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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1899-10, Collections de BAnQ.

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21e ANNEE Octobre 1899 Revue illustrée de l’Bcole et de la Famille Proprietaire et redacteur-en-chef C.-J.MAGNAN ms AVIS OFFICIELS Nominations de commissaires d 'ecoles Département de l’Instruction Publique Il a plu à Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur, de nommer MM.vVm.D.Graham, junior, et Henry Grey, commissaires d’écoles pour la municipalité d’Arundel, comté d’Argenteuil, en remplacement de MM.Joseph Boyd et John Silverson, dont le terme d’office est expiré.Il a plu à Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur, par un ordre en conseil, en il août dernier (1899), de nommer MM.Edouard Leclerc, Cyrille Lamy, François Rouleau, Joeffrey Houle et Onésime L’Allier, commissaires d’écoles de la nouvelle municipalité du village de Saint-Paul-de-Chester, comté d’Arthabaska.Il a plu à Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur, par un ordre en conseil, en date du 24 août dernier (1899) de nommer commissaires d’école : Beauce.—Saint-Charles de Spaulding: MM.Samuel Grondin et Pierre Audet en remplacement d’eux-mêmes.Bonaventure.—Ristigouehe : MM.Colin T.Firlotte et John Oatman, en remplacement d’eux-même.Témiscouata.—Notre-Dame des Sept Douleurs : M.Arthur Ouellet, en remplacement de lui-même.Chicoutimi.—Grande Baie : M.Napo- léon Dallaire, en remplacement de M.Pitre Lalancette.Dorchester.—Saint-Abdon : Révd.M.V.Thomas Lauzé, prêtre, et M.Thomas Giroux, en remplacement, le premier de lui-même, et le second de M.Théodore Dutil.Nominations de syndics d ’écoles.Soulanges.— Saint-Zotique (Côteau-Lan-ding) : M.Edwin French, en remplacement de lui-même.Erections de nouvelles municipalités scolaires Il a plu à Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur, par un ordre en conseil, en date du 4 août 1899, d’ériger en municipalité scolaire distincte, pour les catholiques seulement, sous le nom de “ Fort Cou-longe ”, comté de Pontiac, le territoire suivant, savoir : Les lots 3, 6, 7, 8 et partie du lot No 12, dans le rang A, du canton de Mansfield, comté de Pontiac.lot No 1 et les lots 3, 4, 5, 8 et 10 du rang B, du même canton, les lots 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 et )A.lot No 11, ainsi que les lots 13 et 14 du rang 1, du même canton.Partie du lot No 1 du village.Ainsi que les parties des lots 15 et 16 du rang 1, du même canton, appartenant à des catholiques romains.Cette érection ne prendra effet que le 1er juillet 1900. 66 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Il a plu à Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur, par un ordre en conseil, en date du 31 août dernier, (1899) de : i° Détacher de la municipalité scolaire de Saint-Alphonse de Thetford, comté de Mégantic, les lots suivants, savoir : Nos 14, 15, 16, 17, 18, 19 et 20 des rangs I, II, III et IV du canton de Thetford ; 20 Détacher de la munipalité scolaire du Sacré-Cœur de Marie, même comté, les lots suivants, savoir : Nos 8, 9, 10, 11, 12 et 13 du IVe rang, et les lots Nos 12, 13, 14, 15, 16, 17, 19 et 20 des rangs V et VI du dit canton de Thetford ; 30 Détacher de la municipalité scolaire de Saint-Pierre de Broughton, les lots suivants : 7, 8, 9, 10, 11, 12 et 13 des Ile et Ille rang du dit canton, de plus le lot No 7 du IVe rang du susdit canton de Thetford ; et ériger ce territoire en municipalité scolaire distincte, sous le nom de 11 Saint-Antoine de Pontbriand, ’ ’ comté de Mégantic.Cette érection ne prendra effet que le 1er juillet 1900.AVIS Attendu que les S3mdics des écoles dissidentes de la municipalité de Ville Marie, dans le comté de Pontiac, ont laissé passer une année sans avoir d’école dans leur dite municipalité ; qu’ils 11e mettent pas la loi scolaire à exécution, et ne prennent aucune mesure pour avoir des écoles, conformément à la loi ; en conséquence, je donne avis qu’après trois publications consécutives dans la Gazette officielle de Québec, je recommanderai au lieutenant-gouverneur en conseil, que la corporation des syndics des dites écoles dissidentes pour la dite municipalité soit déclaré dissoute, dans le délai indiqué par la loi.P.B.de LABRUÈRE, Surintendant.Québec, 26 août 1899.PEDAGOGIE Agriculture-Sciences physiques et naturelles—Leçons de choses AGRICULTURE Ra province de Québec étant une contrée essentiellement agricole, il importe que l’agriculture occupe une place d’honneur dans ses écoles primaires.Les instituteurs et les institutrices doivent s’appliquer à faire comprendre aux enfants combien l’état de cultivateur est noble, consolant et propre au