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Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
mardi 15 janvier 1895
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
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Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1895, Collections de BAnQ.

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1 DEUXIÈME ANNÉE No 18.15 Janvier 1895.BULLETIN MENSUEL PUBLIÉ PAR LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE IDE nVCOHSTTIR/EA-ZLi Prix d’abonnement, 10 francs par an.SIÈGE DE LA CHAMBRE EDIFICE DU BOARD OF TRADE, RUE ST - S AGREMENT Adresser toutes communications et demandes de renseignements au Président de la Chambre.Le Bureau est ouvert tous les jours, sauf le dimanche, de 10 heures à midi, et de 1 heure à 3 heures.Boîte de Poste, 1985, à, Montréal (Canada) En ouvrant la séance, M.Emile Galibert, président, s’exprime ainsi : “ Depuis notre dernière séance, Messieurs, il est survenu un évènement aussi triste qu’imprévu, la mort de Sir John Thompson.Les hommes et les journaux de tous les partis politiques du Canada ont été unanimes à faire l’éloge de l’homme d’état éminent qui vient de mourir subitement.Je ne puis laisser passer la mort du premier ministre du Canada sans rappeler ici, à ceux d’entre qui étaient présents au banquet donné en septembre 1893 à bord de VOlbia, en rade de Montréal, quelle amabilité Sir John Thompson, se rendant à l’invitation de notre Chambre de Commerce, voulut bien honorer de sa présence cette fête si française sous pavillon français.Vous vous souvenez tous des paroles sympathiques et chaleureuses qu’eut pour la France, en cette occasion, le premier ministre du Canada.Nous ne pouvons oublier enfin en quels termes bienveillants Sir John Thompson promit à la Chambre de Commerce Française son puissant concours pour la réussite du traité de commerce franco canadien et pour obtenir des subsides que le Gouvernement Fédéral du Canada était disposé à accorder à une compagnie française de navigation offrant les garanties nécessaires, en vue d’un service transatlantique entre la France et le Canada.u Gardons, Messieurs, de l’homme éminent si subitement enlevé à l’affection de sa famille et de pays un bon et profond souvenir : car, par sa mort Visite au Consul-Général de France.Le premier janvier 1895 la Chambre de Commerce française de Montréal a présenté à Mr.le Consul Général de France à l’occasion du nouvel an, ses vœux et ses souhaits.Reçue par M.le Consul Général, assisté de M.Duchastel de Montrouge, vice consul, elle lui a exprimé par son président combien elle était heureuse des nombreux témoignages de sympathie qui avaient accueilli, à son arrivée en cette ville, le représentant de la France, et combien elle se félicitait, pour le bon effet des relations commerciales, de sa présence au milieu de nous.vous avec Compte-rendu des séances de la Chambre.Séance du 19 décembre 1894.Extrait du procès-verbal de la séance tenue par la Chambre de Commerce française de Montréal, le 19 décembre 1894, au lien ordinaire de ses réunions, édifice du Board of Trade, à 3.30 heures de l’après midi.Etaient présents : MM.Emile Galibert, président; J.Herdt, vice-président ; J.de Sieyes, secrétaire ; H.Jonas, trésorier ; de Poliuière, Lucien ( bouillon, conseillers ; Anzias-Tu renne, C.A.Chouillou, Monter et Rougier, membres.M.Kleczkowski, consul général de France, président d’honneur, assiste à la séance.son f — ¦ V-;., Vils ' V,' 2 ! qu’on fasse, des résultats d’uue exactitude rigoureuse ; car on sait qu’un grand nombre d’articles fran- II est demandé que ces paroles soient inscrites au çais,disons mieux,le plus grand nombre,parviennent Canada sous pavillon anglais, également aussi sous pavillon belge et allemand par le port d’Anvers, sont expédiés même d’Angleterre et de Belgique et sont inscrits dans les statistiques,comme étant de provenance anglaise ou belge.C’est une difficulté insurmontable pour donner des renseignements