Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1895, mardi 15 octobre 1895
TROISIÈME ANNÉE 15 OCTOBRE 1895 No 27 BULLETIN MENSUEI PUBLIÉ PAR LA DE MONTRÉAL 10 francs par an.Prix d’abonnement SIÈGE DE LA CHAMBRE EDIFICE DU BOARD OF TRADE, RUE ST-SA CREAIENT jjj saignements au Président de la Chambre.Boîte de Poste, 2311, à Montréal, (Canada).Adresser toutes communications et demandes de ren- MOXTRBAI.Le Bureau est ouvert tous les jours, sauf le dimanche, de 10 heures à midi, et de 1 heure à 3 heures.ses statuts.Les premiers articles seuls sont discutés et la rédaction en est confiée à une commission composée de M.J.Herdt et de Sieyès.La séance est renvoyée à quinzaine à l’heure et au lieu ordinaires des réunions de la Chambre.Séance du 2 Octobre Compte - rendu des séances de la Chambre de Commerce française de Montréal Séance du 18 Septembre 1895 Extrait du procès-verbal de la séance du 18 septembre 1895, tenue par la Chambre de Commerce française de Montréal sous la présidence de M.Emile Galibert, président.Etaient présents : M.J.Herdt, vice-président, M.de Siéyès, secrétaire, M.H.Jonas, trésorier, M.Cintrât, M.H.Kieffer, M.A.Bonnin.Après adoption du procès-verbal de la séance précédente, le courrier de quinzaine est dépouillé.Il contient diverses demandes de renseignement adressées de France pour les industries des papiers peints et des impressions sur étoffes, sur les huiles de foie de morue, et les huiles pour la coroierie.Il est également fait plusieurs demandes d’agent, notamment pour le commerce des vins et des liqueurs.Les Chambres de Commerce de Lille, de St-Etienne de Limoges et de Montpellier sont admises comme membres adhérents ou honoraires de notre Compagnie.Le président de la Chambre est heureux de haiter la bienvenue à deux nouveaux membres actifs, M.A.Bonnin, ingénieur des arts et manufactures et M.Henri Kieffer, de la maison Sorgius et Kieffer, fabricants-tanneurs à Montréal, qui assistent à la séance.Puis la Chambre continue à étudier la reforme de Extrait du procès-verbal de la séance du 2 octobre 1895, tenue par la Chambre de Commerce française de Montréal, sous la présidence de M.E.Galibert, président.M.A.Kleczkowski,consul général de France dans la Puissance du Canada, assiste à la séance.Etaient présents : M.J.Herdt, vice-président, M.de Sieyès, secrétaire, M.H.Jonas, trésorier, MM.de Poli-nière et Lucien Chouillou, conseillers, M.Schowb, M.Fauchille, M.Bonnin.M.Balcer, agent consulaire de France à Trois-Rivières, est aussi présent.Après la lecture du procès-verbal de la réunion précédente, il est procédé au dépouillement du courrier de quinzaine.Dans le courrier se trouvent plusieurs demandes d’agents pour des maisons de France faisant le commerce des eaux-de-vie.Ces demandes seront inscrites en notre petit courrier du Bulletin Mensuel.Nous recevons aussi diverses correspondances de France indiquant l’impression ressentie dans certai-parties de la Bretagne et de la Normandie par l’importation de chevaux et de bœufs envoyés du Ca- sou- nes 1 - — — - 2 qu’on puisse se dispenser de recourir à des réclames mensongères.” La Chambre de Commerce procède ensuite à l’examen des Statuts qu’elle se propose de reviser et elle continue la discussion sur chacun de ces articles : puis elle s’ajourne à quinzaine.ntvda.Les résultats donnés par le« premières expéditions en juillet et août ont attiré l’attention sur les animaux importés du Canada en France et promettent une nouvelle ère dans ce genre d’importation.Une lettre de la Chambre de Commerce française de Constantinople nous demande de compléter, conformément à un questionnaire détaillé, les droits qu’aurait à payer à Montréal un navire chargé de telles marchandises, tant pour le débarquement que pour le réembarquement dans des conditions déterminées.Préparer la réponse avec tous les renseignements désirés.Monsieur le Consul-général de France entretient, pendant quelques instants, la Chambre de Commerce des impressions qu’il a rapportées de son voyage au Manitoba, au Nord-Ouest et dans la Colombie Britannique.