Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1899, mercredi 15 février 1899
SIXIÈME ANNÉE 15 Février 1899 No 67 BULLETIN MENSUEL PUBLIÉ PAR LA DE MONTREAL 10 francs par an.Prix d’abonnement SIÈGE DE LA CHAMBRE EDIFICE DU BOARD OF TRADE, RUE ST-SACREMENT MONTREAL Adresser toute lettres et communications à la Chambre de Commerce Française de Montréal, à MONTREAL, Canada.Adresse télégraphique : “GALLIA" Montréal.Le Bureau est ouvert tous les jours, sauf le dimanche, de 10 heures à midi et de 1 heure à 3 heures.Comptes Rendus des Séances de la Chambre de Commerce Française de Montréal.AVIS La Chambre de Commerce française de Montréal informe le public qu’elle tient à sa disposition “ l’Annuaire de l’Industrie française et du Commerce (l’Exportation ” contenant les noms et président, adresses des principaux commerçants de France.On pourra consulter cet annuaire au secrétariat de la Chambre, Board of Trade Building, tous les jours aux heures de bureau.Séance du 25 Janvier 1899.Extrait du procès-verbal de la séance du 25 Janvier 1899, tenue sous la présidence de M.E.Galibert, M.le Consul-Général de France assiste à la réunion.Sont présents : MM.Jonas, Eongier, de Sieyès et Fauchille.MM.Monier et Bouesne! se font excuser.Le procès-verbal de la dernière séance est lu e adopté.Il est procédé au dépouillement du courrier de quinzaine qui contient notamment des demandes Nous recommandons aux personnes, qui ont de renseignements sur le commerce au Canada des l’occasion de nous écrire,de bien indiquer l’adresse chapelets, des vins et liqueurs, du saumon, de l’amiante, etc.A signaler aussi dans la correspondance un point de droit commercial soumis à l’opinion de la Chambre par un correspondant de Win- exacte de notre Compagnie : Chambre de Commerce FRANÇAISE de Montréal mpeg.A cette même séance, M.Paul Sala, importateur à Winnipeg et MM.Ternynck frères, filateurs de Eoubaix, ont été élus membres adhérents.L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée.En omettant.la désignation Française, ce qui arrive à plusieurs de nos correspondants, les lettres sont remises — comme il est juste — à la Chambre de Commerce du district de Montréal, c’est-à-dire à nos confrères Canadiens.Séance dd 8 Février 1899.Extrait du procès-verbal de la séance du 8 février 1899, tenue sous la présidence de M.E.Galibert, président., ! — -0 M.le Consul-Général de France assiste à la tout l’espace réservé aux colonies.Il se propose d’y construire des pavillons splendides, mettant en évidence la production canadienne en bois, minéraux, matériaux de construction, etc.Tous les produits naturels et fabriqués du Canada seront exposés avec goût, avec luxe même, de manière à en faire ressortir les avantages, et à permettre aux visiteurs d’en apprécier les mérites.Dans le grand palais, les objets exposés seront divisés par classe et les produits canadiens se trouveront côte à côte avec ceux de la France, de l’Angleterre, de l’Allemagne et des Etats-Unis.Le gouvernement fédéral demandera aux provinces de fournir une exposition scolaire ; dans les autres sections l’exposition sera nationale, c’est-à-dire que les produits de toutes les provinces figureront dans un seul tout, sans distinction de province.Dans le budget de 1898-99.un crédit de 125,000 francs est ouvert pour l’exposition, et une somme beaucoup plus considérable sera inscrite au budget de 1899-1900.M.J.X.Perreault, chevalier de la Légion d’Honneur, qui faisait partie de la commission canadienne à l’exposition de 1878 a été nommé chef de la commission pour 1900.D’après une dépêche d’Ottawa en date du 14 courant, voici dans quelles classes le Canada se propose d’exposer principalement : Farineux et leurs dérivés.Produits en conserves, y compris quelques boissons.Mines, carrières et leurs produits.Instruments aratoires et procédés de culture.Produits agricoles bruts, animaux et végétaux.Tissus et produits textiles, cotonnades et lainages, confections et industries.Produits de la forêt, chasse et pêche, outillage, gibier, poisson et pisciculture.Voitures, travail de charronnage, bicycles, ete.Matériel de chemins de fer et de tramways.Viendront ensuite les classes suivantes, suivant l’espace disponible : Produits horticoles, plantation et arboriculture, pépinières, semences, etc.Pâte de bois et papier.Meubles ordinaires et artistiques.Fourneaux, poêles et appareils de chauffage en général.Education.Intruments de musique.On pourra aussi exposer quelques articles dans les classes suivantes : Photographie.Electricité.Embarcations et canots.réunion.Sont présents : MM.Jonas, Eougier, Monter, J.de Sieyès, Poindron, Bajcer et Bouesnel.Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.Il est procédé au dépouillement du courrier de quinzaine qui contient notamment des demandes de renseignements sur le commerce au Canada des tissus, cire, miel, fromages, poterie, etc.A cette séance, M.Jules Borgeaud, exportateur à Alger a été admis membre adhérent.Par une lettre adressée à M.le Président par MM.Boivin, Wilson & Oie., la chambre est informée du décès d’un de ses membres adhérents, M.E.Puet, de St.Jean d’Angély.Des compliments de condoléance seront adressés à la veuve par les L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée, soins du secrétaire.LE CANADA A L’EXPOSITION DE 1900 Le Canada commence à se préparer à figurer à l’exposition universelle de 1900 à Paris, d’une nière digne de ses ressources et de son industrie.Les plans du gouvernement à ce sujet ne sont pas encore officiellement connus ; mais, les renseignements qui suivent sont puisés a bonne source.Le Canada a obtenu, sur l’espace réservé à l’Angleterre, une étendue de 40,000 pieds carrés, dont 15,500 pieds dans le grand palais et 25,000 dans l’édifice des Colonies Anglaises.La commission anglaise fait payer pour cette concession 7s.6d.par pied carré dans l’édifice des Colonies, et 10s.par pied carré dans le grand palais.Le produit de ce loyer servira à défrayer les dépenses de la mission.Le gouvernement canadien a décidé de faire l’exposition canadienne à ses propres frais.Il séquence adressé aux industriels, aux commerçants et aux producteurs canadiens de toute sorte, invitation pressante à préparer des objets pour l’exposition.Ces objets seront remis à la commission canadienne qui se chargera de les transporter en France, de les installer à leur place désignée à Paris, d’en prendre soin pendant toute la durée de l’exposition et ensuite de les ramener au Canada, sans