Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1899-11, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
2ie Année Novembre 1899 N 5 Revue illustrée de l'Ecole et de la Famille L’Enseignement Primaire C.- J.MAGNAN - - - - Propriétaire et rédacteur-en-chef AVIS OFFICIELS Département de T Instruction Publique Nominations d'inspecteicrs d'écoles Il a plu à Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur, par arrêté en conseil, en date du 1er septembre 1899, de faire les nominations suivantes, savoir : i° M.Jean-Baptiste Primeau, de la cité de Montréal, inspecteur d’écoles pour les comtés de Deux-Montagnes et de Terre-bonne, excepté les municipalités de Saint-Faustin et de Saint-Jovite, en remplacement de M.J.P.Nantel, décédé.20 M.Joseph-Trefflé Molleur, de Saint-Alexandre, comté d’Iberville, inspecteur d’écoles pour les comtés d’Iberville et de Saint-Hyacinthe, et les municipalités de Saint-Dominique, Sainte-Rosalie et Saint-Pie, dans le comté de Bagot, en remplacement de M.Evariste Picard des Troismai-sons, décédé.30 M.Joseph Hébert, de Saint-Valentin, comté de Saint-Jean, inspecteur d’écoles pour les comtés de Montcalm et de l’Assomption, et les municipalités de Lanoraie et Lavaltrie, dans le comté de Berthier, en remplacement de M.Joseph Cbpprien Dupuis, absent de la province.4° M.G.S.Vien, de Lauzon, comté de Lévis, actuellement inspecteur d’écoles pour le comté de Lévis et partie du comté de Dorchester, inspecteur d’écoles pour le comté de Montmorency, excepté les municipalités de Saint-Adolphe et de Laval, pour la cité de Québec et la municipalité de Saint-Roch nord, en remplacement de M.Joseph Prémont, décédé.50 M.L.S.Abdon Guay, de Saint-David, comté de Lévis, actuellement inspecteur d’écoles du comté de Lotbinière et d’une partie du comté de Mégantic, inspecteur d’écoles pour le comté de Lévis et celui du comté de Dorchester, excepté les municipalités de Sainte-Justine, Sainte-Germaine, Sainte-Rose de Watford, Saint-Zacharie, Saint-Prosper de Watford et Saint-Benja-min-du-Lac à Busqué, en remplacement de M.Vien, transféré en un autre district.6° M.L.S.Orner Pagé, de Saint-Louis de Lotbinière, comté de Lotbinière, actuellement inspecteur d’écoles pour le comté de Pontiac et d’une partie du comté d’Ottawa, inspecteurs d’écoles pour le comté de Lotbinière et les municipalités de Sainte-Julie, Saint-Calixte de Somerset, Sainte-Anasta-sie, Nelson, Notre-Dame de Lourdes, Ples-siville, Inverness et Saint-Pierre Baptiste, dans le comté de Mégantic, en remplacement de M.L.S.Audon Guay, transféré à un autre district.70 M.Frs-X.Guay, de Saint-Maurice, dans le comté de Champlain, est nommé inspecteur d’écoles pour le comté de Pontiac et la partie ouest du comté d’Ottawa jusqu’à la Vallée de la rivière du Lièvre, exclusivement, en remplacement de M.Pagé, transféré en un autre district. 13° L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Erection d'une nouvelle municipalité scolaire Il a plu à Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur, par un ordre en conseil, en date du 31 août dernier (1899), d’ériger en municipalité scolaire distincte, sous le nom de “ Saint-Paul de l’Ile aux noix, ” comté de Saint-Jean, la nouvelle paroisse de ce nom, avec les limites qui lui sont assignées par la proclamation du 18 novembre dernier, 1898.Cette érection ne prendra effet que le 1er juillet prochain, 1900.Avis de demande de changements de limites de municipalités scolaires.Demande est faite d’annexer à la municipalité scolaire de “ Sayabec, ” comté de Matane, tout le territoire compris dans la paroisse de Sainte-Marie de Sayabec, qui ne fait pas actuellement partie de la dite municipalité scolaire.Ce changement de limites, s’il est autorisé, ne devant prendre effet que le 1er juillet 1900.Avis Attendu que les écoles de s}mdics des écoles dissidentes de la municipalité de ‘ ‘Sainte-Brigide, ’ ’ dans le comté d’Ibervile, ont laissé passer une année sans avoir d’école dans leur dite municipalité ; qu’ils ne mettent pas la loi scolaire à exécution, et ne prennent aucune mesure pour avoir des écoles, conformément à la loi ; en conséquence, je donne avis qu’après trois publications consécutives dans la Gazette Officielle de Québec, je recommanderai au lieutenant gouverneur en conseil, que la corporation des syndics des dites écoles dissidentes pour la dite municipalité soit déclarée dissoute, dans le délai indiqué par la loi.P.B.DIS IyABRUÈRE, Surintendant.Québec, 30 septembre 1899.[ Son Excellence Mgr Falconio, délégué du Saint-Siège au Canada Son arrivée à Québec.—Sa visite à l’Ecole normale Laval Nos lecteurs savent que le Souverain Pontife Léon XIII a établi une délégation permanente au Canada.Le Chef de l’Eglise a choisi Mgr Falconio, de l’ordre des religieux franciscain, pour remplir cette importante charge.Mgr Falconio est arrivé à Québec dimanche, le premier octobre dernier.Il a été reçu avec tous les honneurs dus à son rang par S.G.Mgr Bégin, archevêque de Québec.La vieille capitale a fait royalement les choses et le représentant de notre auguste Chef, le vicaire de Jésus-Christ, a été très touché des marques profondes de foi que les autorités religieuses et civiles de Québec lui ont témoignées lors de son arrivée au Canada.Au nom du corps enseignant de la province, L'Enseignement Primaire dépose aux pieds de son Excellence l’hommage de son respect et de son attachement au Chef de l’Eglise catholique.Samedi, le 7 octobre, l’Ecole normale Laval avait le bonheur de recevoir la visite de Mgr le Délégué.Après la messe dite par son Excellence, tout le personnel de l’Ecole se rendait à la salle de récréation où le délégué ne tarda pas à arriver, accompagné de NN.SS.l’archevêque de Québec et l’évêque des Trois-Rivières.M.l’abbé Th.-G.Rouleau, Principal, donna ensuite lecture de l’adresse suivante : “ A Son Excellence Monseigneur Diomède Falconio, L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE I3I Délégué du Saint-Siège au Canada.> ÂJ.CliNSiCS.B.Vestibule -Ct Vestiaires 0D.H6t)éd• —I I 1 J I Le porc.Dans quel groupe mettrons-nous le porc ?Il diffère trop des animaux dont nous venons de parler pour que nous le rapprochions d’eux ; nous le mettrons à part, et nous appellerons ce groupe que nous commençons à former, celui des porcins.Je n’ai pas besoin de vous dire pourquoi le nom de porc explique celui de porcins. