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Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
vendredi 15 février 1895
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
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Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1895, Collections de BAnQ.

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DEUXIÈME ANNÉE 15 FEVRIER 1895.No 19.BULLETIN MENSUEL PUBLIÉ PAR LA =5=-> CHAMBRE BE COMMERCE FRANÇAISE ZDIEj ~I\/rO~KrrTl~R,TH~l, A T , Prix d’abonnement, 10 francs par an.SIÈGE DE LA CHAMBRE EDIFICE DU BOARD OF TRADE, RUE ST-SACREMENT Adresser toutes communications et demandes de renseignements au Président de la Chambre.ZLÆ03KTT:EaEZ_A.Xj- Le Bureau est ouvert tous les jours, sauf le dimanche, dé 10 heures à midi, et de 1 heure à 3 heures.Boîte de Poste, 1985, à Montréal (Canada) Compte-Rendu des Séances de la Chambre Plusieurs membres font observer qu’il serait im- portant de porter par la voie du Bulletin Mensuel, à la connaissance du public et des constructeurs de Extrait du procès-verbal de la séance du 23 jan- pont les travaux qui sont en projet à Montréal pour l’édification d’un pont sur le fleuve St-Laurent, Membres présents :—M.Emile Galibert, prési- j destiné à relier deux rives, dent, M.de Sieyès, secrétaire, M.Henri Jouas, tré- Le pont projeté pour lequel il est demandé des sorier, MM.C.A.Chouillou, Fauchille, Schowb, plans et des estimations, comprend : Un tablier central de 1290 pieds de longueur.M.le Consul-général de France assiste à la séance.Deux tabliers aux deux extrémités de 500 pieds D’après le courrier de quinzaine qui est dépouil chaque.Un viaduc de 15 arches à l’arrivée sur la lé, les pommes du Canada, notamment les pommes coté sud, de 250 pieds chaque.Un viaduc de 18 tardives, attirent l’attention des importateurs euro, arches pour l’approche de Montréal, chaque arche péens.Il nous est demandé des renseignements ayant de 240 à 60 pieds sur ce commerce an Canada, et des indications sur la qualité des pommes tardives et leur conservation.C’est précisément sous ce rapport qu’excellent certaines variétés de pommes au Canada.Le Chambre de Commerce de Beauvais et de l’Oise envoie la copie de plusieurs décisions prises par cette chambre sur des mesures d’un intérêt relatif à la France et intéressant le commerce de la métropole.Lettre du directeur du Journal “ La Bonneterie française” qui, continuant d’une très utile manière, sa campagne pour développer au Canada l’exportation des produits couceruaut cette branche de commerce, demande de lui procurer uu certain nombre d’articles de bonneterie ayant vente Canada et de fabrication étrangère à la France.Cette demande est mise à l’étude et il y sera répon- Séance du 23 janvier 1895.I vier 1895.Werner et Bellemer.Un prix de 1000 piastres (5000 francs) donné an plan qui sera jugé le meilleur.Un autre prix de 500 piastres dé à l’auteur du plan jugé digne du numéro deux.Le coût total de ces travaux entraînera dépense de 30 à 40 millions de francs.La Montreal Bridge Company limite au 15 mai 1895 l’envoi des plans qui devront être adressés au secrétaire de la Compagnie, 17 rue St-Jacques à Montréal.L’ordre du jour appelle à voter sur l’admission de deux membres actifs, M- de Bouthillier-Chavi-gny, agriculteur à l'Hermitage près Richelieu et M.Alexandre Maupetit, importateur.Ces deux messieurs sont admis comme membres actifs de la Chambre de Commerce.L’ordre du jour étant épuisé, la séance est voyée à quinzaine an lieu et à l’heure ordinaire des séances.sera sera accor- une au ren- du. ¦ 2 mettre certaines parties à un nouvel examen de la Compagnie intéressée.Il n’y a donc pour le moment qu’à attendre sa repense.Lettres diverses de commerçants français demau- Séance du 6 février 1895.Extrait du procès-verbal de la séance du 6 février 1895.Membres présents : M.Emile Galibert président, M.de Sièyes secrétaire, M.Henri Jonas trésorier, M.de Polinières conseiller, M.Lucien Chouillou conseiller, M.Werner, M.C.A.Chouillou, M.Cintrât, M.Maupetit., dant des renseignements et des indications pour introduire au Canada leurs produits.M.Romain Dutruc, président du syndicat des commerçants en gros devins et spiritueux de l’Isère M.le Consul-général de France assiste à la séan- | à St-Marcellin, est admis comme membre honoraire de la chambre.ce.Est également présent M.Balcer, agent consulaire de France à Trois Rivières.M.Landau fils, négociant en vins, consul du Chili M.le Consul-général de France fait allusion à la à Bordeaux, est, sur le présentation de M.Jonas trésorier, également admis comme membre honoraire de notre chambre.surprise manifestée par quelques commerçants au sujet du retard que subit la ratification de l’accord franco-canadien.Il explique que d’une conversation qu’il a eue avec un membre du gouvernement fédéral, il parait résulter que ce retard proviendrait de l’intervention d’une puissance tierce qui est entrée en correspondance avec le Gouvernement Britannique, en vue de préciser les conditions dans lesquelles le nouveau traité affecterait les intérêts des autres Etats.M.le Consul-Général demande à M.le président où en est la question du musée commercial de Montréal.M.le président répond qu’il s’est mis en rapport avec le président de la Chambre de commerce du district de Montréal à ce sujet et que celle-ci a nommé une commission pour faire auprès du ministre du commerce à Ottawa les démarches nécessaires afin d’obtenir l’aide du gouvernement fédéral.M.le Consul Général serait très désireux de voir régler cette question.Il rappelle que la chambre du district de Montréal a bien voulu Il n’y a d’ailleurs aucune difficulté à prévoir quant au règlement de ce point de détail; mais il n’était pas sans utilité de faire connaître qu’il n’a pas dé- promettre son concours pour faciliter l’envoi au pendu du gouvernement français de