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Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
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Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1906, Collections de BAnQ.

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Octobre 1906 TREIZIEME ANNEE No 159 BULLETIN MENSUEL - PUBLIE PAR LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTREAL 10 francs par an Prix d'abonnement, SOMMAIRE : Partie FrvnçaisE Revue commerciale, page 117 ;—Revue financière, 118;—Tarifs de douane : droits d’importation sur les déchets de coton, 118 Transports et navigation, 119;-Un trust du blé à Chicago, 119;—Une exposition d’appareils électriques a Montréal en 1907.Ressources de la Province de Québec pour l’industrie électrique, 120 ;—Hautes études commerciales leur nécessité, 121 Français en Canada, 122 ;—La taxe des voyageurs de commerce; motion importante visant a l’abolir, 122;— Nouveaux membres adhérents, 130.The Industrial Side of Upper Jura, 123 to 130 ;—French Trade in 1906, 130 ;—Bonded Stores at Marseilles, 130 ;— English Part Trade Inquiries, 130.Gravures : Engravings ' es chutes du Niagara.—Banque de Montréal et Hotel des Postes.—Traversant le Canada à 60 milles à l’heure.—Les chutes de Montmorency.—Station et Hotel, Winnipeg.—General view of Morez, (Jura).—“Hérisson” Falls, (Jura).— Square Dominion, Montréal _______________________________________________ Comme notre “ Revue Commerciale ” de septembre dernier en informait ses lecteurs, cette excellente situation est due en grande partie aux importants profits réalisés par les cultivateurs qui, au Canada, forment la majorité des mm HPÉU.consommateurs.Les récoltes et produits de la ferme ont été vendus cette année à des prix particulièrement rémunérateurs.Le fromage a atteint des prix inconnus et malgré la hausse, ! exportation en Europe a été jusqu’à ce jour de 130,000 boîtes plus considérable que l’an dernier.Ce surcroît d’ordres venus d’Europe et surtout d’Angleterre étaient remis au détriment du marché américain.Comme le commerce, l’industrie est en excellent posture.Tous les manufacturiers ont de gros ordres à remplir.Les établissements métallurgiques exécutant les gros contrats des compagnies de chemin de fer, déploient une activité particulière.Cette prospérité de l'industrie au Dominion est surtout mise à profit par les Américains.On les remarque très nombreux dàns les sociétés nouvellement incorporées.Un syndicat allemand s’est également rendu propriétaire des importantes fabriques de bonneterie de St-Hya-cinthe, (P.O.) Sous la poussée des capitalistes puissants qui affluent de toutes parts, on peut entrevoir que l'industrie canadienne est appelée à devenir très intensive.De beaux débouchés lui sont ouverts dans les limites j y i ' - ’¦ 1 i 1 il la ¦ lia È - • i /, ¦ vm k, 1 wm m e I k.- m I CHUTES L)U NIAGARA (ON'l ARIO, Revue Commerciale mêmes du Dominion, car la population s y accroît rapide-De plus, l’émigration y amène un flot considéra- I_,a situation commerciale au Canada continue à êtie particulièrement satisfaisante.Favorisé par une température idéale, le premier mois d’automne a déterminé l’écoulement du solde des stocks d’été et le commerce est actif dans toutes les branches.En tissus et nouveautés, les commandes reçues par les les maisons de gros sont particulièrement considérables, ment.ble de travailleurs du sol et ces derniers sont d importants consommateurs de produits fabriqués, surtout au début de leur installation.C’est sous cet aspect encourageant que va s’ouvrir la campagne d'hiver 1906-1907- Tout fait prévoir qu elle sera des plus fructueuses pour les affaires en général, 118 Revue Financière Montreal Light, Heat and Power Co.99 Dominion Coal pfd.N.S.pfd.Montreal Telegraph Co.Bell Telephone Co.Ogilvie Milling Co.pfd.Montreal Cotton Co.Bank of Montreal .Molsons Bank.Merchants Bank .Banque d’Hochelaga .5 5 os 8 8 < ; i 6?8 4.78 8 î H?5-44 ¦i 1 .i 127 7 5-5 ¦ 132 • 254 .224 ¦ 474 .160 7 5 3° 3 94 4-oi V io : mm eSi;; 9 8 4'59 5 oo 8 s* mm.¦ 1 * * * •S t ilü; Banque d Hochclaga — Les directeurs 9 S de la Banque d'Hochelaga, à leur dernière réunion, ont fixé à 2 p.c.le taux du dividende trimestriel à payer aux actionnaires de cette institution, le 1er décembre prochain.£ r ïïsm m B: - * * * * fiv Ml Banque Moison — L'assemblée générale annuelle des actionnaires de cette banque a eu lieu récemment.Le rapport des directeurs pour l'année terminée à la une situation très prospère, des profits de $434,668.34 quels vient s'ajouter le reliquat des profits antérieurs partagés soit $31,417.93, formant au crédit du compte de profits et pertes.Sur cette somme, $300,000 représentant 10 p.c.du capital payé, ont été distribués aux actionnaires en quatre dividendes égaux de 21 p.c.: $13,709.49 sont inscrits en dépenses pour paiements de taxes d'affaires ; $115,389.55 affectés à 1 amortissement des travaux de construction de réfection dans les succursales et $10,000 représentent la contribution de la banque au Fonds de Pension du Personnel.Après ces divers prélèvents il reste une somme de $26,987.23 reportée au crédit du compte de Profits et Pertes pour l’exercice en cours.Durant 1 année écoulée la banque Molson a ouvert 8 nouvelles succursales dans Ontario et Québec.présence du développement incessant des affaires de la banque ont jugé utile d’augmenter de $500,000 le capital actuel de la banque, qui sera ainsi porté à $3,500,000.BANQUE DE MONTREAL ET HOTEL DES POSTES Depuis, la publication de notre dernier Bulletin le marché Canadien a montré un peu d'ampleur à certains jouis, mais le calme a été la note dominante.Les cours ont présenté peu de variation et nous n’au-rien de saillant à relater si l’action Montreal Street Railway n était descendue de 280 à 258 en 8 jours.Cette baisse est due fin de septembre dernier indique L'exercice s’est soldé avec aux-non total de $466,086.27 rions un désappointement des actionnaires lors de la récente émission des nouveaux stocks.Cette dernière, attendue à ment faite au pair ($175).A l'heure où nous mettons sous au prix élevé, fut simple- un .presse, le reste du marche a une tendance à la baisse en sympathie avec celle du Montreal Street Railway.Notre marché, comme celui de Wall Street, éprouve aussi le contre-coup de ce qui se fait sentir en Europe.La décision soudaine de la Banque d’Angleterre de porter son taux à 6%, taux qui n’avait pas été demandé depuis la guerre Sud-Africaine, indique clairement qu’elle ne veut plus d’exportation d’or.La position financière de la Russie n’est pas aussi sans donner quelque inquiétude, car de la solvabilité de cette puissance dépend l'équilibre financier mondial.Voici le tableau des valeurs les plus importantes cotées -.en bourses de Montréal, leurs valeurs actuelles, le dernier dividende annuel ainsi que le revenu pour cent basé sur le cours actuel.sont ou Les directeurs, en * * * Cours Dernier Re-d-ivi- cutucl dende TARIFS DE DOUANE Valeurs