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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1898-11, Collections de BAnQ.

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20e Année Novembre 1898 N' Revue illustrée de l’école et de la Famille L’Enseignement Primaire C.- J.MAGNAN - - - - Propriétaire et rédacteur-en-chef COMITE CATHOLIQUE DU CONSEIL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE SESSION T'AUTOMNE 1898, Présents : Séance dit 14 septembre r8ç8.(Avant-midi).M.le Surintendant, président ; Mgr l’archevêque d’Ottawa, “ “ de Montréal, “ l’évêque de Pembroke, “ “ de Rimouski, “ “ de Valleyfield, “ “ de Chicoutimi, “ C.-A.Marois, vicaire-général, représentant Mgr l’archevêque de Québec, M.le chanoine H.Baril, représentant M.l’administrateur du diocèse de Trois-Rivières, “ le chanoine Antoine O’Donnell, représentant Mgr l’évêque de St-Hyacinthe, Rév.M.J.-H.Roy, représentant Mgr l’évêque de Sherbrooke, L’honorable L.-F.-R.Masson, “ juge F.Langelier, “ Gédéon Ouimet, M.P.-vS.Murphy, “ Eugène Crépeau, “ PI.-R.Gray, “ le Dr Leprohon, “ M.-T.Stenson, “ Lomer Gouin.L’honorable M Langelier propose, secondé par Mgr l’évêque de Pembroke, que, vu l’absence de M.de Gazes, M.J.-N.Miller remplisse les fonctions de secrétaire pendant cette réunion du comité.Adopté.Lecture des lettres de Mgr l’archevêque de Québec, de NN.SS.les évêques de Sherbrooke et de St-Hyacinthe, et du révérend L.-Sév.Rheault, vicaire-général et administrateur du diocèse de Trois-Rivières, déléguant, pour assister à cette session du comité catholique : Sa Grandeur Mgr l’archevêque de Québec, Mgr C.-A.Marois ; Sa Grandeur Mgr l’évêque de Sherbrooke, le révérend M.J.-PI.Roy, supérieur du séminaire de Sherbrooke ; I3° L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Sa Grandeur Mgr l’évêque de St-Hyacinthe, M.le chanoine Antoine O’Donnell ; M.l’administrateur du diocèse de Trois-Rivières, M.le chanoine M.Baril.Le procès-verbal de la dernière session est lu et adopte, Sur proposition de M.Eug.Crépean, secondé par M.le docteur J.-L.Leprohon, il est résolu : -\n /-.J ITIdlS SGXIt 0u^^^ d ».— — .r ; au brevet de approuvé par tion publique.* * La compétence du candidat en instruction religieuse est attestée par un tificat du curé ou desservant de la paroisse. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 143 PROJET de PROGRAMME D’EXAMEN POUR LES CANDIDATS CATHOLIQUES A L’ENSEIGNEMENT.I.—BREVET D’ÉCOLE ÉLÉMENTAIRE.1.Instruction religieuse.La compétence du candidat est attestée par un certificat du curé ou du desservant de la paroisse.2.Lecture française ou anglaise.Une page choisie dans l’un des livres de lecture autorisés ; faire attention aux sons, à l’articulation, à l’intonation et à la ponctuation.Compte-rendu du passage lu ; interrogation sur le sens des mots.3.Grammaire française ou anglaise.Eléments de grammaire et éléments de syntaxe, analyse grammaticale et notions de la proposition.4.Dictée française ou anglaise.Dictée élémentaire.5.Écriture.La note d’écriture est donnée sur l’ensemble des épreuves écrites, et plus particulièrement sur la dictée.6.Littérature française ou anglaise.Genre ou style épistolaire ; qualités générales de ce style ; différents genres de lettres ; convenances épistolaires.7.Composition française ou anglaise.Composition d’une lettre .sur un sujet donné.8.Histoire Sainte.L’Écriture Sainte ou la Bible ; création du monde ; les premiers patriarches ; le déluge ; les seconds patriarches, de Noé à Abraham ; Jacob et ses fils ; Moïse et Josué ; les Juges et les Rois ; la captivité et le retour ; les Macchabées ; les grands et les petits prophètes.Vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ : incarnation, naissance, enfance, baptême ; vie publique, prédications et miracles ; passion, mort, résurrection et ascension.La Pentecôte, Église chrétienne ; noms des Apôtres ; saint Etienne, saint Paul, les quatre Evangélistes.9.Histoire du Canada.Régime français.—Étendue du Canada ; découvertes successives ; les Indiens ; Compagnie des Cent-Associés ; gouvernement royal, les gouverneurs ; les missionnaires ; faits militaires par suite des conflits entre la France et l’Angleterre ; traités d’Utrecht et d’Aix-la-Chapelle ; Guerre de Sept-Ans ; détails sur la cession du Canada à l’Angleterre, traité de Paris.0 Régime anglais, en quatre périodes.—1° De 1763 à 1791 : état du pays ; Acte de Québec, Acte constitutionnel ; les Loyalistes.—20 De 1791 à 1841 : gouvernement, guerre de 1812 ; événements militaires de 1837.— 30 De 1841 à 1867 : Acte d’Union, siège du gouvernement ; succession des gouverneurs généraux.—40 Depuis 1867 : 144 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Constitution du “ Dominion ” du Canada ; les provinces à l’origine, additions subsé queutes ; succession des gouverneurs-généraux.—La province de Québec depuis 1 Confédération ; succession des lieutenants-gouverneurs ; population.io Géographie;.Généralités ; les trois continents ; les cinq parties du monde, leurs divisions, le principaux états et leurs capitales ; les cinq océans, mers, golfes, détroits ; grand cours d’eaux ; principales chaînes de montagnes ; principaux pays, grandes villes.Amérique du Nord ; Canada et Etats-Unis ; lacs et cours d’eau ; climat, sol et principales productions ; principaux canaux et principaux chemins de fer; navigation ; population et commerce.