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Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
jeudi 15 juin 1899
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
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Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1899, Collections de BAnQ.

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SIXIÈME ANNÉE 15 Juin 1899 71 BULLETIN MENSUEL = PUBLIÉ PAR LA DE MONTRÉAL 10 francs par an.Prix d’abonnement SIÈGE DE LA CHAMBRE EDIFICE DU BOARD OF TRADE, RUE ST-SACREMENT MONTREAL Adresser toute lettres et communications à la Chambre de Commerce Française de Montréal, à MONTREAL, Canada.Adresse télégraphique : “ GALLIA ” Montréal.Le Bureau est ouvert tous les jours, sauf le dimanche, de 10 heures à midi et de 1 heure à 3 heures.Comptes Rendus des Séances de la Chambre de Commerce Française de Montréal.A YIS Le Commerce français trouvera tout intérêt à se renseigner auprès de notre Chambre de Commerce sur le compte de tout individu de notre place sollicitant des représentations.Séance du 17 Mai 1899.Extrait du procès-verbal de la séance du 17 mai 1899, tenue sous la présidence de M.E.Galibert, président.M.le Consul-Généaal de France assiste à la réunion.Sont présents : MM.de Sieyès, J.Herdt, Poin-dron, Faucliille, Cormond et Monier.Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.Il est procédé au dépouillement du courrier de quinzaine, qui contient notamment des demandes de renseignements sur le commerce d’importation Canada et sur les eaux-de-vie et nouveautés.Nous recommandons aux personnes, qui ont l’occasion de nous écrire, de bien indiquer l’adresse exacte de notre Compagnie : Chambre de Commerce FRANÇAISE de Montréal au A cette séance MM.Chatenet et Cie, transitaires, 1 rue du Chapeau Rouge à Bordeaux, (présentés M.A.Poindron), et M.Victor Guédé, mar- par chaud de pelleteries et fourrures, 9 rue Bailliff à Paris, ont été élus membres adhérents.L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée.En omettant la désignation Française, ce qui arrive à plusieurs de nos correspondants, les lettres sont remises — comme il est juste — à la Chambre de Commerce du district de Montréal, c’est-à-dire à nos confrères Canadiens.Séance du 31 Mai 1899.Extrait du procès-verbal de la séance du 31 mai mai 1899, tenue sons la présidence de M.E.Galibert, président. 84 M.le consul général de France assiste à la réunion.Sont présents : MM.Jonas, Eougier, de Sieyès, Poindron, Fauchille, Bouesnel, Cormond et Monier.Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.Il est procédé au dépouillement du courrier de quinzaine qui contient notamment une invitation à M.B.Galibert, de la part de M.le Président et MM.les Membres de la Chambre de Commerce du District, à assister au banquet donné par cette Chambre à l'occasion de l’inauguration du chemin de fer de ceinture.Dans la correspondance se trouvent également plusieurs demandes de renseignements et particulièrement sur le commerce d’importation et sur la pulpe.A cette séance, MM.Théophile Eeeb, 171 rue Hutchison et Hector Pinel, négociant, 265 rue St Laurent, tous deux à Montréal, sont élus membres actifs.Invité par M, le Président a donné des renseignements sur les pourparlers engagés depuis quelque temps en vue de l’établissement d’une ligne de vapeurs reliant Bordeaux à Montréal, M.Poindron, chargé de ces négociations à Montréal, annonce que vraisemblablement le premier navire de la ligne projetée quittera Bordeaux dans le courant de juillet prochain.Faisant suite aux renseignements donnés par M.Poindron, M.le Président constate avec plaisir le concours empressé des Canadiens au succès de l’entreprise, ainsi que le langage unanimement sympathique des journaux français et anglais.L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée.Calais.La Rochelle et La Pallice Cherbourg.Nantes.Dieppe.819,252 329,743 1,561,434 1,449,719 1,178,240 929,108 926,095 256,884 717,030 1830 1898 Montréal (long cours) — (cabotage).628,271 1,584,072 1,507,892 Total (long cours et cabotage) 3,091,964 LA COLONIE FRANÇAISE.Le Bulletin ne peut laisser passer sans la signaler la démonstration qui a eu lieu, dans la colonie française de Montréal, samedi, le 27 mai dernier.C’était la section de Montréal (131me) de l’Association des Vétérans français des armées de terre et de mer qui fêtait le premier anniversaire de sa fondation par un banquet.A cette fête encore plus patriotique que gastronomique, présidait M.le Consul Général de France et assistaient M.Emile Galibert, président, MM.Jonas, de Sieyès, Poindron, P.Beulac, membres de la Chambre de Commerce française ; MM.A.Du-bray, président de la section, de Saint Phal et d’Halewyn, de la chancellerie du consulat général, Pinoteau, président de l’Union Nationale française, etc.Au champagne, après un discours vibrant de patriotisme de M.le Consul Général, et une touchante allocution de M.Dubray, M.Emile Galibert a annoncé pour la première fois en public la création d’une ligne régulière de vapeurs entre Bordeaux et Montréal.MOUVEMENTS DES POETS.4** On nous prie de rectifier les informations données dans le dernier numéro du Bulletin sur les mines d’or du Klondyke en ce qui concerne le daim No 17 de VEldorado.On n’a pu offrir de bonne foi la moitié de ce daim pour $150,000, puisque l’option de l’achat du daim entier se trouve entre les mains d’un de nos membres actifs, représentant syndicat de capitalistes américains.Ce placer a une valeur bien supérieure à celle indiquée par les chiffres donnés par notre correspondant.Le tableau statistique suivant fait ressortir une augmentation considérable dans le mouvement des principaux ports français de 1880 à 1897.Nous y ajoutons les chiffres du mouvement du port de Montréal, qui donnera une idée comparative de l’importance du commerce maritime de ce port.un 1880 1897 Tonnes de jauge.Tonnes de jauge.Marseille Le Havre.Bordeaux.Dunkerque.Cette.Rouen.Boulogne .Saint-Nazaire 7,235,174 4,518,202 3,072,015 1,711,896 1.482.000 1.459.000 843,034 633,061 10,416,610 6,964,028 3,646,697 3,104,129 2,344,310 2,112,201 1,733,077 1,644,481 *** M.John Herdt, conseiller et ancien président de la Chambre française, et Madame Herdt, célébraient le 26 de mai dernier le vingt-cinquième anniversaire de leur mariage.Les membres de notre com- — - 85 Bordeaux, comme les autres ports français de l’Atlantique, afin d’y chercher les éléments d’une ligne directe franco-canadienne.Il y trouva notamment à Bordeaux un accueil sympathique auprès des membres de la Chambre de Commerce et surtout de son président, le regretté M.Henry Brunet.Dernièrement, ces sympathies ont pris une tournure pratique et il fut proposé de fonder une ligne purement commerciale, sans prétention à la subvention officielle.La seule condition était que la moitié du capital social fut souscrite au Canada.M.Galibert et notre collègue