absolument précis.Il en est de même pour le nombre des immigrants venant d’Europe.Ce sont les différences du prix de passage, les avantages de confort, de securité qui détermineront le choix des voyageurs et les quelques données que nous pourrions fournir ne seront que des documents forcément incomplets.Lettres de plusieurs commerçants en vins demandant des agents.Il est donné lecture de plusieurs correspondances émanant de personnes cherchant des positions et demandant ce qu’elles pourraient trouver au Canada.Bépondre, selon la nature de ces demandes, qu’il n’y a pas à songer à trouver ici des positions dans les emplois de commis aux écritures ou de magasin, que ces places ont une surabondance de postulants.Ajouter aussi que les étrangers sont dans une dition manifeste d’infériorité en face de personnes appartenant à la nationalité canadienne, et ne pas oublier d’insister sur l’obligation de connaître la langue anglaise pour toutes les affaires commerciales.C’est dans l’agriculture que les immigrants peuvent trouver des positions avantageuses.Elles exigent un certain capital, et un dur travail, mais avec de l’ordre et l’économie, on peut réussir.Les immigrants ayant chances de prospérer ici sont les ouvriers ayant un métier pratiqué dans le la France perd un ami et notre Chambre de Commerce un puissant appui.” au procès-verbal et les résolutions suivantes sont ensuite votées pour être adressées à Lady Thompson.“ Les membres de la Chambre de Commerce française de Montréal tiennent à affirmer les sentiments de regrets que leur a causés la mort prématurée du premier ministre du Canada, sir John Thompson.Ils doivent un dernier témoignage d’estime à la mémoire de cet homme d’Etat distingué qui, à diverses reprises, leur a donné des preuves manifestes de cordiale sympathie.C’est lui qui a présenté et soutenu devant le parlement fédéral le traité de commerce franco-canadien et si la mort ne lui a pas donné le temps de mettre à exécution les promesses de subvention qu’il désirait faire accorder par le gouvernement du Canada à une ligne directe de transports entre la Fr; nce et son pays, ils n’en sont pas moins reconnaissants pour sa bonne volonté énoncée plusieurs fois et d’une manière très catégorique.“ Notre Chambre de Commerce française de Montréal qui doit et veut rester étrangère à tout ce qui regarde les choses politiques du Canada, manquerait à son devoir, si elle ne reconnaissait pas le mérite là où il se trouve, et ne proclamait pas que la France perd en sir John Thompson un ami sincère, et notre Chambre elle-même un puissant appui.“ Les termes de ces résolutions seront transmis à Lady Thompson, si cruellement frappée dans sou affection.” M.le Consul-général remet à la Chambre diverses communications qui lui parviennent de France, en demandant d’étudier les points qui lui sont soumis.Le courrier de quinzaine est alors dépouillé et les décisions concernant les réponses à faire sont 1 coil pays et les agriculteurs.Lecture est donnée par M.le Secrétaire, d’une réponse adressée par la Chambre de Commerce de Le Sécrétaire donne connaissance des lettres des Cette (France) à la Chambre du Commerce d’ExChambres de Commerce françaises et des compa- portation de Paris qui l’avait saisie de l’importante question des Connaissements.arrêtées et indiquées au secrétaire.gnies maritimes en France, auxquelles nous nous étions adressés, relativement à la question du transit direct entre le Canada et la France.Ces cor- Cette réponse est approuvée par la Chambre de Commerce de Montréal qui décide de joindre sou adhésion à celle des Chambres de Commerce françaises à l’étranger.L’expérience qu’elle a faite des dangers qu’offre au chargeur les < onditions non discutées qui sont imposées par les compagnies lui impose le devoir de protester contre de tels agissements, et de réclamer une loi qui mette un frein aux inconvénients résultant pour l’expéditeur et le destinataire des marchandises.Avis officiel de cette adhésion en sera donné à la