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Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
samedi 15 septembre 1900
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
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Références

Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1900, Collections de BAnQ.

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15 Septembre 1900 SEPTIÈME ANNÉE 86 BULLETIN MENSUEL = PUBLIÉ PAR LA DE MONTRÉAL 10 francs par an.Prix d’abonnement Adresser toute lettres et communications à la Chambre de Commerce Française de Montréal, à MONTREAL, Canada.Adresse télégraphique: “GALLIA” Montréal.SIÈGE DE LA CHAMBRE EDIFICE DU BOARD OF TRADE, RUE ST-SAGREMENT MONTREAL Le Bureau est ouvert tous les jours, sauf le dimanche, de 10 heures à midi et de 1 heure à 3 heures.Comptes Rendus des Séances de la Chambre de Commerce Française de Montréal.AVIS Le Commerce français trouvera tout intérêt à se renseigner auprès de notre Chambre de Commerce sur le compte de tout individu de notre place sollicitant des représentations.Séance du 30 Août 1900.Extrait du procès-verbal de la séance du 30 août 1900, tenue sous la présidence de M.H.Jouas, vice-président.M.Duchastel de Montrouge, consul de France, assiste à la réunion.Parmi les présents : MM.Rougier, de Sieyès, Poindron, et Monier, du bureau.Le procès-verbal de la dernière séance est lu et Nous recommandons aux personnes, qui ont adopté.Il est procédé au dépouillement du courrier qui contient un grand nombre de demandes de renseignements, notamment sur les vins, eaux-de-vie, savons, pois secs, graines potagères, laines, cuirs, l’occasion de nous écrire,de bien indiquer l’adresse exacte de notre Compagnie : Chambre de Commerce FRANÇAISE La Chambre prend connaissance des dossiers , relatifs à la détention du “ Mont-Blanc ” et du de Montreal “ Louisiana,” qui lui sont communiqués par M.A.Poindron, agent général au Canada de la compagnie Franco Canadienne de navigation à vapeur E„ omettant la désignation Française en qui de - —¦ La Chambre désigne M.de Sieyès pour la représenter au Congrès des Chambres de Commerce lettres sont remises — connue il est juste — à la fran?ajses de l’étranger, qui doit se tenir à Paris dans le courant du mois de septembre.L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée et renvoyée au 27 septembre.te kue st-sacrement arrive à plusieurs de nos correspondants, les Chambre de Commerce du district de Montréal, c’est-à-dire à nos confrères Canadiens. 150 MEDAILLES D OR d’Hygiène, composé (le savants, non de jurisconsultes, va se soumettre, ou si le Ministère, ce qui reviendrait au même, va passer par dessus le Conseil d'Hygiène pour donner raison à la Cour de Cassation.Nous craignons beaucoup que cet effort soit au-dessus des moyens de l’administration française.On nous répondra probablement que si les savants hygiénistes sont désarmés par la Cour Suprême du pays, en ce qui concerne l’usage des sels de borax sur le territoire français, le Conseil d’Hygiène reste souverain maître de l’admission ou de la prohibition des produits étrangers contenant du borax, même employé à l’extérieur, eu guise d’emballage antiseptique, comme dans le cas des jambons.S’il faut en croire, cependant, l’article que reproduit notre confrère précité du Journal d'Agriculture pratique, les beurres étrangers boratés pénétreraient facilement eu France.Nous citons textuellement : ' La maison C.Galibert et tils, dont M.Emile Galibert, notre président, est le seul propriétaire, a obtenu à l’Exposition de Paris, une médaille d’or pour ses veaux au chrême, noirs et couleurs pour chaussures, qui, d’après le témoignage de la presse spéciale, sont très appréciés, tant sur le marché d’Angleterre que sur celui du Canada.Nous joignons nos félicitations à celles qui lui sont déjà arrivées si nombreuses de tous côtés.Nous avons beaucoup de plaisir à constater aussi que la Balcer Glove Manufacturing Co., des Trois-Rivières, a obtenu une médaille d’or pour sou exposition de ganterie.Cette compagnie a à sa tête et porte le nom d’un compatriote, frère de M.Geo.Balcer, membre de notre compagnie et vice consul de France aux Trois-Rivières.LA QUESTION DU BORAX “Pour notre marché intérieur, la situation n’était pas meilleure ; les beurres belges, italiens, danois, _ .etc., arrivant à Pans copieusement boratés, luttaient victorieusement contre ailleurs produits de la Normandie, au point de vue de la conservation.Le syndicat français des marchands et producteurs de beurre pur, alarmé de cet état de choses, appela l’attention des ministres d’Agriculture et des Affaires Etrangères sur ce point, demandant qu’au moins les étrangers ne pussent jouir d’une tolérance qui nous était refusée” Il fut répondu que l'on ne pouvait rien faire dans de représailles pour d’autres produits de notre exportation dont je n.veux préciser ni la nature, ni les substances étram gérés introduites ; le commerce des beurres souffert de la publicité faite autour de La question de l’emploi du sel de conserve à base de borax est pendante depuis longtemps.Il y a quelques deux ans, nous avons nous-même dans ces colonnes exposé les chinoiseries administratives qui prohibaient l’importation directe en France des jambons canadiens—saupoudrés de borax à la saignée pour empêcher le suintement pendant la traversée,—et qui permettaient l’importation de mêmes jambons, après un lavage succinct dans entrepôt anglais ou irlandais.Plus tard, nous avons noté les efforts de M.Lézé, l’agronome distingué qui écrit dans la Laiterie, pour faire tolérer l’usage de l’acide borique à très faible dose pour la conservation du beurre destiné à l’exportation.Nous avons cité l’arrêt d’une d’appel de France, acquittant un marchand accusé de falsification parce qu’il avait mis un peu d’acide borique dans son beurre.Ce qui nous a donné l’idée de demander si l’interdiction du borax était ou allait être levée.Le ministère nous répondit en