“ L’œuvre entreprise, dit-il, et conduite à son terme par la Compagnie du Pacifique-Canadien est digne de la plus grande admiration.“La région comprise entre les Montagnes Rocheuses et l’Océan pacifique est très riche et se développera d’elle-même, mais il faudra évidemment beaucoup de temps pour coloniser l’immense région qui s’étend des limites de la Colombie Anglaise au Lac Supérieur ; il n’est pas douteux néammoins qu’un jour viendra où le mouvement des choses répondra aux grande efforts déjà faits.” En ce qui concerne les centres de colonisation française qu’il a visités M.le Consul général ajoute que ces centres sont plus nombreux et plus importants qu’on ne parait le supposer généralement.Il a vu à Montmartre,à N.D.de Lourdes et sur d’autres points encore des groupements de cultivateurs français qui, par leur travail, leur persévérance, étaient arrivés à se créer une situation relativement aisée.“Il semble du reste qu’il n'y ait chance de succès que pour les cultivateurs capables de travailler la terre de leurs propres mains, et qui amènent avec eux des enfants ou des parents en assez grand nombre pour n’avoir pas à recourir à la main-d’œuvre salariée très dispendieuse dans toute la région.“En somme les agriculteurs français qui viendront s’établir au Manitoba ou dans le Nord-Ouest, doivent comprendre dès le premièr jour qu’il ne faut pas espérer la fortune rapide et les gains faciles que certaines brochures publiées dans l’intérêt des Compagnies de navigation ont le tort de faire espérer.C’est déjà beaucoup que de pouvoir être assuré, sous certaines conditions, d’obtenir la concession gratuite d’un terrain de 65 hectares et cette perspective, à elle seule, offre assez d’avantages aux ouvriers des champs qui, chez nous, ne sont pas parvenus à devenir propriétaires pour Séance du 16 octobre 1695 (1 ) Extrait de la séance du 16 octobre 1895 tenue par la Chambre de Commerce Française au lieu ordinaire de ses réunions sous la présidence de M.Emile Gali-bert.Monsieur le Consul-général de France assiste à la séance.Etaient présents : M.Herdt, vice-président, M.C.A.Chouillou, M.Schowb.M.jgalcer, agent consulaire de France à Trois-Rivières, est également présent.Le courrier de quinzaine apporte un certain nombre de demandes d’agents pour les liquides, et aussi de demandes de renseignements pour introduire au Canada divers articles non encore importés en ce pays.Il est également réclamé, des indications pour établir des relations avec des marchands de bois du Canada.La Chambre de Commerce Française de Montréal enregistre avec satisfaction l’adhésion des Chambres de commerce de Roubaix, du Mans et de Calais.Elle inscrit aussi comme membre adhérent M.A.David, articles de ferronnerie, Charleville, (Ardennes).M.le Président signale que le traité de commerce franco-canadien, en vertu d’unp proclamation du Gouverneur-général du Canada, est mis en vigueur depuis le 14 de ce mois.Il est heureux de voir enfin cette convention recevoir son exécution.Diverses observations sont échangées au sujet de l’application du nouvel arrangement.Aux termes de cet accord, la surtaxe de 30 °/0 ad valorem sur les vins mousseux et non mousseux titrant 15 degrés de l’alcoo-lomètre centésimal ou moins, (soit, d’après l’équivalent canadien, 26 pour 100 d’alcool ou moins) cessera d’être perçue et seul le droit spécifique de 25 cents (1 fr.25) par gallon reste exigible.Or, il résulte d’informations prises auprès de l’Administration des Douanes que le Service, en s’appuyant sur l’article 21 des observations du tarif fédéral en vigueur, se proposerait d’exiger une taxe additionnelle de 20 °/0 ad valorem sur le prix de l’emballage.Les membres présents sont unanimes à exprimer l’opinion que la perception d'une taxe de cette nature, outre qu’elle n’était pas prévue, aurait pour effet de (1) En raison de la promulgation du traité de commerce Franco-canadien qui a été mis en vigueur le 14 de ce mois, nous avons retardé de quelques jours la publication de notre Bulletin Mensuel pour insérer la dite promulgation, ce qui nous permet de donner aussi un extrait de la séance de la Chambre de Commerce tenue le 16 octobre courant. 