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Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
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Références

Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1902, Collections de BAnQ.

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NEUVIÈME ANNÉE Décembre 1902 No 113 BULLETIN MENSUEL PUBLIÉ PAR LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTRÉAL TIRE A MILLE EXEMPLAIRES Prix d’abonnement 10 francs par an.SIÈGE DE LA CHAMBRE 10 RUE DE L’HOPITAL, MOBTTREAL.Le Bureau est ouvert tous les jours, sauf le dimanche, de 10 heures a midi et de 1 heure à 4 heures.Adresser toutes lettres et communications à la Chambre de Commerce Française de Montréal, à MONTREAL Can.lO Rue c 1 « s rBCopital.Adresse Télégraphique : “ GALLIA ” Montréal.AVIS Comptes rendus des séances de la Chambre de Commerce Française de Montréal.SÉANCE DU 20 NOVEMBRE 1902.Le Commerce français trouvera tout intérêt à Extrait du procès-verbal de la séance du vingt nose renseigner auprès de notre Chambre de Com- vembre mil neuf cent deux, tenue sous la présidence de M.H.Jonas, président.merce sur le compte de tout individu de notre place sollicitant des représentations.Parmi les présents : MM.de Sieyès, Chouillou, Bouesnel, Gouillioud, Helbronner, Piuoteau, Pony, Hamon.Le procès-verbal de la dernière 'séance est lu et adopté.Il est procédé au dépouillement du courrier qui contient un certain nombre de dema ides de renseignements notamment sur les livres, vins et liqueurs, bestiaux, etc.L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée.Nous recommandons aux personnes, qui ont l’occasion de nous écrire, de bien indiquer l’adresse exacte de notre Compagnie : Chambre de Commerce Française de Montréal, ÎO RUE DE L’HOPITAL.SÉANCE DU 4 DÉCEMBRE 1902.- Extrait du procès-verbal de la séance du quatre décembre mil neuf cent deux, tenue sous la présidence de M.H.Jouas, président.M.le Consul Général de France assiste à la réunion.Parmi les présents : MM.de Sieyès, Balcer, Chouillou, Cordon, Maignot, des Etangs, Gouillioud, Devin Monier.En omettant la désignation Française, ce Le procès-verbal de la précédente séance est lu et qui arrive à plusieurs de nos correspondants, les adoPté- Il est.procédé au dépouillement du courrier qui lettres sont remises—comme il est juste_____à la contient plusieurs demandes de renseignements tamment sur les vins et liqueurs, chaussures, épices, produits pharmaceutiques, cuirs, huiles d’olive, etc.L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée.no- Chambre de Commerce du district de Montréal. 138 LA POMME CANADIENNE LES RELATIONS COMMERCIALES FRANCO-CANADIENNES Si la pomme est originaire de la Mésopotamie, où les archéologues chrétiens placent le site du Paradis Terrestre, il n’en est pas moins vrai qu’elle est beaucoup plus savoureuse dans les pays froids que dans les pays chauds.Le Canada, par exemple, exporte de§ pommes en Louisiane et en Floride, d’où il importe des oranges, etc.Nous n’avons pas l’intention de faire ici une étude détaillée et documentée de la pomme canadienne, qui, pourtant, eu vaut bien la peine.Ce sera pour quelqu’autre occasion.Un simple coup d’œil suffira pour le moment ; et répondra aux questions que l’on se pose'sans doute en France, après une année, “ où il n’y a pas eu de pommes ”, à savoir si le Canada ne pourrait pas fournir la pomme déficitaire pour la fabrication des cidres de Normandie et de Bretagne.Il est clair que les pommiers canadiens viennent de semis ou de boutures de pommiers normands et bretons apportés par les compatriotes de Jacques Cartier et de Samuel de Champlain.Toutefois il est remarquable qu'on ne trouve au Canada aucun représentant du pommier à cidre ; soit que les colons canadiens eussent renoncé au cidre national dès leur départ, soit que l’espèce ait dépéri et se soit éteinte faute de soins et faute d’appréciation par les colons.Il n’existe donc au Canada que la “ pomme à couteau ”, dont quelques variétés sont d’ailleurs exquises et ont une renommée inter-impériale.Citons la pomme Fameuse, dont le versant nord-ouest du mont Royal, dans l’île de Montréal, est l'habitat de prédilection et la St Laurent.La Fameuse, est d’une grosseur plutôt petite ; mais bien venue, elle est ronde, lisse et d’une belle couleur rouge foncée.Sa chair est d’une saveur délicate, elle est juteuse et parfu-Malheuresement elle se conserve difficilement un cm- Au banquet annuel des élèves de l’Ecole Polytechi-mique de Montréal, qui a eu lieu à l’hôtel Windsor le 22 novembre, et auquel assistaient plusieurs personnages de distinction, le nouveau ministre de la Marine et des Pêcheries a fait ressortir, dans une chaude allocution, l’importance croissante du commerce extérieur du Canada.“ Si l’on calcule par tête d’habi-“ tant, a dit M.Préfontaine, le Canada occupe dans le “ monde, le troisième rang par ordre d’importance, “ immédiatement après la Grande-Bretagne et la Bel “ gique Le Consul Général de France, appelé ensuite à prendre la parole, s’est félicité avec M.Préfontaine des progrès constants du commerce extérieur du Canada.