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Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
Septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
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Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1909, Collections de BAnQ.

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SEIZIÈME ANNEE Septembre 1909 No 193 BULLETIN MENSUEL - PUBLIÉ PAP.LA - Chambre de Commerce Française m s mohfliâ& SOM MAI RE : Stance spéciale du 30 Août.— Revue commerciale.— Echanges Franco-Canadiens.— Chronique financière.— Cours des valeurs.— Transports et Navigation.— Lettre d’Ottawa.—Commerce comparé : France-Canada, Allemagne-Canada.—La récolte du blé dans le Manitoba.—La culture des fruits dans Québec etOntario.—Tarif postal.—If importation en France du bétail canadien.— Chevalier de la Légion d'Honneur: M.Honoré Gervais.— Le Canada agricole.—La Province de Québec.— Aviateurs Français.— Nouvelles et informations.nez une vive satisfaction.Nous sommes heureux d’avoir l’occasion de saluer à son passage un des représentants les plus distingués de ce commerce Lyonnais dont nous admirons tous l’activité, les ressources et l’esprit d'entreprise.Bien que les intérêts des maisons Lyonnaises au Canada aient déjà quelque importance, ce n’est que rarement que notre Chambre est appelée à mettre ses services à leur disposition.Nous ne saurions nous on plaindre, puisque nous y trouvons la preuve du discernement et de la prudence avec laquelle leurs affaires sont conduites.Nous aurons, sans doute, plus tard l'occasion de lui être utile.Tl en est du commerce de Lyon comme des autres commerces français, il ne pourra que progresser proportionnellement au remarquable développement du Canada et suivre la marche suivie par le Commerce franco-américain.Il est donc à prévoir que dans un avenir prochain nos services seront fréquemment requis.C’est pour cette raison que nous nous félicitons de votre visite et que nous désirons que vous en retiriez l’impression que les intérêts français ne sauraient trouver au Canada de guide plus sûr, plus dévoué et plus désinté-’ ressé que celui que lui procure le groupe de commerçants, d’industriels et d’hommes d’affaires français résidant au Canada que vous voyez réunis autour de vous aujourd’hui, AVIS Les membres et correspondants de la Chambre de Commerce Française de Montréal sont priés de prendre note que M.L.Heymann n’occupe plus la position de secrétaire-archiviste de la Chambre, et qu’il a été remplacé par M.S.Durantel.Séance spéciale du 30 août 1909 A l’occasion du passage à Montréal de M.Auguste Isaac, Président de la Chambre de Commerce de Lyon, les membres de la Chambre de Commerce française de Montréal ont été convoqués et se sont réunis le lundi 30 août, à 11 heures du matin, dans les bureaux de la Chambre de ( 'ommerce.Etaient présents : Messieurs J.de Bornes, Consul Général de France ; C.B.des Isles, membre d’honneur ; M.Chevalier, président ; J.B.Genin, vice-président ; J.Balcer, agent consulaire; IL Jouas, Léon Fréchon, B.Pas-quin, P.de la Casinière, C.Galibert, Dr Schmitt, G.Husson, A.Goblet, E.Bernard, J.Suzanne, Dorlia, Du-lieux, Bampon.La séance étant ouverte, M.Chevalier, président, souhaita la bienvenue à M.Isaac en ces termes: Monsieur le Président : — En voulant bien consacrer à notre Chambre quelques instants de votre séjour à Montréal, vous nous don- 146 C’est dans la période des difficultés que l’on juge de la valeur de ses amis." A friend in need is a friend indeed ”, disent les Anglais; or, cet ami dévoué nous l’avons été souvent dans le passé, nous le serons encore davantage dans l'avenir.L’accueil sympathique que vous avez reçu au Canada nous lait espérer que la bonne volonté des organisations commerciales canadiennes est à l’unisson de la nôtre, et que nous verrons bientôt, grâce à la nouvelle convention franco-canadienne, grâce aussi à l’espoir dont nous chéris-la réalisation, de voir le pavillon français servir de trait d’union entre les ports français et les ports (liens, le volume de nos échanges augmenter dans de vastes proportions.Xous vous souhaitons a vous et à Madame Isaac, qui a eu le courage d’entreprendre ce long voyage pour vous accompagner, un heureux retour au milieu des vôtres, et nous espérons que votre passage à Montréal et au Canada aura pour les relations franco-canadiennes les pl heureux résultats.traité, tel qu’actuellement accepté par les Chambres françaises, est de nature à donner satisfaction à tout le monde, en ce sens qu'il favorise de nombreux industriels sans erifier la classe agricole.Votre hôte distingué exprima ensuite le vœu qu'une ligne de navigation interocéanique, faisant un service direct entre la France et le Canada, soit bientôt créée afin que les marchandises françaises expédiées au Canada soient transportées sur des