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Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
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Références

Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1904, Collections de BAnQ.

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FEVRIER 1904 ONZIÈME ANNÉE No 127 BULLETIN MENSUEL PUBLIÉ PAU LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTRÉAL TIRÉ A MII.LE EXEMPLAIRES 10 francs par an.Prix d’abonnement Adresser toutes lettres et communications à la Chambre de Commerce Française de Montréal, à Montréal, Can.Edifice du Board of Trade, rue St.Sacrement.Adresse Télégraphique : “ GALLIA' Montréal.SIÈGE DE LA CHAMBRE BOARD OF TRADE BUILDING, Chambre 230 M OSTTRE AL Les Bureaux sont ouverts de 9 heures à midi et de 1 heure à 3 heures.NOUS NB SAVONS PAS VENDRE A L’ETRANGER AVIS I Le Commerce français trouvera tout intérêt à se renseigner auprès de notre Chambre de Commerce sur place sollicitant des représentations.Le B u1 le tin de la Chambre de Commerce Française de Milan, nous avons publie l’article suivant, qui traduit si- bien les idées nue déjà bien souvent exprimées ici, que nous nous faisons un plaisir de le reproduire.Ce sont des choses qu’il faut faire entrer à coups le compte de tout individu de notre de marteau répétés, dans la tête de nos négociants.Nous finirons par y arriver : Chers compatriotes de la métropole, la vérité, s1 pénible qu’il nous soit de le répéter, est que, si nos transactions internationales ne dénotent pas une marche ascendante parallèle à celle des autres pays, nous ne devons nous en prendre qu’à nous mêmes, pour des causes complexes, dont l’nne sur laquelle je veux m’arrêter, est que nous ne savons pas vendre à l’étranger.Nous nous garderons bien de commencer par flatter notre amour propre national en sortant encore une fois la rengaine désormais usée que, seuls, les produits français sont de fabrication parfaitetet que nous som mes supplantés par la carmelote déversée par l’étranger, grâce à son vil prix.La camelote ne remplacera jamais l’objet de valeur intrinsèque vraie, et si nous avions su garder nos positions acquises auprès de la clientèle qui consommait nos articles en les payant bien, nous n’aurions CC pas amené, par la force des choses, nos concurrents à fabriquer bien, eux aussi, en nous supplantant par les 4111 arrive a plusieurs de nos correspondants, les facilités,qu’ils offrent aux consommateurs à conditions égales.Nous ue parlerons pas des facilités de crédit ; c’est un terrain sur lequel il est facile de glisser ; nous ne parlerons pas non plus des voyageurs de commerce.Nous recommandons aux personnes, qui ont l’occasion de nous écrire, de bien indiquer l’adresse exacte de notre Compagnie : Chambre de Commerce Française de Montréal EDIFICE DU BOARD OF TRADE, Chambre 230 En omettant la désignation Française, lettres sont remises comme il est juste—à la Chambre de Commerce du District de Montréal, 14 aussi rares à l’étranger, en ce qui nous concerne, L’Allemand traite le client avec l’empressement qu’ils sont pullulants et encombrants de la part de que les magasins de nouveautés apportent à contenter nos élégantes.Il porte à domicile ce qu’il a vendu, Nous voulons limiter le présent article aux condi- tandis que nous disons au nôtre : Votre marchandise tiens de vente, qui sont un facteur important des est prête chez nous.Donnez vos ordres pour l’envoi transactions.nos concurrents.à vos frais et risques.Nos marchandises d’exportation sont principale- Toute la nuance est là, et elle est énorme.SH8SSHIB t 1 roposi ions.plus compétent, puisqu’il connaît de quelles matières Nos exportateurs semblent appartenir encore à la dans quelles proportions son produit est composé, génération qui voyait accourir à Paris, à Lyon, à Bordeaux, à Elbeuf, à Roubaix les commissionnaires étrangers venant, eux, chercher leur échantillonnage et qui ne pouvant, certes, rentrer chez eux les mains vides, forcément échantillonnaient sur la production du fabricant.I Les trop peu nombreuses maisons qui ont perdu une partie de leur timidité et qui envoient leurs voyageurs dans ce pays ne se doutent point de combien de difficultés est hérisse le travail de ceux ci, surtout quand ils se voient en concurrence avec un voyageur allemand.Alors que le voyageur allemand se présente admirablement documenté sur toutes les questions intéressant le client et offre son produit, tout Iranco chez vous, notre voyageur parisien ou lyonnais reste, au contraire, coi devant la demande de conditions équivalentes.En ce cas, lequel enlèvera l’ordre 1 Nous n’en sommes plus là aujourd’hui.Ce n’est plus la consommation qui fait la courbette devant la production ; les rôles sont intervertis et c’est ce que beaucoup de nos compatriotes et non des moindres n’ont pas encore compris.Ils ne sont pas négociants.Quelques uns font un effort timide et vendent franco jusqu’à la frontière.C’est une minorité insignifiante.Quelques-uns encore expédient franco de port jusqu’à destination.Ceux-ci qui se comptent sur les dix doigts, méritent que nous leur décernions ici un prié de fournir un article que ne fabrique pas sa mai accessit.—Mais la maxime fondamentale est : La mar- son, ce qu’il se garde bien d’avouer, en prenne la chandise voyage aux frais et risques d.e l'acheteur.Tout commission yuand même et aille jusqu’à la faire expé-autre mode de livraison est l’exception chez nous.dier par une maison française; il s’arrange, ou mieux De cette façon, c’est à l’acheteur à pourvoir, pour sa maison, de façon à ce que cette dernière ne con-son propre compte et à ses risques, à faire parvenir sa naisse pas la destination de la commande reçue ; eu marchandise depuis l’usine jusqu’à sou magasin de recevant franco de port et de droits, l’acheteur, de son détail en payant les frais de transport et en acquittant côté, ignore la provenance.En attendant, l’Allemand les droits.V Poser la question, c’est y répondre ; et combien de nos mécomptes et, disons le vilain mot, de nos défaites, n’ont.pas d’autre origine.Il n’est même pas rare que le voyageur allemand, a pris position dans la place en vendant effectivement Or aujourd’hui, où il est devenu oiseux d’insister pour cela des produits français dont il attribue bien sur tous les raffinements de la concurrence, c’est à entendu la perfection de fabrication à sa