3^9 3 réduire les avantages qu’il était permis d’espérer de la TRAITÉ E*>TRE LE CANADA El LA IRAJsCE Article I.A l’entrée en Canada les vins mousseux et non gouvernement fédéral pour que cette question soit mougseux> les savons communs, savons de Marseille réglée dans l’esprit le plus large et le plus conciliant' (Qastile soaps), et les noix, amandes, prunes et La Chambre remet à la prochaine séance le vote sur pruneaux, d'origine française, bénéficieront des avantages suivants: 1.Les vins non mousseux titrant 15 degrés de l’alcolomètre centésimal ou moins (soit, d’après Le Traité de Commerce Franco-Canadien » p«”100 °°moiM) et tous les vins mousseux seront affranchis de la surtaxe ou droit ad valorem de 30 pour 100.2.Le droit actuellement applicable aux savons communs, savons de Marseille (Castile soaps), sera réduit de moitié.Le droit actuellement applicable aux noix, amandes, prunes et pruneaux sera réduit d’un tiers.Article II.Tout avantage commercial accordé par le Canada à un Etat tiers, notamment en matière de tarifs, sera, de plein droit, étendu à la France, à l’Algérie et aux colonies françaises.mise en vigueur de la convention du 6 février 1893.Ils proposent d’ailleurs de s’en remettre à l'équité du les modifications apportées à ses statuts.Ce traité est enfin promulgué.Le 12 octobre courant la Gazette du Canada ( journal officiel d’Ottawa) contenait la proclamation suivante du Gouverneur-Général : CANADA.Victoria, par la Grâce de Dieu, Reine du Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et d’Irlande, Défenseur de la foi, etc., etc.A tous ceux qui les présentes verront ou qu’icelles pourront concerner,—Salut : PROCLAMATION.Article III.ue dans et Charles Hipperï Tupper,! Considérant q Procureur Général, |- par un acte fait et passé Canada.I par le parlement du Ca- nada en les 57e et 58e années de Notre règne, chapitre îïïiîïriilîŒS certifié d’origine, seront admis an Wfice d„ tarif la République Française," il est entre autres choses minimum : statué, que le dit acte n’aura aucune force et vigueur avant une date que le Gouverneur général fixera par proclamation : Et considérant qu'il est à propos que le dit acte ait force et vigueur à compter du quatorzième jour d octobre dans l’année de Notre-Seigneur mil huit cent quatre-vingt-quinze : Sachez donc, que par et avec l’avis de Notre Conseil privé pour le Canada, Nous déclarons par Notre présente proclamation, que le dit acte passé en les 57e et 58e années de Notre règne, chapitre deux, et désigné “ Acte du traité Français, 1894,’’ aura force et vigueur à compter du quatorzième jour d’octobre dans l’année de Notre Seigneur mil huit cent quatre-vingt-quinze.De ce qui précède, Nos féaux sujets et tous ceux que les présentes peuvent concerner, sont par les présentes requis d’en prendre avis et d’agir en conséquence.A l’entrée en France, en Algérie et dans les colonies françaises, les articles suivants, originaires du Canada importés directement de ce pays et accompagnés de Conserves de viandes, en boites.Lait concentré, pur.Poissons d’eau douce, anguilles.Poissons conservés au naturel.Homards et langoustes conservés au naturel.Pommes et poires fraîches, sèches ou pressées.Fruits de table conservés.Bois à construire, brut ou scié.Pavés en bois.Merrains.Pâte de bois (cellulose).Extrait de tannins.Papiers communs (à la mécanique).Peaux préparées.Bottes, bottines et souliers.Meubles eu bois commun.Meubles autres que sièges, massifs et communs.Lames de parquet en pin ou autre bois tendre.Bâtiments de mer en bois.En foi de Quoi, Nous avons fait émettre, etc., etc.W.H.Montague, Secrétaire d’Etat.Nous donnons ci-après le texte du traité, nous réservant de publier,dans notre prochain Bulletin, les droits afférents à chaque article visé dans le traité, tels qu’ils droit accordée à un autre Etat quelconque sur l’un l’Administration des Douanes de des articles énumérés ci-dessus sera étendu, de plein Il est entendu que le bénéfice de toute réduction de seront exigés par chacune des parties contractantes, droit, au Canada. 