—Tracé des cartes dans leurs lignes générales.ii.Arithmétique;.Numération, chiffres arabes et chiffres romains.Calcul : opérations ordinaires sur des nombres simples ; monnaies usuelles, poids et mesures ; règles composées ; fractions ordinaires et décimales.Méthode de l’unité ; percentage, non compris l’intérêt composé ; problèmes d’application.i2.Calcul mental.Problèmes simples et usuels résolus par calcul mental.13.Comptabilité.Comptabilité en partie simple ; livres qu’elle comporte, rapports entre les divers, livres.Solde d’un compte.Inventaire.Billets.Factures.14.PÉDAGOGIE.Qualités que doit avoir l’instituteur ; différence entre l'instruction et l’éducation ; discipline ; relations avec les élèves, avec leurs parents, avec les autorités civiles ou religieuses.Méthodes et modes d’enseignement ; classement des élèves ; méthodes, spéciales à suivre dans l’enseignement des diverses branches du programme des écoles, élémentaires.Ce que comporte le programme du comité catholique du Conseil de l’Instruction publique pour les écoles élémentaires.15.Lois et règlements scolaires.Département de l’Instruction publique, personnel et attributions.Conseil de l’Ins-tiuction publique, ses comités ; inspecteurs et visiteurs d’écoles ; bureau d’examinateurs pour les candidats ou aspirants à l’enseignement.Municipalités et arrondissements scolaires.Ecoles dissidentes.Commissaires et syndics d’écoles ; secrétaires-trésorieis.Taxe scolaiie, rétribution mensuelle.Fonds de pensions.—Règlements du comité catholique.16.Dessin.lracé élémentaire à main levée ; représentation, au simple trait, d’objets usuels.17.Agriculture.Les espèces de terre, cultures qui leur conviennent.Amélioration du sol, amendements, drainage; fumiers, plâtre, engrais chimiques.Assolement, exemple d’un plan d assolement.Grains de semence, nettoyage; mauvaises herbes; foins; culture des légumes, arbres fruitiers.Travaux agricoles, instruments aratoires, époque des travaux ; fumure, labour; semailles, récolte, battage.—Animaux domestiques.—Lait beurre, fromage ; œufs, légumes, fruits.18.Hygiène.Importance de l'hygiène.Propreté, alimentation et habitation. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 145 sur CIS 19.Bienséances.Propreté du corps, des habits et des objets dont on fait usage.Maintien et bonne tenue, à la maison et au dehors.II.—BREVET D’ÉCOLE MODÈLE.Toutes les matières exigées pour le brevet d’école élémentaire sont obligatoires pour le brevet d’école modèle.1.Instruction religieuse.Même note que pour le programme du brevet d’école élémentaire.2.Lecture française ou anglaise.Lecture expressive d’une page choisie d’un morceau, en prose ou en vers, dans l’un des livres de lecture autorisés, et d’une fable de La Fontaine ; compte-rendu de la lecture.Observation des règles de la prononciation et de la ponctuation.3.Grammaire française ou anglaise.Grammaire, syntaxe.Analyse grammaticale et analyse logique.4.Dictée françaice ou anglaise.—-Ecriture.Dictée.5.Littérature française ou anglaise.Qualités générales du style ; divers genres de styles, leurs qualités particulières ; figures de mots, figures de pensées.Genres de composition en prose et en vers.6.Composition française ou anglaise.Composition littéraire sur un sujet donné.7.Histoire de France.La Gaule primitive ; domination romaine ; les Francs ; Clovis, Charlemagne.Les Capétiens, régime féodal ; les Croisades ; saint Louis, Jeanne d’Arc, Henri IV, Louis XIII, Louis XIV et son siècle.Révolution française.Premier empire.Restauration.Monarchie de juillet.Seconde république.Deuxième empire.Troisième république.8.Histoire d’Angleterre.Les Iles Britanniques, temps primitifs ; domination romaine ; saint Augustin ; les Anglo-Saxons et l’Heptarchie ; Invasion danoise ; dynastie saxonne, Alfred le Grand ; Canut 1er et les autres princes danois ; Edouard le Confesseur.Guillaume le Conquérant et les autres rois normands ; dynasties des Plantagenets ; saint Thomas de Cantorbé-ry ; Guerre dite de Cent-Ans avec la France ; Henrj^ VIII et les autres Tudors ; la Réforme.Charles 1er et les autres Stuarts ; Révolution de 1688 ; dynastie de Hanovre ; Colonies anglaises ; Etats-Unis d’Amérique ; Empire indien ; Canada; Australie.Mouvement d’Oxford.9.Géographie.Comme au programme pour le brevet d’école élémentaire, avec notions spéciales sur la géographie des diverses parties du monde et de leurs principaux états.—Tracé an I (ici, I des cartes.10.Arithmétique.Comme au programme pour le brevet d’école élémentaire, et, en plus : Puissances et racines ; intérêts composés.Toisé des surfaces. ., 146 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ii.Calcul mental.Comme au programme pour le brevet d’école élémentaire.12.Comptabilité.Comme au programme pour le brevet d’école élémentaire, et, en plus : Comptabili té en partie double ; bilan, traites, chèques, billets.13.PÉDAGOGIE.Comme au programme pour le brevet d’école élémentaire, et, en plus : Conditions que doivent présenter les maisons d’école, devoir de l’instituteur en rapport avec l’hygiène scolaire, matériel et mobilier d’enseignement, ce que comporte le programme du comité catholique pour les écoles élémentaires et modèles.14.Lois et règlements scolaires.Comme au programme pour le brevet d’école élémentaire et, en plus : Evaluation des propriétés imposables ; fonds des écoles.15.Dessin.Comme au programme pour le brevet d’école élémentaire et, en plus : Croquis perspectif, à vue, d’un solide ou d’un objet usuel (au trait).—Notions sur les couleurs complémentaires, sur les tonalités et sur les nuances.16.Agriculture.Comme au programme pour le brevet d’école élémentaire.17.Hygiène.Importance de l’hygiène.Notions et préceptes relatifs à l’air qu’on respire, à l’eau et aux boissons, aux aliments et aux médicaments, à la propreté du corps et de l’habitation, aux vêtements et au logement, à la température, au travail et aux exercices corpoiels, au repos et au sommeil, aux maladies et aux épidémies, à la culture intellectuelle et morale.18.Bienséances.Comme au programme pour le brevet d’école élémentaire et, en plus : Règles et usages^ de la civilité et de l’étiquette, dans les repas, les visites, les promenades ; conduite à tenir dans les cérémonies religieuses.III.—BREVET D’ACADÉMIE.Les connaissances exigées pour les brevets d’école élémentaire et d’école modèle sont obligatoires pour le brevet d’académie.1.Instruction religieuse.Même note que pour les programmes des brevets d’école élémentaire et d’école modèle.2.Lecture française ou anglaise.Comme au programme pour le brevet d’école modèle.3.Grammaire française et anglaise.Toute la grammaire.Analyse grammaticale et analyse logique.4- Dictée française ou anglaise.