maison, nos producteurs qu’il incombe de subir la gêne de ces raffinements s’ils veulent maintenir le contact avec le Si le voyageur français passe deux mois après, il trouvera le client fourni et, bien plus, courra le risque d’avoir l’air d’offrir de la contrefaçon.N’est-ce pas le Pour mieux nous expliquer, nous ne parlerons que comble 1—Eh bien ! le cas est fréquent, nous le du commerce de l’étranger avec l’Italie pour les pro répétons.Si c’est de bonne guerre, c’est une autre doits manufacturés sur lequel se perpétue la lutte question, pacifique des deux rivaux du continent : la France et l’Allemagne.consommateur et traiter avec ce dernier.Si, par ces quelques lignes, je pouvais arriver à convertir une demi douzaine de nonchalants, je n’aurais pas perdu ma journée et serais satisfait d’avoir générale des gabelles italiennes, le chiffre des impor- de nouveau soulevé ou, si vous voulez, rabâché la tâtions en Italie de produits manufacturés français question, ne subit qu’une modification insignifiante, tandis que l’importation allemande dénote une augmentation assez sensible par rapport à l’exercice précédent.Sur le graphique général, notre ligne reste horizontale, tandis que la ligne allemande est ascendante de gauche à droite.Les causes, avons nous dit, sont fort complexes, mais notre système de vente exposé ci-dessus y entre pour sa bonue part, croyez-le.En 1902, suivant le rapport annuel de la Direction Qu’on veuille, en tous cas, pardonner mon insistance.I.P. 15 probablement terminé en juin 1904, et qui aura une capacité de 200 tonnes.La Canada Iron Furnace Co., au 31 décembre, était train de refaire le doublage de son haut fourneau, Forges Radnor, province de Québec, et s’attendait à pouvoir le rallumer vers le milieu de février.Ce fourneau a été en activité pendant 41 semaines l’année dernière.La même compagnie a fait travailler son fourneau Midland, à Midland, Ontario, pendant 45 semaines en 1903, et le maintenait en activité au 31 décembre.MM.John McDougall & C >, qui possèdent deux hauts fourneaux à Drummondville, Québec, en avaient un en activité le 3L décembre, et comptent rallumer l’autre pendant l’été prochain.L’Algoma Steel Co., du Sault Ste Marie, Ontario, avait à la même date, deux hauts fourneaux prêts à fonctionner.On ne sait quand ils seront allumés.La Deseronto Iron Company, de Deseronto, Ont., a fait travailler son fourneau au charbon de bois, pendant 46 semaines en 1903 ; il était encore en activité le 31 décembre.La Hamilton Steel and Iron Co., de Hamilton, Ont., avait son haut fourneau en activité le 31 décembre, et l’a fait travailler 43?semaines, pendant l’année.PRODUCTION DE LA PONTE AU CANADA EN 1903 L’Association Américaine du Fer et de l’Acier, a recueilli, des industriels mêmes, la statistique de la production de fontes de tout genre au Canada en 1903.Cette production accuse une diminution de 54,139 grosses tonnes (de 2240 livres anglaises), soit piès de 12 p.c.sur celle de 1902, mais elle garde un excédant de 20,442 tonnes sur celle de 1901.La production totale de 1903 à été de 265,418 grosses tonnes, contre 319,557 en 1902, 244,976 en 1901 et 86,090 en 1900.Pendant le premier semestre, on a produit 132,930 tonnes et pendant le second, 132,488 tonnes, soit 442 tonnes seulement de moins.Sur le total de la production en 1903, on compte 247,905 tonnes de fonte au coke, et 17,513 tonnes au boR Près de la moitié, soit 126,892 tonnes sont de la fonte basique ; on a fait moins de 1000 tonnes de fonte Bessemer, et l’on n’a produit ni fonte Spiegeleisen, ni fonte de Ferromonganèse depuis 1899.Voici un tableau de la production des fontes de toutes sortes, par année, depuis 1894 : en aux t Années Grosses tonnes .44,791 .37,829 ___ 60,030 .53,796 .65,755 .94,077 .86,090 .244,976 .319,557 .265,418 1894 1895 .1896 .1897 .1898 .LA COMMISSION DES TRANSPORTS DU CANADA (*) V 1899 De retour des Provinces Maritimes, M.J.X.Perrault, Secrétaire de la Commission, a bien voulu nous donner les renseignements suivants : —Vous arrivez des Provinces Maritimes, M.Perrault ; pourriez vous nous dire qu’elle a été l’impression parmi les hommes d’affaires 1 —L’impression a été excellente.Sans distinction de parti politique les autorités municipales, les Chambres de commerce, les hommes d’affaires ont accueilli la Commission avec le plus grand empressement et se sont exprimés de la manière la plus flatteuse au sujet des membres de la Commission.Ils reconnaissent en eux des hommes d’affaires de la plus grande expérience en matières commerciales et ont exprimé l’espoir que leur mission serait couronnée des meilleurs résultats.—Quels sont les ports de mer que vous avez visités 1 —Mous avons visité tous les ports d’hiver du Nouveau Brunswick et de la Nouvelle-Ecosse, dans l’ordre qui suit : Saint Jean, Saint-André, Halifax, Sydney, Sydney Nord et Louisbourg.Les deux principaux ports d’hiver sont naturellement Saint-Jean et Halifax.Tous étaient également libres de glace par les froids excessifs des derniers quinze jours, an moment même où les ports de Portland, Boston et New-York étaient encombrés de glaces au point de gêner considérablement la navigation.Tous ces ports d’hiver s’attendent à une augmentation de commerce considérable, avec le développement du Nord-Ouest et la construction du Trans continental national.Ils 1900 1901 1902.1903 Les stocks invendus de foutes au Canada, le*31 dé cembre étaient de 19,168 tonnes.Le 31 décembre 1903, il existait au Canada, 15 hauts fourneaux en état de service, dont neuf étaient en fonctionnement et six éteints.Sur le nombre total, onze sont aménagés pour l’emploi du coke et quatre pour le charbon de bois.A la même date, trois hauts fourneaux au coke et un au bois, étaient eu voie de construction, mais .sur deux au moins les travaux étaient suspendus depuis quelque temps.La Dominion Iron & Steel Co., de Sydney, N.E , a fait fonctionner ses quatre fourneaux en 1903.Mais elle n’eu avait que deux seulement en activité au 31 décembre.On ne sait pas quand les autres seront rallumés.La Londonderry Iron & Mining Co., de Londonderry, N.E., n’a fait travailler aucun de ses fourneaux en 1903.Pendant l’année, elle a reconstruit le fourneau A et l’on s’attendait à le voir allumer vers le milieu de janvier.Ses dimensions sont maintenant de 75 x 17 pieds ; il a une capacité de 45,000 grosses tonnes par année de fonte de fonderie.La compagnie n’a pas encore décidé si elle reconstruirait sou fourneau B, qui est éteint depuis longtemps.La Nova Scotia Steel and Coal Co., a fait travailler le fourneau Ferrona, à Ferrona, N.E., pendant 48 semaines en 1903 ; il était en activité le 31 décembre.La compagnie fait construire un nouveau haut four tieau à Sydney Mines, comté du Cap Breton, qui sera 1 (*) Les gravures qui illustrent cette entrevue nous ont été gracieusement fournies par La Presse. 