Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1896, jeudi 15 octobre 1896
QUATRIÈME ANNÉE 15 OCTOBRE 1896 No 39 BULLETIN MENSUEL PUBLIÉ PAR LA DE MONTRÉAL 10 francs par an.Prix d’abonnement SIÈGE I)E LA CHAMBRE EDIFICE DU BOARD OF TRADE, RUE ST-SACREMENT MONTREAL Adresser toutes communications et demandes de renseignements au Président de la Chambre.Boite de Poste, 2311, à Montréal, (Canada.) Le Bureau est ouvert tous les jours, sauf le dimanche, de 10 heures à midi et de 1 heure à 3 heures.M.A.Kleczkowski, consul général de France en la Puissance du Canada, assiste à la réunion.Sont aussi présents : M.de Sieyes, vice président, M.H.Jonas, trésorier, M.de Polinière, conseiller, M.Emile Galibert, M.A.Tarât, M.Fauchille et M.Schowb.Après lecture du procès-verbal, il est procédé au dépouillement du courrier de quinzaine qui contient diverses demandes de renseignements pour agences et représentations,notamment pour les huiles d’olive de Marseille.M.le président de la Chambre syndicale de Commerce de la Pointe à Pitre écrit à notre Chambre AVIS IMPORTANT Nous avons encore eu, dans ces derniers temps, des exemples de maisons françaises dont les noms avaient été relevés sur la liste des demandes d’agent inscrits dans le petit courrier de notre Bulletin Mensuel, auxquelles on s’était adressée, soit» les auspices de la Ohambre de Commerce française de Montréal, et qui ont eu le malheur de confier leurs intérêts à des agents que nous n’avons jamais appuyés on recommandés.Ces maisons se trouvent —en conséquence—dans de sérieux embarras.Nous croyons donc devoir, de nouveau, rappeler qu’il est indispensable de s’adresser directement à la Chambre de Commerce française de Montréal pour avoir des renseignements et savoir si réellement nous appuyons les agents qui se prévalent de notre recommandation.pour avoir des indications sur le moyeu de lier des relations entre les Antilles françaises et le Canada pour le développement du commerce de peausserie.M.E.Galibert auquel cette lettre a été communiquée, veut bien fournir quelques renseignements sur cette question, renseignements laissant, peu d’espoir de voir établir, avec chance de succès, des relations entre les deux contrés.Comptes-rendus des Séances de la Chambre de Commerce Française de Montréal.Dans la correspondance se trouve une lettre de M.Larlat, de Bordeaux, dont nous avons déjà eu occasion de parler, eu signalant combien son idée de former une sorte de syndicats entre commerçants n’exploitant pas la même ligne, était pratique.De divers côtés, on paraît faire attention à cette bonne méthode.La Chambre de Commerce française de Montréal, par l’organe de son président, s’est mise eu rapport, avec quelques personnes en situation de la bien reu- Séance du 16 Septembre 1896.Extrait odr pucès-verbal de la séance du 16 septembre 1896, tenue par la Chambre de Commerce française de Montréal, sous la présidence de M.J.Herdt, président. 2 seiguer sur les intentions du Gouvernement au sujet de l’Exposition Internationale.Il est très intéressant que le comité d’organisation et de propagande établi de Paris soit fixé sur la date définitive de cette exposition.M.le président exprime à M.le Consul-Général qui est de retour d’un voyage en France, la satisfaction que la Chambre de Commerce française a de le voir prendre part derechef à ses travaux.Tous les membres ont pu constater, par le grand nombre de renseignements demandés sur son avis, à notre Chambre, combien il avait eu à cœur de faciliter les relations commerciales entre la France et le Canada.M.le président fait part à la Chambre de la visite que M.Ribot, ancien président du Conseil, et ancien ministre des affaires étrangères qui, passant une journée à Montréal, a bien voulu nous consacrer quelques instants.M.Ribot, reçu par le président et le vice président, s’est intéressé aux travaux de notre Compagnie et surtout à la question de l’établissement d’une ligne directe entre la