développement de toutes les facultés de l’homme.Il y a quelques années, un grand congrès agricole avait lieu à Québec.A cette réunion, on s’est occupé de l’enseignement de l’agriculture dans les écoles primaires, et le programme suivant a été adopté : “ L’enseignement agricole dans les écoles primaires doit être fait d’une manière simple, précise et appropriée aux enfants qui les fréquentent.Il doit comprendre les notions les plus élémentaires sur la vie des plantes, les insectes, les oiseaux.Il doit être donné sous forme de leçon, et le maître doit s’attacher pour les exercices de leélure, d’écriture et de calcul, à choisir ses sujets dans les choses de l’agriculture locale.Dans les promenades, il devra montrer aux enfants ce qu’il y a de beau dans la vie rurale, de façon à leur faire aimer la campagne et à les intéresser à la culture. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 67 “ Dans les écoles primaires supérieures, renseignement agricole devra revêtir la forme d’un cours complet avec programme approprié au lieu, à la nature et à l’âge des élèves appelés à le recevoir.” A ce programme, que l’on nous permette d’ajouter : chaque école de la campagne devrait être entourée d’un terrain assez vaste, pour permettre au titulaire de donner de temps en temps, sur place, des leçons pratiques d’agriculture, au moins d’horticulture.L’enseignement de l’agriculture à l’école primaire doit avoir pour objet de préparer les jeunes générations rurales à l’apprentissage intelligent et scientifique des professions agricoles.LES SCIENCES PHYSIQUES ET NATURELLES L’enseignement agricole reposant avant tout sur celui des sciences physiques et naturelles, il est donc indispensable que l’enseignement des sciences soit introduit dans l’école primaire.Dans les métiers et les industries également, la connaissance la plus élémentaire des sciences rend d’immenses services.Il est facile d’orienter nettement l’enseignement scientifique destiné aux campagnes vers les choses de l’agriculture, et d’appliquer celui des villes aux métiers et aux industries.Les deux cours (agriculture et sciences élémentaires) doivent se pénétrer ; l’un peut facilement servir de préparation ou de complément à l’autre.Il est bien entendu qu’il ne s’agit pas ici de faire des enfants des écoles primaires, des naturalistes, des physiciens, des chimistes, etc.Non, le but de l’école primaire est et doit rester modeste.L’enseignement des sciences physiques et naturelles se donne à la seule fin d’apprendre à l’élève à lire au grand livre de la nature, principalement les choses qui l’intéressent le plus directement, de combattre ou de prévenir la superstition et de développer le sentiment religieux en rapprochant l’homme du Créateur.De nos jours, il n’est plus permis à celui qui a fréquenté l’école régulièrement d’ignorer ce que c’est que le levier, la balance, le baromètre, le thermomètre, l’éclair, le tonnerre, l’électricité qui joue un si grand rôle dans notre siècle ; d’être incapable de faire la distinction entre un corps simple et un corps composé ; de voir les animaux et les planted croître et se développer sans pouvoir dire comment ils vivent et se nourrissent, etc.LES LEÇONS DE CHOSES A l’école primaire, les leçons de choses offrent de grands avantages.Cet enseignement habitue les enfants à observer et à réfléchir, à voir et à se rendre compte de ce qui les entoure.La méthode des leçons de choses suit dans ses opérations la même marche que l’esprit dans ses perceptions, et repose absolument sur les principes innés qui guident la mère au milieu de ses enfants. 68 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE En donnant ces sortes de leçons, il faut suivre un plan conforme à la méthode naturelle : i° mettre devant les yeux des élèves Vobjet qui fait le sujet de la leçon ; 2° en faire remarquer la couleur ; 3 ° la forme ; 40 en indiquer V usage ; 50 faire connaître la matière qui le compose; 6° enfin, remonter à la provenance, à la cause première.Dans une école bien organisée, l’instituteur ou l’institutrice a soin de pourvoir, de ses mains et à l’aide des enfants, la maison qu’il dirige d’un petit musée comprenant les objets nécessaires aux leçons de choses.Une leçon de choses est donnée régulièrement tous les vendredis de chaque semaine de 3 à 4 heures de l’après-midi.Le sujet en est emprunté aux sciences physiques et naturelles, à l’agriculture, aux industries, etc.Après la leçon, le maître en inscrit le résumé au tableau noir, et les enfants copient ce travail dans leur cahier de notes.Le lundi, ils doivent rapporter ce résumé, accompagné du développement qu’ils auront rédigé sans l’aide de personne.C.