Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1909, Avril
SEIZIÈME ANNÉE Avril 1909 No 188 BULLETIN MENSUEL - PUBLIÉ PAR LA- Chambre de Commerce Française PE MONTREAL SOM MAI RE : Séances des 11 et 25 mars.— Revue Commerciale.— Echanges franco-canadiens.—Chronique financière.Cours des valeurs.Transports et Navigation.— Fourrures canadiennes.— Lettre d’Ottawa.— Le Congrès Minier.Notes sur agriculture.L’électricité au Canada.PROCES-VERBAL : — Le procès-verbal do la dernière séance est lu et adopté.CORRESPONDANCE : — Durant la quinzaine écoulée, la Chambre a reçu 67 lettres et en a expédié 39.Cette correspondance comprenait notamment : Lettre de l’Union des Chambres de Commerce Françaises demandant une subvention.Lettres relatives au tarif postal entre la France et le Canada.Une démission (L.Chambon, Paris).Quatre adhésions.Agents demandés pour : cognac, vins, huiles d’olive, montres.Renseignements, chances de débouchés pour : gants, articles de pêche, crins d’Espagne, coutellerie de table, accu-mixte, bretelles et jarretières.Six lettres relatives au Bulletin; Trois concernant des litiges ; Quatre renseignements de notoriété ; Douze accusés de réception ; Une demande de situation ; Cinq lettres relatives aux circulaires expédiées aux gouvernements, agents de change, banques.Sept lettres diverses.REDUCTION DU TARIF POSTAL ENTRE LA FRANCE ET LE CANADA : — Le président donne lecture à la Chambre du rapport suivant, sur la réduction des ports de lettres entre la France et le Canada.RAPPORT DU PRESIDENT SUR LA QUESTION DE L’ABAISSEMENT DU TARIF POSTAL ENTRE LA FRANCE ET LE CANADA.Une dépêche de Londres, du 5 mars, nous annonçait que la Chambre de Commerce Britannique de Paris, suivant en cela l'initiative prise dans le cours de l’année der- Séance du 11 Mars 1909 La séance est ouverte à 4 heures, sous la présidence de M.Chevalier, président.Sont présents : — MM.J.Robiquet, vice-consul de France ; des Isles, membre d’honneur ; J.R.Genin, A.F.Revol, C.A.Chouillou, H.Jouas, G.Husson, E.Lebailly, A.Goblet, R.Robin, C.Galihert, P.Brissot des Nos, Th.J.Mallet.M.Anthoine est invité à assister à la séance.M.le Président donne lecture d’une lettre de M.le Consul Général de France, s’excusant de ne pouvoir assister à la séance.ELECTION D’UN MEMBRE ACTIF : — Tl est procédé à l’élection comme membre actif de Montréal.M.Léon Fréchon, importateur, 112, Avenue Laval.Ce nouveau membre est élu à l’unanimité.ELECTION DE MEMBRES ADHERENTS : — Depuis la dernière séance, la Chambre a reçu les demandes d’adhésion des maisons suivantes : Grille! Père et Fils, ivoire, 91.rue de Bretagne, Paris.Raturai Duprat, coutellerie, St-Rémv-suv-Durolle, (Puy-de-Dôme).Charlon & Cie, ganterie, Grenoble ,(Isère).Emile Leduc, P.Bertrand & Cie, éditeurs de musique, 3.rue de Grammont, Paris.Ces quatre nouveaux membres sont admis à 1 unanimité.ORDRE DIT JOUR : — Lecture du procès-verbal, Lecture de la Correspondance, Election d’un Membre actif.Election de Membres Adhérents, Réduction du tarif postal entre la France et le Canada.Subvention à l’Union des Chambres de Commerce Françaises. ¦ 66 nière par la Chambre de Commerce de Londres, faisait réduction du tarif d’affranchissement des lettres, entre la des démarches auprès de l’Association des Chambres de Commerce de la Grande-Bretagne, pour l’engager à créer une agitation autour de la question de l’abaissement à deux sous des ports de lettres entre la France et l’Angleterre.La même question s’agite entre la France et les Etats-Unis, et, de ce côté, les négociations seraient sur le point d’aboutir.Notre Chambre ne peut rester étrangère à cette question qui intéresse d’autant plus les relations commerciales franco-canadiennes qu’elle les place sur un pied d’infériorité vis-à-vis, non seulement du commerce de la métropole, mais encore vis-à-vis du commerce des Etats-Unis.Dans l’état actuel des moyens de communication et avec l’activité de la propagande qui caractérise les méthodes modernes, le tarif de cinq cents ou de 25 centimes produit l’effet d’une antiquité datant de l’époque des diligences.L’impression de cet anachronisme a été si nette sur ce continent, que déjà la poste à deux sous, comme on l’appelle généralement, a été établie entre tous les pays de l’Amérique du Nord : Canada, Etats-Unis et Mexique.Le même tarif existe entre le Canada et la Grande-Bretagne, ses colonies et les pays de Protectorat anglais, y compris l’Egypte.De sorte qu’une lettre affranchie de deux cents (10 centimes) peut être expédiée de Montréal non seulement à San Francisco, la Nouvelle-Orléans ou Mexico, mais encore au Cap, à Calcutta, à Manille, à HongKong, en Australie ou en Nouvelle-Zélande.Ceci