France et le Canada Nous devons aussi mentionner la visite de M.Descours Desacres, chargé d’une mission agricole du gouvernement français et qui prône l’exportation des Stockers Canadiens à la fin de la saison d’été pour être mis en France dans les pâturages aux premiers mois de l’année (février et mars) et être vendus aux foires de juillet.Nous constatons que plusieurs demandes nous ont été faites par des propriétaires de pâturages et d’herbages de Normandie.Dans ce but quelques-uns de ces propriétaires sont venus visiter le Canada et ont voulu se renseigner à notre Chambre de Commerce, notamment M.Maurice Hervey de Notre Dame du Vaudreuil (Eure).M.le président donne connaissance à la Chambra d’une lettre de M.Morin, président de la commission des relations commerciales, commission nommée par la Chambre de Commerce du district de Montréal, avisant notre Compagnie que pour répondre à diverses demandes qui lui étaient po sées par M.le Ministre du Commerce, cette commission désirait se mettre en rapport avec notre Chambre.Il lui sera répondu qu’on est entièrement à la disposition de la commission, mais que pour faciliter le travail, il serait bon d’indiquer quels articles ou aurait l’intention d’exporter pour étudier les chances de succès de ces exportations en France.Nous trouvons encore dans ce courrier nu exemple que nous sommes toujours heureux de citer, du mouvement qui s’effectue dans la presse de France pour activer notre commerce d’exportation.On n’a qu’à lire VExportateur pour se convaincre que, malgré son petit format, cette feuille a de très utiles renseignements.Il est décidé par la Chambre de Commerce française de Montréal qu’elle appuiera les efforts de la ligne Franco Belge du Canada, afin d’avoir au moins une communication entre la France et le Canada.Nous publierons dans notre prochain Bulletin Mensuel les renseignements relatifs aux taux de fret de cette compagnie qui sont assez abordables.La ligne Franco-Belge du escale à Boulogne-sur-Mer avec Nous avons déjà parlé de cette ligue dans notre dernier Bulletin.Elle vient d’inaugurer son service au Canada où le “ Greta-Holmes ” est arrivé ici à la fin de septembre.Ce steamer est reparti de Montréal le 5 octobre courant à destination de Boulogne-sur-Mer et d’Anvers.Voici les renseignements fournis sur son chargement.Il est intéressant à relever pour constater quel accueil est fait à cette ligne par le commerce français d’exportation ou d’importation.Le Greta-Holmes emporte à Boulogne-sur-Mer : 17 caisses de bottines et souliers, 328 pièces de bois, 27 barils de peaux de montons, 10 caisses de champagne, 2 boîtes d’échantillons de bardeaux, 214 montons, 171 têtes de bétails, 50 barils de pommes, 16 caisses de conserves de poissons, une caisse de papier.Pour Anvers : il est chargé de 10,000 quintaux de gros grains, 2,500 quintaux d’avoine, 3 cloches d’église, 1 caisse de miel, 213 paquets de ferblan- Séance du 30 Septembre 1896.Extrait du procès-verbal de la séance du 30 septembre 1893, tenue par la Chambre de Commerce française de Montréal sous la présidence de M.J.Herdt.M.le Consul-Général de France assiste à la réunion.Sont aussi présents MM.de Sièyes, vice-président, M.Rougier, secrétaire, M.H.Jonas trésorier, M.Auzias Turenne, conseiller, M.A.Tarât, M.Henri Herdt.Avant de passer au dépouillement du courrier de quinzaine, il est procédé, conformément à l’ordre du jour, au vote sur l’admission de M.Déliot, courtier de commerce à Montréal, présenté par M.J.de Sièyes, et M.A.Tarut.L’admission est prononcée à l’unanimité.15 33 3 Nous joignons ici la circulaire émanée de cette compagnie relative aux taux du fret pour certains articles : te ri es de rebut, 500 pièces de bois de chêne, 1 paquet de bardeaux, 9 balles de cuir, 2 caisses de livres, 45 colis d’ameublement, 7 barils de potasse, 3 expéditions de provisions, 7,500 pièces de bois et 10 chevaux.Cette Compagnie compte des souscripteurs Français pour les