—Ecriture.Dictée sur les difficultés de la langue. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 5.Littérature française ou anglaise.Comme au programme pour le brevet d’école modèle, et, en plus : Analyse littéraire et notions d’histoire de la littérature.6.Composition française ou anglaise.Composition littéraire sur un sujet donné.7.Langue latine.Enseignement facultatif.—Lecture et traduction d’un passage donné : interrogations sur ce passage pris connue texte.8.Histoire ancienne et histoire romaine.Grèce : Mythologie ; quelques-unes des divinités de premier ordre.Les trois expéditions nationales des Grecs.—Licurgue, Solon, Guerres médiques.— Miltiade, Aristide, Thémistocle, Léonidas (sans entrer dans les détails et sans attacher d’importance aux personnages secondaires).Périclès, guerres du Péloponèse.Alexandre et ses conquêtes.Rome : Fondation de Rome.Les rois (simple résumé.)—La république,—Les consuls—Les Décemvirs.Petit résumé des guerres puniques.Cicéron, César, L’Empire.—Les noms des principaux empereurs romains ; quelques événements de leurs règnes.Constantin donne la paix à l’Eglise.—-Division de l’empire romain, l’empire d’Occident tombe en 476.Chute de l’empire d’Orient en 1453.9.Histoire de l’Eglise.La Pentecôte—Les Gentils appelés à l’Evangile—Vocation de saint Paul—Les persécutions générales—Constantin ou la paix de l’Eglise—Tertullien—Origène—Saint Justin—Les principales hérésies des cinq premiers siècles—Conciles généraux qui les ont condamnées—Les Pères de l’Eglise—Vie monastique—Saint Antoine, en Orient— Saint Benoît, en Occident—-Conversion des peuples barbares—Schisme grec :Photius— Querelle des investitures—Les croisades : principaux faits et personnages.Résultats_- Les hérésies albigeoises: saint Dominique—Grand schisme d’Occident—La réforme ; Luther, Calvin, Henri VIII—-Le Concile de Trente—Guerres de religion—Saint Ignace de Loyola—L’Eglise en Amérique—Premiers missionnaires—Premier évêque—Saint Vincent de Paul—Le jansénisme—Constitution civile du clergé—Concordat de Pie VII et de Napoléon—Grégoire XVI—Pie IX—Proclamation des dogmes de l’Immaculée-Conception et de l’infaillibité du pape—Concile du Vatican—Invasion des Etats Pontificaux—Léon XIII.10.Histoire des Etats-Unis.Premières colonies anglaises ; impôt du timbre; guerre de l’Indépendance (177s-1783) ; appui de la France et de l’Espagne ; capitulation de Yorktown (1781) ; paix de Paris (1783).—Les treize Etats unis ; Washington ; constitution de 1787, en vigueur le 4 mars 1789.Etablissement du diocèse de Baltimore et progrès du catholicisme.Acquisitions sur la France, l’Espagne, le Mexique et la Russie.—Les Etats-Unis pendant le blocus continental de Napoléon 1er ; guerre de 1812 à 1815.—Doctrine Monroe (1823).Guerre de la Sécession (1861-1865).ii.Géographie.Comme au programme pour le brevet d’école modèle.12.Cosmographie.Sphère céleste, ses pôles, méridiens.Mouvement apparent des étoiles ; constellations ; nébuleuses ; voie lactée.Distance du soleil à la terre ; ses dimensions ; son 148 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE mouvement journalier apparent.Forme et dimensions de la terre ; ses pôles, méridiens, équateur et parallèles.Latitude et longitude d’un lieu.Rotation de la terre ; mouvement annuel autour du soleil ; écliptique; position de l’axe; équinoxes et solstices.— Année civile et astronomique.—Calendrier.Distance de la lune à la terre ; son mouvement autour de la terre ; ses phases.— Eclipses de soleil et de lune.—Les marées.—Caractères distinctifs des planètes parmi les.étoiles.—Les huit planètes principales.Lois de Kléper et de Newton.—Les comètes.13.Arithmétique.Complète, théorique et pratique.14.Aegèbre.Préliminaires, signes algébriques, quantités positives et négatives, termes semblables, leur réduction.Calcul algébrique, règles des signes ; exposants.Egalité, identité, équation.Résolution d’équations du premier degré à une seule inconnue.Résolution d’équations du premier degré à deux inconnues.Problèmes d’application.15.Géométrie.Définitions générales, figures ; lignes, surface, volumes ; lignes droites, brisées, courbes, angles , dioites, parallèles, peipendiculaires, obliques ; circonférence et droites qui s’y rapportent.Triangle, parallélogramme, trapèze, polygone, cercle.Construction et propriétés de ces figures.Figures semblables, lignes proportionnelles.E"\ aluation de 1 aire des figures ci-apres : carre, rectangle, parallélogramme, losange, trapeze, tiiangle, quadrilatère et poLg'one, cercle et secteur de cercle, anneau circulaire et secteur d’anneau circulaire, segment de cercle.Problèmes d’application.Les points, les droites et les plans dans 1 espace ; definition, surface et volume des principaux coips géométriques : cube, parallélipipede rectangle ou obliquangle,prisme et cylindie, pyramide, cône, troue de pyramide ou de cone à bases parallèles ; sphère secteur sphérique, onglet sphérique, segments sphériques à bases parallèles.—Formule simple et générale de Simpson pour les volumes compris entre deux bases parallèles.Problèmes d’application.16.Trigonométrie.Les six éléments d’un triangle ; objet de la trigonométrie; fonctions trigonomé-triques d un même angle ; relations fondamentales ; table des fonctions trigonométri-ques.Propriété des triangles rectangles et des autres triangles.Résolution des triangles dans les divers cas qui peuvent se présenter.Application à des exemples.17.Phieosophie.Logique.—Préliminaire : Objet et division de la philosophie.Idées, jugement ou proposition, raisonnement, syllogisme et autres formes de raisonnement (modes, figures et règles) ; sophisme et paralogisme ; méthodologie ; analyse et synthèse, induction et déduction , méthodologie appliquée à l’enseignement.Métaphysique.—Dynamilogie : Facultés de l’âme ; intellect, volonté, sensibilité (organes de la sensibilité ; les sens).Antropologie.—Union de l’âme et du corps, immatérialité et immortalité de l’âme Il 11 111 cl 111G.Ontologie.