4 Article IV.Longueur du St Laurent des sources du St- Louis à Gaspé.Longueur du fleuve proprement dit,des Mille- Iles en Ontario à Québec.ratifié, et le« ratifications en seront échangées à Pa- Longueur de la navigation maritime du ris aussitôt que faire se pourra.Il entrera en vigueur immédiatement après l’accomplissement de cette for- Longueur de la navigation intérieure de m ali té, et demeurera exécutoire jusqu’à l’expiration XT Montréal à Duluth d'an délai de doue, mois après que l'une ou l'autre des N‘bX Me à Z'iutl ™ ° parties contractantes aura notifie son intention d en Superficie du bassin laurentin en amont faire cesser les effets.3070 kil.Le présent arrangement, après avoir été adopté par le Parlement du Canada et par les Chambres françaises sera 298 kil.Détroit de Belle-Isle à Montréal J 825 kil.2132 kil.3657 kil.de Québec.Il est,d’ailleurs, convenu que si les vins non mousseux Débit approximatif du St Laurent titrant au plus 15°, ou les vins mousseux étaient ulté- d apiès Clarke rieurement l’objet d'un relèvement de droit à l’entrée Canada, le gouvernement français pourrait, en dénonçant le présent arrangement, en faire cesser immédiatement les effets, sans attendre l’expiration du bouchure du £olfe tifc Laurent proprement dit à Mont-délai de douze mois prévu ci-dessus.réal °1'1 s’arrête la grande navigation maritime, En foi de quoi, les plénipotentiaires respectifs ont Parcours est d’environ 1200 kilomètres et sur cet immense parcours, les transatlantiques qui jaugent jusqu’à 6000 tonneaux y voguent sans encombre entre Fait à Paris, en double expédition, le 6 février 1893.deux rives de verdure.Au-delà de Montréal, grâce à un système très riche de canaux, les navires d’un 1,150,000 kil.c.25.0001 || Do d’après la Commission géologique.32,000 ( II au Tel est le fleuve dont nous voulons parler.De l’em- son signé le présent arrangement, et y ont apposé leurs cachets.Signés : Duff'erin et Ava.Jules Develle.Charles Tupper.Jules Siegfried.moyen tonnage peuvent encore faire 2,100 kilomètres, sans autres obstacles qne des écluses et parvenir ainsi à Dulutb." Lorsqu’on arrive au Canada, dans la belle saison par mer, dit M.de Courmont dans ses Canadiens de LE FLEUVE SAINT-LAURENT ET SES CANAUX France- c’est un grand spectacle que celui offert par le St-Laurent.La longueur du fleuve, les collines gracieusement ondulées de la rive méridionale, les montagnes abruptes de la rive du Nord dont le relief s’accentue à mesure que l’on avance dans l’estuaire, tout cela rappelle au voyageur les bords pittoresques et tiques du lac de Constance.Mais le spectacle est plus grandiose à la fois et plus changeant le long de “cette avenue des Champs-Elysées du Nouveau-Monde.” Ni le Mississipi avec ses eaux boueuses et son cours tortueux, ni l’Amazone avec ses rives basses et presque invisibles ne peuvent rivaliser grandeur avec ce fleuve admirable dont les eaux, épurées par les innombrables lacs que traversent ses affluents, réfléchissent dans leur miroir de cristal les cimes déchiquetées des Laurentides.” L’impression produite par le St.Laurent est bien nous a fait citer cette page du '¦ Le St-Laurent est la fortune du Canada ” écrivait il y a quelques années un voyageur français et certes il n’avait jamais dit plus vrai.Ce fleuve, mi-partie lac, mi-partie rivière, est des plus grandes voies fluviales qui existe et le ton.nage de sa navigation intérieure