se retranchant derrière les arrêts du Conseil National d’Hygiène.Nos amis de France n’ont point abandonné la lutte.Nous lisons en effet dans V Epicerie française du 12 août dernier, qu’un récent arrêt de la Cour de Cassation vient de consacrer le droit pour un fabricant d’employer le borax à faible dose.Cet arrêt devra sans doute fixer la jurisprudence France, pour ce qui.concerne les beurres français.Il nous reste à découvrir si le Conseil National nos m ce sens, de crainte ces un a déjà beaucoup cette question des sels conservateurs, ce serait mal agir que d’appeler l’attention sur d’autres denrées qui jouissent, depuis de longues années, d’une tolerance analogue à celle que nous réclamons.” Ainsi, il paraîtrait que les beurres boratés, c’est-à-dire où le borax est incorporé dans la substance mêmerde l’article et ne peut en être extrait avant la consommation, cour sont tolérés à l’importation, tandis que les jambons simplement saupoudrés d acide borique, que l’on peut facilement enlever seraient rigoureusement tenus hors de notre terri-’ toire.Cette simple constatation nous suffit pour le moment.^ Nous n’y ajouterons qu’un mot.Les Français résidant à l’étrqnger ont souvent beaucoup de difficultés à expliquer aux populations au milieu desquelles ils vivent certaines mesures de l’administration française.Nous regrettons beaucoup que, pour celles-là, explications ni excuses.en ne puissions offrir ni nous 151 LE FER CHROMÉ sur des chargements, ils atteignent rarement 53 54 0/0.La teneur marchande pour la fabrication du bichromate de potasse est de 50 0/0, mais certains acheteurs paraissent disposés à accepter 49 et même 48 0/0.Le fer chromé a une densité de 4.5, soit, environ 7 pieds cubes à la tonne ; sa dureté est comprise entre 5 et 6, et il donne à la rayure une poussière brune ; il est inattaquable par les acides et infusible aux plus hautes températures.Quelques minéralogistes sont d’avis qu’il est quelques fois magnétique, mais dans notre cas cette propriété fait absolument défaut.Dans l’industrie chimique, les minérais pauvres en silice sont les plus estimés ; dans certains cas, la teneur-limite est fixée à 12^ 0/0 pour le fer métallique et 8 0/0 pour la silice.(x) “ PITTSBURGH TESTING LABORATORY.” ou ( Chromite.) Historique.—Pendant longtemps, le fer chromé a été considéré comme une curiosité du règne minéral, aussi sa valeur industrielle date-t-elle de l’époque où on a pu l’utiliser dans les industries chimiques.L’application des sels de chrome à la teinture, ainsi que la fabrication du bichromate de potasse ne remontent pas au-delà de 1820 et ce n’est que vers 1883, qu’on substitua, partiellement, la soude à la potasse.Jn.-qu’en 1827, le rendement de la région des monts durais (Sibérie), suffisait amplement à la consommation, très limitée du reste de ce produit.Vers 1827, un américain, M.Isaac Tyson, découvrit des gisements de fer chromé dans le voisinage de Baltimore ; des recherches méthodiques révélèrent l’existence de dépôts importants dans différentes parties du Maryland et de la Pennsylvanie.Depuis cette époque et jusqu’en 1862, le rendement de la région de Baltimore suffit à alimenter le marché du chrome tant aux Etats-Unis qu’en Europe ; dans ce dernier cas, le centre européen de consommation le plus important était alors Glasgow (Ecosse).C’est vers 1845, que M.Tyson imagina d’appliquer l’excès de sa production minière à la fabrication du bichromate de potasse, fabrication qui est encore florissante à l’heure présente.En 1841, on découvrit en Asie Mineure et en Syrie (Brusa et Makri) des dépôts qui, dix ans plus tard, devenaient le facteur le plus important de la production du chrome dans le monde industriel.En 1869, on découvrit en Californie des gisements qui suffirent, jusqu’en 1878, à alimenter l’industrie américaine.Puis on le trouva dans la Nouvelle Galle du Sud, à la Nouvelle-Calédonie, et enfin, eu 1894, au Canada et à Terreneuve.Définition et composition.—Le fer chromé ou chromite est une combinaison de fer à l’état de protoxyde, et de chrome à l’état de sesquioxyde ; cependant aux éléments fer et chrome, viennent presque toujours s’adjoindre la magnésie, l’alumine et la silice, etc., qui eu diminuent la teneur en chrome, sans préjudice du mélange avec la serpentine d’ailleurs facile à discerner.A l’état théorique, ou peut dire que la teneur en sesquioxyde de chrome est de 60 0/0, mais il est rare que la teneur réelle dépasse 56 ou 57 0/0 dans les échantillons choisis ; quant aux essais industriels 39.74 15.20 1.60 0.057 0.000 Chrome .Fer .Silice.Soufre.Phosphore Soit 58.06 % de Sesquioxyde de chrome et 21.7 % de protoxyde de fer.Une analyse du même minerai faite par C.A.P lister, professeur de chimie à l’Ecole polytechnique a donné : Sesquioxyde de chrome.Protoxyde de fer.Alumine magnésie et autres matières non dosées.65.16 % 27.36 % 7.48 100.00 Total Le fer chromé est employé pour la fabrication des bichromates (a) de potasse et de soude, lesquels sont utilisés dans la teinture et l’impression des cotonnades.Ces produits forment la base des couleurs au chrome : jaune, orangé, vert, etc.; on utilise également le bichromate de potasse dans la construction de certaines piles électriques, pour le tannage des cuirs, en chimie, en photolithographic et un peu en médecine.Le chrome entre dans la composition des ferro-cliromes (3) qui servent à obtenir les aciers an (1) Le minerai de la “ Compagnie minière de Coleraine” a donné à l’analyse la composition suivante • (-) La consommation du bichromate de potasse est assez considérable, et, depuis ces dernières années, les prix se maintiennent très uniformes à 101c par livre.Nous ne sommes pas en mesure de dire avec précision la consommation de ce produit en Canada, nous croyons, cependant, que le temps n'est pas encore arrivé d’y préconiser sa fabrication.(3) On fabrique des ferro-chromes de teneur variable : 40 % à 90 % de chrome ; tandis que les aciers chromés ne peuvent en tenir plus de 1 % à 10 %. 