“ commerce extérieur d’un pays à celui de sa popula-“ tion ne peut montrer qu’une des faces de la question, et il faut se bien garder d’en interpréter les “ conséquences dans un sens trop absolu.Pour ce qui l< concerne spécialement le Dominion Canadien, dont “ le territoire est immense et la population clairse-“ mée, c’est l’évidence que le marché intérieur est “ par essence radicalement insuffisant.De là découle “ la nécessité non moins évidente de chercher au de-“ hors, pour des produits toujours surabondants, des “ débouchés de plus en plus larges.Le marché fran-“ çais peut être un de ces débouchés.Lors d’un séjour récent à Paris—si l’on en juge par les déclara-“ tiens du premier ministre à son retour à Montréal— “ Sir Wilf.id Laurier et l’Honorable M.Fielding ont “ dû faire de la bonne besogne et préparer la voie à “ un nouvel arrangement commercial.Sans rien ré-“ vêler de choses que d’ailleurs j’ignore, a dit plai-“ sam ment M.Kleczkowski, il est bien permis d’exprimer l’opinion qu’une entente devrait être facile “ et de souhaiter qu’elle soit, le jour venu, aussi com-“ plète et aussi cordiale que possible ”.Mais, a-t-il ajouté, le rapport du chiffre du mée.et ne pourra supporter l’exportation qu’avec paquetage soigné et dans des compartiments maintenus à une température fraîche sans descendre trop < ( bas.Ces paroles ont été vivement applaudies.Nous nous associons avec empressement au vœu qu’elles expriCe n’est pas faire preuve d’une curiosité ex- La 8t Laurent, plus grosse, est une proche parente de la reinette-verte de France, assez vives ; sa saveur et son parfum, peut être peu moins délicats que ceux sont pas moins très estimés.Des espèces anglaises, allemandes et russes ont été implantées ici, ces dernières depuis vingt-cinq ans seulement à la suite d’un voyage fait à St Peters-bourg par un horticulteur canadien anglais.Quelques-unes ont très bien réussi et le commerce d’exportation très considérable qui se fait chaque année l’Angleterre prend principalement les Baldwin, Elle a des couleurs ment.cessive, si nous ajoutons que notre Chambre de Commerce ne serait pas fâchée de savoir ce qu’il est ad-des négociations engagées à Paris par les minis- un de la Fameuse, n’en venu très canadiens, sur quels points elles ont pu porter, et quelles chances elles offrent d'aboutir promptement à un accord dont profiterait certainement le commerce des deux pays.sur 189 terre et tous les légumes de l’est du Canada peuvent y être cultivés.Elles sont arrosées par la Saskatchewan, la rivière à la Paix, la rivière Liard et leurs tributaires, qui déversent leurs eaux dans l’Océan Arctique; parles rivières qui forment les sources du Yukon, le célèbre fleuve aurifère qui se jette dans la mer de Behring .et à l’ouest des Rocheuses, par la Skeena, riche en saumons.Comme richesses minérales on y trouve, outre l’or et l’argent, le fer, le cuivre, l’étain, le pétrole et la houille.Le climat, dans la partie la plus septentrionale, n’est guère différent de celui de Winnipeg ; il devient beaucoup plus doux dès que la chaîne des Rocheuses est traversée et que les brises chaudes de l’Océan Pacifique peuvent y pénétrer.On se demande si le Grand-Tronc entend construire une voie nouvelle sur tout le parcours, ou s’il tâchera d’utiliser divers tronçons qui existent déjà, notamment le Canada Atlantic, dans Ontario, et le Great Northern dans le Manitoba.Ou s’attend à quelque opposition de la part d’une autre compagnie anglo-canadienne qui, sous le nom de Trans Canada, s’est fait concéder le droit de construire un chemin de fer au nord de la ligne du Pacifique, à partir de Québec, mais dont le capital n’est pas encore complètement constitué.Si le Grand-Tronc entend construire sa nouvelle ligne sans subventions, il n’aura que peu de difficultés à obtenir l’autorisation législative nécessaire ; mais s’il demande des subventions, ce qui est plus probable, il lui faudra probablement négocier avec les intérêts qu’il dérange.La concurrence qu’il ferait au Pacifique Canadien pour le commerce du Nord-Ouest canadien ne saurait causer d'anxiété à cette dernière compagnie que si le tracé adopté se rapprochait trop de la ligne actuelle ; mais tout ceux qui connaissent ces contrées et leurs ressources inexploitées sont d’avis qu’il y a là du trafic suffisant pour deux et même trois grandes lignes transcontinentales et que, au lieu de se nuire l’un à l’autre, le Pacifique Canadien et le Grand Tronc, en aidant au peuplement de ces régions dé.sortes, contribueront à l'augmentation de leur trafic réciproque.les King, les Newton, etc.Une variété russe, l’Alexandra, fournit un fruit énorme, bien régulier et bien coloré, mais presque sans saveur.Deux ou trois établissements dans la province d’Ontario font sécher et évaporer la pomme coupée en tranches et traitée au four.Mais ces pommes, séchées ou évaporées, dont des importations ont été faites en France à différentes reprises, ne peuvent servir qu’à la confiserie ; elles n’ont pas les qualités spéciales de la pomme à cidre ; si elles peuvent être employées à la fabrication