atteint des proportions considérables, qui, jointe à celle intérocéa.nique, en fait une des routes les plus fréquentées et les plus suivies que l’on connaisse.N’était le temps d’arrêt forcé qu’imposent les glaces pendant une partie de l’année, le St-Laurent serait le plus riche “ des chemins qui marchent ” du monde entier.Non seulement il dessert le trafic du Canada, mais grâce aux lacs qu’il traverse, il est le meilleur véhicule et le plus économique pour transporter, soit à New-York par le canal Erié, soit à Montréal directement, la plupart des grosses marchandises envoyées de l’Ouest Américain et Canadien à destination de l’Europe.Faisons d’abord connaître l’hydrologie du bassin laurentin : cette énumération en fera apprécier toute l’importance, fl) roman- une majesté et en en rendue et c’est là ce qui livre de M.de Courmoat.* * * Voyons maintenant comment la science moderne est parvenue à utiliser au profit du commerce cette admirable voie fluviale.A Québec commence vraiment la mer, car à quelques milles au-dessous, le fleuve a une largeur de 12 kilomètres et une profondeur de 100 pieds, (1) Voir la carte ci-jointe. — —— ; 5 En remontant de Québec vers Montréal, sur un parcours de 45 milles (72 kilomètres),le St.Laurent à une largeur moyenne de un à deux milles (1609 mètres à •$218 mètres) et une profondeur de 45 à 100 pieds.Mais un peu plus en amont, se trouve le lac St.Pierre, de 20 milles de long, sur 9 milles de large (32 kilomètres sur 14 kil.) avec une hauteur d’eau de 11 à 18 pieds.C’est.là une des premières difficultés qu’il a fallu surmonter pour assurer la navigation maritime jusqu’à Montréal.Au moyen de dragages puissants, on a creusé un chenal ayant une largeur de 300 à 450 pieds et même plus et une profondeur de 27 piedsj.Ce grand travail achevé en 1886 avait coûté à cette époque la somme de $3,503.870 soit environ 17,5000.00 francs.C’est à ce travail considérable que Montréal doit d’avoir un port en eau douce, accessible aux vaisseaux de haut tonnage, à 1000 milles (1609 Kilom.) de l’Atlantique, à 250 milles de l'eau salée et à près de 100 milles de l’action de la marée, port unique, on peut le dire, dans le monde entier.Mais les travaux du lac St-Pierre, les divers creusements entrepris dans le cours du fleuve pour maintenir toujours un chenal ayant 27 pieds 4 d’eau, ne rentrent pas directement dans le cadre de cette étude.Car nous avons à nous occuper des canaux tendant à assurer la navigation du St Laurent à partir de Montréal.qu’il eut pour seigneur Cavalier de la Salle, un des découvreurs du Mississipi et le conquérant de la Louisiane.Ce canal a 5 écluses, ayant chacune 270 pieds par 45.La chute totale des écluses est de 45 pieds et la hauteur de l’eau sur le seuil des écluses est de 18 pieds sur deux écluses et de 14 sur trois.La largeur moyenne du canal est de 150 pieds.Ces chiffres sont ceux du nouveau canal, car on a conservé l’ancien chenal, ce qui fait que le canal a deux séries d’écluses.A Lachine, les rapides franchis, on se trouve dans le lac St Louis dont la profondeur variable a nécessité l’établissement d’un chenal assez tortueux que l’on suit sur un parcours de 15 milles (24 kil.500 m.) et qui arrive au Canal de Beauharnois.Ce canal a une longueur de 11 milles |, — 9 écluses de 200 pieds sur 45.Sa largeur est de 200 pieds.La hauteur de l’eau sur les seuils est de 9 pieds.Diverses considérations sur la facilité d’accès à ce canal et des raisons d’un ordre politique ont décidé le gouvernement à faire creuser sur la rive gauche du St-Laurent un autre canal qui n'est pas encore ouvert, mais le sera prochainement.Ce canal, dit de Soulanges.doit tourner comme le fait actuellement celui de Beauharnois, mais dans des conditions supérieures, les rapides des Cascades, des Cèdres et du Coteau.Il doit avoir 5 écluses et rachètera une chute d’eau de 82 pieds et demi.Les écluses auront en longueur 270 pieds, en largeur 