152 gisements du Lac Noir, (x) et un peu plus tard ceux du canton de Coleraine, dans le voisinage du premier et dont l’ensemble constitue un district minier qui promet de devenir prospère.Les géologues se sont préoccupés de l’origine du fer chromé, et il a été établi que, — dans les Cantons de l’Est au moins, il se rencontre dans les serpentines vertes et noires, tandis qu’il est absent des serpentines jaunes miel, Lauren tien nés.D’ailleurs l’analyse ne révèle la présence du chrome que dans les premières.Du reste, l’exploitation du fer chromé, dans tous les pays a bien établi le fait que le chrome se rencontre exclusivement dans la serpentine, et en poches chrome lesquels, à cause de leur extrême dûreté, sont utilisés pour les blindages de vaisseaux et de forteresses et les obus ; pour les burins et outils de travail du fer et des métaux en général, les têtes dépilons ainsi que les semelles des bocards (stamps), les coffres-forts, etc.On se sert aussi du chrome dans les alliages de l’aluminium.Le chrome métallique a été isolé mais il ne semble pas avoir été utilisé dans l’industrie.Le chrome communique aux métaux auxquels il est allié, une dureté, une inaltérabilité et une élasticité considérables, qui varient nécessairement avec la teneur en chrome.Plus récemment, on a utilisé les propriétés réfractaires du minerai de fer chromé de basse teneur, pour la confection des garnitures (linings) des parties de hauts-fourneaux (blast-furnaces) et notamment des fours Martin-Siemens, ainsi que de ceux à réverbéré, exposées aux hautes températures.Une certaine proportion de ce minerai à basse teneur est également utilisée couramment dans le district métallurgique de Pittsburg pour la fabrication des briques réfractaires, etc.La consommation de ce chef aux Etats-Unis, depuis qu’on a inauguré cette industrie, se chiffre à près de 2,000 tonnes.L’usage de ces garnitures, briques, etc., semble vouloir s’implanter dans les usines métallurgiques d’Europe.Le FER CHROMÉ DANS LA PROVINCE DE QUÉBEC.— Le fer chromé est connu depuis longtemps, comme existant dans les serpentines des cantons de l’Est de la province de Québec, mais jusqu’en 1891 les gisements n’avait guère été exploités.D’après le rapport de la Commission de Géologie du Canada, pour l’année 1863, la première tentative d’exploitation (1861) aurait eu pour résultat l’extraction des environs du lac Nicolet, comté de Wolfe, d’une dizainelde tonnes de minerai de fer chromé.Vers 1886, on en aurait tiré une petite quantité du lot III, 24 de Wolfes town ; en 1887, le Dr J.Reed en aurait expédié à Philadelphie un lot de 54 tonnes provenant du lot X, de Leeds.Le lot IV, 16 de Thetford en aurait aussi produit delà 5 tonnes, mais dans tous les cas le minerai était de teneur inférieure.Vers le même temps, des échan tiiions envoyés à l’exposition d’Anvers, ayant attiré l’attention des spécialistes, des commandes ont été faites, seulement, comme les dépôts alors connus ne paraissaient pas assez abondants pour être exploités avec profit, les choses en restèrent là.C’est en avril 1894 que furent découverts les irrégulières.—(Du Bulletin de la Chambre de Commerce du District de Montréal.) (A suivre).LE CANADA A L’EXPOSITION Nous donnons ci-après la liste des récompenses obtenues à l’Exposition universelle de Paris, parles exposants canadiens, d’après des dépêches communiquées à la presse par le gouvernement fédéral du Canada.Grands prix.—La Puissance du Canada a obtenu douze grands prix, savoir éducation primaire, secondaire et supérieure ; plans des travaux publics; fermes expérimentales ; céréales, produits de la ferme ; fruits, minéraux, fourrures, pêcheries et métallurgie.La province de Québec a reçu quatre grands prix, savoir : éducation primaire, céréales, produits de la ferme et minéraux.La Nouvelle-Ecosse a reçu deux grands prix : minéraux et céréales.Le Manitoba a reçu un grand prix : céréales.La Colombie Anglaise a reçu un grand prix : minéraux.D’autres grands prix ont été accordés aux exposants Canadiens dont les noms suivent : Monolite Davis (probablement Win Davis & Co), Toronto ; Hon.D.G.M.Déchêne, Québec; G.E.Atkinson, Portage la Prairie, oiseaux, etc.; Henri Menier, bois de construction, etc; Chas.Desjardins et Cie, Montréal, vêtements en fourrure ; Hon.J.A.Paquet, Québec, vêtements en fourrure ; Massey Harris Co, instruments aratoires ; la Cie de Papier Rolland, Montréal, papier.Médailles d'or.—Ferme expérimentale, Ottawa; Laprés etLavergne, Montréal, photographies ; E.J.(’) A 80 milles de Lévis et à, 63 milles de Sherbrooke, sur le Quebec Central Ry. 153 Rowley, Toronto, portraits, etc.; Camille Théoret, Montréal, livres de droits; Travaux publics,Ottawa; Newcomb,Octavius & Co, Toronto, pianos; Canadian Pacific Ry Co ; Grand Trunk By Co; B.Ledoux & Co, Montréal, voitures ; Cockshutt Plow Co ; J.W.Mann Mfg Co ; David Maxwell & Sons ; The Noxon Co, Ltd; Verity Plow Co, Ltd; Dr Saunders, fruits et légumes ; Ferme expérimentale de la Colombie Anglaise ; Fruits d’Ontario; Exposition du major Gourdeau; Dominion Coal Oil; Canadian Copper Co ; Canadian Furnace Co; LeRoi Mining Co; Montreal & London Gold and Silver Co; Vancouver Coal Co; Nova Scotia Steel Co; Canadian Nickel Co ; Tbs Davidson Mfg Co|; Star Mfg Co ; McClary Mfg Co; Dominion Cotton Co ; Montreal Cotton Co; Paton Mfg Co; Corticelli Silk Co ; Balcer Glove Mfg Co, Trois-Rivières ; William A.Hfaïslr-&r Co, Quebec ; J.D.King Co; Laurentide Pulp Co; C.Galibert et Fils, Montréal ; Dominion Tobacco Co ; Rolland Paper Co.Médailles d'argent.