Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1897, samedi 15 mai 1897
QUATRIÈME ANNÉE No 40 15 mai 1897 BULLETIN MENSUEL PUBLIÉ PAR LA DE MONTRÉAL Prix d’abonnement 10 francs par an.SIÈGE DE LA CHAMBRE EDIFICE DU BOARD OF TRADE, RUE STS ACRE MENT MONTREAL Adresser toute lettres et communications à la Chambre de Commerce Française de Montréal, à MONTREAL, Canada.Adresse télégraphique : “ GALLIA " Montréal, Le Bureau est ouvert tous les jours, sauf le dimanche, de 1) heures à midi et de 1 heure à 3 heures.Nous recommandons aux personnes, qui ont l’occasion de nous écrire, de bien indiquer l'adresse exacte de notre Compagnie : sident, M.Rougier, secrétaire, M.H.Jonas, trésorier, M.de Polinière, conseiller, M.Emile Galibert, M.A.Tarât.M.le président met aux voix l’admission de M.A.de Kermeno, rédacteur au Moniteur du Commerce, journal de Montréal, comme membre actif : admission prononcée à l’unanimité.Est également admis comme membre adhérent MM.Lung frères, d’Alger, faisant le commerce de vins d’Algérie.Lettre fort intéressante d’une maison de Beziers (France), désirant importer au Canada divers produits chimiques et de drogueries, safran, tartre, etc., et exporter de ce pays de l’écorce de chêne rouge pour tanneries.La même maison voudrait aussi importer des vins bon marché du Languedoc.Ces tentatives méritent d’être encouragées sans qu’on puisse en garantir la réussite pour les raisons que nous avons plusieurs fois développées, et auxquelles s’ajoute encore l’absence d’une ligne directe entre la France et le Canada.Il est certain que le commerce français trouverait, dans l’établissement de cette ligne tant désirée, un concours des plus utiles pour le développement des rapports commerciaux entre les deux pays.Or il semble que tout conspire pour empêcher la création, avec chance de durée, d’un service direct.On ue peut, à cette heure, que faire des vœux—malheureusement platoniques,—pour la réalisation, par nos armateurs français, d’uu semblable service.Chambre de Commerce FRANÇAISE de Montréal En omettant la désignation Française, ce qui arrive à plusieurs de nos correspondants, les lettres sont remises — comme il est juste — à la Chambre de Commerce du district de Montréal, c’est-à-dire à nos confrères Canadiens.Comptes Rendus des Séances de la Chambre de Commerce Française de Montréal.Séance du 21 Avril 1897.Extrait du procès-verbal de la séance tenue par la Chambre de Commerce française de Montréal le 21 avril 1897, sous la présidence de M.J.Herdt, président.M.le Consul Général de France assiste à la réunion.Sont également présents : M.de Sieyes, vice-pré- 2 Ou sait quels efforts uotre Chambre de Commerce u a cessé de faire eu ce sens, quelle correspondance elle a eu avec nos principales chambres de merce des ports de France pour insister près des armateurs afin d’établir uue ligne directe.Nos lecteurs et nos correspondants du Canada ont sivement assisté aux tentatives—infructueuses— faites jusqu’ici.La persévérance n’est pas, dit-on, une vertu française.Sachons prouver à currents qu’il n’en est pas ainsi.SÉANCE DU 5 Mai 1897.Il propose la diminution de droits sur certains articles, tandis qu’il augmente surtout les articles de luxe.La principale modification consiste à remplacer le droit spécifique par un droit ad valorem, ce qui a l’avantage de rendre la perception plus aisée, tout en laissant encore trop d’arbitraire aux agents des douanes pour l’évaluation de la marchandise soumise aux droits.Nous ne pouvons entrer dans le détail de ce tarif.Pour faire connaître les nouveaux droits, nous consacrerons un numéro du Bulletin, lorsque la discussion au Parlement sera close et la loi votée.Seulement, dès maintenant, résumons ici quelques-unes des modifications déjà appliquées et dout il est utile de donner connaissance à nos correspondants importateurs en France.La réduction porte : sur les céréales de consommation, sur le riz, Vhuïle de pétrole, le fil de fer de clôtura, le sucre, le fer, la laine le coton, le ciment.Les augmentations nécessaires pour assurer l’équilibre du budget frappent notamment les alcools et spiritueux, les tabacs, les cigares, les cigarettes.Cette augmentation est de 15 cents (75 centimes) par gallon pour les alcools et spiritueux.Au lieu de payer $2.25 (11 fr.25) par gallon, l’alcool acquitte un droit de $2.40 (12 fr.).Sur les tabacs hachés, le droit est porté de 45 cts (2 fr.25) par livre à 50 cts (2 fr.50) par livre et 13£ p.c.de la valeur ; sur le tabac travaillé, le droit est élevé de 35 cts (1 fr.75) par livre à 45 cts (ou 2 fr.25) par livre et 12J p.c.de la valeur.Les cigarettes acquittent maintenant un droit de $3 par livre et en outre de 25 p.c.ad valorem.L’ancien tarif n'exigeait que $2 par livre.Plusieurs fabricants de tabac ont réclamé contre de tels droits, qu’ils estiment trop élevés.La réduction est faite en faveur des vins médé-cinaux qui $1.50 par gallon au lieu de $2.25.Bien n’est plus équitable.Le maïs est admis en franchise ; la farine de maïs paie 25c (1 fr.25) par baril.L’ancien droit était de 45c (2 fr.25).Pour la farine de blé, on paie 60c (3 fr.) au lieu de 75c (3 fr.75) ; le riz brut, de $3.10 descend à $3.04.L’huile de charbon est abaissée de le (O par livre.Le pétrole, ancien droit 3c par gallon.Le nouveau droit est de 2&c par gallon.Le cuir vernis subit une augmentation de 2Jc ad valorem.Le cuir à semelle tanné, mais non corroyé est porté de 10 p.c.ad valorem à 25 p.c.ad valorem.Les vêtements en laine ou dérivés subissent une augmentation.35 p.c.ad valorem au lieu de 30 p.c.