que les exposants aient à débourser Il va, d’ailleurs, faire grandement les choses à Paris.Comme les autres colonies anglaises n’ont pas encore signifié leur intention d’exposer séparément, le Canada aura très probablement à sa disposition ma- cem- a en con- nue un sou. 21 Si l’on croit que ces choses-là sont de nature à encourager le commerce direct entre la France et le Canada, et à procurer du fret à notre marine marchande, il nous semble qu’on est dans l’erreur.Tout en admettant la nécessité de l’application rigoureuse des précautions hygiéniques indispensables, la Chambre croit que l’on pourrait trouver le moyen de ne pas accentuer, par ces précautions, la tendance de notre commerce à tout vendre ses produits aux maisons de commission d’Angleterre, et à tout acheter ses approvisionnements dans les entrepôts anglais.Elle a fait son possible pour obtenir, en ce qui concerne les jambons canadiens, l’adoption d’un de ces moyens ; elle n’a pas réussi.Il ne lui restera plus, lorsqu’on lui demandera des renseignements sur le commerce de cet article, qu’à conseiller aux correspondants de s’adresser aux maisons de Londres ou de Dublin.Fruits et arbres fruitiers.Métallurgie.Menuiserie et charpente.Cuirs et peaux.Tabacs.Allumettes, etc.LES JAMBONS CANADIENS M.le président de la Chambre de Commerce française, avait écrit il y a uri mois à M.le Directeur de l’Office du Commerce Extérieur, pour s’informer si l’arrêté du 30 mars, prohibant l’entrée des jambons boratés du Canada, avait été rapporté, vu la circulaire récente de l’administration des Douanes concernant l’admission de certains jambons canadiens sans certificat d’origine provenant du pays d’exportation.Il a reçu la réponse suivance “ Office National du Commerce Extérieur, Paris, le 23 janvier 1899 SAUMON FRAIS ET EN CONSERVE Monsieur le Président, “ Pour faire suite à ma lettre du 30 décembre dernier, j’ai l’honneur de porter à votre connaissance qu’il résulte des renseignements qui viennent de m’être transmis par le Ministère du Commerce, que l’arrêté du 30 mars est toujours en vigueur.Les jambon scontenant du borax continuent donc à être prohibés eu France, que le borax soit entré dans la préparation de ces produits ou qu’il ait seulement servi à les saupoudrer au moment de l’emballage.“ Agréez, Monsieur le Président, l’assurance de ma considération la plus distinguée.“ Le directeur de l’Office National dn Commerce Extérieur, On trouve dans le Moniteur Officiel du Commerce, numéro du 22 décembre 1898, une communication de M.H.de St-Laurent, consul de France, à Vancouver, sur l’importation directe en France des saumons en conserve et des saumons frais.M.de St-Laurent y donne les prix fixés par les fabricants de la rivière Fraser pour les conserves de saumon, qui sont de 16s 3d à 17s 3d suivant l’importance de la commande, et, faisant le compte de ce que rapporterait un chargement de 60,000 caisses sur le marché de Paris, au prix du détail, il trouve une marge de fr.3,087,000, soit fr.51.45 par caisse pour le fret, la douane et les bénéfices des intermédiaires.u Mais, ajoute-t il, pour que ces chiffres restent vrais, il est nécessaire d’opérer sur des chargements complets.Notre commerce, qui semble avoir trop oublié que son sort était intimement lié à celui de notre marine marchande, pourra se rendre compte par l’exemple qui précède des bénéfices qu’il manque de réaliser en laissant les transports maritimes aux mains de nos concurrents anglais et autres.” A défaut de navires affrétés à Vancouver, il y aurait peut-être à étudier cette question au point de vue de l’achat de ces conserves de saumon livrées à Montréal, dans l’éventualité de l’établissement d’une ligne directe entre Montréal et la France.Le transport de Vancouver ou de New Westminster (Colombie Anglaise), à Montréal, par le Pacifique Canadien est, certes, plus dispendieux que l’expédition directe par mer de Vancouver, I “ (Signé), “ Monsieur le Président de la Chambre de Commerce française de Montréal, Conseiller du Commerce Extérieur de la France.” COLLIN DELAVAUD.Ainsi, il est définitivement décidé que le jambon canadien, saupoudré de borax au moment de l’emballage, ne peut pas être importé directement en France, même, comme l’a demandé la Chambre de Commerce française de Montréal, si l’on procédait au déboratage eu entrepôt de douane, avant de l’introduire dans le commerce.Et d’un autre côté on fall cite autant que possible l’importation en France, réexpédié par Dublin, du jambon Canadien qui a été déboraté en Irlande. 22 SCIERIES MÉCANIQUES cependant, nous croyons qu’il y aurait encore une marge suffisante.Les épiciers en gros de Montréal achètent directement aux fabricants de la rivière Fraser et prennent livraison là bas.Prenons pour base de nos calculs une partie de 5,000 caisses qui coûtent 16s 6d f.a.b.Vancouver.Ce saumon coûte 23 fr.32 à Montréal ($4.50).Au prix de 72 francs à Paris, il reste une marge de 48 fr.65.Et l’on pourrait opérer sur de plus petites quantités, pourvu qu’on n’aille pas au-dessous d’un “ carload.” Mettons le fret de Montréal à un port français à 1 fr.par caisse et le transport par chemin de fer à Paris à autant ; la caisse de 48 boîtes reviendrait en gare de Paris à environ 25 frs, soit approximativement à 0 fr.54 la boîte, qui, d’après M.de St-Laurent se vend au détail de î fr.40 à 1 fr.50.La meilleure qualité de saumon, le “ sockeye,” pourrait coûter de 2 fr.55 à 3 fr.de plus par caisse de prix d’achat, mais comme les autres frais restent les mêmes, la marge n’en est pas sérieusement entamée.Il y a au Canada deux classes de scieries, l’une pour la consommation locale, l’autre pour le commerce d’exportation.La première est installée dans les localités où sont déjà établis des colons qui y amènent le bois à être débité.Le propriétaire débite le bois et rend tant de planches par billot, se payant enjnature ; ou bien il fait payer tant du mille pieds, prenant en paiement toutes sortes de produits.Le solde qui lui reste est vendu dans la région et comme toutes les constructions : maisons, granges, étables, etc., sont en bois, il y a toujours un marché pour ce solde.Seulement, encore là, le propriétaire de la scierie est obligé de se soumettre aux conditions du commerce de la campagne et d’accepter paiement en produits.La scierie pour l’exportation appartient le plus souvent à des propriétaires de concessions forestières et est placée à l’embouchure du cours d’eau qui arrose ces concessions.L’hiver, le propriétaire