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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1900-01, Collections de BAnQ.

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2 ie Année Janvier 1900 N° 5 Revue illustrée de FBcole et de la Famille L’Enseignement Primaire C.- J.MAGNAN - - - - Propriétaire et rédacteur-en-chef EffSSSg AVIS OFFICIELS Département de l’Instruction Publique Rectification de limites d'une municipalité scolaire Il a plu à Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur, par un ordre en conseil, en date du 23 novembre dernier 1899,d’annexer à la municipalité scolaire de “ Sayabec, ” comté de Matane, tout le territoire compris dans la paroisse de Ste-Marie de Sayabec, qui ne fait pas actuellement partie de la dite municipalité scolaire.Ce changement de limites ne devra prendre effet que le 1er juillet 1900.Nomination de commissaires d'écoles Il a plu à Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur, par ordre en conseil en date du 9 novembre dernier (1899), de faire les nominations suivantes : Commissaires d'écoles Comté de Champlain, Saint-Tite Nord.— M.Napoléon Rondeau, en remplacement de lui-même, son terme d’office étant expiré.Comté de Gaspé, St-Yvon.—M.Arthur Clavette, en remplacement de M.Alphonse Caron, le terme d’office de M.Caron étant expiré.Il a plu à Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur, par ordre en conseil du 23 novembre (1899), de faire les nominations suivantes, savoir : Berthier, Saint-Norbert.—M.Pierre Boucher, en remplacement de M.Moïse Aubin, dont le terme d’office est expiré.Huntingdon, Hinchinbrooke.—M.Henry Rennic, en remplacement de lui-même, son terme d’office étant expiré.Rimouski, paroisse de Rimouski.—Le Rév.M.P.J.Saucier, en remplacement du Rév.M.D.Vézina, qui a quitté la municipalité.Bonne et heureuse année ! A chacun de ses nombreux leéteurs, IC Enseignement Primaire souhaite une bonne et heureuse année.Que le règne de Dieu arrive ; que le bonheur et la prospérité entrent dans toutes les familles ! 258 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE PEDAGOGIE ENSEIGNEMENT DE LA LECTURE (suite) nouvelle méthode dite phonique D’après ce procédé, le plus rationnel, la syllabe ne se décompose qu’en deux éléments : le son et /’articulation.Exemple, bâton s’épelle : be - â : bâ, te, on-ton, bâton ; pyramide : pe- y (i) : py, re - a (2) : ra, pyra, me - i : mq pyrami, de - e : de, pyramide ; charité : che - a : cha, re - i : ri, cliari, te - é : té, charité ; monde : me - on : mon, de - e : de, monde ; etc.Dans cette méthode (3), le mot est considéré comme un composé de syllabes et non comme un composé de lettres.Dans la syllabe on ne distingue que deux éléments : le SON et l’articulation qui le modifie, On commence par l’étude des signes des sons, qu’ils soient représentés par une lettre ou par plusieurs, et l’on fait lire : a, o, u, an, un, on, ou, oi' etc., sans tenir compte des lettres.On apprend ensuite à distinguer les signes des articulations en leur donnant des noms aussi peu sonores que possible, et b, p, ni, ch, gn, se lisent : be, pe, me, che, gne, etc., etc.,—le mot champignon, cité plus haut, se lit alors : che - am : chain, pe - i : pi, gne - on : gnon.“ Il n’est pas douteux pour personne, dit Vincent, que ce procédé soit de beaucoup supérieur à l’ancien.Il 11e satisfait pas non plus complètement la raison ni les sens ; mais il est si près de la vérité qu’il 11e peut leur causer une brutale surprise.Les résultats qu’il a produits sont tels qu’on les avait attendus.Grâce à lui, l’enseignement de la lecture est moins routinier et moins fastidieux ; cette étude est considérablement abrégée pour le plus grand bonheur des enfants et pour le plus grand avantage de l’instruction générale.” L’ancienne épellation décompose la syllabe en autant d’éléments que de lettres ; exemple : cheval : cé - ache - é, vé- â - elle.Le procédé phonique ne décompose le mot qu’en deux éléments : le son et l ''articulation ; par exemple : cheval : che - e, ve - al.Le son est le produit simple et élémentaire de la voix sans modification.XJ articulation, ou son articulé, est une modification du son, produite par certains mouvements des dents, de la langue, des lèvres, etc.La langue française a treize sons proprement dits et dix-huit articulations, ou sons modificateurs.Voici les treize sons : a, e, é, è, i, o, u, eu, ou, an, (ou bien en), in, on, un.