(1) Le cent vaut 5 centimes.co in- succès- nos con- Extbait du procès-verbal de la séance tenue par la Chambre de Commerce Française, le 4 mai 1897, sous la présidence de M.Herdt, président.Sont présents, M.Jonas, trésorier, M.de Poli-nière, conseiller, M.George Herdt, M.A.Parut.M.le président donne connaissance d’une circulaire de M.Blanzy Poure et Cie, fabricants deplumes métalliques à propos des marques de fabrique et signalant la diversité de traitements auxquels sont soumis les industriels en certains pays.Il insiste sur l’inégalité entre les droits imposés aux fabricants français en Allemagne et demande que l’on prenne des mesures pour faire cesser cette inégalité.La Chambre approuve les remarques fort justes de MM.Blanzy Poure & Cie.Nous tenons à indiquer les demandes faites une maison de France près des fournisseurs diens en porc salé.Elle estime qu’à raison des droits élevés du tarif américain, les commerçants fiançais auraient avantage a nouer des relations avec le Canada qui peut vendre dans des conditions égales de prix et de qualité le même produit.Ceci créerait un débouché d’une certaine importance à toute une catégorie d’approvisionnements alimentaires en ce pays.La Chambre de Commerce s’est mise à la disposition de cette maison pour étudier les chances de réussite de cette tentative.MM.Paulin Danre et Cie de Mazamet et MM.Léon Moüy de Bézier sont admis comme membres adhérents de notre compagnie.par cana- LE TARIF Pour tenir ses promesses, dont une des principales était l'abaissement des droits de douanes le gouvernement canadien vient d’inaugurer nouveau tarif.Comme on devait s’y attendre, ce tarif — qui n’est pas encore voté par le Parlement d’Ottawa, mais qui cependant, depuis le 23 dernier, a été mis rigoureusement en vigueur — ne donne satisfaction ni aux partisans du libre-échange ni à ceux de la protection.un avril 8801 3 ad valorem, tandis que les fils de laine bénéficient de la suppression du droit spécifique le droit étant l’art.2 du traité franco-canadien ainsi conçu : Tout aujourd’hui de 15c p.c.ad valorem.En rapprochant les termes ci-dessus du texte de avantage commercial accordé par le Canada à un Il est assez difficile de dire dès maintenant pour Etat tiers, notamment en matière de tarif, sera, de nombre d’articles, si la modification du droitspéei- plein droit, étendu à la France, à l’Algérie et aux fique en droit ad valorem constitue une diminution colonies françaises ; on s’est demandé si nos natio-ou une augmentation.Ainsi pour les livres impri- naux pouvaient bénéficier de ce tarif préférentiel, niés, le droit de 20 p.c.ad valorem est évidemment La Chambre Commerce française, après étude une aggravation sur l’ancien tarif pour les livres des questions exposées devant elle, et après exa-de prix élevé ; aussi les.libraires ont protesté men des droits résultants pour la France des traités énergiquement et demandent que ce droit soit ré- en vigueur, estime qu’il n’est pas douteux que les du it à 10 p.c.ad valorem.*** produits d’origine française, importés au Canada, devront bénéficier de tous les avantages assurés aux produits similair s d’origine anglaise.En conséquence, la Chambre a émis l’opinion que si les autorités douanières canadiennes refusent d’accorder aux produits français, pour l’acquittement des droits d’entrée, la réduction de J assurée depuis le 23 avril aux produits anglais, les importateurs de produits français devront insister pour obtenir un traitement identique, et, s’il n’est pas fait droit à cette réclamation, les taxes exigées, d’après le tarif général, ne devront être acquittées que sous toutes réserves, c’est-à-dire under protest, selon l’expression usitée en pareil cas.Il est décidé que cette note sera adressée aux journaux de Montréal.Dans cette même séance, M.de Bouthillier-Cha-vigny, membre de notre Chambre, fait observer que le nouveau tarif, qui a abaissé les droits concernant les porcelaines et faïences, met dans une situation délicate la fabrique établie récemment à St Jean d’Iberville, sur l’assurance que les droits existants seraient maintenus.Il tient à signaler le fait parce qu’il s’agit d’une entreprise dans laquelle des capitaux français sont intéressés.M.le président signale à la Chambre de Commerce les efforts faits par un représentant de diverses maisons françaises à Montréal, M.H.Duquetine, pour l’abaissement des droits sur les vins médecinaux au Canada, réduits comme nous l’avons déjà indiqué, à $1.50 le gallon.A la première annonce de l’application du nouveau tarif, que l’auteur de la Revue commerciale signalait dans notre dernier Bulletin, la Chambre de Commerce française, convoquée en séance extraordinaire, s’est réunie pour étudier la question sui vante : Quel effet le nouveau tarif, édicté par le gouvernement canadien, peut il avoir vis à-vis du gouvernement français, pour les articles spécialement visés par le traité franco-canadien 1 Tant que le traité n’est pas dénoncé, les diminutions accordées par ce traité par le gouvernement canadien, pour les vins, pour le savon de Marseille (Castille Soap et Common Soap) et pour les noix et amandes, ue subissent aucune modification.Voilà un premier point qui ne peut être contesté, car il est dit formellement dans le nouveau tarif : “ Résolu qu’il est à propos de stipuler à l’avance que les mesures suivantes ne devront pas affecter “ l’Acte du traité français, 1894 ”, ni le chapitre 3, Victoria, 18-59.Sur ce point, il n’y a pas le moindre doute.Puis est venue une autre question beaucoup plus importante.Le nouveau tarif prévoit par le texte suivant nue faveur spéciale pour les pays accordant au Canada la réciprocité.“Toute nation qui consentira à traiter le Canada avec faveur et à accorder en faveur des produits LES IMPORTATIONS FRANÇAISES AU CANADA par le présent arrangement de réciprocité, pourra immédiatement, sur simple avis, jouir d'une réduction de droits qui, du 23 avril 1897 jusqu’au 1er juillet 1898, sera de du présent tarif et qui, après le 1er juillet 1898 sera du quart.” C’est, ce qu'on a appelé la clause préférentielle, jourd’hui la porcelaine et les faiences, les tuiles e Or, cette clause s’applique à l’Angleterre dont tous briques.C’est encore un des articles où la supério, les produits jouissent depuis le 23 avril de cette rité des manufactures françaises a eu longtemps un grand succès au Canada ; mais, actuellement, le bon LES PORCELAINES ET LES FAIENCES.- TUILES ET BRIQUES.Continuant notre série d’études comparatives sur les importations françaises, nous examinerons au- t réduction. 