établit que, en matière d’affranchissement de lettres, la distance n’est qu’une question secondaire, et que le tarif élevé n’a d’autre raison d’être que la routine d’un système suranné.Contre un changement de tarif postal il est d’usage d’opposer dans l’administration .des postes de tous les pay la menace d un déficit ; or, l’expérience des réductions établit qu’il en résulte toujours une augmentation de recettes.Les statistiques du Ministère des Postes du Canada en fournissent la preuve.De 1869 à 1901, le service des postes canadiennes s’est régulièrement soldé par un déficit, et c’est à l’époque où existait l’ancien tarif que ces déficits ont atteint leur point culminant.Ainsi, en 1886, il s’élevait à $911,000, pour descendre graduellement jusqu’à $416,000 en 1901, alors que le tarif de la poste à deux sous entrait en vigueur.A partir de 1902, nous entrons dans Père des surplus en commençant par $5,000, et en atteignant en 1908 la somme de $1,101,000.En dix ans, la vente des timbres-poste a presque doublé Les mandats-poste, dont la totalité s’élevait à $1,164,857 turc pour cet été.s Ætè; ’ 1' .' le Canada, mais il n’est nullement question que cette ligne ves chiffres se passent de commentaires et sont assez touche un port français quelconque.Les avis sont éloquents pour triompher des hésitations que l’on pourrait partagés à ce sujet, et il est décidé qu’on cherchera à obte- eprouver dans les sphères gouvernementales au sujet d’une J nir des informations précises auprès de qui de droit pour France et le Canada.Cette réduction est le complément presque indispensable de la convention commerciale franco-canadienne, aussi estimons-nous que la Chambre de Commerce Française de Montréal doit s’employer activement à la faire mettre à l’étude par les deux gouvernements français et canadien.Nous trouverons, nous en sommes convaincus, l’appui des Chambres de Commerce Canadiennes que nous nous proposons de saisir la question.Nous comptons également que les Chambres de Commerce et les Chambres Syndicales eu France, voudront bien appuyer les démarches que lions allons faire dans ce but auprès du sous-Secrétaire d’Etat des Postes et des Télégraphes en France, avec l’aide et Je bienveillant concours de notre Président d’honneur, Monsieur le Consul Général de France.A la suite de la lecture de cette note, et après délibération, il est proposé par M.Chouillou, appuyé par M.Le-Bailly, que copie en soit adressée à Monsieur le Ministre des Postes et des Télégraphes en France, ainsi qu’à Monsieur ie Ministre des Postes du Canada, aux Boards of Trade et aux Chambres de Commerce Canadiennes, et aux Chambres de Commerce et Chambres Syndicales en France.Cette proposition est adoptée.La Chambre exprime le vœu que des négociations soient prochainement entamées entre les gouvernements français et canadien en vue d’établir un nouveau tarif postal entre la France et le Canada.SUBVENTION A L’UNION DES CHAMBRES DE COMMERCE FRANÇAISES : — Le Secrétaire fait part à la Chambre de Commerce d’une lettre de l’Union des Chambres de Commerce Françaises annonçant qu’elle vient de recevoir à titre d’encouragement une subvention du Ministre du Commerce, et demandant à la Chambre de bien vouloir apporter son concours financier à l’œuvre qu’elle a entreprise.REVISION du TARIF DOUANIER FRANÇAIS Lecture est ensuite donnée à la Chambre d’une circulaire de la Chambre de Commerce de Londres, ainsi que d'une résolution du Syndicat du Commerce et de l’Industrie protestant contre le projet de révision du tarif douanier français de 1892.La Chambre n’a pas encore reçu le texte de ce projet et ne peut par suite en faire la critique.Après échange de vues, il est décidé de remettre la discussion de cette question à la prochaine séance, afin de pouvoir décider en connaissance de cause.LIGNE DIRECTE ENTRE LA FRANCE ET LE CANADA:— s assez 67 ORDRE DU JOUR : — Lecture du procès-verbal, Lecture de la correspondance, Election de Membres actifs, Election de Membres adhérents, Ligne directe entre la France et le Canada, Révision du tarif douanier français.LECTURE DU PROCES-VERBAL: — Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.CORRESPONDANCE : — Durant la quinzaine écoulée la Chambre a reçu 52 lettres et en a expédié 74.Cette correspondance comprenait notamment : — Deux lettres de comptabilité, Douze lettres relatives au Bulletin, Cinq accusés de réception, Onze renseignements confidentiels, Trois litiges, Cinq lettres diverses.Agents demandés pour; Vins de Bourgogne, Champagne, Vins et Spiritueux, Fruits confits, Huiles d’olive, Huiles et Savons, Linge de table.B enseignements, Débouchés : Mégisserie, Horlogerie française, Feutre, Droits de Douane.Le