M.Poindron se chargèrent de la partie canadienne de la souscription et leurs efforts furent bientôt couronnés de succès.Il faut rendre cette justice aux souscripteurs canadiens de constater que, chez beaucoup d’entre eux, la souscription a été absolument une affaire de sympathie ; c’était une entreprise franco canadienne et cela suffisait pour qu’ils lui accordassent leur concours.L’honorable M.Alphonse Desjardins, président de la banque Jacques-Cartier et de la Chambre de Commerce du District de Montréal, s’est montré très activement dévoué à cette œuvre et une bonne part du succès revient à son influent concours.Finalement, lors du banquet de l’Association des Vétérans français, M.Galibert put annoncer publiquement que les fonds étaient souscrits, des deux côtés de l’océan et que, par conséquent, la ligne était fondée.Le premier départ doit avoir lieu, de Bordeaux, dans le courant de juillet.La société mettra d’abord en service deux vapeurs de 2,000 tonneaux de jauge environ, pouvant porter de 3,000 à 3,500 tonnes (de 40 pieds cubes) de fret, et filant de 10 à 11 nœuds.Nous avons appris que la société avait choisi l’honorable M.Alphonse Desjardins comme administrateur au Canada et qu’elle avait confié son agence au Canada à M.Poindron.Nous n’avons pas besoin de dire combien la Chambre de Commerce française de Montréal est heureuse de voir enfin se réaliser ses plus chères espérances,et couronner les efforts constants qu’elle faits, qu’elle eût à sa tête MM.J.Herdt et de Sieyès comme président et vice-président, ou MM.Galibert et Jonas, ses président et vice-président actuels.C’est trop naturel pour qu’il faille le répéter.Mais nous devons constater que, si les capitalistes canadiens se sont montrés si disposés à souscrire les actions de la société, la presse du Canada, tant anglaise que française, a accueilli l’entreprise avec la plus grande bienveillance.La Presse, La Patrie, le Witness, le Star, le Montreal Gazette, le Herald, le Prix Gourant, à Montréal, le pagaie leur ont présenté, par l’entremise de MM.B.Galibert, de Sieyès et Poindron, leurs félicitations, accompagnées d’un cadeau de circonstance.*** M.Durand Gasselin, inspecteur général de la compagnie d’assurance contre l’incendie L’Union de Paris a passé une quinzaine de jours à Montréal, où il a étudié le terrain au point de vue de la possibilité d’y établir une succursale de la compagnie qu’il représente.M.Durand-Gasselin vient de parcourir dans le même but les Etats-Unis et le Mexique et arrivait en droite ligne de San Francisco.*** Nous signalons avec plaisir la fondation à Winnipeg, Manitoba, sous le nom de “La Gauloise,” d’une société nationale française destinée à grouper les colons français qui habitent cette partie du Canada.Le fondateur de cette société, M.d’Hel-lencourt, de Winnipeg, est un des correspondants de notre compagnie dans l’ouest.*** M.Philippe Richard, fils de M.Ph.Richard, chef de la grande maison de cognac, de St Jean d’Angily, est en ce moment à Montréal, pour les affaires de sa maison.Nous avons appris avec la plus profonde douleur le décès de madame la comtesse de Plan de Sieyès de Veynes, née de Reverseaux de Rouvray, mère de notre sympathique collègue, ex-vice-président et conseiller de la chambre, M.le comte Jean de Sieyès ; la Chambre de commerce française a chargé son secrétaire de faire part de ses sincères condoléances à notre collègue en deuil.Madame la comtesse de Sieyès est décédée le 14 avril dernier, dans sa 73ième année, au chateau des Sieyès, prés Digne, Basses Alpes.LA LIGNE DIRECTE.M.Galibert, Président de la Chambre de Commerce française du Canada, vient d’annoncer publiquement la création d’une ligne directe de navigation à vapeur entre la France et le Canada : entre Bordeaux et Montréal, en été, Bordeaux et un port océanique, en hiver.Cette annonce a créé une profonde émotion sur notre place ; émotion d’autant plus vive, d’autant plus sympathique que la nouvelle ligne ne demande au Canada ni prime, ni subvention.En deux mots, en voici l’historique.Pendant son dernier voyage en France, M.Galibert avait visité a 86 Soleil, la Semaine Commerciale, à Québec, ont annoncé la fondation de la ligne franco-canadienne dans les termes le plus sympathiques.Nous n’avons pas l’espace nécessaire pour reproduire tous les articles de nos bienveillants confrères ; nous devons en conséquence nous contenter de reproduire les plus topiques : nécessité les faire disparaître avant de présenter un plan ayant la moindre chance d’être pris en considération.Le président de la Chambre de Commerce fran.çaise de Montréal, M.Emile Galibert, se chargea de la tâche ardue de convaincre les négociants et les armateurs français de la possibilité de l’établissement d’une ligne franco canadienne sur des bases payantes.Il réussit à faire partager ses vues commerciales, fortement appuyées par des considérations patriotiques.à la Chambre de Commerce de Bordeaux, au cours d’un voyage qu’il fit en France l’an dernier.D'autre part, la Chambre du District de Montréal seconda de tout son pouvoir, de toute son influence le mouvement inauguré par la Chambre de Commerce française, M.A.Desjardins s’étant énergiquement employé au succès de la participation canadienne^ la part du capital réservée à la souscription au Canada fut promptement couverte par des négociants canadiens-français et français.Nous ne saurions trop le répéter, cette participation canadienne à la création d’une ligne franco-canadienne fait plus que démontrer la nécessité de la ligne ; elle en assure le succès en en faisant une véritable entreprise nationale au succès de laquelle ses promoteurs et leurs amis travailleront avec énergie.La ligne débutera par un service régulier, à date fixe, entre Bordeaux et Montréal en été et un port océanique en hiver.Cet itinéraire n’est, dans notre opinion, qu’un programme de début et d’un début très court.La Presse s’est trop occupée de la question du commerce franco canadien pour ne pas être dès maintenant convaincue de l’avenir réservé à cette ligne directe, pour peu qu’elle fasse les efforts nécessaires pour répondre aux besoins du trafic.La France ne peut pas comme l’Allemagne et la Belgique être desservie par un seul port.Bordeaux n’est pas et ne peut être le port des régions du Nord et du Centre, et nous sommes certain que le besoin d’un service quelconque, ne serait-ce que celui de deux ou trois bateaux par an, s’imposera pour les ports du Hâvre et de Marseille avec escale probablement dans un port algérien.La Presse verra alors se réaliser son rêve ou plutôt le programme qu’elle a formulé depuis longtemps et dont la ligne de Bordeaux-Montréal n’est que le premier article.Elle a toujours combattu l’idée de choisir un port du nord de la France, comme port d’attache unique, établissant à l’aide de statistiques officielles, conformes en cela au bon sens,que, plus on descend