4 marché a pris le dessus et la clientèle s’est portée vers les services communs qui, avec des couleurs séduisantes, voir même criardes, n’oufc point le hui de notre fabrication, qu’ou puisse imposer notre goût aux acheteurs étrangers.Les Allemands, plus habiles, out grand soin, dès qu’un article obtient quelque succès, à le signaler à leurs fabricants a lin de le produire dans les meilleures conditions, surtout comme prix.Voilà un exemple à suivre.Il est vrai que depuis un certain nombre d’années, le commerce d’importation de la porcelaine est en diminution assez sensible comme le prouvent les tableaux ci-après pour les tuiles et briques et pour la poterie et porcelaine.Ces raisons expliquent dans une certaine mesure le peu d’importations eu porcelaine et en faïence— faites au Canada—mais elles n’expliquent pas l’espèce d’ostracisme de notre fabrication française,— quand nous comparons, comme dans les tableaux suivants, la minime part réservée à la France dans le chiffre total des importations au Canada.L’Allemagne réussit à importer pour $83,724 de faïence ou porcelaine, quand nous u’atteignons que le chiffre $24,889.Il y a là encore une cause de défectuosité Il ne faut pas croire qui doit incomber, si nous ne nous trompons, à notre commerce.Nous ue savons pas sortir de notre inertie ordinaire.Nous avons relevé les importations de l’Angleterre, des Etats Unis, de l’Allemagne et de la France pour bien faire voir la place occupée par notre industrie.TUILES ET BRIQUES 1892 81,945 89,748 78,124 65,863 PORCELAINE IOT FAÏENCE.748,810 728,979 695,514 1890 1891 1893 1891 1895 1896 §131,475 120,673 Angle- Etats- Aile-terre.Unis, magne.France.§697,649 637,662 547,935 57.5,493 Dans ces six années, on trouve de 1890 à 1892 une marche ascendante pour les poteries et faiences, puis un arrêt et l’on descend ensuite en 1894 et 1895 au-dessous des chiffres de 1890.Pour les importations de briques et de tuiles constate dans ces importations des chiffres constamment inférieurs de 1890 à 1895, atteignant, à cette dernière époque, près de 50 p.c.de moins qu’en 1890.$65,000 en 1895 contre $131,000 en 1890.Voilà un premier point acquis.Si l’on recherche la cause de cette situation, voit que le Canada, d’abord,compte quelques factures (2 de porcelaines d’art et 82 poteries ayant en 1894 un capital de $744,000) qui ont été aidés par les droits élevés 30 p, c.sur les porcelaines et 20 p.c.sur les poteries.Il y a encore une autre raison du peu de succès des importations étrangères.C’est le petit nombre de personnes ayant le gout des beaux services, comme on en trouve en Europe.C’est aussi le que de capitaux ou, pour être plus exact, la répartition du capital en Canada.Généralement, la fortune est possédée par les Anglais.Or, ceux-ci, par leurs relations commerciales, sont, pour la plupart, liés aux maisons de Londres, ce qui explique la part considérable réservée au commerce de la Grande-Bretagne dans les importations de porcelaine et de faïence.Poterie et Porcelaine brune ou colorée, et poterie Rockingam.décorée, imprimée ou épongée, et toute poterie N.A.E.Dames Jeannes ou cruches, barattes et jarres.Faïence blanche, étamée en granit ou fer, poterie couleur crème 0.C.ou autre couleur.Porcelaines de Chine, et autres.Tuiles en terre cuite.Articles en poterie.Argile à porcelaine.Totaux.$ 7,749 $ 4,585 $ 248 $ 165 do 170,633 2,510 1,785 14 on 615 3,503 165,099 12,278 5,143 658 on 32,285 10,651 75,70!) 23,718 3,482 12,099 16 267 1,632 10,266 48 67 30,352 2,719 785 rnanu- 411,847 58,611 81,734 24,889 BRIQUES ET TUILES Argile réfractaire.Briques réfractaires.Briques à couteaux.Briques pour construire.Briques pour pavage.Tuiles d’égouts non vernissées.Tuyaux d’égouts, de cheminées ou ventouse, et bloc vernis ou non.Argile réfractaire ouvrée.Totaux.$ 4,119 $15,610 1,547 22,227 12 15 988 621 man- 1.981 21,191 12,690 1,932 22 338 8,981 9,843 1,905 7,218 32,211 78,980 L’Angleterre, comme on le voit, est la grande importatrice de faïence et de porcelaine au Canada $417,847 sur un total de $579,081 : les Etats-Unis n’arrivent que pour moins d’un dixième $55,892.Mais l’Allemagne augmente ses importations dans cette partie avec une remarquable rapidité qui doit fixer l’attention des commerçants.Elle atteint $83,734 en hausse sur l’année 1895 de 15 22 27 59 Il n’y a presque pas de kaolin au Canada ou celui que l’on y trouve, n’offre pas les qualités des produits d’Europe.En outre, il est nécessaire d’avoir une matière première des plus riches, surtout poulies services de choix.Or, ceux-ci se vendent très peu et l’on est arrivé à se contenter d’un minimun de qualité qui, du moins, a l’avantage d’être très bon marché.avec 5 quelles précautions sont prises pour assurer à 1'ex-posaut toute garantie au point de vue des douanes, des contributions indirectes et de l’octroi, sans cependant léser les droits du trésor.Tout est prévu avec une minutie de détail, qui dénote une grande expérience et une connaissance approfondie de la matière.Les locaux de l’Exposition sont constitués en entrepôt réel.C’était, nos lecteurs se le rappellent, la suggestion faite par notre Chambre lorsque l’on s’occupait de l’Exposition internationale de Montréal, —annoncée pour 1897 et qui est restée à l’état de projet.Dans ces documents, on trouve encore les indications relatives aux récompenses décernées aux exposants aux diplômes commémoratifs.Il y a beaucoup à dire, comme on le reconnaît du reste, contre les sentences des jurys qui ont le défaut de troubler les conditions normales de la concurrence, en y jetant l’autorité des mandataires de l’Etat, mais, malgré ces critiques, l’institution des récompenses restera longtemps, aussi bien en France que dans les autres pays.La perspective d’une récompense officielle sera toujours un agent fort utile d’émulation et comme le dit si bien le rapport, “ un industriel qui a consacré son temps, son expérience, ses ressources, son génie inventif à développer et à perfectionner une branche de la production, peut et doit être légitimement fier de se voir distinguer par des savants et des praticiens consommés : il trouve dans leur jugement des satisfactions d’un caractère plus noble et plus élevé que dans le simple accroissement de sa clientèle et de sa fortune.A cet égard, l’ambition des exposants est un levier dont l’Etat, gardien de l’intérêt général, serait presque coupable de ne pas user.” Enfin les actes organiques contiennent la classification générale et les groupements pour le classement des produits.Ce document doit être étudié avec un grand soin par tous ceux qui se