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 168 Il y a dans les forêts un animal sauvage qu’on appelle le sanglier.Il ressemble beaucoup au porc, mais il est plus maigre, et ses jambes sont plus hautes.Ses soies, de couleur noire, sont plus raides et plus fournies que celles du porc ; puis il lui sort, de chaque côté de la gueule, deux longues dents recourbées qu’on appelle ses défenses.C’est un animal farouche, et terrible quand il est en colère.Nous le classons, bien entendu, dans le groupe des porcins.Décrivez le porc.Connaissez-vous un animal sauvage qui ressemble au porc ?Qu’appelle-t-on les défenses du sanglier ?Comment nomme-t-on les animaux qui ressemblent au porc ?Mme P.C.De la composition au brevet de capacité DEGRÉ ÉLÉMENTAIRE I Lettre d’Isabelle à Alice Canevas.—Isabelle écrit à son amie Alice pour l’inviter au baptême de son petit frère.Bile est marraine, elle est très contente.Bile demande à Alice un conseil sur le choix du nom qu’elle doit donner à son cher filleul.Son grand papa, qui est parrain, lui permet de choisir.Bile compte sur l’arrivée de son amie et sur son bon goût pour trancher la difficulté.Développement Ma chère Alice, C’est dans deux jours qu’aura lieu le baptême de mon petit frère.J’espère que tu me feras le plaisir dV assister.Je suis marraine, et mon grand-père, qui est parrain, m’a laissé choisir le prénom du nouveau-né.Je suis très heureuse, mais je suis très embarrassée.J’ai parcouru plusieurs fois le calendrier sans pouvoir me décider.Il y a tant de si jolis noms ! Je vois bien que je ne prendrai parti qu ’après avoir demandé conseil à mon Alice.Tu as un goût exquis : viens donc sans retard m’en donner une nouvelle preuve.Je t’embrasse très affectueusement, Isabelle.II La fête de maman Ma chère petite maman, Hier soir, dans mon lit, comme tous les autres soir, avant de m’endormir, je pensais à vous, à mon papa, à Ernest et à ma petite sœur, je fermais les yeux, et je vous voyais tous par la pensée.Vous ne sauriez croire combien j ’aime ce moment.Lorsque je m’ennuie dans la journée, je me dis en moi-même pour me consoler : “Ce soir, j’irai chez nous, je jouerai avec mon frère et ma sœur, j ’irai tout doucement derrière la chaise de maman, et, quand elle ne me croira pas là, je l’embrasserai en lui faisant peur comme je le faisais autrefois ; puis, j’irai courir dans le jardin, j’arroserai mes fleurs, je ferai enrager Azor, je porterai à manger à mes poulets, à mes canards, à mes lapins.” Et c’est dans ces pensées que je m’endors, et je suis heureuse.Avant-hier soir, chère maman, lorsque j’étais invisible au milieu de vous, voilà que.tout à coup, je me rappelle que nous sommes au 18 juillet, et que le 22, c’est votre fête, la Sainte-Marguerite.Ce souvenir me fit éprouver une grande peine, parce que je me disais que c’était la première fois qu’à cette époque, j’étais séparée de vous.Que 11e donnerais-je pas pour pouvoir aller, comme les autres années, cueillir les plus belles fleurs de mon jardin, en composer un joli bouquet, vous porter un biscuit de Savoie, L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 169 que papa aurait fait préparera l’avance en grand secret, et vous réciter mon petit compliment ! Puisque ce bonheur m’est refusé, je me bornerai à vous dire, que je vous aime toujours autant, si ce n’est davantage ; que je vous souhaite une benne santé, et que je prie sainte Marguerite, votre patronne, d’intercéder pour vous auprès du bon Dieu, afin que vous soyez toujours heureuse.Puisque, chère maman, je n’ai à vous offrir cette année ni bouquet, ni gâteaux pour votre fête, je veux du moins vous donner l’assurance d’être de plus en plus raisonnable et de travailler à tous mes devoirs avec la plus grande ardeur.Ce matin, j’ai dit à quelques-unes denies compagnes que j’allais vous écrire pour vous souhaiter votre fête, elles m’ont dit qu’elles ne le faisaient pas pour leurs parents ; j’en ai été surprise, car je trouve que c’est une bien douce habitude.Au moment d’une fête, il me semble qu’on aime davantage son père et sa mère ; on pense à eux continuellement, on cherche ce qu’on pourra dire qui leur sera le plus agréable ; cela ravive les sentiments et donne l’occasion de les faire connaître ; aussi je promets bien que jamais je ne manquerai à ce devoir.Les prix sont fixés au 22 août ; quel bonheur ! Dans un mois, chère maman, je serai près de vous.Nous sommes en grande occupation pour les compositions ; jusqu’à présent, je suis assez contente de moi, j’ai quelque chose qui me dit tout bas que j’aurai des prix et des accessits.— N’en dites rien surtout.Adieu, chère maman, dites à mon papa que je l’aime et que je l’embrasse, ainsique vous, de tout mon cœur, sans oublier Ernest et Marie.C.JURANVILLE.DEGRÉ MODÈLE CORRECTION DE DEVOIR D’ELEVE CORRECTIONS 1.Attribuer au temps la sagesse, l 'instruction, c'est abuser de la métaphore.Supprimez ces mots.2.L'Expérience de qui ?du temps ?Il n'est pas plus capable d'expérience que de sagesse.Mots à supprimer.3.Dites: s’en rapporte.Se rapporte est impropre.4.Dites : par lui-même et à ses dépens.5.Puisse.Il y a gradation.6.Corriger de sa présomption ; “de ce défaut” dit le contraire de votre pensée.7.L’exérciee.8.Plus juste.9.Supprimez cet embarras.10.Eût.11.Très bien.12.Bien.13.Supprimez.34.Jeune.Attention au.rapport des mots.15.Très bien.16.Répétition d'idée.Supprimez.17.Dont le concours est utile au succès.18.Tout cet alinéa est bon Le temps est un grand maître, il règle bien des choses.” - Développer cette pensée.DÉVELOPPEMENT Le temps est un grand maître, le plus sage, le plus instruit de tous les maîtres (1).Ses enseignements, basés sur l'expérience (2)j sont nos guides les plus sûrs.L homme ne se (3) rapporte qu’à ce qu’il a appris lui-mème (4) ; il se croûait rabaissé en se fiant à l’expérience des autres ; à son avis, lui seul est infaillible.Il n’y a que la propre expérience, il n'y a que le temps qui puissent (5) le corriger de ce défaitt de (6) présomption.En vivant au milieu du monde, en grandissant, l’enfant apprendra à connaître la vie, son jugement se développera par le fréquent usage qu'il aura à en faire (7) ; il pourra se faire une idée (S) juste de toute chose ; et en se formant ainsi (9), il abandonnera aujourd’hui des idées, des projets qu’il eut (10) voulu pour, suivre hier (11).Ses illusions d'enfance disparaîtront peu à peu-sa volonté se portera de jour en jour à des choses plus sérieuses et plus profitables (12) ; un nouvel horizon s’ouvrira à ses yeux, toutes ( 13) les difficultés à se créer une position (13) qu’il avait rencontrées plus jeunes (14,) se dissiperont avec l’âge et le temps.Le temps règle bien des choses, il faut savoir attendre et prendre patience (15).Tout ce qui est fait avec précipitation est ordinairement mal fait (15).