Livraison des mois d’août et de septembre.— Comme toujours, cette revue est très intéressante et bien imprimée sur beau papier.— Les gravures sont bien faites.Nous recommandons cette belle publication aux familles.* — Nous accusons réception des annuaires pour l’année 1S97-98 des Collèges dont les noms suivent : Le Séminaire de Chicoutimi, P.Q., le Collège St-Joseph, N.-B., le Collège de Lévis.— Merci pour l'envoi de ces intéressantes brochures.Les Fleurs de la charité, Ancienne Bibliothèque canadienne-française, viennent de terminer leur deuxieme annee d existence.IC Enseignement Primaire offre ses félicitations les plus sincères à sa petite sœur.Revue ecclésiastique.Valleyfield.Publication dirigée avec une science dffine des revues européennes.L’art de dire.— Traité de lecture et de récitation par Adjutor Rivard, A B LI B avocat, professeur agrégé d'élocution à la Faculté des Arts de l'Université Laval.Notre ami, M.Adjutor Rivard, 1 aimable diseur que tout Québec a tant de fois acclamé à 1 Université, à l’Académie de Musique, au Patronage et à la Salle Jacques-Cartier, vient de réunir sous le titre qui précède, en un joli volume de 300 pages, des principes très simples, très clairs et très sûrs sur l’art de bien dire.La première partie de l’ouvrage est consacrée à la Diction, la deuxième à la Mimique et la troisième contient plusieurs Morceaux choisis pour servir d’exercices de lecture et de récitation.Dans les Notions préliminaires qui précèdent sa méthode de déclamation, ILvaiA parle, en homme qui s’y entend, De la déclamation au point de vue esthétique, De l utilité des etudes de la déclamation, Des lois de la déclamation.M.Rivard mérite les félicitations de tous les amis de l’art de bien dire.Nous-recommandons son beau travail L'Art de bien dire, à tous les membres du corps enseignant.Prix : 1 exemplaire broché : 50 cts ; l’exemplaire relié : 75 cts Port en sus - 4 cts.On peut se procurer cet ouvrage en s’adressant à l’auteur, 7, rue Hamel à Quebec.’ — La FAMILLE CHRETIENNE, Masson, Co.Labelle, P.Q.Cette très intéressante re\ ue \ îent de commencer son second volume.Succès à notre excellent confrère. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 127 — LES Ribaud.— Une idylle de jy.Par le Dr.Choquette.Montréal, Eus.Sénécal & Cie, imprimeurs-éditeurs.Voilà un nouveau roman canadien qui a fort bonne mine.Il nous paraît très bien écrit.Nos félicitations à l’auteur, M.le Dr.Choquette.— Palmarès de l’académie commerciale catholique de Montréal.Merci pour cet envoi.CHRONIQUE DU MOIS Au bas de la gravure représentant le monument de Champlain, publiée dans la livraison de septembre de L'Enseignement Primaire, le nom du sculpteur, M.Chevré, a été bien involontairement omis.M.Chevré a droit à la reconnaissance de tout le pays pour l’avoir doté d’une œuvre réellement artistique.Aux dernières élections des officiers généraux de la communauté des Sœurs de la Providence de-Montréal, la révérende Mère Marie Antoinette a été élue supérieure générale en remplacement de Mère Marie Godefroy, qui a occupé ce poste important pendant 12 ans.Les 21 et 22 juillet dernier, les instituteurs acadiens se sont réunis en convention générale, à Mis-couche.Le programme de cette réunion comprenait plusieurs articles concernant /’enseignement du français.Un récent ouvrage publié en France : Les religieuses enseignantes et les nécessités de Vapostolat,.*par une religieuse qui signe Mme Marie du Sacré-Cœur, donne lieu depuis quelques semaines à une intéressante controverse entre plusieurs catholiques en vue de notre ancienne mère-patrie.Mgr l’évêque de Nancy s’oppose fortement au projet de Mme du Sacré-Cœur—projet de fondation d’une école normale destinée à la meilleure formation des religieuses enseignantes.D’autres favorisent l’idée de la novatrice.L’évêque de Meaux se préoccupe d’élever un monument à Bossuet, son illustre prédécesseur.Un comité s’est formé à ce sujet, la présidence est donnée à Son Km.le cardinal Perraud, évêquee-d’Autun et membre de l’Académie française, dans le but d’élever une statue à celui “ dont la gloire, comme dit Sainte-Beuve après Joseph de Maistre, est devenue une des religions de la France.” Invités à faire partie de ce comité, NN.SS.les archevêques de Québec et de Montréal ont répondu par une lettre d’adhésion très éloquente.Le monument de Bossuet sera inauguré en 1904, à