procéder plus tôt à l’échange des ratifications relatives à l’arran- i musée de Lille des échantillons qui serviront à constituer pour cette institution la collection des gement du 6 février 1893.La loi qui porte approbation du dit arrangement a d’ailleurs été promul- produits qui font l’objet d’échanges au Canada.M.le président affirme qu’il ne dépendra ni de guée au Journal officiel de la République Française dès le 27 décembre 1894.lui.ni de la Chambre, qu'une prompte solution ne soit apportée à cette question, car il sait trop bien, ainsi que la Chambre, quels avantages offrent les musées commerciaux.Le courrier de quinzaine est dépouillé.Nous y relevons une lettre de M.le Ministre de commerce à Paris, annonçant à notre Chambre qu’il lui est accordé, sur le budget 1894, une somme de quatre mille francs, à titre de subvention pour l’aider dans l’œuvre patriotique à laquelle elle s’est consacrée depuis sa fondation.Lettre de M.Pope, secrétaire de Lady Thompson à Ottawa, accusant réception des résolutions de condoléances à elle adressées par la Chambre de Commerce, à l’occasion de 1 u mort du premier ministre du Canada.Lettre de la Compagnie Générale transatlantique, annonçant qu’elle a fait des propositions au gouvernement canadien, par l’entremise du ministère des affaires étrangères.M.le Consul-Général rectifie la teneur de cette lettre, en ce sens du moins qu’aucune proposition n’a été encore soumise au nom de la Compagnie générale transatlantique au gouvernement fédéral.v've symPathie cette communication et suivra les Un mémoire, U est vmi, a été préparé par cette Compagnie.M.Kleczkowski, api es en avoir pris vaux, il sortira un bon résultat pour le développe* connaissance, a pensé qu’il y avait lieu d’en sou- ment des relations commerciales des deux pays.Il ajoute encore qu’il a assisté à une réunion de la commission d’études organisée par la Chambre de Commerce du district de Montréal, afin de chercher les voies et moyens pour faire connaître eu France les produits canadiens compris dans l’ap-rangement intervenu entre les deux pays.Cette commission d’études s’est divisée en divers comités composés d’hommes pratiques et compétents qui doivent préparer un rapport sur chacun de ses produits.Lorsque les travaux de chaque comité seront achevés, ils seront soumis au gouvernement fédéral et on espère qu’alors le gouvernement nommera une délégation qui se rendra en France pour se mettre en relations avec le commerce français.Notre Chambre de commerce accueille avec une 3 Le commerce des bois au Canada.tion sur les lieux mêmes.Cependant les résultats, comme nous venons de le dire, sont restés négatifs.A quoi attribuer cet état de choses ! D'aucuns prétendent que le produit américain— en tant que destiné à des ouvrages particuliers— ne remplit pas les conditions exigées par certaines usines en France ; d’autres disent que le mode de fabrication de cette matière, dans son ensemble, laisse à désirer.Ce que nous connaissons des soins donnés à la production scandii ave, tant pour la fabrication que pour l’emballage et le chargement, nous incline à penser que les exigences de la consommation européenne amènera forcément des modifications dans la production canadienne.Car il ne faut pas oublier que le fret pour l’article de choix n’est pas plus élevé que pour l’article inférieur.Il en est de même pour les droits de douane IV Le produit le plus important obtenu des bois du Canada est sans contredit la pâte de cellulose, ou pulpe.A peine née d’hier, cette industrie s’est développée d’une façon étonnante et, à juger du progrès presqu’universel dans la consommation des divers articles auxquels cette matière première sert de base, il est difficile d’en fixer la limite.Jusqu’à ces derniers temps, l’exportation de la pulpe canadienne ne se faisait que sur les Etats-Unis.En 1893 seulement, quelques timides essais lurent tentés en Angleterre et, déjà, en 1894 pas moins de 20,000 tonnes étaient expédiées dans cette Tout porte à croire que la prochaine saison de navigation verra augmenter ce chiffre et pour les frais généraux.Mais ce qui, en outre, a dû fortement réagir c ntre toute transaction, c’est le fret en ce moment-là et plus encore l’absence absolu de moyens de transport direct pour la France.Ajoutons le tarif général au lieu du tarif minimum dont jouissaient les autres producteurs, avec la perspective de la surtaxe d’entrepôt en sus contre les diennes.direction.dans de notables proportions.En cette même année 1893, on fit également quelques tentatives pour placer l’article en France ; le succès ne répondit pas à l’attente, car le mouvement jusqu’ici resta sans résultat appréciable.Notre Bulletin du 15 novembre contient pays une communication de l’ingénieur M.Lefebvre, au sujet des pulpes.Les intéressés trouveront dans ce document des renseignements utiles, des chiffres officiels et des considérations sur l’ensemble que partageons volontiers, sauf peut être l’assertion peu hasardeuse, à notre avis, de vouloir produire et livrer l’article équivalant $8 à $10 au-dessous du prix coté sur le marché d’Angleterre, par conséquent sur les marchés du continent.provenances eana-Aussi maintenons-nous, qu’avec la vention douanière actuelle, complétée, bien entendu, par l’établissement de la ligne régulière de vapeurs, cette branche d’industrie ne peut manquer de se prêter à des transactions très étendues et réciproquement avantageuses.Lors des études sur cette matière il avait été question d’importer des bois à pulpe en France.Un essai fut fait en 1893, abandonné aussitôt à de l’obstacle à peu près insurmontable mentionné nos importations en 1893.La pulpe mécanique haufc; Cependant, si des modifications favora- figure avec 83,210,000 kil.estimées à 12,225,000 frs ; amsi nous ea indiquions dans notre pré- la pulpe chimique avec 24,119,000 kil.et 9,648,000 c 1 eu ar 10 e P°U1 es caisses d emballage par frs.soit, ensemble, au delà de 107,000 tonnes, va- exemple’ Pouvaient se produire ; c’est-à-dire si lant 22 millions de francs.