trois-quarts du capital.Adams, banquier à Boulogne-sur-Mer qui est leur représentant.La ligne possède à Montréal, dans MM.MacLean et Kennedy, des agents actifs, connaissant bien les affaires et qui ont une excellente réputation sur la place comme expéditeurs.Ils ont un certain nombre d’employés parlant le français, ce qui est d’un grand secours pour les renseignements à fournir, surtout aux passagers de troisième classe.Les prix de fret sont, nous assure-t-on, fort acceptables et destinés à faciliter des affaires importantes.Il y a donc de sérieux avantages offerts par la nouvelle ligue.Aussi après avoir rempli notre devoir en appuyant de tout notre pouvoir la ligne directe de Montréal à Dunkerque, nous sommes heureux de pouvoir accueillir avec sympathie la ligne franco-belge, en exprimant l’espoir qu’avec ces éléments favorables, elle réussira à nous donner un service régulier et satisfaisant entre le Canada et la France.Samedi, 3 octobre courant, l’administrateur délégué de la Compagnie à Montréal, M.Damien Holland —qui occupe dans le monde commercial de cette ville une haute situation—avait convié les person- LIGNE FRANCO - BELGE DU CANADA Subventionnée par le gouvernement Canadien.SERVICE DIRECT A GRANDE VITESSE entre Anvers, Boulogne-sur-Mer et Montréal (Halifax en hiver) et vice versa en correspondance avec les Compagnie du Grand Trunk et du Canadian Pacific Railway, par plusieurs steamers de première classe, Prix du fret pour Montréal : 30 fr.pour marchandises de première catégorie ; 20 fr.pour marchandises de deuxième catégorie ; 15 fr.pour marchandises de troisième catégorie.Plus primage 10 o/o.Minimum du fret, 22 francs.Tarif des espèces et valeurs : Espèces, valeurs, pierres précieuses, f o/o de la valeur ; Espèces, valeurs, pierres précieuses (au-dessus de 10,000 fr.), \ o/o de la valeur ; bijouterie, orfèvrerie, horlogerie et marchandise à la valeur, 1 o/o de la valeur.Les cachets des colis-valeurs devront être noyés dans le bois et apposés sur les jointures.Petits colis et échantillons, au-dessous de 5 kil.et jusqua 5 décimètres, 5 fr.; de 5 à 25 kil.et jusqu’à 25 décimètres, 10 fr.; de 25 à 50 kil.et jusqu’à 50 décimètres, 15 fr.; de 50 à 100 kil.et jusqu’à 100 décimètres, 20 fr.Les colis-finances et les petits colis sont les premiers débarqués du navire.Pour les colis-machines de plus de 2,000 kilos, le fret sera traité de gré à gré.Avis important.— Tous les colis devront porter le nom du port destinataire.Les connaissements devront parvenir aux agents quarante-huit heures au moins avant la date fixée pour le départ du navire, Pour fret et tous renseignements s’adresser à : Anvers, à MM.J.Patio & Go., agents généraux, 32 Quai Van-Dyck ; Boulogne, à M Abel Descostes, agent, 14, rue de Nemours, ou à M.A.Hotter, courtier maritime, 15, Quai Gambetta ; Agents à Montréal : MM.MacLean, Kennedy & Co.Composition du tonneau de la ligne : Marchandises solides de première et seconde catégorie, 700 kilos ; vins et spiritueux en fûts, 900 litres ; vins et spiritueux en doubles fûts, 550 litres ; vins et spiritueux en caisses ou paniers, 324 bouteilles ; marchandises de troisième catégorie, 1,000 kilos.Les marchandises sont taxées au volume, au poids ou à la valeur, au choix du navire, soit par 1,000 kilos ou mètre cube.Marchandises de première catégorie : Articles de mode, armes, articles de Paris, bicyclettes, cheveux, coutellerie, cigares, cigarettes, dentelles, écaille, éventails, fourrures et confections, fleurs artificielles, ganterie, glaces, instruments de calcul, de chirurgie, d’optique et de musique, ivoire, lampes, lingerie, maroquinerie, plumes, parfumerie, passementerie, pendules, parapluies, pianos, produits pharmaceutiques, ruban-nerie, soieries, statues, sellerie, tableaux, velours de soie, violons, vinaigres, vins et liqueurs, vêtements.Marchandises de deuxièma catégorie : Aiguilles, articles de voyage, billards, biscuits, boissellerie, boutons, brosserie, bougies, cacao, chocolats, cartes