-J.MAGNAN (1) T)Tf Gi! je cri Les questions des enfants Il faut se contenter de suivre et d’aider la nature ; les enfants savent peuç il ne faut pas les exciter à parler ; mais comme ils ignorent beaucoup de choses, ils ont beaucoup de questions à faire ; aussi en font-ils beaucoup.Il suffit de leur répondre précisément, et d’ajouter quelquefois certaines petites comparaisons, pour rendre plus sensibles les éclaircissements qu’on doit leur donner ; s’ils jugent de quelque chose sans le bien savoir, il faut les embarrasser par quelque question nouvelle, pour leur faire sentir leur faute, sans les confondre rudement ; en même temps, il faut leur faire apercevoir, non par des louanges vagues, mais par quelque marque effective d’estime, qu’on les approuve bien plus quand ils doutent et qu’ils demandent ce qu'ils ne-savent pas, que quand ils décident le mieux.C’est le vrai moyen de mettre dans leur esprit, avec beaucoup de politesse, une modestie véritable et un grand mépris pour les contestations, qui sont si ordinaires aux jeunes personnes peu éclairées.Dès qu’il paraît que leur raison a fait quelque progrès, il faut se servir de cette expérience pour les prémunir contre la présomption^ “ Vous voyez, direz-vous, que vous êtes plus raisonnables maintenant que vous ne l’étiez l’année passée ; dans un an, vous verrez encore des choses que vous n’êtes pas capables (j,e voir aujourd’hui.Si, l’année passée, vous aviez voulu des choses que vous savez maintenant et que vous ignoriez alors, vous en auriez mal jugé.Vous auriez eu grand tort de prétendre savoir ce qui était au-delà de votre portée.Il en est de même aujourd’hui des choses qui vous restent à connaître.Vous verrez un jour combien vos jugements présents sont imparfaits.Fiez-vous aux conseils des personnes qui jugent comme vous jugerez vous-mêmes quand vous aurez leur âge et leur expérience.”—Fénelon.et k 6 I (1) M.J.-B.Cloutier, ancien professeur à l’Ecole normale Laval, a publié, en 1S86, un Recueil délaçons de choses très propre à aider les instituteurs et les institutrices dans l’enseignement de eette-matière du programme scolaire. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 69 Tribune pédagogique (suite.') I.—On a dit que “ les meilleures écoles sont celles où l'on lise le plus de craie.” Appréciez et développez cette assertion en vous plaçant au double point de vue théorique et pratique.(Cert.d’aptitude pédagogique, Bésançon.) II.—-Faites connaître l’usage du tableau noir pour l’enseignement des diverses matières du programme, pour chacun des trois cours.(Cert.d’aptitude pédagogique, Carcassonne, Montauban.) III.—Conditions matérielles que doit remplir le tableau noir.- -Place qu’il doit occuper.—Son rôle dans l’enseignement.(Conférence cantonale, Gard.) II.—Nous allons maintenant passer en revue les différentes matières du programme et montrer comment le tableau noir peut s’appliquer plus particulièrement à leur enseignement.Morale et instruction civique.Rien de particulier.Le tableau noir servira seulement pour les maximes et pour les résumés destinés à être transcrits et appris par cœur.Lecture et récitation littéraire.Rien ne vaut le tableau noir pour l’étude des premiers éléments de la lecture, à la condition, bien entendu, que le maître suive un ordre logique et vraiment méthodique.Seul il permet de multiplier et de varier les exercices et d’intéresser les petits.Nous n’entendons cependant pas proscrire d’une façon exclusive les tableaux muraux imprimés ; ils sont un précieux auxiliaire, parfois un guide indispensable pour le maître.Pour la lecture courante, le rôle du tableau noir se bornera à permettre de montrer aux enfants les rapports de forme entre les mots de la même famille.Les exercices de dérivation sont trop négligés à l’école primaire : c’est le meilleur moyen d’augmenter le vocabulaire des enfants et de les amener à comprendre le sens et la valeur exacte des mots.Ecriture.Le tableau noir devrait jouer un rôle capital dans l’enseignement de l’écriture.Le plus souvent, on met entre les mains des commençants des cahiers préparés, avec modèles en tête, et les plus avancés sont exercés à reproduire les exemples du maître.C’est le monde renversé : les modèles gravés ou lithographiés ne se comprennent qu’avec les plus avancés, déjà assez habiles pour essayer de reproduire des exemples parfaits.Les commençants ont besoin qu’on leur montre la manière de tracer chaque lettre, la manière d’obtenir pleins et déliés, etc.Le tableau noir permet seul d’arriver à ce résultat ; seul, il permet un enseignement simultané et véritablement raisonné.Sans doute, l’écriture est surtout un art d’imitation et l’expérience prouve qu’ou arrive à de bons résultats avec les cahiers préparés, mais ces