“ Vite et bien ne vont pas ensemble ”, dit le proverbe.Quand on est obligé de faire des démarches pour la solution d’une affaire, il ne faut pas plaindre le ternes pour prendre des informations (16).“ Qui va doucement va loin.” On a parfois une question délicate à traiter, elle demande beaucoup de pru- i7o L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE comme pensées.19.Transition brusque.20.Cette règle s’adresse.21.Aux personnes chargées.22.Dans un.23.La phrase est indéfinie ; retranchez nous.24.Idées très justes.25.De premier mouvement du maître ou de l'élève ?Dites : De maître, s’il est ému, laissera tomber sa colère et attendra le calme et la réflexion avant de punir.De son côté, l’élève ayant eu le temps de reconnaître ses torts, sera mieux disposé à profiter de la correction.dence et de temps : ne soyons pas trop prompts à agir.Avec le temps, les difficultés peuvent tomber, les mauvaises dispositional des personnes avec lesquelles on doit avoir à agir (17) peuvent changer, et le problème deviendra alors facile à résoudre (18).(19) Entre la colère et l’orage qui la suit, laissez l'intervalle d'une nuit, dit-on encore.Ceci s'applique (20) plus particulièrement: à ceux qui sont chargés (21) de diriger les autres, aux instituteurs.Il n’est jamais bon d’agir sur un (22) moment de surexcitation ; on est exposé à dépasser les bornes que nous (23) prescrivent la modération et la prudence (24).Quand un enfant a commis une faute, il faut toujours attendre que le premier mouvement (25) de colère soit passé.Dans l'intervalle on aura le temps de réfléchir sur les moyens à prendre pour le-corriger, et lui-même pourra reconnaître ses torts.Le fonds est très convenable et même excellent.La forme, le style laisse à désirer.Note ; 7 sur 10.(de l'Ecole et la Famille).A travers les écoles primaires EXTRAITS DES RAPPORTS DES INSPECTEURS D’ÉCOLES (1) M.C.BRAULT.Depuis quelques années il y a une tendance, chez les contribuables de certains arrondissements, à désirer l’érection des dits arrondissements en municipalités.Pour obtenir la réalisation de ce désir, on alléguera qu’on n’obtient pas justice des commissaires, I qu’on est victime de leur négligence, qu’en donnant à l’arrondissement les privilègesI d’une municipalité, l’éducation et l’instruction fleuriront davantage; une seule école! -étant l’objet de la surveillance, delà sollicitude de cinq commissaires, que par suite il s’y construira une maison d’école qui, au confort et à la solidité, réunira l’élégance, en remplacement de la masure qu’on aura peut-être eue en partage jusque là, qu’on sera plus que jamais particulier dans le choix des institutrices, s’assurant avant tout que' celles-ci possèdent les aptitudes et les qualités pour s’acquitter avec avantage de leurs; importantes fonctions.Ces raisons sont à la vérité bien belles et d'une éloquence telle! que c’est peut-être difficile de n’y pas céder, mais n’arrive-t-il pas quelquefois qu'un motif principal, sinon le seul, du désir en question, motif qu’on n’ose pas mettre au jour, est de se soustraire à l’aide qu’on se trouve à accordera d’autres arrondissementsi dont les biens imposables sont de moindre valeur.Il arrivera peut-être aussi que ce désir aura pour principe la très grande liberté, le moins de gêne qu’on espère avoir de lésiner au sujet du traitements de l’institutrice, dont la non moindre qualité sera de donner ses services au rabais, et au sujet des constructions et des ameublements scolaires que l’on est presque toujours disposé à trouver en assez bon état.Autant que possible, il me semble que les limites des municipalités scolaires, dans 110s campagnes, devraient se confondre avec celles des paroisses, ainsi que le easf existe généralement pour les municipalités d’un autre ordre, les municipalités régies par les conseils locaux ; tout au plus pourraient-elles coïncider avec les limites de celles-ci.D’ailleurs, l’éducation et l’instruction, on l’a déjà dit, doivent être intime-9 ment liées à la religion.Or, cette liaison existera d’autant plus intimement que la i paroisse sera moins divisée pour les fins scolaires.(1) Nous ne pouvons publier en entier les intéressants rapports de MM.les Inspecteurs d’écoles t l’espace nous manque.A l’avenir nous en extrairons les points les plus saillants.la 1 la res L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 171 Les sommes allouées chaque année aux municipalités scolaires par le gouvernement me paraissent, en réalité, octro3'ées à la partie la moins favorisée des biens delà fortune dans chaque municipalité,, en sorte que la partie la plus riche trouve dans ces octrois une compensation à l’aide qu’elle donne indirectement et dont j’ai parlé ci-dessus.Suivant que j’en exprimais l’espoir dans mon dernier rapport annuel, le programme d’études a été de beaucoup mieux suivi qu’en 1896-97.Ainsi, pour l’histoire sainte, le chiffre 3,505 de déficit a été remplacé par 1,082 ; pour les éléments de la grammaire, le déficit de 2,160 est remplacé par 306 ; quant au dessin, un déficit de 2,515 est substitué par le chiffre 1,684.L’hygiène n’était pas mentionnée dans mon petit tableau de l’an dernier, 5,267 élèves en auraient eu quelques notions, pendant l’année 1897-98.Il importe beaucoup à tout le monde de savoir protéger sa santé, ce bien terrestre par excellence.En conséquence, les premiers éléments, les notions les plus importantes de l’hygiène, doivent, autant que possible, s’inculquer à tous les élèves et ce, au mo3'en de petites leçons orales données non pas à heures fixes, mais de temps en temps, quand se présentent les