Secrétaire donne lecture d’une lettre de la Chambre de Commerce du District, invitant la Chambre à se faire représenter à une réunion générale des Chambres-sœurs de la province de Québec qui aura lieu le 14 avril prochain.La Chambre de Commerce du District informe également la Chambre qu’elle a reçu le rapport concernant la réduction du tarif postal, et que ce rapport a été examiné favorablement et référé pour étude, au Comité des Transports, Télégraphes et Téléphones.Lecture est également donnée d’une lettre de M.Le Bailly annonçant son installation prochaine à Toronto, et offrant par suite sa démission de conseiller.M.le Président propose à la Chambre d’adresser à M.Le Bailly l’expression des regrets que lui cause son départ, et de lui demander d’accepter le titre de Membre correspondant, avec mission de former un groupement à Toronto.La résolution suivante, proposée par M.Chevalier, et appuyée par M.Revol, est alors adoptée à l'unanimité: “ La Chambre prend acte de la démission de M.Le Bailly comme conseiller et lui exprime tous ses regrets de lui voir quitter cette fonction.Elle lui propose d’accepter la charge de Membre correspondant à Toronto ”.ELECTION DE MEMBRES ACTIFS: —Il est ensuite procédé à l’élection comme membres actifs de : M.E.Rampon, représentant les fils d’Adrien Fournier, 118, rue St-Jacques, Montréal ; M.R.A.Forest, gérant de la Compagnie Française des Pâtes alimentaires, 92, rue Beaudry, Montréal.Ces deux nouveaux Membres sont élus à l’unanimité.ELECTION DE MEMBRES ADHERENTS : — Depuis la dernière séance la Chambre a reçu les demandes d’adhésion suivantes : J.Victor Bourque, sténographe officiel, “ La Presse”, Montréal, pouvoir reprendre la discussion de cette question à la prochaine séance., Le président donne communication à la Chambre d’une lettre du Ministre de la Marine canadienne qui lui a été remise par M.Genin, vice-président.Cette lettre officielle a trait à l’offre d’une subvention de la part du gouvernement canadien en faveur d’une ligne directe entre la France et le Canada.Le gouvernement accorderait une subvention de 200,000 dollars pour un service de 15 voyages à la vitesse de 15 nœuds, avec augmentation sur les mêmes bases pour les voyages supplémentaires, étant stipulé toutefois que cette augmentation ne dépassera pas $100,000.M.Chouillou demande alors s’il ne serait pas utile de faire des démarches auprès du Ministre du Commerce en France pour lui demander de son côté une subvention à une ligne directe.Cette question est mise à l’étude.Avant de lever la séance, M.le Président tient à adressai' quelques paroles de bienvenue à M.Anthoine qu’il se félicite de voir assister à la réunion.M.Anthoine remercie la Chambre de son bon accueil, et demande l’admission de sa maison comme Membre Adhérent.L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 5 hrs 55.Séance du 25 Mars 1909 La séance est ouverte à 4 heures, sous la présidence de M.Chevalier, président.Sont présents : — MM.J.de Loynes, consul général de France ; C.R.des Isles, membre d’honneur : J.R.Genin, vice-président ; A.F.Revol, secrétaire ; C.A.Chouillou, H.Jonas, G.Husson, C.Galibert, A.Goblet, P.Brisset des Nos, Th.J.Mallet, L.Fréchon.A l’ouverture de la séance, M.le Consul Général remet officiellement à M.Chouillou, au nom du Président de la République Française, les insignes de Chevalier de l’ordre de la Légion d’Honneur.M.le Consul adresse quelques paroles à M.Chouillou et lui dit qu’il n’a pas trouvé de meilleure occasion pour lui remettre cette distinction, qu’une réunion de la Chambre qu'il a présidée avec tant de succès pendant nombre d’années.M.Chouillou remercie M.le Consul de ses paroles aimables et fait remarquer que les résultats qu’il a obtenus comme président sont dus en grande partie à la collaboration dévouée de ses collègues du Bureau à qui doit revenir part des félicitations qui lui sont adressées.Le président s’associe, tant en son nom personnel qu’au nom de la Chambre, aux félicitations adressées à M.