résultats sont beaucoup plus inégaux et varient davantage d’élève à èlève qu’avec les explications d’ensemble données au tableau noir.D’autre part, il 11e faut pas oublier que par suite de la surcharge des programmes,le temps que nous pouvons consacrer aux exercices calligraphiques proprement dits est beaucoup plus réduit qu’autrefois.C’est ce qui explique que l’écriture soit généralement plus négligée, bien que ce soit à tort. 70 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE C’est encore le tableau noir qui permet les corrections collectives, qui profitent à tous.Il est, en effet, des défauts communs, presque généraux, et pour lesquels il est inutile de procéder individuellement.Avec la craie, et en exagérant au besoin la grandeur des lettres, on peut faire mieux ressortir les défectuosités et montrer à tous le moyen de les corriger.Dessin.Le dessin est, comme l’écriture, un art d’imitation, mais, de même qu’en écriture, l’imitation doit être intelligente et raisonnée.S’agit-il de faire reproduire un modèle, nous tracerons ce dessin au tableau, en faisant remarquer la position respective des lignes, leurs rapports, leurs divisions.Nous n’oublierons pas d’indiquer des cotes, qui permettront aux élèves de reproduire le modèle suivant les dimensions indiquées, au moins approximativement S’agit-il de dessiner un objet usuel, c’est encore à l’aide du tableau noir que nous amènerons les enfants à comprendre comment un objet doit être représenté différemment, suivant ses divers aspects, comment cet aspect varie d’après le point de vue et comment on ne doit représenter que les parties de l’objet que l’on voit réellement.Quel que soit le cours auquel on s’adresse, c’est le tableau noir qui restera le principal instrument d’enseignement, parce que, comme en écriture, il permettra seul de donner un enseignement simultané.Langue française.Nous avons montré plus haut, en parlant de la lecture, comment l’usage du tableau noir peut servir à augmenter le vocabulaire des enfants.Pour l’enseignement de la grammaire, de l’orthographe et de la composition française, le tableau noir jouera encore un rôle capital dans tous- les cours.On sait que la méthode qui est conseillée pour l’enseignement de la grammaire à l’école primaire, celle qui donne les meilleurs résultats au double point de vue de l’étude grammaticale et de la culture intellectuelle, c’est la méthode qui consiste à partir de l’exemple pour arriver à la règle, à enseigner, suivant le précepte de Herder, “ la grammaire par la langue et non la langue par la grammaire ”.Pour appliquer cette méthode, il faut continuellement mettre de nouveaux exemples sous les yeux des élèves et les faire examiner, raisonner et discuter.C’est au tableau noir que seront écrits ces exemples et la division toute entière pourra suivre la leçon et y prendre une part active.L’usage du tableau noir permettra encore de faire facilement comprendre et retenir certaines remarques sur la conjugaison, l’analyse grammaticale ou logique de certaines tournures de phrases.Quant à l’orthographe, nous n’oublierons pas qu’elle s’apprend surtout par les yeux.Pour les commençants, les petites dictées se feront au tableau noir, un élève épelant et écrivant en même temps, pendant que ses camarades écrivent sur l’ardoise ou le cahier.La dictée se trouve ainsi corrigée lorsqu’elle est achevée et les enfants ne risque pas de retenir des formes vicieuses de mots.Comme il est utile, surtout au début, que les enfants du cours élémentaire écrivent plusieurs fois les mêmes mots, le tableau noir seul permettra une trancription correcte.Au cours moyen et au cours supérieur, il est encore utile de se rappeler que l’orthographe ne se devine pas et qu’il ne peut y avoir que des inconvé- L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 71 nients sans aucun intérêt à risquer de faire mal orthographier les mots nouveaux ou encore inconnus des enfants : ces mots seront donc préalablement épelés ou mieux encore écrits au tableau ; l’orthographe en sera raisonnée et expliquée par l’étymologie lorsqu’il y aura lieu, après quoi ces mots seront effacés et la dictée sera faite comme à l’ordinaire.Comme moyen de correction, l’épellation seule est insuffisante : elle est trop rapide pour les élèves les moins avancés, pour ceux à qui elle est précisément le plus nécessaire et l’oreille n’est pas toujours fidèle.Il est donc de toute nécessité qu’un enfant soit envoyé au tableau pour écrire au fur et à mesure les mots offrant quelque difficulté et donnant lieu à quelque remarque et sur lesquels le maître jugera à propos d’arrêter les enfants.Sans cette précaution (et l’expérience est facile à faire), il reste toujours un certain