| compagnies de navigation faisaient des condi- üISiilpitlF la Belgique et la Suisse.Du Canada la statistique ne fait aucune mention.Bréteudera t-ou que dans ce mouvement commercial d’un chiffre si respectable le marché français ignore le pouvoir productif du Canada ! Assurément non.nieurs et gens du métier, bien au courant de cette industrie, sent venues de France étudier la ques- con- 11 nous un Afin de juger de l’importance de ce produit sur le marché français, il suffit seulement d’examiner cause aux Eu 1893 tout près de 100,000 cordes, valant près de $400,000, y furent expédiés.La France, en cette même année, recevait de l’étranger 78,712 tonnes de la valeur de 1,495,500 francs.Comme certains de nos grands industriels préfèrent importer les bois et que plusieurs de cialités peuvent difficilement s’en goce a toute chance de s’implanter avec nos spé-passer—ce né-concurrement Car des personnes intéressées, iugé- l’exportation de la pulpe.I 4 existant encore en abondance dans la province de Québec, l’industriel canadien trouvera peut-être là source de revenus nullement à dédaigner.3.Bobines.—Importations : .en bois commun Le Canada expédia pour $83.123 dont les 4/5 en Angleterre et 1/5 aux Etats-Unis.4.Bois en éciisses.—2,650,939 pièces valant 662,735 frs.5.Feuillards et échalas fabriqués : 2.014.220 pièces valant 503.555 frs.6.Boites en bois blancs : 40.529 frs.etc., etc.Tous ces articles sont produits et peuvent être fournis par le Canada dans des quantités plus on moins considérables.On peut y ajouter les bois rabotés, rainés et bouvetés ; planches, frises lames de parquets de toutes espèces ; portes, fenêtres, lambris et autres pièces de menuiserie ; pièces de charpente et de charronage, etc., etc.certaines de nos colonies des maisons complètes, prêtes à être montées, pourront même devenir objet de trafic considérable.Bref, et pour nous résumer.Autant il nous semblait difficile, avant l’accord franco canadien, de maintenir seulement les faibles relations d’affai-déjà existantes—autant croyons-nous possible de les étendre lorsque le traité, complété par l'établissement d'une ligne régulière de vapeurs entre les deux pays, aura mis le Canada sur un pied d’éga-1 ité avec les autres pays producteurs.Nous avons l’intime conviction que dans un avenir très peu éloigné, les bois du Canada entreront pour une large part dans le volume des importations qui alimentent notre marché de France.Déjà dans le Nouveau-Brunswick un grand mouvement se prépare et les agents se rendent sur les lieux.A la province de Québec maintenant d’en faire autant.Geobges Balcer,__ Agent consulaire de France à Trois-Rivières.Un autre produit dont la France fait une consommation énorme, sont les Merrains en chêne et les Douves, en anglais “ Staves.” L’année dernière l’importation de cet article donnait 159,350,000 merrains estimés à 31,370,000 frs ; douves en divers autres bois 3,224,800, valant 244,750 frs.Le Canada, qui exporta naguère de grandes quantités de “Staves” en Angleterre et aux Antilles, a pour ainsi dire complètement discontinué de produire le merrain en chêne ; mais il expédie pour au-delà de $563,000 de douves aux Etats-Unis et pour $50,000 en d’autres pays.On semble être d’opinion en France que le Canada, ayant épuisé ses forêts de chêne, cette production de merrains a dû forcément être abandonnée.Nous ne partageons pas cette opinion, car nous avons vu que les exportations en Bois de chêne équarris, s’élévaient encore, en la dernière saison, à plus de 23,000 tonnes, preuve qu’il subsiste encore quantité de matière pour fabriquer des merrains.Pour peu que le prix de l’article soit rénumérateur et les conditions de transport en rapport avec les exigences du trafic, doutons pas que l’industriel canadien se une 526.090 frs.311.029 “ do )1 ou Pour un nous ne prêterait volontiers à une reprise de son ancienne production et que le négociant soit disposé à entamer de nouvelles relations.res Il ne nous reste plus maintenant qu’à mentionner les produits similaires que la France importe et que le Canada exporte également.Par ordre d’importance et pour l’année 1893 nous avons : 1.Ecorce à tan dont les importations se chiffrent par 10,365,500 kil.estimées à 1,088,377 1rs.et qui viennent principalement de la Belgique et de l’Al-gérié.Le Canada, en cette même année, expédia Etats-Unis 41,872 cordes d’écorce de pruche aux (hemlock bark) valant $205,500 ; plus 6,400 barils d’extrait de pruche, estimés $108,085, à destination de l’Angleterre.Les provinces de Québec et du N ouveau Brunswick fournissent l’écorce ; la dernière et la Nouvelle-Ecosse le tannin.Québec ne L’Importation de la Quincaillerie et des produits métallurgiques au Canada.vient que pour une très faible part dans ce dernier produit.2.Manches d'instruments agricoles et autres figurent dans les importations françaises avec 178,800 frs.et 650,000 frs.Au Canada, ces articles sont compris dans la section des “ instruments aratoires en bois.'' L’exportation qui chiffrait ensemble $462,500 donne $11,498 expédiées “ en France.” Il n’est pas inutile de mentionner à ce sujet que les “ manches d’instruments agricoles en frêne ” d’une longueur inférieure à 2 m.40 (7& pieds angl.) et d’un diamètre inférieur à 55 millimètres (2 pouces) sont exempts de droits à leur entrée en France.Le frêne L’industrie de tous les produits manufacturés dérivant de la métallurgie est très-avancée au Canada, et se développe chaque jour, grâce à la protection excessive du tarif douanier actuel.Les droits d’entrée varient entre 25 et 32J p.c.