—Fournitures d’écoles.Congrégation Notre-Dame ; Conseil des Arts et Manufactures, dessins, etc; P.Hébert, sculpteur, monuments de la reine Victoria et de feu l’Hon.Alexander Mackenzie ; Chs S.Cochrane, Hamilton, photographies de paysages ; Prosper Granger, St-Jacques, plantes fourragères ; Ed Léveillé, Montréal, reliure ; L.E.N.Pratte, Montréal, pianos ; Tascher Organ Co; D.K.McLaren, Montréal, courroies en cuir ; C.Wilson & Son, Toronto, balances ; John Bertram & Sons, Dundas, outils ; Owen Sound Cernent Works; Queenstown Cernent Works ; Thorold Cernent Co ; McLaughlin Carriage Co, Oshawa ; H.Lamontagne et Cie, Montréal, harnais, etc.; C.P.R., plantes ; The Peterborough Canoe Co ; Coulthard, Scott & Co, Oshawa, instruments aratoires ; J.Fleury & Sons, Aurora, instruments aratoires ; Wm A.Gerolomy, Tara, moulin à veut ; Peter Hamilton Co, Peterborough, machine ; S.Vessot et Cie, Joliette ; Winnipeg Milling Co ; Horticultural Department (probablement le collège d’Agriculture de Guelph) ; Geological Survey, J.M.Maconn; John Perrett, Sherbrooke, oiseaux, etc.; Carder(probablement Alexander Calder,Winnipeg) oiseaux, etc; Halket, Fletcher; Vessot & Co, Joliette, machines et moulin à farine ; Chas H.Catelli, pâtes italiennes; The Simcoe Canning Co ; Melchers’ Gin _ and Spirit Distillery Co, Montréal ; Spalding & Stewart, Perth, Ont.,whiskey; R.Bell, Grand Forks, B.C,, cuivre, etc; J.W.Windsor, Montréal en boîtes ; Metallic Roofing Co ; The James Smart Mfg Co, outils; Paquet (peut-être Jos.Paquet, rue Craig,Montréal; Watson,(probablementA.Watson), Alberni, C.A.^M.T.Foster, New-Ross, N.E., mi- nerai de manganèse ; Record Foundry & Machine Co, Moncton, N.B., poêles; Duplessis Pegging and Sewing Machine Co, St Hyacinthe ; Louis Côté, St Hyacinthe; Rosamond Woolen Co, Almonte ; Hou-cner et Mercier, Montréal, pardessus ; Dominion Corset Co, Montréal : E.Galibert ; Slater Shoe Co ; Standard Hat Works; Toronto Brewing Co; Bicknell & Wickett, cuirs, Toronto; H.F.Coombs, Saint-Jean, N.B.; Lyman Bros Co, Ltd ; Lyman, Sons & Co ; H Lmontagne & Co.Médailles de bronze.—Jackson (problement Jackson Mines Co, Ltd, minéral de enivre); Martigny ; A.A.Barthelmess & Co, Toronto, modèles de pianos; Wm Enaggs,Toronto, violons ; The Morrisfield, Rogers Co, Listowell, pianos ; Dodge Mfg Co, poulies, Toronto; Robertson (probablement Geo.A.Robertson), Westmount,Sréservoir, etc.; Canadian Carriage Co, Brockville ; J.B.Armstrong Mfg Co, Guelph ; Clarksburg Wood Rim Co, Ltd ; National Cycle & Automobile Co ; The Jas.Smart Mfg Co ; David Maxwell & Sons, machines ; R.Parker Coombs.Brandon, provisions; Walker & Sons, Walkerville, houblon ; Windsor Salt Co, Ltd ; Coleraine Chrome Mining Co ; The Milton Pressed Brick Co ; Nickel Plate Gold Mining Co, de la C.A.; Carmichael Samuel, Winter & Co, Moncton, N.B.; Mica, B.C.; J.Brunet, Côte des-Neiges, Qué., granit; The W.C.Edwards Co, Ltd, Ottawa ; Chas Rogers & Sons Co., Ltd, meubles, Toronto; Jno B.Sneider,Waterloo, Ont., meubles ; G.Chapleau & Sons, Montréal, coffre-fort à l’épreuve du feu ; Butterworth & Co, Ottawa, chaudières ; Star Iron Co, de Montréal ; Morrice, ouvrages de femmes; Dominion Umbrella Factory, Montréal ; H.Lamontagne et Cie, chaussures ; American Dressing Co, Montréal ; Canada Paint Co, Montréal ; Dunlop, Bailey & Co, truite des lacs, C.A.; Ambrose Kent & Sous, Toronto, bijouterie, etc; H.F.Coombs, Brandon, Man., grains, etc.Mentions honorables.—Les Sœurs de Sainte-Anne; Sœurs Jésus de la Croix ; les Sœurs de la Charité ; V .B.Sherk, AV aterloo, photographies ; Morrissou Mining Co ; The Bain Waggon Co, Woodstock ; Verret et Cie, Québec ; B.Scott & Sons, Galt ; Thos J.Egarr, Halifax, oiseaux; J.R, Gill, Ottawa, têtes de souris; D.R.Wilkee, Toronto, |tête de bison; Sir Adolphe Caron, Ottawa, tête de bison; Great Enstis Fossil Granite, Laurentides ; Lessard, fourniture d’école; Ssmuel May & Co, Toronto, tables de billards; Preston Furniture Co, Ltd, Preston ; The Montreal Gas CoPrix additionnels.—Ottawa, 20 août : Grand prix additionel à la Puissance du Canada pour sou in- , conserves 154 dustrie forestière et à l’Uniuersité McGill pourson exposition ; médaille d’or au gouvernement fédéral pour son miel ; aux provinces de la Colombie, de l’Ile du Prince-Edouard, du Nouveau Brunswick et des Territoires du Nord-Ouest pour leurs céréales; médailles d’argent : Conseil des Arts, Montréal ; Canada Cycle Co; Strickland & Co, pour canots ; Sociétés d’Horticulture de Québec et de l’Ile du Prince Edouard.Médailles en bronze, pour peintures: H.Beau, Montréal ; M.et Mme Dubé, St-Roeli, Québec; A.Blaiu, Hamilton ; A.Suzor —granit ouvragé.Côté et McPherson.Pour sculpture: Mme Bruce.Mention honorable ; Mlle Wallis, Peterborough.Machine (Jo, Belleville, Out.—forets.Milton Pressed Brick Co, Out.—brique.Nichols Chemicals Co, Capelton, Que.— pyrites.Winter, Samuel & Co, Moncton, N.B.—Mica.Canada Paint Co, Montréal — minéraux.Owen Sound Cement Works, Ont.— ciment.Queenstown Cement Works, Out.— ciment.Battle Bros, Thor old, Ont.— ciment.Toronto Lime Co, Limehouse, Ont.—ciment.Laurentian Granite Co, Côte des-Neiges, Québec Mentions honorables.Eustis Mining Co, Québec — minerai de cuivre.Fossil Flour Co, Nouvelle-Ecosse— tripoli, etc.Ottawa, 24,août 1400.Dans la classe des métaux, le Canada a reçu les récompenses suivantes : LE COMMERCE FRANCO-CAN U)LEN Médailles d'or.Le relevé, tirés des statistiques canadiennes, pu- Canada Copper Co, de Sudbury, et Orford Copper blié daas les (leux numéros précédents du Bulle-Co, de New-York, minéral de nickel — Exposition des importations françaises au Canada, a dû conjointe.Canada Iron Furnace Co, Québec—fer.General Mining Association, North Sydney, N.E.— charbon.Dominion Coal Co, Sydney, N.E.—charbon.LeRoi Mine, Rosslaud, G.A.—or et sous-produits.Nova Scotia Steel Co, Ltd, New-Glasgow — fer et minéraux.New Vancouver Goal Mining Co, C.A.— charbon.être fait en suivant l’ordre des articles dans le do" eu ment officiel en langue anglaise, c’est à-dire dans l’ordre alphabétique des articles sous leur nom anglais.Il laisse, par conséquent, au lecteur français, la difficulté de rechercher, un peu au hasard, les articles qui l’intéressent.Dans la seconde partie de ce travail, nous avons voulu éviter cette difficulté en groupant les divers articles et en les reprenant par groupes synthétiques.En même temps nous avons cru intéressant de donner les importations d’autres provenance qui concurrencent Médailles d’argent.Albert Manufacturing Co, N.E.