venu % Canadian Pacific Railway .Montreal Street Railway .Toronto Street Railway .Detroit United Railway .Twin City R.T.Co.Mackay pfd.Droits d’importation sur les déchets de Coton Aux termes d’un récent arrêté du Directeur Général des Douanes du Canada, les déchets de coton, blancs ou de couleurs, purifiés et destinés au nettoyage des machines, sont frappés d’un droit d’importation de 20% ad valorem.6 173 3 46 .258 .114 3 87 IO 6 5.26 91 5 5 49 5 4 46 4 5-7i 112 70 119 NAVIGATION TRANSPORTS Le plus grand vaisseau destiné à la navigation fluviale, vient d’être lancé au Canada.Ce navire, le “ Cayuga” appartient à la “ Niagara Na- chantiers de la “ Ca- ET NAVIGATION vigation Cy.” et a été construit aux nada Shipbuilding Cy.” Son coût est de 2,250,000 francs.Il pourra transporter CHEMINS DE FER 2,500 personnes.Il fera l’an prochain, le service entre Toronto et les avec les steamers de la Cie Compagnie du Grand-1 ronc-Paciûque— Le rapport de la Compagnie pour l’année 1905-1906 (juin à juin) donne le résultat suivant : chûtes du Niagara, de concert Richelieu et Ontario.Il a donné à l’essai, une vitesse de 24 milles à l’heure.Trafic du caual Lachine, près Montreal— ha perception du canal accuse pour le mois de septembre écoulé, 832 permis de circulation pour bateaux dans ce canal.Ils ont transporté 5,280 passagers, 16,320 tonnes de marchandises diverses et 220,000 tonnes de charbon, ve-de l'Ouest, dont 65,000 tonnes étaient à destination $30,711,948.00 21.503.022.00 155.858.00 510 533 00 347.456.00 10.222.794.00 5,212,601.00 3,594.710 00 73,241.00 Recettes brutes.Dépen-es .Dividendes sur le capital.Intérêts.Revenus divers.Revenu total.Intérêts de la dette accrue Bénéfices nets-.Surplus pour l’année.Cette compagnie vient de remettre un ordre de plus de 3,000 wagons de marchandises aux compagnies vantes : nant de Montréal.Construction de deux phares à Vile d’Anticosti—Au de cette année, M.Menier, le fabricant de chocolat cours bien connu de Noisiel, propriétaire de l’immense île d’Anticosti qui s'élève à l'embouchure du St-Laurent, a fait construire sur les côtes de son lie deux phares dont il sui- a fait seul les frais de construction.Le 20 septembre dernier, MM.Zédé et Gibson qui représentent M.Menier au Canada, ont annoncé au Ministère de la Marine que ces deux phares sont offerts au gouvernement à titre gracieux.C’est une heureuse acquisition pour le Ministère de la Marine car les lieux où ces phares sont édifiés ont été témoins de nombreux naufrages au cours des ans.Cette participation de notre distingué compatriote à faire du St-Laurent une route des plus sûres aux navigateurs, a été accueillie avec reconnaissance par le Canada tout entier.moo wagons couverts iooo Pullmann Co :- trucks 500 wagors trucks “ capitonnés } Kicks Locomotive and Cars Works.Mount Vernon Car Mfg.250 205 wag ns à 1 plateforme 300 “ à 2 } Co Chacun de ces wagons aura une capacité de 27 tonnes.Cette commande répondait a un besoin des plus pressants, car pouvaient expédier leurs produits ce mois, tout le matériel roulant ayant été engagé port de la récolte de l’Ouest.dans la province de Québec les cultivateurs ne le commencement de vers au trans- UN TRUST DU BLÉ A CHICAGO On annonce qu’un immense trust du blé est en voie d’organisation à Chicago.Ce trust dont les chefs sont les principaux membres du syndicat de l’acier, a réuni, à Chicago, 15 millions de boiserait qu’il possède en tout près de 30 millions de ¦ „ Bk.X ; seaux ; on boisseaux.Pour la première fois dans l’histoire des trusts de cette nature, une partie de la récolte des pays étrangers a été achetée.On pense qu’étant donné les capitaux qu’il a à sa disposition, le trust pourra retenir tout le temps voulu cet énorme stock de blé.Autrement cette gigantesque opération pourrait bien aboutir au désastre qu un corner, ou accaparement de ce genre, amena il y a quelques années, à l’époque où les Armour et les Leiter, de Chicago, avaient engagé l’un contre l’autre, une spéculation colossale sur les blés.W 1 , Traversant le Dominion, à 60 milles à 1 heure 120 Une Exposition Universelle D’APPAREILS ELECTRIQUES A MONTREAL EN 1907.voyons un peu la source prodigieuse de la richesse que représentent les pouvoirs d eau de la province de Québec.lout le monde connaît, au moins pour en avoir entendu pai 1er, les, pouvoirs de Chambly, de Lachine, de Shawinigan, de Grand’Mère, de Montmorency, qui sont déjà exploités avec succès et sur lesquels reposent des industries florissantes.Ressources de la Province de Québec l’Industrie Electrique.JX'j pour Une exposition universelle d’appareils électriq tiendra à Montréal, au cours de l’automne, l’an piocnain.Cette exposition comprendra des appareils électriques de tous genres : dynamos, moteurs, lampes, commutateurs, accumulateurs, enfin toutes les variétés d’appareils Elle sera ouverte à tous les pays du globe.Le but poursuivi est de travailler à l’avancement de la et de l’industrie électrique en permettant aux électriciens du monde de se rendre un compte exact de l’état actuel de l’une et de l’autre.Les organisateurs de cette exposition ont délégué le comité suivant qui sera chargé de tous les détails de l’organisation : President: M.Walbank, Vice-Président de la Montreal Light Heat and Power.| ues se hV connus.:%» ¦ % science Wv • *•>> Chutes de Montmorency.C est grâce à l’électricité, en effet que se sont développés en quelques années, Secrétaire “Pro Tempore”: M.Pilcher, de la Canadian General Electric Coy.une influence magique, des agglomérations importantes où voici seulement quinze vingt ans quelques habitations étaient disséminées ci et là.C’est ainsi, par exemple, que l’on a vu surgir de verre, à côté l’un de l’autre, en l’espace d’un clin-d’œil, toute ville laborieuse et prospère et un village considérable : Sha-winigan et Grand Mère.Combien d’autres faits non moins éloquents ne pourrait-on pas citer à ce sujet! Or, la cause de tout cela a été l’électricité.comme sous ou Directeurs: MM.Milne, de la Allis Chalmers Bullock Co.; R.S.Kelsch, de Pringle & Co.; E.D.Sayer, de Pringle & Co.; J.Smith, de Pringle & Co.; H.D.Baigne, de la Westinghouse Co.; J.Dawson, de Dawson & Co.; Olney, de la Phillips Insulated Wire Co.; W.J.O’Leary, de w’ J.O’Leary & Co.A la prochaine session, la Compagnie deposition demandera son incorporation au Parlement.L exposition aura lieu en septembre ou octobre 1907.Des invitations vont être adressées sans retard par le bureau de direction à toutes les associations d’électriciens du monde entier.une Mais ce que l’on a vu jusqu’ici n’a été que le prelude de ce qui se fera sûrement demain.des forces hydrauliques exploitées, parlons de celles qui ne 1 ont pas été et qui seront un jour une source inépuisable de richesses.On n en finirait pas s’il fallait les énumérer toutes.pour aujourd’hui à celles du lac St-Jean.Voici d’abord le Peribonca, dont les cascades représentent une force motrice de 300,000 chevaux, chiffre inférieur de 25.000 chevaux seulement au