à jouer, coffres-forts, comestibles, cotonnades, chapellerie, chaussures, cire, confiserie, cuirs bruts à semelle, en balles ou en rouleaux, droguerie, décors, épingles, épingles à cheveux, éponges, encres, huile d’olive, graines, jouets, fromages, fruits secs, librairie, marbre ouvré, mercerie, meubles, ornements d’église, papeterie, papiers peints et à écrire, papier à cigarettes, photographies, porcelaines, peintures et vernis, pâtes alimentaires, quincaillerie, riz, rouenne-rie, stéarine, tabac, tapis, tissus laine et de coton, tissus coton, vannerie, verrerie, voitures, velours de coton.Marchandises de troisième catégorie : Aciers, amidon,.biscuits de mer, bouchons, bouteilles vides, blanc de zinc, blanc de Meudon, caractères d'imprimerie, cigares, clouterie, cordages, colle-forte, chaînes en baril, caisses démontées, dames-jeannes vides, eaux minérales, étain en feuilles, en saumon, en barres, tôle, cercles, huiles animales et végétales, instruments C’est M.nages marquants ici dans la politique, l’industrie et les diverses professions libérales à visiter le Greta Holmes qui devait prendre la mer le 6 du même mois.Le président de notre Chambre de Corn-française a répondu à cette invitation ainsi merce que les présidents de la Chambre de Commerce du district de Montréal, (Chambre de Commerce canadien ne-française) et du Board of Trade (Chambre de Commerce anglaise), le Chancelier du consulat-général de France, et le président du Corn Exchange.M.J.Herdt, au nom de la Chambre de Commeice française, a exprimé le souhait que cette tentative fut plus heureuse que les précédentes dont les insuccès répétés ont nui de la ma- nière la plus fâcheuse au développement des relations entre les deux pays.La ligne franco-belge du Canada s’ouvre en réalité sous d’heureux auspices.Puisse - t - elle réussir : car nous avons assez souvent répété qu’il fallait un service direct de France au Canada nous pour faire produire au traité franco-canadien tout effet utile et à cet égard nous n’avons pas son changé d’idées, dans l’attente d’un mieux désirable — de voir notre Aussi sommes nous satisfaits — port de Boulogne sur-Mer ainsi desservi. 4 agricoles, meules et pierres meulières, machines et pièces détachées de machine, outils, ocre, papiers à imprimerie et à emballage, poterie de terre, porte-bouteilles en fer, sacs vides, savons communs dits de Marseille, suif, sucres raffinés, ustensiles de ménage, wagons et rails genre Decauville, zinc.Les grosses marchandises et produits bruts seront traités de gré à gré.do contenant plus de 27 et pas plus de 28 p.c.de spiritueux.do contenant plus de 28 et pas plus de 2!) p.c.de spiritueux.do contenant plus de 29 et pas plus de 30 p.c.de spiritueux.do contenant plus de 30 et pas plus de 31 p.c.de spiritueux.do contenant plus de 31 et pas plus de 32 p.c.de spiritueux.do contenant plus de 32 et pas plus de 33 p.c.de spiritueux.do contenant plus do 33 et pas plus de 34 p.c.de spiritueux.do contenant plus de 34 et pas plus de 35 p.c.de spiritueux.1,735 2,267 717 753 619 921 2,812 2,392 2,480 2,331 Les Importations de Vins, Eaux-de-Vie et Liqueurs de Franee au Canada pendant l'Année 1895 (1) 977 1,395 463 075 14 82 I 128,477 $115,789 III SPIRITUEUX ET EAUX-DE-VIE Gallons Valeur 347 8 446 VINS MOUSSEUX Absinthe.Eaux-de-vie y compris eaux-de-vie artificielle et imitations (2).Sur ce chiffre la province de Québec reçoit pour sa consommation 137,328 gallons.La province d’Ontario reçoit environ 19,619 gallons, la Colombie Britannique 9,760 gallons, la Nouvelle-Ecosse 14,144 gallons et le Non veau-Brunswick 10,095 gallons.Le gallon impérial est de 4 litres 54.Cordiaux et liqueurs de toutes sortes, mescal, pulque, sorbets au rhum shiedam, et autres schnapps, tafia angostura et amers ou breuvages alcooliques de ce genre.Genièvre.Rhum.Whiskey—ou sait que la France en produit en petite quantité.Tous autres spiritueux.Spiritueux et