— Gypsum et les nôtres Dans cette seconde partie, nous avons négligé les articles de peu d’importance dont l’importation n’a pas dépassé la valeur de quelques plâtre de Paris.Asbestos & Ashes tic Co, Québec—asbeste, etc.Bell’s Asbestos Co, Ltd, Québec —asbeste et son francs, produit.Ce n’est qu’au 31 juillet 1899, c'est-à-dire après l’expiration de l’exercice inscrit dans la colonne intitulée “ 1899 ” que le bénéfice du tarif préféren- Crow’s Nest Pass Coal Co, C.A.— charbon et coke.Jack & Bell, mineral d’or, Halifax, N.E.— quartz tiel a été appliqué uniquement aux produits de la d’or.Grande Bretagne et de quelques-unes de ses colo- nies.On ne peut donc trouver dans les chiffres de nos tableaux aucune indication de l’effet qu’à dû produire ce traitement différentiel en faveur de nos principaux concurrents au Canada.Les importations de 1898 et 1899 ont dont été faites sous le régime de l’égalité fiscale.Elles démontrent que, à conditions égales, les marchandises françaises peuvent s’implanter, même en pays anglais, lorsqu’elles sont présentées comme il cou vient à la clientèle et dans les conditions delivrai- Milne, Coutts & Go, St Georges, N.B.— monuments de granit.Union Colliery Co, Com ox, jC.A.— charbon et coke.Union Industrielle et Métallurgique du Labrador, Québec — minerais, etc.Wallingford Mica Mining Go, Ottawa — mica.Windsor Salt Co, Ltd, Ontario — sel.Médailles de bronze.Blackburn Bros, Ottawa —mica.D Walker Mining Co, Montréal — fer chromique.sou et de paiement auxquelles cette clientèle est habituée. 155 Il a déjà été expliqué que, depuis le 1er juillet 1878, la douane a exigé, pour l’application du tarif, la production d’un certificat d’origine attaché à la facture remise à la douane.Il convient donc de faire la part, dans l’augmentation des importations de 1898-1899, d’une certaine quantité de marchandises qui étaient autrefois, en l’absence de certifient d’origine, attribuées à la provenance de Grande-Bretagne, parce qu’elles étaient expédiées de places anglaises et avec des factures de maisons anglaises.Mais il est évident que, déduction faite de cette quantité assez incertaine, il reste encore un accroissement considérable des importations de France Canada.Nous allons commencer par le groupe du vêtement, comprenant tout ce qui se rattache à l’habil-leent, matière première, tissus, confections, articles de toilette, modes, ganterie, etc.1899.3,488 130,972 11,481 1,177 9,883 1898.1,142 160,399 8,798 Moustiquaires, mousselines, etc.France Grande-Bretagne Etats-Unis.Allemagne.Suisse.432 8,924 Velours et pluches.27b 190,504 22,643 6,832 2,453 198,934 15,247 5,328 France Grande-Bretagne Etats-Unis.Allemagne.Articles de lingerie.1,175 11,670 45,328 561 F rance Grande-Bretagne, Etats-Unis.Allemagne.Suisse.10,411 30,116 au 048 957 1,046 Crêpe.2,571 16.657 1,072 2,581 15,820 France Grande-Bretagne Etats Unis.Allemagne.Rideaux.207 639 COTONS, TISSUS ET CONFECTIONS 1898.S 7,193 184,997 115,287 1,003 Tissus écrits et blancs.1899.S 1,863 294,663 246,780 1,822 15.-240 249 473 SS, 0X6 3,743 33,033 14.824 192,711 78,494 872 26,026 TOILES ET CONFECTIONS France.Grande-Bretagne Etats-Unis.Allemagne .Suisse.France Grande-Bretagne Etats-Unis.Allemagne Imprimés.France 23,005 1,731,139 645,145 57,853 26,617 2,247,683 769,600 35,304 Grande-Bretagne.Etats Unis.Allemagne .Binderies blanches.Toile damassée et linge de table.S 1,882 345,447 9,958 7,699 1,212 S 1,266 269,524 8,790 6,003 France.Grande-Bretagne Etats-Unis.Allemagne.Belgique.Fiance .Grande-Bretagne Etats-Unis.Allemagne.Suisse.7,084 32,680 10,971 29,496 11,963 7,968 113,866 39 959 Mouchoirs.3,897 64,365 452 103,851 1,553 118,245 1,089 France.G rande- Bretagne Etats-Unis.Allemagne.Suisse.Filés non teints.546 France.Grande-Bretagne Etats-Unis.Allemagne.Mouchoi rs.25 151 1,531 6,006 15,926 17,347 19,573 20,609 7,739 Essitiemains.962 57 France.Grande-Bretagne.Etats-Unis.Allemagne.Toile en pièces éerue ou blanchie.442 749 France.Grande Bretagne Etats-Unis.Allemagne .Suisse.1,449 93,895 1,610 940 5,847 2,851 139,910 1,801 1,948 14,310 130,505 1,462 1,448 103,512 1,083 2,792 France.Grande- Bretagne Etats-Unis.Allemagne.Belgique.1,521 93,447 2,518 317 3,654 707 Fil sur bobines.86,170 1.325 France.Glande Bretagne Etats-Unis.709 277,039 72,193 3,995 12,467 3,476 180,543 90,321 4 1.777 Allemagne Belgique .269 Canevas, toile croisée, etc.8,316 Confections.France.Grande-Bretagne Etats-Unis.Allemagne.Belgique.421 1,207 400,253 7,942 1,467 3,555 France.G rande- Bretagne Etats-Unis.Allemagne.295,376 6,484 1,861 4,216 3,798 114,683 168,745 10,438 7,470 137,138 173,024 11,273 r 156 LAINES, TISSUS ET CONFECTIONS Tapis Bruxelles.1899.1,161 398,960 10,222 4,328 1898.Casimirs.France.Grande-Bretagne.Etats-Unis.Allemagne.Feutre pressé, non recouvert.1898.8 9,775 49,277 1899.g 5,967 102,498 3,665 2,394 1,407 280,447 5,514 F rance.Grande Bretagne Etats-Unis.Allemagne.100 920 721 Draps.France.Grande-Bretagne Etats-Unis.Allemagne.9,974 34,099 26,837 107,173 5,513 36,703 23,123 117,725 France 7,917 1,061,116 14,042 19,902 7,169 14,143 1,361,314 11,641 47,084 9,310 Grande-Bretagne Etats-Unis.Allemagne .Belgique.