pouvoir maximum du Niagara.Viennent ensuite la Chamouchouane : la Mistassini : 40,000 chevaux ; Ouitchouane : Nous avons cité plus haut les noms Certaines associations ou certaines compagnies industrielles des Etats-Unis ont déjà tenu des expositions de leurs appareils.Mais jamais encore une exposition universelle de ce genre n’a eu lieu nulle part.Le Canada est le premier pays du monde à convier les autres peuples à un évènement semblable.Tenons nous en 100,000 chevaux ; , 33,000 che- vaux; la Riviere aux Rats: 22,000 chevaux et une foule d’autres.S’il est un pays auquel il appartenait de prendre telle initiative, c’est bien le Canada.Il n’est une pas, croyons-nous, une nation monde qui ressources à l’industrie électrique que le Dominion et spécialement la province de Québec.Sans parler de 1 Ontario qui possède le Niagara et plusieurs pouvoirs hydrauliques d’une capacité de production énorme, sans parler au Or, le lac St-Jean n’est qu’un région prise au hasard entre dix non moins précieuses.On peut donc se faire une idée des ressources que la province de Québec offre à l’industrie électrique et l’on comprend qu’il appartenait au Canada plus qu’à aucun autre pays du monde, de prendre l’initiative de l’exposition d’ap-pareds électriques, qui sera tenue à Montréal offre autant de plus de la Colombie Anglaise dont les ressources hydrauliques sont aussi très considérables, non en 1907. 121 Pour ce qui est du programme d’études à adopter, il LES HAUTES ETUDES COMMERCIALES sera facile de s’inspirer des méthodes étrangères et comme l’on juge l’arbre à ses fruits, l’on établira une comparaison entre la méthode et le résultat obtenu.En ce qui concerne plus particulièrement la France, l’on remarque que ce sont les jeunes gens sortant des écoles supérieures de commerce qui sont aujourd’hui les plus précieux collaborateurs des chefs d’industrie ou des négociants.Très souvent ils dirigent eux-mêmes une entreprise et LEUR NÉCESSITÉ Le commerce du Canada atteint aujourd hui des proportions imposantes.Ce résultat est dû en partie à l’initiative, à l’esprit d'entreprise des hommes d'affaires de ce pays.Toutefois ces derniers reconnaîtront avec nous que le développement n’a été aussi considérable que par des choses.L’augmentation de la richesse publique chez presque tous les peuples au cours du dernier quart de siècle, a accru le bien-être général et créé des besoins nouveaux.Le Dominion, grâce à la fertilité de son sol, à 1 étendue de ses à attiré les regards des nations qui se sont alimentées chez lui des produits qu un sol usé ou moins généreux ne pouvait leur fournir en quantités suffisantes.Si le Canada est appelé à devenir quelque jour le grenier du monde par l'étendue de son domaine arable et 1 intensité de son travail agricole, il doit aussi considérer qu il peut devenir une grande puissance industrielle.Son sein renferme en quantités considérables la houille et le fer, muscles et nerfs de l’industrie moderne.Les forces motrices que récèlent ses chûtes d eau et ses fleuves, sont encore d’inépuisables ressources inexploi- parviennent aux plus hautes situations.A leur sortie de l’école, les élèves s’unissent par les liens de l’Association dans un but de solidarité d’abord et dans un but plus élevé encore, celui d’être utile à la chose publique.la force De là, à certaines époques, ces congrès des Associations des Anciens Elèves des Ecoles Supérieures de commerce de France dans lesquelles sont étudiées toutes questions relatives au commerce national.Le Gouvernement Français consulte toujours avec fruit les Présidents de ces Associations lors de la révision d’un traité de commerce ou de l’étude d’un projet de loi touchant au commerce ou à l’industrie.Y a-t-il pour le Canada exemple à suivre de ce qui se fait en France et que nous venons d’exposer?C'est ce que les hommes d’Etat Canadien décideront.Le comité chargé d’étudier le programme à donner aux étudiants de l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales pourrait lui, s’inspirer de celui tracé par M.Jacques Siegfried, Président de l’Union des Associations des Anciens Elèves des Ecoles de Commerce de France, au Congrès d’expansion mondiale de Mon s.en 1905 : “ Le négociant de l’avenir sera celui qui en lisant son journal le matin, pourra se rendre compte presque instantanément de l'influence qu’exercera sur les affaires en général et sur les siennes en particulier, chacune des nouvelles télégraphiées de n’importe quelle partie du monde.“ Il faut donc connaître la géographie, ne pas se contenter de se représenter sur la carte le pays d’où arrive la nouvelle intéressante ; mais s’il s'agit d’une marchandise produite par ce pays être au courant de son importance relativement aux contrées concurrentes, savoir établir rapidement la parité des cours et, par conséquence faire les calculs de poids, de mesures, de changes, de frêts et d’escomptes, en un mot connaître à fond la comptabilité; il faut être renseigné non seulement sur les produits mais aussi sur la consommation et sur les marchés nationaux.“ S’il s’agit d’une nouvelle financière, il faut pouvoir se rendre compte de la répercussion qu’elle aura sur le crédit et sur tout ce qui en dépend; d’où la nécessité d’avoir étudié l’économie politique et les sciences financières.Si enfin, c’est une dépêche politique, il faut encore se demander ce qu’il en résultera pour le monde des affaires.” L’homme capable de remplir pareil programme sera certes un négociant accompli, mais si l’on ne peut tabler sur un espoir sérieux de n’avoir pour négociants que des hommes de cet ordre, du moins est-il sage de travailler à se rap! rocher autant que possible de cet idéal.ressources tées pour la plupart.(1) Or dans tout l’univers, une révolution économique se action, les peuples endormis ou les poursuit.Sous nations nouvelles comme le Canada, prennent conscience de son leurs forces productives.La production étant appelée à surpasser la consommation, la lutte sera des plus âpres pour la conquête des chés et la victoire ^appartiendra qu’aux mieux armés, c’est-à-dire, aux plus instruits.C’est ici que nous devons nous souvenir des paroles du philosophe et homme d'Etat, Jules Simon : Le premier “peuple du monde est celui qui possède les meilleures « écoles et s’il ne l’est pas encore, soyez sûr qu'il le devien- " dra." mar- Cctte vérité s'applique surtout à l’enseignement com- Pour être un grand peuple de commerçants, d indus C’est ce triels .il faut posséder de bonnes écoles techniques.ont très bien compris.que quelques esprits élevés de ce pays heureux de voir à leur tête des hommes VHonorable M.Lomer Gouin, M.Honoré Nous sommes d’action tels que Gervais ainsi que des personnalités influentes de la Chambre du District de Montréal.Nul doute que sous la poussée de la ville de Montréal ne possède bientôt l’Ecole des Hautes Études Commerciales à laquelle elle à le droit de prétendre qualité de métropole du Canada^_______________________ de la province de Québec pour l'industrie de Commerce hommes éclairés ces en sa Voir : Ressources électr ique, page 120.