—L’être ; vérité, bonté et beauté des êtres ; substance et accidents. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 149 Théodicée.—Dieu, son existence, sa nature, ses attributs ; Dieu créateur ; sa Providence, son action sur les individus et sur les sociétés.Morale;—Fin dernière de l’homme ; nature et règle des actes humains ; droits et devoirs de l’homme ; société domestique ; société civile ; droit international.18.Physique;.Réflexion et réfraction de la lumière.—Image des miroirs, plans.—Lentilles convergentes et divergentes.—Dispersion de la lumière blanche.Aimant naturel et artificiel.—Boussole.—Electrisation par le frottement.—Pile ordinaire des télégraphes.—Bobines d’induction.—Principes des dynamos et des moteurs électriques.—Principales applications.—Télégraphe.—Téléphone.Vents.—Nuages.—Pluie et neige.—Cyclones.—Orages d’été.—Paratonnerres.N Propriétés générales des corps.—Notions générales sur la pesanteur.—Principe d’Archimède et ses principales applications.—Pression des liquides sur les vases qui les contiennent.— Atmosphère, sa composition, pression qu’elle exerce.— Baromètre.— Pompe aspirante et foulante.—-Aérostats.—-Notions sur la nature du son.—Sa réflexion, écho.Thermomètres.—Principales applications du pouvoir conducteur des corps.—Fusion et ébullition.—De quoi dépend la pression de la vapeur, applications pratiques.19.Géologie.Ecorce terrestre.—Formation et dimensions de la terre.—Répartition des continents et des mers.—Désagrégation des roches.—-Action de l’atmosphère, de la pluie et des eaux courantes.—Action des glaciers.—Formation des sédiments ; chaleur centrale ; volcans.—Tremblements de terre.—-Variation actuelle du niveau des rivages.—Changements des niveaux océaniques dans la province de Québec attestés par les dépôts superficiels.—Méthode pour déterminer l’âge des terrains.—Les fossiles.—Grandes divisions géologiques.—Age et origine des montagnes de la province de Québec.— Origine de la plaine du Saint-Laurent.20.Botanique.Caractères des plantes.—Tissus élémentaires ; parties de la plante.Racine, ses fonctions et ses usages.—Tige, ses fonctions ; structure des tiges ligneuses.Feuilles, leurs fonctions ; idée générale de la nutrition des végétaux.—Fleur, parties, fonctions.— Fruit, espèces ; graine, parties ; embryon ; dissémination des graines.—Germination, conditions nécessaires à la germination ; changements subis par la graine pendant la germination.21.Pédagogie.Comme au programme pour le brevet d’école modèle, et, en plus : Ce que comporte le programme du comité catholique pour les écoles élémentaires, modèles et académiques.22.Lois et réglements scolaires.Comme au programme pour le brevet d’école modèle, et, en plus : Actions judiciaires et amendes ; éducation supérieure, subventions, écoles normales, écoles de fabrique.Bibliothèques de paroisse.23.Dessin.Comme au programme pour le brevet d’école modèle, et, en plus : Croquis perspectif, à vue, d’un solide ou objet usuel (ombré).Mise au net, au crayon, d’après échelle, L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE *5° à l’aide de la règle, de l’équerre, du compas et du rapporteur, d’un croquis cotégéomé-tral et d’un solide géométrique.Premiers principes decomposition ornementale (disposition, répétition, alternance, symétrie, convenance, style, etc.).Notions pratiques d’harmonie des couleurs, harmonie analogique, harmonie contrastante.24.Agriculture.Comme au programme pour le brevet d’école élémentaire.25.Hygiène.Comme au programme pour le brevet d’école élémentaire.26.Bienséances.Comme au programme pour le brevet d’école modèle.L’honorable M.Ouimet, secondé par Mgr l’archevêque de Montréal, propose l’adoption de la motion suivante : “ Attendu qu’il est important d’établir une école normale de filles, à Montréal, “pour l’enseignement de la pédagogie, qu’une école normale de filles soit établie à “ Montréal, en conformité de la loi et des règlements scolaires, et mise sous la direction “ des sœurs de la Congrégation.M.L.Gouin propose en amendement : “ Qu’une école normale catholique de filles soit établie, dans la région de Montréal, en conformité de la loi et des règlements scolaires.’’ L’amendement étant mis aux voix, ont voté : Contre : — Le Surintendant, Pour : — L’hon.M.Langelier, Mgr l’archevêque d’Ottawa, M.Gouin.“ “ de Montréal, (2) “ l’évêque de Pembroke, “ “ de Nicolet, “ “ de Rimouski, “ “ de Valleyfield, “ “ de Chicoutimi, Mgr C.-A.Marois, M.le chanoine Baril, “ “ “ O’Donnell, M.l’abbé Roy, L’hon.M.Masson, “ M.Ouimet, M.Murphy, M.Crépeau, M.Gray, M.Leprohon, M.Stenson.(!9) La motion principale est adoptée sur la même division renversée.Lecture d’un rapport spécial du secrétaire du Bureau central des examinateurs catholiques sur les résultats du premier examen que le Bureau a fait subir aux aspirants aux brevets de capacité pour l’enseignement. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 151 Mgr l’évêque de Valleyfield propose, et il est résolu .“ Que 1 examen du Bureau “ central des examinateurs catholiques ait lieu à l’avenir du 20 au 30 juin de chaque “ année, la date exaéte du premier jour de l’examen devant être fixée par le Bureau “ central.” Présents : M.le Surintendant, président, Mgr l’archevêque d’Ottawa, “ “ de Montréal, “ l’évêque de Pembroke, “ de Nicolet, “ “ de Rimouski, “ “ de Valleyfield, “ “ de Chicoutimi, Mgr C.-A.Marois, M.le chanoine Baril, M.le chanoine O’Donnell, M.l’abbé Roy, L’honorable M.Masson, “ M.Ouimet, M.P.-S.Murphy, M.Eug.Crépeau, M.H.-R.Gray, M.le doéteur Leprohon, M.M.-T.Stenson, M.L.Gouin.Séance du 15 septembre 1898.(Après-midi).\ M.le Surintendant d.onne communication d’une lettre de Mgr J.-C.