45 et une hauteur d’eau sur le seuil de 14 pieds.Ce sont les mêmes chiffres que pour le canal de Lachine.On évalue les dépenses de ce canal à $5,000,000 soit 25 millions de francs.Le canal de Beauharnois débouche à Valleyfield dans le lac St François.Celui de Son lange débouchera près de Coteau Landing, qui se trouve sur le même lac St François un peu plus en amont que Valleyfield.Dans ce lac la navigation est assez facile pour les vaisseaux du tonnage maintenant en usage sur un parcours de 32 milles § (51 kil.800.) Ici se rencontre le canal de Cornwall qui sert à franchir les rapides du Long-Sault.Il a une longueur de 11 milles 4.Certains travaux ont amélioré ce canal qui sera conforme aux autres canaux d’ici de temps et possédera des écluses de 270 pieds de long ayant une profondeur d’eau de 14 pieds.C’est là le but poursuivi pour tous les canaux.A cinq milles (8 kil.) de l’extrémité occidentale du canal de Cornwall, on trouve le canal de la Pointe Farran, qui sert à éviter le rapide portant le même nom.Ce canal n’a pas plus de f de mille (1206 m.) Il a besoin d’être creusé derechef pour être en rapport avec les désiderata de la navigation.A dix milles et demi plus loin, le canal du Rapide- Le fieuve est coupé fréquemment, en effet, par des rapides que les bateaux ne peuvent remonter, soit à cause de la force du courant, soit à cause de la nature même des obstacles.Ce sont ces rapides qu’on a dû tourner au moyeu de canaux.Tous ces canaux se trouvent au-dessus de Montréal.Ainsi de Montréal à Prescott (Ontario) on trouve : lo Le canal de Lachine.2o Le canal de Beauharnois sur la rive droite et le canal de Boulanges, non encore terminé, sur la rive gauche, tous deux destinés à éviter les mêmes rapides.3o Le Canal de Cornwall.4o Le canal de la Pointe Farran.5o Celui du Rapide Plat.tio Enfin celui des Galops, après lequel on entre dans le lac Ontario.•Le Canal Lach ine peu huit mille 4 de long et sert à franchir les rapides dits de Lachine ou du Sault St Louis qui procurent à la descente tant d emotion aux visiteurs de Montréal et sont pour les habitants de cette ville une charmante excursion.Ce canal part de Montréal et vient déboucher un peu au-dessous du village Lachine, célèbre dans l’histoire de la Nouvelle-France parce qu’il était le point de départ des expéditions entreprises contre les sauvages de l’Ouest, et ; ¦ 6 Plat permet de franchir le rapide ainsi désigné.Sa longueur est de 4 milles (6 kil.500.) Enfin le Canal des Galops ayant une longueur de 7 milles § (12 kil.389), évitant les rapides de la Pointe-des-Iroquois, de la Pointe Cardinal (1) et des Galops, termine la série des canaux, qui, de Montréal à Prescott, se suivent à intervalles assez rapprochés.Sur un parcours, en effet, de 119 milles (191 kil.471) entre Montréal et Prescott, les canaux desservent 43 milles § (69 kil.787 m.) et le St Laurent n’est employé que pendant 75 milles 3/8 (120 kil.) Ajoutons ici qu'au cours de l’année 1892, on a terminé le tracé hydrographique d’un nouveau canal destiné à remplacer celui actuel des Galops.Ce canal aurait deux avantages qui le feront probablement accepter malgré la dépense : celui d’abord d’être plus court de | de mille que le chenal du sud, et surtout de ne pas se servir des eaux américaines comme on le fait actuellement.On veut reporter les canaux sur le terrain canadien.Nous verrons que le même sentiment a fait entreprendre le Canal du Sault-Ste-Marie dont il sera parlé ci-après.Avec le lac Ontario dans lequel nous entrons, nous sommes dans cette partie du cours du Et Laurent qui appartient à la série des grands lacs.Cinq lacs, en effet, se suivent, présentant les plus grands bassins d’eaux intérieures qui existent.Ce sont le lac Ontario, le lac Erié, le lac Huron, le lac Michigan et enfin, couronnant le tout, le lac Supérieur.Voici l’attitude, la superficie et la profondeur moyenne de chacun de ces lacs : que l’ancienne était de 