établit des chantiers ; les billots coupés sont traînés au cours d’eau sur la neige et, au moment de la fonte des neiges, ils sont emportés par la crue jusqu’à la scierie où un barrage superficiel “ boom, ” les arrête.On les débite et on les expédie en radeaux au port d’embarquement.Quelquefois le propriétaire a fait lui-même le placement de ces bois et n’a qu’à les expédier en Angleterre ; d’autres vendent tout le produit de la campagne à l’une ou l’autre des grosses maisons d’exportation d’Ottawa, Montréal, Trois-Rivières, Québec, etc.C’est le régime même de forêts au,Canada qui fait cette distinction.Les concessions forestières couvrent d’immenses territoires non colonisés, impropres à la culture ou trop éloignés des établissements.L’exploitation de ces concessions se fait en grand et exige des capitaux considérables.Les concessions sont d’abord vendues aux enchères ; le prix comporte une somme payée comptant, plus une rente annuelle de tant par mille carré.Le concessionnaire garde la propriété aussi longtemps qu’il paie la rente, et, sur son exploitatation il doit en outre payer un droit de souche de 10 cents par arbre abattu.Les concessions se transmettent ensuite par vente comme toute autre propriété.Mais lors qu’une partie du territoire concédé est envahi par la colonisation, le concessionnaire a un délai d’un an pour en enlever le bois marchand ; puis la con-concession se trouve résiliée et la rente diminue d’autant.Dans les régions récemment ouvertes à la colonisation, il y a, par conséquent, place pour une scierie mixte, en quelque sorte, travaillant pour la con- En attendant la ligne directe, on pourrait faire expédier par New-York et si la Compagnie Transatlantique n’avait pas de place disponible ou avait des prétentions trop élevées, il y a, à New-York, la ligne sur Bordeaux qui s’en chargerait volontiers.M.de St-Laurent dit encore : “ Je profite de cette occasion pour appeler l’attention sur le commerce de saumon frais transporté dans les appareils frigorifiques.Il y a quelques années, un français établi à Vancouver tenta l’expédition au Hâvre d’une cargaison de cette nature.Jusqu’à New York, tout alla bien, mais dans cette ville, les paquebots de la Compagnie Transatlantique n’étant pas munis d’appareils frigorifiques, l'envoi dût être vendu sur place à perte.” Il y a quatre ans, un négociant de Paris s’informait, auprès de celui qui écrit ces lignes, de la possibilité d’importer du saumon frais du Canada.Il lui fut répondu qu’on pourrait lui livrer du saumon frais “ sockeye ” de la Colombie Anglaise à New York, non pas congelé, mais conservé à une basse température et en parfait état de conservation, à 9 cts la livre anglaise (environ 1 fr.09 le kilo).Comme dans l’autre cas, l’absence de compartiments frigorifiques sur les navires de la Compagnie Transatlantique empêcha de donner suite à cette affaire.1 M.Albert Couspeire, courtier et agent général en bois, de Paris, membre adhérent de la chambre de commerce française est à Montréal depuis quelques jours.M.Couspeire, désireux de faire des affaires avec le Canada, a pris le meilleur moyen celui que la chambre conseille à tous ses correspondants ; il est venu lui-même étudier le pays, ses ressources, ses usages etc.et les renseignements qu’il a recueillis, les relations qu’il s’est créées, lui assurent un excellent résultat de ce voyage. 23 sommation locale, ainsi que pour le commerce.Il poste à Montréal et adressée à Hong-Kong, arrive même que des scieries de ce genre passent établissements du détroit de Malacca, aux des marchés avec des propriétaires de concessions Sandwich, aussi bien qu’à New-York ou à Londres, et débitent leur coupe de l’hiver à façon.Ou bien, sera désormais suffisamment affranchie avec le propriétaire achète les billots de bois marchand timbre poste de deux sons, restés sur les terres des colons et les vend débités aux îles un au timbre de 15 En France, on en est encore soit sur place, soit sur les grands marchés.Mais centimes pour l’intérieur et de 25 centimes pour il ne reste généralement que peu de bois marchand l’extérieur.Les nécessités de notre budget permet-à exploiter ; ce qui reste de la forêt se compose de tront-elles bientôt à la France de suivre l’exemple bois durs : érable, merisier, hêtre, etc., qui, avec que viennent de lui donner les peuples de langue les frais de transport, sont souvent trop • loin du anglaise î marché pour servir à autre chose qu’à brûler, ou bien des bois sans grande valeur comme bois marchand : bouleau, épinette blanche, etc.La région du Nominingue, dont parle un correspondant de la Chambre, se trouve dans de bonnes conditions pour l’établissement d’une scierie locale ; la colonisation y progresse rapidement et il doit y avoir un marché suffisant pour écouler la production d’une bonne scierie, en outre de celle qui existe déjà à l’établissement des Pères Livres, brochures, etc.Jésuites sur le Grand Nominingue.Là, par exem- Cuivre et articles en cuivre pie, pas de débouché pour le bois débité en dehors de la région ; les cours d’eau sont semés de rapides Grains de toutes sortes LES IMPORTATIONS DU PORT DE MONTREAL Le rapport annuel du Board of Trade de Montréal contient le tableau suivant des marchandises entrées pour la consommation au port de Montréal, du 1er janvier au 31 décembre 1898 : Valeur.S 24,534 2,734 283,363 112,758 Aies, bière et porter.Animaux.Denrées alimentaires 827 1,675 1.964 186,616 52,831 116,059 2,046 405,958 88,130 28,269 212,663 1,067,458 113,859 233,133 270,478 221,884 635,812 224,675 314,576 257,970 100,918 575,008 146,184 272,066 291,322 86,224 247,700 et, s’ils peuvent servir à flotter les billots jusqu’aux scieries établies à leur embouchure dans l’Ottawa, ils ne peuvent permettre le transport en gabarres qu’exige le bois scié ; et le chemin de fer, qui se dirige vers cette région en est encore à 75 ou 80 kilomètres.Pour atteindre au terminus actuel, il n’y a que des chemins rudimentaires à travers les mon-gués, et les travaux de prolongement sont suspen- Cuivre rouge et articles en cuivre rouge Cotonnades non teintes ni colorées.teintes, colorées, etc.Habillements confectionnés.Fils, filés, trames, etc.Fils sur bobines.Autres articles en fil.Farines de blé.Farines d’avoine et de maïs.Riz.Autres denrées.Bicycles, etc.Voitures de chemin de fer et de tramways Ciments et articles en ciment.Houilles.dus indéfiniment.L’affranchissement pour les lettres d’une once au maximum, est maintenant de 2 cents