16 demandent en conséquence des améliorations, et des port de Saint Jean.Depuis 7 ans l’augmentation du agrandissements, qui puissent leur permettre de faire commerce d’importation et d’exportation de Saint- Jean a été en moyenne, chaque année de 66 pour cent, donnant ainsi l’augmentation totale considérable de 469 pour cent.On peut ainsi juger de ce que lui face à cet accroissement d’affaires eu perspective.—Quel est le poit d’hiver le plus fréquenté aujourd’hui ?—C’est incontestablement celui de Saint Jean, giâce réserve l’avenir, à sa position géographique, qui en fait le port le plus près de Montréal, grâce surtout à la ligue courte du Pacifique, traversant l’Etat du Maine, et aux facilités trée facile et qui pourrait au besoin abriter commode.—Vous avez dû visiter le port d’Halifax î —Parfaitement.C’est un port incomparable, d’en.H :tTT ' ils?": àsiass# i ma# V 6ç%à £?i ¦ • - L.' Y; s i ¦ i.*7 s .1* 2éS * % g '*Jy ' 1* m :¦ KM ¦ ¦w— ) SAINT-JEAN, N.B., LES PONTS ET LA CHUTE DE LA RIVIÈRE SAINT JEAN.de chargement tt de déchargement que la compagnie meut Joutes les dettes dn monde.Ici encore l’Inter-dn Pacifique a installées dans le port de Saint Jean, colonial a un élévateur, des salles de réception très Vastes hangars, élévateur d’une capacité d’un million confortables pour les immigrants, des quais et des de minois de grain, des immenses bureaux et salles hangars bien installés.On demande cependant cer de réception récemment construits pour les immi- laines améliorations preesautes au point de vue du grés, des étables pouvant abriter des milliers de commerce à venir et on compte particulièrement sur bœufs pour l’exportation, rien ne manque à cette le termins de la ligue rapide reliant le Conada à l’An-installation, si ce n’est cependant de nouveaux quais gleterre, au moins pendant la saison d’hiver, sinon pour subvenir sans retard aux exigences du commerce d’une manière permanente.Saint Jean et Halifax \T% ttOEP** -— Aw- W|- bOO- , 1 vwnrmny ?PLAN DU PONT QUE L’ON SE PROPOSE DE JETER SUR LE DÉTROIT DE CANSO sont aujourd’hui les deux ports d’hiver rivaux du Canada, avec une population de quarante et quelques mille âmes chacun.—Que pensez-vous du Cap Breton 1 —L’île du Cap Breton, qui sera reliée bientôt à la terre ferme par un pont géant, traversant le détroit de Cause, est avânt tout un pays industriel dont les mines de charbon, de fer et les pêcheries font la toujours grandissant et pour lequel les installations actuelles sont devenues insuffisantes.L’Inteicolonial possède également une très belle installation avec élévateur, transporteur, quaiage.Mais comme l’Iutereolonial ne s’étend pas jusqu’aux prairies de l’Ouest, il ne possède pas les mêmes facilités pour alimenter de fret d’importation et d’exportation les vapeurs transatlantiques qui fréquentent le A I L7 Plusieurs milliers d’ouvriers trouvent [ici emploi lucratif.A Sydney Nord situé du côté nord de la baie, la compagnie Nova Scotia Steel établit également d’immenses ateliers.Il y a là tous les éléments d’une grande ville manufacturière à courte échéance.Tout ce pays minier est alimenté complètement par les cultivateurs de l’Ile du Prince Edouard, avec laquelle il est en communication quotidienne.Le sol etleelinat du Cap Breton ue se prêtent guère à l’agriculture.Aussi le pays n’est pas cultivé en très grande partie.—Sydney et Louisbourg comptent ils aussi sur la ligne rapide 1 — Dans le cas où la ligne rapide aurait Québec pour terminus d’été, ils espèrent bien que les bateaux feront escale au Cap Breton pour y déposer ou recevoir les malles, et les voyageurs pressés.Sur toutes ces questions la Commission a recueilli une masse considérable de renseignements précieux, qui ont été un richesse.Ce pont aura une longueur de 4,370 pieds, les piles seront construites dans 90 pieds d’eau ; la portée de la travée principale sera de 1,800 pieds, la plus grande du monde, et le tablier du pout lui-même sera à une hauteur de 150 pieds au-dessus du niveau de l’eau.Le coût du pont est de 5 millions.Les deux villes de Sydney et Sydney Nord cous-tituentleplus grand centre houillier et métallurgique du Canada, avec un avenir industriel des plus brillants.La région houlière de Sydney a exporté cette année 4 millions et demi de tonnes de charbon.C’est valeur approximative de 20 millions de produits obtenus dans un rayon de 32 milles seulement.N’est-ce pas merveilleux ! Sydney réclame la plus grande mine de charbon du monde dont la production quotidienne s'élève en moyenne à 3,000 tonnes, production qui sera pro chainement doublée.La couche de charbon est de 34 pieds d’épaisseur et se mine à la dynamite une t; #*$* 4* * * ;; : $ « 1 $ $ I * 4 6 f 5 8 I / I X.< W&SmM ****** .w, M a si t A mm * ST-JEAN, N.B., QUAIS ET ÉLÉVATEURS DU PACIFIQUE dans les conditions les plus favorables, absolument comme une carrière de pierre.En sortant de la mine le charbon est élevé à une hauteur considérable et déversé dans de grandes trémies, d’où les chars placés au-dessous reçoivent leur chargement.Ces chars sont ensuite conduits au-dessus des quais d’expédition, où ils se déversent eux-mêmes dans de nouvelles trémies auxquelles se chargent en quelques heures les plus grands vaisseaux.Il y a donc dans la région de Sydney la plus grande économie de main-d’œuvre possible.Ce qui permet aux charbonnages du Cap Breton d’entrer eu concurrence avec tons les charbons du monde, comme prix de production.A Sydney se tiennent aussi les immenses aciéries du Dominion Steel qui ont déjà absorbé plus de 17 millions, eu frais d’installation.Ou y établit en ce moment des laminoirs puissants pour la fabrication sur une grande échelle des rails de chemins de fer.sténographiés avec soin, et qui feront pins tard le sujet d’un rapport de grande valeur.Ce n’est qu’a-près avoir étudié ces graves questions dans tous leurs détails, que la Commission pourra arriver à la solution de toutes les difficultés qui lui sont soumises, eu rendant pleine justice à tous les intérêts.La Commission n’a rien épargné pour se bien renseigner.Elle a siégée dans tous les endroits qu’elle a visités.Le con cours le plus large lui a été accordé par tous les hommes d’affaires des localités qu’elle a parcourues.Elle visitera prochainement quelques uns des ports du lac Ontario puis très probablement, étudiera les conditions dans lesquelles se trouvent les ports de Québec, Trois Rivières, Sorel et Montréal, au point de vue des facilités de transport et des améliorations à adopter pour eu favoriser les importations et les exportations.: 1 La Presse. 