occasions favorables d’en donner.L’école modèle des garçons de la Pointe-Claire a été, toutefois, dirigée pour la première année, et ce avec beaucoup de zèle et d’efficacité, par les religieux de Ste-Croix au nombre desquels le Frère Aimé occupait la première place, M.Napoléon Gélinas, instituteur de mérite, venait de diriger cette institution durant onze années consécutives.Je crois qu’il serait à propos d’exiger des candidats à l’enseignement la connaissance des règlements scolaires.Ces règlements comprennent les règlements concernant les fonctionnaires de l’enseignement, les élèves, les maisons, les emplacements et les ameublements scolaires, les matières qui doivent s’enseigner et jusqu’à quel point ces matières doivent s’enseigner, dans chaque année du cours d’études, etc., etc.Il est donc évident qu’il importe beaucoup à tout titulaire d’école de connaître ces règlements.Au moyen de cette connaissance, il pourrait obtenir souvent de grandes améliorations au sujet de la maison d’école et du mobilier de cette maison.Se trouvant souvent eu rapport avec les contribuables, l’occasion ne lui manquerait pas de leur parler, de parler aussi au commissaire demeurant dans l’arrondissement, des avantages qu’il 3' a pour les élèves, au point de vue de la conservation de la santé et même de l’éducation, d’avoir des salles de classe qui puissent s’aérer facilement, suffisamment spacieuses, bien éclairées, avantageusement situées et pourvues de sièges et de pupitres convenables.Entendant parler souvent de ces prescriptions si sages, si importantes des règlement scolaires, les personnes les plus intéressées à leur mise à exécution, les parents qui forment la masse du peuple, finiraient par se laisser Convaincre et cette heureuse transformation de l’opinion publique ne tarderait pas à avoir son effet.Souvent, à ma connaissance, que d’améliorations considérables, obtenues sur les représentations des titulaires, ont été faites aux maisons d’école et au mobilier scolaire ! Les conférences pédagogiques inaugurées l’automne dernier sont, je crois, denature à produire beaucoup de bien, ainsi que j’en ai exprimé l’opinion dans le rapport spécial que j’ai eu l’honneur de vous transmettre, il 3- a six mois.L’établissement d’un seul bureau d’examinateurs pour la province aura pour effet, j’en suis persuadé, de favoriser grandement les progrès de l’instruction primaire ; justice égale sera rendue, en même temps, aux divers candidats à l’enseignement.Instituteurs et institutrices ont, en général, rempli leurs devoirs avec avantage et à la satisfaction des intéressés.Les traitements, presque partout, ont été pa3'és régulièrement.Les comptes scolaires ont été généralement bien tenus.M.J.-A.CHABOT Quatre-vingt-douze écoles, dont 7 modèles et 85 élémentaires ont fonctionné régulièrement pendant l’année 1897-98 ; 5 n’ont pas été ouvertes, faute de moyens pécuniaires ; en tout, 97 écoles de tous genres.12 institutrices sont munies d’un diplôme d’école modèle, 74 d’un diplôme élémentaire et 6 ne sont pas brevetés ; il n’y a qu’un instituteur non breveté. 172 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE La moyenne des traitements des institutrices des écoles modèles est de $140.00 ; celles des institutrices des écoles élémentaires de $95.60, et celle des institutrices non brevetées de $68.00.Il y a encore beaucoup de maisons d’école qui laissent à désirer ; les unes trop petites et trop basses, les autres grandes et froides, enfin peu confortables.Les châssis sont mal disposés ; et très souvent le poêle, dans la classe, dérange la symétrie qu’on pourrait y établir et est presque toujours cause que les élèves ne sont pas à leur aise.Les maisons que l'on construit à présent sont grandes et mieux aérées ; on adopte toujours un plan approuvé.Le mobilier est loin d'être convenable dans beaucoup de maisons d’école ; souvent les tables et les bancs ne sont pas proportionnés à la taille des élèves.Pour obtenir un bon travail des écoliers, il faut qu’ils soient à leur aise, bien traités, comme je l’ai tant répété aux institutrices lors des conférences.Alors, quand on verra dans les écoles de bons bancs et de bonnes tables, maîtres et élèves seront à leur aise ; tous prendront du goût à l’école et en bénéficieront.Les cabinets d’aisances dans beaucoup d’endroits sont en mauvais ordre.Généralement les emplacements sont bons, élevés, sains et secs.Les cartes géographiques se font rares dans un bon nombre de classes ; cependant, sur l’invitation que je leur en ai faite, MM.les commissaires commencent à pourvoir leurs écoies un peu mieux.L’an dernier, on a pourvu d’une mappemonde et d’une carte de la province de Québec celles qui ne l’étaient pas ; beaucoup ont une bonne série de cartes géographiques.Les globes terrestres sont assez rares, on n’en trouve que dans les écoles modèles.•*|Lors des conférences pédagogiques, données l’an dernier, j’ai eu le plaisir de rencontrer un certain nombre de commissaires.J’ai essayé de leur faire comprendre, à eux et surtout aux institutrices, la grande utilité d’un bon tableau noir dans une classe.J’ai réussi, mais non comme je l’aurais désiré; dans beaucoup d’écoles, on a réparé, agrandi et renouvelé ceux qui étaient en mauvais état ; il y en a encore quelques-unes où le tableau noir est trop petit et (quelquefois) bon à rien.A quelques exceptions près, les livres dont on se sert dans les écoles du comté de Gaspé sont approuvés ; les livres anglais ne le sont pas toujours cependant.Au printemps, lors de mon passage à Percé, je n’ai pu aller faire l’examen de l’école de l’Isle-Bonaventure ; la glace étant partie, il était trop risqué de s’aventurer à travers ces glaces charroyées par le Golfe, pour franchir en canot un espace de trais milles.Alors j'ai cru ne pas engager ma conscience en remettant à l’automne cette visite.C’est avec plaisir que je le répète, les écoles de ma circonscription se sont améliorées beaucoup ; les progrès sont sensibles, les élèves mieux classés, les institutrices font suivre d’une manière plus attentive les matières du programme d’études ; cela, grâce au bon effet qu’ont produit les conférences pédagogiques auxquelles toutes les institutrices, à l’exception de deux ou trois, se sont fait un devoir d’assister.Les institutrices dont les noms suivent sont celles qui se sont le plus distinguées dans l’enseignement pendant l’année scolaire 1897-98 : Mme O.Desjardins, Mlles Lydia et Kate Flynn, Georgiana Tremblay, Christine Desjardins, Kate Sirois, A.