(A suivre.) Etoffes à paletots.France 3,689 536,307 1,598 9,457 3,974 482,797 1,357 1,146 Grande-Bretagne Etats-Unis.Allemagne.Tweeds.BEVUE COMMERCIALE France.Grande-Bretagne.Etats-Unis.Allemagne.Belgique.» Flanelles.3,971 500,099 1,251 4,300 3,892 1,957 413,508 Montreal, 15 septembre 1900.La température de la fin d’août a été belle et chaude, ce qui a compensé un peu les bouderies précédentes du soleil, dont l’effet avait été de supprimer pour ainsi dire la saison d’été.Les récoltes de grain ont pu mûrir et l’on a pu les engranger eu bonne condition.Les premiers jours de septembre ont été magnifiques aussi ; mais depuis huit jours, nous avons une température d’automne, bizarreries de notre climat ont eu pour résultat de retarder d’abord, de quinze jours à trois semaines, l’ouverture du commerce d’automne, puis de stimuler ce commerce pour regagner le temps perdu.La situation agricole au Canada, à la fin de la saison de 1900 est, en somme, satisfaisante.Mais, en détail, elle est passablement bigarrée.Au Manitoba, la récolte de blé dont nous avons signalé les péripéties, avait donné comme quantité un rendement supérieur à ee qu’on attendait.Mais voilà que, la moisson n’étant pas encore terminée, le temps s’est mis à la pluie.Une grande partie du blé était resté sur le champ, attendant que l’achèvement de la moisson permit aux cultivateurs de la mettre en meules et de la battre.Dans ces immenses prairies, les superficies ensemencées dans chaque ferme ne permettent pas de procéder méthodiquement comme dans nos fermes de France et de mettre à l’abri le grain une fois coupé.Aussitôt le blé mûr, on y met la moissonneuse-lieuse et les petites gerbes de cet instrument restent en place jusqu’à ce qu’on ait fini de couper tout le blé de la ferme.Alors on les met en meules, puis on amène sur le champ la batteuse à vapeur, ou bat, on met en sacs et l’on empile le sacs sur place, jusqu’à ce qu’on ait le temps de les charroyer à la station prochaine du chemin de fer.Les cultivateurs ont rarement des granges ou des greniers suffisants 380 3,164 9,197 France.Grande-Bretagne.Etats-Unis.Allemagne.Bonneterie et tricots.860 3,802 54,265 3,708 3,035 52,244 3,491 807 Ces F rance.Grande-Bretagne Etats-Unis.Allemagne.Bas et chaussettes.760 3,560 104,573 61,819 38,893 96,370 26,533 34,706 France.Grande-Bretagne Etats-Unis.Allemagne.Filés.613 4,026 582,314 18,525 43,224 444,262 1,628 41,737 France.Grande-Bretagne.Etats-Unis.Allemagne.Belgique.1,378 112,166 2,834 47,369 23,298 1,550 205,843 7,211 54,227 10,293 Tissus de laine ou partie, N.B.A.F rance 552,217 2,208,500 26,847 230,453 513,508 2,567,429 33,730 250,180 Grande-Bretagne Etats-Unis.Allemagne.Etoffes à robes, doublures, alpacas, etc.F rance 18,257 51,752 15,238 25,019 Grande-Bretagne.Etats-Unis.Allemagne.48 536 1,428 6,551 Confections.France 23,683 431,000 83,542 355,442 11,125 476,036 162,179 373,412 Grande-Bretagne Etats-Unis.Allemagne. 157 l’année dernière, et les conditions favorables de la production et de la vente augmenteront probablement les bénéfices des producteurs de deux ou trois millions de dollars, rien que pour cet article.Les produits forestiers ont eu un débouché très lucratif cette année et les exploitations forestières, les scieries, les fabriques de pâtes de bois ont donné des résultats magnifiques.De ce côté, encore, la condition économique du pays est excellente.Chaque jour, pour ainsi dire, on voit surgir des projets de nouvelles usines à pâte de bois.Tout récemment on annonçait qu’une compagnie franco-belge— plutôt belge, toutefois, avec un capital de $3,000,000, venait de passer un traité avec la compagnie propriétaire des chûtes de Shawinigan, pour l’établissement de vastes usines, dans cette localité.L’industrie métallurgique a été prospère, grâce à la hausse persistante des produits ; une compagnie à gros capital a été fondée, le printemps dernier pour l’établissement d’aciéries de grandes dimensions près des gisements de minerai, dans la province de la Nouvelle-Ecosse.Il y a quelques années, le Canada importait d’Angleterre les fontes et le fer en barre dont il avait besoin.Aujourd’hui, il produit à peu près suffisamment pour les besoins de son industrie et ce qu’il importe lui vient des Etats-Unis, malgré la [préférence douanière de 33J p.c.en faveur de l’article anglais.La tannerie est en meilleure situation qu’elle ne l’a été depuis longtemps.Pendant la période de cherté des cuirs en poil, elle s’est tenue sur la réserve, laissant la demande des Etats-Unis maîtresse du marché canadien.Maintenant que les peaux ont baissé, la tannerie n’ayant que des stocks modérés à offrir, peut maintenir scs prix et refaire ses approvisionnements de matière première dans des conditions normales.Les industries du cuir : chaussures, sellerie, etc, ont eu une bonne saison, les industriels canadiens ayant eu une bonne part des commandes de fournitures pour l’armée anglaise de l’Afrique du sud et même pour les troupes anglaises employées en Chine.Dans les tissus, l’industrie canadienne a maintenu sa situation.Les filatures et fabriques de cotonnades ont bénéficié de l’absence de la concurrence des Etats-Unis, où les industries similaires avaient peine à fournir à leur propre marché.La * hausse des laines en Europe a permis aux fabricants canadiens de lainages de relever leurs prix et de les mettre sur un pied qui leur permet de faire quelque bénéfice, après avoir été longtemps à peine en état de joindre les deux bouts.Des commandes du ministère de la guerre de Londres, ont peur leur récolte ; et ce qu’ils ont de disponible à la vente est transporté, sitôt battu, au chemin de fer où se tiennent les acheteurs des minoteries et où se trouvent des élévateurs qui reçoivent en entrepôt, moyennant un léger droit de magasinage, les grains que les cultiveteurs ne veulent pas vendre immédiatement.Dans ces conditions, on conçoit l’effet désastreux d’nne longue période de pluies suivant immédiatement la moisson, comme c’est arrivé cette année.Le blé coupé gisant sur le sol humide est exposé à germer ; dans tous les cas, il se détériore plus ou moins.De sorte que, cette année, il est à peu près certain qu’il ne sortira pas un minot de blé sain de l’immense territoire du Manitoba et du Nord-Ouest Canadien, car les minoteries auront soin d’accaparer tout ce qui se présentera à leurs acheteurs, et elles paient déjà des prix qui sont de 8 à 10 cents au-dessus de ce que permettrait le marché d’exportation.Les autres grains, au Manitoba, ont été moins éprouvés que le blé ; mais comme ce dernier est la principale ressource du pays, avec l’élevage, il est à craindre