-K.Laflamme, par laquelle il demande au comité de garantir une indemnité annuelle de deux cents piastres à chacun des membres du Bureau central dont il est le président.Le comité n’ayant pas encore reçu le rapport des recettes et des dépenses du Bureau pour l’année courante, remet la prise en considération de cette demande à sa session du mois de mai prochain.Sur proposition de Mgr l’évêque de Valleyfield, il est résolu : “ Que le second para-““ graphe de l’article 7 des règlements concernant le Bureau central soit amendé dema-nière à se lire comme suit : “20 Un extrait baptistaire ou toute autre preuve satisfaisante constatant qu’il est “ âgé d’au moins dix-huit ans révolus, si c’est un garçon, et de seize ans, si c’est une “ fille, ou qu’il aura atteint cet âge au premier d’août qui suivra la date de l’examen.’’ Leéture d’une lettre de M.P.-M.-A.Genest au sujet delà publication de cartes géographiques de la province de Québec et du Dominion du Canada.Sur proposition de M.le docteur Leprohon, la communication de M.Genest et la carte qu’il soumet sont référées au sous-comité des livres de classe, à sa prochaine réunion.Il est résolu : ‘ ‘ Que ce comité, reconnaissant l’importance qu’il y a pour la Province de Québec de “ prendre part à l’exposition universelle de Paris, en 1900, recommande très fortement à I52 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE “ toutes les maisons d'éducation de répondre à l’appel d’y participer qui leur sera adressé “ par le Surintendant.” Il est asssi résolu, sur proposition du Surintendant : “ Que le programme d’examen pour les candidats catholiques à l’enseignement, tel “ qu’adopté à cette session, soit substitué à celui faisant partie des règlements concer-“ nant le bureau central des examinateurs catholiques, sanctionné par arrêté minis-“ tériel du 13 mai 1898.” “ Que l’article 117 des règlements de ce comité soit amendé en y ajoutant : “et un “ exemplaire de chacun des livres de classe approuvés, en usage dans la municipalité.” Le comité recommande que la somme de cent piastres qui avait été retranchée du traitement de M.l’inspecteur Thibault lui soit remise pour l’avenir, et qu’une gratification équivalente à six mois du traitement qu’il recevait soit accordée à M.Ambroise Tétreault, ex-inspecteur d’écoles.Proposé par Mgr l’évêque de Chicoutimi, secondé par M.Stenson, et résolu : “ Que ce comité recommande au gouvernement que le salaire de M.l’inspecteur “ Savard soit élevé à onze cents piastres, à raison de l’étendue de son district d’inspec-“ tion, des dépenses de voyages qu’il doit encourir et du zèle qu’il a déployé durant ses ‘ ‘ vingt-cinq années de service comme inspecteur.’ ’ Proposé par M.H.-R.Gray, secondé par M.Stenson, et résolu : “ Que le traitement annuel de M.Lippens soit augmenté de cent piastres.” Le comité recommande, de plus, sur proposition de l’honorable M.Ouimet, que le traitement de M.l’inspecteur Tanguay soit augmenté de cent piastres.Le comité prend communication d’un rapport de M.l’inspecteur Dubeau au sujet d’un concours qu’il a fait faire, cette année, par les élèves des écoles de son district d’inspection.Lecture d’une lettre par laquelle le révérend M.Quinlivan fait connaître l’établissement d’un “ High school ” pour les catholiques de Montréal.Le comité apprend avec plaisir qu’il est question de fonder, à Montréal, une école supérieure anglaise pour les catholiques, et il sera heureux de la favoriser en lui accordant l’octroi que ses ressources lui permettront, comme il le fait déjà pour les institutions dont les services sont reconnus.Le comité accorde aux maisons d’éducation suivantes l’autorisation de porter le titre d’académie : Le couvent de St-Sylvestre, comté de Lotbinière ; celui de Ste-Scholastique, comté des Deux-Montagnes ; l’école modèle des garçons de Ste-Martine, comté de Châteauguay.Le comité ne peut donner le titre d’académie à l’école modèle des garçons du village d'Upton avant d’avoir obtenu de plus amples renseignements de l’inspecteur chargé de visiter cette institution.Le comité n’ayant pas de fonds à sa disposition pour aider à la construction ou à la réparation des maisons d’écoles, ne peut prendre en considération les diverses demandes qui lui sont soumises à cette fin.Le Surintendant reçoit instruction de payer aux commissaires d’écoles de St-Hu-bert, comté de Chambly, les subventions qui ont été retenues, moins dix pour cent. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 153 Présents : Séance du 16 septembre i8ç8.(Avant-midi.) M.le Surintendant, président, Mgr l’archevêque de Montréal, “ l’évêque de Pembroke, “ “ de Nicolet, “ “ de Rimouski, “ “ de Val ley field, “ “ de Chicoutimi, Mgr Marois, M.le chanoine Baril, “ “ O’Donnell, M.l’abbé Roy, L’honorable M.Masson, “ Ouimet, M.P.-S.Murphy, “ Eug.Crépeau, “ le docteur Leprohon, “ M.-T.vStenson.M.le Surintendant produit un rapport statistique détaillé préparé par M.le chanoine O’Donnell, inspecteur ecclésiastique du diocèse de Saint-Hyacinthe.Le comité commence la distribution des subventions sur le fonds de l’Education •supérieure.Séance du 16 septembre r8ç8.(Après-midi.) Présents : M.le Surintendant, président, Mgr l’archevêque de Montréal, “ l’évêque de Rimouski, “ “ de Chicoutimi, “ Marois, M.le chanoine Baril, “ “ “ O’Donnell, “ l’abbé Roy, L’honorable M.Masson, “ “ Ouimet, M.£.-S.Murphy, M.le docteur Leprohon, M.M.-T.Stenson.Le comité termine la distribution du fonds de l’Education supérieure, et il est résolu que les académies et les écoles modèles qui, pendant deux ans de suite, n’auront pas euM ’élèves dans le cours académique ou le cours modèle respectivement, perdront leur titre.Afin de ne pas dépasser le montant mis à sa disposition, le comité autorise le Surintendant à faire une réduction proportionnelle sur les allocations dépassant $25.00 qu’il vient de faire aux maisons d’éducation supérieure.Le comité fait la distribution du fonds des municipalités pauvres, puis il recommande que les listes de distribution soient soumises à l’approbation du gouvernement, conformément à la loi.' .Et le comité s’ajourne. I54 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE L’Archevêque de Québec Nous apprenons avec bonheur que Mgr Bégin est parfaitement remis d’une grave indisposition qui a causé des inquiétudes sérieuses à ses