au midi, plus les intérêts du commerce Canadien d’exportation sont grands, et plus également sont grandes les chances qu’on a de trouver du fret français pour le Canada.La Presse se réjouit de voir enfin se réaliser, se cristalliser l’idée pour le succès de laquelle elle n’a cessé de combattre et elle ne saurait trop féliciter la Chambre de Commerce de Bordeaux et les Chambres de Commerce Française et Canadienne-Française de Montréal au travail desquelles notre port et le pays devront enfin la création d’une ligne [De La Presse du 30 mai 1899.] La première réunion sociale de la section canadienne de la si sympathique Association française des Vétérans des armées de terre et de mer, occupera une place dans l’histoire de Montréal.C’est en effet à cette réunion, comme nos lecteurs ont pu le voir par le compte rendu que nous en avons donné hier, que le président de la Chambre de Commerce française de Montréal a annoncé la création définitive d’une ligne directe entre le Canada et la France et le départ prochain du premier steamer qui ramènera d’une manière définitive, espérons-le, le pavillon de la marine marchande française dans les eaux canadiennes.Nous connaissions depuis longtemps les démarches faites des deux côtés de l’océan en vue de l’établissement de cette ligne directe et nous parlions en connaissance de cause lorsqu’il y a quelques jours nous faisions prévoir l’inutilité des démarches faites près du gouvernement français par lord Strathcona, notre haut-commissaire en Angleterre, invoquant l’absence de toute communication directe entre les deux pays pour obtenir la suppression de la surtaxe d’entrepôt sur les produits canadiens importés en France, viâ une troisième puissance.Dans quelques semaines, grâce à la ligne directe, cette surtaxe d’entrepôt, frappant d’un droit spécifique additionnel de 72 centins par 220 lbs, tous nos produits, sauf deux, exportés par la voie des Etats-Unis ou de la Grande-Bretagne, cessera d’être un obstacle au développement de nos exportations en France.Cette ligne, en autant que nos renseignements nous permettent d’en juger, réalise le programme que La Presse n’a cessé de proposer, d’exposer et de défendre du jour où.les communications directes entre les deux Frances ont cessé.Elle va d’un port canadien à un port français, et vice versa, sans escale dans un port étranger du Nord ou du Midi.Elle est absolument libre de ses mouvements, de ses bâteaux, de sa vitesse, de ses aménagements n’étant pas subventionnée et, point important constituant un élément de succès qu’aucune ligne franco canadienne n’avait encore eu à son actif, elle est créée à l’aide d’un capital formé des deux cotés de l’océan par des souscripteurs français et des souscripteurs canadiens.Il n’était pas absolument facile d’arriver à un pareil résultat.Cependant il fallait absolument l’atteindre si on voulait, dès le début, assurer le succès de l’entreprise en faisant disparaître ce manque de confiance dans l’avenir qu’avaient laissé les insuccès passés.Les préventions étaient nombreuses d’un côté comme de l’autre de l’océan.On devait de toute directe établie sur des bases d’une solidité ne per- Bordeaux est par ticulièrement favorable aux bois mettant pas de douter du succès réservé à cette canadiens parce que nous sommes en état d’attein-entreprise qui, pour mercantile qu’elle soit, n’est dre ce port plus facilement que ne le sont les bois pas dénuée de patriotisme.de Norvège.Le représentant de la ligne franco canadienne à Montréal sera M.A.Poind ion, agent d’usines françaises, dont les bureaux sont an numéro 3t> St Frs-Xavier et 6 St Sacrement.M.Poindrou habite Montréal depuis deux ans : il est parfaitement connu dans le monde commercial ; c'est un homme actif, éprouvé, clairvoyant.Il a dix huit années pays la création définitive d’un service océanique d’expérience eu matière de transports, tant sur eau régulier et direct entre Bordeaux, Québec et Montréal.[De la Patrie du 31 mai 1899].La Patrie a si souvent prêché l’établissement de relations commerciales directes entre la France et le Canada, qu’elle éprouve aujourd’hui uu véritable plaisir, une très vive satisfaction à annoncer au que sur terre, et il a tout ce qu’il faut pour aider au succès de cette belle entreprise.La Patrie souhaite réussite entière à la Société de Cette ligne nouvelle sera exploitée par la Société de Navigation franco-canadienne, composée de ca- Navigation franco canadienne ; elle espère sincère pitalistes français d’outre mer et de capitalistes meut que les exportateurs tournant les yeux français et canadiens français de Montréal, et elle inaugurera son service au commencement de juillet prochain.Nous félicitons cordialement nos compatriens qui se sont joints à cette entreprise et qui ont bien vers le marché français, la patronneront largement, et elle se réjouit d’avance de revoir le drapeau tricolore flotter aux brises du St Laurent.Nous voulons des relations commerciales plus sincères et plus considérables entre la France et le voulu aider des Français d’action et d’énergie à la Canada, et c’est une pensée d’intérêt public qui mener à bonne fin.nous anime.Et tout en travaillant dans cette direc- La réalisation de ce projet, disons le en toute jus- tion au développement de notre trafic, nous déve tice, est due aux louables et incessants efforts de la loppous des relations légitimes avec un pays qui Chambre de Commerce française de Montréal, au nous est toujours cher, et dont nous tenons notre concours généreux que celle-ci a reçu de la Chambre origine, notre langue, notre foi et nos mœurs, de Commerce du district et de celle de Bordeaux.Et cela n’affectera en rien nos sentiments de Les présidents de ces trois Chambres feront par- loyauté à l’Empire, tie du conseil d’administration qui est constitué de façon à n’entraîner presque pas de frais de bureaux et à diriger les affaires de la compagnie avec une parfaite économie.M.Alphonse Desjardins, président de la Chambre L’essai d’une ligue directe de steamers entre la de Commerce du district de Montréal, se trouve France et le Canada, va de nouveau être tenté, et, ainsi à représenter les intérêts canadiens-français cette fois sur des bases puremeut commerciales, en dans le bureau de direction.comptant entièrement pour réussir sur l’entreprise MM.G.Chatenet et J.J.Piganeau seront, àBor- privée.La ligne ne bénéficiera pas d’une subven-deaux, les têtes dirigeantes du conseil d’adminis- tion gouvernementale A l’houneur du Canada, ce projet lancé avec tant de succès, sur des bases ex-La Société de Navigation franco-canadienne ne clusivement commerciales, a été préparé de ce côté touchera aucun subside, soit du gouvernement fran- de l’Atlantique ; le présideet de la Chambre de çais, soit du gouvernement canadien.Elle entend Commerce française, secondé par le président de la tout de même réussir, parcequ’il y a assez de fret Chambre» de Commerce du District de Montréal d’entrée et de sortie pour faire qu’une ligne entre ayant, avec l’assistance des membres de leurs as-Bordeaux et Montréal soit payante, même sans subsides.