-Jane Ahern, Bibiane Mauger, Octave et Azilda Lepage, Marie Tangua^', Anna Harrison, Caroline Thibault, Eliza Jessup, May O’Connor, Mélanie Malouin, M.-A.Bélanger, Marguerite Collin, Angélique Brière, Vitaline Chesnel.M.J.-A.CLÉROUX Les différentes écoles de mon district ont été fréquentées par 2,987 garçons et 2, 843 filles, formant un total de 5,830 élèves, dont l’assistance mo}'enne est de 4,052, ou par cent.Dans mon district d’inspection, il n’y a que 4 écoles où le titulaire n’est pas diplômé.20 institutrices diplômées pour école modèle y enseignent.Les dames religieuses, à la tête de 7 écoles, et les révérends Frères de l’Instruction chrétienne, de Buckingham, font preuve d’un grand zèle dans l’accomplissement de leur tâche. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Les révérendes Sœurs de Montebello et de Buckingham méritent une mention spéciale pour leur application à suivre le règlement du Conseil de l’Instruction publique et le programme d’études.Je mentionnerai aussi d’une manière toute spéciale, Mlle Amanda Raymond, qui a très bien réussi à donner un enseignement très pratique dans les deux langues.Quoique mon district soit généralement composé de municipalités pauvres, les autorités scolaires paraissent dirposées à améliorer graduellement l’état de leurs maisons d’école et de leur mobilier.Un grand nombre de commissaires et de syndics visitent leurs écoles régulièrement, examinant les élèves, aidant les instituteurs ou les institutrices de leurs conseils et, règle générale, ces écoles fonctionnent bien.Je regrette d’avoir à ajouter que 38 écoles, n’ont pas eu de l’année la visite de leurs commissaires.Un certain nombre d’entre eux donnent pour raison qu’ils ae savent ni lire ni écrire, qu’ils sont par conséquent incompétents.Je crois de haute importance de vous faire connaître qu'un très grand nombre d’institutrices prennent leur pension en dehors de l’école, qui est ouverte à huit heures du matin, et elles n’arrivent qu’à neuf heures, de sorte que les élèves sont laissés sans surveillance pendant ce temps.Si elles s’absentent pour,1e dîner, les élèves sont encore une heure à une heure et demie sans surveillance.COURS ILLUSTRE D’HISTOIRE DU CANADA V M.DL MONTMAGNY Le successeur de Champlain fut M.de Montmagny (1), chevalier de Malte, qui joignait à une sincère piété tin zèle et une fermeté rares.Le vaisseau qui le portait mouilla l’ancre devant Québec dans la nuit du 11 juin 1636.Le lendemain matin, toute la population vint le recevoir sur le rivage.Après les compliments ordinaires, on se rendit à l’église de Notre-Dame de Recouvrance (2) où l’on chanta solennellement le Te Deiim, avec les prières pour le roi.M.de Châteaufort (3), qui avait remplacé Champlain, en attendant l’arrivée des vaisseaux, remit à M.de Montmagny les clefs du fort, où le nouveau gouverneur fut reçu au bruit des salves de canon et de hiousqueterie.Un des premiers soins du chevalier de Montmagny', quand il eut pris connaissance des affaires de son gouvernement, fut de mettre à exécution ie plan qu’on avait projeté l’année précédente, de fonder un petit séminaire destiné à recevoir les enfants des sauvages, et dont le soin serait confié aux Pères Jésuites.On crut devoir commencer par ceux des Hurons, dont plusieurs familles venaient d’embrasser le christianisme ; on jugea d’ailleurs que ce serait autant d’otages, qui répondraient de la fidélité de leurs parents.(1) Lorsque les sauvages demandèrent le nom du.nouveau gouverneur, on leur répondit qu’il s’appelait grande ihontagne (Monsmagnus) eu leur limgue Onptithïo.,11s continuèrent dans la suite à donner ce nom à tous les gouverneurs français ; le roi de France était désigné par celui de Grand Orton/h io.(2) Notre-Dame de Recouvrance avait été bâtie en 1634 par Champlain, qui avait promis que, s’il rentrait à Québec, il érigerait une chapelle sous ce vocable, pile était située sur la partie du terrain de la fabrique où est aujourd’hui le presbytère.File fut incendié le 14" juin 1640.(3) Marc-Antoine Bras-de-fer de Châteaufort. I74 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE On invita donc les Hnrons chrétiens à envoyer leurs enfants à Québec, pour y être instruits des principes de la religion, et formés aux bonnes moeurs.Ils ne firent d’abord aucune difficulté, et promirent tout ; mais, quand il fut question d’exercer leurs promesses, d’un assez grand nombre d’enfants sur lesquels on avait compté, à peine le,P.Daniel, qui s’était chargé de les conduire, en put embarquer trois ou quatre ; encore ne réussit-il à les mener que jusqu’aux Trois-Rivières, où leurs pères, les ayant rencontrés, les lui enlevèrent, quoiqu’ils eussent consenti à leur départ.Cette conduite, au reste, ne surprit point le missionnaire, qui connaissait l’attachement extrême de ces barbares pour leurs enfants, et leur répugnance invincible à s'en séparer.I/aile droite du Vieux-Château (ancienne Ecole normale de Québec) fut bâtie à l’époque de M.de Montmagny.bir’-'V T • J, y i-*»•*'-*• ' cle la nouvelle bourgade au milieu d’une ance appelée par les sauvages Kamiskoua Ouangachit, qui prit le nom de Saint-Joseph de Sillery.L’année suivante, douze familles chrétiennes très-nombreuses prirent possession de l’emplacement qu’on leur avait destiné.Elles n’y furent pas longtemps les seules, et, en peu d’années, cette habitation devint une grosse peuplade, composée de chrétiens fervents, qui défrichèrent un assez grand terrain, et .s’accoutumèrent peu à peu à tous les devoirs de la société civile.Le voisinage .de Québec, et la conduite édifiante de ses citoyens, ne servirent pas peu à former les nouveaux habitants de Sillery dans la piété, et à leur inspirer une sorte de police proportionnée à leur génie ; car on doit rendre cette justice à la colonie de la Nouvelle-France, que la source de presque toutes les familles qui sont venues s’y établir, est pure, et n’a aucune de ces taches que l’opulence ne réussit pas toujours à effacer : c’est que ses premiers habitants étaient ou d’honnêtes ouvriers, occupés à des travaux utiles, ou des personnes de bonnes familles qui s’y transportèrent dans la seule vue d’y vivre plus tranquillement, et d’y conserver plus sûrement leur religion ; ce que l’on ne pouvait pas toujours faire aisément alors dans plusieurs provinces du royaume, où les religionnaires étaient forts puissants.