pour tout le Canada et les Etats-Unis, et de 2 cents par demi- once pour l’Angleterre et la plupart des colonies Droguerie et médicaments anglaises.Cette réforme postale a été mise en vigueur le 25 décembre dernier, pour les correspondances adressées du Canada en Angleterre et réciproquement, et le 1er janvier suivant pour les correspondances adressées au Canada et aux Etats-Unis.Potterie, céramique, etc.Bracelets, tresses, franges, etc Dentelles, collerettes, etc.Autres articles de fantaisie.Lin, toiles et articles en toile, Poisson, etc.Fruits secs, noix, etc.Le Penny Postage, affranchissement à deux sous, Fruits frais, oranges et citrons existait déjà depuis longtemps eu Angleterre et aux Etats-Unis, pour les correspondances à l'intérieur.C’est à la suite d’une conférence tenue à Autres fruits frais.Fourrures et articles en fourrures.Verrerie : Bouteilles, verrerie de table.Verres à vitres.Glaces.Autres articles en verre.Poudre et explosifs.Gutta percha et articles en gutta percha.Chapellerie en soie, feutre ou castor.“ autre.Londres l’automne dernier, sur l’initiative de M.Wm.Mulock, ministre des Postes du Canada, que ce système a été adopté, pour l’extérieur, par presque tous les pays et colonies de langue anglaise (sauf les colonies australiennes), qui se trouvent ainsi eu grand progrès sur l’Union Postale et son affranchissement à 5 sous.Une lettre mise à la 147,992 195,592 99,911 42,043 24,572 124,596 339,148 153,912 ¦ 24 Fers et aciers : Bandes, feuilles, plaques, etc.Barres et rails.Coutellerie, outils, etc.Machines, outillage, locomotives, etc.Fer en gueuses, ferraille, etc.Poêles et pièces de fonte.Tuyaux et conduites, fer et acier.Autres articles.Bijouterie et horlogerie .Plomb et articles en plomb.Cuirs en tout genre.Chaussures.Autres articles en cuir.Marbre, pierre, etc.Métaux et leurs produits.Instruments de musique.Huiles minérales et produits.Graine de lin, huiles de graine de lin, etc.Autres huiles.Peintures et couleurs.Papier, enveloppes, etc.Marinades, sauces, etc.Lard, saindoux, viandes fraîches et salées Beurre et fromage.Graines de semence et racines.Soies et soieries.Savons en tout genre.Epices, entières et moulues.Spiritueux en tout genre.Vins mousseux.Autres vins.Sucres.Mélasses et sirops.Tabacs et cigares.Tabac en feuilles.Légumes.Bois et produits.Lainages : Tapis en tout genre.Confections.Draps pour hommes.Etoffes à robes.Bonnette rie et tricots.Châles.Filés.Autres articles en laine.Autres articles imposables.Déchets de coton, bourres, etc Coton brut.87,023 901,144 1,209,819 30,396 8,696 149,133 277,171 27,618 633,933 866,466 387,374 684,220 63,870 718,640 466,609 46,206 18,143 80,161 214,455 114,294 179,405 710,18o 644,262 377,539 182,006 2,646,892 677,752 30,063 Teintures, produits chimiques, etc.606,324 Poisson et produits.716,005 Articles pour la pêche, seines, etc.356,056 Fruits : bananes, olives, ananas, etc 41,563 Pelleteries brutes.159,729 Graisses et suifs pour le savon 1.685,563 Peaux vertes et salées.326,443 Caoutchouc brut, etc.172,776 Toiles de jute et filés.457,058 Métaux, cuivre.rails d’acier.fers et aciers, autres, étain et zinc.91,294 48,092 52,003 204,045 63,774 Huiles végétales.96,166 Sel.171,703 Bagages d’immigrants.200,003 Soie grège.422,482 Chanvre sisal, manille, etc., non préparé 373,239 Thé.37,624 autres Tabac en feuilles (6 mois).122,794 Bois pour l’ébénisterie, etc, 10,374 Laines brutes 101,692 Autres articles 1,128,211 115,046 47,814 406,686 88,746 136,231 3,669,400 d'or et d’argent à $2,351,599, ce qui donnait un 200,148 total de $40,091,803 contre $53,543,546 en 1898.91,079 134,335 72,858 99,485 Total $20,656,021 En 1897, les importations de marchandises imposables étaient évaluées à $23,930,103, les marchandises franches de droit à $13,714,103 et la monnaie LA VILLE DE MONTREAL (.Suite) 254,574 330,860 Le Pacifique Canadien et le Grand Tronc sont les • 1,051,917 seuls chemins de fer possédant des gares à Montréal • .1,575.917 324,755 les autres lignes pénètrent dans la ville par les voies et se servent des gares de ces compagnies.C’est ainsi que lCntercolonial, le Vermont Central, le chemin de fer de Colonisation du Nord, le Parry 19,555 39,225 178,088 .2,625,016 Sound, le Montréal & Sorel, etc., apportent àMont- -réal les produits des campagnes tributaires de .$28,530,143 port, et distribuent les produits de son industrie et .20,656,021 de son commerce d’importation.4,356,882 son Total.Marchandises franches de droit.Monnaie d’or et d’argent.A ces organes qui, sans relâche, sans repos, le jour et la nuit, l’hiver et l’été, apportent à Montréal les marchandises de l’ouest, du sud, du nord et de l’est, il faut ajouter pendant six mois de l’année les lignes de navigation fluviale qui remontent et descendent les grands lacs, leurs affluents et la gigantesque décharge qui déverse leur trop plein dans l’Océan, le majestueux St-Laurent, et ses tributaires.La plus considérable de ces lignes, c’est Total général $53,543,046 Voici la liste des marchandises franches de droit importées pendant l’année : Animaux pour l’amélioration des races Asphalte.Maïs à balais.Mais.Charbon anthracite.Café .".$ 21,935 33,478 2,376 7,686,658 952,101 136,229 celle de la compagnie de navigation Richelieu et 1 25 Ontario, dont la flotte dessert quotidiennement tous les ports du St-Laurent et du lac Ontario, depuis Hamilton, à quelques kilomètres de la fameuse cataracte de Niagara, jusqu’à l’embouchure du Saguenay, à l’entrée du Golfe St-Laurent.Les magnifiques steamers de cette compagnie, le Montréal, le Québec, qui font le service entre les villes dont ils portent le nom, sont luxueusement aménagés pour le transport des passagers ; la ligne entre Montréal et Hamilton est principalement une ligne de fret, quoique transportant aussi beaucoup de passagers, et la ligne de Québec au Saguenay est spécialement aménagée pour les touristes et les villégiateurs qui vont passer une partie de l’été aux stations balnéaires du bas du fleuve : Malbaie, Rimouski, Cacouna, Tadoussac, etc.La flotte de la compagnie se compose de dix grands steamers pouvant transporter chacun de 600 à 800 passagers, avec cabines confortables, salons, promenoirs, salle à manger, etc.Une dizaine de bateaux à vapeur plus petits vont à jour fixe chercher les produits des campagnes riveraines pour les amener au marché central à Montréal.En 1898 les recettes brutes de la compagnie ont été de 3,640,000 francs et les frais d’exploitation de 2,950,000 francs.La