(/) 122 Shérif Langelier, qui l’a présenté à son frère le juge en chef Langelier.Ce dernier a invité le magistrat français à sicger à coté de lui.La cour était à entendre une cause en annulation de testament.M.Duchauffour a passé quelques heures à la cour, et a déclaré avoir été vivement intéressé par ce qu’il avait "Je me croyais en pleine Normandie, disait-il, en entendant le langage des témoins.” M.Duchauffour était accompagné de Madame Duchauffour et de son fils./ Sill ; - - , vu.¦¦ JMfl g# * * * STATION ET HOTEL (C.P.R.) WINNIPEG.La première réunion de l’Alliance Française a eu lieu le 16 courant.M.Léon Lejeal, chargé du cours d’antiquités américaines, au collège de France, de passage à Montréal, en a été le conférencier.Son sujet “ Fernand Cortès et la conquête du Mexique ”, a vivement intéressé les nombreux auditeurs.Français en Canada Le mois de septembre qui est celui des vacances nous a amené de France un certain nombre de visiteurs distingués.Parmi ces derniers nous signalerons à nos lecteurs M.Charles Monod, le professeur éminent de la Faculté de Paris, Chirurgien des Hôpitaux, Membre de l’Académie de Médecine, Chevalier de la Légion d’Honneur.Le docteur Monod est venu visiter le Canada en simple touriste et avec la satisfaction de revoir son fils le docteur ans pratique la chirurgie à Le distingué visiteur a voulu aussi revoir ses nombreux élèves de l'Hôpital Saint-Antoine, de Paris.La profession médicale de Montréal lui a offert perbe banquet qui fut une véritable festivité.Les médecins Canadiens témoignèrent par là leur haute estime pour la science Française et leur chaude sympathie pour l’un de représentants qui fut le professeur de beaucoup d’entre Au cours de son séjour à Montréal, le docteur Monod a été également l’hôte de la Chambre de Commerce Française.* * * Un câblogramme de Londres annonce que Camille Saint-Saëns viendra au Canada diriger ses œuvres et celles des grand maîtres de l'école française, lors du second cycle des festivals musicaux qui seront donnés à travers le Canada par le Dr Harris, directeur du conservatoire du McGill.Fernand Monod qui depuis cinq Montréal.C’est dit-on, sur les instances réitérées du Dr Harris, appuyées de lettres de Lord Grey et de Sir Wilfrid Laurier, que le grand compositeur s’est décidé à venir au Canada.un su- ses Taxe des Voyageurs de Commerce eux.* * * IMPORTANTE MOTION VISANT A L’ABOLIR M.Richard Waddington, Officier de la Légion d’Honneur, Industriel, Sénateur, Président de la Chambre de Commerce de Rouen, Membre d’PIonneur de notre Compagnie, Membre de l’Académie des Sciences et Belles-Lettres, de cette ville vient également d’accomplir un voyage au Canada.Ainsi que l’indiquent ces nombreux titres, M.Richard Waddington est un homme de talent supérieur et d’une rare activité.Chef d’un très important établissement industriel.se livrant en sa qualité d’homme public à de très laborieux travaux parlementaires, M.Waddington est aussi un écrivain distingué et un orateur éloquent.Son discours de réception à l’Académie de Rouen avait trait à une époque importante de l’Histoire du Canada et fut particulièrement remarqué.Il s’est, en cette occasion, révélé un admirateur sincère des pionniers de cette terre autrefois française de l’Amérique.Venu a plusieurs reprises constater de visu la marche rapide vers le progrès, du Canada actuel, son récent voyage a encore eu le même but.Au cours de la récente Conférence Interprovinciale du Canada, l’honorable M.Roblin, Ministre de la province du Manitoba, a proposé la motion suivante, secondé par l’honorable M.Peters, Ministre de la province de l’Ile du Prince-Edouard : “ Il est recommandé à chaque législature d’abolir la taxe sur les voyageurs de commerce, étant toutefois entendu que cette recommandation ne s’applique pas aux licences payables selon tout acte, au sujet de la vente des liqueurs alcooliques.” Cette motion a été adoptée à la presque unanimité.Nos lecteurs se souviennent que le Bulletin de notre Chambre a, dès l’origine du projet de loi, protesté contre sa mise en vigueur et démontré son inopportunité pour le commerce canadien.Nous ne sommes donc pas surpris qu’après expérience faite, les hommes d’Etat du Dominion aient reconnu que la dite loi a été une entrave au'commerce et non un moyen de protection.Comme en ce pays les actes suivent de très nrès les résolutions, nous espérons avoir bientôt l’avantage d’annoncer à nos lecteurs, l’abolition de cette loi dans la Province de Québec.Cette nouvelle, nous en sommes sûrs, sera favorablement accueillie dans le monde des affaires.* * * M.Alfred Duchauffour, Président du Tribunal cre la Seine, a parcouru la province de Québec.Au cours de son passage dans la vieille capitale du Canada il a visité le palais de justice en compagnie de M.le 123 States is known as a canon, that is to say a veritable crack in the earth at the bottom of which at a depth of 150 meters may be seen a ribbon of water, this is true in the case of the “ Bienne ” in certain portions of its course between Morez and St.Claude.The Industrial Side of “Upper Jura” Close to the border of Switzerland, in a small and remote corner of France there is a region situated at a high altitude, covered with snow during several months of the year.This district, called the “ Haut Jura”, is interesting alike to the traveller in quest of beautiful scenery and to the economist on the look-out for industrial and social we found peculiarities.We shall describe this district as it recently, in the course of a recent commercial mission.Il offers to the observer three original sides.In the first place, an unusual occurrence in France, its population is mainly and above all engaged in manufacturing for the export trade ; whereas the home market takes but an inconsiderable portion of the products of the Haut Jura , Great Britain and her colonies alone purchase yearly various articles amounting in value to 15 to 20 millions of Finally in the second and third cases the Jura ” is remarkable for the variety and the high degree of activity of its manufacturing development.We found different industries located there : that of optical goods, enameled plaque making, clock and watch-making, the manufacturing of wooden boxes for chemists and confectioners, that of briar-wood pipes, that of measuring rulers, that of fancy turnering in wood, in horn, ivory and corozo, diamond cutting as well as that of other precious stones and imitation jewels ; the manufacture of horn and celluloid combs, principally the latter.articles that are each year exported from the ” Up- tS,,:,i ;ÿ"*- -s ¦r igrSv iSSfi mm ; 1 m " Haut francs.y :i.