27£ milles, soit une diminution de | de mille.La chute totale des écluses est de 326 pieds.Pour racheter cette différence de niveau il y a 26 écluses.La hauteur de l’eau sur les seuils est de 14 pieds.L’entrée.du canal est à Port-Dalhousie (en remontant) et la sortie à Port-Colborne.Sur un parcours de llf milles de Port-Dalhousie à Allanburgh, il y a deux canaux distincts.D’Allanburgh à Port-Colborne, (distance 15 milles (24 kil.135), le canal n’a qu’une seule voie, l’ancien canal ayant été considérablement agrandi.Depuis mai 1894, la profondeur du canal a été portée à 14 pieds.Ce canal a été commencé en 1824, ouvert partiellement en 1829 et enfin complètement terminé en 1832.On procéda dès 1841 à un premier élargissement, mais bientôt on put se convaincre que les exigences de la navigation, avec des navires d’un tonnage plus fort, calant plus d’eau, réclamaient impérieusement la modification des premières mesures données au canal.En 1872 on fit de nouvelles améliorations et elles se continuent maintenant.C’est un des travaux d’art les plus importants du Canada.Depuis la tête du canal Welland sur une distance de 394 milles (633 kil.) la navigation se fait en eau profonde à travers le lac Erié, la rivière Détroit, le lac St Clair, la rivière St Clair, le lac Huron, et la rivière du Sault S te Marie, jus ]u’à une courte distance du canal du Sault Ste Marie.C’est le dernier canal dont il nous reste à parler.Il est construit à, travers l’ile S te Marie, sur le côté nord des rapides de la rivière S te Marie et par cette dernière réunit les lacs Huron et Supérieur.La longueur du canal à travers l’île est de 3,000 pieds.Mais il a fallu des travaux considérables pour creuser un chenal d’approche aux extrémités d’amont et d'aval.La longueur totale du canal et de ses approches est de 18,100 pieds ou 6 k.033.Les dimensions de l’écluse méritent d’être signalées : la chambre a 900 pieds de long 60 pieds de large et une profondeur de 20 pieds 3 pouces d’eau sur les seuils à l’extrême bas niveau connu de la rivière en aval de l’écluse.Ces dimensions permettent de faire passer à la fois trois navires, un du type des lacs de 320 pieds et deux du type Welland de 255 pieds, ce qui facilite considérablement la navigation.A partir du Sault jusqu’à Port-Arthur, la distance par le lac Supérieur est de 266 milles (427 kil.) et j qu’à Duluth de 390 milles (627 kil.500).Altitude au-dessus du niveau de la mer en kilo- Superficie Profondeur moyenne, en mètres, mètres carrés Mètres.Lac Ontario.Lac Erié.Lac Huron.Lac Michigan.Lac Supérieur.72 19,820 90 173 25,000 120 “ 57,600 100 177 61,900 120 185 83,630 213 Ce sont, comme on le voit, de véritables mers Caspienne, sujettes aux tempêtes, aux ouragans terribles et qui régissent en grande partie les mouvements atmosphériques des provinces d’Ontario et de.Québec.A la sortie du lac Ontario, en remontant le Meuve se trouvent les grandes chutes du Niagara, la merveille du monde.Ce sont les plus imposantes de toutes celles que l’on connaît jusqu’à ce jour.Naturellement il a fallu pour la navigation tourner cet obstacle infranchissable et pour cela on a créé le Canal Welland qui possède deux canaux, l'ancien et le nouveau.Sa longueur est de 26f milles par la ligne nouvelle, tandis sur i us- Hans un second article nous donnerons les chiffres du tonnage vraiment surprenant qui use de cette voie de communication.(1).Ces deux rapides sont de très forts courants plutôt que des rapides proprement dits.A.B.• \ M 17t Vf ffi Til lu 177 > ft U» 94 Vf 3 w M TSL w EE 1/7 177 N*1 N22 DIAGRAMME d.rs Gtnaux du jS Ijuuretd entre Montréal et Pi es colt.CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE s DE .W v 4 TfT il j ¦fl£L Le SïLALRENT 6f.se* Canaux.» ilfe.v'J ¦"u b’l^l D 'après fa.carte drt Ministère cfe Jlnterieirr en (hrwdzi {Le jnerrcfien 0°est~celrii (tfee,nwich .J \ P*J i 'i.I §
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