d’une boisson assez agréable elles ne sauraient combler le déficit de la récolte des pommes à cidre, pour la production du vrai cidre de Normandie.Avec une ligne régulière directe, on pourrait expédier et vendre en France chaque année de grandes quantités de pommes canadiennes fiaîches.Le sol canadien étant si bien doué pour la production de la pomme, il y aurait pent être lieu de songer à y créer, eu prévision des déficits à venir, des vergers de pommes à cidre qui pourraient être en plein rapport d’ici à une quinzaine d’années.C’est une idée que nous soumettons respectueusement aux producteurs normands et qui dépend de leur seule initiative.NOUVELLE VOIE TRANSCONTINENTALE La compagnie du chemin de fer du Grand-Tronc vient de faire annoncer d’une manière officielle qu’elle a décidé de se construire une nouvelle ligne à travers le Canada et jusqu’à l’Océan Pacifique.Cette ligne prendrait naissance dans la province d’Ontario, traverserait la partie nord de cette province à une certaine distance au nord du Lac Supérieur, que louge le pacifique Canadien ; et toucherait à Winnipeg.A partir de la capitale du Manitoba, elle s’élèverait dans le nord, ouvrant à la colonisation d’immenses étendues de terres fertiles, trop éloignées de la ligne du Pacifique ; elle traverserait la chaîne des Montagnes Rocheuses par la brèche qu’y fait la rivière de la Paix, vers le 56e degré de latitude, et aurait son terminus occidental à l’embouchure de la Skeena, sur la Burrard Inlet, à environ 400 kilomètres au nord de Vancouver.Les régions traversées par ce tracé ue sont encore peuplées que de rares colonies de canadiens-français; de métis et de sauvages, réunis autour des missions des Pères Oblats.Elles sont uniformément propres à la culture des céréales ou tout au moins à l’élevage du bétail.Malgré leur latitude élevée, elles mûrissent parfaitement le blé, l’orge, l’avoine ; la pomme de 140 LB PORT DE MONTREAL la ligne Allan, la ligne Elder Dempster et la ligue Furness ont fourni chacune un navire, dont les deux premiers, l’Ontaiian (Allan) et le Melville (Elder Dempster) sont partis, le 18 octobre et le 28 novembre, avec des chargements complets, consistant en fromage, beurre, grains, farines, bois de construction œufs Le port de Montréal a été fréquenté cette saison par 757 vapeurs longcouriers, contre 742 l’année dernière ; cette augmentation de 15 vapeurs provient principâment du fait qu’un certain nombre de vapeurs appartenant aux lignes régulières de Montréal et qui avaient été nolisés pour transporter d"8 troupes et du matériel de guerre dans le Sud-Africain, sont revenus à leur route habituelle.Ce sont, entr’autres, le Bavarian (ligne Allan), 6275 tonneaux, le Montezuma (ligne Elder Dempster) 4734 tonneaux, le Milwaukee (ligne Elder Dempster) 4784 tonneaux et le Montréal (ligne Dominion), 4450 tonneaux.Le tonnage entré dans, le port a été de 1,453,058 en 1901, et de 1,528,000 en 1902 ; soit 75,000 tonnes de plus.Les chargements à l’arrivée ont été comme d’habitude, de nature très variée : tissus, métaux, matériaux de construction, surtout en fer, acier, verre à vitres, rails d’acier, etc.Mais la grève des charbonniers de Pennsylvanie a été une bonne aubaine pour notre flotte, à qui elle a fourni de nombreux chargements de charbons anglais, gallois et écossais.En général d’ailleurs, les importations ont été plus considérables cette année dans toutes lignes, de telle sorte, même, que le fret d’Europe an Canada a été un peu plus cher que d’habitude, cette année.Nos exportations ont été en majeure partie en bois de service, beurre, fromage, foin, blé, farines et grains grossiers, œufs, cuirs, et, sur le pont, bétail vivant.Les grains grossiers, avoine, pois, orge, seigle, sarrasin, blé, etc., ont donné peu de fret au début de la saison, les prix pratiqués ici ne permettent pas l’ex.portation.Fin octobre et durant tout le mois de no.vembre, toutefois, il y a eu un mouvement considérable de grains et de foin pressé.Le taux de fret pour l’Angleterre, Hambourg et Anvers ont été assez fermes au début, puis ils sont devenus plus faciles et ont baissé, sans cependant descendre tout à-fait aussi bas que dans les ports des Etats Unis.Les sinistres maritimes dont a souffert notre flotte ont été assez nombreux, mais aucun n’a été très grave.Les enquêtes instituées à propos de chaque cas ont élucidé le fait que ces sinistres étaient dus à l’imprudence ou à l’ignorance des officiers ou à la négligence des pilotes ; aucun n’a été causé directement par le mauvais état du chenal ou la difficulté de naviguer le St Laurent.Une nouvelle ligne a été inaugurée cette année ; non la France, mais suivie Cap de Bonne Espé-et Natal.Trois de nos grandes compagnies : > pommes, miel, foin spécialement préparé, viandes en conserves, etc , avec guelques échantillons de produits manufacturés : chaussures, machines agricoles, etc.?» Nos'priniipales lignes ont fourni le tonnage suivant : Ligne Allan 1902 1901 Voyages Tonnage Voyages Tonnage sur Liverpool.Glasgow.Londres.Afrique.29 130,802 29 125,858 65,390 40,918 2,431 28 74,080 32,677 2,780 28 .16 16 