compagnie du Richelieu, comme on l’appelle familièrement, doit en grande partie son organisation actuelle à un canadien français, feu M.L.A.Sénécal, sénateur, commandeur de la Légion d’honneur.Elle a actuellement pour président un autre canadien-français, M.L.J.Forget, sénateur et président du syndicat des agents de change de Montréal.Le trafic provenant du bassin des Grands Lacs est amené directement jusqu’à Kingston, sur le lac Ontario ; les interruptions de ia voie navigable dires aux chûtes du Sault Ste Marie et à la cataracte Niagara ne sont plus, depuis longtemps, un obstacle à la grande navigation.Les canaux du Sault Ste Marie, l’un sur la rive américaine et l’autre sur la rive canadienne, et le canal Welland, entre le lac Evié et le lac Ontario permettent aux grands chalands à vapeur de tourner ces obstables et de transporter de Chicago et de Duluth à Buffalo et à Kingston de 20 à 25 mille hectolitres de grains d’un seul chargement.L’année prochaine l’achèvement du creusage des canaux du St Laurent permettra à ces bateaux de venir jusqu’au port de Montréal.En attendant, les chargements sont transbordés à Kingston dans des bateaux d’un moindre tirant d’eau appartenant principalement à deux compagnies : la Montreal Transportation Company et la Kingston & Montreal Forwarding Co.Montréal est aussi le marché où s’approvisionnent en grande partie les ports du golfe St-Lau- rent et des provinces maritimes (Nouveau-Brunswick.Nouvelle-Ecosse, Ile du Prince-Edouard) ainsi que de Terreneuve.La Quebec & Gulf Ports Steamships Co.fait un service régulier bi-men-suel sur ces ports.La ligue Black Diamond, créée surtout pour le transport à Montréal des charbons bitumineux du Cap Breton et de Vile du Prince - Edouard, y prend des chargements de retour pour Sydney (Cap Breton), Charlottetown (Ile du Prince Edouaid) et St-Jean de Terreneuve.L’une et l’autre ligne font escale à St-Pierre Miquelon, lorsqu’elles ont du fret à cette destination ; mais le commerce de cette colonie française avec le Canada se fait surtout par de petits voiliers qui remontent à Québec ou descendent à Halifax.Jetons un coup d'œil maintenant sur la flotte de longs couriers, vapeurs et voiliers, qui borde les quais de Montréal, prenant charge pour l’Europe, et transmettant à leur destination définitive les marchandises réunies sur ce point de toute une moitié du continent Nord-Américain.Saluons d’abord la ligne canadienne par excellence, la ligne Allan, dont le premier navire est entré dans le port de Montréal, venant de Liverpool, en 1822.Elle a reçu son organisation corporative en 1856.Grandissant avec le développement du commerce du Canada, elle compte actuellement 31 navires à vapeur dont 16 employés exclusivement au trafic anglo-canadien, jaugeant 120,000 tonneaux.En 1898, la ligne Allan a transporté 25,125 passagers de toutes classes et aucun de ses navires n’a quitté le port de Montréal sans un chargement de fret complet.Le plus beau steamer de cette ligne, actuellement en service, est le “ Parisian,” de 5,508 tonneaux y mais elle en a trois autres sur les chantiers, dont l’un de 5,800 tonneaux et deux de 10,000 tonneaux, à double hélice.Les six grands steamers qui font le service régulier de la malle ont des compartiments frigorifiques ; ceux qui sont plus spécialement affectés au fret ont transporté, l’année dernière, de Montréal en Angleterre, 35,831 bêtes à cornes, 29,253 moutons et 1,808 chevaux.MM.Elder Dempster & Co., propriétaires de la ligne Dominion, ont eu service dix grands steamers d’un tonnage total de 70,000 tonneaux ; quatre de ces steamers font un service postal régulier entre Montréal et Liverpool ; ils ont transporté, l’année dernière 7,057 passagers d’Angleterre à Montréal et 5,630 de Montréal en Angleterre.Les six autres steamers sont employés au transport du fret de Montréal à Londres, et de Montréal à Bristol.La ligne de Montréal à Londres, l’année dernière, 23 départs ; elle a transporté 6,305 bêtes à cornes, 7,081 moutons, 838 chevaux, 663,000 hectolitres de grains, 9,500 tonnes de farines, 12,311 standards de ! a eu t 4 2G printemps dernier et i I a donné d’excellents lésul tats.madriers, 180,511 meules de fromage et 726 boîtes de beurre.Celle de Montréal à Bristol a eu 32 Pour nous résumer, nous allons donner la statis- départs ; elle a chargé 10,165 bêtes à cornes, 922 .montons, 273 chevaux, 881,600 hectolitres de grains, tique du mouvement du port de Montréal, d apres 2,562 tonnes de farines, 12,606 s andards de madriers, les chiffres officiels, depuis l’année 1880.546,689 meules de fromage et 113,372 colis de beurre.MM.Elder Dempster & Co.se proposent de mettre en service la saison prochaine, sur la ligne de Liverpool, deux nouveaux steamers de 10,000 tonneaux chacun.La ligne Beaver compte cinq navires en service entre Montréal et Liverpool, jaugeant ensemble 24,000 tonneaux.Elle a eu pour sa part de trafic, l’année dernière, 10,367 passagers et 14,791 têtes ! 1 - 5É ; 15 Œ a 5 P 9 y.fr.fr.fr.40.5) 4 1,455 34,961,800 33.05) 7.000 31,315,515 30,428,125 35,192.015 34,060,415 36,486,140 46,007,130 46,609,905 43,891,705 43,827,630 41,813,090 33,410,645 33,938,605 38,053,185 313,645,900 305,588,575 275,784,780 235,680,980 245,801,820 229,501,350 201,746,985 209,983,430 202,006,960 212,572,910 238,502,165 268,981,135 228,191,375 238,351,805 196,722,915 242,092,845 160,135,880 225,795,620 163,191.350 237,078,110 120,248,190 199,281,415 146,959 290 216,958,575 139,629,580 210,431,320 126,049,065 185,213,300 137,203,875 209,236.495 220.369.575 252,037,485 41,978,265 208,873,300 38,361,340 212,803,240 31,948,945 1.584.072 1.379,002 1,216,468 1,069,886 1;096.909 1,151,777 1,036,707 938,657 930,332 823,165 782,473 870.773 859,699 683,854 649,374 664,263 135,614,455 554,692 132,515,005 931,929 129,985.275 628,271 161,229,705 1898 80S 1897 796 1896 i 709 1895 640 1894 734 1893 804 1892 735 1891 | 725 de bétail.MM.Robert, Reford & Co.représentent à Montréal deux lignes importantes, la ligne Donaldson et la ligne Thompson.La flotte de là ligne Donaldson comprend 11 stea-d’un tonnage total de 61,200 tonneaux qui 746 695 655 767 703 1890 1889 1888 mers font un service hebdomadaire entre Montréal et Glasgow.Elle a transporté, en 1897, 700,000 hectolitres de grains, 63,385 meules de fromage, 42^631 barils de pommes, 11,720 têtes de gros bétail, 2,814 moutons et 8ul chevaux ; ses chargements de retour 1887 1886 1885 629 626 1884 600 1883 1882 648 1881 569 1880 710 se sont montés