-Û ten u";.3-, The value of the nu- GENERAL VIEW OF MOREZ "UPPER JURA" mérous per Jura”, may be estimated at $10,000,000.Of course this amount would be of relatively little importance in a region devoted to manufacturing on a large scale, it has however an altogether different significance realises that it is the result of work done at home or in small factories by people living at an altitude of from 500 to 900 and even 1100 meters, in small valleys, very difficult of access and which have only recently, notwithstanding almost insurmontable difficulties been reached by the railroads.It must be remembered that this industrious “ Upper Jura ”, covers but a small area, only a little greater than that of a French “ arrondissement ”, that of St.Claude (Jura).To what causes may this extraordinary industrial development be attributed?The geographical situation, as is often the case furnishes the solution of the problem.The suface of 1 Upper Jura ” may be compared to a series of enormous parallel which have become solidified.On the sides and on the crest of each wave (as a matter of fact the summits of these enormous land waves are called “ crêts ’ ) are found in the hollow of the During the middle-ages, this wild country covered with forests had already begun to be populated under the direction of pioneer monks who brought with them or who were followed by a small number of settlers the latter lived at first from the proceeds of their flocks and primitive farming.But at the begining of the 16th century, with the increase in the population, these means of existence become insufficient.The thickness of the forests prevented the rapid extension of the pasture lands.Farming on the other hand, was difficult and very precarious, for in these valleys, deep, narrow, damp with water running down from all sides as we have described there existed only infavour-able conditions for the growth of cereals.In what direction they to turn to find the means of subsistence which when one were the country itself was unable to furnish in sufficient quantities?Of course the immense forests called for wood-cut- ters.However the exportation of wood to the neighbouring districts as was already done by the district of Morvan which supplied Paris with wood for fuel, was not to be thought of.The means of communication, which have since Ijgen made possible by blasting to make the bed for the adventurous railroads were then unthought of and the extreme diffcultv of transportation made it almost irnpos- waves forests, pasture land or bare rock ; solidified wave flows a torrent bordered by grass land.These hollows, which are always very narrow, are in some places so narrow that they form what in the United 124 s-ible to think of exporting so heavy a product as wood, nute division of labour.With especially as its streams were not suitable for logging.If eye glasses known as “ however it were impossible to ship the raw material there gining to end in the sa was nothing to prevent its manufacture into a few exceptions, notably the griffes” which are made from be-same factory, the manufacturers era.a thousand ploy at their factories only a few workmen to finish off the and one articles for exportation As they could not articles contenting themselves with buying the raw material be wood cutters; the inhabitants of Jura became turners.(glass and steel wire) and then This labour developed manual skill, great ingenuity and facture, (there are creative imagination, which later on made it possible for them to learn to manufacture fine steel wire such as is used ing ath ome in the town itself or in the neighbouring vil tor eye-glass rims and various articles of hom and celluloid lages.These manufacturers send their " and also to cut both precious and imitation stones.Instead of being a dull race at each stage of the than twelve) to place the unhnish- ITlatlU- more ed work in the hands of a new category of specialists work- exports over the entire w00cl- T11118 it: is not as tonishing that in order to of peasants bound to the earth, they be- please to varied clientèle there came a race of artisans of high intelligence.Not only in the little towns but also in the arc more than two thousand different models of eye-glasses.We may add that as villages and hamlets with which the Haut Jura is dotted, r%itTJtZllpuIsc%mthe^""^ trade has one is struck by the walk, the carnage, the dress and general by introducing spectacles air of the people who look much more like Parisian arti- numerous for motoring which for motorists has added to the craze prosperity of the Morez industry.Morez also produces large and middle size clocks, that is to say clocks for public buildings and churches and Grandfathers' clocks ” with weights and springs enclosed m a tall ornamented box such as are found in the dwellings of peasants all over France.b rom the small factories of Morez are also exported the enamelled plaques greatly in use at present.As for the wooden boxes used by chemists, confectioners for mailing, &c., they are principally manufactured in the neighbourhood of Morez at Bois d’Amont.sans than country-folk.In addition to the remarkable aptitude developed in this people by their work is wood-tunery Nature came to lend a helping hand in developing their career along industrial lines.In the first place for several centuries the inhabitants had learned to make use of the hydraulic powercr furnished by the numerous streams ; now the water-falls are used for the production of electric power, “ the white coal " which now takes the place of the black, in a region where the transport of the latter was made so difficult by the steepness of the valleys.Therefore owing to its geographical situation the “ Haut Jura” never knew the large factories which were the result of the era of steam-power but passed directly from the hydraulic to the electric both of which favour the middle size or very small factory and home-labour.This region, of such a small area, is provided with six electric stations which distribute power and light to the smallest villages and even to isolated houses at an altitude of 1200 meters.A knowledge of these facts makes it possible to derstand how these high ridges of “Jura” which have such a foreboding aspect can support a large population which prospers, earns large salaries and produces a great variety of articles that we shall now mention.ST.CLAUDE Its pipes, snuff-boxes, measuring- rulers, iancy articles in wood and horn ; its cutting of diamonds and precious and imitation stones era, On leaving Morez and following the canon of the Bienne by a road that is beyond doubt one of the most picturesque in France, we find at a distance of twenty*i?ht kdometers to the south, St.Claude, the county seat.The town with its 10,000 inhabitants is situated at the junction of two rivers the Bûm», and the Taro», in a valley at an altitude of 400 meters, very narrow and steep although wider than the ” Combe of Morez " but here the articks manufactured are different.First come the briar pipes the famous French briar found at all tobacconists in England and the British Colonies.This industry is original and unique in that it relies almost entirely on foreign countries, not only for the sale of the finished product but also for the raw material.un- MOREZ Its Eye Glasses, its Clocks, its enamelled Plaques and Wooden Boxes This little town of 5000 inhabitants situated at an altitude of 900 meters is remarkable for its industrial activity.In the long narrow hollow resembling a ditch over which it spreads itself on an area of four kilometers the small factories and artisans’ workrooms follow one another without interruption along the borders of the.