diocésains.AVIS IMPORTANTS Nous prions les personnes qui ont reçu les livraisons de septembre et d’octobre 1898, de bien vouloir payer leur abonnement ait plus tôt.La revue n’est adressée gratuitement qu’aux écoles sous contrôle.Que l’on veuille croire que l’aide que le gouvernement nous accorde ne nous dispense pas d’avoir besoin du concours du public.Le gouvernement nous accorde $1.00 par école, soit ; mais en retour, nous lui donnons pour la valeur de son octroi.Les abonnements cpii prennent fin avec la livraison de novembre doivent être renouvelés d’ici au 1er décembre prochain.Nous espérons que ce premier avis suffira.haute d’espace, nous remettons à plus tard la publication de plusieurs correspondances.Que nos amis veuillent bien nous pardonner ces retards involontaires.Lotie article : Le sort de /’Instituteur, a été accueilli avec une bienveillance maïquée par la grande presse : I^a Patrie, La Minerve et le Pionnier de Sherbrooke, notamment.PEDAGOGIE DE L’ART D’ENSEIGNER AUX COMMENÇANTS .^e enseigner aux commençants n’est pas aussi facile qu’on le ci oit généralement.C’est une grande erreur de penser que pour faire la classe aux petits, l’mstitutrice en sait toujours assez long.A ce sujet, nous lisions récemment dans une revue pédagogique de Paris (1) les recommandations suivantes, empruntées à Mme de Maintenon, dont le jeune personnel de nos écoles élémentaires tirera peut-être quelque profit.1 II faut se garder d'1 embrasser trop de matières, les petits enfants n’étant pas capables d’une longue attention.Leur intelligence, aussi, est courte et ne peut concevoir qu’un bien petit nombre d’idées à la fois, encore faut-il qu elles soient relatives au même objet.Les adultes sont trop portés à croi- (1) VInstruction primaire. re, quand ils s’adressent aux petits, qu’ils ont affaire à des cerveaux pareils au leur ; ils ne s’imaginent pas que ce qui est clair pour eux puisse ne pas l’être pour des esprits beaucoup plus jeunes, et, par suite beaucoup moins développés et exercés.Ils leur parlent comme ils parleraient à des hommes, et se montrent tout étonnés de ne pas en être entendus.C’est une erreur à laquelle se laissent aller presque tous les jeunes gens qui débutent dans la carrière pédagogique.Tout ce qu’ils savent leur paraît d’un égal prix ; ils ne se résignent pas, dans leurs leçons, à en sacrifier la moindre part.Ils ne se souviennent pas qu’ils l’ont appris parcelle par parcelle, dans un long espace d’années, à la faveur du développement progressif de leur intelligence.Pourtant la première règle de l’enseignement, c’est de choisir, pour chaque sujet, non pas même tout ce qui peut être compris, mais seulement ce qui peut être compris et retenu des élèves auquels on s’adresse.2 ° Il ne faut pas que la maîtresse parle trop, sinon elle lassera bien vite la patience et l’intérêt de ses petits auditeurs.Qu’elle s’applique, au contraire, & les faire parler eux-mêmes le plus qu’il est possible; elle en retirera de grands avantages.D’abord elle s’assurera s’ils la suivent et la comprennent.Ensuite, elle donnera satisfaction à leur besoin d’activité, leur rendant par là le séjour de la classe agréable ; elle verra leurs facultés naturelles se fortifier en raison de l’exercice qu’elle leur procurera ; enfin elle s’épargnera elle-même bien des fatigues inutiles dans un état qui en comporte tant d’inévitables.— Ce 11e sont pas des leçons qu’il faut faire dans les classes enfantines ; ce sont des entretiens familiers et libres, comme ceux qu’une mère peut avoir avec ses petits.Ee rôle de l’institutrice est de les diriger sans les contraindre.3° Ea maîtresse doit éviter de parler pour soi, pour s’enchanter de sa propre parole.Elle doit bien se dire que les mots savants et les belles images sont perdus pour ses élèves, et qu’un seul terme incompris suffit pour jeter le désarroi ou l’obscurité dans un esprit qui commençait à s’ouvrir à la lumière.Donc, pas de phrases prétentieuses ni d’expressions à effet, pas d'éloquence intempestive, pas de divorce éternel avec le 'péché.(Mme de Maintenon reproche à Mme de Gruel d’avoir employé ces mots dans une explication de VEvangile.) Ce serait le comble de la maladresse et du ridicule.Rien que des mots puisés dans le vocabulaire même de l’enfant.Quand ce vocabulaire a cessé de suffire, on l’augmente petit à petit au fur et à mesure des besoins, en donnant de chaque terme nouveau qu’on emploie une explication aussi concrète que possible.Ea meilleure de toutes, c’est, quand on le peut, de faire voir l’objet ou de figurer l’idée matériellement.4° Enfin, il faut paraître enjouée avec les enfants, et ne point leur parler d’un ton “sérieux et chagrin ”.Ils n’aiment pas les personnes tristes et s’en éloignent le plus qu’ils peuvent.Comment se plairont-ils dans l’école, qui est déjà un lieu de contrainte pour eux, si, dès l’entrée, l’aspect sévère de la maîtresse en bannit toute joie.Comment fera-t-elle, à son tour, la conquête de leurs cœurs, ce qui est la première condition de son succès?Il faut que les petits enfants sentent autour d’eux une atmosphère de tendresse qui les dispose à la confiance et à l’obéissance spontanée, volontaire.Mais ils ne croiront jamais à votre tendresse si vous n’êtes pas gaie avec eux, qui sont gais naturellement.Ici encore, le modèle à proposer à l’institutrice, c’est la L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE mère de famille, qui met de côté ses soucis et ses chagrins pour chanter e rire avec ses petits, et abandonne plus d’une fois une occupation sérieus pour se mêler à leurs jeux.C.J.M.Quelques réflexions relatives à l’enseignement primaire (Résumé d’une conférence donnée devant la Dominion Educational Association, e -session à Halifax, les 2, 3, 4 et 5 du mois d’août dernier, par M.J-O.Cassegrain, d l’Ecole normale Jacques-Cartier, Montréal.) Au commencement de sa conférence, M.Cassegrain s’est exprimé ainsi “ Pennettez-moi, avant d’entamer mon sujet, de remercier bien sincèrement ceux qui m’ont prié de prendre