((H suivre) L’abbé C.-H.LAVERDIÈRE, A.M. 176 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ENSEIGNEMENT PRATIQUE INSTRUCTION RELIGIEUSE CATECHISME chapitre sixième— Suite Du péché et des différentes especes de péchés Q.Qu’est-ce que l’orgueil ?R.L'orgueil est une estime déréglée de soi-même qui fait qu’on se préféré aux autres et qu’on veut s'élever au-dessus d’eux.___L’estime est le cas que l’on fait d’une personne, de ses qualités, de ses talents, etc.U n’est pas défendu d’avoir l’estime de soi-même, mais cette estime doit être conforme à la règle, et la règle consiste à ne s’estimer qu’à sa juste valeur.Quand on s’estime plus qu’on ne vaut, l’estime est déréglée, c’est l’orgueil.Celui qui s’estime plus qu’il ne vaut se compare aux autres et se trouve meilleur ; s’estimant plus que ceux qui l’entourent, il veut naturellement les dominer, être leur maître, c’est-à-dire s’élever au-dessus d’eux.L’orgueil étant un péché capital produit d'autres péchés qui sont : l’ambition, le mépris du prochain, la désobéissance, la vanité, la jactance, la présomption.0.Qu’est-ce que l’avarice?R.L’avarice est un attachement désordonné aux biens de la terre, et principalement à l’argent.— L’avarice ne consiste pas à posséder des trésors, ni même à les aimer et à en prendre soin, mais à les aimer plus qu’ils ne le méritent.Prendre un soin sage et prévoyant des biens que l’on possède, ce n’est pas de l’avarice, c’est de l’économie, et l’économie est une bonne chose.Il est bon de constater que l’avarice consiste dans l’attachement déréglé aux biens de ce monde et non dans l’usage que l’on fait de ces mêmes biens.On peut donc être avare tout en dépensant beaucoup d’argent.On peut aussi être avare sans être riche.L’avarice produit généralement la dureté de cœur et la fraude.Q.Qu’est-ce que l’impureté?R.L’impureté est une affection déréglée pour les plaisirs de la chair.— L’impureté produit l’oubli de Dieu, le dégoût des choses du salut, l’endurcisse- V.Formation du pluriel dans les noms.—{Suite.) — La plupart des noms terminés en al au singulier, font leur pluriel en aux ; et vous savez déjà qu’on dit : ment dans le péché mortel, etc.Ed.Lasfargües, Prêtre de la Cong.des FF.de St- Vincent de Paul.LANGUE FRANÇAISE COURS ÉLÉMENTAIRE LEÇONS PRATIQUES DE GRAMMAIRE Le cheval — Les chevaux Le canal — Les canaux L’animal — Les animaux Le journal — Les journaux L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 177 I Dans ces mots, le changement de forme est plus grand que dans ceux qui précèdent, et la prononciation change avec l’écriture.Il y a encore d’autres exceptions que nous vous apprendrons plus tard, ou que l’usage vous fera connaître.Malgré toutes ces différences, remarquez, mes enfants, que d’une manière ou de l’autre, les noms au pluriel en arrivent toujours à se terminer par un s (puisque l’x et le z contiennent ou représentent un s).Questionnaire Comment forme-t-on généralement le pluriel des noms ?Comment forme-t-on le pluriel des noms terminés par s ?— des noms terminés par x et par z ?Pourquoi ne met-on pas un .y à ces derniers ?Comment forme-t-on ordinairement le pluriel des noms terminés en au, eu.—Des noms terminés en al ?Y a-t-il des exceptions à ces règles ?Exercice Mettre au pluriel les noms écrits en italiques dans les phrases suivantes, et en marquer le genre.J’ai tué un loup dans la forêt.—De jardinier a planté le rosier.•—D’herbe a été broutée par le mouton et la chèvre.—Allons dans le champ ; nous nous reposerons à l’ombre du chêne.—De navigateur traverse la mer : il a sans cesse à craindre la tempête.—De laboureur trace un sillon dans le guéret.— Da récolte peut périr par la gelée.—D’hirondelle redoute l'hiver.En parcourant le bois, nous avons aperçu une perdrix sous le taillis.—On a planté une croix de pierre au bord du chemin.—Da sécheresse a fait tarir le puits : le berg'er mènera brebis boire à la source.De prix du riz a augmenté depuis le marché de la semaine dernière.—J’ai cueilli une noix dans le noyer, du raisin dans la vigne, un abricot le long de l'espalier.—On entend une voix chanter sous l’ombrage.—De pâtre allume un feu sur la bruyère.—Da rivière reçoit l'eau du ruisseau.Elle est assez large pour porter un bateau.—Nous avons acheté un jeu de quilles, une boule, un cerceau et un volant, pour faire un cadeau à nos petits compagnons.—Un écheveau de fil.— Un cheveu.— Un corbeau.— Un barreau de fer.— Un caveau.Nous creuserons un canal pour dessécher le marais.—Il est odieux de tourmenter un animal.— On appelle minerai, un minéral contenant un métal.Mettre au singulier : Quand la nuit tomba, on alluma des fanaux sur les rochers, pour faire des signaux aux pêcheurs attardés.—-On a conduit ces chevaux à la forge des maréchaux (pour les ferrer).Exercices d’invention et de composition CONSEILS L’enseignement de la langue par l’élocution doit commencer dès que l’enfant nous est confié.Par des exercices très simples, dans le genre de ceux qui suivent, l’institutrice doit s’efforcer de faire parler ses petits élèves, les obliger à nommer et à classer des choses connues, vues, mises sous les yeux le plus souvent possible.Elle pourra, un peu plus tard, raconter des historiettes que les enfants chercheront à reconstituer dans leur langage, bien incorrect sans doute, mais langage qu’il faut corriger.COURS ÉLÉMENTAIRE Exercices préparatoires Trouver des noms de couleurs : Rouge Bleu Blanc Noir Vert Jaune Violet Gris L’élève indiquera un nom auquel chacune de ces couleurs puisse convenir : vin.rouge.Gazon.vert.Ciel.bleu.Or.jaune.Sucre.blanc.Chapeau.violet.Corbeau.noir.Poivre.gris.L'élève formera une petite phrase en citant deux noms pouvant convenir à chaque couleur : Le vin et le sang sont rouges.La mer et le ciel sont bleus. 