“ Bienne,” a stream whose power is entirely utilised for industrial purposes.Morez is one of the principal centres of the* world for the manufacture of optical goods (spectacles and eye glasses), the manufacture of these articles extracts a mi- Of an annual production of $1,600,000 there is hardly $120,000 worth of briar pipes sold in France.As a manufacturer said to us : “ With two raw materials coming from foreign countries : the bowl of briar-root coming 'principally from Calabria and the stem of vulcanised rubber imported from Germany, we make at St.Claude, —- an English article. 125 CANADIAN WESTERN AGENCY MESSAGERIES GIRONDINES REPRESENTANTS DE FABRIQUES 723 St-Denis > * Montréal G.CHATENET 1 COURS DU CHAPEAU ROUGE BORDEAUX TISSUS ET NOUVEAUTES Soieries, Mousselines, Draperies, Lainages,Cotonnades, etc TELEPHONE BELL EST 4122 Freighting to all contries — Transit — Fommission—Chartering -Consignation CUSTOM HOUSE BROKERS.BORDEAUX MARITIME EXHIBITION ADRESSER CORRESPONDANCE : The firm places itself at the disposal of Exhibitors for the transportation, cartage custom house entries ; the temporary admission and the placing of their w ar .Contracts made for shimpment to and from all parts oi the world.Boite Poste No.211, Post-Office, Montreal.Large Warehouses for the storing of merchandise, Goods packed at lowest prices.LE PEIGNE MARQUE DEPOSEE FRANCE « General Manufacturing Company ^ ligne «« ALLAN ” AT Service direct le Havre-Montréal Départs tous les I4 jours J* J* FRET A DES PRIX TRES REDUITS OYONNAX (AIN) FRANCE London Warehouses I J* 10 Aldersgate Street LE PEIGNE TRADE MARK—Croat Britain and Ireland THE NITA JO Manchester Avenue Jt All kinds and fancy combs for ladies' wear.Passage en 2ième Classe fr.225 A specialty of high class fancy novelties.Agents à Paris 47 RUE CAMEON PITT & SCOTT, Electrical WorKs of E - C.Grammont Alexandre GRAMMONT -SUCCESSOR PONT DE CHERUY (ISERE) SALES offices: works : i Rue Taitbout, 10 Quai de Retz, 19-20 Rue Suffren, 8 Bd Lazare-Carnot, 4 PARIS LYON .MARSEILLE .TOULOUSE (Isère) .(Isère) .(Var) PONT DE CHERUY LA PLAINE CHAVANOZ SAINT TROPEZ .CONTINUOUS CURRENT DYNAMOS, MOTORS 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or women ; and a tendency to industrial concentration may be noted, that is to say the uniting into one factory of several establishments.Nevertheless the small factories and workshops are very the latter which are very numerous also at Oyonnax and in many other parts of the “ Haut Jura ” we shall give a word of explanation.One day as we were visiting a factory, where about twenty men and women were working on celluloid combs we said aloud to the proprietor who was conducting us over the premises.“ So all these good people are your workmen.” “ Hush,” he replied in a low voice, thev would not be pleased if they heard you for they are not mv employees, but on the contrary, my tenants.To each one of them, I rent the place he occupies known in our region as a “ cabinet d’usine ” and the right to use the electric power that propels the little machine tool that he uses.They are all specialists occupied at one or another phase of the nufacture of the comb.They work either in these “ cabinets d’usine ” or in their homes for several manufacturers who buy the raw material and pass it successively from one artisan to the other.Thanks to this curious system of “ cabinets d’usine,” found in nearly all the industrial branches of the “ Haut Jura” the rise to proprietorship rs made very easy.So soon as a workman is able to save the moderate sum enabling him to rent the power required, he has acquired his independence, and he can begin to mount the ladder of proprietorship, which means ascending many steps, from that of the artisan in his “ cabinet d’usine ” to the pipe manufacturer employing from 200 to 300 workmen and even to that of exporting manufacturer of combs who is in reality more of a merchant than a manufacturer, having representatives in all parts of the world.But the small factory certainly predominates.We may say that the “ Haut Jura ” is a veritable industrial democracy.The spirit of equality is so manifest that frequently the workmen use the familiar from of speech (used1 elsewhere only among members of a family or to inferiors) to their employer who frequently works with his own hands and belongs more to the labouring class than to the “bourgeois” class.But let us return to St.Claude and its pipes ; the great and well earned reputation of these pipes is due to the extreme manual skill of the St.Claudian workmen and also to their inventive spirit which continually causes them to discover improvements that they lose no time in putting into execution by establishing themselves as small employers.Although the manufacture of pipes is in great part mechanical, there is a certain amount of manual labour especialy in the polishing in which the workmen and women of St.Claude excel.For this reason, Germany, always so ready to copy, has given up trying to imitate the perfection of the St.Claude product, and in England notably, the importation of pipes made over the Rhine is very small.As for the United Staes if their briar-pipes factories have become the mistresses of the national market, it is only because of the prohibitive tariff of 70 p.c.ad valorem and not on account of the finish of their product.are even But with regard to numerous.- ^ y ,4% K m h * ¦'*: ' ^ mm m ¦¦ mi SiP f i.i.w ma- I H K E:l I ' “HERISSON" FALLS (JURA) At St.Claude, besides the pipe industry we find that of wooden and horn snuff boxes and also that measuring-rulers, the latter being manufactured with remarkable rapidity and precision by machinery invented by a native of St.Claude.