( bouillon par M.le Consul Général, et ajoute que la Chambre s’estime très honorée de cette distinction dée à son ancien président.M.Chouillou répond alors qu’il est très flatté de l’estime qui lui est témoignée, et qu’il espère que ses collègues continueront à apporter au nouveau président le concours dé-'oué qui lui a toujours été d’un si grand appui.une accor- 68 articles canadiens semblent devoir être atteints par le nouveau tarif s'il est adopté, comme l’indiquent les tableaux préparés par M.Hayem.La Chambre exprime le vœu que M.le Ministre du Commerce prendra vis-à-vis des articles canadiens l’attitude qu’il a adoptée vis-à-vis des articles suisses en s'opposant à toute modification de tarif en ce qui les concernait.La Chambre estime de plus qu’en présence du mécontentement que pourra causer au Canada une modification dans le régime des articles canadiens importés en France, et des surprises que peut réserver le nouveau tarif américain, il serait à désirer que la convention franco-canadienne fût ratifiée par le Sénat dans le plus bref délai, possible.Il est décidé d'écrire dans ce sens aux Ministres du Commerce, de F Agriculture et des Affaires Etrangères.Avant de clore la séance, le président fait part à la Chambre que M.Genin a encore recueilli un certain nombre d’annonces pour le Bulletin, et principalement toute une série de petites annonces à publier sous la rubrique spéciale de maisons recommandées.L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 5 hrs 25.René Lemarchand, représentant, 395 lûème rue, Edmonton (Alta).Auguste Revol, représentant, 47, Avenue Alsace-Lorraine, Grenoble.Louis Mavousse, Vins, Valence (Drôme).F.Massonneau & Cie, Agence Générale Maritime, 2022, rue Richer, Paris.Dalché de Desplanels, Propriétaire-Viticulteur, Château Cl a ver ie, Podensac (Gironde).Ces six nouveaux membres sont admis à l’unanimité.LIGNE DIRECTE ENTRE LA FRANCE ET LE CANADA : — Le président donne lecture à la Chambre d’une lettre de la Compagnie Générale Transatlantique, adressée à MM.Genin, Trudeau & Cie, et communiquée à la Chambre par M.Genin, vice-président.Cette lettre a trait à la nouvelle ligne “ Canada Line ”, établie grâce à une entente entre les principales compagnies continentales de navigation.M.le Président ajoute que la " Canada Line ” devant faire le service entre des ports étrangers et le Canada, cette entreprise n'offre pour le commerce français qu’un intérêt assez éloigné.Il estime, cependant, que la Chambre doit tenir compte de la satisfaction de voir de temps en temps, à Montréal, des navires battant le pavillon français, et il espère que la fréquentation de la voie du St-Laurent amènera la Compagnie Générale Transatlantique à faire, au point de vue des possibilités et de l’avenir des transports par voie canadienne, des constatations encourageantes.A ce point de vue, la Chambre ne peut que suivre l’expérience qui se prépare avec le plus sympathique intérêt.M.Chouillou fait observer qu’il lui semble regrettable que des navires français viennent à Montréal sous la direction d’une ligne étrangère.M.le Vice-Président considère que la tentative ne peut que produire les meilleurs résultats et qu’elle servira d’avant-coureur à une ligne directe organisée par le Compagnie Générale Transatlantique.Il suggère que M.le Président, qui va partir incessamment pour la France, fasse, dans ce but, des démarches auprès du président et du secrétaire de la Cie Gle Transatlantique.M.Chouillou approuve les suggestions précitées, mais considérant l’urgence de la question estime que des démarches devraient être faites auprès des Compagnies Maritimes et des armateurs français pour les engager à bénéficier de la subvention de $300,000 offerte par le gouvernement canadien pour l’établissement d’une ligne directe entre la France et le Canada.La Chambre accepte cette suggestion.Il est décidé également d’écrire au Ministre du Commerce en France pour attirer son attention sur la subvention du gouvernement canadien et sur l’utilité de la création de la ligne directe, et lui demander de proposer le vote d’une subvention par le gouvernement français.REVISION DU TARIF : — M.le Président fait part à la Chambre qu’il n’a reçu à ce sujet que le rapport de M.Morel, président de la commission de révision du tarif, et un état comparatif publié par M.Hayem.Quelques Revue Commerciale D’après les chiffres fournis par le département du Com-pour février 1909, la situation commerciale du Ca- merce nada reste prospère.Le chiffre total des importations destinées à la consommation domestique a été de $23,125,380 ; soit une augmentation de $2,188,614 sur les importations du mois de février de l’an dernier.C’est la première augmentation importante dans le commerce d’importation depuis plus d’un an.Les exportations de produits domestiques se sont élevées à $14,235,001 contre $14,636,818 pour le mois correspondant de l’année dernière.Le total général du commerce canadien du mois, y compris l’argent monnayé et en lingot, a été $38,077,827, soit une augmentation de $1,614,799.Avec février s’est terminé le onzième mois de l’exercice financier : comme résultat, nous notons pour les importations le chiffre de $254,372,419, soit $67,815,871 de diminution.Les exportations domestiques ont donné un total de $224,205,610, soit une diminution de $24,811,871.Un mouvement se fait pour obtenir du gouvernement canadien un amendement à la loi des faillites, de manière a donner aux voyageurs à la commission des droits privilégiés pour leurs dépenses et commissions, au même degré que les employés pour le salaire des trois mois antérieurs à la faillite de leurs patrons.