que la condition économique de cette partie du Canada soit tout au moins médiocre pendant toute cette campagne.Les provinces de l’Est ont en une température toute différente et leurs récoltes, sauf celle du foin, ont donné de bous résultats.Ces différences climatériques peuvent causer de l’étonnement en Europe à ceux qui ne refléchissent pas à l’immense étendue du territoire canadien qui couvre une grande moitié du continent nord-américain.La province d’Ontario a donc eu une bonne récolte de blé, de pois, d’orge et d’avoine; la province de Québec a une excellente récolte d’avoine, peu de pois, assez d’orge; le sarrasin n’est pas encore tout moi sonné.Les provinces maritimes ont également une bonne récolte do grains.Dans ces provinces, d’ailleurs, dans Ontario et Québec surtout, il est d’autres industries agricoles qui ont une importance considérable : eu particulier l’industrie laitière.La production du beurre et du fromage donne un rendement à l’exportation, qui ne le cède qu’à la production forestière.Cette année, la fabrication du beurre, dans les laiteries coopératives a été un peu diminuée, parce que la fabrication du fromage était plus lucrative ; cette diminution de la production du beurre a été compensée par des prix beaucoup plus élevés rapportés par ce produit.Mais le fromage a donné des résultats splendides.Les prix se sont tenus pendant toute la saison à 1 cent et quelquefois à 2 cents par livre au-dessus des prix moyens des années précédentes ; la production dépasse celle de 158 REVUE FINANCIÈRE aussi aidé cette industrie d’une manière très ap préciable.Le marché des capitaux est un peu plus facile ; ies banques prêtent sur garantie de titres côtés à 5 p.c.pour remboursement à demande.Elles escomptent le bon papier de leurs clients à 6 ou 7 pc.La bourse est tranquille et les cours des valeurs de premier ordre se maintiennent ; on constate même une reprise sur certaines valeurs que la rareté des fonds avait fait baisser cet été.Le change sur Londres est aujourd'hui de $4.83£ à $4.84* pour traites à 60 jours et de$4.87* à$4.87£ pour traites à vue.Les chèques sur New-York sont pris à £ ou £ p.c.d’escompte.Les traites sur Paris sont vendues au comptoir de 5 fr.l4£ à 5 fr.15 ; ou achète les traites de Paris à 5 fr.17* à 5fr.18*.Cette revue générale de la situation économique du Canada, à la lin de la saison productive de 1900, nous ayant pris une partie considérable de l’espace consacré aux marchés, nous sommes forcé de condenser en proportion nos renseignements do détail.Grains et farines.—Nous disons plus haut pourquoi le blé de Manitoba ne sera plus sur le marché d’exportation cette année.On cote le blé No 1 dur 84 cents le miuot à Fort William, tandis que, à Duluth, Etats-Unis, le même blé vaut 78 cents.Le blé d’Otario, nouvelle récolte, vaut de 70à 72 cents sur place, soit de 14 fr.75 à 15 francs les 100 kilos, franco-bord, Montréal.L’avoine blanche No 2 est cotée 30 cents le miuot, soit 10 fr.05 les 100 kilos f.a.b.Le sarrasin n’est pas encore coté.Légumes secs.—Les pois secs de la nouvelle récolte comment à arriver sur le marché.Ou cote les pois No 1 de 71 à 72 cents franco bord, Montréal, par miuot de 60 lbs (13fr.50 à 13fr.70 les 100 kilos) et les pois No 2, de 68 à 69 cents (de 12fr.90 à 13fr.l0 les 100 kilos), Les haricots, nouvelle récolte, ne sont pas encore cotés.Foin pressé.— Le marché domestique est ferme, mais l’exportation est gênée par la cherté des frets.On cote à Montréal le No 1, $9.50, le No 2, $8.50 et le foin mélangé de trèfle, $8.00, la tonne de 2000 livres anglaises.Peaux vertes.—Les prix des cuirs en poil sont un peu plus fermes.On paie à la boucherie: bœufs et vaches No 1, 8 cents la livre; No 2, 7 cents.Taureaux, 6 cents.La peau de veau a fléchi un peu : No 1, 8; No 2, 6 cents à la boucherie.La peau d’agneau vaut 60 cents la pièce.Animaux de boucherie.— Les exportateurs paient maintenant de 4* à 4f cents la livre, sur pied, les bœufs gras propres au marché anglais, et de 4 à 4* cents les bœufs des ranches du Nord-Ouest.Le mouton pour l’exportation se vend de 3^ à 3* cents la livre sur pied.Conserves.— Le marché canadien du homard eu conserve est très ferme à des prix plus élevés de $2.00 à $2.50 par caisse que l’année dernière.Quant au saumon en boîtes, de la Colombie Anglaise, il est coté de $4.25 à $5.50 la caisse, à la côte suivant l’espèce et la marque ; avec perspective de prix plus élevé, la pêche ayent ététrès petite cette saison et la production accusant un déficit de 33 à 40 p.c.TEMPERATURE DU MOIS D’AOUT 1900 Kelevée par MM.Hearn et Harrison, opticiens, à Montréal, rue Notre-Dame, 1640 et 1642.Août Farenheit Centigrade Août Farenheifc Centigrade Date Max.Min.Max.Min.17 78 62 26 17 24.5 14.5 23.5 11.5 51 22 11 69 49 21 9.5 50 23.5 10 23 72 57 23 14 79 55 26 5 13 63 31 17.5 88 74 31.5 23.5 27 86 72 30 22.5 28 80 64 27 18 : 82 62 30 80 65 27 31 76 64 Max.Min.Max.Min, 70 54 21.5 12.5 26 12.5 18.5 9.5 22.5 11.5 25 13 23.5 14.5 21.5 16 26.5 17.5 30 27.5 21 Date 1 76 58 74 52 is 51 78 2 19 49 iV> 71 4 72 52 5 77 55 21 74 22 74 58 6 60 70 V 24 63 79 8 87 i*.i 25 ut; 9 26 81 10 32 11 89 73 12 70 50 21.5 29 17 23.5 11.5 52 74 13 18.5 ’ii 11.5 52 68 14 24.5 18 25 14 30 17 57 77 15 62 so 16 Hotel Richelieu - (européen) Rue St-Vincent, Montreal 8 Situé à proximité du débarcadère : : A?des bateaux transatlantiques et des gj*R gares de chemins de fer.Rendez - vous des touristes : et : des voyageurs de::: commerce : français.a " •r ét i2 .¦ n I 1 (I E 1 i| 1 .» M t Prix Modérés CUISINE ET SERVICE FRANÇAIS m A.COTÉ > (VMOCtTREiMj) Propriétaire.J __ —J - 159 AVIS AUX MEMBRES ADHÉRENTS MAISON de FINANCE 180 rue ST-JACQUES Edifice de la Banque d'Bpargnes MONTREAL Cette maison fait une spécialité de placements sur propriétés religieuses et institutions publiques, au Canada et dans tous les Etats-Unis : Evêchés, universités, collèges, couvents, hôpitaux.Aussi sur obligations ordinaires et amortissables, de chemins de fer, tramways électriques, municipalités scolaires, sociétés industrielles, etc.PLACEMENTS.