| - ; In the city itself and still more so in the surrounding villages and hamlets (principally at Moirans) there nufactured under the name of “ articles de St-Claude ” numerous fancy articles of wood, horn, bone, ivory and corozo ; such as the “ bébés " tops, napkin-rings, horn knife handles, &c., &c.are ma- At St.Claude, we also find the diamond cutting indus-trp.Contrary to the other industries^of the “Haut Jura” this trade cannot be carried on at home, for a powerful tor, capable of registering on the steel plate a speed of 2000 revolutions a minute i mo- necessary.Nevertheless, the diamond workers, impelled by their love of independent work at home or in “ cabinets d’usine ” have succeeded in two really remarkable cases, in organising themselves into cooperative associations, one of which, that of Lasserre, possesses two factories, counts 132 associates men and women, keeps a representative in London who buys the rough diamond and who also contracts for the cutting of diamonds and does an enormous amount of business.The yearly value of the cut diamonds that leave the cooperative associations’ establishments at St.Claude is about $3,000,000.:èi 127 amcd of the amount of money he had amassed in ten years.It was a large exporting manufacturer who expressed him- In this mountains regions, there has thus been created, thanks to the manual skill of the race a little Amsterdam or Antwerp.Let us note in passing, that the diamond self thankful that the comb business was doing well.At workers of the two latter cities and those of St.Claude are Oyonnax, when we passed through, the old saying “ Quand for the greater part enrolled into an international syndicate le bâtiment va, tout va” (building is always a sign of prosperity) was being verified.In this little town of 5000 in- binding itself to uniform conditions of work (particularly as regards salaries) and the maximum number of apprentices ; assuring its members an allowance during strikes and thus forming an international “ cartell ” (agreement) of the diamond-workers.Let us also add, that in spite of an habitants, where the preceeding year thirty houses had been built, fifty were now in course of construction.After all these evidences of prosperity one is not astonished to hear that the wealth of the population is estimated at 25,000,000 ¦of francs.The source of all this wealth is this comb.We increase of nearly 50 p.c.in the price of rough diamonds, the sale of which is, as is well known, almost monopolised by the owners of the Cape mines, the demand for cut diamonds is continually in the increase ; this curious phenomenon is attributed to the increased number of rich people in the United-States.In the town of St.Claude, but principally in the surrounding country, precious stone-cutters are everywhere to be found.At Septmoncel, Lamoura, Lajoux, Mijoux, that is to say, in the hamlets of the Upper Jura ridges at an altitude of from 1,000 to 1,200 meters, this work brings a comfortable living to a population living in a wild arid country, covered with snow for more than six months of the year.Entire families, father, mother and children cut at home on metal plates propelled by hand, rhinestones, and all other precious stones than the diamond.The value of the prestones annually cut in Jura is estimated at about are here in the oldest and most important centre in the world for the production of this article.Back in the 18th century, Oyonnax manufactured it of the box-wood that covers the mountains in this vicinity ; then came the use of horn, now they are principally made of celluloid ; and lastly this material will perhaps soon be supplanted by “ caséine ” and the fair sex will wear in its hair, combs manufactured from a derivative of milk, having the great advantage over celluloid in that it is not inflammable.But at present at Oyonnax, horn and still more so celluloid reign supreme, the export of the latter amounting to an annual sum of about $3,000,000.Its principal customers are the following : 1st.South America ; 2nd.England and her colonies ; 3rd.Russia ; 4th.the Orient ; 5th.Belgium ; 6th.Spain ; 7th.Italy ; 8th.Germany ; 9th.Austria.The French market consumes but a very small portion of the enormous quantity of goods exported from Oyonnax.This is owing to the fact that French women of the richer class prefer the genuine tortoise-shell combs, and rarely lose them ; they are too orderly, and are therefore poor customers for us.We may remark in passing that although Oyonnax has distinguished itself for the manufacture of celluloid combs for dressing the hair, Paris still excels in the fabrication of tortoise-shell comhs.Ezy, in the department of Eure, makes high grade horn and ivory combs, and Ivry-la-Ba-taille (Eure) principally dandruff combs at cheaper prices, which Las Bastide-sur-Thers and Peyrat ( Ariége) facture toilet combs of ordinary quality, and St-Colombe (Aube) box-wood combs.At Oyonnax, even more than at Morez and St.Claude we find labour carried on at home and in the “ cabinets d’usine This industrial organisation was consolidated by the electric power furnished by three water-falls, situated at distances of about 13, 25 and 40 kilometers respectively, the Charmine, the Saut-Mortier and the Belle-garde.The workmen do not depend on one employer, they are in their own apartments and with their wives and children work for several merchant, manufactures.This manufacturing in hundreds of small workshops is very advantageous in the case of an article so subject to changes of fashion.It is necessary to continually modify its shape as a manufacturer said to us “If we had a few large factories here instead of our specialist workers, the task of creating new styles of combs would fall on a few foremen or direc- cious $1,600,000.The rough stones come from England, the great international market, being either bought by the inhabitants of Jura or sent to them for cutting.The precious and imitation stones are sent from Jura to Paris, Germany, England, Italy — Germany has become a better customer for fine stones than England.Although for several years Germany tried to replace Jura for the cutting of rhinestones, but then St.Claude, thanks to the ingenuity of one of its workmen regained the lead : a factory provided with perfected mechanical tools is being built at this moment for the mechanical cutting of the rhinestones ; a curious fact is that imitation stones cut in this manner, although produced at a much lower price than those cut by hand, are more brilliant and regular.manu- OYONNAX Its Horn and Celluloid Combs In France, as in the old manufacturing countries, it is seldom that one hears the inhabitants boasting of the proof their business, even when they are getting rich.gress However, at Oyonnax, we found for once, a population continually expressing its satisfaction.It was a workingman of whom we asked our way and who accompanied us, who said : “ Oh, Sir, this is a place to earn a good living ” small manufacturer who declared himself ash- — It was a 128 tors, whereas we now have hundreds of independent brains continually seeking new models.We close by calling the attention of Canadian importers to the advantages to be gained by buying the products of the Haut-Jura directly.More often than not, these articles reach them only after having passed through the hands of several intermediaries, which, of course, results in a needless increase in their prices.It is therefore to be hoped that one of the “ Commercial Groups,” that the Chambre de Commerce Française de Montréal ” is endeavouring to found under its auspices, will lose no time in obtaining the authority to represent the manufacturers of the Haut Jura.TRADE INQUIRIES Agents and Representatives wanted 1 he firms advertising below seek representatives for the promotions of their export interests.Capable candidates will do well to apply, giving good references, to the offices of “ La Chambre de Commerce Française de Montréal, 230 Board of Trade, Montréal ”.WINES ADD SPIRITS.