à 72,072 tonnes.Les steamers de la ligne Thompson font un service hebdomadaire de Montreal à Londres et un autre service à intervalles régulier de Montréal ports de la côté est de l’Angleterre, Newcastle on Tyne, Leith et Aberdeen, ont chargé à Montréal 1,480,000 hectolitres de grains, 411,960 meules de fromage, 34,450 colis de beurre, 16,784 standards de madriers, 16,070 têtes de gros bétail, 2,130 moutons et 4,063 chevaux.Deux fois par année, au printemps et à l’automne, la ligne Thompson envoie deux ou trois vapeurs faire la cueillette du fret à destination du Canada dans les ports de la Méditerrannée et sur les côtes d’Espagne, de Portugal et de France.La Hamburg American Packet Co, fait un service bi-mensuel entre Montréal, Anvers et Hambourg, peu L’année dernière, cette ligne a transporté 14,123 reprise générale des achats dans les lignes où les d’Anvers à Montréal et à chargé approvisionnements sont faits pour peu de temps et les marchandises du (A suivre) REVUE COMMERCIALE aux Eu 1897, ils Montréal, 15 février 1899.Le commerce canadien vient de doubler sans avaries le cap orageux du 4 février.Ce jour là viennent à échéance les billets a 4 mois du 1er octobre, et à trois mois du 1er novembre, c’est-à-dire les billets donnés en règlement des marchandises d’automne et d’hiver que l’on vend à 3 ou 4 mois de ces deux dates.Très peu de faillites à la suite des inventaires que l’on prend en janvier ; de faillites à la suite de l’échéance du 4 février, tonneaux de fret à Montréal 53,207 tonnes pour Anvers et Hambourg, reprise de l’activité pour La ligne Johnston a cinq steamers de 7,000 ton- printemps, voilà le bilan de la situatien.neaux chacun en moyenne sur la ligne Montréal- Il peut être intéressant pour nos lecteurs de Liverpool, et doit en placer trois autres l’année France de signaler la fermeté du marché des tissus prochaine’ Son trafic, en 1897, comprenait 13,562 de tout genre au Canada.Les tissus de coton ont barils de pommes, 800 tinettes de beurre, 80,782 haussé récemment de 5 à 10 p.c.Il est vrai que meules de fromage, 21,000 standards de madriers, les prix avaient été faits très-bas, pour tenir tête à 579 000 hectolitres de grains la concurrence des cotonnades des Etats-Unis, sacrifiées sur le marché canadien à vil prix pour soulager le marché américain ; et de fait, c’est la hausse des prix aux Etats-Unis qui a permis aux fabri- 4,822 caisses d’œufs, 13,628 bêtes à cornes et 9,486 moutons.Quatre vapeurs desservent le trafic entre Montréal et Manchester, ce service a été inauguré le - Valeur des Importations.Valeur des Exportations. 27 cants canadiens d’établir l’avance que nous venons de signaler.Dans les lainages, il y a hausse également, mais cette hausse nous vient des marchés d’Angleterre et de France, dont les lainages canadiens n’ont fait que suivre l’impulsion.De même le marché de Lyon a influencé les prix des soies sur notre place.Nous avons eu et nous avons encore, car il n’est pas terminé, un hiver très rigoureux et sans neige.L’absence de neige aux Etats-Unis donne déjà lieu à des craintes assez sérieuses pour le blé d’hiver qui se trouve exposé sans aucune protection à des températures très basses.Quoique le blé puisse supporter beaucoup de froid, il est raisonnable de supposer qu’il y aura eu quelque demmage et que la prochaine récolte de blé en sera diminuée.Au Canada, il n’y a pas ou il n’y a que peu de blé d’hiver ; mais ce qui souffre du froid sans neige, chez nous, ce sont les prairies.Déjà l’on prévoit que la prochaine récolte de foin sera déficitaire, ce qui donne de la valeur aux stocks énormes de foin de 1898, qu’on n’a pu encore écouler.Mais l’absence de neige cet hiver provoque encore d’autres observations.La chute de neige qui a fait défaut sera compensée, d’après les dires de nos “ anciens,” par une cliûte de pluie abondante, ce printemps et cet été.On prédit un printemps et un été très humides, ce qui serait très préjudiciable aux récoltes de grains, de pois, de pommes de terre.Il y a ici des gens qui prennent leurs précautions et font leurs achats en conséquence.Grains et farines.—La, situation du blé au Canada est absolument la même qu’il y a un mois.Les cours sur les marchés des Etats-Unis se sont tenus remarquablement fermes; on a porté le blé sur mai à Chicago à 72Jc.le minot, puis la réaction l’a ramené à 71£e.et depuis il se tient dans les environs de 73c.C’est dire que, spéculation à part, le prix réel du blé a été entre 72 et 75 cents à Chicago, soit de 79 à 82c.à New-York, franco à bord, pour le blé roux d’hiver, No.2, ou le blé du printemps No.1.On cote le blé No.1 dur de Manitoba à Fort William de 18 fr.25 à 18 fr., 35 les 100 kilos; tandis que le blé roux d’Ontario vaut, sur place, de 17 fr.75 a li fr.85.On a jaugé de bien des manières la dernière récolte de Manitoba.Le plus haut chiffre donné à été de 40,000,000 de minots (bushels) et le plus bas, de 30,000,000.A l'heure qu’il est, parait se rallier généralement au chiffre le plus bas et quelques uns même prétendent qu’il est un peu trop élevé.Dans tous les cas, on tient ce blé à des prix qui en rendent aujourd’hui l’exportation bien difficile.Les exportations de grains de Montréal, par Portland, Boston, St-Jean sont suspendues, les chés étrangers n’étant pas tout à fait prêts à payer les prix qu’on en demande.Toutefois, cemme la culture ne livre pas, les stocks en vue à Montréal restent à pen près stationnaires et les cours se maintiennent.L’avoine No 2 blanche en élévateurs, est cotée comme le mois dernier de 10 fr.80 à 10 fr.85 les 100 kilos, à Montréal.Les pois secs No 2, ont vendeurs à 13 fr.25 les 100 kilos et acheteurs à 13 fr.Les pois No 1 black eyes ou marrowfat reviendraient à 15 fr.15 les 100 kilos à Montréal, on à 16 fr.dans un port de mer.Le sarrasin No 2 vaudrait en ce moment de 12 fr.à 12 fr.10, en magasin à Montréal, par 100 kilos.II est a supposer toutefois que ces prix seront réduits quelque peu, au printemps, lorsque les cultivateurs se décideront à livrer, si la demande de l’étranger n’est pas plus animée qu’elle l’est aujourd’hui.On ne fait pas de prix d’exportation pour nos farines, la consommation locale paraissant suffisante pour absorber la production des minoteries canadiennes, même de celles qui exportaient si libéralement l’année dernière.On cote sur place les farines fortes à boulanger de Manitoba de 22 fr.67 à 23 fr.25 les 100 kilos et les patentes de même blé, de 24 fr.70 à 25 fr.Les farines d’Ontario sont cotées de 20 fr.35 à 23 fr.25 les 100 kilos, suivant marques.En lots d’exportation, ces prix devraient être réduis de 1 fr.50 à 1 fr.75.On a ces jours-ci exporté du son de Manitoba en Angleterre.Ce son est empaqueté dans des sacs de 100 livres, et pressé à la machine.Le prix, nous dit on, équivaut "à celui du marché local, qui est de 75 fr.la tonne de 2,000 livres, sac compris.Bois de construction.