nombre de grosses fautes et l’exercice se trouve ainsi en fait plus nuisible qu’utile.Si la dictée porte sur des phrases détachées pour l’application des règles de grammaire étudiés, il est même préférable d’envoyer un élève au tableau, comme je l’ai expliqué pour le cours élémentaire, et de faire expliquer et corriger au fur et à mesure et phrase par phrase.Pour la composition française, le tableau noir servira d’abord à la copie du sujet : on s’expose à des erreurs graves en se contentant de le dicter et il arrive qu’un élève se creuse la cervelle pendant une heure pour commenter ou discuter une absurdité.Le sujet donné, il faut se rappeler que, selon le mot de M.Gréard, les idées ne viennent pas toutes seules à l’esprit de l’enfant et qu’encore moins elles prennent la place qui leur convient.Il faut donc guider les élèves dans la recherche des idées et les amener à se faire un plan qui les guidera dans leur travail définitif.Ce travail préparatoire se fera au tableau noir et en commun.Il sera plus ou moins complet selon la force des élèves.Au cours élémentaire, au début surtout, la rédaction toute entière est faite ainsi en commun, puis peu à peu on se contente d’un plan d’abord très détaillé, puis du sommaire, pour en arriver à laisser de temps en temps les plus grands élèves voler de leurs propres ailes.Calcul.Sans le tableau noir, il ne pourrait y avoir d’enseignement du calcul en commun.C’est au tableau noir que les enfants apprennent à lire et à écrire les nombres et qu’ils s’exercent à faire les premières opérations écrites.La facilité de tracer rapidement et d’effacer les “ bâtons ” au tableau permet d’ailleurs de rendre ce premier enseignement aussi concret que possible.C’est le tableau noir qui permet ensuite de varier à l’infini les exercices et de corriger rapidement et avec fruit.C’est au tableau noir que l’on arrive à familiariser les enfants avec les mystères de la numération, puis avec le mécanisme de chaque opération.Que de temps il faudrait pour arriver, dans une classe de trente à quarante enfants, à faire comprendre individuellement à chacun d’eux comment on lit un nombre de plus de trois chiffres, comment on procède dans tel ou tel cas, qu’il s’agisse d’une addition, d’une soustraction, d’une multiplication ou d’une division ! Et quand l’enfant est bien familiarisé avec la pratique, avec le mécanisme, rien n’empêche de procéder comme en grammaire, de raisonner la pratique et d’arriver à la théorie. 72 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE On procédera de même pour les problèmes.Les cas nouveaux seront expliqués ou raisonnés au tableau, le maître se bornant autant que possible à guider les élèves et à les amener à trouver par eux-mêmes.Dans tous les autres cas, on se bornera à quelques indications sur la marche à suivre.(La règle sera la même que pour la composition française.) Quant à la correction raisonnée, elle se fera toujours au tableau noir.Quand je dis “ correction raisonnée, ” je n'entends pas dire que le'raisonnement entier doive toujours être écrit au tableau : je trouve, au contraire, que cette habitude qui s’est établie et qui tend à se généraliser constitue une grande perte de temps.Elle me paraît même en bien des cas phis nuisible qu’utile.Les jeunes enfants écrivent bien lentement et, au lieu de s’attacher au raisonnement qui, en l’espèce, serait l’essentiel, on s’attache à l’écriture et à l’ortographe.Le raisonnement de vive voix suffit le plus souvent.Au cours élémentaire et au cours moyen, toutes les opérations, sauf bien entendu, celles qui peuvent se faire de tête, sont effectuées au tableau et on habitue les enfants à calculer rapidement et à vérifier tous les résultats.En géométrie pratique, les enfants seront, toutes les fois que cela sera possible, familiarisés avec des figures réelles ; dans les autres cas, le tableau noir y suppléera ; il permettra aussi d’exercer les élèves à mesurer, à P échelle, les différentes surfaces, simples ou composées.Histoire.Nous avons déjà dit dans ce journal quel usage on peut faire du tableau noir pour renseignement de l’histoire.Dans les leçons orales, les noms des personnages historiques et ceux des lieux cités seront toujours écrits au fur et à mesure, et il en sera de même de ceux des institutions dont il viendra à être question : c’est le seul moyen d’obtenir que ces noms soient exactement connus des enfants et même qu’ils soient mieux retenus, car l’œil aide à la mémoire.Au fur et à mesure du développement oral, le sommaire de la leçon sera ainsi écrit au tableau noir, qui servira également pour les tableaux chronologiques, auxquels il est indispensable d’avoir parfois recours.Le dessin suppléera en tant que