18 En dehors de ce système, on ne voit guère par quel moyen ou pourrait augmenter la consommation des vins de Bordeaux.Il est clair, que le Canada, étant un pays en plein développement, la classe aisée devient chaque année plus nombreuse, et, dans la même proportion doit s'augmenter naturellement le nombre des consommateurs des bons vins de prix élevés.Mais ce n’est que lentement que cette augmentation peut se produire.Quant aux vins blancs, ils ont un débouché restreint actuellement, ce débouché serait aussi susceptible d’élargissement au moyen du système dont il est parlé plus haut, quoique dans une moindre proportion que pour les vins rouges.Les importations au Canada des vins légers de France, ont été depuis 1897 : LES PRODUITS FRANÇAIS DE L’ALIMENTATION Un confrère de France, ému de la décroissance persistante du commerce d’exportation des produits français de l’alimentation, fait une enquête sur les causes de cette décroissance, et demande aux Conseillers du Commerce Extérieur, eu résidence à l’étranger de lui signaler quelques moyens d’y remédier.Le travail qui suit à été préparé pour répondre au questionnaire de ce confrère.1.VINS DE BORDEAUX I » Les vins rouges de Bordeaux, ont depuis nombre d’années un débouché au Canada, qui s’élargit constamment ; mais cet élargissement est assez lent.On pourrait peut être en activer la marche en suivant les conseils donnés plusieurs fois par notre Chambre, en-tr’autres en 1885, dans un rapport préparé par M.Helbronner, notre président actuel, et qui a été reproduit par le “ Moniteur Officiel de l’Agriculture ”, et plus récemment, en 1901, dans les colonnes de ce Bulletin.Ces vins ne sont pas encore entrés dans la consommation courante ; ils ne sont qu’un article de luxe, pour la plus grande partie de la population, et se vendent à des prix hors de la portée des petites bourses.Quelles qu’aient été les vendanges dans le Bordelais, ces prix ne varient que très peu, et, lorsque les vignerons français se plaignaient de ne pouvoir trouver acquéreur à aucun prix pour leurs vins,-on vendait ici aux mêmes prix que dans les années de disette.Les intermédiaires profitaient naturellement de la différence.Cependant, depuis que la Convention Franco-Canadienne de 1895, a fait disparaître le droit ad valorem de 30 p.c., qui grèvait tous les vins, en faveur des vins légers ne titrant pas plus de 26 degrés Sykes (12 p.c.d’alcool), quelques maisons de Montréal et de Québec ont fait de pins grosses importations, en fut et ont détaillé, soit au gallon, soit en bouteille, à des prix plus raisonnables, ce qui explique l’augmentation constante du chiffre total des importations annuelles.Mais, là encore, les intermédiaires sont trop nombreux.Ce qu’il faudrait c’est qu’un syndicat de vignerons vint établir une cave à Montréal, important ici ses vins en fûts, les mettant en bouteilles et les plaçant chez les marchands détailleurs pour être vendus directement à la consommation.Le système de ventes en question est celui qu’emploient ici les brasseurs et leur bière se vend très bien, les pertes étant en somme peu considérables.On pourrait, de cette façon, mettre le vin à 75 centimes la bouteille au consommateur ; à ce prix il représenterait tous frais comptés, un prix net franco ooid, Bordeaux, de 33 à 34 francs l’hectolitre.Et il pourrait trouver ici une nombreuse classe de consommateurs, qui s’en tiennent à la bière et au whiskey.On a calculé qu’une mise de fonds de 25.000 francs suffirait pour monter l’affaire à Montréal.Ce chiffre bien entendu, ne comprend pas le coût du vin.$03.870 67.972 86 216 88.544 95.616 94.737 98.467 1897 1898 1899 1900 1901.1902 / 1903 2.VINS DE BOURGOGNE (ET AUTRES NON MOUSSEUX) Les statistiques canadiennes ne classant les vins que suivant leur degré alcoolique, il est impossible de donner les chiffres des importations par classe ou par provenance.Il ne vient d’ailleurs au Canada, que peu de vins, eu fûts ou en bouteilles, en dehors des vins de Bordeaux ou genre Bordeaux.Quelques maisons cependant, importent pour faire des coupages, quelques fûts de vins de l’Hérault.On a fait aussi quelques importations de vins d’Algérie, mais tous ces vins entrent dans la consommation sous la dénomination générale de “ clarets ” et on peut leur appliquer tout ce qui vient d’être dit pour les vins de Bordeaux.Les muscats sont à peu près inconnus ici ; ils se trouvent à concurrencer le “ sherry ” et le “ port ”, dont les importations à bon marché indiquent souvent une origine officinale.Récemment, lors de l’application anx produits allemands de la surtaxe d’un tiers du droit, les marques à bon marché de “ sherry ” ont vu leur prix augmenté de toute la surtaxe.Le marché canadien s’approvisionnerait de ces vins à Hambourg.Quant aux vins de grands crus, tant du Bordelais que de la Bourgogne, ils ne figurent que rarement sur les tables mêmes les plus riches II n’y a pas ici de caves, ou s’il y en a, elles ne servent guère qu’à faire vieillir les eaux-de vie du pays.Nos grands vins sont un article presque inconnu au Canada ; sauf les champagnes qui sont à la mode et qui sont le complément obligé de tout banquet, de tout dîner du moindre apparat.1 y 3.EAUX-DE-VIE Le goût des canadiens pour les spiritueux est celui de tous les peuples vivant sous un climat rigoureux.Il se consomme au Canada d’énormes quantités d’eaux-de-vie de grains (whiskey et rye), fabriqués dans le 19 pays, et qui se vendent bien moins cher que les eaux-de vie importées.La masse de la population consomme principalement deux sortes de spiritueux ; le whiskey et le genièvre ou gin.Ce dernier est importé directement de Hollande, où il fournit du fret à deux vapeurs chaque année On l’importe en fûts ou en flacons.En fûts, il se prête à