l’occasion du deuxième centenaire de la mort de l’illustre pontife qui a porté si haut l’éloquence de la chaire, la magnificence de l’expression, la noblesse de la pensée et l’essor que l’inspiration religieuse seule peut faire prendre au génie humain.D’après un rapport de M.l’abbé A.A.Cherrier, ptre, surintendant des écoles catholiques du Manitoba, la somme de $9,866.37 a été distribuée, du 1er janvier au 31 décembre 1897, aux écoles paroissiales des localités françaises de cette province.M.l’abbé Cherrier termine son rapport en disant : “ Ces chiffres sont une éloquente démonstration de l’étendue du bien qu’il a été possible de faire au milieu de nous par le moyen des aumônes de nos co-religionnaires des provinces de l’Fst.Ils prouvent aussi la gravité des torts commis à notre égard par les lois de 1890 et de 1894.” Le 2 août 1898 restera un beau jour dans les annales du Lac St-Jean.Une jolie démonstration dont l’idée revient à M.Jos.Girard, député du Lac St-Jean, a eu lieu ce soir-là, à l’embouchure de la rivière Metabetchouan.On y a planté une grande croix pour commémorer l’éreélion, il y a deux cents ans, c’est-à-dire en 1676, de la première chapelle des Jésuites, L’Exposition provinciale qui vient de se terminer à Québec a eu un succès complet.L’honorable sénateur Landry, président de la compagnie de l’Exposition, mérite les félicitations de tous. 128 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE De successeur de feu Mgr Cleary, archevêque de Kingston, est Mgr Gauthier, né à Alexandria en 1845, de parents français et écossais.De 22 du mois dernier, Sa Grandeur Mgr lorrain a été installé dans sa cathédrale de Pembroke en qualité de premier évêque de Pontiac.Nous déposons aux pieds de Sa Grandeur les hommage de IJ Enseignement Primaire.A l'occasion de l’inauguration de la statue de Champlain, le président de la République français a conféré des distinctions honorifiques à M.Jetté, lieutenant-gouverneur de la province, à M.Mar chand, premier ministre, à M.le juge A.Chauveau, à Mgr I.aflamme, recteur de l’Université Pavai, à M.le juge Pagnuelo et à M.le docteur P.Lachapelle.M.Pacifique Nantel, inspecteur d’écoles, résidant à St-Jérôme, est mort le 27 septembre dernier, d’une fièvre typhoïde contractée en soignant son neveu, M.Gaston Beaulieu, mort dernièrement.Le défunt laisse une épouse et six enfants, ces derniers encore en bas âge.Il était le frère de M.G.A.Nantel.ancien ministre provincial, de M.le chanoine Nantel, du séminaire de Ste-Thérèse, de M.Bruno Nantel, avocat, et beau-frère de M.Th.Maréchal, avocat.M.l’inspecteur Nantel était profondément estimé de tous ceux qui avaient l’avantage de le connaître.Doué d’un jugement droit, d’un excellent naturel et d’un grand cœur, il était universellement respecté comme l’est toujours un homme de bien.Son zèle éclairé et judicieux a fait faire de grands progrès à la cause de l’enseignement primaire dans son district.Peu M.Nantel possédait à un haut degré toutes les qualités d’un bon éducateur.AVIS IMPORTANTS Prière d’avertir l’administration de la revue des irrégularités dans l’envoi de L'Enseignement Primaire, du 8 au 15 de chaque mois.Nous invitons nos lecteurs à répandre L'Enseignement Primaire dans leur localité.A tous ceux qui nous enverront cinq piastres nous ferons parvenir six abonnements aux adresses indiquées : soit $1.00 de prime par six abonnements recueillis.L'abonnement de plusieurs de nos souscripteurs prendra fin avec la livraison de novembre prochain, d’autres avec la livraison de mars 1899, etc.Prière de nous faire parvenir la balance de 1 abonnement, soit 70 cts, dans le premier cas, et 40 cts dans le second.Ces personnes recevront ainsi notre publication jusqu’aux vacances de 1899.Les abonnements commencent avec la livraison du mois de septembre et finissent avec celle du mois de juin.Pin vente: quelques séries d & IP Enseignement Primaire, années 1895-96, 1896-97, 1097-98 (rares) .ÿ>2.oo par sérié d une annee, $5*00 pour la collection complète.Réponses aux Questions Lts Réponses aux Questions posées par le Bureau Central à sa dernière session seront imprimées d ici au 8 du courant.Elles seront mises en vente à raison de 25 cts la copie ou 5 pour $1.00.A l’avenir, s’adresser à M.W.Bussières, Ecole normale Laval, Québec, qui est chargé de distribuer cet ouvrage.
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