[Du Witness du 31 mai 1899].[Traduction] tration.sociations, réussi à lancer l’entreprise des deux côtés de l’océan.On estime de 50,000 à 60,000 tonnes la somme de Ces Chambres, il faut l’expliquer, sont composées, fret entre le Canada et la France.Or, Bordeaux, l’une de membres de la colonie française et l’autre par sa situation géographique, doit en attirer cer- de négociants canadiens français, tainemeut la moitié à sou port — soit 30,000 tonnes Nous trouvons les meilleurs symtômes de réussite environ.Les navires de la nouvelle compagnie jau- dans la composition de la compagnie qui comprend, geront environ 2,000 à 2,500 tonneaux,et comme il est à la fois, des hommes d’affaires de France et du établi que le fret de sortie n’a jamais manqué aux Canada, et dans sa détermination de considérer anciennes compagnies qui ont fait le service entre la comme la base la plus solide et la plus durable de h rance et le Canada, on peut conclure que la So- son projet, le commerce et les échanges entre les cicté de Navigation franco canadienne est appelée à deux natious.faire d’excellentes affaires.D’ailleurs, la création Les hommes d’affaires ayant placé des capitaux de ce service direct ne peut que donner un élan au dans la compagnie, dans un but purement conimer-trafic entre nos deux pays.cial, n’auront besoin d’aucun encouragement pour Les principaux articles d’exportation du Canada travailler à son succès en portant les affaires de la en trance, sont les bois, les extraits d’écorce, la ligne jusqu’au maximum et en la gérant avec soin pulpe, les minerais, les grains, le beurre, le froma- et économie, ge, les jambons, les œufs, les conserves de saumon et de homard, les chevaux, le bétail, etc.Il doit être possible d’augmenter considérablement le commerce direct entre la France et le 88 Notre confrère était évidemment inspiré par des motifs très louables en écrivant les ligues qui précèdent, cependant, nous croyons qu’il eût pu modifier quelque peu ses remarques ; il aurait pu dire, par exemple : “ Cependant pour ne parler que du bois et de la pulpe de bois, nous croyons qu’il y aurait de magnifiques affaires à faire si les négociants du Canada voulaient un peu se déranger pour aller voir ailleurs les possibilités de débouchés, etc.” Il ne faut pas oublier que le nord de l’Europe produit le sapin, le pin et les autres essences de bois que nous pouvons exporter, de même que la pulpe de bois.Daus les conditions actuelles, c’est-à-dire sans ligne directe entre le Canada et la France, le Canada, comme nous l’avons fait remarquer déjà précédemment, a plus d’intérêt que la France elle-même à l’établissement de la dite ligne directe.Nous ne répéterons pas ce que nous avons dit à ce sujet tout dernièrement encore, d’autant plus que, comme l’a déclaré ces jours derniers, une personne très autorisée, M.Emile Galibert, une ligne directe entre le Canada et la France, n’est plus maintenant à créer, elle existe ; et, dans quelques jours, un navire portant le pavillon français entrera dans notre port.Mais de ce que nous aurons une ligne faisant un service direct entre 310rts canadiens et ports français, sans escale en d’autres pays, s’ensuit-il que-nous devions attendre que les négociants français se déplacent pour nous acheter nos bois, notre pulpe de bois et nos grains comme semblerait le dire notre confrère ?Généralement, c’est le vendeur qui se dérange pour placer sa marchandise et l’acheteur se déplace d’autant moins facilement pour obtenir ce dont il a besoin, qu’il a des relations établies de vieille date, des habitudes et, si on veut, une routine qui lui sont chères.Avec une ligne directe, tout ue sera pas chuigé.Il ne faut pas se dire que, par le fait d’une ligne directe, nos produits vont pénétrer comme ils le voudront sur le marché français sans que nos négociants ou nos industriels se donnent la moindre peine ou le moindre dérangement.Les laisser sous cette impression serait leur rendre le plus mauvais service.Il faut, au contraire, les inciter plus que jamais à se créer par eux-mêmes des débouchés, à faire preuve d’initiative et d’entregeut.Une ligne directe entre la France et le Canada sera d’autant plus utile à notre commerce d’exportation que nos commerçants n’oublieront pas qu’ils ont à lutter contre des positions déjà prises.Ils devront se souvenir que, si nous reprochons à d’autres de ue pas se plier à nos usages de poids et de mesures, quand ils veulent nous vendre leurs produits, nous devons nous plier, si nous voulons faire des affaires au dehors, aux méthodes de pesage et de mesurage de nos futurs clients.D’ailleurs, pour connaître les besoins du marché dont ou veut la clientèle, il faut se déplacer ; ce qui revient à dire, comme nous le faisons plus haut : le vendeur doit se déranger et ne pas attendre la clientèle.Canada, surtout maintenant que le Caiada est entré dans une période de prospérité sans précédent.Ce sont les nations qui dépensent le plus en articles luxueux et élégants qui font le plus d’affaires avec la France Toutes nos statistiques financières montrent que la richesse du Canada augmente très rapidement; on peut donc s’attendre à ce que notre demande des articles que la, France fournit au monde eu si grande quantité augmente rapidement.La France achète considérablement, aux autres nations de ce que le Canada fournit avec le plus d’abondance.En vue, par conséquent de l’affinité de raie qui existe entre le Canada et la France ; en vue de la similarité d’opinion et de goût qui doit exister entre les Canadiens-Français et les Français, il doit non-seulement être possible, mais facile d’augmen ter les transactions entre les deux pays.A présent, riles sont peu importantes comparées à ce qu’elles devraient être; c’est dire qu’il y a là un champ très riche à exploiter.Les importations directes sont spécialement favorisées par h- tarif français, lequel impose une taxe spéciale sur toutes les exportations des pays étrangers qui arrivent en France indirectement, en passant par d’autres contrées.C’est ainsi que les exportations canadiennes arrivant eu France par la voie des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, sont sujettes à cette taxe supplémentaire.Si Montréal, comme nous en sommes tous persuadés, doit deve nii le grand port maritime du continent, il le devra, nous en sommes convaincus, au réveil de l’entreprise privée, dont ce projet n’est, nous l’espérons, qu’une des premières manifestations.Si le ministre des Travaux Publics visite Paris, et si, comme nous l’espérons sincèrement, il y retrouve suffisamment la santé pour employer sa splendide énergie, la détermination de son caractère et son éloquence convaincante au développement de relations meilleures et plus intimes entre les deux nations, il aidera beaucoup à la réussite de cette entreprise.Les Montréalais, certainement, salueront avec enthousiasme le retour, dans leur port, dusdrapeau français flottant sur des bâtiments français chargés de marchandises françaises.