une addition géné reuse de wiskey, chez le détailleur, où il se vend à peu près au même prix que son concurrent domestique, le wiskey.Parmi les spiritueux importés, les eaux de vie de France tiennent une bonne position, mais elles ont à lutter contre uue rude concurrence, celle des wiskies écossais.Les distillateurs écossais ont fait des sacrifices considérables pour s’implanter sur le marché canadien.Publicité dans les journaux, distribution de réclames illustrées etc, ils n’ont rieu épargné et ils ont réussi souvent à déplacer les brandies de France, en livrant un excellent article, bien mûri, de qualité constante, à des prix et conditions raisonnables.Nos brandies, cependant sont encore l’article élégant et de bonne compagnie.Il est regrettable, toutefois, que certaines maisons des Charcutes et d’ailleurs aient consenti, sur les instances probablement de leurs représentants canadiens, à expédier ici des produits très inférieurs, qui ont jeté parfois du discrédit sur tous les autres.Le public canadien a été si souvent trompé qu’il ne peut plus se fier à l’étiquette et, en fin de compte, il n’accepte comme ayant une valeur réelle que deux ou trois marques.Le reste se vend difficilement et à bas prix.Les importations d’eaux-de-vie de France, depuis 1897 ont été : ABSINTHE ET AUTRES BITTERS I .814.292 .20.660 .2.3.093 .27.486 .25.91.3 .30.809 1897 1898 1899 1900 1901 1902 RHUM .8 3.866 3.598 6.996 7.867 .10.971 .11.737 1897 1898 1899 1900 1901 1902 5.LIQUEURS SUCRÉES (GENRE CHARTREUSE ET AUTRES Le marché canadien ne connaît guère que la Chartreuse, un peu la bénédictine et l’essence de menthe ; pour tout le reste, il est réfractaire.On ne boit pas ici de liqueurs sucrées, et il faudrait une révolution dans les mœurs du pays pour les y faire entrer.Le prix élevé de la chartreuse bénédictine, etc., est un obstacle à la vulgarisation de ces liqueurs.On en a.importé de France : .§ 29 En 1897 >1 1898 U 595 279 1899.1900 1.052 1901 1902 185 t>.VINS DE LIQUEURS $240.616 255.346 276.868 297.135 338.621 376.164 1897 1898 ( 1899 1900 Quelques vins médicinaux seulement peuvent être entrés en ligne de compte sous ce titre.Vin St.Michel, Vin St.Lehon, Vin Mariani.Les importations en sont d'ailleurs à peu près stables ; entre $5.000 et $6.000.1901 1902 4.SPIRITUEUX (RHUM, KIRSCH, APÉRITIFS) Deux articles de fabrication française ont, dans cette catégorie, une demande soutenue, mais assez modeste, au Canada ; le rhum et l’absinthe.Des maisons de Bordeaux ont implanté ici deux ou trois marques de rhums de la Martinique, en concurrence avec les rhums de la Jamaïque, qui, provenant d’une possession anglaise, et vendus par des maisons anglaises, ont cependant un avantage sérieux sur notre marché.Le seul moyen de maintenir sinon d’augmenter la demande des articles français sur le marché canadien, en fait de spiritueux, c’est la bonne livraison.Ces articles sont frappés d’un droit élevé et ne sont pas consommés par le peuple, surtout à raison de leur prix.Il est donc nécessaire de ne livrer que des qualités constamment bonnes, si l’on veut garder la clientèle du consommateur ayant les moyens de payer 50 centimes le petit verre ou un dollar et.demi la bouteille.Voici la marche des importations de France pendant la même période que pour les vins et aux-de-vie : 7.BIÈRES On ne consomme ici en fait de bières importées, que les grandes marques anglaises, et depuis quelque temps, quelques marques allemandes.La bière française est inconnue.Et elle n'a que peu de chance de s’introduire, parce que le goût va plutôt aux bières corsées, tandis que la nôtre est légère.* 8.VINAIGRE On fabrique ici couramment des vinaigres de malt, qui se vendent très bon marché.On importe aussi des vinaigres de malt d’Angleterre, des marques Crosse, Blackwell et Morton.En vinaigre de France, l’importation a été toujours très légère ; cependant quelques maisons françaises ont, récemment, en confiant leur représentation ici à des maisons actives, pu placer des vinaigres en bouteilles dont le prix, toutefois, restreint la demande.Le vinaigre domestique se vend au consommateur de 50 à 75 ce.i times et les vinaigres français de 1 à 2 francs le litre. 20 En mettant un bon article sur le marché à un prix pouvant faire concurrence à l’article domestique et en faisant delà publicité, on arriverait probablement à en élargir le débouché.On eu a importé de France : .$ 9.553 12.229 14.901 14.129 12.425 16.827, 1897 1898 1899 1900 1901 1902 9 466 269 1.564 En 1897 1898 1899 1900 12.SARDINES A L’HUILE 769 Malgré la crise sardinière qni sévit depuis deux ans, sur les côtes de Bretagne, les quantités de sardines françaises importées au Canada sont restées à peu près constantes, dans une moyenne supérieure à ce qu’elles étaient il y a dix ans.Le Bulletin de notre On consomme ici peu d huiles de table; et ce qui Chambre de Commerce française, a signalé récemment s’en consomme consiste le plus souvent en huiles de ]a création de plusieurs usines pour la fabrication de coton importées des Etats Unis.L’huile d’olive de ja ^ar(;jrje & l’huile sur la côte canadienne de l’océan France et celle d’Italie ont cependant une certaine Pacifique ; les produits de ces usines n’ont pas encore demande, dans la classe aisée, celle qui a voyagé.cait leur apparition sur les marchés du centre ni de L’huile italienne ayant plus le goût du fruit, n’est pest du Canada ; M.le consul do France à Victoria, pas aussi appréciée.L’augmentation du débouché (Colombie-Anglaise), pourra renseigner notre cou- pon r les huiles françaises n’est guère possible, en présence de l’abstention delà masse des consommateurs.qui ne mangent que très rarement des salades et les assaisonnent souvent sans huile.L’huile de noix est inconnue au Canada.Voici les importations d’huile d’olive de France : 901 1901 1.834 1902 9.HUILES COMESTIBLES / frère de France, sur leur placement sur les marchés de sa juridiction, qui sont trop éloignés de nous.Nous croyons toutefois que, vu le marché illimité de cet article dans toute la région minière de la Colombie Anglaise et du Youkon, la demande de sardines françaises, supérieures en qualité,-n’a pas dû en être appréciablement diminuée, Sur les côtes de l’Atlantique, on fabrique une sorte de sardine à l’huile, qui n’est pas de la sardine et que l’on confit dans l’huile de coton.C’est dire que la qualité ne peut se comparer à celle de