Chambre de Commerce de Cette.respondances nous permettent d’espérer qu’un effort sérieux sera fait en France pour mener à bien cette création.Il est demandé par les Chambres de Commerce et compagnies de navigation une série de renseignements sur les marchandises importées au Canada et le nombre des passagers qui peuvent être transportés.Quand aux renseignements à fournir, ils demandent des recherches qui ne donneront jamais, quoi- ) A — — ¦ 1 k 3 Une lettre de M.le Ministre du commerce du Avant la cloture de la séance M.le président annonce dans les termes suivants l’ordre du jour de gouvernement fédéral annonce qu’il a écrit à l’administration de la Douane au sujet de la réclamation la prochaine réunion.'' D’après nos règlements, la prochaine séance de que nous lui avions adressée pour réclamer les droits perçus à la douane sur les échantillons envoyés par la Société industrielle d’Amiens à notre notre Chambre sera consacrée à l’audition du rapport annuel du président, à celui du trésorier et enfin aux élections pour le renouvellement de musée commercial.Il est décidé qu’on attendra la réponse dont il s’agit avant de prévenir nos correspondants qu’ils aient à nous couvrir des frais occasionnés par les envois à destination de notre musée.M.Jacques Morris, de Londres, est admis à l’unanimité comme membre honoraire de la Chambre de notre bureau.“ Les membres du bureau sont rééligibles : mais, je crois qu’il est bon et utile dans l’intérêt de notre Chambre et de ses membres que de temps à autre des changements soient faits ; car, il ne serait pas raisonnable que ce soient toujours les mêmes qui aient les honneurs et les charges.“ Pour ma part, je vais avoir accompli mes trois ans de service actif; il n’est que juste que vous rendant à mes désirs, vous m’accordiez mon congé : je crois y avoir droit.J’ai donc l’honneur, Messieurs, de vous offrir ma démission de Président.“Si, dans le choix de la personne appelée à me remplacer, vous êtes guidés, comme je l’espère, par l’esprit de promotion et l’appréciation du mérite, mon successeur est désigné d’avance.Je crois que nous serons tous unanimes pour porter à la présidence Monsieur J.Herdt, notre dévoué vice-président.Il ne me reste plus, Messieurs, qu’à vous remercier cordialement de l’honneur que vous m’avez fait en me choisissant pendant trois ans pour votre Président.” M.Herdt répond que, pour sa part, il estime que la Chambre de Commerce doit tenir compte à M.Galibert de tout ce qu’il a fait pour assurer le succès de ses efforts, et lui en donner une nouvelle preuve lors du renouvellement du Bureau.D’un commun accord la séance est renvoyée au 9 janvier prochain.commerce.M.le Président annonce qu’il a reçu deux demandes d’admission comme membres actifs sur lesquelles il sera voté à la prochaine réunion, puis M.le Président, avant de procéder aux élections, présente le rapport annuel suivant : Messieurs, “ Le moment de remettre entre vos mains le mandat que vous avez bien voulu me confier est arrivé.Mon devoir est donc de vous faire une revue sommaire des événements qui ont le plus intéressé notre Chambre de Commerce pendant l’année 1894 et des travaux d'ordre général, auxquels elle s’est livrée.“ En premier lieu, je dois citer la ratification du traité de commerce entre la France et le Canada par le gouvernement des deux pays.Nous devons nous féliciter de cette mesure économique qui est appelée à donner les meilleurs résultats.“ Un heureux événement, après lequel nous aspirions depuis bien longtemps, s’est enfin accompli.Je veux parler du transfert, de Québec à Montréal, du Consulat-Général de France dans la Puissance du Canada.Ce transfert était de toute nécessité : car si Québec est la ville historique du Canada, la ville des traditions, Montréal est bien la ville des affaire, la ville du progrès ; et, à cette époque de luttes économiques et commerciales, c’est bien sur le champ où se Un rent au Canada ces batailles pacifiques que doit se trouver celui à qui la France a confié le soin de la représenter et de surveiller ses intérêts dans ce pays.