— L’immigration totale au Canada, pendant les onze mois de l’exercice financier actuel jusqu’au mois de février, a été de 130,444 personnes, contre 247,056 pendant la période correspondante de 1907-08, soit une diminution de 47 pour cent.L’immigration du mois de février a atteint le chiffre de 4,791 personnes, contre 6,164 en février 1908, soit une diminution de 22 pour cent. 69 Pour faire suite aux renseignements ci-dessus, nous donnons ci-après les chiffres comparés des importations et exportations entre le Canada et la France pour les neuf mois finissant en décembre 1908, ainsi que ceux de la période correspondante pour 1907.IMPORTATION D’ARTICLES FRANÇAIS AU CANADA Neuf mois finissant en décembre 1908.$5,708,717 1907.7,473,677 Echanges Franco Canadiens Au cours du mois de décembre 1908, les importations d articles français au Canada ont atteint une valeur totale de $707,444 (chiffre extrait des Monthly Reports of the Department of Trade and Commerce of Canada).1/exportation vers la France des produits canadiens une valeur de représente pendant la même période, $381,579.Les principaux articles sur lesquels ont porté ces échanges sont les suivants : EXPORTATION EN FRANCE DE PRODUITS CANADIENS Neuf mois finissant en décembre 1908.$3,794,013 1907.1,535,553 Les importations françaises, d’après les chiffres, ont subi une baisse assez accentuée, tandis que le chiffre des exportations canadiennes va en progressant.* * * Au sujet du commerce franco-canadien, nous croyons devoir reproduire un article paru dans La Patrie du 4 mars dernier, sous le titre : — De toute provenance D’origine française Déc.1908 Déc.Déc.1907 Déc.1907 $•22.204 10,203 171,351 1908 6 $21,429 15,167 90,163 $ Automobiles.Peignes .Broderies de coton blanche ou crème.Tissus de coton imprimés, teints ou colorés .Dentelle de coton blanche ou crème.Velours et peluche.Rideaux.Articles de fantaisie, tresses, bracelets, glands, cordes, etc.Dentelles de fantaisie, cols en dentelle, etc.Articles de fantaisie.Fruits secs et noix.Glaces non biseautées.Gants.Chapeau x bonnets et formes pour chapeaux .Peaux autres que des fourrures.Peaux de veaux, mouton, etc.tannées ou corroyées, cirées ou vernies.Eaux minérales.Instruments d’optique, de précision de photographie.Parfumerie, pommade.Pierres précieuses et imitations.Rubans .'.Vêtements de soie.Soieries.Velours.Savon .Eaux-de-vie.Autres spiritueux.Vins non mousseux.Vins mousseux .Montres.Meubles.Vêtements confectionnés en laine ou mélangés de laine.Manteaux, pardessus et tweeds.Tissus composés en tout ou en partie de laine.Effets et vêtements de dessous, tricotés .Chaussettes et bas de laine, de poil, d’alpaca, etc.Laine brute.Laine filée.Laines et lainages autres, non dénommés.1,599 5,399 3,904 602 437,031 106,157 •20,183 52,179 1,623 1,227 8,095 582 470,158 170,065 19,639 74,850 458 309 3,947 “FRANCE ET CANADA ” Le gouvernement fédéral, poursuivant sa politique d’expansion commerciale, vient de présenter à la Chambre nouveau projet de subvention pour le service entre la France et le Canada.La subvention serait portée de $5,500 à $6,666 par voyage.Le minimum des voyages annuels serait de quinze, et la vitesse devra être portée de douze à quinze nœuds.Ce service amélioré, proposé immédiatement après l’annonce de la création de la “ Canada Line ”, destinée, également au service direct entre les ports européens et le Canada, montre que le volume des échanges entre l’Europe et le Canada augmente et promet surtout de se développer avec l’amélioration des transports.Le Canada peut faire un immense commerce avec la France ; pour cela il suffit de faire les efforts nécessaires et de se conformer aux us et coutumes du public acheteur.Le temps n’est plus où le vendeur était le maître de ses transactions, imposant sa manière de faire, ses mesures et son système monétaire.Alors, c’était à prendre ou à laisser.Aujourd’hui, tout est changé.La création, le développement des industries dans des contrées qui n'étaient anciennement que des pays de consommation, ont créé des concurrences rendant les vendeurs plus souples avec les acheteurs.De même que nous exigeons des étrangers qui cultivent notre clientèle, des offres en verges et en dollars, de même, quand nous allons en France, devons-nous nous conformer aux poids et mesures, aux emballages et aux conditions de paiement du pays.Si, depuis vingt-cinq ans, les Allemands ont réussi à développer