proposent d’exposer.C’est dans le but de satisfaire cette très légitime curiosité des exposants canadiens que la Chambre de Commerce française de Montréal a remis à la Chambre de Commerce du district de Montréal un des exemplaires que lui avait adressés la Commission générale de l’Exposition Universelle.Du reste, on trouvera tous les renseignements désirables pour cette exhibition au bureau de notre Chambre de Commerce, édifice du Board of Trade.Nous croyons savoir qu’un certain nombre d’exposants canadiens se proposent de prendre part à cette grande démonstration, qui permettra par voie de comparaison, au moyen de l’exposition rétros- $12,000.Pour la France, nous arrivons avec $24,889, chiffres bien minimes et dont cependant nous avons lieu de nous féliciter puisque nos importateurs ont augmenté leurs envois de $0,000 sur l’année 1895.Avec le nouveau tarif (voir précédemment), il y aura plus de chance pour les importateurs au Canada dans les articles porcelaine et faïence.Les droits sont abaissés de 10 p.c.L’ancien tarif était à 30 p.c.ad valorem, le nouveau est à 20 p.c.ad valorem.Ceci est à considérer.Aux manufacturiers français d’aviser.Exposition Universelle Internationale de 1900 à Paris La Chambre de Commerce française de Montréal a reçu—il y a déjà deux mois — du Commissaire général de l’Exposition Universelle de 1900 à Paris les actes organiques relatifs à cette exposition.C’est l’ensemble des lois, décrets et règlements qui doivent régir cette grande démonstration du travail.Nous pensons qu’il est utile, dès maintenant, de faire connaître à nos correspondants canadiens les dispositions prises pour assurer le succès de l’Exposition.Dans ces actes organiques, ils trouveront résolues toutes les questions qui intéressent l’exposant ; ils verront par quels règlements sont assurés l’expédition, la réception,l’installation et la réexpédition des œuvres et des produits, quelles facilités sont accordées à l’exposant pour faire connaître ses produits, avec quelle libéralité la France ouvre ses portes (1), (1) Nous citons, à ce propos, l’extrait suivant des Actes organiques : Aucun loyer ne sera exigé des exposants pour les emplacements qu’ils occuperont dans les palais et pavillons construits par l’administration de l’Exposition ; le toit destiné à les abriter leur sera livré gratuitement.De même qu’en 1889, l’eau, le gaz, la vapeur et la force motrice, indispensables au fonctionnement des appareils exposés, seront fournis à titre gratuit.Les exposants devront établir à leurs frais les branchements sur les conduites d’eau, de gaz ou de vapeur et les transmissions intermédiaires, destinés à recueillir la force motrice sur les arbres de transmission générale.Les frais d’emballage, de transport, de déballage, de conservation des caisses, de réemballage et de réexpédition, demeureront, suivant l’usage, à la charge des exposants.Cependant des exceptions pourront être consenties pour les sections retrospectives.Sauf pour le groupe des beaux-arts, les exposants supporteront les dépenses d’installations, dépenses que nous nous sommes efforcés de définir nettement. 6 pour vaincre les résistances, dominer la situation et commencer les travaux.Ce n’était pas facile, on le reconnaîtra tout de suite, de mener à bien une pareille entreprise qui comprenait une voie de trois mille milles, de Montréal à Vancouver.D’un autre côté, la politique vint se mettre à la traverse, mais sans cependant arrêter les travaux déjà ouverts.A Sir Macdonald, en 1873, succédait l’administration McKenzie.Pendant les cinq ans que dura ce gouvernement, on dépensa près de $0,486,515 qui représentaient un total de 710 milles do voie ferrée pour cotte ligne du Pacifique Canadien.Sir Macdonald, revenu au pouvoir, reprit son idée première de confier à une Compagnie privée, aidée par dos subsides de l’Etat, et de larges concessions de terrains, l’achèvement de cette grande artère.Les avantages concédés à cette Compagnie comprenait un subside comptant de $5,000,000 ou 25 millions de francs, et l’octroi de 25,000,000 d’acres (soit près de 10 millions d’hectares) joignant la ligne.En même temps, on admettait, sans droits de douanes, tout ce qui pouvait servir à la construction, rails, plaques de stations, fils de fer, bois et autres matériaux pour les ponts, etc , appareils pour télégraphes, etc.; monopole de la ligue pendant 20 ans, à partir de la date du cou trat ; exemption des taxes aussi longtemps que la Compagnie restera propriétaire, et pour vingt ans dans le cas où ces terres ne seraient ni occupées, ni vendues à cette date.La Compagnie, de son côté, s’engageait à compléter la ligne dans les conditions fixées et ce, dans un délai dont la dernière limite était arrêtée an 1er mai 1891, et aussi à livrer le chemin de fer en bon état et à l'exploiter convenablement.Le 16 février 1881, le gouverneur-général du Canada, marquis de Lome, signa les conventions avec la Compagnie du Pacifique Canadien et le 2 mai suivant, les travaux continuèrent d’après le contrat dont les conditions ont été rapportées.Il restait alors près de 2,000 milles à construire.A la fin de 1881, la Compagnie avait déjà couvert 163 milles.En 1882, on posait des rails sur 423 milles à l’ouest de Winnipeg et en décembre 1883 on atteignait Laggan, près du sommet des Montagnes Rocheuses, point situé à 956 milles de Winnipeg, toujours à l’ouest.C’était d’un bon augure.A l’est de Winnipeg, les travaux marchaient non moins rapidement et Port-Arthur, à 430 milles de Winnipeg, s’y trouvait relié dès le mois de mai 1883.L’année 1884 fut assez mouvementée.On abordait en effet de grandes difficultés dans la partie qui cotoie la rive septentrionale du lac Supérieur.pective centennale, d’embrasser les diverses étapes des progrès réalisés depuis un siècle dans tous les genres.Nous aurons du reste l’occasion de revenir sur cet important sujet.LES CHEMINS DE FER AU CANADA Dépendes faites pour le Pacifique Canadien Dans notre Bulletin du 15 mars 1897 nous avons donné un aperçu sommaire des lignes ferrées canadiennes, particulièrement de la grande voie qui traverse d’un Océan à l’autre le Dominion.Il nous reste à faire —également en résumé— l’historique de cette grande œuvre qui, pour la