“ Le gouvernement de la république Française s’est montré pour nous plein d’égards en nous envoyant M.A.Kleczkowski pour inaugurer ce transfert.Depuis le peu de temps que notre éminent Consul Général est établi à Montréal, nous le voyons constamment à l’œuvre.Nous avons appris à apprécier ses hautes capacités et aussi le dévouement et le tact avec lesquels il sait ) Séance du 9 Janvier 1895.Extrait du procès verbal de la séance du 9 janvier 1895.Etaient présents : M.E.Galibert, président ; M.de Siéyès, secrétaire ; M.H.Jonas, trésorier ; M.Lucien Chouillou, conseiller ; M.F.Galibert, M.Fauchille, M.Mouier, M.Rougier, M.Bellemer et M.de Messimy.Après adoption du procès verbal de la séance précédente, M.le Secrétaire donne lecture des lettres reçues qui comprennent plusieurs demandes de renseignements et d’agents paraissant indiquer qu’on se préoccupe en France de profiter des avantages offerts par le traité de commerce franco-canadien dès qu’il sera promulgué par les deux gouvernements.?. f 4 si bien s’acquitter de ses nombreux devoirs.Mon- | pelée, cette année, à s’occuper de cette installation, sieur A.Kleczkowski a déjà su gagner l’estime de tous ceux qui ont eu occasion de le connaître.‘‘Nous avons, pendant l’année qui vient de s’écouler, fait une vigoureuse campagne pour la création d’une ligne de vapeurs destinée à faire le service entre la France et le Canada.Cette ligne, qui doit être française, est indispensable au développement des rapports commerciaux entre les deux pays.Nous sommes certains du succès d’une telle entreprise, si elle s’établit dans les conditions voulues.Notre Chambre de Commerce dans ses relations avec le gouvernement Fédéral du Canada, a en, en plusieurs occasions, l’assurance qu’une subvention annuelle d’au moins 50,000 dollars serait accordée à une compagnie de navigation faisant le service direct entre la France et le Canada et offrant les garanties nécessaires.Je crois pouvoir dire aujourd’hui qu’à la suite des nombreuses correspondances que notre Chambre a, depuis quelque temps, échangées avec des parties intéressées en France, un grand pas est déjà fait pour la réussite de ce projet.Des propositions sérieuses vont prochainement être faites au gouvernement d’Ottawa.Je ne serais donc pas surpris si, dès l’ouverture de la navigation du St Laurent, nous avions le plaisir de voir le pavillon français remonter notre magnifique fleuve pour venir échanger les produits de la France avec ceux du Canada.Je laisse au futur Président de la Chambre de Commerce Française de Montréal l’honneur d’avoir à enregistrer dans le prochain rapport annuel ce succès auquel notre Chambre n’aura pas été étrangère.“ Permettez-moi de vous dire un mot du Musée Commercial que nous avons inauguré l’an dernier.Ce musée est encore à l’état d’enfance ; il a cependant commencé à donner lieu à quelques correspondances entre négociants français et canadiens.Dans les rapports qu’ont eus, cette année, entre elles les trois Chambres de Commerce de Montréal, c’est-à-dire le Montreal Board of Trade, la Chambre de Commerce du District de Montréal et notre Chambre de Commerce Française, rapports excellents et des plus sympathiques dont notre Chambre peut à bon droit être fière, cette question du Musée Commercial a été agitée.Nous avons tous été d’accord sur l’utilité d’un tel musée.Les trois Chambres Montréalaises ont donc formé le projet de travailler d’un commun accord à l’établissement de ce musée qui pourrait être appelé “ Musée Commercial de la ville de Montréal.” Dans nos discussions il a été émis l’idée d’intéresser à ce projet national le gouvernement fédéral ainsi que la ville de Montréal.Notre Chambre de Commerce sera donc ap- “ Si, comme il faut l’espérer, cette entreprise est menée à bonne fin, notre ville possédera, avant longtemps, un Musée Commercial important et bien disposé, dans lequel les échantillons de produits français, envoyés à notre Chambre par ses correspondants, occuperont une bonne place.