alcool de toutes sortes, mélangés à quelque autre ou à d’autres ingrédients et étant connus ou désignés comme anodins, élixirs, essences, extraits, lotions teinturés ou médicaments.Parfums alcooliques et spiritueux parfumés, bay-rum, eaux de Cologne et de lavande, eaux pour la chevelure ou la peau, eaux dentrifices et autres préparations pour la toilette contenant des spiritueux de toutes sortes, en bouteilles et en flacons ne contenant pas plus de 4 onces chacun.Parfums alcooliques et spiritueux parfumés en bouteilles ou autres colis pesant plus de 4 onces chacun.Vermouth et vin de gingembre ne contenant pas plus de 30 p.e.de spiritueux de preuve Ether nitreux, esprit de nitre sucré et esprit d’amoniaque aromatisé.Doz.de bouteilles en caisse Valeur 181,695 275,807 Champagne et vins mousseux en bouteilles contenant chacune pas plus d’une pinte et plus d’une chopine (ancienne mesure de vin).do en bouteilles contenant pas plus d’une chopine et plus d’une demi chopine (ancienne mesure de vin).do en bouteilles contenant une demi chopine ou moins.Champagne et tous autres vins mousseux en bouteilles contenant plus d’une pinte chacune.Et dix gallons 4,053 S 51,020 6,287 42,434 60 107 5817 100 18,730 42 3 90 5,128 5,457 (Mémoire) 93 217 10,403 douzaine de bouteilles de champague $93,657 132 125 Contre 12,697 caisses et $116,877 en 1894.Récapitulations : Eaux-de-vie, liqueurs et spiritueux 205,430 gallons pour une valeur de Vins non mousseux, 128,477 gallons évalués à.Vins mousseux 10,403 caisses de douze bouteilles évolués à.Ce qui donne un total général comme valeur de.1,567 8,007 $352,800 115,789 .93.657 $562,246 2,637 22,617 14,371 Les “ Stockers " Canadiens en France 1,149 6,741 6,960 Nous avons, plusieurs fois déjà, signalé parmi les expéditions de bœufs canadiens, le succès obtenu pour la France des “ Stockers.’’ 24 21 205,430 $352,800 animaux maigres, dits Nous voyons par les divers chargements effectués en août et septembre derniers à destination du Hâvre et aussi de Boulogne-sur-Mer, qu’il y a quelques demandes suivies pour ce genre de bétail.II VINS Gallons Valeur Vins de toutes sortes, excepté les vins mousseux, y compris les vins d’orange, citrons, fraise, framboise, sureau et gadelle, contenant 26 p.c.ou moins de spiritueux.(C’est la partie principale de nos exportations pour les vins.) do contenant plus de 26 et pas plus de 27 p.c.de spiritueux.118,768 103,665 Les visiteurs que notre Chambre de Commerce de Montréal a reçus récemment sont de riches priétaires d’herbages de Normandie qui ont pensé qu’il y avait là un moyen d’utiliser les qualités exceptionnelles de leurs pâturages.Nos renseignements particuliers nous permettent pro- 312 888 (1) Cos chiffres sont tirées dit tab’eau du Commerce et de la Navigation pour l'année finissant le 30 juin 1893, (publication officielle du go i-vernement canadien.) (2) Ce sont les termes même du texte du relevé des douanes, 5 «le dire que l’opération n’a pas été mauvaise pour les expéditeurs canadiens.Les “ Stockers ” mis à l’herbe en Normandie se sont parfaitement acclimatés.Une lettre d’un de nos correspondants nous indique comme faisant au point de vue de l’engraissement de rapides progrès, certains bœufs noirs appartenant à la race Polled Angus — race sans cornes—dont en France nous n’avons que de rares sujets.Ce ne sont là que des premiers essais et nous ne voulons pas en tirer de conséquences que l’avenir pourrait démentir.Mais il nous a paru utile de faire connaître ces détails à ceux de nos correspondants qu’intéressent ces expéditions.Ajoutons que, si nous sommes exactement renseignés, les expéditeurs de bestiaux qui ont importé en France des animaux gras ou demi-gras, au début de la navigation, c’est-à-dire en mai ou juin, n’ont pas été satisfaits des prix obtenus.C’est ce qui a décidé certains de nos herbagers de Normandie à faire le voyage du Canada afin de se renseigner sur place.Pour ces expéditions, il faut