rapidité avec laquelle elle a été construite, par le nombre incalculable des difficultés rencontrées sur son parcours et que la science a vaincues est un travail des plus remarquables.Il y a longtemps que l'idée de joindre les deux Océans au moyen d’une ligne ferrée a été émise par les hommes d’Etat canadiens, ou par les ingénieurs.Dès 1829, un écossais, McTaggart, dans un ouvrage intitulé : ( 4 Trois ans en Canada,” recommandait d’établir uue route par eau en suivant les lacs et les rivières du Canada, et huit ans plus tard, Thomas Dalton, en 1837, dans un journal de Toronto, écrivait “ qu’il ne s’écoulerait pas beaucoup d’années avant que les soies et les thés de la Chine soient transportés directement du Pacifique à Toronto par canal, par rivière, par rail ou par vapeur.” Plus tard encore, en 18bl, l’honorable Howe, à Halifax, s’exprimait ainsi : “Je ne suis ni prophète, ni fils de prophète, mais je ne crains pas de dire que dans cinq ans, nous voyagerons d’ici à Québec, Montréal et St-Jean par voie ferrée, et je crois que beaucoup de ceux qui m’écoutent vivront assez vieux pour entendre le sifflet de la locomotive dans les Montagnes Rocheuses et pour faire, en cinq ou six jours, le voyage d’Halifax au Pacifique.” Ce n’est qu’en 1885 que ces paroles—qu’on peut qualifier de prophétiques, quoique leur auteur s’en défendit,—devinrent une réalité.L’honneur de cette réalisation appartient à Sir John Macdonald, ancien premier ministae du fédéral à Ottawa.Il est mort il y a trois ans seulement.Dès 1870, il fit "voter et approuver la construction d’un chemin de fer reliant les océans Pacifique et Atlantique, et cette décision fut d’un grand poids pour unir à la Puissance du Canada la province de la Colombie Britannique.Mais il fallut plusieurs années, de 1870 à 1873, 7 Il n’y avait pas moins de 10,000 à 12,000 hommes employés au terrassement avec 1,200 attelages, et il avait fallu approvisionner un aussi grand nombre de travailleurs, ce qui nécessita l’envoi d’une véritable flottille pour assurer la subsistance de ces escouades.chiffre est assez fort, comme on le voit.Mais, sans ces subsides, on n’aurait jamais pu créer les voies dont dispose le Canada.Cette politique a donc été bonne en résumé, et il n’est personne qui ne le reconnaisse aujourd’hui.Du côté des Montagnes Rocheuses c’était un autre genre de difficultés qui menaçait d’arrêter les travaux.On se trouvait aux prises avec une nature chaotique, surtout à la passe du Kivldng-Horse.C’était une lutte continuelle pour établir la nouvelle voie aux flancs de la montagne, à travers des précipices des plus dangereux et nous avons vu combien, en cette partie du parcours, l’ingénieur avait dû user de toutes les ressources pour triompher des obstacles accumulés devant lui.LE COMMERCE DES VIANDES D’un rapport consulaire daté du 6 mars 1897, de Liverpool, nous extrayons ce qui suit : — “ Les importations de viandes frigorifiées dans le Royaume Uni, en 1896, accusent, comparativement aux résultats correspondants de 1895, un accroissement de 11,000 t.environ.La réduction dans les arrivages de la Nouvelle-Zélande a été plus que compensée par la différence en plus relevée pour les provenances des colonies australiennes.“ La moyenne des prix réalisés en 1896 a été plus basse que les années précédentes.Eu ce qui concerne la qualité de quelques unes des viandes importées et l’état d’un grand nombre de chargements à leur arrivée sur le marché anglais, l’année 1896 semble avoir acquis une triste notoriété.A Certains moments, la production des cargaisons partiellemeutavariées a été telle que la vente des chargements en bon état s’en est ressentie d’une manière très sérieuse.Il en est résulté de grandes pertes pour les importateurs de viandes mortes.“ Le tableau suivant indique le nombre de moutons et agneaux soumis à la congélation qui ont été importés dans le royaume-Uni, pendant chacune des années 1892 à 1896 : Ce fut le 7 novembre 1885 que Sir Donald Smith, qui avait été un des plus énergiques promoteurs de cette ligne, plaça le dernier boulon.On avait mis cinquante-quatre mois à l’atablir au lieu des 120 alloués par le contrat.C’est là un exemple de rapidité qui étonne et confond nos constructeurs européens.Ajoutons que dans certaines sections, on avait rencontré de très grands obstacles.Sur une longueur de 300 milles, la voie a dû être établie dans le roc.Nombre de tunnels ont été percés ; non moins grand aussi le nombre de rivières qu’on avait dû traverser sur des ponts mesurant plus de mille pieds de longueur.Enfin le cours de divers ruisseaux a été modifié.Nous ne pouvons, dans une semblable étude, entrer dans plus de détails, mais on saisira aisément combien une œuvre aussi considérable a coûté d’efforts et de travaux pour être conduite à bien.Mais à côté des difficultés matérielles se trouvèrent aussi les difficultés financières, qui ne furent pas les plus aisées à vaincre.Le coût total des 3,243 milles, formant l’ensemble du chemin de fer du Pacifique Canadien s’est élevé à $150,101,923, soit 750 millions de francs, sur laquelle somme le gouvernemeut canadien a fourni —ainsi qu’il est constaté par les rapports officiels— $62,604,000, soit 313 millions de francs.U a fallu, pour trouver des sommes aussi considérables, afin de ne pas compromettre le crédit du Canada, toute l’expérience de financiers habiles.Les charges venant de ce côté ont été très lourdes, et pèsent encore dans des conditions pénibles sur le contribuable canadien, qui a compris cependant la nécessité de cette entreprise et le profit que le pays était appelé à en retirer, officiel estime à $203,166,982 (1 milliard 17 millions de francs) les avances faites par les gouvernements canadiens et les municipalités canadiennes pour établir tout leur réseau de chemins de fer.Ce Iles Nouvelle- Zélande.Années.Australie.Fai kland.24,074 19,438 11,675 16,425 17,818 1896.1895.1894.1893.1892.1,691,406 1,005,503 939,360 636,917 504,738 2,211,895 2,412,331 1,957,609 1,857,598 1,539,605 DE RIO DE LA PLATA.Années.Londres.Liverpool.245,573 1,544,989 142,038 1,473,753 171.808 1,243,013 109.808 1,263,915 166,508 1,081,353 Totaux.5,612,942 5,053,067 1,323,459 3,584,663 3,310.022 m 1896.1895.1894.1893.1893.En effet, un relevé (U On remarquera la progression constante de ces chiffres : Ceci est à noter en faveur du commerce d’exportation de l’Australie. — s et abattus en 1896, représentent environ 329,000 t.de viande, alors que les moutons vivants ou abattus importés pendant la même période ne représentent que 162,000 t.