la parole devant un auditoire aussi dis tingué.C’est un honneur auquel j’étais loin de m’attendre, et qui serait bien propre à me causer quelqu’embarras si je 11e parlais à des personnes qui sui vent la même carrière que moi.Mais dans de semblables circonstances, j sens que je suis au milieu d’amis, et que je puis compter d’avance sur votre-sympathie.” Puis il est entré dans son sujet : “ La question de l’éducation est une de celles qui ont le singulier privilège d’être toujours actuelles ; c’est un champ dont les limites semblent reculer à mesure qu’011 l’explore davantage.Aussi, voyons-nous, en parcourant l’histoire, que les hommes sérieux de tous les pays et de tous les temps s’en sont occupés.Vous trouverez donc tout naturel que devant une association du genre de celle-ci, je vous parle d’enseignement.N’allez pas croire, cependant, que je veuille vous faire subir un cours régulier de pédagogie.Non, mes intentions sont beaucoup plus modestes : je ne vous ferai part que de quelques reflexions relatives à /’enseignement primaire, car je suis convaincu que, dans une occasion comme celle qui nous réunit en ce moment, les études les plus courtes sont, sinon les mieux faites du moins les plus goûtées.“ Importance de Venseignement primaire.—Nécessité de sp préparer L’enseignement primaire, comme chacun le sait, est la base de tout système d’éducation, et par cela même son importance est capitale.Si cet enseignement s’appuie sur un principe faux, ou s’il renferme quelque défectuosité, les suites en sont plus ou moins désastreuses ; car si l’esprit de l’enfant est mal dirigé dès le commencement, il devient extrêmement difficile de rectifier son jugement et de lui faire prendre une direction rationnelle.Au contraire, si cet enseignement repose sur un fondement solide, si celui qui le donne possède une connaissance suffisante de la pédagogie, alors les premières notions que l’enfant acquiert sont adaptées à son degré d’intelligence, il y a harmonie entre l’instruction qu’il reçoit et l’état de ses facultés.De là, la nécessité pour l’instituteur d’être bien renseigné sur les méthodes d’enseignement, et de connaître la marche de la nature dans le développement organique de l’enfant.“Qu’on me permette de citer ici mon expérience personnelle.Je suis professeur dans une école normale, et, de plus, c’est moi que l’on a chargé L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE I57 ht use en de de faire subir l’examen d’admission à ceux qui désirent suivre les cours de l’institution.Eh ! bien, j’ai toujours constaté que ceux des candidats dont l’examen est faible—par suite de l’absence de méthode dans leurs études préalables—éprouvent beaucoup de difficultés à faire leurs classes, en dépit des soins spéciaux qu’ils reçoivent de leurs nouveaux professeurs.Ea raison de tout cela, c’est que la base fait défaut chez ces jeunes gens.Puis, à moins de grands talents soutenus par un travail persévérant, la plupart d’entre eux finissent par se décourager, ou ne font que des études tronquées, et sont inhabiles à diriger une école.“Il en est tout autrement des élèves qui ont reçu un enseignement rationnel dès le début : leur jugement est droit, ils procèdent avec méthode et poursuivent leurs études avec succès.De tels sujets deviennent des maîtres précieux, qui font honneur à leur carrière ainsi qu’à la maison qui les a for-mes.\ b ':!! -vie v .:¦ :r Ij 1 11S- sont jiies, lans - - - v : :.i il i -i ties va “ De la nécessité de recevoir un entraînement rationnel, complet, avant de se livrer à l’enseignement, découle naturellement la nécessité des écoles normales.C’est dans ces institutions que les futurs instituteurs vont puiser le savoir qu’ils doivent posséder ; c’est là, surtout, qu’ils s’initient à la science si difficile d’enseigner, que leurs aptitudes sont étudiées et développées avec soin.Car, dans la collation d’un diplôme, les qualités que doit avoir un bon maître sont spécialement prises en considération.C’est avec raison qu’on agit ainsi, puisqu’il ne suffit pas de savoir pour devenir instituteur, il faut avant tout savoir communiquer les connaissances que l’on a acquises.” ;c Quoiqu’en disent certaines gens qui ont même reçu une certaine culture intelleéluelle, toute personne sachant lire et écrire n’est pas aptes à enseigner : c’est un préjugé qui, malheureusement, prendra encore du temps à disparaître.” u Cependant, si nous jetons un coup d’œil sur ce que l’on exige des candidats à d’autres carrières, qu’y voyons-nous ?Tout le contraire : la médecine et le droit obligent les aspirants à suivre un cours professionnel de plusieurs années ; les arts mécaniques mêmes demandent un apprentissage long et laborieux.Seul l’enseignement ne requerrait aucune préparation ?C’est là, dans mon opinion, le renversement de toute logique.Car la sphère d’action du médecin et de l’avocat est, la plupart du temps, limitée à des intérêts d’un ordre matériel, tandis que les fonélions de l’instituteur, ont pour objet l’homme tout entier : son intelligence, son cœur et son corps.Aussi, l’influence de l’instituteur, considérée au point de vue social, est bien plus considérable que celle de l’homme de profession.” “ Mgr Dupanloup disait que personne ne devait embrasser la carrière de l’enseignement avant de s’y être sérieusement préparé, et que les ecclésiastiques mêmes chargés d’enseigner dans les petits séminaires n’étaient pas exempts de cette préparation.;a “ Cette opinion est grave, sérieuse, et mérite d’autant plus d’être méditée rue-1 qu’elle émane d’une autorité qui ne saurait être contestée.|(ji;e “ Nous devons donc admettre qu’une préparation spéciale, complète est nécessaire à quiconque désire devenir instituteur, et que cet entraînement, suis pour être vraiment efficace, doit se faire dans une école normale.” I L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE (M.Cassegrain parle ici des efforts que fait M.de La Bruère pour fonder de nouvelle écoles normales de filles.Comme membre du corps enseignant, il applaudit vivement à ce projet de l’Hon.Surintendant.