(ad valorem) et sur certain produits, visserie, boulons, clouterie, les droits spécifiques frappant ces articles équivalent à la prohibition des produit étrangers.Il se fabrique au Canada des boulons, des serrures, des ferrures de toutes sortes pour les maisons, de la visserie, des scies, des outils pour menuisiers, 5 dans leur stock, la rapidité avec laquelle se préparent les commandes, avec une maison de quincaillerie française.En outre les américains font un luxe de catalogues extraordinaire ; leurs articles sont décrits soigneusement, dessinés à merveille ; tout cela facilite les transactions et s’ils occupent une place prépondérante dans l’importation de la quincaillerie, ils n’ont certes pas épargné leur peine.L’Angleterre, par les ' produits qu’elle fournit à l’industrie, fers, aciers, rails, tôles, ferblancs, etc., vient en première ligne comme chiffre.Elle im- chiffre considérable de taillanderie, haches, pelles, bêches, pioches, limes, étrilles, balances, clous, robinetterie de cuivre, coffre-forts, vélocipèdes, coutellerie, machines à coudre ; encore les instruments aratoires, les cartouches de chasse, la ferblanterie, les ustensiles de ménages de toutes sortes, lampes pour l’usage domestique, les appareils à gaz, à l’électricité, les voi- II existe des fonderies im- ) tures de toutes sortes, portantes de poêles, fournaises, et de tous appareils de chauffage très perfectionnés.En résumé, les principales industries de la métallurgie sont ici en pleine prospérité et trouvent un écoulement régulier dans le pays.Cependant, quoique le Canada n’est qu’une population de 5 à 6 millions d’habitants, peu en rapport avec son immense territoire, la production nationale ne peut suffire à sa population eu général assez aisée.Aussi, eu dehors des matières premières pour lesquelles le Canada est tributaire de l’Angleterre, des Etats-Unis, de l’Allemagne et également de la Belgique, les trois premiers pays notamment trouvent ici un débouché considérable de leurs produits manufacturés et entretiennent des agents ou envoient leurs voyageurs gulièrement le Canada.Pour les produits manufacturés, les Etats Unis viennent en première ligne.Le développement inouï des industries de toutes sortes aux Etats-Unis et leur proximité du Canada leur assurent un grand avantage sur les Européens.Les voyageurs des grandes villes manufacturières américaines sont ici journellement à solliciter 1 acheteur.Leurs pro- ; duits en général, très-ingénieux, à bas prix, bien présentés pour faciliter la vente, s’écoulent très-facilement.Parmi les milliers d’articles que vendent les Américains, les suivants sont surtout en faveur : serrurerie de toutes sortes, cadenas, fer-construction de maisons, scies, outils porte également pour un coutellerie, cadenas, et autre petite quincaillerie.Les maisons anglaises sont représentées par des agents résidant à Montréal, et certaines ont des dépôts de marchandises.L’Allemagne voit ses importations s'accroître chaque jour dans toutes sortes de produits, notamment dans les ustensiles en fer émaillé, la coutellerie, outillage, tubes en fer, fil de fer et d’acier, fers, aciers, bandages de roues de locomotives, zinc bout et en feuilles, agents dépositaires allemands, spécialement pour la quincaillerie.La Belgique depuis quelques années a trouvé ici débouché pour ses fers à construction principalement, les zincs, les armes à feu de Liège, etc., etc.Quant à la France, en consultant le tableau ci-après, il est facile de juger quelle minime place elle occupe dans l’importation du Canada comme quincaillerie.Toujours l’éternel refrain.C’est la faute à nos manufacturiers commerçants qui n’ont jamais fait de sérieux efforts pour y chercher un débouché.Il est cependant possible d’y vendre une foule d’articles de quincaillerie française, les droits d’entrée étant les mêmes pour tous les pays qui importent Canada.Mais pour arriver à un résultat, il est indispensable d’être bien renseigné sur les besoins et les exigences du marché, aussi n’est-ce que par le voyage au Canada d’un agent compétent, connaissant ta langue anglaise, qu’il est possible de pouvoir opérer utilement et sans déception.Il est vrai que les petites industries de la quincaillerie ne peuvent faire les frais excessifs de l’envoi d’un voyageur, mais en ce cas la Chambre de Commerce Française de Montréal étant instituée pour renseigner ses compatriotes, peut fournir des instructions assez précises pour faciliter un débouché aux produits qui conviennent au marché canadien.Le tableau que nous publions ci-après est extrait du “ Livre bleu ” des douanes canadiennes.Comme les articles sont placés par catégories basées sur les droits de douane, il n’est pas possible d’énumérer plus en détail les articles ; ainsi les désignations “ articles en fer et acier,” comprennent en^général la quincaillerie composée de ces matières.Le tableau se divise en deux parties distinctes.lo.Les articles sujets au droit d’entrée.2o.Les articles entrant en franchise.Il y a à Montréal plusieurs visiter ré- uu au rures pour divers, ustensiles en 1er battu granité ou émaillé, toute la petite quincaillerie, les machines de toutes sortes, etc.Nos industriels français eu quincaillerie sont loin d’égaler le cachet que les américains savent donner paquetage et à l’emballage de leurs marchandises, soigneusement livrées en boîtes de cartons fortes, étiquettées résistantes, faciles à manier et à placer en rayon.Ce fait qui semblerait un détail insignifiant à nos industriels, est considéré ici, à juste titre, comme très important.Aussi les américains ont-ils apporté tous leurs soins à la commodité de la manipulation de la quincaillerie.Pour en juger, il suffirait de comparer une de leurs grandes maisons de quincaillerie en gros ou en détail américaines, pour la symétrie, l’ordre qui régnent / au ' 6 IMPORTATIONS AU CANADA DES Produits Métallurgiques DU (3(3 JUIN J892 AU 30 J U IN J893.i DROIT «SUJETS au: Belgique.Autres Pays.France Gdc Bretagne.Etats-Unis.Allemagne.