1 1 74 240,239 74 234,597 Ligne Elder Dempster Liverpool.Bristol.Londres.Afrique .Divers.29 101,409 77,811 57,817 2,872 25 93,614 77,720 29,826 25 28 19 14 1 > 7 15,992 74 239,959 77 211,152 Lignes Robert Reford & Co Thompson.Donaldson.Lord.Divers.North Western .40 82,035 81,379 10,406 21,823 48 96,076 88,926 13,417 12,620 11,968 31 33 6 9 13 8 3 89 195,643 106 228,007 Lignes Furness Withy & Co Manchester.Hambourg.Hansa.57,348 33,564 32,077 .18 21 62,629 27,801 30,086 .16 13 13 11 47 122,989 45 121,474 Lignes McLean Kennedy & Co Head.Holme .Divers.22 52,856 5,463 50,993 25 56,643 8,324 41,675 4 6 32 26 68 109,312 67 106,542 Lignes Leyland & Etlerman Co Anvers.Londres.Divers.Afrique.24,267 19,863 1,862 9 13 31,244 7 1 1 1,924 11,433 44,601 Les recettes de la douane de Montréal ont augmenté de plus d'un million de dollars comparativement à 1901, comtre le démontre le tableau suivant : 2 46,022 17 10 pas sur rance 141 LES EXPORTATIONS DE BEURRE ET DE FROMAGE DU CANANA EN 1902 1802 1901 Mois : Mai.Juin.Juillet .Août.(.Septembre.Octobre .Novembre (au 19) $7114,207.93 $ 824,018.37 769.467.14 1,025,994.33 926,532.63 989,185.70 905.468.14 1,138,267.67 796.697.74 957,575.28 858.454.74 994,830.88 486.938.75 557,366.93 La saison de l’industrie laitière au Canada commence avec le printemps, en mai, chaque année et se termine commencement de novembre.Pendant cette saison, les vaches sont tenues au pâturage, où la traite se fait deux fois par jour : le lait est fois par jour à la fromagerie ou à la beurrerie pérative, où il est pesé, et le poids en est crédité au compte du fournisseur ou répartition du produit des ventes.L’établissement de fabrication appartient généralement à un particulier qui fabrique soit pour son propre compte, soit pour le compte des cultivateurs syndique^ ou “ patrons Dans le premier cas, il achète le lait â tant par 100 livres et vend pour son propre bénéfice, le beurre ou le fromage fabriqué.Dans le second cas, il tient compte du lait fourni par chaque patron, et vend leur compte le produit de la fabrique ; à chaque au $5,485,767.07 $6,486,744.66 5,485‘767.07 porté une coo “ patron,” pour servir à la $1,000,977.59 Augmentation Les revenus du port de Montréal au 15 novembre, droits de quaiage accusent une augmentation de $39,000 pour les marchandises importées et de $4.000 pour les exportations, en tout $43,000, comme suit : en 1902 1901 $126,500 $165,500 69,500 73,550 A l’entrée A la sortie $196,000 $239,000 196,000 pour vente, il répartit la somme reçue entre les patrons en preportion du lait fourni par chacun, après avoir prélevé, pour payer le coût de la fabrication, une somme de tant par livre.C’est généralement 1 cent par livre de fromage et 4 cents par livre de beurre.La saison du beurre est plus longue que celle du fromage; elle commence en mars, avec le lait nouveau des vaches pui viennent de vêler et se prolonge souvent jusqu’à la fin de décembre.Depuis quelques années, beaucoup de fabriques de la province de Québec ont deux outillages ; l’un pour la fabrication du beurre, l’autre pour celle du faomage.On commence à faire du beurre dès que le lait nouveau est assez abondant ; on se met au fromage ensuite lorsque les vaches peuvent être laissées au patu-mai : à la fin d’octobre ou au commencement $43,000 Augmentation Pendant la saison de 1902, de grands travaux ont été faits dans le port.Les voies des chemin de fer ont été élevés à la hauteur des nouveaux quais.Un quai neuf a été construit et on lui a donné le nom de quai du roi Edouard.On va probablement construire des hangars permanents sur les nouveaux quais dont le n veau dépasse des crues d’automne et de printemps.On n’a pas encore décidé s’ils seraient construits par les Commissaires du port qui les loueraient aux arma, leurs ou si l’on permettrait aux armateurs de les construire à leur frais et pour leur propre usage.Au 1er août'1903, les constructeurs devront livrer un immense élévateur—entrepôt de grain, sur les quais extérieurs du port ; cette construction qui est commencée, sera en acier sur base de béton.Elle contiendra 78 compartiments, composés de plaques d’acier et pourra entreposer 1,000,000 de bushels.Elle sera pourvue de boyaux transbordeurs qui la relie ront aux navires amarrés à son quai ; et d'une tout-marine de 24 pieds de large, 33 de long et 150 de haut ; qui sera montée sur un truck roulant sur 24 paires de roues sur une double voie de chemin de fer.Ces appareils pourront faire la manutention suivante : chargement dans l’élévateur de grain sur barges : 18,000 bushels à l’heure ; sur wagon—20 wagons à l’heure.Ils pourront aussi transborder à bord des vapeurs 80, 000 minets de blé à l’heure.En admettant ce fonctionnement à un tiers du temps, ils pourrons recevoir et expédier plus de 18,000,000 de minots pendant la eaizon.rage, en de novembre, lorsqu’il faut ramener les vaches à l’étable, on revient à la fabrication du beurre.Tous les huit ou quinze jours, le fabricant envoie sa production au marché: soit au marché central, à Montréal ; soit à des marchés régionaux, où se tient, à date fixe, pendant la saison, une