de besoin aux gravures qui nous feraient défaut lorsqu’il s’agira de faire connaître des instruments, des armes, etc., qui ne sont plus de notre époque.Géographie.Les croquis géographiques au tableau noir compléteront et remplaceront au besoin les cartes murales pour l’exposé des leçons orales.Les craies de couleur permettent de faire rapidement et avec peu de peine des croquis suffisamment exacts et très clairs, plus clairs que la plupart des cartes murales,parce qu’ils ne contiennent que les noms qui figurent dans la leçon du jour.Lorsqu’il s’agira de contrôler le travail personnel des élèves, d’interroger ou de “ faire réciter ”, comme on dit encore, les enfants seront à leur tour, au moins de temps à autres, appelés à tracer le même croquis de mémoire, tout en répondant aux interrogations du maître.Pour les commençants, le premier enseignement proprement dit de la géographie, après les premiers exercices d’observation, se feront exclusivement au tableau noir : plan de la classe où les élèves indiqueront eux-mêmes la place du bureau, de leur table, du poêle, etc.; plan de l’école, de la rue, du village, etc.; dessins destinés à faire comprendre exactement les principaux termes géographiques.& b L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 73 Leçons de choses, chant, Les mots nouveaux seront écrits au tableau noir, qui suppléera encore à l’absence des choses ou des figures pour taire connaître aussi exactement que possible, par le dessin, les objets dont il sera question dans la leçon.Un court résumé sera écrit au tableau.Le tableau noir seul permet un enseignement collectif du chant et des premières notions de musique vocale.Pour les exercices de travail manuel (pliage, découpage, etc.), les indications et les explications seront données au tableau noir, dont une bonne ins-• titutrice saura également tirer bon parti pour des directions et des explications collectives touchant l’enseignement de la couture.—(à suivre.) {ILEcole et la Famille.) Etude pédagogique sur P Enseignement agricole Nous commençons aujourd’hui la reproduction d’un travail d’une haute valeur, son importance n’échappera à personne.Cette étude est tirée du Journal des Instituteurs : L'agriculture a pour but de tirer le plus de profit possible des végétaux et des animaux domestiques en utilisant le sol.C’est à la fois un art et une science.C’est un art, car elle comporte un ensemble de procédés à l’aide desquels l’homme assure un certain nombre de ses besoins, et c’est une science, car elle comporte un ensemble de connaissances contrôlées et groupées par l’application d’une méthode.Considérée comme art, elle s’acquiert par la pratique, tandis que considérée comme science, elle s’acquiert par l’étude, par le raisonnement.La pratique et l’étude sont donc deux choses nécessaires pour être réellement agriculteur.Depuis la plus haute antiquité, l’agriculture fut très en honneur ; elle naquit dès que la chasse et la pêche ne suffirent plus à nourrir l’homme.Partout on la considérait comme la nourrice du genre humain.Sous la République romaine, les grands hommes s’honoraient en cultivant leurs champs de leurs propres mains.Ensuite, l’agriculture fut assez délaissée dans les temps modernes, et elle ne comprenait encore qu’un ensemble de procédés transmis de génération en génération par une routine aveugle.Ce n’est que depuis un siècle environ que l’on cherche à la transformer et à l’envisager non plus comme art simplement, mais sous son double point de vue, comme art et comme science.Les découvertes de la chimie ont permis, en effet, aux agronomes de faire faire un grand pas à la science agronomique, et l’agriculture fit des progrès considérables.Aujourd’hui, les conditions de l’existence devenant de plus en plus difficiles par suite de complications économiques diverses, il importe plus que jamais de chercher à donner à cette science bienfaitrice la plus grande perfection et la plus grande extension possible.De nombreuses écoles spéciales d’agriculture, de divers degrés, sont instituées dans le but de contribuer à cette perfection, mais tous les cultivateurs ne pouvant en suivre les cours, il faut songer à une autre voie pour contribuer à l’extension de la science 74 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE agricole.C’est à l’école primaire qu’il faut avoir recours, car elle est l’école de tous les citoyens, et par suite de tous les cultivateurs aussi bien du pauvre que du riche.Etant donné que Part s’acquiert par la pratique et la science par l’étude, nous considérerons dans nos écoles primaires l’agriculture surtout comme science.Lorsque les enfants auront reçu nos leçons, ils seront au courant de l’agriculture