“Le total de 491,000 t.accuse, comparativement résultat correspondant de 1895, une augmentation de 16,000 t., mais la population du Royaume-Uni s’étant accrue de près de 100,000 habitants, la sommation par tête a légèrement diminué.“ Quant à la viande de bœuf, sa consommation 1896 est évaluée à 87,000 t., ce qui représente une augmentation de 5 livres par habitant.“ Ou estime que sur les 87 livres de viande de bœuf, de mouton et d’agneau consommées en moyenne chaque année, par habitant, la Grande-Bretagne importe 27 livres, dont 9 arrivent ici à l’état congelé.“ Les principaux entrepôts de viandes frigorifiées dans le Royaume Uni, se répartissent ainsi entre les différentes villes : Londres en possède 16 pouvant renfermer ensemble 1,089,000 animaux ; Liverpool 5 pour 325,050 montons ; Manchester 1 pour 120,000 moutons ; Glasgow 1 pour 60,000 ; Newcastle 1 pour 25,000 et Bristol 1 pour 24,005 moutons.“ A Londres, les chambres frigorifiques sont capables de recevoir les arrivages de viandes congelées pendant 12 semaines.” “ Comme on le voit, les importations totales de moutons et d’agneaux congelés, se sont élevées, l’année dernière, à 5,717,937 contre 5,053,067 en 1895, soit un accroissement de 664,870 pour l’année dernière.Les envois de la Nouvelle-Zélande présentant une diminution de 200,000 animaux, ceux des colonies australiennes et de la Plata, par contre, accusent respectivement, des augmentations de 685,000 et de 175,000 animaux.Un chargement de 24,074 moutons est arrivé pour la première fois de la Patagonie.Comme par le passé, Londres a absorbé presque la totalité des envois de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, ceux dirigés sur Manchester ne comprenant que 77,883 animaux.“ Le tableau suivant indique les quantités de viande de bœuf congelé importées dans le Royaume Uni pendant les deux dernières années : 1896 Quintaux Quintaux anglais anglais 471,000 358,814 au cou- en 1896 Provenances.Queensland.Nouvelle Galles du Sud et Victoria.Nouvelle-Zélande.Rio de la Plata.Etats-Unis.Canada.Continent, etc.41.000 156,567 29.000 16,317 43.000 23,446 2,075,000 1,649,473 6.500 8,121 8.500 7,329 Passage de I.F.Brunetière à Montréal 2,679,000 2,190,000 " Si les arrivages de bœuf congelé de la Nouvelle-Galles du Sud et de Victoria ont décliné de 80,000 qx, ceux du Queensland et de la Nouvelle-Zélande, par contre, accusent respectivement des augmentations de 112,000 et de 13,000 qx, soit un accroissement de 45,000 qx ou 9 p.c.dans l’importation de la viande de bœuf de provenance australienne.Les importateurs de bœuf de la Plata ont reçu en 1896, 43,000 qx de viande frigorifiée, ce qui constitue un notable accroissement sur les arrivages de l’année précédente.Les envois des Etats-Unis à destination de l’Angleterre se sont considérablement accrus en 1896, s’étant élevés à 2,072,000 qx contre 1,649,473 qx et 1895 et 1,775,528 qx en 1894.“ Les moutons, nourris dans les pâturages anglais En revenant des Etats-Unis où M.F.Brunetière a donné, avec un grand éclat, une série de conférences, le distingué directeur de la Revue des Deux-Monde a consacré quelques jours à Montréal et à Québec.L’Uuiversité Laval, dans ces deux villes, a eu l’honneur de le recevoir.Un groupe de français, parmi lesquels on remarquait la plupart des membres de notre Chambre de Commerce française, a tenu à lui présenter ses respectueux hommages.C’était la première fois qu’un membre de l’Académie française venait au Canada.Dans cette province de Québec où notre langue est conservée avec un soin jaloux, M.Brunetière a éprouvé uue douce émotion en se trouvant au milieu d’une auditoire qui se fait gloire de son ancienne origine et ce maître de la critique française a, particulièrement à Montréal, obtenu le plus grand succès en parlant (2) Nous sommes frappés du petit nombre de quartiers de bœuf expédié du Canada qui pourrait augmenter considérablement ses envois s’il était suffisamment outillé en compartiments Bossuet, frigorifiques pour ce genre d’industrie.Nous avons reproduit ce document pour faire connaître à nos correspondants le danger qui menace la France agricole, dès qu’un pays comme le émiuent compatriote et notre BULLETIN MENSUEL Canada, serait en mesure d’expédier chez nous des viandes abattues.En somme, la distance n’est pas si grande entre le Canuda et la France.Les Français de Montréal ont été fiers de leur tient à mentionner, en signe de remerciement, la date de son passage parmi nous. 9 ceux-ci l’ont entretenu avec beaucoup d’intérêt de l’Exposition Universelle de Paris en 1900.Il parait que la participation officielle du G-ouver nement Canadien doit être annoncée très prochainement.On n’a pas oublié que le Canada a figuré très honorablement à l’Exposition Universelle de 1878 et—fait assez curieux—à cette époque l’acceptation LA TERRIBLE CATASTROPHE DE PARIS C’est pour nous français un impérieux devoir de noter ici la douloureuse et profonde émotion ressentie par toute la colonie française à l’annonce du désastre qui a frappé, à Paris, l’élite de la haute société parisienne.Notre Chambre de Commerce française de Montréal s’associe an deuil général de la France et adresse du Canada à participer à uotre grande fête du tra-ses sentiments de condoléances aux familles des infortunées victimes de cette inoubliable ea astrophe.Elle envoie l’expression de sa sympathie à M.le comte de Bouthillier Chavigny, un de ses membres actifs qui a eu le malheur de perdre une de ses parentes.vail, devança même celle de l’Angleterre.Aussi pouvons nous prévoir que les adhésions canadiennes seront nombreuses pour 1900 et nous insistons sur ce point, car il nous semble que les relations commerciales doivent en bénéficier sur une large C’était dans uu but de charité, que ce bazar, échelle, ce dont nous nous félicitons à tous égards, cause du désastre, avait été construit et cett pensée rend plus douloureuse encore l’horreur de la mort