—Il n’y a pas plus d’espoir aujourd’hui qu’il y a un mois, de voir aboutir les négociations avec les Etats-Unis en vue d’un abaissement de leur tarif de douane sur les bois.Et en prévision d’un dénouement défavorable de ce coté, les propriétaires de concessions forestières ont diminué considérablement, au moins dans notre province, le nombre de leurs chantiers.D’ailleurs, il y a encore beaucoup de bois débité aux scieries, qui n’a pu être vendu ou être-livré l’année dernière, soit à cause de la baisse des prix à l’automne, soit à cause de la cherté des frets toute la saison.Les prix de la prochaine saison se ressentiront naturellement de la situation.Dès aujourd’hui on note quelques marchés passés pour livraison aux Etats-Unis, à un prix qui fait perdre au vendeur canadien tout le montant du droit ; on conçoit que, dans ces conditions, les producteurs canadiens ne cherchent qu’à écouler ce qu’ils ont prêt pour le marché et ce qui encombre leurs scieries, sans chercher à amorcer aucune opération future avec les Etats-Unis.on encore mar & ' r 38 demies, de Id à 35c ; anchois, la douzaine de $3.25 à $4.50; petits pois fins, de 12 à 15c la boite; extra fins, de 14 à 18 cents ; surfins, de 18 à 20 cents ; champignons, de 16 à 21 cents.Baux de vie (marques connues) : Hennessey et Martel, de $12.75 à $18.50; autres marques, de $9.00 à $21.00, en fûts, de $3.80 à $6.75 le gallon.Rhums en caisse, de $9.25 à $14.55 ; en fûts, de $4.25 à $6.15 le gallon.Champagnes : de $23.00 à $33.00 la caisse suivant marque ; Saumur mousseux de $14.00 à $16.00.Absinthe de $11.00 à $14.50 ; Curaçao, $12.25.Crème de menthe $11.00 la caisse.Tous ces prix sont ceux que les maisons de gros font aux épiciers de détail, droits payés.On pourrait coter franco bord à Montréal, eu mai : Pin, madriers, 1ère qualité, le mètre cube.43 fr.00 à 46 fr.00 .38 fr.00 à 40 fr.00 .19 fr.45 à 20 fr.00 2e Epinette (spruce) Foin.—Il n’y a pas encore de marché pour le foin, la consommation locale est le seul écoulement de cet article, sauf quelques tonnes de foin No 2, qui sont dirigées vers l’Angleterre lorsqu’il se présente une occasion avantageuse de fret.L^s prix payés aux cultivateurs sont dérisoires : de $4.50 à $5.00 la tonne de 2000 livres, livrée sur wagon, ce qui laisse à peu près $3.00 net au producteur.Comme on s’attend à ce que les froids intenses de l’hiver auront fait du dommage aux prairies que la neige n’a pas protégées comme d’habitude, on commence maintenant à regarder le foin de cette année comme une marchandise d’avenir et on le garde en grange.Peaux en poil.—Il n’y a pas de changement à signaler dans les cours des cuirs de la boucherie de Montréal.Les tanneurs continuent à payer: Peaux de vache et bœuf, inspectées, No 1, 10 cents, No 2, 9c ; et taureaux, 8 cents.Les abats d’animaux étant beaucoup moindres pendant le carême, la production des peaux va s’en ressentir, ce qui fait prévoir que les hauts prix pratiqués aujourd’hui se maintiendront pendant un certain temps.Quelques rares veaux commencent à faire leur apparition sur notre marché.Les peaux se vendent de 9 à 10 cents la livre pour No 1, et de 7 à 8 cents la livre pour No 2.Les peaux de mouton en laine sont cotées de 70 à 75 cents la pièce.Laines.—Rien de changé à la situation des laines canadiennes depuis notre dernière revue.fAnimaux de boucherie.—Il se fait toujours peu d’affaires en bétail canadien pour l’exportation Les négociants exportateurs de notre place qui ont du fret à utiliser à Portland ou Boston, préfèrent acheter sur le marché de Chicago.Les quelques achats faits sur notre place indiquent une valeur de 45 à 50 centimes le kilo sur pied, pour les animaux en bonne condition, et de 35 à 38 centimes pour les moutons.Produits alimentaires français.—Les fruits secs sont cotés à des prix stables, quelques articles cependant, dont on avait haussé un peu la cote avant que les importations fussent toutes entrées, sont revenus un peu en arrière.Les noix de Grenoble sont de 10 à 11 cents la livre, les cerneaux, de 20 à 21 cents, les noix Marbot de 9J à lie.Les pruneaux de Bordeaux valent delà 8 cents, suivant qualité, et les noisettes de 8 à 9 cents.Les conserves alimentaires sont sans changement: Sardines à l’huile, quarts, de 8 à 25c la boite ; REVUE FINANCIERE La liquidation de la banque du Peuple, en cours depuis quatre ans, tire à sa fin.Les directeurs chargés de la liquidation ont offert, par voie de concordat, de parfaire aux créanciers 75 p.c.de leurs créances, moyennant quoi ils pourraient disposer à leur propre bénéfice de ce qui reste de l’actif.Cette offre a été acceptée par les créanciers et il reste à la faire sanctionner par une loi spéciale.Si le parlement canadien adopte cette loi, tout sera terminé dans le courant de l’été.Le marché financier est abondamment pourvu de fonds et les banques prêtent sur garantie de valeurs cotées à la bourse, à 4 ou au plus p.c.Les effets de commerce de premier ordre sont escomptés à 6 p.c.Les prêts hypothécaires obtiennent, suivant leur importance et la valeur du gage, de 4^ à fi p.c.Toujours beaucoup d’activité à la bourse avec des cours très élevés pour les bonnes valeurs.L’action de la Compagnie des Tramways de Montréal, (Montreal Street Railway) à atteint le cours de $152.50, sur la perpectived’un dividende de 12 p.c.sur le pair de $50 ; c’est un revenu net de 4 p.c.Quatre compagnies de mines d’or ont pu faire admettre leurs actions à la cote officielle ; deux de ces compagnies, la War Eagle et la Payne Mining Co.ont vu des hausses formidables depuis quelques jours.Les actions sont de $1.00, la War Eagle est cotée $3.50, et la Payne Mining Co., $4.00 Voici les cours actuels du change: Londres, 60 jours.“ vue.“ câblegramtnes .Paris, papier long.“ papier court.New-York.$4.844 à $4.85 .4.865 à, 4.871 .0.00 à 4.87| .0.00 àfr.5.21£ .0.00 àfr.5.18£« .ï à- è de prime. 