rationnelle, c’est-à-dire raisonnée, et non routinière ; ils auront réfléchi sur les problèmes à résoudre, examiné et observé méthodiquement les différentes solutions proposées ; et, quand ils rentreront dans leurs fa-milles pour se livrer aux travaux champêtres, ils seront à même de mettre leurs études à profit et, par la pratique, il leur sera facile de se perfectionner de plus eu plus dans cet art si précieux pour chaque nation.Nous sommes donc amenés à résoudre ce problème : Comment enseigner la science agricole dans nos écoles ?Les caractères essentiels de tout enseignement scientifique doivent être la précision et la concision.Tout enseignement scientifique doit être rédigé d’une façon très nette et tout à fait précise ; pas de longueurs de phrases, pas de confusion dans les directions ni dans les buts à poursuivre.Il ne doit y avoir qu’un but unique à atteindre, qu’un plan général bien enchaîné, comprenant une suite de vues d’ensemble intimement liées, formant un tout qui se tient.Chacune de ces vues d’ensemble doit former un chapitre qui comprend une série d’idées principales dont l’exposition et la démonstration seront basées sur différents moyens exigeant des détails auxquels nous arriverons plus loin.Nous arrivons ainsi tout naturellement à l’établissement d’un programme, problème déjà résolu, puisqu’il existe un programme officiel.Mais les programmes officiels sont généraux ; ils sont faits pour tous et non pour chacun, M.Gréard a dit : “ Les programmes ne sont que des cadres ; c’est aux maîtres d’y introduire une âme ; ils n’ont de rigide que la forme ; ils s’assouplissent sous la main de ceux qui savent les manier.” Tous les maîtres ne se trouvent pas dans les mêmes conditions pour enseigner ; il importe pour chacun de savoir intelligemment interpréter le programme imposé et les répartir convenablement d’après le nombre d’heures dont il dispose, d’après l’âge, le degré d’avancement de ses élèves, et enfin d’après les carrières que devront embrasser plus tard la majorité d’entre eux.Dans les classes à plusieurs maîtres, ou chaque classe ne comprend qu’un seul cours, le nombre des difficultés à résoudre est évidemment beaucoup plus restreint que dans les classes à un seul maître, où tous les cours sont réunis et où les enfants sont d’âges très différents.Toutes ces questions d’organisation se résolvent par la pratique, et il est facile de concevoir que l’enseignement donné à un enfant de 8 à io ans n’est pas le même que celui qui doit être donné à un enfant de io à 12 ans, ni à un adulte qui vient au cours du soir, ni même à l’enfant qui se trouve admis à suivre les cours d’une école primaire supérieure.Le programme d’une école primaire élémentaire ne comporte de leçons suivies qu’à partir du cours élémentaire, et dans les classes à un seul maître, il devra présenter des leçons communes aux deux cours : élémentaire et moyen (enfants de 8 à 12 ans), c’est-à-dire que ce sera un programme d’enseignement concentrique.L’idée générale qui devra dominer dans le développement des leçons, c’est que l’enseignement des sciences physiques et L’EN S EIGNEM ENT PRIM AIR E 75 Me A me-t de ’les.naturelles donnera souvent lieu à des explications s’appliquant à l’agriculture et que celui de l’agriculture donnera lieu à des explications faisant appel à des souvenirs des précédentes leçons de sciences physiques et naturelles.Ra leçon doit être exposée, de manière à faire jouer un grand rôle aux élèves, c’est-à-dire qu’il faut avoir recours aux procédés intuitifs.Chaque fois que le maître expose une idée, il doit la résumer au fur et à mesure au tableau noir, de sorte qu’à la fin de la leçon les élèves aient sous les yeux, le résumé de ce qui a été dit.Le maître peut simultanément faire un résumé très simple sur un tableau pour le cours élémentaire, et, sur un autre tableau, un résumé un peu plus complet pour le cours moyen.Ceci s’écrit tout en parlant et en continuant la leçon, ce qui ne fait pas perdre de temps, comme quelques-uns seraient tentés de le supposer.Avant de terminer, les élèves copient sur leur cahier le résumé indiqué au tableau et ils devront l'apprendre pour la leçon suivante.Au début de cette leçon suivante, le maître devra toujours vérifier rapidement si la leçon a été apprise.L’élève peut en outre avoir un petit manuel qu’il pourra lire dans sa famille.Chaque fois que le maître a à faire la description d’une chose, si cette chose ne peut pas être mise immédiatement sous les yeux des enfants, il est necessaire de la remplacer par un dessin bien fait, ou par un objet de même forme et de dimensions réduites.Ainsi, à propos de la charrue, le maître devra avoir dans son musée soit une petite charrue très réduite, soit