178 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Le sucre et le lait sont blancs.Le corbeau et le merle sont noirs.Les feuilles et le gazon sont verts.L’or et le cuivre sont jaunes.Le corsage et le chapeau sont violets.Grouper par couleur lés animaux ou les objets dont les noms suivent : Farine, —suie, —taupe, —colombe, —perruche, —cendres, —charbon, —plâtre,—encre, —huile,—lait,—sang,—souris,—os,—pantalon de soldat, —poudre,—soufre,—herbe,— carotte, —navet, —chou, —cerise, —fraise, —pomme, —bière,—tomate, —ardoise, —marbre, —brique.ELOCUTION ET COMPOSITION LES HIRONDELLES Le M.—Regardez par la fenêtre, enfants, sur le toit de la grange des Dion.Que 'voyez-vous ?De nombreux petits oiseaux, n 'est-ce pas?Ce sont.des hirondelles.Pourquoi se réunissent-elles ainsi ?Oui, vous le savez, pour se préparer au départ.Où iront-elles?Quand reviendront-elles ?Qu’annonce leur retour ?Comment accueillons-nous les hirondelles ?Où et comment font-elles leurs nids ?De quoi se nourrissent- elles ?Souhaitons bon voyage aux hirondelles, mes enfants, et aussi.bon retour.< Canevas 1.— Les hirondelles.2.— Epoque de leur retour.3.— Leurs nids.4.— Leur nourriture.,•5.— Leur départ.6.— Bon voyage et bon retour.DÉVELOPPEMENT 1.— Les hirondelles sont de jolis oiseaux noirs et blancs qui vivent autour de nos maisons.2.—- Elles arrivent tous les ans vers le mois d’avril, au commencement du printemps.3.— Les hirondelles font leurs nids le long des murs et dans les cheminées.4.— Elles se nourrissent de moucherons, qu’elles attrapent en volant.5.— Elles nous quittent lorsque l’automne arrive, pour aller vivre dans des pays plus chauds.6.— Souhaitons bon voyage aux hirondelles, et aussi bon retour.LE CHAT Le M.— Un chat ! vous connaissez tous un chat, ne serait-ce que celui qui croque les souris de l'école, ce brave Gris-Gris, qui est un peu votre ami, quand vous ne le taquinez pas.Vous pouvez bien faire son portrait, ou celui de votre chat, ou encore celui du chat que vous connaissez le mieux.Vous aurez soin de mettre de l’ordre dans votre description.Vous ferez d’abord le portrait physique (couleur, fourrure, oreilles, yeux, etc.), puis le portrait moral ; là encore, il faut de l’ordre: parlez d’abord des qualités, puis des défauts.Citez aussi, s’il y a lieu, des détails particuliers.Votre chat est peut-être voleur, sournois ; dites-le, ce sera plus intéressant.Canevas Mon chat.Son portrait physique.Son portrait moral ( qualités, défauts).DÉVELOPPEMENT Malgré son nom, Blanchette est une chatte noire avec une seule tache grise sur le cou.C’est une chatte angora.Sa fourrure est épaisse et soyeuse.Ses oreilles sont petites, ses yeux verts, sa queue longue et bien fournie.Blanchette est joueuse et caressante. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE I79 C’est de plus un bon gendarme : elle fait une guerre terrible aux souris et aux rats.Malheureusement, Blanchette a des défauts : elle est gourmande et voleuse, et • parfois sournoise.Dernièrement, en jouant avec mon petit cousin Louis, elle lui a fait à la joue une longue égratignure.Malgré cela, j’aime beaucoup Blanchette, ma jolie chatte noire.COURS MOYEN EXERCICES PRÉPARATOIRES 1.— Les noms suivants étant donnés, l’élève ajoutera un verbe et un complément : Soleil.— Le soleil.éclaire la campagne.Pltiie.— La pluie.arrose les récoltes.Chemin.— Le chemin.traverse le bois.Ecureuil.— L’écureuil.grimpe sur l’arbre.Soc.— Le soc.ouvre le sillon.Bûcheron.— Le bûcheron.abat les arbres.2.— L’élève rendra les phrases obtenues plus animées, plus pittoresques, en ajoutant un qualificatif au sujet et, s’il le peut, au complément.Le gai soleil éclaire la campagne verdoyante.La pluie bienfaisante arrose les récoltes desséchées.Un chemin herbu traverse le bois ombreux.L’écureuil agile grimpe sur l’arbre touffu.Le soc poli ouvre un sillon profond.Le robuste bûcheron abat les arbres séculaires.ORTHOGRAPHE, IDEES ET GRAMMAIRE COURS ÉLÉMENTAIRE DICTÉES I.— LES PRAIRIES ARTIFICIELLES (i) Les prairies artificielles sont composées de plantes annuelles (2) ou vivaces (3), que Ton cultive pendant une ou plusieurs saisons, pour être données vertes ou sèches aux animaux domestiques.Elles diffèrent des prairies naturelles en ce qu’elles ne sont que temporaires (4), qu’elles renferment moins de graminées (5) et plus de légumineuses (6) et qu’elles n’ont pas besoin d’être irriguées (7).Les prairies artificielles procurent, au printemps et tout Tété, une nourriture fraîche et abondante ; elles permettent d’entretenir sur l’exploitation beaucoup de bestiaux et d’obtenir ainsi une grande quantité de fumier ; de plus, elles enrichissent le sol ; ce sont des cultures améliorantes (8).Explication des mots.— (1) Artificielles : qui résultent du travail de l’homme.— (2) Annuelles : qui durent un an.—-(3) Vivaces : qui durent plus de trois ans.—(4) Temporaires : qui ne sont que pour un temps.—(5) Graminées : famille des plantes telles que le blé, l’avoine,—(6) Légumineuses : famille des plantes telles que les fèves, les pois.—(7) Irriguées : arrosées.—(8) Améliorantes : qui rendent la terre meilleure.Corrigé de la dictée.—Corriger ou faire corriger la dictée avant d’en indiquer les applications.Interrogations.—Que signifient artificielles, annuelles, vivaces, temporaires, graminées, légumineuses, irriguées, améliorantes ?(Voir les explications ci-dessus.) Applications écrites.—1.Citer dix mots variables pris dans la dictée.Prairies, annuelles, elles, temporaires, renferment, les, irriguées, fraîche, été, bestiaux. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 2.Citer dix mots invariables contenus dans la dictée.De, pour, ou, en, que, et, sur, beaucoup, ainsi, plus., Dire à quelle partie du discours appartient chacun des mots suivants ; fleurs, de rond! le, hélas, nous, gagner.Dire aussi s’il sont des mots variables ou invariables.Fleur.nom, mot variable.F)e.préposition, mot invariable.Rond.adjectif, mot variable.Le.article, mot variable.Hélas.interjection, mot invariable.Nous.pronom, mot variable.Gagner.verbe, mot variable.4.Ecrire le mot de la dictée ayant un accent circonflexe.Fraîche.II.