navires français.S’appuyant sur les amicales relations qu’il entretient avec la Compagnie Générale Transatlantique et M.le Président de la Chambre de Commerce du Havre, M.Isaac promit de faire tous efforts pour arriver à la réalisation de ce souhait exprimé par tous les commerçants français établis au Canada.Mais il insista plus particulièrement sur la création d’un service de colis postaux rapide et bon marché entre les deux pays, destiné à rendre d’immenses services aux ex- Ba- sons ses cana- portateurs français de marchandises légères et peu volumineuses: soies, rubans, etc.A Lyon, nous dit-il, 250,000,000 de sin- us francs de marchandises exportées 70,000,000 sont expédiées au moyen de colis postaux.M.Isaac, parlant des impressions qu’il a recueillies au cours de son voyage au Canada, se déclare enchanté à tous égards d’avoir pris contact avec un a de hautes destinées au point de vue commercial.Il félicite la Chambre de Commerce française de ses efforts persévérants, inlassables pour amener les négociants français à s’y créer des débouchés et fait une délicate allusion à la récompense tout récemment accordée à notre président par le Gouvernement français qui lui accordait la croix de chevalier de la Légion d’Honneur.Les services rendus à la mère patrie par les Chambres oc Commerce françaises établies à l’étranger sont grandement appréciés en France, dit M.Isaac, et les Chambres de Commerce françaises apprécient hautement les mérites de ces précieux auxiliaires.M.Isaac remercia d'abord M.le Président et les b res de la Chambre du sympathique accueil qu’il recevait d’eux, puis, dans une térêt pour scs auditeurs et souvent interrompue par leurs applaudissements, parla de Lyon, du Canada, et des impressions de son voyage.mem- charmantc allocution, pleine d’in- pays qu’il croit appelé La grande cité lyonnaise, dit-il, par sa situation géographique ne semblait pas destiné ¦ à faire d importants échanges commerciaux avec les pays d’outre-mer, et cependant, cette ville industrieuse a toujours cherché à augmenter l'importance de ses exportations dans l’Amérique du Nord.Les soieries, sa principale production, étant un objet de luxe, il était tout naturel qu’elle en trouvât le placement dans un pays riche et amateur de luxe tel que les Etats-Luis.Des Etats-Unis au Canada il n’y a qu’une frontière a franchir et le Canada n’est pas ignoré des Lyonnais.En novembre prochain, les présidents des Chambres de Commerce françaises auront leur réunion annuelle à Paris, M.Isaac y assistera et signalera à ses collègues l’importance et le dévouement aux intérêts français de la Chambre de Commerce française de Montréal.M.Isaac prédit au Canada .de grandioses destinées, il estime que la seconde moitié du vingtième siècle sera plus particulièrement favorable au développement de ses richesses et à son accroissement dans la grande famille des lions mondiales et il prédit une augmentation considérable dans ses importations d’articles de luxe.na- Enlin.pour terminer, M.Isaac réitéra à notre Chambre l’assurance de sa sympathie et mit à notre disposition la ( hambre de Commerce de Lyon pour tous les renseignements dont nous pourrons avoir besoin concernant la région lyonnaise.Après de chaleureux applaudissements la séance fut levée vers midi.Abordant la question du traité de commerce franco-canadien, M.Isaac explique comment les intérêts de la population agricole essentiellement protectionniste se sont trouvés en conflit avec ceux des grandes industries naturellement libre-éehangistes.A Lyon, nous dit-il, sur 24 membres composant la Chambre de Commerce, 22 sont résolument libre-éehangistes.Il croit, toutefois, que ce 147 Les exportations pour la semaine finissant le 14 août ont été les suivantes: 1909 — 68,135 boîtes.1908 — 60,056 boîtes.1907 — 72,379 boîtes.Du 1er mai au 14 août, elles ont été: 1909 — 851,128 boîtes.1908 — 820,665 boîtes.1907 — 954,914 boîtes.Beurre français.— La réduction annoncée a eu pour effet du stimuler les affaires, et les ordres sont si nombreux que nous pensons qu’il sera nécessaire d’élever le prix de quelques sortes.Conserves.— Demande bonne pour le saumon, très bonne pour les harengs canadiens et simplement passable pour les sardines.Bonne demande pour noix, raisins de Corinthe et de Valence, les noix écalées de Bordeaux surtout.Les raisins de Corinthe nettoyés en paquets de 1 livre sont à prix en hausse.Dans les nouveautés, la ganterie, le commerce est bon.Les commandes pour la saison d’hiver arrivent.Peau.v vertes.