l’article français, et qu’il n’y a pas concurrence entre les deux, malgré la grande différence des prix.Voici quelles ont été les importations au Canada depuis 1897 : I §10.177 10.534 12.085 10.723 9.155 15.663 1897 1898 i 1899 1900 1901 1902 10.BEURRE / Le Canada produit beaucoup plus de beurre qu’il n’en consomme ; il est un des principaux exportateurs sur le marché anglais, et voudrait marne essayer de s’établir en France.Il n’y a donc rien à faire ici pour les beurres français.932.235 41.487 36.182 36.825 35.583 38.213 1897 1898 1899 1900.1901 1902 11.PATES ALIMENTAIRES Le marché canadien est assez intéressant pour la vermicellerie française, dont plusieurs marques y sont très appréciées.Il y a quelques années, des La France exporte au Canada les conserves alimen-fabricants des Etats-Unis, ont essayé de placer au taires suivantes, outre la sardine à l’huile ; Légumes : Canada des pâtes portant des étiquettes françaises, et petits pois, artichauds, haricots verts, champignons, dans un empaquetage identique à celui de nos pro- truffes, olives, etc.Viandes : pâtés de foie gras et duits.La Chambre de Commerce française de Mont- pâtés de gibier.réal, a dénoncé cette fraude aux autorités canadiennes Les petits pois fournissent le chiffre le plus importai Y ont mis un terme.tant à la consommation ; ils sont concurrencés par les L’importation de cet article est en augmentation, petits pois canadiens, qui se vendent à meilleur mar grâce à l’activité des représentants des maisons fran- ghé, mais qui ne les valent pas, il s’en faut de beau çaises et à la libéralité de ces maisons.Il n’y a qu’à coup, étant cueillis trop gros et moins soigneusement continuer dans cette voie en ayant soin de livrer tou- choisis.Il y a aussi sur le marché une marque belge jours une bonne qualité, pour voir se maintenir la de petits pois.Une maison anglaise avait exporté au Canada, il y a quelques années, des petits pois dans On apprécie beaucoup un empaquetage en boîtes de une boîte identique à la boîte française, avec une éti-carton d’un demi kilo, qui n’est que depuis peu de quette en français.La Chambre de Commerce fran-temps sur le marché.çaise a protesté contre cette fraude qui paraît avoir Voici quelles ont été les importations depuis 1897 : cessé.13.CONSERVES ALIMENTAIRES marche ascendante de ce commerce. 21 fond des campagnes, et en fait d’article en cire, il n’y a de marché que pour les cierges, qui sont fabriqués au pays.La matière première y est moins chère qu’eu France, et l’industrie française n’a aucune chance d’y éconler ce genre de produits.OBSERVATIONS GÉNÉRALES Pour tous ces articles, il convient de répéter ce que notre Chambre de Commerce se fait un devoir d’indiquer à tous ceux qui la consultent.Il est absolument nécessaire de faire au Canado beaucoup de publicité.Il est de la plus grande prudence de ne confier sa représentation qu’à des gens sérieux, responsables, recommandés.On ne conseille pas les consignations à découvert, sauf pour de petites quantités, à moins d’avoir affaire à une maison très sérieuse ; mais il faut faire le sacrifice d’un bon échantillonnage, aux frais de la maison de France.La commission aux représentants doit être basée sur le chiffre accoutumé ici, qui est plus élevé que celui de France, parceque les frais sont beaucoup plus considérables Enfin, toute maison qui veut, sérieusement, faire pénétrer ses produits au Canada, devrait préalablement envoyer ici un de ses membres, ou tout au moins un représentant de confiance, pour étudier le marché et se rendre compte des conditions spéciales qu’il exige, soit comme emballage, comme qualité comme termes et comme modes de recouvrement etc.Et surtout, lorsqu’une maison a fait quelques affaires au Canada par l’entremise d’un représentant, qu elle ne cherche pas à les continuer eu s’adressant directement à l’acheteur, par dessus la tête du représentant, qui est alors frustré des justes bénéfices de son travail.Cette malheureuse pratique est trop commune ; elle décourage les meilleures volontés et fait que de bons représentants français établis au Canada préfèrent traiter avec des maisons anglais's ou allemandes, plutôt qu’avec des maisons françaises.Les haricots verts sont aussi concurrencés par l’article canadien ; les asperge», par la fabrication des Etats-Unis ; les olives, par les importations d’Espagne, d’Italie et de Californie ; les champignons, les artichauts et les truffes sont sans concurrents.Pas de concurrence non plus pour les pâtés de foie gras, les pâtés de gibier, etc.On a importé de France, en conserves de légumes depuis 1897 : ?.$18,000 23.448 24.662 .31.175 .18.574 20.413 1807.1898 1890 1900 190 L 1902 et en conserves de viandes $1.598 1.097 3.012 3.313 2.177 3.140 1897 1898 1899.1900 1901 1902 14.SAVON DE MARSEILLE Depuis qu’il jouit, en vertu de la convention commerciale, signée en 1893 et mise en vigueur en 1895, d’une détaxe de la moitié du droit, le savon de Mar seille a vu son débouché se doubler au Canada.Et il pourrait faire beaucoup mieux.Les fabricants anglais et canadiens font au Canada, une publicité énorme : réclames, annonces, brochures, primes, etc., tandis que les fabricants de Marseille ne font absolument rien pour pousser leur marchandise.Est-il besoin d’indiquer plus clairement la marche à suivre î Si une maison de Marseille dépensait, en publicité, la moitié seulement de ce que dépense la maison Pears ou la maison Lever, elle ne manquerait pas d’en recueillir une augmenlation énorme de ventes, puisque, sans rien faire, par le seul mérite de l’article, on est parvenu à porter à $43.507 en 1902, les exportations qui n’étaient en 1897 que de $20.192.De 1897 à 1902, on relève les chiffres suivants dans la statistique canadienne concernant l'importation de France, des savons de Marseille : Température du mois de janvier 1904.Relevée par M.de Meslé, opticien, à Montréal, rue Notre-Dame, 1028.Déc.Fahrenheit Centigrade Date Max.Min.r 20 —12 2 - 7 -15 3 -8 -17 1 -15 -22 0 —10 1897 .$20,192 21.556 .24.743 .30.820 .28.967 .43.507 1898.Déc.Fahrenheit Centigrade Date Max.Min.Max.16 16 — 1 — 8.5 1899 Max.Min.— 6.5 —21.5 — 22 —26.5 -22.5 -27.5 —26.5 —80 —18 —27 0 —12 —18 — 4 —12 — 2 —11 25 15 — 3.5 — 9 28 16 — 2 — 8.5 18 14 - 7.5 —10 6 2 -14 —16.5 30 6 - 1 —14 0 — 6.5 8 2 —13 —16.5 Signifie au-dessous de zéro.Min.