—Le fondateur de la maison, M.Antoine Rouert, donne personnellement toute son attention aux placements pour ses clients européens.Les cotisations courent du 1er janvier au 31 décembre et sont dues pour l’année entière, si ce n’est pour les présentations faites dans le dernier trimestre de l’année.Dans ce cas le paie-mentde la cotisation est reporté à l’année suivante.Les membres adhérents de cette Chambre de Commerce reçoivent gratuitement le Bulletin Mensuel.Nous fournissons des renseignements gratuits sur la clientele et des informations de toutes sortes à nos membres adhérents ; insérons gratuitement les demandes d’agents de tout merçant français.Toute maison établie en France, toute maison Française éta blie à l’étranger peut adhérer à notre Chambre.Il suffit d’en faire la demande et de payer la cotisation qui est de 25 francs par année.nous COVIl- La maison Marchand-Duvigneau et Oie, rue du Pont de la Mousque, 32, à Bordeaux, demande à représenter sur la place de Bordeaux des maisons canadiennes livrant à l’exportation.Henri Darviot, vins de Bourgogne.Beaune (Côte d’Or).M.Alfred Lequeux, vins de Champagne.Châlons Marne (Marne).G.Bonhomme & Oie., à Cognac, (Charente), eaux-de-vie.MM.P.Pignol, père et file, 8 rue du Treuil à St Etienne (Loirei, manufacturiers spécialistes de rubans velours unis et envers satin, noirs et couleurs—maison fondée en 1856—demandent dans chaque principale ville du Canada dos agents à la commission, représentant déjà des maisons pour la vente d’articles qui s’adressent à la même clientèle de mode.L.de Guinefollaud, Eau-de-vie de Cognac et fines.Champagne à Augoulême (Charente).G.Ranson & Cie, àJarnac (Charente), vieilles eau-de-vie de Cognac.M.P.Bourson, 5 rue St Joseph S Paris, demande agent pour tout le Canada pour la vente des soieries et rubans de Lyon.Une fois l’adhésion accordée, on fait partie de notre Compagnie tant qu’on ne donne pas sa démission et, si cette démission parvient après la fin du mois de janvier, la cotisation de l’année commencée est due en entier.sc -sur- / Petit Courrier DEMANDES D'AGENTS M.L.Leguay, 3 rue des Remparts-d’Ainav, à Lyon demande un représentant au Canada pour "la vente de ses soieries.M.L.Israël ancien négociant exportateur, 9 Place des Ternes, à Pans, désirerait entrer en relations avec agents canadiens pour leur faire obtenir la représentation de maisons françaises.Le journal Le Bois, 26 rue Caumartin à P,.ris, demande des correspondants pouvant livrer des bois eu France.M.A.Couspeire, 8 rue Drouot à Paris, demande la représentation pour la France d’une bonne maison canadienne pour la vente de madriers d’épiuette.M.Victor Guédé, pelleteries et fourrures, 9 rue Bailliî à Paris, désire entrer en relations avec des maisons du Canada pour la consignation ou la représentation de tous articles de pelleteries brutes ou apprêtées pouvant s’employer en fourrures.Références sur demande.MM.Chemineaud Frères, à Jarnac-Cognac, eaux-de- OFFRES D’AGENTS OU MAISONS M Pascal Garcin, 1 rue de l’Abbé de l’Epée à Marseille, se chargerait de l’agence, pour la France de bonnes maisons canadiennes.vie.M.A.Boivin, représentant de grandes maisons et fabriques européennes, se chargerait de l’agence l’Amérique du Sud, d’une bonne maison canadienne.L’adresse de M.A.Boivin est : Cal le Independence 1778 à Bnenos-Ayres (République Argentine).‘ M.Jules Pony, 1632 rue Ste Catherine, à Montréal demande la représentation de librairies françaises et belges pour le Canada.M.A.Weissenthanner, 168 rue St-Maur à Paris (succursale à New York) demande l’agence de maisons canadiennes.Debouchaud et Oie, à Nersac (Charente), fabrique de feutres en tous genres pour papeteries.M; Paul Garnaud, spécialité de vins fins de Bordeaux et vieilles eaux-de-vie de Cognac à Gondeville St-Même sur Cognac (Charente) France.M.Martin Boussuge, fils, de Narbonne, demande agent pour vendre ses vins au Canada La maison A.Magnier & Oie., de Blanzac-sur-Oognac demande un représentant pour la vente au Canada de ses eaux-de-vie.MM.pour M.H.Sonolet, 2 Cité Paradis à Paris, France désire entrer en relations avec des négociants, propriétaires ou exportateurs de rondins de sapin blanc (white spruce).MM.Peetor et Ducout, jne,3 rue Rossini, Paris, France sollicitent la consignation ou la représentation, pour là vente en France, de produits canadiens manufacturés non.1 “*>“• Propriétaires de items de eoutiMm»“»f~«™r de p,& KEÏ' " °10' vlu’ et epiriiueex, à O.udér.u, ou M.Emmanuel Coste, 14 rue Ausone à Bordeaux demande à représenter en France maisons canadiennes exportant pommes évaporées, haricots, pois ronds homards et saumons eu conserves, viandes salées et œufs de poisson.Références fournies sur demande r 160 cette avant-cour-rière du progrès en toutes choses, dans le domaine des idées, dans celui des arts, des rapports internationaux, du commerce et de l’industrie, a pour point d’honneur de toujours donner l’exemple dans le domaine du journalisme canadien.L’année 1898 marquera LA PRESSE.En effet : sa circulation a atteint le point le plus élevé depuis sa fondation, plus de 66,500 copies imprimées et vendues, lues chaque jour par au delà de cent cinquante mille personnes.C’est grâce à son système d’information parfait sous tous les rapports que LA PRESSE est parvenue à atteindre cette énorme circulation, plus forte que celle de n’importe quel autre journal français ou LA PRESSE J dans l’histoire de anglais du Canada.La publicité dans LA PRESSE est reconnue partout comme la meilleure, parce qu’elle s’adresse Le passé est un sûr garant Les annonceurs de LA PRESSE con- à la classe qui achète pour l’avenir, tinuent à annoncer dans LA PRESSE, parce qu’ils en retirent des bénéfices sans cesse grandissants.LA PRESSE MONTREAL.A.de WYNTER, 23 Haymarket Londres, Angl N.LACROIX, 10 rue de Rome Paris.
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