“Depuis sa création, notre Chambre de Commerce s’est surtout efforcée de mettre les négociants français en garde contre les agissements de certains individus, surgissant de temps à autre et n’ayant d’ancre but, dans les affaires qu’ils entreprennent, que de se faire envoyer des marchandises avec l’intention bien arrêtée de ne jamais les payer.Nous ne saurions trop recommander aux maisons françaises saisies de demandes de marchandises, par des individus du Canada qui leur sont inconnus, de bien se renseigner sur leur compte avant de donner suite à aucune affaire.Il est si facile de prendre cette simple précaution.Il y a au Canada de bonnes agences de renseignements.Les agences consulaires et notre Chambre de Commerce se font toujours un devoir de répondre à toutes les demandes de cette nature.“Depuis quelques mois, nous avons été témoins de grandes pertes éprouvées par des négociants français victimes de leur trop de confiance, je devrais dire de leur imprudence et qui, malheureusement pour eux, n’ont eu recours à notre Chambre que lorsqu’il était trop tard.Cet état de choses, non seulement nuit au commerce sérieux et régulier par suite de marchandises offertes sur notre marché à vil prix, mais il a encore pour effet d’éloigner et de dégoûter le négociant français du marché canadien sur lequel les Anglais, les Allemands et les Belges font pourtant de bonnes affaires.“ Commercialement parlant, le Canada est non seulement établi sur de bonnes bases ; mais il est aussi un pays que sa situation géographique, l’immensité de son territoire et la forme de son gouvernement appellent à un grand avenir commercial ; car, il est à l’abri de ces révolutious politiques et sociales qui bouleversent si souvent tint d’autres nations.11 y a au Canada de solides institutions financières, ainsi que des maisons commerciales et industrielles de premier ordre avec lesquelles l’on peut faire des affaires de tout repos.“Depuis vingt cinq ans le Canada a énormément progressé.Les statistiques officielles démontrent pour cette période de temps une augmentation de 80 oio dans l’importance de son commerce.Il n’y a donc pas de raisons pour que les négociants fran-français désireux de faire des affaires dans ce pays soient les victimes de gens mal intentionnés.* 1 ¦ 5 Le chiffre des membres de notre Chambre, qui était, il y a un an, de 63, est aujourd’hui de 85.Nous ne sommes pas encore bien nombreux, aussi devons-nous continuer à faire appel au patriotisme de nos correspondants et leur demander un appui moral et financier dont nous avons tant besoin, en se faisant inscrire au nombre de nos adhérents.merce pendant l’année 1894 est accueilli avec les marques de la plus vive approbation.Il est décidé qu’il sera inséré au procès-verbal et imprimé dans le Bulletin mensuel.M.le Trésorier donne ensuite lecture de son rapport financier qui est unanimement approuvé.Il est enfin procédé aux élections des membres du Bureau au scrutin secret, qui ont donné le résultat suivant : Président, M.Emile Galibert ; vice-président, M.J.Herdt ; secrétaire, M.J.de Sieyes ; trésorier, M.Henri Jonas ; conseillers, M.L.de Polinière et M.Lucien Chouillou.Je ne puis passer sous silence le succès toujours croissant de notre bulletin mensuel.Nous recevons de toutes parts des félicitations sur cette publication dans laquelle nous nous efforçons, de renseigner les négociants français et canadiens sur tout ce qui peut les intéresser.Laissez-moi vous dire que ce bulletin dont nous n’avons, vu nos faibles ressources, publié qu’en tremblant le premier numéro, ne sachant pas si nous serions en mesure d’en continuer la publication, n’est plus pour jourd’hui une charge au dessus de nos forces, grâce au pioduit des annonces qu’il contient.Nous avons vu (Bulletin de Déc.) que les besoins Au cours de l’année 1894, il s’est opéré dans l’ad- du marché français, pour un article produit égale- ministration de notre Chambre