[Du Prix Courant, du 2 juin].Un confrère de Montréal disait la semaine dernière : “ Nos relations commerciales avec la mère patrie sont stationnaires ou à peu près, alors que nos affaires avec la Belgique et l’Allemagne augmentent- constamment.Il est vrai qu’ou ue manque pas de beaucoup de chose en France ; cependant pour ne parler que du bois et de la pulpe de bois, nous croyons qu’il y aurait de magnifiques affaires à faire si les négociants de France voulaient un peu se déranger pour venir voir ici nos possibilités de production.Nous aimerions un peu notre commerce d’exportation agrandi de ce côté là.Apparemment les Français n’y tiennent pas, autrement ils seraient les premiers à s’associer pour l’établissement d’un service direct de navires entre la France et le Canada.” 89 suite la sauté de la Chambre de Commerce Française.M.J.X.Perrault appuya M.Geoffrion.“ Les relations entre nos deux Chambres ont tou-Quelques jours à peine s’étaient écoulés depuis jours été cordiales, dit-il.C’est grâce à l’initiative que la nouvelle avait été lancée dans le public de de ces deux institutions, appuyée pir la diamine la fondation d’une lignedirecte entre la France et le MZtkrl%»Tloa^ZM%d%^artri%rë!li%r Canada, lorsqu’eut lieu, le 31 triai dernier, un ban- à tous les Canadiens-français, sur les navires fran quet donné, à quelques kilomètres de Montréal, par çais qui visiteront notre port, pour raviver les rela-la Chambre de commerce du District de Montréal lions commerciales entre ces deux pays.Ce que nous voulons, c’est de voir renouer plus fermement nos relations avec la France.Nos vastes régions de l’Ouest sont assez riches en grains pour alimenter le marché de France, et quand nos cousins l’outre-faisant aussi partie de l’autre chambre, y assistaient mer mangeront du pain fait avec du blé canadien, également.Or cette fête, organisée par le corn- UN BANQUET FHANCO-CAMEN (chambre canadienne française).A ce banquet on avait invité le président de la chambre française, M.Emile Galibert, et plusieurs de nos collègues, ils pourront se dire qu’ils se nourrissent avec du pain français.” M.E.G-alibert a répondu à la sauté de la Chambre française par le discours suivant : “ Je me suis fait un plaisir d’accepter l’aimable guration de relations commerciales plus faciles invitation que vous avez en la gracieuseté de m’en-entre les deux pays.Ou s’en rendra compte en lisant le compte-rendu qu’eu publie le grand journal canadien-français.—La Presse du 1er juin : merce canadien français, a été presque exclusivement consacrée à la célébration de la fondation d’une ligne directe franco-canadienne et de l’inan- voyer.et vous en remercie au nom de la Chambre de Commerce française de Montréal.Je suis très flatté de me trouver ce soir l’hôte de la Chambre de Commerce du district de Montréal.Tout le Si parmi les cent, ou cent cinquante convives pré- monde connaît les services signalés que rendent les sents au dîner que la Chambre de Commerce du Chambres de Commerce, district a donné, hier soir, à l’nôtel du Bout de l’Ile, il s’en trouvait quelques-uns qui doutaient banquiers, industriels et négociants d’une ville, a encore de la sincérité et de la profondeur des senti peur effet d’améliorer la situation commerciale, et meats de cordiale amitié qui unissent toujours la ainsi d’être un grand facteur dans l’économie géné-Nouvelle France à la vieille, les Français établis à raie d’un pays.Montréal aux Canadiens français, cette impression a dû bien vite disparaître devant l’enthousiasme district de Montréal à l’œuvre, nous suivons de général, les acclamations prolongées qui ont salué près ses travaux intéressants, et sommes eu mesure les orateurs français et canadiens qui ont traité d’apprécier tout le bien qu’elle fait au commerce de des relations commerciales franco-canadiennes.“ Le groupement, dans un intérêt commun, de Nous avons vu la Chambre de Commerce du la métropole du Canada.L’autorité qu’elle a su Une réunion comme celle d’hier, arrivant après prendre eu matière commerciale, fait que sa voix l’annonce officielle de l’établissement d’une ligne est entendue eu haut lieu.de navires entre la France et le Canada ne pouvait “ Je vous prie de vouloir bien m’excuser, M estai re autrement que de fortifier davantage les sym- sieurs, si, pour aborder un sujet des plus intéres-pathies de nos hommes d’affaires canadiens pour sauts, je me permets de vous entretenir de la les représentants officiels de la France commerciale.Chambre de Commerce française de Montréal, et L’excursion d’hier et le banquet qui l’a couronnée aussi de moi-même.a donc eu tous les succès possibles, et les organisa “ La Chambre de Commerce française deMontréal teurs, MM.J.Haynes, secrétaire de la Chambre ; que j’ai l’honneur de représenter ici ce soir, fut Armand Lalonde, J.X.Perrault, L.J.Tarte, etc., fondée en 1886, sous les auspices deM.Dubail, alors méritent toutes les félicitations.Consul-général de France pour la puissance du Vers sept heures et demie les invités prenaient Canada : elle a pour mission de s’intéresser aux replace à des tables très bien disposées dans la grande lations commerciales entre les deux pays si chers à salle de l’hôtel.Comme nous le disions plus haut, nous tous.Messieurs, la France et le Canada.Mo-l’hon.M.Alphonse Desjardins n’ayant pu se reu- destement, sans bruit, elle fait d’une manière désin-dre à la fête, M.L.E.Geoffrion, vice-président de téressé le travailqui lui est demandé ; elle trouve la Chambre de Commerce du district, présidait, même le temps de faire des recherches emvue de ayant à sa droite, M.Emile Galibert, président de l’amélioration à apporter aux relations corn mer-la Chambre de Commerce française ; H.Laporte, claies entre les deux pays qui lui tiennent de si J.X.Perrault, D.G.Brosseau, Geo.Paré, D.L.près.Laberge ; à sa gauche, MM.D.Parizeau, Joseph “ C'est dans cet ordre d’idées qu’elle a eu occa-Contant, Guillaume Boivin, M.Poindron, agent de sien de s’occuper depuis longtemps de la question manufacturiers français et membre de la Chambre de la navigation directe entre la France et le de Commerce française, L.J.A.Surveyor.Le menu étant à peu près épuisé, le président, M.“ Je suis heureux de vous dire, Messieurs, que Geoffrion, proposa la santé de la reine.Le premier les travaux de cette Compagnie, dans ce but, n’ont devoir de tout Canadien, dit-il, est de boire la pre- pas été eu vain.Ils viennent enfin d’être couronnés mière santé à la reine.Cette santé souleva de nom- de succès.Vous connaissez tous aujourd’hui la breux applaudissements.Le président proposa en- nouvelle de la création de la Société de navigation Canada. 