-95 : — An old firm in Libourne desires a representative in Canada, to sell good clarets.296: — A well-known firm in Mercury (Burgundy) desires valuable agents in Montreal, Toronto, Winnipeg.297;— A firm in Ingrande-.sur-Loire (Anjou) will gladly enter into correspondence will Canadian buyers, of White Wines.298: — An important firm in Limoges, desires a good agent to sell in Canada,, first class liquors.299 : — A good firm in Cognac ask for representatives to sell in Canada a good mark of Brandy.JEAN PERIER, Consul of France, Commercial Attaché to the French Embassy at London.FRENCH TRADE IN 1906 .The customs department has recently published statistical reports concerning French commerce during the first seven months of 1906.These show that the importations which in 1905 amounted to $560,234,240 reached in 1906 the sum of $618,703,000 that is to say an increase of $58,- ALIMENTARY PRODUCTS.300: — An Algerian factory of olive oil in Bougie desires to be put in touch with Canadian wholesale grocers.301 : — An important exporter of olive oil in Marseille wishes an agent in Canada.302 : — An important manufacturer of dress goods in Tourcoing wants a representative in this country.468,600.The exportations for the same period in 1905 amounted to $535,327,800 whereas in 1906 they reached $571,306,800 or an increase of $35,979,000.During this period the exportation from France into Canada were valued at $4,566,175 this showing an increase ~T,T' MISCELLANEOUS.303 : — An important manufacturer of metallic cloth In Lyons wishes a good agent in Montreal or Toronto.304: — A Parisian publisher of illustrated post cards desires a valuable agent in Montreal.of $719,224 over the same period for 1905.The exportations from Canada to France amounted to $904,791 which is also an increase of $187,637.The total increase of the French have covering the time from January to July 1906 shows an increase of 8 1/2 p.c.over the corresponding period for the proceeding year.- ""gw Nouveaux Membres Adhérents TO THE CANADIAN EXPORTERS Nous avons reçu depuis la publication de notre dernier Bulletin, les demandes suivantes d'admission à notre Chambre, à titre de Membres Adhérents : Henry Martin, Eaux-de-Vie, à Cognac, France.J.P.Broyer, Eaux-de-Vie, à Cognac, France.E.Neiraud & Cie, Eaux-de-Vie, à Cognac, France.J.Calvet & Cie, Eaux-de-Vie, à Cognac, France.Laurentin Fils, Savonnerie, à Salon (Bouches-du-Rhône), France.Ch.Legendre & Cie, Commissionnaire à Libourne, Bonded Stores at Marseilles The American commercial success at Marseille, by the of bonded stores, not only for spirits, which can now be received in bond, but also for other goods paying heavy duties, such as teas, chemicals, medicines, bathroom and sanitary goods, etc., is pointed out by the president of the British chamber of Commerce at Nice.He suggests that British Exporters appoint an agent at Nice to likewise receive and distribute their goods and to keep the manufacturer in touch with the demand, the agent, however, also being sufficiently encouraged to push the goods sent to him.use France.Etablissements G.Bourbonnais, Distillateurs et Constructeurs, à Marolles, en Hurepoix (Seine-et-Oise), France. 129 - ; H'#:; u-.% m - ' vV & •M- .TC ’ SQUARE DOMINION - MONTREAL MEMBRES DE LA CHAMBRE MEMBRES D’HONNEUR KLECZK0WSK1 Consul Général de M.RICHARD WADDINGTON, Sénateur, France dans la Puissance du Canada, Président de la Chambre de Commerce Montréal.de Rouen.M.C.R.des ISLES, Ministre Plénipotentiaire Honoraire de France, Montréal 156, rue St-Luc.M.G.DUBAIL, Ancien Consul Général de France à Québec, Ancien Envoyé Extraordinaire et Ministre Plénipotentiaire de la République Française à Pékin, Fondateur, en 1886, de la Chambre de Commerce Française de Montréal.M.A.M.COCHERY, Député, Ancien Ministre des Finances, Paris.M T SIEGFRIED Député, Ancien Ministre M.G.BALCER, Agent Consulaire de France ' ‘ du Commece, Paris.à Trois-Rivières.MEMBRES ACTIFS ATT7T a cVttWnNE R Agent consulaire veautés, 1127, rue Ontario, à Montreal.et Mon ie .-g,d’Honneur, Conseiller du Commerce Ëx- B1RCHAL d’AOUST, O., Financiei, térieur de la France, de la maison C.Ga- Liverpool, London and Globe, o • libert et Fils.Commerçants en peaux et rtrFVATTFR M Directeur du Crédit Fon- laines.1123 F-st rue Ste-Catherine Montréal Jacques, a Montreal moine, à Montréal.CHOUILLOU, C.ALFRED, Conseiller du G0SSET, L.Agent, 71, rue Dubord, Mont-Commerce'Extérieur de la France, de la réal maison C.A.Chouillou & Cie, Importa- HAMOn, LOUIS, Commerçant, P.O.Box tion et Exportation, 14, Place Royale, a ^ Montréal.Montréal.ETANGS.GEORGE, Agriculteur, Distillateur, 127, rue Drummond, à Montreal, et à Beauharnois, P.Q.LAI R, PAUL, Manufacturier, 632 Est, rue Notre-Dame, Montréal.QUITTARD, A., Agent.Great Northern Western Telegraph Building, Montréal.REVILLON, VICTOR, Négociant, de Rivoli, Paris.77.rue REVOL, A.F., Directeur de la maison Perrin Freres, 230, rue McGill, Montréal.ROUGIER, VICTOR, de la maison Rougier Freres, Importateurs de produits français, 1597.rue Notre-Dame, à Montréal.S A LONE, J., Sous-Directeur de la maison Révil on Frères, de Paris, 134.McGill, à Montréal.SCHWOB, MOÏSE, Importateur de montres et dimants.374 rue Craig, à Montréal.SIEVES, !.(de), B.P.327, à Montréal.A.TARUT, Financier, à Outremont.P.Q.VARIOLE.ANTOINE, Dawson City, (Yukon) et Montréal.VARTCLE-FORTIN.M„ Dawson City, (Yukon) et Montréal.JONAS.HENRI, Conseiller du Commerce Extérieur de la France, de la maison Henri Jouas & Cie, Produits alimentaires et Essences, 389, rue St-Paul, à Montéal, DES 130 MEMBRES ADHERENTS 55sr»2&fste crsr&s?¦• - *ci,a- IM fis-Ml -Mssss: B“,LFBÔn“p,&te-epm°,”,"'M’ d' P““ * C“' Di‘™=te"'».Voi- E&va&t % B,s“"sDi“s ch“” f““s' B'iouiier!' » « *•Ti”- 1 oulouse.Bornes, Paris.mm#####! ^àZFsïzF” **% « ™ *-0 ttmsœffi&ssr AiLA«g”s.Lb _ Fresnes.(NorrD.Wood, Quebec.A.Bonnet, Financier.1, rue d Anjou, Paris.Schmidt Cart,, !.Représentant de commerce, F.V.Guay, Manufacturers agent, 732, nE Possel, Fils, Huiles, Marseille.Hambourg Alle^e-me.Potin.Félix, Produits Alimentaires, Boule- André ScrivE.Fils de lin a coudre, Lille.Tard Sebastopol, Paris.F.douarr Shakt.Agent Transitaire.Le Hm-re.PoTTiER, I de la maison Le Baillv & Pottier, SlEGFRTRn,.Tr;ree.Fus S- Oie.Fabricants d’ex.Agent représentant, 314, Coristine Building.Montréal.rue de DU C).rue de Warot.Joseph, Négociant, Alger.AFFILIATED MEMBERS rue St-Denis, Montréal.Hogan, J., Contractor, Port Colborne (Ontario).Webster.Ggo.H„ President of the British Columbia General Contract Compa—"\ Limited, Vancouver (British Columbia).trnbs dn bois de teinture, 40, rue Demi-doff, au Havre.¦ ¦
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