réservée aux victimes de la rue Jean Gougon.Ajoutons que les honorables MM.Laurier et Tarte ont l’intention de se rendre en France dans le mois prochain.Nous sommes certain que le meilleur accueil est réservé à ces distingués visiteurs.Ils sont en effet des descendants de français et n’ont jamais cessé de témoigner les sentiments les plus sympathiques pour leur ancienne mère patrie.Notre Chambre de Commerce Française à Ottawa Le président de notre Chambre de Commerce française, M.J.Herdt, a été invité à se joindre aux REVUE COMMERCIALE.présidents des Chambres de Commerce anglaise et canadienne de Montréal et is aussi bien sur les spiritueux importés que sur ceux qui sont fabriqués dans le pays.La clause préférentielle a causé un émoi considé Notre président, dans cette visite à Ottawa, siège, râble pour les représentants du commerce étranger, la Chambre de Commerce Française s’en est occupée et nous lui laissons la parole à ce sujet.Au dernier moment,cependant,nous croyons savoir qu’il pourrait y avoir modification d u texte douanière àétablir clairement que, dans l’intention du gouvernement, les ren- de l’échevin Raymond Préfontaine, que nous trouvons toujours à la tête des projets destinés à l’amélioration de cette ville.Le conseil municipal, en effet, désire obtenir Nos prévisions au sujet de ces changements u’out pas été entièrement réalisées ; cependant, l’idée générale émise par nous s’y trouve reproduite.Les droits ad valorem remplace dans un grand nombre port de Montréal deviendra, comme il doit l’être, le port national du Canada et pourra lutter tageusemeut avec les ports des Etats-Unis.avan- comme ou le sait, du Gouvernement Fédéral, l’occasion de voir l’honorable M.Wilfrid Laurier, Premier ministre du Parlement Fédéral et l’houo rable M.Tarte, ministre des Travaux Publics et a eu ¦ 10 l’hiver, qu’elles out donné lieu aux approches de la navigation à un fort •mouvement de ventes pour l’exportation à des prix plus fermes.Les pois aussi ont également éprouvé une meilleure demande.Ou cote à Montréal en entrepôt : Blé Manitoba No 1 dur par (il) livres." “ No 2 “ “ ___ “ d’Ontario d’hiver, “ “ d’Ontario de printemps, “ Pois No 2, par 00 livres.Avoine blanche No 2, par 3-1 livres.“ mélangée “ .Orge à malter, par 18 livres.Orge à moudre “ .Seigle, par 50 livres.Farines.— Londres a acheté presque constamment de nos farines de Manitoba, qu’il paie plus cher que celles des Etats-Unis ; mais les marchés de l’intérieur ont eu à souffrir de la dépréciation du blé à Chicago ; aussi les cours cotés aujourd’hui sont un peu au dessous de ceux du mois dernier.On cote à Montréal en entrepôt par baril de 196 livres net : seuls pays qui seront appelés à en bénéficier, seront ceux qui admettrons les produits canadiens sous un régime de faveur.C’est une offre à la France d’échanger le privilège de la clause préférentielle contre celui de sou tarif minimum.Mais cette clause reste toujours sujette à la sanction du gouvernement de la Grande-Bretagne qui devra consulter ses engagements avec les puissances étrangères avant de permettre ainsi au Canada de traiter directement avec ces puissances sans tenir compte des traités.Le commerce intérieur s’est peu développé durant le mois ; la saison de navigation s’est ouverte, cependant, et a donné lieu à la reprise des exportations ; mais le commerce d’importation est toujours dans l’incertitude et les nouvelles commandes à l’étranger sont nécessairement réduites à leur plus simple expression.Bois de construction.—Contrairement à ce que nous attendions, l’exportation des bois de sciage Etats-Unis a continué très active, les ache .$0.85 0.81 .0.70 0.75 0.49 0.26* 0.25* 0.40 0.34 0.45 aux teurs prenant à leur charge le risque de l’augmen-tion des droits ; et ils ont eu raison, le Sénat des Etats-Unis ayant fait disparaître du tarif McKinley la clause lui donnant un effet rétroactif.En sorte que, nos scieries vont être débarrassées de forts lots de sciages qui autrement leur seraient restée sur les bras, [/exportation en Angleterre est en bonne situation et les prix cotés ici sont fermes étant basés sur ceux des contrats c.a.f.aux ports anglais.On nous informe qu’une grande maison de Québec et de Montréal doit essayer des expéditions eu France, à Dunkerque et à Bordeaux.On cote f.a.b.à Montreal : .$4.35 à $4.40 .4.40 à 4.50 3.75 à 4.00 4.00 à 4.25 Foin.—Les expéditions aux Etats-Unis sont actives et les prix ont haussé sur nos marchés ; la perspective de la prochaine récolte est peu encourageante, les froids intenses du commencement de l’hiver ayant brûlé les prairies avant qu’elles fussent protégées par la neige.On vend encore des foins de trèfle en Angleterre, mais il n’est guère probable qu’on puisse en placer cette année sur le marché français.Ou paie à la campagne le foin pressé Ko :, $8.50 à $8.75 ; le Ko 2, $7.50 à $7.75, et le foin de trèfle, $6.50 à $6.75, le tout pressé et livré sur wagon.Laines brutes.—Kotre marché est actuellement à peu près vide de laines exportables ; les Etats-Unis ont pris tout ce que nous avions de disponible ; mais le tarif Fielding ayant dérangé l’économie de la fabrication domestique de lainages, il est possible que, pour la nouvelle saison, nous n’ayions qu'un faible marché à l’intérieur.Peaux vertes.—Les, prix des peaux de bœuf se sont un peu relâchés, nous les cotons aujourd’hui eu baisse de $1.00 par 100 livres.On cote aux tanneurs : Peaux de bœuf No 1, par 100 livres.“ “ No 2, “ .“ taureaux “ .“ veaux, la livre.“ moutons, la pièce.“ d’agneaux du printemps.Patente d’hiver.“ du printemps Straight roller.Forte de boulanger (Manitoba).Par 1000 pds B.M.$12.(X) à $22.00 .12.00 a 20.00 .10.00 à 18.00 .10.00 à 15.00 Madriers Pin blanc.Pin jaune .Epinette .Proche.Bois de menuiserie et d'ébénisterie.Par 1000 pds B.M.$16.00 à $20.00 .11.00 à 20.00 .16.00 à 25.00 .12.00 à 10.00 .25.00 à 35.00 20.00 à 30.00 .25.00 à 35.00 .55.00 à 60.00 Frêne.Merisier.Erable.Tilleul (bois blanc) Noyer tendre.Chêne blanc.scié sur le grain Grain.