leur commerce extérieur dans des proportions phénoménales, ils le doivent en grande partie aux études qu’ils ont faites des pays acheteurs avant d’y pénétrer et des soins qu’ils ont pris d’offrir leurs produits dans les mêmes conditions que les produits indigènes, permettant 18,347 1,390 19,218 503 10,024 5,622 62,955 2,972 21,420 67,741 58,745 378,534 19,028 46,223 67,220 82,458 563,443 17,361 64,63.3 18,548 9,517 63,150 1,669 9,589 un 116,514 407,616 591 797 7,279 84,365 391,147 32,014 22,586 3,621 18,478 3,238 3,517 1,142 3,431 53,281 15,856 83,694 59,699 18,967 197,546 8,704 43,638 2,050 16,069 38,484 2,461 68,764 60,927 593 46,829 19,402 50,404 48,531 27,750 157,799 13,107 36,315 1,659 13,740 41,857 1,185 67,337 58,541 2,396 9,295 6,933 39,287 1,843 30,168 2,791 8,257 73,770 11,856 7,609 31.521 7,291 1,533 19,762 661 55,496 840 10,792 77,820 11,625 14,028 37,167 2,544 355 214 80 48,938 441,422 879 1,172 13,267 58,427 416,692 13,805 354,084 86,233 395,453 134,967 25,502 72.987 56,957 94,436 183 31,758 620 87,022 82,960 89,841 53 1,314 9,968 15,433 168 247 90,504 6,480 4,182 74,741 EXPORTATIONS CANADIENNES En tous pays En France Déc.Déc.Déc.Dec.1908 1907 1908 1907 Haricots.Conserves tie Homards Machines agricoles Planches, Pin, etc___ $10,137 61,784 171,004 361,438 $1,029 3,550 4,542 $ 765 3,998 8,218 $ 3,677 5,283 334,913 328,465 70 = iiiusi à l'acheteur de juger, sans efforts, sans calculs, des avantages qui lui étaient offerts.C'est surtout dans le grand et haut commerce qu’il est nécessaire de se plier aux exigences du marché ; dans ce commerce qui n'est souvent qu'une opération de banque presque toujours faite par l’intermédiaire ou avec le concours d’une banque.La ratification très probable, presque certaine du traité de commerce franco-canadien, la révision du tarif de douane français qui fera jouir les principaux produits d’exportation du Canada des bénéfices du tarif minumum, mettront le Canada à même de lutter sur le marché français avec les produits des nations les plus favorisées.Tirerons-nous de cette position douanière et de la multiplication de nos lignes directes les avantages que pouvons et nous devons en obtenir ?Cela dépend de Il nous faudrait organiser notre commerce avec la France que quelques maisons seules exploitent avec succès, il nous faudrait faire ce que nous recommandons aux étrangers de faire ; aller fonder chez eux des maisons ou des succursales ; prendre pied, demeurer chez eux afin de pouvoir répondre immédiatement et utilement aux exigences de la clientèle.Le marché français est aussi sûr qu’important et sa clientèle vaut d'autant plus la peine qu’on l’étudie, qu’on la courtise même pour l’obtenir, qu’elle est fidèle et se détache rarement de ceux qui la servent bien ”.Notons dans cet article les mêmes conseils que l'on ne saurait trop répéter, (pie nous avons déjà préconisés dans notre bulletin, que la plupart des bulletins de nos Chambres de commerce françaises donnent également : Mettons-nous au courant des besoins, des usages, des coutumes des pays avec lesquels nous voulons faire affaires: prenons un contact plus direct avec nos clients, extériorisons-nous davantage.Chronique Financière Le mois de mars ne s’est signalé dans le domaine financier canadien, que par la continuation des conditions qui exerçaient leur influence sur nos marchés en février.Abondance d’argent, très bas niveau du taux de l'intérêt.11 va sans dire que lorsque nous parlons d’abondance d’argent, nous ne pouvons faire allusion qu’à l’excédent des dépôts dont les banques ne trouvent pas l’emploi dans les besoins du commerce et de l’industrie, et qu’elles placent à demandé, très temporairement, par conséquent, sur h nantissement de valeurs de Bourse.Pour les grandes opérations de crédit, le Canada reste tributaire de l’étranger, de l’Angleterre principalement, et lorsque les banques canadiennes sont embarrassées pour l’emploi de leurs disponibilités, cela prouve tout simplement que le commerce et l’industrie traversent une période de stagnation plus ou moins accentuée.nous nous.Par conséquent, lorsque nous constatons que l’argent est abondant au Canada, il n’y a pas lieu de s’en réjouir, seuls les Boursiers peuvent s’en féliciter, car le marché des valeurs en recueille le plus clair du bénéfice.Nous sommes heureux de constater, à ce point de vue, certaine amélioration.Les compensations de banques, une en effet, sont en légère augmentation sur le mois précédent, et d autre part le taux des prêts sur nantissement de valeur de Bourse, accusent un peu plus de fermeté, et enregistrons quelques opérations à 4% %.D’autre part, nous apprenons que le gouvernement du Nouveau-Brunswick vient d’emprunter $200,000 pour 4 mois, à 2% %.Ce cas est tout à fait exceptionnel et Peut trouver d’explication que dans la supposition que la maison américaine qui a consenti cette avance, ne l’a fait que dans le dessein de s’assurer, par la suite un emprunt permanent de cette province.Dans le compartiment des actions de banque, les prix îestent stationnaires, et les transactions sans importance.