espèce de bourse du beurre et du fromage.Sur ces marchés, les exportateurs et les marchands de Montréal sont représentés par des acheteurs qui, après examen des échantillons, font des offres suivant une espèce d’enchère.Les vendeurs inscrivent sur un tobleau le nombre de meules que chacun offre eu vente et attendent que les enchères soient arrivées au prix qu’ils sont décidés à accepter.La vente terminée, les lots de fromage et de beurre sont expédiées à la maison qui s’en est portée acquéreur et là chaque meule de fromage et chaque tinette de beurre est inspectée, une déduction est faite sur le prix convenu pour 142 tout ce qui n’est pas de la qualité réglementaire et.après pesage par un “ peseur ” public juré, le paiement se fait au comptant.Pour calculer la production nette au cultivateur—patron, il faut tenir compte des frais divers qui grèvent le produit, jusqu’ici ce qu’il soit entre les mains de l’exportateur.Ces prix sont : le coût de la fabrication, soit 1 cent par livre pour le fromage, 4 cents pour le beurre ; le transport à Montréal, qui varie entre i et | cent par livre, suivant la distance ; la commission du vendeur, 1)8 cent ; et celle de l’acheteur, 1?8 cent aussi ; enfin le profit du négociant exportateur, qui ne dépasse guère | cent par livre ; la concurrence est si grande que ce profit se trouve parfois réduit à des proportions infinitésimales.En effet, les exportateurs sont en correspondance télégraphique avec les importateurs anglais de Liverpool, Londres, Bristol, Glasgow, etc.Tantôt ils achètent sur des commandes fermes à des conditions convenues par câblogramme : quantité, qualité, mois de fabrication, provenance et prix ; ils n’ont alors qu’à prendre livraison, mettre le paquetage en ordre et expédier par prochain steamer.Tantôt ils achètent pour leur propre compte ou bien se font réserver “ l’option ” d’un prix fixé et offrent par câblogramme à leur correspondant anglais.Le fromage vendu, et mis à bord, l’exportateur fait traite sur l’acheteur et cette traite accompagnée des documents ordinaires, leur est escomptée par leur banque à Montréal.Il nous a paru intéressant de donner à nos lecteurs un aperçu de ces détails des opérations commerciales qui se pratiquent dans le commerce de deux des plus importants produits agricoles du Canada ; ils se feront ainsi une idée de la simplicité et de la rapidité de ces opérations et de la modicité des prélèvements par les intermédiaires.Au Canada, d'ailleurs, comme aux Etats-Unis, on cherche de plus en plus à simplifier les affaires, à diminuer le nombre des intermédiaires et à mettre au contact aussi rapproché que possible le producteur et le consommateur.La statistique du port de Montréal permet de suivre depuis une trentaine d’années l’expansion qu’a prise l’industrie laitière au Canada, grâce à la possession, en Angleterre, d’un marché franc de droit, toujours ouvert et capable d’absorber tout ce que le Canada peut produire.Il suffira, croyons-nous, de remonter à 1896 pour démontrer de quelle importance est pour le pays cette industrie agricole.De 1896 à 1902, les importations de fromage pendant la saison, ont été : Valour à Montmil 2,109,171 $18,455,240 1,791,613 13,168,365 2.077.000 17,077,500 1,896,496 16,171,968 1.900.000 12,540,000 2,102,985 14,720,800 1,726,237 12,083,000 Les exportations de fromage ont été dirigées sur les points suivants : Années Moules 1902 1901 1900 1899 1898 1897 1890 I 1902 meules 1900 moules 925,200 717,199 865,353 515,325 422,847 465,035 398,043 409,421 451,054 124,125 103,247 127,929 58,301 38,553 43,313 52,643 33,264 50,776 17,554 30,915 37,996 9,276 8,343 10,397 6,794 5,800 14,972 1,241 17,871 8,882 50 1,989 1901 meules Londres.Liverpool.Bristol.Glasgow .Manitoba ._ Leith.Cardiff.Aberdeen.Belfast .New-Castle.Dublin .Sud-Africain Voici maintenant les quantités et valeur du beurre exporté : 681 89 Valeur à Montréal .539,845 $8,205,644 .410,000 6,242,000 .256,000 3,695,000 .461,000 6,171,000 .270,000 4,375,000 .220,000 3,762,000 .157,321 1,928,000 Années Colis 1902 1901 1900.1899.1898 .i 1897 1896 Ces exportations ont été dirigées sur : Ports Londres.Liverpool.Bristol.Manchester.Glasgow.Sud-Africain Leith.Aberdeen.Les meules de fromage pèsent en moyenne 60 livres r le beurre est empaqueté de deux façons : en tinettes de 70 livres et en boîtes carrées de 56 livres chacune.1900 1902 19)1 214,823 136,534 67,340 128,580 120,158 108,208 114,830 83,345 28,105 38,775 37,602 22,813 34,154 32,589 30,097 7,433 .200 259 6 JOHN KISS HISTOIRES DU KLONDYKE Un article sur les chiens du Canada, paru ces jours derniers dans une revue anglaise, m’a remis en mémoire les exploits de Geo.John O’Brien, le plus célèbre bandit du Klondyke, que je vis pendre à Dawson, il y a exactement un an aujourd’hui.Du Cassiar au Yukon, de la Chileoot au North-Alaska, de Bennett à Nome, O’Brien a laissé un souvenir aussi amer qu’impérissable.Se distinguant des brigands hirsutes, dès brutes fa- n 143 rouelles qui ont ensanglanté le pays de l’or ces dernières années, il fut le dilettante de la profession, le criminel gentleman, ayant au