90 Franco-Canadienne.Cette société va rendre de M.Poindron, agent de manufacturiers français, grands service à notre commerce, et va lui permet- répondit à la même sauté.Il est heureux de décla-tre enfin de bénéficier des avantages que lui octroie rer qu'en effet, il est franchement Canadien fran-le traité de commerce franco-canadien.çais.“Je crois même, dit-il, que nous autres “ Il y a un au, me trouvant à Bordeaux, je fus Français, nous sommes tous Canadiens avant de invité par la Chambre de Commerce de cette ville quitter la France.” M.Poindron donne quelques à l'entretenir sur des questions commerciales ca- explications au sujet de la ligue française projetée, nadiennes, pouvant intéresser le commerce français.Nos prétentions sont modestes, assure-t-il, mais Je ne manquai pas de profiter de cette occasion nous avons la conviction de réussir, grâce au coupeur taire ressortir le tort causé aux affaires franco cours empressé des Canadiens.M.Poindron recanadiennes, par suite du manque de ligne de navi- mercie la Chambre canadien ne de l’encouragement gation entre la France et le Canada.Ma plaidoirie qu’elle prodigue aux promoteurs de cette entre-parut intéresser beaucoup ces messieurs.Il faut, que prise commerciale.cette ligne se fasse, dirent-ils ; il faut surtout que M.Richard, de la maison Ph.Richard et Cie, de Bordeaux eu soit le terminus fiançais.Il y a un St Jean d’Angély, France, dit quelques mots, puis moyeu bien simple pour cela, leur répondis-je, que M.Laporte se lève à son tour.C’est un peu une Bordeaux crée la ligne et elle la gardera pour son fête nationale, dit-il, et je crois que M.J.X.Per-P01'*'- rault devrait parler de ce sujet.M.Perrault développe, avec la chaleur et le pa- Eu prenant congé de M.Henry Brunet, le regretté président de la Chambre de Commerce de triotisme que tout le monde lui connaît, cette belle Bordeaux,—il y a quelque temps, j'eus le grand re- devise, dont les Canadiens français sont si tiers : gret d’apprendre la mort de ce digue vieillard,—ce Nos institutions, notre langue et nos lois.Puis, monsieur me dit : “ J’ai bon espoir que votre mis- M.Perrault se dit très heureux d’être le représen-sion à Bordeaux n’aura pas été inutile, avant long- tant officiel du Canada, à l’exposition de Paris ; il temps vous aurez de nos nouvelles.” prédit le plus grand succès pour le Canada, et par- ticulièrement pour la province de Québec, à cette grande exposition.Les Français que nous étonne- '* Cet espoir, grâce à la sympathie et aux capitaux canadiens, vient de se réaliser.La ligne de navigation Bordeaux-Montréal est aujourd’hui un fait r?nt P111', l’exposition de nos produits, pourront se dire qu’il est tout naturel que les Canadiens-fran- mgÿSmmSiSm aiennes, üans le passé.la députation, contre les usuriers.es causes d insuccès, dit-il, sont que les promo M.L.G.A.Beauchesne prononça aussi quelques teurs ont toujours voulu choisir un port dans le mots sur cette sauté de la presse nord de la France pour créer des relations corn mer- La santé des dames a été proposée avec beaucoup males entre ce pays et le Canada.M.Contant est d’éloquence par M.H.Lanctôt, avocat ; M.G.Boi-neureux de constater que le nouveau projet a toutes vin y répondit.les garanties possibles de succès, vu que de Ber- Des lettres d’excuses ont été lues, par M.Hayues, deaux que 1 on choisit comme port d’attache, l’on de la part de M.Chas F.Smith, président du Board ?re i c°m“erce ^ec le Canada dans of Trade, qui est alité, et de M.J.P.Mullarky, prési- toutes les parties de la France.dent du chemin de fer de Ceinture,retenu à Ottawa.accompli. 91 1902.A partir de cette date, en vertu d’une loi qui vient d’être adoptée au parlement fédéral, la prime sera diminuée graduellement, de manière à disparaître complètement an bout de dix ans.Cette industrie a fait certainement de grands progrès depuis qu’elle est suffisamment protégée ; toutefois, on se demande si elle sera suffisamment établie pour marcher seule, sans le secours dn gouvernement, à la fin de la période indiquée.Dans tous les cas, il a semblé intéressant de signaler cette situation aux métallurgistes français.Grains et farines.—Depuis notre dernière revue, la situation des récoltes en Europe s’est sensiblement modifiée et comme le pays le plus atteint par la détérioration c’est celui qui fait la plus forte concurrence aux grains d’Amérique, la Russie, les blés ici ont monté de 5 cents par minot soit de 90 centimes environ l’hectolitre.On a coté les blés de Manitoba, No 1 dur, de 75 à 77 cents le minot, à flot à Fort William, soit de 83 à 85 cents par 60 livres franco-bord Montréal ou New-York.Les avoines blanches du Canada, ont subi un moment de faiblesse ; les acheteurs de l’autre côté de l’Océan ne répondaient plus aux offres faites franco bord ou caf.; aussi le prix a baissé ici de près de 2 cents ; aujourd’hui, quoiqu’elles soient plus fermes et tendent à la hausse, on les cote 1 cent la livre franco bord Montréal, soit environ 11 fr 50 les 100 kilos.Les pois sont maintenant assez rares : les pois Ro 1 sont cotés de 85c à 87£c le minot de 60 livres les No 2, de 75 à 76 cents.Ces prix représentent de 16 fr à 16 fr 50 pour No 1 et de 14 fr 50 à 15 fr pour No 2, par 100 kilos, franco bord.Il n’y a plus de sarrasin disponible de la récolte de 1898.Les farines ont repris un peu de fermeté, nominalement du moins, à la remorque du blé ; on peut les coter en hausse de 1 franc par baril environ, mais dans l’état actuel du marché elles n’intéressent guère la France?Foin.—La récolte de 1899 au Canada sera probablement excellente; du moins elle est favorisée par la température et, sauf accident, elle égalera en quantité celle de l’année dernière.Quant à la qualité, c’est à la récolte seulement qu’on pourra en juger.Il y a par conséquent perspective de bas prix en core pour cette année, à condition toutefois que le marché des Etats-Unis reste fermé à nos exportations.De l’autre côté de la frontière, le foin est cher en ce moment, et s’il se maintenait aux prix de $17.00 à $18.00 la tonne que l’on fait actuelle ment, une diminution de $2.00 sur le droit d’entrée aurait pour résultat une hausse au Canada, de la moitié au moins de cette réduction.Actuellement BEVUE COMMERCIALE.Montréal, 15 juin 1899.Le commerce extérieur du Canada prend chaque année plus de développement, augmentant également dans le transit des produits de l’ouest américain et dans l’exportation des produits du pays.On remarque surtout cette année un renouvellement presque complet de la flotte qui dessert le port de Montréal.Sauf la compagnie Allan, qui est obligée de maintenir en service ses bateaux de moyenne capacité, en attendant que ses gros navires de 8,000 et 10,000 tonnes soient terminés, les compagnies Elder-Dempster, Beaver, Dominion, etc.ne mettent plus sur