—Conseils à un fils Comment veux-tu que ton fils sache les leçons qu’il 11’a pas entendues, et qu’i comprenne celles qui en sont la suite, et qui, presque toujours, y trouvent leur explica tion ?Comment veux-tu qu’il tire profit (1) des quelques devoirs qu’il fait, quand i ignore, par suite de ses absences, la moitié de ce qu’il faudrait savoir pour les traite convenablement ?T’imagines-tu qu’il puisse même être sérieusement appliqué à c qu’il fait, quand il a la tête pleine de ses promenades de la veille et que son travail es constamment coupé par des journées de paresses ?Quand tu laisses ton enfant manque l’école sans nécessité absolue (2), c’est pis que si ce jour-là tu lui refusais la nourritur Explication des mots.—(1) Tire profit : tire avantage de.—(2) Absolue : impé rieuse.Corrigé de la dictée.—Corriger ou faire corriger la dictée avant d’en indique les applications.Interrogations.—Que signifie tire profit, absolue.(Voir les explications ci-dessus.) COURS MOYEN DICTEE AGRICOLE le porc Certes, il n’est pas joli, avec son groin (1) malpropre, ses tout petits yeux, so énorme panse et sa queue en tire-bouchon.Mais quelle ressource il offre à l’aliment tion de l’homme ! C’est de cette masse informe que sortent les jambons (2) roses, les appétissant saucissons (2), les boudins (2), les saucisses (2), les andouilles (2), le lard (2), le sai doux (2), que sais-je encore ?Rien n’est perdu, tout est utilisé dans cet animal.Il est très facile à engraisser et mange à peu près de tout ; mais ce qui lui convien le mieux, ce sont les farineux, tels que les pommes de terre, le maïs, alternés ou nié langés avec du son, du petit lait (3), des choux et des herbages verts.Ea cuisson des aliments favorise l’engraissement et le rend plus économique (4) Les porcs craignent par-dessus tout la chaleur qui les rend souvent malades.S'il se vautrent dans des mares infectes, c’est simplement pour rechercher la fraîcheur.I faut donc les laver à grande eau, en été.Explication des mots.—(1) Groin.On appelle ainsi le museau du porc.—(2) Le jambons sont les cuisses du porc salées et fumées ; les saucissons, saucisses et andouille sont les boyaux remplis de viande hachée et assaisonnée ; les boudins sont les boyau remplis de sang et de graisse ; le lard est cette couche de graisse qui se trouve entre 1 peau et la chair du porc ; le saindoux est la graisse fondue.—(3) Le petit lait ou séru est le liquide qui s’écoule du lait caillé.—(4) La cuisson des aliments les rend plus dige tibles et plus nourrissants. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 181 COURS SUPÉRIEUR I POÉSIE DE L’HIVER Voici l’automne, le brouillard, \&froidure ; et tout à l’heure sera venu le moment de faire du feu dans la cheminée.Alors, car chaque saison a ses habitudes, je roulerai ma table auprès de l’aire, et pendant que chaque jour les frimas s’abatteront plus sévères .sur la nature endormie, je tisonnerai, j ’écrirai, je songerai, et quelques loisirs domestiques me distrairont seuls de cette douce vie où la mêditatioti est un si attachant exercice.Nous aimons tous les champs, les bois, les beaux jours, car alors tout sourit aux regards et tout convie à sortir.Moi, j’aime aussi l’hiver, quand la bise hurle, quand le givre décore de ses festons le rameau des arbres, qui, tout proches qu’ils sont, disparaissent insensiblement derrière les flocons de neige qui descendent de plus en plus rapides et serrés.Oh ! que mon logis me semble hospitalier et cher, ma condition heureuse, mon feu souriant ! Non, je ne regrette point les beaux jours, les bois, les champs, bien que j ’y songe pourtant, et que la vue de ces frimas eux-mêmes réveille en moi le souvenir de la verdure et des prairies.A.Karr.exercices Vocabulaire.—Expliquer les mots ou les expressions soulignés.Grammaire.—Analyse logique de l’avant-dernière phrase.Trois propositions principales, les deux dernières elliptiques, le verbe sembler étant sous-entendu.—Analyser grammaticalement que dans la même phrase (adverbe signifiant combien).II LES OISEAUX EN HIVER Sitôt que se font sentir les premiers froids et que la neige a recouvert le sol, j’émiette du pain sur mon balcon, où je vois s’abattre de vieux moineaux que l’ancienne habitude de jouir de mes largesses a rendus effrontés au premier point.A peine entendent-ils que ma porte soit close pour se jeter sur la nourriture, mais, dès que leur faim •est assouvie, ils s’enfuient comme des gens qui auraient commis une mauvaise action et verraient la maréchaussée à leurs trousses.Puis viennent le pinson au maintien grave, à la marche magistrale, qui, dans sa timidité réservée, choisit discrètement les plus petites bribes de pain, laissant aux gloutons qui l’entourent les morceaux qui effraient son petit bec effilé et son modeste appétit.Voici la mésange élégante qui, désireuse de savourer sans importun voisinage les charmes de son repas, emporte sa part sur un arbre voisin et le déchiquette avec une pétulante avidité.Le charmant rouge-gorge mal à l’aise loin de ses buissons bien-aimés, jouit à peine du couvert que je lui offre.Enfin j'ai vu parfois se glisser furtivement le troglodyte ou compte-fascine, dont le corps est si exigu qu’on est tenté de le prendre pour une grosse mouche qui disparaissait en emportant la miette la plus mince qui est encore trop volumineuse pour lui.Explications de mots.— Au premier point : c’est une sorte de superlatif comme au premier chef, qui signifie au-dessus de tous les autres, plus que tous les autres.— Assouvie : apaisée, calmée.—Maréchaussée ; c’était avant la révolution française*un corps de troupes à cheval qui faisait les fonctions que remplit actuellement la gendarmerie, en France, ce mot s’emploie encore aujourd’hui comme S)rnonyme de gendarmerie.— Trousses : locution signifiant être à la poursuite de quelqu’un.— Exigu : ce qui est petit, mince, de peu de volume.Exercices et analyses.—Sitôt que : quelle sorte de locution est-ce ?Emiette :— conjuguer les temps primitifs de ce verbe.—S'abattre : quelle sorte de verbe est-ce ?— Rend?ts effrontés : justifier l’accord de ces deux mots.—Close : conjuguer oralement les temps du verbe clore.—Déchiquetté : conjuguer les temps primitifs de ce verbe.—Rouge-gorge : quel est le pluriel de ce nom composé ?Quelle différence avec compte-fascine ?Combien y a-t-il de propositions dans la dernière phrase Enfin, j'ai vu, etc,—¦ Faire l’analyse grammaticale de cette phrase : Le charmant roii ; t g
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.