( es valeurs, du reste, offrent peu d’intérêt pour les lecteurs nous ne NOS AGENCES l‘ I Nous publions ci-après la liste de nos principales Agences : Ph.Richard & Cie, Cognac, Mitchell Bros.Glasgow, Mitchell & Co., Ltd, Belfast, J.P.Wiser & Sons, Prescott, Pollen & Zoon, Amsterdam, G.Pims & Co.Londres, Blandy Bros.Madère, J?Real Campanhia Vinicola Portugal, 'tl Motta & Vaz, Portugal, % Brandy.Whisky Ecossais.Whisky Irlandais.Whisky Canadien.Gin et Liqueurs.Old Tom Gin.Vins Madère.Vins de Port.Vins de Port.Jerez de la Profitera.Vins Sherry.Malaga, Taragona.Bordeaux, Beaune, Coblenz, K,,,.:=%%%, Fred.Brewing C.,, , et Extrait de Malt.Daukes & Co.Londres, Bière (Bass’ Aie).n Porter (Guinness Stout) «f Eau de Vichy.3 Fromage.Valence sur Rhône, Pâtes Alimentaires Marseille.Huile d'Olive.Marseille, Savons Castille.® I I I I Source La Sanitas, Vichy.S.Nouvelle de Roquefort Roquefort Blanc & Fils, H.E.Boulle & Cie, Félix Tourasse, I Liez Hermanos, Garrett & Cie, Fenech Artell & Co., Vigneau & Cambours, Morin Père & Fils, Frédéric Kroté, A.Sarrazin & Javilliers, Dijon, Kunkelma» & Co.Reims, % Vins Malaga.Vins de messe.Sauternes et Vins Claret.Vins Bourgogne.Vins du Rhin.Vin Tonique Bacchus.Champagne Piper- Heidsieck.* ¦ Lecourt, Champagne Cardinal et Duc d’Origny.(La Mouche, La Vertu).I I Société Anonyme le SOLEIL S 1 Malines, Paris, Rochester, Conserves de Légumes.Champignons.Jus de Pomme et Jus de Raisin.® le commerce des Vins et I * Union Champenoise, Reims, Duffy & Co.Nous sollicitons la représentation au Canada de Maisons Liqueurs et de l’Alimentation.Toute correspondance recevra notre attention immédiate.Européennes de tout premier ordre dans I I I LAPORTE, (VI A FR T I INI & CIE Epiceries, Vins et Liqueurs en gros, MONTREAL, Canada * ^^w®^)w®^)w®^)w®w®w(;)^w®w®w)'w®w®w®w®ï*®w®ï,®w®w®'w®w®^®i,®'#®w®'w®w®^®w®^w®w®w®),®w®w®^ l—l M IXE E 5 BANQUES Bell Telephone.Dominion Coal Co.Dominion Textile.Montreal Steel.Montreal Cotton.Montreal Street Railways CHEMINS DE FER ET TRAMWAYS 167 7 4.19 Canadian Pacific.Toronto Street.5.83 120 7 NAVIGATION 78 | 5 1 6.41 Richelieu et Ontario Navigation Co ELECTRICITE ET GAZ 5.52 5.45 145 8 Bell Telephone.Montreal L.H.& Power 110 6 INDUSTRIE 6.15 Dominion Coal Co 65 4 6.67 7 Dominion Coal, préf.Dominion Textile.Lake of Woods, ordinaires privilég.165 7.94 63 5 101 6 5.94 5.88 119 7 120 7 5.83 Ogilvie Flour Mills OBLIGATION 4.07 Banque de Montréal.Canadian Bank of Commerce Banque d’Hochelaga.Banque des Marchands.Banque Nationale.4.57 5.56 4.94 5.83 71 qu’il convient de tourner les yeux maintenant pour rechercher la justification des cours actuels, 32 pour les actions ordinaires du Dominion Steel, 112 pour les actions privilégiées; til pour les actions ordinaires du Dominion Coal, et 101 pour les actions privilégiées.Ces deux dernières paient un dividende de 4 % et de 7 % respectivement.Les actions ordinaires et privilégiées de la Dominion Textile Coy qui se composent de la fusion des compagnies de coton, ont été assez demandées à 65 et à 100.Ces cours semblent justifiés par les dividendes de 5% et 7 % respectivement.Ces actions sont cotées à Londres.Dans le compartiment des mines, les propriétés de Cobalt restent les favorites, et La Rose, Crown Reserve et Nipissing se tiennent en tête.Xipissing vient de déclarer un dividende trimestriel de 3%, plus un supplément de 2%, soit 5%, équivalant à 20 % par année, son surplus est de $972,000, et ses actions de $5 sont cotées 11.Le marché des obligations reste étroit.Peu dé ventes en raison de prix trop élevés.Cours des principales valeurs Canadiennes Cours Dol- lars 246 175 144 162 120 français de notre Bulletin, en raison de la double responsabilité qui s’attache aux actions des banques canadiennes, et à laquelle un actionnaire français consentirait difficilement à se soumettre.Cette question n’est pas, du reste, soulever de nombreuses objections au Canada, et de- sans puis quelque temps la suppression de cette double responsabilité des actionnaires de banques est sérieusement agitée.Quelles que soient les raisons invoquées pour maintien, il n’en reste pas moins vrai que sa suppression n’enlèverait pas grand’chose à la garantie des déposants, il est établi, qu’en cas de liquidation, cette garantie est illusoire, et que les actionnaires