(1) —i, ne pas dire i grec.(2) —a aigu, comme dans le mot pape.(3) C’est procédé qu’il convient mieux de dire.1 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 259 Voici les dix-huit articulations : b, c, V, f g, j, l, m, n, p, r, s, t, z/, ch, j» //, ill.Une syllabe est la réunion d’une articulation et d’un son (et quelquefois d'un son seul) qu’on prononce d’une seule émission de voix.E11 passant au langage écrit, les mots ne se séparent plus en syllabes, et se composent directement de lettres.On compte vingt-cinq lettres ; mais ceS lettres 11e correspondent pas chacune à un son particulier ; la langue française 11’a pas autant de lettres que de sons proprement dits et de sons articulés ; en autre, quelques sons peuvent se représenter par plusieurs caractères différents, qui ainsi sont équivalents dans certains cas : en, an, em, aon, etc.Il y a deux sortes de lettres : les voyelles et les consonnes.Les voyelles, dans la méthode phonique, sont les sons : a, e, i, o, u, y.Et les consonnes représentant les articulations : b, c, d,fg, h,j, k, /, 1 n, 7/, p, y, r,- .y./, v, x, a*.Le son est simple lorsqu’il s’écrit par une seule lettre : a, e, i.; il en est de même de l’articulation : b, c, d.On entend par son composé et articulation composée un groupe de voyelles ou de consonnes qui ne représentent qu’un seul son et qu’une seule articulation : en - on - an .(sons composés), ch - gn - ill.(1) (articulations composées).C’est ici qu’il importe d’établir ce qui distingue la méthode phonique de l’ancienne méthode de lecture : nous voulons parler dn mode de désignation, ou application des lettres.“ Il importe, en effet, dit Cliarbonneau, de 11e pas confondre le nom des lettres, qui est bien connu {â, bé, ce, dé, etc.,) avec leur valeur, c’est-à-dire avec la prononciation qu’elles affectent quand elles sont réunies en syllabes (on peut ainsi figurer cette valeur : a (1 2), be, que, de, fe, ! gue, etc.) (3).Ceci posé, et dès qu’il s’agira d '‘apprendre à lire à un enfant, il sera évidemment préférable de désigner et de lui faire désigner les lettres par leur valeur et dire : a, be, que, de, fe, etc.Supposez, en effet, que je veuille faire lire à l’enfant la syllabe ma.Si, en apprenant les lettres, il les a nommées emme, â, il dira forcément et logiquement emme, â : Emma ; il faudra le dérouter en lui apprenant que emme et â réunis se disent ma ; c’est une double étude et une double peine.Mais s’il a appris à désigner nos deux lettres par me, a, il ne s’agira plus que d’une simple élision cVe muet, et il lui sera bien plus facile de dire me a ; mea, et plus vite m” C’est, du reste, ce dernier procédé, cette dernière appellation que suivent la plupart (1) Ch se prononce che, gn : gne, île : imæ en appuyant sur Ve muet final, comme dans le mot famille.(2) Aigu.(3) Plus loin nous indiquons comment prononcer les consonnes au début de la lecture. 2Ô2 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Nous voilà donc fixés sur le procédé à suivre.Passons à la leçon pratique.Les enfants sont rangés en demi cercle devant le tableau-lecture.Le maître désigne le son a (aigu), p.uis le prononce très clairement.Les élèves répètent à leur tour.Faire remarquer à ces derniers que le son a (aigu) se rencontre très souvent dans le langage.Ex : Le pape sera sage.La rame de Maxime.Avoir soin de souligner, en prononçant chaque mot, les syllabes qui renferment la voyelle a.Les élèves répètent ensemble d’abord, puis un par un, ce premier son.Le maître trace ensuite la lettre a au tableau noir, et répète l’exercice qui vient d’avoir lieu sur le tableau-lecture.C’est alors le temps d’inviter les élèves à reproduire sur leur ardoise le signe qui représente le son a.Lorsque chaque élève sait reconnaître, prononcer et écrire la lettre a, le maître passe aux voyelles e, é, à, i, suivant absolument la même méthode qne pour le son a.Afin de mieux frapper l’esprit de l’enfant, et pour illustrer en quelque sorte les sons e, à, é, z, il aura recours à de petites phrases du genre de celles-ci : Maman me donnera un
de

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