—En présence d’un déficit probable de 15 à 20 p.c.dans la récolte de blé en France, ce qui nécessitera l’importation de 25 à 30 millions d’hectolitres pour la consommation, il sera intéressant à nos nationaux d’apprendre que le Manitoba, ce futur grenier de l’Europe, a ensemencé cette année une superficie de 20 à 25 p.c.plus considérable que l’année dernière et que les semailles ont été faites eu excellentes condition.Naturellement Tout ce blé n’est pas prêt pour le marché et il lui reste à subir bien des vicissitudes.Mais s’il vient à point, ce sera une disponibilité de plusieurs millions d’hectolitres en plus pour la prochaine campagne.Les prix payés en ce mo n nt sont basés sur ce que peut produire le marché d’exportation.Le blé de Manitoba reviendrait ici à 85c (soit 4 francs 25) environ le minot de 00 livres.Les avoines ont été cotées à si bas prix tout $8.50 à 9.00 7.50 à 8.00 6.50 à 7.00 0.07 à 0.09c 0.90 à 1.00 0.10 à 0.15c Animaux de boucherie — L’on nous informe que les exportations de gros bétail sur la France ne seront probablement pas reprises cette année ; l’essai de l’année dernière n’a pas été satisfaisant pour les exportations.Sur les marchés anglais, notre bétail trouve un bon prix en ce moment et les achats pour l’exportation sont actifs ici.Ou a payé eu moyenne : Bœufs, la livre sur pied.Moutons et agneaux sur pied 4 à 4:je 3* à 4*ç 11 PITT & SCOTT BEVUE FINANCIERE AGENTS A PARIS Les banques à fonds social ont clôturé leur exercice le 30 avril, elles font en ce moment connaître le chiffre du dividende qui va être distribué à leurs actionnaires à partir du 1er juin.Jusqu’ici, une seule banque — une banque secondaire de la province d’Ontario — annonce un dividende moindre que le dividende normal depuis plusieurs années.On ne peut cependant juger exactement des bénéfices réalisés qu’en constatant le reliquat reporté soit au compte Profits et Pertes, soit au fonds de réserve, ce qui ne pourra se faire qu’après la publication des bilans et des assemblées d’actionnaires qui ont lieu dans la seconde quinzaine de juin.Les opérations d’escompte paraissent avoir augmenté d’une manière sensible, le mois dernier, par suite de l’empressement du commerce à dédouaner les marchandises entreposées, avant que le tarif nouveau n’ait augmenté les droits.Cet acquittement anticipé de droits a versé au trésor fédéral des sommes considérables fournies, pour la plus grande partie par les banques qui ont escompté le papier nécessaire pour cela.C’est une aubaine pour elles, qui ont de la peine à placer aux taux courants plus des deux tiers des capitaux à leur disposition.Elles prêtent à la spéculation des fonds abondants à 4 p.c.remboursement à demande, sur transfert en garantie de valeurs cotées à la bourse, avec une marge de 10 à 25 p.c.suivant le cas.Le change sur Londres est coté aujourd’hui, à 60 jours, de $4.86 à $4.86}; à vue, de $4.87 à $4.87} moins le change sur New-York, soit } à } p.c.Le change sur Paris est coté 5 fr.16} pour papier long et 5 fr.15 pour papier court.DE LA LIGNE ALLAN Transports à forfait de Paris à Montréal.Tarifs pour petits colis envoyés sur demande.Petit Courrier DEMANDES D'AGENTS PAR : M.E.Mercier, Compagnie des grands vins de Champagne, près Epernay.M.G.Bonhomme et Cie, eaux-de-vie, Cognac.MM.Lung frères, Vins, 9 Boulevard de la république, Alger.Une maison de commerce faisant les vins du Languedoc et aussi le commerce des mérains et des douëlles, deman -de un agent.M.J.Prunier et Cie, eaux-de-vie, à Cognac.Vve Arzac Seignette et Eugène Sabourau, eaux-de-vie La Rochelle.MM.Pélissier et Aragon, successeurs.Fabrique de matières premières, à Grasse, (France).Messieurs Rondeau frères, successeurs, (Maison Deia-motte) manufacture d’instruments de chirurgie, 68 Jean-Jacques Rousseau, Paris.M.Félix Reboul, commerce de vins, Cette, (France).M.Chevallier-Appert, conserves alimentaires, 30 rue de la Mare, Paris.MM.Eymard E.T.& Cie, propriétaires de vignobles, St-Mème près Cognac.MM.T.& E.Karsenty fils & Cie, huilerie, 18 Boulevard de Rome, Marseille.M.P.de Marcilly Frères, vins, Chassagne-Montrachet (Côte d’Or).La Corio-Méléine, entretient souplesse, imperméabilité des cuirs, Chantenay-les-Nantes.M.Henri Pellissier, huile d’olive, Aix-en-Provence.M.P.Fayau, sculpteur et décorations en tous genres, Vienne-les-Blois (Loir et Cher.) Johannot et Cie, manufacture de papier, Annonay.Frantz Roucayrol et Cie, laines et peaux, Mazamet, (Tarn).U.LeMasne, pulpe de bois, Nantes.AVIS.— Demande d’emprunt de 10,000 francs terre de 64 hectares 50 acres située au Lac Marguerite (Assiniboine).Cette terre est défrichée et mise en culture.On peut élever sur la terre 40 ou 50 bêtes.Titres de priété garantis.S’adresser, pour renseignements supplémentaires, à la Chambre de Commerce française de Montréal.rue TEMPÉRATURE DU MOIS D’AVRIL 1897 Relevée par MM.Hearn et Harrison, opticiens à Montréal, rue Notre-Dame, 1640 et 1642.Centigrades Date Max.Min.Max.Min.> Avril Farenhuit Avril Farenheit Centigrades Date Max.Min.Max.Min.39 13.89 3.89 42 7.78 5.56 35 12.78 1.67 25 11.67 3.89 16 1.11 —8.80 30 10.—1.11 36 13.33 2.22 42 22.22 5.56 57 19.41 13.89 45 22.78 7.22 49 16.11 9.44 35 7.22 1.67 44 15 56 6.67 42 15.56 5.56 43 1611 6.11 1 44 32 6.67 .0 16 57 48 38 8.89 3.33 1 11 -4.44 9.44 —1.67 17 46 3 34 24 18 55 MM.4 49 29 19 53 5 50 40 10.4.44 20 34 6 53 39 11.67 3.89 21 50 7 41 31 5.0.56 22 56 8 45 29 2.22 —1.67 ^ 23 6.67 2.22 1.11 —4.44 72 9 44 36 24 67 sur une 10 34 24 25 73 11 42 32 5 56 0.26 61 12 45 31 7.22 -0.56 12.22 4.44 12.22 5.56 9.44 5.27 45 13 54 40 28 60 pro- 14 54 42 29 60 15 49 41 30 6i Le signe — signifie au-dessous de zéro. 12 “LA PRESSE” PUBLIÉE A MONTRÉAL, CANADA Le plus important et le plus répandu des journaux français du continent américain 53.214 Circulation Quotidienne assermentée : La circulation de “ LA PRESSE est sept fois aussi considérable que celle de tout autre journal français à Montréal.m ' m : il m \ : 5>' 1 .1 0 il “ LA PRESSE ” est le meilleur journal d’annonces du Canada.V St msi % mm a ! - r mil » m “ LA PRESSE ” publie 8 pages tous les excepté le Samedi où elle sort à 16 !£ : r aisSsi Kl III, Ii7 ; jours pages.’ Ii \i L&sy 25 “ LA PRESSE ” est le seul journal canadien qui s’occupe d’une manière suivie du développement des relations commerciales entre la France et le Canada.T.BERTH2AUME PRO P RI ET AIRE MONTREAL, CANADA.71 ET 71a RUE ST JACQUES
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