d’importants chan- ment au Canada, s’élèvent à plus de 500 millions gements.Nous nous sommes installés dans un local pieds B.M., par an.Que l’exportation du Canada spécial situé au centre des affaires de Montréal.sur des marchés étrangers de ce même produit, est îsous avons également dû nous adjoindre un assis- trois fois supérieur à la quantité importée en tant sécretaire qui se tient pendant plusieurs heu- France, mais que, par une raison ou une autre ce les tous les jours à la disposition de notre Chambre.pays ne fournit qu’une infime fraction de ces im- Ces changements, joints à l’installation de notre sée et à d’autres modifications de moindre importance, nous ont occasionné de grands frais.^sotre Chambre de Commerce compte beaucoup 1 aide du gouvernement français et de ses mem- encore moindre, mais que le Sapin (Sprucel semble bi es honoraires ; si cet aide venait à lui faire dé- devoir réunir toutes les qualités requises pour en faut, malgré toute sa boune volonté et les sacrifices faire un objet d’exportation de très grand dévelop- qu’elle s’impose, elle ne pourrait fonctionner.Elle peinent.Reste à savoir si d’autres variétés ne se n’a pas la prétention de faire des économies, non prêteraient pas également à des transactions plus certes ; elle désire, chaque année, employer toutes ressources à l’œuvre de patriotisme et de dé- Le Commerce de Bois du Canada.nous au- III I portations.Nous n’ignorons pas que dans cet oubli volontaire de la part du commerce français, les Pins du Canada paraissent obtenir chez nous une faveur mu- sur ou moi us importantes et plus ou moins fructueuses.Dans un article publié dans le Bulletin du 15 vouement que, depuis huit ans, elle ne cesse de février, M.Parizeau, ancien président de la Chain poursuivre.Le champ de ses travaux est vaste en bre de Commerce du District de Montréal et nota- Canada et si elle n’a pu toujours faire le nécessaire, ble commerçant de bois en cette ville, a donné c est que très-souvent sa caisse était vide.dans un exposé succint une excellente revue des Je termine, Messieurs, en vous remerciant de la variétés “Marchandes” existant an Canada, avec sympathie et de la confiance que vous m’avez té- emploi pour chaque espèce.Ce résumé, plus que moiguées en me choisissant pendant trois ans pour suffisant pour les intéressés, nous dispense de nous votre président.Je dois vous dire que je me suis étendre plus au long sur ce sujet ; nous pouvons efforcé de me rendre digne du haut emploi que vous donc nous borner à relever les quantités expédiées m’avez confié.Le travail m’a été rendu facile par de ce pays, avec leur moyenne des prix, et à don- aide et le dévouement que vous avez constamment ner le chiffre pour les catégories similaires impor- mis au service de notre Chambre.C’est grâce à vo- tées en France, avec leur prix de revient, re zele et à votre désintéressement, Messieurs, que D’abord, dans les bois équarris le Canada exportions avons obtenu pour notre œuvre patriotique le te ses “Pins blancs” et “Pins succès que nous sortîmes tous tiers d’en registre jourd’hui.” Ce résumé des actes de notre Chambre de ses rouge” presqu’exclu-sivement en Angleterre.En 1892-93 la Province de Québec expédia 97,500 tonnes valant $1,368,000, et 8,000 tonnes estimés à $77,000 r a ti- des premiers com- l 1 » () touae et $7 le mètre cube.C’est le seul échantillon de bois fin qui figure dans les exportations.Viennent ensuite : pour les seconds.Les autres variétés de résineux ne donnaient ensemble que 2560 tonnes évalués à $32.000.Le pin blanc qui, tant sous le rapport de la quantité que de la valeur, est toujours en tête de la liste revient, en moyenne, à $14.la tonne, ou $11.25 le mètre cube, soit 35 cents le pied cube, le pin rouge à peu près à $9.70 la tonne, ou $8.50 le mètre cube et les autres variétés à $12.50 et$11.50 respectivement.Frêne 5,000 ton.