un dessin bien fait, montrant toutes les pièces dont la charrue se compose.En parlant de la mésange bleue, si le maître ne dispose pas de l’oiseau empaillé, il devra y suppléer par un dessin assez net, de même pour les plantes, pour les insectes, etc.Enfin, en faisant faire aux élèves des excursions agricoles, le maître profitera de toutes les occasions pour faire examiner les choses elles-mêmes, les animaux, les instruments aratoires, etc., tout ce qui aura été précédemment décrit ; ce sera un moyen pratique de compléter l’enseignement oral ; il se fixera mieux dans l’esprit des élèves, puisqu’il leur offrira le l’avantage d’une revision vivante, réellement intéressante pour eux.Mais, pour profiter de cet avantage, il sera bon d’ordonner son programme de façon que les leçons correspondent aux travaux des saisons pendant lesquelles ces leçons sont faites.Voilà pour la méthode à suivre dans les écoles, quel que soit le programme suivi ; on n’oubliera pas que les fils des cultivateurs posséderont surtout les questions d’agriculture et que l’on devra avant tout insister sur trèsj; la culture principale de la région : soit céréales, soit betteraves, soit vignes, etc.Dans les pays d’élevage, on devra s’étendre sur les prairies et sur les soins a donner aux animaux.Au contraire, pour les enfants des villes, on devra passer plus rapidement sur les questions précédentes et porter plus spécialement sur l’horticulture.Ce petit cours devra être exposé conformement aux saisons et résumé par tableaux mensuels, de façon que les dates des différentes opérations restent bien dans la mémoire des élèves d’une façon précise.On s’efforcera de donner aux élèves l’amour de leur petit jardin ; on Jes engag'era à y cultiver quelques légumes, quelques fleurs ; ils prendront gout a ces cultures, et cela pourra, plus tard, leur faire éviter la perte de quelques heures dans les cabarets et autres lieux publics analogues où l’ouvrier va porter atteinte à sa santé et dissiper ses économies.—(A suivreq très .ent eut ¦r"t L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE MATHEMATIQUES ARITHMÉTIQUE FRACTIONS ORDINAIRES.-FRACTIONS DECIMATES Dans Z,’Enseignement Primaire, livraison de septembre 1899, nous terminions l’article où 110ns avions commencé à résumer ce que nous avions ¦déjà écrit au sujet de la théorie des fractions ordinaires par les lignes suivantes : La démonstration de tous les problèmes qui se sont présentés jusqu’ici, addition et soustraction de fractions, multiplication ou division d’une fraction par un entier, a été basée sur la définition élémentaire qu’une fraction *est une ou plusieurs parties de Vunité divisée en un nombre quelconque de parties égales.Pour expliquer la multiplication ou la division d’un entier ou d’une fraction, une définition plus abstraite, mais en même temps plus féconde que la première, est nécessaire.C’est cette définition de la première importance, qu’il faut, par des questions habiles, amener les élèves a formuler eux-mêmes.Principe.—Il faut aller du connu à l’inconnu, des exemples au principe.Il ne faut pas commencer par donner la définition et la faire suivre d’exemples pour prouver qu'elle est vraie.Manière de procéder.—Demander la définition de la division.La division est une opération qui a pour but de chercher combien de fois un nombre appelé dividende contient un autre nombre appelé diviseur.Le résultat de la division est appelé quotient.Expliquer qu’il y a donc trois termes à considérer dans la division : dividende, diviseur, quotien.Donner des exemples et par des questions faire découvrir les vérités suivantes : a.“ La multiplication du dividende par un nombre quelconque entraîne la multiplication du quotient par le même nombre, b.La division du dividende par un nombre autre que le diviseur entraîne la division du quotient, c.La multiplication du diviseur par un nombre quelconque entraîne la division du quotient, d.La division du diviseur par un nombre quelconque multiplie le quotient par le nombre, e.La multiplication ou la division du diviseur et du dividende par le même nombre ne produit aucun effet sur le quotient.Exemple: Soit à diviser 72 par 12.—J’exprimerai cette division des •deux matières suivantes : 72 -f 12 = 6 ou \\ = 6.i° Multipliant le dividende 72 par un nombre quelconque 3, on a : 216 -e 12 = 18 ou 126 = 18.On constate alors que le quotient aussi a été multiplié par 3.Faites trouver la raison de ce résultat.2° Divisant le dividende 72 par un nombre quelconque 3, on a 24.24 -F 12 — 2 ou 12 = 2.On constate alors que le quotient aussi a été divisé par 3.Faites trouver la raison de ce résultat.Pour les principes c, d,
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