la ligne de Montréal que de gros navires, de cette construction spéciale qui permet d’atteindre un fort tonnage sans augmenter beaucoup le tirant d’eau.Les gros navires accaparent le trafic des expéditions entre Montréal et Liverpool, Londres, Manchester et Glasgow.Et comme, grâce à leur capacité, ils peuvent prendre du fret à meilleur marché, ayant moins de frais d’exploitation par tonne, la concurrence qu’ils se font a fait baisser les taux dn fret sur ces lignes à des prix très bas : dels 9 à 2s par quarter pour le grain ; tandis qu’au-trefois on payait couramment 3s et 3s 6d.Il est clair que les bateaux de la ligne franco canadienne ne pourraient leur faire concurrence ; mais ils auront pour eux l’avantage de desservir seuls les ports français et de pouvoir commander des frets plus rénumérateurs.Le commerce intérieur est en bonne situation, il n’a pas l’activité du début du printemps, mais il suit son cours normal et il est facilité par la libre circulation des fonds à la campagne et dans les villes industrielles.Les apparences des récoltes sont bonnes et le commerce fait ses achats d’automne en conséquence.Les prix des tissus de laine importés ont été majorés de façon à correspondre avec la hausse en fabrique et les articles de bonneterie et de tricots fabriqués dans le pays avec les laines fines importées ont aussi été haussés d’environ 10 p.c.L’article quincaillerie est toujours coté très ferme, comme tous les produits métallurgiques, bénéficiant de la hausse constante de ces produits chez nos voisins des Etats-Unis.En ferronnerie, la même tendance se manifeste.Le régime actuel de l’industrie métallurgique est franchement protectioniste, la protection ayant seulement été modifiée dans son assiette ; au lieu d’un droit de douane protecteur, on accorde une prime à la production canadienne.Cette prime est fixée à un chiffre déterminé jusqu’au 1er juillet ¦ 92 $12.00 la tonne pour la pâte mécanique, sur place et de $13 à $14.00 rendue à quai.Animaux de boucherie.—Ou paie couramment ici 5c la livré sur pied pour le bétail propre à l’exportation et l’on va jusqu’à 6£cents pour les bêtes de choix.Il est vrai que les frets sont à meilleur marché, taudis que les prix obtenus en Angleterre sont plus élevés ; de sorte que, d’un côté comme de l’autre, la situation permet aux exportateurs de payer plus cher au producteur.Ou cote les espaces disponibles en juillet et août : pour Liverpool, de 35s à 37s 6d et pour Londres et Glasgow, de 30s à 32s 6 d.A signaler à ce sujet une modification des règlements du port au sujet des “ espaces ” à bord des navires.Les autorités du port ont adopté les règlements américains qui se contentent d’un espace de 2 pieds et 6 pouces, tandis que les Canadiens exigeaient 2 p.9 pouces pour chaque bête.Les moutons pour l’exportation sont payés 4c la livre sur pied.______________ on cote à Montréal, en gare ou au quai, le foin d’exportation de $5.00 à $6 00 la tonne de 2,000 livres anglaises suivant qualité ; le No 1 valant de $7.50 à $8.00.Peaux vertes—Ls marché des peaux en poil est pauvrement approvisionné, le produit des abats journaliers est immédiatement absorbé par la tannerie et les prix ont haussé de £ cent.Ou paie à la boucherie, la peau de bœuf No 1, 9 cents la livre, No 2.8 cents ; taureaux 7 cents.La peau de veau se paie de 10 à 11 cents pour la première qualité et de 8 à 9c pour la seconde.Il n’y a pas de peau de mouton en laine sur le marché ; le mouton tondu et l’agneau se paient 20 cents la pièce.Laines canadiennes.—Il n’y a encore que du marasme dans le marché des laines canadiennes, qui pas de débouché à l’extérieur.On trouve difficilement à placer les laines arrachées entre 16 et 17c la livre ; quant aux laines de toison, elles se vendent sur place de 15 à 16 cents.Par contre, les laines fines importées sont très fermes et suivent fidèlement les cours réalisés sur les grands marchés d’Europe.Bois de construction.—Le marché des bois d’exportation est ferme ; comme les années précédentes, les bois de pin sont rares, de fait, les grandes exploitations de pin diminuent tous les ans et il n’était que temps pour le gouvernement provincial d’Ontario d’enrayer, par sa législation de l’an dernier, la dénudation complète de nos réserves forestières pour le bénéfice des propriétaires de scieries du Michigan et du Wisconsin.Il est encore question de temps à autre, dans la presse des Etats-Unis, des mesures de représailles à prendre par le gouvernement des Etats-Unis ; mais il n’est pas probable qu’il se fasse rien de ce côté avant la clôture définitive de la conférence anglo-canado américaine.Nos bois d’épinette (spruce) sont fermes parce-qu’ils ont un marché plus favorable en Europe.Ils commencent à vaincre les préjugés qui ont accueilli jeur entrée sur les nouveaux marchés de la côte est et de France et si, comme le prétendent nos exportateurs, ils valent au moins autant que les bois de même essence du Nord de l’Europe, ils finiront par s’établir solidement et à prix égal sur ces marchés.Nos forêts peuvent en livrer des quantités illimitées.Quant au bois à pulpe (épinette blanche) on l’exploite surtout sur place, quoique l’on ait assez souvent tenté de l’exporter en nature.La pâte de bois, mécanique ou chimique, a un marché faif et ferme ici ; mais la production en augmente énormément et il peut se faire—il est même probable qu’elle se vendra dans quelque temps à des prix plus faciles.On paie actuellement de $10 à BEVUE FINANCIERE Bon nombre de banques ont eu, depuis quinze jours, leur assemblée générale d’actionnaires.L’espace prise par la ligne franco-canadienne dans ce numéro nous force à en remettre les comptes-rendus au prochain mois.Disons toutefois dès à présent que les résultats de l’année, pour toutes les banques, sont très satisfaisants et que toutes ont distribué le même dividende que l’année dernière.Les capitaux sont un peu plus abondants par suite de la mise en disponibilité des dividendes payables le 1er juin qui représentent environ un million et un quart de dollars.Les taux, cependant, restent fermes pour les avances remboursables à demande ; pour l’escompte régulier, il est facile à 6 p.c.pour les bons billets.La spéculation dans les parts de mines d’or se ralentit ; le refus des banques de prêter sur garantie de ces sortes de valeurs a sérieu-diminné l’activité de la spéculation et les cours ont baissé en quelques cas de 15 à 20 cents depuis un mois.La bourse a été affectée aussi, en ce qui concerne les valeurs plus stables, par la baisse du Pacifique Canadien, qui est une des valeurs les plus actives de la cote.En ce moment, quoique le marché soit assez bien tenu, on semble ressentir le besoin de les reporter à un niveau un peu plus bas.Le change sur Londres est ferme, suivant en cela la direction donnée par New-York, où le taux s’est approché il y a quelques jours, tout près du point où il devient plus profitable d’exporter de l’or que d’acheter des traites.Les banques achètent les chèques sur Paris aux prix de 5 fr.18 à 5 fr.18& et vendent des chèques aux prix de 5 fr.13£ à 5 fr.15.Sur New-York, le change est de ^ à J p.c.de prime.