service de ses atroces instincts son' physique fatal, ses belles manières et son intelligence.Originaire de Birmingham, il était, vers 1890, directeur, à Coventry, d’une usine de cycles dont la marque fut fameuse pendant quelques années : la “ Flawed Manufacturing Co Cinq ans plus tard, il quittait l’Anglete précipitamment, à la suite d’un crime sensationnel dont il fut reconnu leurs pouvoirs, de nombreuses plaintes furent produites contre John Kiss et, autre forme de procès, à simple titre de danger public, il fut appréhendé et inaugura la prison par sans sentence provisoire de dix ans de hard- une labour.Trente mois s’écoulèrent.Le Klondyke se transforma, les champs de placers furent découverts, étendus, exploités! Dawson se construisit et la vie vrée.rre >' commença ardente, enfié-Le prisonnier en corvée vit s’élever autour de sa hutte les quartiers de la cavalvrie canadienne.l’auteur seulement l’année dernière, à Dawson, au cours de son dernier démêlé avec la justice des hommes.L instruction était présidée par mon éminent ami, l’Hon.C.A.Dugas.Ses méfaits et sa dangereuse personne, inconnus des nouveaux mineurs, oubliés des vieux pionniers, n’étaient plus pour la ville sujet de terreur, lorsqu’un soir de décembre 1899, il s’évada.un Avec un cynisme déconcertant, s’exprimant avec élégance, il nia jusqu’au bout.Je crois encore entendre les inflexions de sa voix, pénétrante et charmeuse.Et voici où cette fantastique histoire de commence Aucun piège, aucune question inattendue ne pouvait réussir à h ch,ens>que les tenanciers de bars à Dawson racontent quel-troubler.que fois aux étrangers de marque qui offrent des whiskeys h deux dollars le verre, histoire invariablement émaillée de “ Well sir! ” et de " By Jove! ” Un matin, le cadavre de sa nièce, frêle blette de ans, fut trouvé dans un fossé de la route de Land’s End près de la ville, horriblement mutilé.onze Les plus graves fuir “ harge le 18 décembre avec 72,000 dollars d’or.Ils avaient SSiSH ÜpSSSS eeurs de trails qui opérait aux environs de Skagway et , ., échappa miraculeusement aux balles de la milice noire - au road-house de la Stewart dans les galeries de la passe de Dyea.nver’ (’ etait au l,lus dur du fr0ld- La barbe rude de Jimmy Mac Donald était un rouge, à la table rustique, où le dîner leur fut servi, voyageur de mine sympathique s’assit en même temps qu’eux.— Gentlemen, dit-il, si vous allez au sud, aimables de m’agréer comme compagnon de route.Je nomme Fred Rolf, je viens de Dawson, où j’ai amené deux chargements de conserves.J’ai vendu mes chiens et sors du Klondyke à pied.Mais les trails sont peu sûrs et bien que je sois armé d'un winchester, mieux vaut être trois pour traverser le district du Yukon, vous le savez.Les deux amis, considérant l’offre comme une aubaine, tendirent la main a John Kiss, réglèrent ses dépenses avec les leurs, et il fut décidé qu’on pousserait le lendemain à cinq heures.O’Brien avait préparé ne sut jamais par quelles complaisances ou quelles rusés *** Il vint au iceberg.Près du poêle Cet assassin, que j’allai voir dans sa cellule, un jour de l’été dernier, était en vérité joli comme un " maiden ” d'Irlande.Il avait des mains de femme, des cheveux châtains épais et souples et de longs yeux bruns, caresseurs, profonds, des yeux d’ombre, des yeux de volupté et de pro! Presque imberbe, trente ans, de taille un vous seriez me messe, musclé et fin.moyenne, Il fut surtout le bel des " dancing-girls ” du Dawson de ce temps-là, qui l’avaient surnommé “ John Kiss Plusieurs de ces malheureuses filles accourues des Etats-Unis, ces beautés folles du Klondyke, qui étaient Lucy Tompkins, Nel'y Wallis, Georg e-Edith Athaw, fu rent mystérieusement assassinés la même semaine et re posent maintenant dans le roc du Ridge, sous l’éternelle neige.amour H Dès que la police montée arriva à Dawson, que le shérif et le commissaire de l’or furent officiellement investis de coup depuis deux jours.On son 144 d’Apache il avait appris le départ de deux Irlandais; il est, en tout cas, certain que ce fut le principal intérêt de A grands coup de fouet, il poussa les chiens jusque sur la rivière ; là, il déblaya la neige jusqu’à la croûte solide, évasion.Sans être autrement inquiété, il s’était rendu épaisse dans le milieu d’un demi mètre environ, fit deux en une nuit à la Stewart en suivant le Yukon, avait dé- son trous en sciant deux rondelles de glace avec une scie de prospecteur qui se trouvait parmi les outils et y enfila les deux corps encapuchonnés, déjà tachés de sang coagulé par le gel.Ensuite, il replaça les deux couvercles et égalisa passé l’auberge de troncs de sapins, et, à une demi-heure de là, au moyen de deux planches légères et de tampons de vieux linge, effacé sur la neige, en marchant à reculons la neige écartée.Mais quand ce fut fait et qu’il voulut partir, le meurtrier sentit passer sur ses reins un mauvais frisson.Les chiens avaient bondi, tiré sur leurs traits, aboyé fu-touraient le traîneau, couchés sur la neige et, montrant leurs terribles crocs, le regardaient avec des prunelles de feu.sur une distance d’un millier