“ C’est une mesure, dit-il, qui, une fois adoptée, fera époque dans les annales pédagogiques de notre province.’ ’) “ Mais, me dira-t-on, il n’y a, selon vous, que ceux qui ont reçu une formation spéciale qui soient aptes à l’enseignement ; il y a des instituteurs qui ont très bien réussi dans leur enseignement et qui, cependant, n’avaient point suivi les cours d’une école normale.“ C’est un fait et je ne le conteste pas.Il est des personnes si heureusement douées, qu’elles réussissent partout, quelle que soit la carrière qu’elles embrassent, et cela sans s’y être préparées.Mais ces personnes sont d’assez rares exceptions, et ne sauraient être comparées qu’à elles-mêmes.De plus, l’on pourrait se demander avec raison si, ayant reçu une formation spéciale, elles n’auraient pas obtenu de plus grands résultats.Non, ces succès isolés n’infirment en rien la proposition que j’ai émise plus haut : Nécessité de se préparer à /’enseignement ; elle subsiste, au contraire, dans toute son intégrité.” Des leçons de choses à l ''école primaire.—Le deuxième point qu’a traité M.Cassegrain est celui des leçons de choses.Il regarde ce moyen comme l’un des plus efficaces que possède l’instituteur.D’un autre côté, il en fait voir les inconvénients, si le maître qui a recours à ce procédé n’a pas assez de connaissances, s’il manque de tact, ou s’il aime un peu trop à parler.Il veut aussi que les leçons soient préparées avec soin et qu’elles offrent un certain enchaînement.Il demande que rien 11e soit abandonné au hazard, et que l’instituteur se trace un plan qu’il devra suivre scrupuleusement.Dans ces conditions, l’emploi des leçons de choses sera vraiment fructueux, car il contribuera, dans une large mesure, à développer chez les enfants l’esprit d’observation et de réflexion, à corriger leur langage et augmenter leur voca-bulaire, à fournir au maître l’occasion de faire certaines réflexions qui élèvent le cœur des enfants et concourent à leur formation morale.Des jeux ou de la cour de ?écréation.—Le troisième et dernier point qu’a développé M.Cassegrain se rapporte aux jeux ou à la cour de récréation.Le conférencier parle de l’influence des jeux sur le moral et le physique des enfants, influence dont un maître sérieux et attentif sait tenir compte et tirer parti.Il fait voir que la cour de récréation est une puissance éducatrice, qu’il s’y exerce sur les enfants une action réciproque qui façonne leur caractère, et dont les suites se font sentir toute la vie.“ Telles sont, dit M.Cassegrain, en terminant, les quelques idées -que j’avais à soumettre à votre considération.Je regrette que le temps 11e m’ait pas permis de les traiter d’une manière plus complète, et surtout de vous les présenter sous une forme digne de l’institution que je représente, digne de l’attention avec laquelle vous m’avez, écouté.” L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 159 VARIETES Chateau de famille de Charles D’Aulnay, gouverneur de Port-Royal en Acadie, Nouvelle-Ecosse (Ce château est situé dans l’Orléanais).La vignette, qui accompagne cet article, représente l’antique château tel qu’il existe aujourd’hui, des comtes de Menou, seigneur d’Aulnay et de Charnizay, dont un des descendants a immortalisé son nom dans l’ancienne Acadie.Le château, situé dans le Loiret, n’appartient plus à la famille des comtes de Menou établis aujourd’hui en Bretagne.Le château de Cuissy,— c’est le nom qu’il porte actuellement,—est devenu la propriété d’une riche héritière, Madame Piéton, qui l’habite quelques mois de l’année seulement ; car elle a son hôtel à Paris, outre un autre château près du Hâvre, où elle passe la belle saison.C’est une dame aussi modeste que pieuse, aussi éclairée que charitable, dont la conversation est charmante.Ses entretiens sont particulièrement intéressants pour un voyageur d’Amérique ; caq Madame Piéton cause aussi bien du passé de l’Acadie que de son château de Cuissy.Son frère, l’abbé Gounelle, qui demeure à Paris avec elle, rue Saint-Sulpice, est un amateur d’antiquités, qui a publié, en un fort beau volume, une notice historique très savante du château de Cuissy.C’est dans cet ouvrage que se trouve la vignette reproduite dans la présente livraison.Charles de Menou, seigneur d’Aulnay, appartenait à une des plus nobles familles du centre de la France.Elle était originaire du pays chartrain.D’Aulnay, qui paraît avoir été parent du commandeur de Razilly, l’accompagna dans son expédition en Amérique en 1632.Il était son lieutenant et son homme de confiance.A la mort de Razilly, d’Aulnay lui succéda dans le commandement.Il peut être regardé comme le véritable fondateur de Port-Royal ; car c’est lui qui y créa la première colonie d’habitants fixés solidement au sol par la culture des terres.On sait que l’Acadie était alors divisée entre trois grands feudataires, La Tour au sud, .d’Aulnay au centre, Denys au nord.Tandis que ses deux concurrents se livraient au commerce des fourrures et des pêcheries, d’Aulnay fondait des établissements de colonisation, les seuls qui eussent des chances d’avenir.Ce fut là son grand mérite qui rachète ses fautes.J’ai raconté, dans Un Pèlerinage au pays d'Evangeline, les étranges péripéties de ses luttes contre , son redoutable voisin, Charles de la Tour, ses expéditions armées contre le fort de la rivière Saint-Jean, l’héroïque défense que lui opposa Madame de la Tour, les cruels traitements qu’il lui fit subir et qui ternirent son triomphe.Quelques années après, d’Aulnay eut une mort digne de sa vie aventureuse : il fut trouvé gelé dans un marécage où il s’était enfoncé en revenant d’une de ses explorations.La Tour qu’il avait chassé de ses domaines, rentra dans tous ses droits, par la plus bizarre des transactions : en épousant la veuve de d’Aulnay. SËÈimÊ Wm® Hül :~7 - , , • .v.; mtm ;y^V- ¦^îf# I»’ ?» *.‘-w-Ur* *VV\fc*.v«tf ' E:‘A>VV'aV.55é£ L GiLY-Jri?Sag&v.’SS ,4
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