—18.5 —16.5 -24.5 -29 —26.5 -16.5 1900.1901 8 2 17 -13 1902 —22.5 -26.5 —10.5 -13.5 18—8 19 —15 20 13 —12 -20 15.BOUGIES —15 5 21 7 2 6 10 Il y a environ 10 ans, une maison française de Montréal qui s’était chargée de la représentation d’une fabrique de bougies de Marseille, a fait des efforts très sérieux, mais infructueux, pour faire entrer cet article dans la consommation au Canada.Ces efforts n’ont pas été renouvelés depuis.' D'ailleurs, la bougie n’est pas dans la consommation courante.L’éclairage au pétrole est répandu jusqu’au 22 12 23 32 24 24 25 0 - 4 —11 —20 24 10 28 12 7 12 0 -11 8 5 — 4 -15 9 — 5 — 6 —18 -21 —19.5 -21.5 —14 -19.5 —16.5 —22.5 -18 -23 10 26 3 11 27 6 — 3 12 2 28 — 8 13 29 — 9 — 5 0 32 20 14 30 5 -15 —21 15 31 24 ô — 4 —15 22 Les ministres de Georges III, ne pouvaient ignorer l’état des esprits en Amérique ; mais, leur mépris pour l’opinion des Colonials était sans doute profond.Les Américains guidés par leur grand sens pratique, ne tardent pas à reconnaître qu’après tous les sacrifices qu’ils avaient faits pour la métropole, il ne revenait à la Confédération des Etats de la Nouvelle-Angleterre, qu’un seul avantage : la paix sur la frontière du Canada ! La “ part du lion ” était échue à la métropole qui constituait le Canada sous un régime relevant directement de la Couronne, régime que les puritains condamnaient parce que le parlement tolérait en Canada l'exercice de la religion catholique.Victimes eux-mêmes en Angleterre de l’intolérance anglicane, les puritains ne pouvaient manquer d’être intolérants à leur tour : l’occasion était trop belle pour la laisser échapper.(A suivre) TERRE-NEUVE (Terra-Nova) Notes et impressions de voyage.1 Suite') Depuis l’ouverture du canal (1), d’excellente qu’elle était déjà, la position économique de Saint Jean, s’est encore améliorée davantage, grâce à la position exceptionnelle qu elle occupe à la tête du bief supérieur de cet auxiliaire de la rivière.Sollicitées par l’abaissement des frets, comme conséquence de la concurrence de la voie d’eau —sur la matière première venant du dehors, des industries importantes ont pu s’y implanter.Mais Saint Jean appartient aussi à l’histoire, et sur tout, à la dernière période, celle des luttes soutenues par les troupes anglaises sous les ordres de Guy Car leton, contre les milices de la Confédération des Colonies Américaines.On peut affirmer sans exagération que, pendant l’intervalle qui s’étend depuis 1771 jusqu’à 1776, Saint Jean a été la clef stratégique de Montréal, par Laprairie et Longueuil, et de Québec par Sorel.Nous croyons que nos lecteurs nous saurons gré de saisir cette occasion pour relire à leur intention, une page des plus intéressantes de notre histoire, et dont les détails ont peut être été quelque peu effacés parles exigences plus positives et toujours envahissantes de la vie moderne.Au lendemain du traité de Paris (1763), qui clôt la Guerre de Sept Ans, le parlement anglais, par des mesures vexatoires, ayant pour objet d’affirmer la supprématie de la métropole sur ses colonies d’Amérique, va donner raison à Burke (2) qui avait prédit que : “ les colonies débarrassées des Français et des Peaux rouges, se querelleraient avec la mère patrie.’’ Et, ce n’est certes pas l’audace qui manquera aux Continentals pour celà, ainsi que l’atteste la campagne entreprise par les colonies de la Nouvelle- Angleterre, en 1745, contre la puissance française solidement établie à Louisbourg, forteresse réputée imprenable, du Cap Breton, avec les résultats que l’on connaît.Du reste, le parlement ne fait en celà que refléter le sentiment anglais.Des sommets les plus élevés de la société anglaise, à ses plus humbles couches, il semble que l’unique raison d’être des colonies n’est que le profit de la métropole (3).De leur côté, les colonies ne l’entendent pas de cette oreille.J.Haynks, T.C.I banque: provinciale 30 XT CASTADA Bureau Principal, No 9, Place d’Armes, Montréal Capital payé - $823,000 < < Bureau d Administration Monsieur G.N.DU CH ARME, Caoit tlis*e de Montréal Président Monsieur G.B.BORLAND, Vice-Président Industriel de Montréal.L’HON.LS.BEAUBIEN, Directeur / Ex-Ministre de l'Agriculture Monsieur H.LAPORTE, de l'épicerie en gros Laporte, Martin & Cie, Monsieur S.CARSLEY, Propriétaire de la maison “Carsley,” Montréal Monsieur TANCREDE BIENVENU, Monsieur ERNEST BRUNEL, Monsieur A.S.H AMELIN, Directeur Directeur Gérant-Général Assistant-Gérant - Auditeur Succursales MONTREAL: 316 Rachel, coin St-Hubert ; 271 rue Roy, St-Louis de France ; 1138 Ontario, coin Panefc ; Magasin Carsley ; Abattoirs de l'Est, rue Frontenac.Berthierville, P.Q.; D israeli, V.Q.; St-Anselme, P.Q.; Terrebonne, P.Q.St-Guillanme d'Upton, P.Q.; Pierreville, P.Q.; Valleyfleld, P.Q.; Ste-Scliolastique, P.Q.; Hull, P.Q.Bureau des Commissaires-Censeurs SIR ALEXANDRE LACOSTE.Président II) Conçu en 1831, en même temps que le St L.& L.Ch.Ry, le canal Chainbly n’a été terminé qu’en 1842.Il relie Saint Jean à Chambly, distance de 12 milles, et rachète au moyen de 9 sas ou écluses, une dénivellation de 74 pieds ; de Chambly la rivière L’Honorable LOMER GOUIN, est navigable jusqu’à Saint-Ours, où on a établi un barrage, qu.Docteur A.RD eT"= Pelles de la Province de Québec, relève, de 5 pieds environ, le niveau de l’eau et permet au moyen l'Honorable JEAN GIROUARD, Conseiller Législatif, d’une écluse, de franchir l’obstacle qui barre la rivière.(2) Burke, publiciste et orateur irlandais, né à Dublin en 1730, mort en 1797.(3) Nous tenons à déclarer dès maintenant que nous ferons dans ce qui suivra, de nombreux emprunts à l’excellent ouvrage de M.A.D.Decelles, Les Etats-Unis, Montréal, 1896.Juge en Chef de la Cour du Banc du Roi Docteur E.PERSILLIER LACHAPELLE, L’Honorable AL F.A.THTBAUDEAU, Sénateur, de la maison Thibaudeau Frères, Montréal.Vice-Président Département d’Kpargnes Emission de certificats de dépôts spéciaux à un taux d’intérêt s’élevant graduellement jusqu’à 4 p.c.l’an, suivant termes.Intérêt de 3 p.c.l’an payé sur dépôts payables à demande. 