$58,000 soit 11.50 ton.et $10 Orme 14,000 “ 190,000 “ 13.50 “ Chêne 23,800 “ 508,000 Erable ni.u.11.75 “ 18.60 " 10.50 “ “ 21.25 “ 300 “ 3,600 “ 12 Du Noyer, la statistique ne fait aucune mention.L’article devenant rare, de même que l’Erable, et offre un facile débit sur le marché indigène.Pour sa consommation de 1892, la France importa—mais surtout en chêne et en noyer—équarris, audessus de 3 1;5 pouces : 19,000 tonnes estimées à I $383,000.En madriers et planches 40,000 ton.$200,000, soit ensemble 60,000 ton.avec Les importations en France de pièces équarries ou sciées audessus de 3 1 [5 pouces d’épaisseur donnaient, en 1892, pour les différentes variétés de j résineux, 130,000 tonnes estimées à $1,800,000 ; soit moyenne de $14.la tonne et $7.80 le mètre j une cube.Ici on s’aperçoit qu’il s’agit de ne pas con- j fondre les tonnes.La tonne canadienne a pour avec $1,500,000.L’exportation canadienne reste donc encore ici peu inférieure aux besoin des importations frau- base le contenu, c.à.d.40 pieds anglais cube ; la tonne française, au contraire, le poids, c.à.d.1000 kil.La disproportion entre les mesures est très sensible et s’accuse—si nous nous appuyons sur le tableau analytique de la circulaire de notre douane du 2 févr.1892 comme suit approximativement : | 1 tonne française—l 3[5 tonne canadienne.Ceci établi, nous trouvons, en comparant les prix, que la qualité des bois importés en France doit être, en général, de beaucoup inférieure à la qualité des espèces expédiées du Canada.Cela ne faisait aucun doute pour les pins blancs, mais ne reste pas moins significative pour les autres catégories.Dans nos importations, la Suède et la Norvège figurent pour J ; les Etats-Unis pour près d’un quart ; le reste se divise entre l’Allemagne (lisez les Vosges) et plusieurs autres pays du continent.Il faut donc admettre que ces qualités inférieures s’abstiennent plus facilement et à meilleur compte dans ces contrées qu’ailleurs.Pour ce qui est de l’Europe et surtout des Vosges et même de la Suède et de la Norvège, rien à dire, d’autant plus que la différence du fret est en leur faveur ; mais cela a lieu d’étonner lorsqu’il s’agit des Etats-Unis.Carie fret du Golfe du Mexique, ou du littoral des Etats du Sud sur l’Atlantique ne peut être moindre que des ports du St Laurent et—qualité pour qualité—la différence dans les prix d’une même marchandise ne peut guère varier beaucoup sur deux marchés voisins.Nous maintenons donc qu’avec un peu de discernement et de bonne volonté, de part et d’autre, la possibilité de transactions plus ou moins sérieuses ne doit pas être exclus, même pour les variétés résineuses équarries.çaises.Mais en outre de l’article courant ordinaire qui compose le gros de ses exportations, le Canada possède de nombreux espèces de bois qui, pour ne pas fournir de très larges quantités, ne peuvent manquer d’intéresser l’industriel et le commerçant français.De ce nombre sont le Gamarac ou Epinette rouge, dont on peut aisément recueillir plusieurs millions de pieds B.M.chaque année ; la Pruche (hemlock) de même ; leCèdre, le Bois blanc, V Erable piqué, etc., etc., tous articles fort estimés en leur genre et dont M.Parizeau a énuméré et les qualités et une partie de leur emploi.Le prix de ces bois, à l’exception de l’Erable piqué—qui est un bois de luxe-est généralement plus modéré que celui de la plupart des autres variétés.En somme, si le commerce d’exportation canadien s’est de tout temps distingué par ses quantités énormes de certaines catégories de bois, c’est que ie marché d’Angleterre était pour lui l’unique—et il faut bien le dire, le plus lucratif des débouchés.Mais l’excès de grandeur même de ce marché fit que les variétés secondaires, n’offrant que peu de prise à la spéculation, furent délaissées et le mérite méconnu.Pour le commerce français, dont le développement n’a pas cette envergure et dont les visées sont toutes autres—ces variétés peuvent trouver leur emploi, non pas peut-être à l’état brut, mais sciées et débitées suivant les besoins de telle ou telle industrie.Ainsi le relevé de nos douanes françaises mentionnent les Merrains — chêne et autres ; les pavés en bois, les lames de parquet, lambris, etc., auxquels il conviendrait d’ajouter les variétés des caisses et j » Dans les bois durs, le Canada exporta : Merisier, 26,000 ton.estimées à $218,000 ; soit environ $8 la ¦ fûts d’emballage; les appareils pour loger les celle de l’Europe ; la France y tiendrait seize fois, liquides, etc., etc., dont le commerce français fait Sa population presque entièrement adonnée à une consommation énorme.Nous y relevons seule- l’agriculture, à l’élevage des bestiaux et à l’exploi- ment les caisses à vin et à eau-de-vie qui, à elles tation des forêts et des mines n’est, par contre, que seules, intéressent une des plus importantes de de cinq millions d’habitants, nos industries.Tous ces articles, sans exception, exigent un prix de revient des plus modestes.Mais ' ports commerciaux avec les nations étrangères, étant donnée la qualité médiocre de la matière pre- Le mouvement de ses échanges avec l'extérieur a mière employée, ne serait-il pas possible d’utiliser été de 1,267,189,575 fr.en 1892.Ce chiffre s’est dans les scieries canadiennes quantités de déchets i accru en 1893.Le montant des importations cana-aujourd’hui perdus, les “ culls ” et les bois de diennes n’a jamais dépassé de plus de 11 p.c.celui qualité et de dimension impropre à l’exportation 1 Ce genre de commerce, du reste, existe en partie vité de la production naturelle et spéciale du pays, déjà au Canada.Quantité de caisses à sucre et à à côté de sa disette de beaucoup d’articles qu’il tabac—les différentes pièces maintenues par un doit tirer du dehors.clou fiché au travers—sont expédiées sur les An- Les Etats-Unis ont été les grands pourvoyeurs tilles de l’Amérique du Sud ; et l’Angleterre et les du Canada jusqu’à l’entrée en vigueur du bill Mac- Etats-Unis reçoivent bon nombre de boîtes dénom- Kinley, c’est-à-dire jusqu'à la fin de 1891.Les mées “ Schooks.” Ces transactions montaient en | nouveaux tarifs américains ont ralenti les transac-1893 à $135,000.Qu’est ce qui empêche d’étendre Le Canada a donc besoin d’entretenir des rap- des exportations.Cette proportion indique l’acti- tious réciproques des deux pays et contribué cette industrie à ces milliers d’objets dont le corn- développement des échanges du Dominion merce français fait usage, ce qui permettrait d’utili- d’autres peuples, si bien que la clientèle ser sur place les bois les plus ordinaires, les déchets péenne ne cessera probablement plus d’être solliei- et les rebuts ?C’est ici que se ferait valoir cette tée par le Canada dont l’Angleterre et l’Allemagne ligne de vapeurs directe et régulière entre la France ont toujours de plus en plus disputé le marché et le'Canada, en offrant pour ces articles de médiocre commerce français.Les exportations françaises valeur, un fret spécial, rendu possible en ne prenant ont, en effet, considérablement diminué depuis des chargements que lorsque le fret ordinaire fera l’époque antérieure à 1890 où des modifications défaut.Et cette dernière éventualité se présente apportées au tarif canadien sont venues aggraver le chaque saison, pour n’importe quelle compagnie, à régime des vins et des marchandises de luxe dont l’époque où le mouvement d’affaires subit un temps nos nationaux s’étaient fait un monopole.En 1892 d’arrêt.Ce genre d’industrie et ce négoce, si modeste qu’il serait à son début, ne peut manquer tant une valeur de 12,500,000 fr.environ, de se développer à l’avantage de tous les intéressés.n’avons pu faire pénétrer en franchise que pour 1,800,000 fr.d’articles; le surplus a été taxé à 45 p.c.de sa valeur, en moyenne.au avec euro- a u * par exemple, sur un ensemble d’envois représen- lions Georges Balcer, Agent consulaire de France à Trois-Rivières.L’importation de notre commerce général avec le Canada peut être évalué à 1.10 p.c.du chiffre du mouvement général commercial de ce pays, alors Les relations commerciales entre la France et le
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