$ $ $ $ $ $ 181 2 3 520 11.701 8,934 42,977 1,131 394,583 79,032 24,824 01,514 190.554 3,106 57,292 7,127 50,517 5,606 19.865 10,955 386.554 102,156 407,215 4.403 00,886 3.418 1,312 6,992 14,506 416 39,818 25,543 108,376 23,598 7.449 7.701 2,394 34,629 5,839 5,042 06,938 244,473 9,059 50,807 4.349 18,728 10,397 19,967 Cloches de toutes sortes, autres que pour églises.Cages d’oiseaux.Bicycles, tricycles et accessoires.Tordeuses à linge.„.Parties d’appareils à lumière électrique, fil, batterie, etc.Electromètres et moteurs.Charbons et pointes de charbons pour lumière électrique à arc.Appareils d’éclairage.Lampes, abat-jours, globes, becs.Mèches de lampes.Cartouches de fusils et pistolets.Bourres et capsules de fusils.Armes à feu.Roues d’émeri.Pentures et gonds.Articles en fer ou acier forgés, non spécifiés.Ferrures à l’usage des constructeurs, ébénistes, har- nacheurs, et selliers, y compris les étrilles.Ferronnerie pour garnitures de maison, non spéc.Fer en gueuses.Rivets, boulons, finis et ébauchés.Serrures de toutes sortes.Coffre-forts et portes de coffre-forts.Vis à bois en fer.Vis en fer, cuivre, acier ou autre métal .Balances et romaines.Patins de toutes sortes.Poêles.Articles ou ferblanteries, non spécifiés.Ferblanterie emboutin et vernie, ustensiles en fer battu émaillé et galvanise.Coutellerie générale.Aiguilles g 14 685 172,778 7 7,410 325 224 10,318 71 , f 2 99 104 129 4,747 10,089 1,018 12,668 6,569 51,707 5,793 2.166 2,188 11,559 44 39 40 9 8 572 11,639 11,374 17 5 256 214 3,010 6,284 12,019 53,238 13,519 355,940 1,141 18 16 373 J) 174 171 1 102 105 10,170 461 176 7 6 848 24 71 5 133 1,332 111 13 336 740 23 1,477 4,658 1,178 63,915 63,629 160 213 147 23,345 214,025 6.9C0 18,909 131 12,678 713 531 360 4,396 1,265 127 8 our machines à coudre.tricoter.“ pour ugluistres et p.machines à tricoter.Instruments de chirurgie.Haches, herminettes.hachettes, marteaux.Haches de bûcherons.Scies.Articles de charpentiers, tonneliers, ébénistes et autres métiers.Taillanderie non spécifiée.Limes et râpes.Pics, pioches, marteaux, masses, outils de voie, coins et pinces.Articles en nickel et argent d’Allemagne.Articles nickelés non spécifiés.Epingles.11 401 9,049 1,728 79 425 2,502 47,349 1,546 23,151 115 2,420 2,799 14,843 1,040 54 117 759 8,859 95 103 363 212 1,734 3,199 21 21,535 4,645 43 1,413 Instruments Aratoires.Appareils à engerber .Fourches à 2 et 3 dents.Fourches à 4, 5 et 6 dents.Herses.Moissonneuses.Houes.Couteaux à foin.Faucheuses.Charrues.Rateaux de jardins.Faulx.Bêches et pelles, finies et ébauchées.Instruments aratoires divers non spécifiés .Essieux, ressorts de wagons et tramways.$ dollar équivalant environ à frs: 5.15.77 365 3 43 593 779 < 63,624 220 240 24 22,121 13,446 450 11,512 8,818 92,720 23,313 287 10 3,900 2,720 2,093 13,852 241 - 485 7 Gde Bretagne.Etats-Unis.Allemagne France Belgique.Autres Pays.e $ s 8 Essieux, ressorts de voitures.Fer en barres, martelé ou laminé.Fer en barres et baguettes rondes galvanisés.Fer de Suède en baguettes pour fabriquer les clous à cheval.Acier en lingots, massettes, billettes, etc.Fers et tôles, pour construction, poutres cornières, en fer et acier, etc.Ponts et constructions en fer.Fer en maguettes, masses et loupes.Feuillant en lames ou bandelettes.Locomotives.Pompes à incendies.Machines non spécifiées et chaudières.Machines portatives, vanneuses .Manèges.Machines à vapeur, portatives.Scieries portatives, et machines à rabotter.Machines à battre et à séparer.Machines à coudre.Mécanigraphes.Machines diverses, ou mécanisme non spécifiés.Pompes à vapeur.Pompes rotatives de puits, et foulantes.Gazomètres.Presses, machines à imprimer, à plier.Caractères d’imprimerie.Métal pour do .Instrument, télégraphe, téléphone et accessoires.Cuivre jaune et articles en cuivre jaune.Tuyaux passés à la filière, unis et ornés.Barres et boulons.Lames pour filets d’imprimerie non finie et cuivre jaune en lames ou feuilles.Fil métallique.Tissu métallique.Articles divers, non spécifiés.Clous, rivets et contre rivet.Cuivre rouge et articles en cuivre rouge.Barres, baguettes, lingots.Barres, rivets et contre rivets .Vieux et en morceaux .En gueuse.Tuyaux sans couture.En feuilles ou bandelettes.En fils.Tissu métallique." " Articles divers, non spécifiés.Plomb en saumon.Plomb en barres et en feuilles.Plomb en tuyaux.Plomb de chasse.Plomb ouvré non spécifiés, (articles en).Bronze phosphoré en lingots, barre, feuilles, fils.Articles en zinc non spécifiés.Tôles de fer et acier, noir et galvanisée.Tôles étamées.Tuyaux et tubes en fer ou acier.Barres et rails de chemins de fer.Eclisses pour chemins defer.Fil à clôture, barbelé, uni, dentelé, fer et acier.Fil de fer de toutes sortes.Cable métallique, fer et acier.Fonte de fer ouvrée, ustensiles, plaques et ferrures de poêles, fers à repassser, de ménage, chapelier, tailleurs, et autres articles non spécifiés.Tuyaux de fonte.Vieille fonte.Chaînes fer ou acier au-dessus de 9/16 p.diamètre Ferro-magania, ferrosilliaines, fte blanche critoline.Fourches de fonte Fontes malléable de fer et d’acier__'.'.'.'.'.'.y.'.'.'.'.'.'.Broquettes coupées, pointes et petits clous sans tête Clous à bordage et autres de composition.Clous forgés pour fer à cheval ou autres.Clous et carvel les coupés.Ecrous et rondelles, fer ou acier.Rebuts de fer ou d’acier pour être façonnés.Rognures de tôle et acier pour être laminés.§ dollar équivalant à environ fis: 5.15.1,139 3,222 28,209 763 139,076 430 1,506 5,160 453 61 25,466 261,400 134,875 58,533 62,783 31 587 17,023 142,210 27,490 38,981 14,309 75,093 4,933 113,832 1,169 2,325 25,355 1,952 14,868 91,604 48,639 1,247.125 24,960 25,216 2,800 138,092 33.929 1,281 162,764 3,637 33,891 1,606 20,196 14,953 172 t 1,387 3,493 1,402 60 20!) 