de mètres, la trace du sentier de chiens.Du point où il termina son étrange 1 esogne il dessina un nouveau trail dans une direction oblique, vers l’ouest, trail exactement imité, piétiné et abattu qui allait rejoindre la rivière gelée, située à trois milles de là.Ceci fait, il revint au road-house, déclara qu’il arrivait de Dawson et logerait pour la nuit.Peu d’heures après, MacBride et MacDonald faisaient sa funeste rencontre.11 voulut approcher pour se saisir du fouet, mais tout d’un coup les huskies se dressèrent sur leurs pattes, menaçants; le “leader” Willy, véritable loup, fit un bond prodigieux pour lui sauter à la gorge, les traits de l’animal l’arrêtèrent dans son élan, le traîneau pivota, John Kiss n’eût que le temps de se jeter en arrière.Dès ce moment, les mains vides, l’assassin eut très peur.Sa carabine, son coutelas, son parki, les vivres, les outils et les 72,000 dollars d’or, étaient à cinq mètres de lui, gardés par la gueule de ses redoutables ennqmis.A la nuit, après cent tentatives infructueuses, ahuri, affolé par les aboiements, il se décida à fuir.Le lendemain, il atteignit le road-house de Selkirk, sa dernière étape, à 23 milles de là.Neuf jours plus tard, le “ Grand-Tabert, ” un Canadien-français qui transportait la malle en traîneau pour le compte du gouvernement, s'étant involontairement écarte de sa route entre Selkirk et la Stewart, passa tout près d’une sleigh abandonnée chargée d’outils, de vivres, d’armes et de fourrures.S’étant approché, il releva des traces.La neige, dans périmètre restreint, avait été longuement piétinée, des preintes de pas très lourds se dirigeaient vers la rivière, il les suivit.Alors, stupéfait, le “ Grand:Tahert ” découvrit, de deux trous en silos creusés' dans la neige, parmi les cordes échanvrées et des morceaux de cuir, six chiens cre- colTé sur la glace.Et la sleigh s’engagea dans le faux sentier, de marche, John Kiss qui s’y connaissait en chiens déclara à MacBride, d’un ton enjoué, qu’il poussait sa meute comme un “ chechaco ” — appellation familière donnée à ceux qui n’ont pas passé un hiver entier Un Klondyke, — et s’offrit à mener les “ huskies ” à la voix, sans faire cm-barder le traîneau, malgré la charge.Heureux d’avoir trouvé un tel “ joly fellow ”, les deux amis s’installèrent parmi les outils et les plaids de fourrure, l’un dans les jambes de l’autre, face en avant.Debout sur la plateforme d’arrière, tenant les deux courts brancards à la façon d’une charrue, John Kiss, sa carabine en bandoulière, faisait courir les chiens, savamment, sans à-coups, envoyant dans le grand silence de la plaine de neige les “ ého éhôo! tiens.— Hold firm (tenez-vous bien), gentleman! voici un tournant.Et la sleigh s’engagea dans le faux sentier.Deux minutes après, deux coups de feu secs, sans écho, retentirent.En deux visées rapides, à la nuque, John Kiss venait de foudroyer les deux hommes.MacDonald, saisi et un instant immobilisé par l’effroi de la détonation, fut tué trois secondes après MacBride.Les six chiens attelés en éventail, à la mode kooyutt, envieusement et dès cet instant, le poil hérissé, se mirent à hurler sans interruption.John Kiss, quelque peu incommodé par garda autour de lui, puis, pour étancher le sang, loppa chaque tête d’une couverture qu’il ficela au des cordes de boyau arrachées aux bordages de la moche! moche on !.” des meneurs in- un cm fond au vés et gelés à bloc, le museau , GEORGES DTTPTTY.LA PROPAGATION ARTIFICIELLE ET L’ÉLEVAGE DES TRUITES (Par le professeur Edward E.Prince, commissaire et inspecteur général des pêcheries du Canada) ’ (Suite et fin).Be plus les alevins ne doivent pas être trop secoués, et les bidons ne doivent pas être rudement maniés.“Les alevins ne résistent pas longtemps aux secousses, dit sir Gibson Maitland.Le fond du réservoir (ou du bidon) employé pour transporter les alevins devrait être raidi moyen d’entretoises soudées en dessous, car s il oscille ce concert, re-enve-cou au avec sleigh.1 V 145 -€j?déposés sur un fond de gravier net, en eaux profondes, ou dans des parages où se trouvent des bancs de rochers crevassés.Les truites de ruisseau et les saumons devraient être déposés près des sources des rivières ou aussi haut que possible dans les tributaires des grandes rivières, en évitant, cependant, les cours d’eau qui sont à sec pendant l’été.le moindrement, les alevins se fatigueront bientôt, probablement parce que la plus légère secousse venant du fond les effrayera et qu’ils épuiseront leurs forces par des courses désordonnées à travers l’eau Le même auteur ajoute : “ Si l'on apporte le soin voulu, les alevins pourront supporter un trajet de 24 heures, mais le résultat ne sera pas satisfaisant si le trajet est plus long ”, Naturellement on peut expédier de petites quantités d’alevins plus loin et plus facilement que s’il y en a un nombre considérable.L’aération est une chose difficile.Elle ne peut se faire automatiquement comme dans le cas des poissons âgés d’un an, parce que le mouvement imprimé à l’eau fatiguera les alevins s’ils sont très jeunes.Les bidons ne devraient pas être plein jusqu’aux