solvables trouvent au dernier moment le moyen de se mettre à l’abri en transférant leurs actions à des actionnaires de paille.Pour qu’elle soit effective, il faudrait que cette responsabilité restât comme en France, dans le cas des actions non libérées, attachée non seulement au dernier possesseur crit, mais aussi à ses prédécesseurs.Un autre obstacle s’oppose encore au placement des actions des banques canadiennes en France, c’est qu’elles sont nominatives.son car ms- Dans la liste des valeurs industrielles, nous constatons peu d’animation.Le chemin de fer Canadian Pacific reste stationnaire dans les environs de 166, malgré une série d’accidents, dont l’un, l’emballement d’un train qui a défoncé sa gare principale à Montréal, lui a causé des dégâts évalués à $200,000.L’action de la Compagnie des Tramways de Détroit, qui, bien que valeur américaine, intéresse le marché de Montréal, en raison du grand nombre d’actionnaires canadiens qu’elle possède, fait de sérieux efforts pour se relever.Les démêlés de cette compagnie avec le conseil municipal de Détroit semblent s’apaiser, et ses recettes accusent de sérieuses augmentations, $128,047 depuis le premier janvier.Dans ces conditions, la réapparition des dividendes supprimés depuis 18 mois, semble prochaine, et le prix de 57 devrait s’améliorer.Les Tramways de Montréal sont inactifs dans les environs de 206, et les Tramways de Toronto, malgré l’aug-( mentation de dividende de 6 % à 7 % restent dans les environs de 120, sans grande demande.Les recettes cependant, sont en progression constante.L’action de la compagnie d’éclairage et d’énergie électriques Montreal Power reste en baisse à 111, avec un mouvement assez actif.Cette compagnie est en permanence en butte à l’hostilité du conseil municipal de Montréal, qui cherche à lui susciter de la concurrence.Cette menace, cependant, nous semble encore lointaine, nombreux sont les concurrents qui jonchent le chemin qu’elle a parcouru.Les deux compagnies de charbonnage et d’aciérie, dites Dominion Coal et Dom inion Steel, continuent à monopoliser l’attention du marché.Les cours de leurs actions ordinaires et privilégiées continuent leur jeu de balançoire sur des rumeurs d’entente avancées un jour, contredites le lendemain.Notre avis, à leur sujet, ne s’est pas modifié depuis notre dernier Bulletin.Le résultat du procès gagné par la Dominion Steel est déjà largement escompté, et c’est du côté des bénéfices de ces industries Revenu au cours actuel *• P P r ' F !* 2332=2 lO IC t'* OO O O O 05 Ci O GO OC m CO en ^-1 Dernier Dividende p.c.-1 QO OD *»¦ O :2 ge : en effectuant sept voyages de plus, la Compagnie pourra gagner encore autant de fois cette subvention de $13,333.33.C’est-à-dire, que vingt-deux voyages, aller et retour, donneront à la compagnie fermière une subvention totale de $21)3,333.33.Valeur au pair MINES Offre Demande Nipissing La Rose.Crown reserve îo m 6.55 11.00 6.65 2.95 5.00 5.00 2 92 1.00 ¦X- * * La Compagnie Allan a décidé de munir ses steamers Virginian ” et “ Tunisian ” d’appareils de télégraphie sans fil.La Ligne Elder-Dempster a l’intention d’établir un service maritime entre Montréal et le nouveau chemin de fer transcontinental du Mexique.Les navires partiront régulièrement de Montréal, se rendront à Coatzacoalcos, à Satina Cruz, Victoria et Vancouver.La compagnie du Grand Tronc prépare actuellement la mise en chantier de quatre grands vaisseaux qui seraient divisés en deux flottes, dont l’une ira sur l’Atlantique et l’autre sur le Pacifique.Les ports de l’Atlantique seront, pour commencer, Montréal, l’été, et Portland, l’hiver.-x- * * Le premier steamer océanique attendu dans le port de Montréal est le “ Fremona ” de la Thompson Line.En dépit du terrible désastre qui vient de jeter l’Italie dans le deuil, le “ Fremona ” nous arrivera ici avec Raison de fruits de Païenne, Catane et Sorrente.* * * Le Canadian Pacific Railway Co.donne les renseignements suivants : Note.— Nous rappelons aux lecteurs du Bulletin qui s'intéressent aux valeurs canadiennes que nous nous tenons à leur disposition pour tous les renseignements concernant la nature, les conditions du marché et les agents de change ou courtiers de la place.Mars 1909.TRANSPORTS ET NAVIGATION Toutes les prévisions indiquent cette année que la saison de navigation s’ouvrira de bonne heure sur le Saint-Laurent ; probablement vers la fin d'avril.La Commission du port de Montréal ne reste pas inactive.L'ingénieur du port dresse en ce moment des plans pour une série d'améliorations et de travaux à exécuter à Montréal.On élèvera à dix-huit le nombre des élévateurs à grains,
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