240,274 15,979 52,954 297 1,618 * 631 970 16,546 3,277 30,127 23,741 1,626 1 25 172 1,031 11,934 22,307 7,943 4,961 18,548 9,683 263,608 2,878 9 310 :o 1,402 6,063 59,009 1,323 33 799 838 11,730 18,966 03 173 30,400 89,403 251 834 4 458 291 2,539 1,660 11,399 11,383 16,516 2,299 146,722 488 3,405 223 530 225 4,233 76,570 30,138 5,481 23,800 137,129 2,116 1,317 323 115 1,687 1,308 488 8,134 •11,092 2,108 5,297 34,012 5,923 534 156 399 901 840 119 427 2 765,275 31,274 161,450 301,927 109,909 1,029 42.699 19,021 1,622 43,300 3,485 18 2,050 5,104 4,185 580 520 329,220 17,353 8,884 153,911 12,203 1,038 S:* 203 24,906 69 99 415 74 9 17,419 90,538 2,957 40,426 15,813 6,360 4,447 8,980 471 5,793 497,216 67,306 73,993 10,953 6,274 5,709 10 110 6 86 i 315 46 456 27,946 2,935 126 160 1,080 15,4(53 (5,724 10,096 65,292 3,566 4,137 153 - 3,907 8 Produits Métallurgiques IMPORTÉS AU CANADA DU 30 JUIN 1892 AU 30 JUIN 1893.B droits TS :bm: E 1 Belgique.Autres Paye.Franco.Allemagne.Gde Bretagne.Etats-Unis.$ $ 8 Hi $ $ 1,696 15 9,819 3,202 6,303 14,551 39,021 9,623 32,167 273,627 103,000 21,489 10,347 2,199 1,802 7,205 72,478 4 Aluminium.Nickel.Cloches à l’usage des églises.Ancres.• ¦ :.Culots en cuivre pour les jts.de cartouches.Fil cuivre jaune ou rouge importé pour les fers de chaussures.Cuivre jaune en feuilles de plus de 4 pouces largeur.Métal anglais en gueuses et en barres.Cuivre rouge en feuilles, de plus de 4 pouces de larg.Baguettes en cuivre rouge et jaune, fer ou acier rondes de moins 4 pouce diamètre.Tubes de fer ou cuivré de moins de 14 ponce diamètre pour la fabrication des lits.Boit d’acier pour séparateurs de crème.- Acier pour la fabrication des limes.Poutres, feuilles, plaques, et courbes en fer pont construction de navires.Articles manufacturés de fer ou acier pour construction de navires, non fabriqués en Canada.Bandages de roues de locomotives, en acier à l’état brut.Outils de mines, non fabriqués au Canada.Fil de platine, alambics, bassins conducteurs, tubes, et tuyaux de platines importés par des fts d’acide sulfurique.¦•• • Branches, coulants, bouts et tous articles métal vaut à la fabrication des parapluies.Argent d’Allemagne en barres, pour fts de canifs.Argent et nickel, laminé et en feuilles.Rails d’acier pesant plus de 25 livres par yard, pour voie de chemin de fer.Acier pour la fabrication des patins.Acier pour scie et coupe paille.Acier pour marteaux.•••••.• Acier de creuset en feuilles, importé par les fabricants de couteaux pour moissonneuses.Ruban d’acier, importé par les fabricants de fil à clôture.;- ¦ .Acier, baguettes rondes, de moins de 4 pouce de dimension ou 4 pouce carré, importé par les fabricants de serrures et couteliers.Acier spécial pour lames de corsets, de montre et horlogerie.-.- -.Acier en feuilles, spécialement importé par les fabricants de pelles et bêches.Spécialité, en bloc et en gueuse.Métal verni ou enduit pour fabricant de lacets a chaussures ou corsets.Etain, en blocs, en gueuses et barres.Etain et ferblanc en feuilles.Tain.- - - Fils cuivré, fer et acier No.13 et 14, aplati et plissé importés par les fabricants de chaussures et courroies.Fil d’acier, fondu au creuset, importé par les fabricants de cordages métalliques, de pianos, etc .Fil de fer et d’acier, galvanisé ou étamé, No.16, et au-dessous.;.Manœuvres en fil de fer pour navires et bâtiments.Métal jaune, en barres, boulons et à doublage .Zinc en blocs, en gueuses et en feuilles.4,296 3,978 12,281 40 1,821 264 22 2,321 90,473 291,323 3,029 15,786 2,127 33,80S 14,461 3,498 14,730 4,446 36,018 5,294 7.609 , 3,110 38,651 9,969 4,113 11,452 ser- 418 26 7,293 138 25,900 138,449 12,804 48,894 18 8,024 1,846,790 4,491 23,458 4,588 .20,576 3,869 312 3,980 10,822 4,360 1,369 26,060 1,025 119,825 92,313 24,173 8,049 10,780 2,134 16,733 1,368 183,090 779,793 3,078 1,286 198 197 95 6,737 4 13,196 1» 26 4,595 3,187 10,680 356 19,915 2,871 18,111 ¦ 56,360 47,651 5,780 1,570 1,540 27,796 1,620 A.ROUGIER.2,361 33,236 1,590 1,317 12,680 $ dollar équivalant à environ Ira : 5.15.- 9 i REVU K COMMERCIALE.Foin.—Lee exportations de foin sur l’Angleterre vià New-York et Boston sont actuellement presque nulles.Il n’y a qu’un très léger mouvement pour les marchés des Etats-Unis.Les cours pratiqués ici (sur wagon à la station la plus proche de la ferme) sont, par tonne de 2000 liv.foin pressé.Foin No.1 (pur fléole des prés).Foin No.2 (mélangé de trèfle blanc) Comme il y a encore beaucoup de foin à vendre et peu de demandes, ces prix sont faibles avec tendance à la baisse.Laines.—Notre marché a subi l’influence de la reprise des affaires en laines aux Etats-Unis ; des acheteurs des Etats-Unis ont fait des achats considérables chez nous et les prix sont assez fermes.Toison du Canada, .Arrachée, non assort .A.extra supérieure .B.supérieure .Noire.Cap de B.E.en suint Australie, lavée.Buenos Ayres.Natal, en suint.Montreal, 15 Février 1896.Pendant les mois où la navigation du Saint-Laurent est close par la glace, le commerce extérieur du Canada n’a de débouché que par voies ferrées et le coût dispendieux des transports par ces voies, restreint les importations et les exportations à de très petites proportions, surtout en ce qui concerne le commerce avec l’Europe.A l’intérieur, nous sommes dans la morte saison, les préparatifs du commerce de printemps n’ont pas encore commencé.La situation générale du commerce intérieur est assez bonne ; l’épuration ordinaire qui suit la période des inventaires est à peu près terminée, le nombre de liquidations forcées qui en ont résulté n’est pas au dessus de la moyenne des années précédentes.Bois.—Le commerce des bois de service pour l’exportation est complètement suspendu pendant l’hiver.Voici quels sont les cours nominaux des principales sortes et dimensions, f.à b.Montréal.Madriers.—Par 1000 pieds B.M.(1) Pin blanc Pin jaune Epinette.Pruche .Bois de menuiserie et d'êbênisterie.Par 1000 pieds B.M.Frêne.Merisier .Erable .Tilleul (bois blanc) Noyer tendre .Grains.