bords L’on ne devrait jamais donner de miettes de pain aux alevins, vu que le pain est une nourriture qui ne convient pas du tout aux jeunes poissons.Dans un long trajet, il suffit généralement de changer beau de temps à autre.C’est un fait bien connu que les saumons et les truites, âgés seulement de 2 ou 3 semaines, agitent activement leur nageoires pectorales çà et là et créent un courant d’eau qui aide à l’oxygénation et facilite la respiration.La transplantation des alevins est une chose très importante.Il est évident que les alevins ne devraient pas être subitement transférés d’un bidon chaud dont la température est de plusieurs degrés plus haute que celle du lac ou de la rivière.La température devrait être en quelque sorte égalisée en mêlant les deux eaux avant que les alevins soient transvasés.La température de l'eau dans laquelle les alevins doivent être transférés ne devrait pas être de plus de 6° plus haute o uplus basse que celle de l’eau dans laquelle ils ont été transportés de la piscifacture.Il est à peine besoin de dire que si les alevins sont envoyés à quelque distance pour être lâchés, il est à propos que tous les arrangements pour leur réception soient faits d’avance, de manière qu’il y ait des voitures qui attendent l’arrivée des bidons et que le départ s’effectue immédiatement.Avant de placer les bidons dans les voitures il faut enlever la glace qui se trouve sur leurs couvercles, à moins que l’atmosphère extérieur ne soit très chaud.Les bidons où les poissons sont enfermés ne devraient jamais être exposés aux rayons du soleil; ils devraient être protégés par un abri quelconque.Les bidons devraient aussi être parfaitement rincés et rafraîchis avec de l'eau avant qu’on y dépose les alevins.Les poissons tombent souvent malades avant de quitter la piscifacture parce que cette règle n’a pas été observée ou parce que les alevins ont été mis dans des bidons qui ont été chauffés par le soleil ou placés près d’un poêle.Il faut s’assurer des endroits où les poissons frayent naturellement dans les eaux à peupler, ou s’il ne se rencontre pas de poissons de la même espèce, l’on doit choisir les endroits où existent les meilleures conditions naturelles.Ainsi les poissons blancs devraient toujours être Les truites île lae se développeront d’autant mieux qu’elles auront été distribuées sur des bas-fonds rocheux coinin' ceux que choisissent les poissons adultes, t'es endroits offrent de nombreux abris, et les petits poissons, généralement, vont de suite se réfugier dans les creux des rocher ou sous les cailloux et les pierres.Comme les brochets, les dorés et les autres poissons de proie sont, au printemps, occupés à frayer, il y a moins de danger de la part de ces poissons qu’on ne le suppose généralement, étant donné surtout que ces voraces se trouvent alors sur des bas-fonds marécageux où ils déposent leurs œufs.Si le-môles, les vairons, les peits mulets et les brochets paraissent abonder, il vaut n’est possible, on chassera ces poissons en agitant l’eau, en parages qui soient libres de ces destructeurs, ou si cela traînant un filet sur le fond ou choisir d’autres mieux de quelque autre manière.Il arrive souvent que ni le temps ni les circonstances ne permettent d’atteindre les localités les plus favorables et qu il faut déposer les alevins dans des parages où de jeunes poissons ne se rencontreraient pas dans des conditions naturelles.Après une longue expérience dans la pisciculture, je dois avouer que la distribution d’alevins sur un fond qui, au premier abord, ne paraît pas propice, réussit mieux que l’on ne serait porté à le croire, proche que l’on adresse souvent aux employés, à savoir qu’ils déposent les alevins dans les endroits les plus commodes sans se préoccuper s’ils offrent ou non des conditions favorables, est moins grave que se l’imaginent ties gens inexpérimentés, ün homme se tenant sur la rive.un pied dans l’eau, chaussé d’une botte de pêcheur, versera doucement les alevins dans une partie profond,; près du bord, et les jeunes poissons chercheront immédiatement un abri.Le re- avec Le meilleur système est de prendre chaloupe et de déposer délicatement les alevins ; ceux-ci se disperseront alors avant d’atteindre le fond, quelques minutes les petits poissons se masseront ensemble, puis ils se répandront çà et.là et disparaîtront de la Qu’ils survivent et prospèrent, cela est hors de doute, vu (pie la remarque déjà faite s’applique dans ce cas, à savoir que les principaux ennemis des jeunes poissons se trouvent alors sur des bas-fonds marécageux où ils déposent leur frai.En favorisant ainsi la transplatation des alevins en eaux profondes lorsqu’il est difficile de les distribuer par petits groupes sur des bas-fonds, j’ai l’appui de feu Sir Gibson Maitland, qui dit: "Au début, nous placions les alevins dans l’eau la moins profonde près de la des étangs; mais ils étaient si effrayés qu’ils se massaient ensemble.Lorsqu’ils sont déposés profondes, ils se dispersent immédiatement et se répandent par tout l’étang.” une Pendant vue.
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