29 MAISON de FINANCE TEMPERATURE DU MOIS DE JANVIER 1899 180 rue ST-JACQUES Edifice de la Banque d'Epargnes MONTREAL Relevée par MM.Hearn et Harrison, opticiens à Montréal, rue Notre-Dame, 1640 et 1642.Farenheit Centigrade Min.Farenheit Centigrade Jan.Min.Max.Date Max.Date Max.Min.Max.Min.1 —2 —10 —19 —23.5 2 19 —9 —7 —23 3 29 7 —15 —13.5 Cette maison fait une spécialité de placements sur propriétés religieuses et institutions publiques, au Canada et dans tous les Etats-Unis : Evêchés, universités, collèges, couvents, hôpitaux.Aussi sur obligations ordinaires et amortissables, de chemins de fer, tramways électriques, municipalités scolaires, sociétés industrielles, etc.PLACEMENTS.—Le fondateur de la maison, M.Antoine Robert, donne personnellement toute son attention aux placements pour ses clients européens.37 23 17 3 —5 12 0 -11 -18 4 -3 —15.5 15 —1.5 —9 16 2.5 -3.5 20 3.5 -6.5 15 —1.5 -9 25 4 —3.5 17 —5 —8 2 -8.5 -16.5 —5 —14 —21 -11 -7 -24 -3 -23 -16 —12 —27 -5 —11.5 -21 18 26 19 59 30 8 —13 20 4 —1 36 40 5 30 4.5 —1 20 —2 -6.5 15 -5 —9 8 -6.5 -13 —5 —13.5 -21 —18 -23 -28 —16 —19 —26.6 —12 -22.5 21 28 38 6 22 29 7 23 23 8 20 39 24 9 7 •23 25 10 -9 16 26 11 —2 27 6 12 10 —8 28 19 Un syndicat de propriétaires de vignobles bordelais désire un représentant sérieux pour le placement des vins de Bordeaux dans la Province de Québec.S’adresser à M.Ol.Morin 23, rue de la Chaussée d’Antin à Paris.M.J.Auguste Bouillon, à Cette, (Hérault).Vins rouges et blancs ordinaires, vins fins, spiritueux, vins de Bordeaux et de Bourgogne.Un manufacturier de France, M.Coannet, 23 rue de la Hache à Nancy, demande un représentant pour la vente de ses produits au Canada (chapeaux de paille en tous genres).MM.Charles Polack et Fils, à Dijon, propriétaires de grands crus de Bourgogne.M.J.Bellanger, de Laval (Mayenne), manufacturier de tissus de coutil en tous genres.A.Carpentier & Cio, vins et spiritueux, à Caudéran, près Bordeaux.Mme Veuve A.Fieux, grands vins mousseux.Lons-le-Saunier (Jura).13 14 o -10 -18 29 9 -19.5 14 32 10 0 -12 30 10 15 36 24 2.5 31 11 16 38 26 3.5 -3 — Signifie au-dessous de zéro.AVIS AUX «EMBUES ADHÉRENTS Les cotisations courent du 1er janvier au 31 décembre et sont dues pour l’année entière, si ce n’est pour les présentations faites dans le dernier trimestre de l’année.Dans ce cas le paiement de la cotisation est reporté à l’année suivante.Les membres adhérents de cette Chambre de Commerce reçoivent gratuitement le Bulletin Mensuel.Nous fournissons des renseignements gratuits sur la clientèle et des informations de toutes sortes à nos membres adhérents ; nous insérons gratuitement les demandes d’agents de tout merçant français.Toute maison établie en France, toute maison Française établie à l’étranger peut adhérer à notre Chambre.Il suffit d’en faire la demande et de payer la cotisation qui est de 25 francs par année.Une fois l’adhésion accordée, on com- Henri Darviot, vins de Bourgrgue.Beaune (Côte d’Or).M.Alfred Lequeux, vins de Champagne.Châlons-sur-Marne (Marne).G.Bonhomme & Ole., à Cognac, (Charente), eaux-de- fait partie de notre Compagnie tant qu’on ne donne pas sa démission et, si cette démission parvient après la tin du mois de janvier, la cotisation de l’année commencée est due en entier.vie.OFFRES D’AGENTS OU MAISONS M.Jules Pony, 1632 rue Ste-Catherine, à Montréal, demande la représentation de librairies françaises et belges pour le Canada.M.A.Weissenthanner, 168 rue St-Maur à Paris cursale à New-York) demande l’agence de canadiennes.Petit Courrier (suc-maisons Siim-Jensen et Chauveau, directeurs propriétaires du “ Comptoir Industriel,” 9, Ostergade, Copenhague) Danemark!, demandent la représentation pour le Danemark, la Suède et la Norvège de Commerçants et Industriels du Canada.M.H.Sonolet, 2 Cité Paradis à Paris, Paris, France désire entrer en relations avec des négociants, propriétaires ou exportateurs de rondins de sapin blanc (white spruce).Un négociant français, M.Edmond Girard, secrétaire du Syndicat agricole de Sannois (Seine et Oise) établi àRoseoff (Finistère) avec succursales au Havre et à Sannois (Seine et Oise) demande la représentation d’une maison sérieuse du Canada pour la vente aux Syndicats agricoles des avoines et des sarrasins.Références de premier ordre.M.E.Deruddev, 10 rue des Vieux Ramparts, à Dunkerque (Nord), demande la représentation en France de fabriques de pulpe du Canada.MM.Pector et Ducout, jne, 3 rue Rossini, Paris, France sollicitent la consignation ou la représentation, pour la vente en France, de produits canadiens manufacturés ou non.DEMANDES D'AGENTS M.O’Lanyer Louis, vins, Bordeaux, France.Le fils du Dr Moreau, vins, Podensac près Bordeaux.MM.Birkedal Hartman et Cie, vins de bordeaux rhums et cognacs, Bordeaux.M.Landry Saulière, peaux de mouton tannées, teintes et corroyées en couleurs diverses etc., Mazamet.Comptoir de l’Hygiène, fournitures complètes d’hospices, produits chimiques, produits pharmaceutiques, etc., 49 rue de Rambuteau, Paris.MM.Magnier et Oie, eaux de vie de cognac, Blanzac-sur-Cognac, France._ Henr* Pillion, fabrique de chapeaux de paille, Dijon, France.r ’ Debouchaud et Cie, à Nersac (Charente), fabrique de feutres en tous genres pour papeteries.M.Le Saint-L., draperie.6 rue des Ligues, Roubaix.M.Elle Dougados, laines et peaux, Mazamet, (Tarn).MM.Degageux frères, construction de machines à bonneterie, 2 rue Aven tin, Troyes.M.Paul Garnaud, spécialité de vins fins de Bordeaux et vieilles eaux-de-vie de Cognac à Gondeville St-Même sur Cognac (Charente) France.MM. r 30 cette avant-cour-rière du progrès en toutes choses, dans le domaine des idées, dans celui des arts, des rapports internationaux, du commerce et de l’industrie, a pour point d’honneur de toujours donner l’exemple dans le domaine du journalisme canadien.L’année 1898 marquera dans l’histoire de LA PRESSE.En effet : sa circulation a atteint le point le plus élevé depuis sa fondation, plus de 65,500 copies imprimées et vendues, lues chaque jour par au delà de cent cinquante mille personnes.C’est grâce à son système d’information parfait sous tous les rapports que LA PRESSE est parvenue à atteindre cette énorme circulation, plus forte que celle de n’importe quel autre journal français ou anglais du Canada.La publicité dans LA PRESSE est reconnue partout comme la meilleure, parce qu’elle s’adresse à la classe qui achète.Le passé est un sûr garant pour l’avenir.Les annonceurs de LA PRESSE continuent à annoncer dans LA PRESSE, parce qu’ils en retirent des bénéfices sans cesse grandissants.LA PRESS J LA PRESSE, MONTREAL.N.LACROIX, 10 rue de Rome A.de WYNTER, 23 Haymarket, Londres, Angl.Paris.—
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