—Les marchés extérieurs ne permettent pas l’exportation de nos grains en ce moment.Les cours suivants sont ceux pratiqués sur place : Blé Manitoba No.1 dur par 60 liv Blé Ontario d’hiver Blé Ontario de printemps “ Pois No.2 par 66 liv .Avoine blanche No.2 par 34 liv.Avoine mélangée Orge à matter par 48 liv Orge à moudre Sarrazin Seigle par 50 liv Farines.-— On a exporté pour l’Angleterre, par les ports des Etats-Unis, une certaine quantité de farines d’Ontario, pendant la fin de janvier ; la baisse actuelle du marché anglais a suspendu les expéditions.Voici les cotes sur place, (par baril de 196 liv.net.) Patente d’hiver.Patente du printemps.Patente Américaine.Straight roller.Extra.Superfine.Forte de boulanger de la ville Forte du Manitoba.Fromage.— La saison du fromage ne commencera qu’à la fin de mai ou au commencement de juin.(1) Board Mesure ou mesure de planche, e'est-h dire 1,000 pieds con- Ij r ants de planche de 1 pied de large par un pouce d’epaisseur.$6.25 5.00 .0 17 à 0 19 la liv.0 20 0 21 “ .0 20 0 22 “ .0 00 0 00 “ .0 17 0 18 “ .0 13 0 16 “ .0 00 0 00 “ .0 30 0 34 “ .0 00 0 00 “ $ 9.00 à $40.00 9.00 40.00 8.00 15.00 10.00 Peaux vertes pour la tannerie—Ce marché est ferme, mouvement assez marqué d’achats pour les avec un Etats-Unis.Les tanneurs paient les peaux classées et inspectées, par 100 livres : $16.00 à $20.00 14.00 20 00 18 00 25.00 12.00 16.00 22.00 30.00 $6 00 Peaux de bœuf légères No.1.No.2 .No* 3.Peaux de bœuf lourdes No.1.No.2 .5 00 « 4 00 6 50 5 60 5 00 Peaux de veau.Les peaux de mouton en laine se paient à la boucherie de 60 à 70c.la pièce Pelleteries brutes.—Le produit de la chasse des animaux indigènes à fourrures se vend comme suit sur notre marché.0.82 it 0.60 0.61 0 67 0 37 0.36 $1 00 à $1 50 010 0 12 0 80 1 00 1 00 1 25 1 00 2 00 0 25 1 00 10 00 15 00 8 00 12 00 3 00 3 50 0 25 0 75 Vison, la pièce.Rat musqué (printemps) Marte No.1.Renard roux .Loup-cervier.Bête puante.Cnrs.Loutre.Castor, la livre.Chat sauvage .Animaux de boucherie____Notre marché d’exportation n’a pas son activité de l’été ; cependant on a expédié pendant la dernière semaine, plusieurs centaines de bêtes à cornes par Poitland Maine.Voici les piix payés ici, à la livre sur pied.0.55 0.50 0.50 0.51 I $3 50 à $3.75 3 75 à 3 90 0.00 à 0.00 2.85 à 3.00 2 60 à 2.75 2.45 à 2.65 3.75 à 0.00 3.40 à 3.75 1 iA Bœuf gras No 1.No.2.“ bonne qualité Vaches et bœufs demi-gras.2e.à 3e.Moutons Agneaux Porcs.4c.31c.(¦ 3Jc.Il .31c.à 3Jc.31c.à 4c.41c I 10 BEVUE FINANCIERE.livres, estimés à une valeur de 620,543 ce qui donnait environ 10J cents la livre.Depuis lors, nous avons une augmentation continue comme on le voit dans le tableau ci-après : Livres.1887 73,604,448 1888 84,173,267 1889 88,534,887 1890 94,266,187 1891 106,202,140 1892 118,270,092 1893 133,956,365 Montreal, 15 Février 1895.La stagnation du commerce et de l’industrie fait affluer dans nos banques, non seulement les soldes de numéraire des négociants, mais les épargnes, grosses et petites, depuis que ces institutions financières ont ouvert, dans tous leurs comptoirs et succursales, des comptes d’épargnes où l’on accepte les plus petites économies,auxquelles on sert un intérêt de 3 à 4 p.c.Nos banques à fonds social ont un capital de plus de $60,0C0,0C0, un fonds de î éseive de plus de$20,CC0,CC0.Elles sont autorisées à émettre des billets de circulation jusqu’à concurrence de leur capital et elles ont en dépôt, soit à intérêt,soit en compte courant, plus de $170,000,000.Leur portefeuille commercial n’est que de $195,000,000 ; elles ont placé à l’éiranger $28,000 000 ; elles gardent en caisse, en numéraire ou l’équivalent $23,000,000 ; elles possèdent des valeurs publiques pour $18,000,000, et enfin, elles prêtent aux agents de change et aux spéculateurs, sur nantissement de fonds publics, $18,000,000.Ces derniers prêts, remboursables à demande, produisent 4 p.c.d’intérêt, et l’escompte sur les effets de commerce varie de 6 à 7 p.c.Le change sur Londres suit, généralement, les cours de New-York ; il est en ce moment pour les particuliers de $4 88 à $4.88} pour les effets à 60 jours de vue et de $4.89* à $4.90 pour les effets payables à vue.Pour les transports par le câble, le change est de $4.90* à $4.91.Le change sur New-York se négocie à vue et au pair ou à une prime très légère variant de 1;16 à * p.c.Sur Paris, le change est 5.16} pour le papier long et de 6.15 pour le papier court.Valeur.$7,108,078 8,928,242 8,915,684 9,372,212 9,481,373 11,593,690 13,360,237 Ou remarquera que le chiffre de 1894, est supérieur à celui de 1890 de près de 40 millions de livres.Ceci est à noter parce qu’il démontre d’une façon indéniable le succès croissant du fromage canadien.beurres Ici nous n’avons pas à enregistrer un semblable succès, comme le prouve le tableau suivant : Valeur $ 331,958 340,181 602,175 1,056,058 1,296,814 Nous ne devons pas oublier en parcourant la statistique des beurres exportés depuis 1880, comme nous l’avons dit plus haut, que les chiffres de 1880, 1881 et 1882 signalaient des exportations beaucoup plus considérables.Mais il faut tenir compte du fait que les fromages ont pris une extension énorme et que le lait employé dans le principe à fournir les quantités exportées en beurre ont été convertis en fromage,denrée d’un transport beaucoup plus facile, d’une vente plus aisée, ce qui explique tout naturellement la diminution sensible que l’on constate dans les exportations de beurre.Le grand marché du Canada pour le fromage est l’Angleterre.Sur une valeur totale en 1893 de $13,300,237 il en a été exporté dans le Royaume-Uni pour $12,536,012.C’était auparavant les Etats-Unis qui d’Amérique approvisionnaient l’Angleterre.Or en 1893 les Etats-Unis n’ont exporté que pour $7,682,184, tandis qu’en 1881 leur exportation était de $17,304,416.Ces chiffres sont significatifs.L’exportation du Canada a, en 12 ans, plus que triplé, tandis que celle des Etats-Unis