absolument un service direct entre le Canada et la France.Nous espérons que la nouvelle ligne franco-belge, avec un service régulier, pourra satisfaire les besoins des agriculteurs français.Nous voyons déjà qu’il y a une première expédition de 171 bestiaux sur Bologne sur-Mer.qu’à prendre les dimensions des rouleaux de beurre qui servent à former une caisse du poids de 24 livres.Ce beurre est protégé par une enveloppe d’abord d’un papier spécial et aussi d’un calicot sans apprêt.En suivant ce système, on a un emballage propre, satisfaisant à l’œil, faisant bien ressortir les qualités apparentes du produit ; mais pour en arriver à cette chose si facile, si simple, il faut trancher avec les anciennes habitudes ou pour mieux dire avec la routine et là on est en face d’une difficulté presqu’insurmontable.La preuve que cette difficulté est sérieuse, c’est que depuis si longtemps qu’on a signalé les inconvénients de l’emballage actuel, on n’a pas pu obtenir des expéditeurs une amélioration quelconque, et qu’en réalité il n’a rien été fait pour remédier à ces inconvénients.Aujourd’hui on indique, mais on met sous les yeux dèle des moins compliqués, très aisé à imiter, établi d’après les indications d’un fabricant de beurres d’Isigny même, qui—comme nous l'avons déjà dit—a fait un fac simile absolument exact des expéditions françaises.Il n’y a qu’à copier ce modèle.Mais on ne voit pas encore se présenter des imitateurs.Ceci est regrettable à plusieurs points de vue et très certainement tant qu’on n’aura pas amélioré les procédés d’emballage actuel, les exportateurs canadiens ne doivent pas chércher .t faire des expéditions de ce produit en France.Ils ne savent pas ce qu’ils perdent par cette négligence.*** non seulement un mo- Emballage des beurres et fruits Canadiens pour l'Exportation.Quant aux fruits, c’est encore une partie où l’emballage joue un grand rôle.Les fruits Canadiens qui sont exportés ne consistent guère qu’en pommes ; or ces pommes sont expédiées le plus souvent en baril ou quart.Ou u apporte, il faut bien le dire, qu’un soin très relatif au bon aménagement de ces fruits.Qu’arrive-t-il alors ?Dans la traversée, mer assez souvent houleuse, ces fruits sans aucune protection subissent forcément Cette question de l’emballage des produits à exporter du Canada est à l’ordre du jour à Montréal depuis longtemps : malheureusement elle n’a pas encore reçu de solution satisfaisante et de l’autre côté de l’Océan, sur les marchés de Londres notamment, les produits Canadiens ont toujours ou presque toujours été présentés, dans des conditions défectueuses, soit qu’il s’agisse du transport du beurre, des fruits, voir même du fromage.Nous ne voulons parler dans cet article que des beurres et des fruits.A la récente exposition provinciale de Montréal au mois de septembre dernier, nous avons relevé plusieurs spécimens d’emballage des beurres, emballage fait d’après le mode français et exhibé par les soins du président de la section de l’industrie laitière.D’après ce mode d’emballage, les beurres expédiés immédiatement doivent arriver eu bon état sur le marché étranger.Ceci ne paraît pas difficile au premier abord, il n’y a, en effet, avec une une altération, des chocs les meurtrissent et la cargaison sort de là n’offrant qu’un aspect assez misérable.C’est souvent ainsi que sur les marchés de Londres et de Liverpool, ou trouve tant de fruits Canadiens, délaissés par les acheteurs, uniquement parce qu’ils étaient eu piteux état.En, à ce sujet nous ne pouvons mieux faire que de donner la traduction d’un article publié dans la Gazette de Montréal — il y a quelques jours — et qui montre d’une manière irréfragable l’importance d’un bon emballage et la nécessité d’y apporter les plus grands soins : 6 M.Shepherd, Directeur de la Compagnie de Canada, dans les expéditions de fruits, une source Navigation de la Rivière d Ottawa, a eu la bouue
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