& 93 MAISON OE FINANCE TEMPERATURE DU MOIS DE MAI 1899 180 rue ST-JACQUES Edifice de la Banque d’Epargnes MONTREAL Relevée par MM.Hearn et Harrison, opticiens, à Montréal, rue Notre-Dame, 1640 et 1642.Avril Farenheit Centigrade Avril Farenheit Centigrade Date Max.Min.Max.Min, Date Max.Min.Max.Min.1 66 58 19 14.5 Cette maison fait une spécialité de placements sur propriétés 15 7 5 religieuses et institutions publiques, au Canada et dans tous les 14 85 Etats-Unis : Evêchés, universités, collèges, couvents, hôpitaux.Aussi sur obligations ordinaires et amortissables, de chemins de fer, tramways électriques, municipalités scolaires, sociétés in-7.5 dustrielles, etc.PLACEMENTS.—Le fondateur de la maison, M.Antoine Robert, donne personnellement toute son attention aux placements pour ses clients européens.59 43 15 6.5 17 66 40 2 19 4.5 45 18 59 56 S 36 13.5 2.5 14.5 3.5 17 6 18 4.5 20 13.5 19.5 7.5 16 4.5 19 6 21.5 7 18 8 22 8.5 15 2 13.5 3.5 16 6 47 19 57 4 68 38 46 13.5 8 16 7 56 20 62 5 42 21 60 44 6 64 40 45 22 59 15 7 68 56 23 70 48 21.5 9 26 12.5 25 13 26.5 14 16.5 12.5 67 8 45 54 78 24 9 60 40 25 77 55 10 66 42 26 79 57 70 11 41 61 27 54 64 12 46 69 28 57 21 14 MM.Charles Polack et Fils, à Dijon, propriétaires de grands crus de Bourgogne.M.J.Bellanger, de Laval (Mayenne), manufacturier de tissus de coutil en tous genres.A.Carpentier & Oie, vins et spiritueux, à Caudéran, près Bordeaux.Mme Veuve A.Fieux, grands vins mousseux- Lons-le-Saunier (Jura).Henri Darviot, vins de Bourgogne.Beaune (Côte d’Or).M.Alfred Lequeux, vins de Champagne.Châlons-sur-Marne (Marne).G.Bonhomme & Cie., à Cognac, (Charente), eaux-de- 13 71 47 29 65 47 18.5 8.5 23.5 13.5 24.5 12.5 14 59 35 74 30 56 15 56 38 76 31 54 16 69 42 — Signifie au-dessous de zéro.AVIS AUX MEMBRES ADHÉRENTS Les cotisations courent du 1er janvier au 31 décembre et sont mmsmsE.mmmmmm çoivent gratuitement le Bulletin Mensuel.des agents à la commission, représentant déjà des mai- Nous fournissons des renseignements gratuits sur la clientele sons pour la vente d’articles qni s’adressent à la même et des informations de toutes sortes à nos membres adhérents ; clientèle de mode.nous insérons gratuitement les demandes d’agents de tout com- Lde Quinefolland, Eau-de-vie de Cognac et fines, merçant français.Champagne à Angoulême (Charente).Toute maison établie en France, toute maison Française éta- G.Ranson & Oie, à Jarnac (Charente), vieilles eau de-blie à l’étranger peut adhérer à notre Chambre.Il suffit d’en vie de Cognac, faire la demande et de payer la cotisation qui est de 25 francs .P• Boureon, 5 rue St-Joseph à Parie, demande par année.agent pour tout le Canada pour la vente des soieries et Une fois l’adhésion accordée, on fait partie de notre Compa- rubans de Lyon, gnie tant qu’on ne donne pas sa démission et, si cette démission parvient après la tin du mois de janvier, la cotisation de Tannée commencée est due en entier.vie.i ; OFFRES D’AGENTS Oü MAISONS M.A.Boivin, représentant de grandes maisons et fabriques européennes, se chargerait de l’agence, pour l’Amérique du Sud, d’une bonne maison canadienne.L’adresse de M.A.Boivin est : Galle Independence 1778 à Buenos-Ayres (République Argentine).M.L.Leguay, 3 rue des Remparts d’Ainay, à Lyon, au courant des habitudes de la clientèle canadienne, deM.Landry Saulière, peaux de mouton tannées, teintes mande à représenter sur les places de Lyon et de St-et corroyées en couleurs diverses etc., Mazamet.Etienne, une bonne maison du Canada pour les achats MM.Magnier et Oie, eaux de vie de cognac, Blanzac- de soieries et rubans.sur-Oognac, Prance.M.Jules Pony, 1632 rue Ste Catherine, à Montréal, M.Henri Pillion, fabrique de chapeaux de paille, demande la représentation de librairies françaises et Dijon, France.belges pour le Canada, Debouchaud et Oie, à Nersac (Charente), fabrique de M.A.Weissenthanner, 168 rue St-Maur à Paris (suc-feutres en tous genres pour papeteries.cursale à New-York) demande l’agence de maisons M.Le Saint-L., draperie, 6 rue des Lignes, Roubaix.canadiennes.M.Elle Dougados, laines et peaux, Mazamet, (Tarn).M.H.Sonolet, 2 Cité Paradis à Paris, France, désire MM.Degageux frères, construction de machines à entrer en relations avec des négociants, proprié-bonneterie, 2 me Aventin, Troyes.taires ou exportateurs de rondins de sapin blanc M.Paul Garnaud, spécialité de vins fins de Bordeaux (white spruce), et vieilles eaux-de-vie de Cognac à Gondeville St-Même Un négociant français, M.Edmond Girard, secrétaire sur Cognac (Charente) France.du Syndicat agricole de Sannois (Seine et Oise) établie M.Martin Boussuge, fils, de Narbonne, demande à Roscoff (Finistère) avec succursales au Hâvre et agent pour vendre ses vins au Canada.à Sannois (Seine et Oise) demande la représentation La maison A.Magnier & Oie., de Blanzac-sur-Oognac, d’une maison sérieuse du Canada pour la vente aux Syn-demande un représentant pour la vente au Canada de dicats agricoles des avoines et des sarrasins.Références ses eaux-de-vie.de premier ordre.Un manufacturier de France, M.Ooannet, 23 rue de la MM.Pector etDucout, jne,3 rue Rossini, Paris, France, Hache à Nancy, demande un représentant pour la vente sollicitent la consignation ou la représentation, pour là de ses produits au Canada (chapeaux de paille en tous vente en France, de produits canadiens manufacturés genres).non.Petit Courrier DEMANDES D'AGENTS G.Dubois & Oie, Oognaos, à Blanzac (Charente).M.O’Lanyer Louis, vins, Bordeaux, France.on 94 cette avant-cour-rière du progrès en toutes choses, dans le domaine des idées, dans celui des arts, des rapports internationaux, du commerce et de l’industrie, a pour point d’honneur de toujours donner l’exemple dans le domaine du journalisme canadien.L’année 1898 marquera dans l’histoire de LA PRESSE.En effet = sa circulation a atteint le point le plus élevé depuis sa fondation, plus de 65,500 copies imprimées et vendues, lues chaque jour par au delà de cent cinquante mille personnes.C’est grâce à son système d’information parfait sous tous les rapports que LA PRESSE est parvenue à atteindre cette énorme circulation, plus forte que celle de n’importe quel autre journal français ou anglais du Canada.La publicité dans LA PRESSE est reconnue partout comme la meilleure, parce qu’elle s’adresse à la classe qui achète.Le passé est un sûr garant pour l’avenir.Les annonceurs de LA PRESSE continuent à annoncer dans LA PRESSE, parce qu’ils en retirent des bénéfices sans cesse grandissants.LA PRESS J LA PRESSE, MONTREAL.N.LACROIX, 10 rue de Rome, A.de WYNTER, 23 Haymarket, Londres, Angl.Paris.
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