diminuait des trois cinquièmes.A quoi est dû ce changement ?A la supériorité du fromage canadien sur celui des Etats-Unis.Livres 1,780,705 1,951,585 3,708,101 5,736,696 7,036,013 1889 1890 1891 1892 1893 J.Monies, {du Prix Gourantj.Le commerce d’ex péri al ion des beurres et des fromages au Canada.Le grand développement donné au commerce d’exportation des beurres et du fromage Canada nous engage à fournir sur ces produits de la laiterie quelques renseignements qui pourront intéresser nos lecteurs.Les tableaux suivants montrent en effet, les progrès suivis et constants des fromageries Canada et aussi la progression marquée que depuis 1889 notamment a pris l’exportation du beurre.Il est vrai que dans les années 1880, 1881, 1882, il y avait eu une exportation considérable de beurre, chiffre qui n’a jamais été atteint depuis, mais qui semble se relever chaque année de plus en plus.Voici des tableaux qui sont précieux à consulter.FROMAGES Rappelons que les fromageries ne datent que de l’année 1863.Or en 1868 la production s’élevait déjà à 6,141,470 au au (1) Le cent ou centin vaut environ 5 centimes. 11 Et cependant il reste encore à faire sous le rapport de la qualité.Les importateurs se plaignent de ce que le fromage est trop humide et pas assez mfir lorsqu’il est expédié, qu’il perd une partie de sou poids pendant la traversée et arrive dans des conditions défectueuses sur le marché anglais.Ceci peut et doit être corrigé, surtout si les fabricants veulent conserver la clientèle des marchés étrangers.Le goût du fromage canadien, destiné à l’exportation, se rapproche beaucoup du Chester anglais, sans en avoir la finesse, car il est destiné surtout à la classe moyenne des consommateurs et il trouve là un débouché important.Le prix est de 12 cents la livre, ce qui le rend abordable aux populations ouvrières.L’industrie laitière a fait dans ce pays d’immenses progrès depuis plusieurs années.Le gouvernement a contribué largement par des subsides M.Chassignole, propriétaire de vignobles à Beau- à la création des fromageries et des beurreries Jeu (®hône).établies sur le principe de l’association et qui out M- Gaden et Cie, négociants en vins à Bordeaux, donné d’excellents résultats en favorisant l’éle- MM.Jerdi, Rudolf et Cie, (commerce des eaux vage des animaux de race laitière et la mise en de vie) à Cognac (Charente).valeui des terrains propres au pâturage, ainsi que M.Albert Robin et Cie, vins et eaux de vie à Cola culture des racines et des plantes fourragères.gnac (Charente).Elle a sous ce rapport beaucoup aidé a la pratique MM.Pelissier et Aragon, fabrique de parfums à des me,Heures méthodes agricoles.presse (Alpes Maritimes), oous cette action bienfaisante et intelligemment suivie du gouvernement, le Canada possédait en ^ %™?Desplanches, vins et spiritueux, à Ber-1891, lors du dernier recensement, 1,534 fromage- gerac- ries et 110 beurreries.Ce nombre a encore aug- M- A- Lemonier, 28 rue Meslay, Paris, articles de menté depuis la date du dernier recensement.fantaisie.(al suivre) LE PRIX COURANT est le journal commercial de langue française le plus important et le mieux renseigné du Canada.Les commerçants et les industriels français qui désirent se tenir au courant des besoins et des affaires dans ce pays liront toujours avec intérêt et profit : la Revue commerciale et financière et la Revue des marchés contenues dans chaque numéro.Il n'est pas rare de voir des articles entiers du “Prix Courant” de Montréal reproduits dans les journaux commerciaux et industriels de France.Prix d’abonnement, 15 francs par an.Numéro spécimen envoyé sur demande.Petit Courrier.DEMANDES D’AGENTS PAE : M.H.E.Valade et Cie, négociants en vins, quai de Brienne (Bordeaux).MM.L.Avril, T.F.Bergasse, négociants en vins, 24 rue de la République, Marseille.MM.Duphot et Sardou, eaux-de-vie, à Pons, près Cognac.MM.Rogée et Monnet, vins et spiritueux, à Cognac (Charente).M.Fromy et Rogée, commerce des eaux-de vie et vins à St Jean d’Angely, près Cognac.M.Courret, directeur de la compagnie générale des Charcutes, à Cognac.A.Bellay.Le président de la Chambre de Commerce du district de Montréal.Dans une de ses dernières séances la Chambre de Commerce du district de Montréal a réélu pour président en 1895 M.H.Laporte de la maison Laporte, Martin & Cie de cette ville.M.H.Laporte avait déjà rempli ses fonctions l’année dernière Une très grande compétence, due à l’amabilité de son caractère et à l’autorité de ses connaissances commerciales.La Chambre de Commerce française de Montréal sait quelles sympathies il a personnellement pour la France, sympathies qui ne peuvent manquer de produire leur effet pour favoriser le développement M.E.Mercier, compagnie des grands vins de des rapports commerciaux entre les deux pays.Nous applaudissons donc à la preuve de confiance donnée à M.H.Laporte.son avec M.Romain Dutrnx, président du syndicat des marchands de vins en gros, spiritueux et liqueurs du département de l’Isère, à S te Marcelin (Isère).M.Charles Farre, commerce de vins, à Reims.Champagne, près Epernay, (Champagne).M.Louit frères & Cie, négociants en vins, à Bordeaux. 12 àâ 79 LA PRESSE PUBLIÉE A MONTREAL, CANADA Le plus important et le plus répandu des journaux français du continent américain.39,114 CIRCULATION QUOTIDIENNE ASSERMENTEE : ï.K a La circulation de LA PRESSE est sept fois aussi considérable que celle de tout autre journal français à Montréal.!r.K A m ij % i Il I; !i| LA PRESSE est le meilleur journal d’annonces du Canada 11 f.j LA PRESSE publie 6 pages tous les jours, excepté le Samedi où elle sort à 12 pages ! : m i ! LA PRESSE est le seul journal canadien qui s’occupe d’une manière suivie du développement des relations commerciales entre la France et le Canada.T.BERTHIAUME, Propriétaire, Tl et ?la Rue Üt-Jacques, Montreal, Canada.
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