23 Toute maison établie en France, toute maison française établie a l’étranger peut adhérer à notre Chambre.Il suffit d’en faire la demande et de payer la cotisation qui est de 25 francs par année.Une fois l’adhésion accordée, on fait partie de notre Compagnie démission et si cette démission par- corn- PETIT COURRIER (Bulletin de la Chambre de Commerce Française).Demande d'Agents ou Représentant» au Canada.Monsieur Louis Ehevrel, 16 rue Noire, à Nantes, demande la représentation de maisons canadiennes.Le Syndicat Commercial du Mobilier et du Matériel d’Enseignement, 117 Boulevard St-Germain, à Paris, demande un représentant au Canada.M.T.Millet, fils, à La Rochelle-Pallice, disposant d’un emplacement de douze mille mètres carrés, désirerait la représentation d’un exportateur de bois merrains.Fromy, Rogée & Cie., Maison fondée en 1815, St Jean d’Angély, Cognac.Demandent agents au Canada pour leurs eaux-de-viede Cognac.Références de premier ordre exigées.M.H.Masquilier, 38 rue de Roubaix à Tourcoing, demande agent-commissionnaire à Montréal pour l’exportation et l’importation.MM.Ducher Frères à Morez-du-Jura (Franco) désirent un représentant au Canada pour la vente de leurs pierres fausses pour bijouterie.M.A.Démangé, viticulteur 8 rue Arago, Alger, demande représentants au Canada pour la vente des vins de ses vignobles algériens.MM.Debouchaud et Cie, à Nersac (Charente), fabrique de feutres en tous genres pour papeteries.L.de Guinefollaud, eau-de-vie de Cognac et fines Champagnes à Angoalème (Charente).tant qu’on ne donne pas sa vient après la fin du mois de janvier, la cotisation de l’année mencée est due en entier.Le Courrier ue la Presse, bureau de coupures de jour-21 Boulevard Montmartre, Paris, 2e, fondé en 188b.nam, Directeur, A.Gallois.Adresse Télégr.: Coupures, Paris, Téléphone, 101.50.Lit, découpe, traduit et fournit les articles de journaux et revues du monde entier, sur tous sujets et personnalités.Est le collaborateur indispensable des Artistes, Littérateurs, Compositeurs, Savants, Hommes politiques, Diplomates, Commerçants, Industriels, Financiers, Jurisconsultes, Erudits, Inventeurs, Gens du Monde, Entrepreneurs, Exploiteurs, Sportsmen, etc., en les tenant au courant de ce qui paraît dans tous les journaux et revues, sur eux-mêmes et sur tous les sujets qui les intéressent.Tarif : 0 fr.30 par coupure.Tarif réduit, paiement d’avance, sans période de temps limité : Par 100 coupures, 25 francs ; 250 coupures, 55 francs ; 500 coupures, 105 francs : 1000 coupuress 200 francs.On traite à forfait pour 3 mois, 6 mois, un an.Tous les ordres sont valables jusqu’à avis contraire.Casier parlementaire, Relevé des scrutins de votes et nomenclature des travaux des Sénateurs, Députés, Conseillers municipaux et Conseillers générauw.Répertoire du Journal Officiel de la République française, publication mensuelle : 12 francs par an.un I OFFRES DE REPRESENTATION AU CAN M.Damage Pariseau, (No 1598 rue Notre Dame, Montréal, Ca nada), ayant au-delà de 30 années d’expérience dans l’achat et l’expédition des bois canadiens de toutes essences, désire la représentation de maisons européennes intéressées à ce commerce.M.Jules Pony, 1132 rue Ste-Catherine, à Montréal, demande la représentation de librairies françaises et belges pour le Canada.On écrit d’Ottawa, que le gouvernement allemand a fait des ouvertures au gouvernement canadien, par Je canal du Ministère des Affaires Etrangères à Londres, dans le but de faire rappeler la surtaxe imposée au Canada sur les produits allemands.La proposition aurait pris la forme suivante : Un représentant du Canada serait adjoint à un diplomate anglais, et tous les deux s’aboucheraient avec le représentant du gouvernement allemand, pour discuter ensemble la possibilité d’arriver à une entente sur les questions de tarif pendantes entre le Canada et l’Allemagne.Aux dernières nouvelles, le gouvernement canadien n’avait encore pris aucune décision au sujet de cette proposition.OFFRES DE REPRESENTATIONS EN FRANCE M.Maxime Boquien, de Nantes, demande la représentation d’exportateurs de pommes évaporées.M.A.Chillaud, de Romainville (Charente), demande à représenter exportateurs canadiens de conserves alimentaires.M.Victor Guédé, pelleteries et fourrures, 9 rue Bailif, à Paris, désire entrer en relation avec des maisons du Canada pour la consigna ion ou la représentation de tous articles de pelleteries brutes ou apprêtées pouvant s’employer en fourrures.Références sur demande.Le journal Le Bois, 26 rue Canmartin à Paris, demande des correspondants pouvant livrer des bois en France.M.A.Pylliser-Cortier, 3 rue de St.Quentin, à Malo-les-Bains (France) désire représentations de maisons canadiennes pour le Nord de la France.M.Emmanuel Coste, 14 rue Ausone, à Bordeaux, demande à représenter en France des maisons canadiennes exportant pommes évaporées, haricots, pois ronds, homards et saumons en conserves, viandes salées et œufs de poisson.Références fournies sur demande.M.Anatole Poindron, l’agent commercial du gouvernement canadien à Paris, serait d’après une dépê-pèche d’Ottawa, en instance auprès du gouvernement français, pour obteuii le bénéfice du tarif minimum uu corundum canadien importé en France.On lui aurait fait comprendre que la chose serait possible à condition que le Canada consentît à une réduction correspondante du droit canadien sur un produit français, non compris dans la convention commerciale actuellement existante.Avis aux Membres Adhérents Les cotisations courent du 1er janvier au 31 décembre et sont dues pour Vannée entière, si ce n’est pour les présentations faites dans le dernier trimstre de l’année.Dans ce cas le paiement de la cotisation est reporté à l’année suivante.Les membres adhérents de cette Chambre de Commerce reçoivent gratuitement le Bulletin Mensuel.Nous fournissons des renseignements gratuits sur la clientèle et des informations de toutes sortes à nos membres adhérents ; nous insérons gratuitement les demandes d’agents de tout merçant français.com- 24 Impressions Commerciales » » Les Publications et Revues suivantes sont entièrement faites dans nos ateliers.et EN NOIR ET EN COULEURS.* Bulletin de la Chambre de Commerce Française.— Bulletin de la Chambre du District de Montréal.—Le Prix Courant.Tissus &Nouveautés.-Liqueurs & Tabacs.—Revue Littéraire.— La Lumo.— Luke Bros.’ Bulletin.— L’Union Ouvrière Nationale.— La Littérature Moderne.I Cartes, Circulaires, Affiches, Livrets Brochures, Catalogues, Journaux, Revues, En têtes de Lettres et de Comptes, Enveloppes, Etiquettes, Impressions en Relief, etc., etc.> S 8?& Reliure et Reglage .EN li TOUS GENRES.The Montreal Printing * Pub.Co.Limited, 42, Place Jacques-Cartier, Montreal.Phone, Main, 1656.VS 9845
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