— La demande est très bonne et les prix sont sans changement.Les commerçants de Montréal paient aux bouchers : Bœuf de la ville Ko 1, 14c.; Ko2, 13c.; Ko 3, 12c.Au rapport des manufacturiers de chaussures, les affaires sont bonnes.On remarque qu’il règne dans cette industrie une activité peu coutumière.D’autre part, on commence avec animation la préparation des échantillons.Kul doute que la prochaine saison sera excellente.REVUE COMMERCIALE Le commerce du Canada continue à augmenter, et au au taux actuel atteindra bientôt le point élevé d’il y a deux ans.Le commerce total du Dominion durant les quatre premiers mois de l’exercice financier en cours, c’est-à-dire jusqu’à la fin de juillet, a été de $191,919,304.De ce montant $111,791,843 représentent des marchandises entrées pour consommation, soit un gain de $22,377,301.Des marchandises sujettes aux droits de douane ont été entrées au montant de $66,028,887, soit un gain de $13,810,834, et des marchandises exemptes de droits ont été entrées pour une valeur de $45,762,945, soit un gain de $8,566,467.Les droits perçus se sont montés à $17,855,948, soit une augmentation de $3,633,440.Les exportations de produits domestiques ont été au montant de $73,398,595, soit un gain de $6,193,585.Il y a eu durant les quatre mois une diminution de deux cent mille dollars dans l’exportation des produits minéraux.Il y avait eu avant juillet un gain sur cet item, mais probablement à cause de la grève de Sydney, le mois de juillet a vu une diminution ue un million et un quart de dollars dans l'exportation de produits minéraux.Durant les quatorze mois, il y a eu une diminution de près de trois quarts de million dans les exportations de poisson, un gain d'un million et demi dans le bois, une augmentation d’un million et demi dans les animaux et leurs produits, un gain de plus de trois millions dans les produits agricoles, et un gain d’un million dans les produits des fabriques canadiennes.Pour le seul mois de juillet, le commerce du Canada a accusé un total de cinquante-six millions et quart, soit une amélioration de sept millions et demi.Il y a eu durant ce mois un gain de neuf millions et demi dans les exportations et une augmentation de sept millions et demi dans les articles entrés pour consommation dans le pays.On remarque plus ou moins de tranquillité dans toutes les lignes de commerce à Montréal.A cause des vacances un grand nombre de voyageurs de commerce ont abandonné leur course, et le commerce de détail est calme.Il y a encore, cependant, quelques demandes de marchandises d’été pour assortiment, par suite de la continuation des chaleurs.Les cultivateurs sont généralement occupés à leurs récoltes et comme résultat les achats à la ville sont rares.La plupart des récoltes ont bien tourné dans le district de Montréal, et les nouvelles que l’on reçoit d’autres parties du Canada, sont toujours d’une nature très encourageante et promettent beaucoup pour le commerce d’automne.Les industries locales sont toujours très actives.Le commerce maritime est actif et les expéditions de grains sont considérables.Il y a aussi un bon mouvement de produits de laiterie.Les expéditions de fromage sont beaucoup plus considérables que l’année dernière à pareille date.Le marché esl plus ferme avec tendance à la hausse.Les droits de douane perçus dans le port de Montréal, pour le mois écoulé, donnent une augmentation considérable sur le revenus du mois correspondant de l’an dernier.Les droits perçus sur l’importation s’élèvent à $1,345,742, contre $280,664, du mois de juillet 1908.La moyenne de perception quotidienne pendant les 26 jours d'affaires a été de $51,759.Une dépêche d’Ottawa, mentionne le fait que l’augmentation des impôts sur le revenu s’est maintenue pendant tout le mois de juillet.Pendant ce dernier mois, la perception a donné $4,913,000, contre $3,732,000 en juillet 1908.Le total pour les quatre derniers mois de l’année fiscale a donné $18,003,000, soit une augmentation totale de $3,544,000 sur la période correspondante de l’année 1908.AVIS AUX MEMBRES PRIX COURANTS.Nous recevons souvent à la Chambre des demandes de tarifs de prix courants sur tel ou tel article.Nous aimerions à faire profiter tous nos membres de ces demandes d'informations.C’est pourquoi nous serions heureux de recevoir tous les tarifs et prix courants concernant leurs établissements que nos membres actifs et adhérents voudront bien nous adresser. 148 Echanges Franco-Canadiens Au cours du mois de mai 1909, les importations d'articles français au Canada ont atteint une valeur totale de $645,448 (chiffre extrait des Monthly Reports of the Department of Trade and Commerce of Canada).L'exportation vers la France des produits canadiens représente pendant la même période, une valeur de $137,545.Les principaux articles sur lesquels ont porté ces échanges sont les suivants : * * * Au cours du mois de juin 1909 le Canada a exporté France pour $86,729 de produits et marchandises.Pendant les mois d’avril, mai et juin 1909 ces exportations canadiennes en France se sont élevées à $408,465.Les importations de France au Canada pendant le mois de juin 1909 se sont élevées à $756,144.Pour les mois d’avril, mai et juin 1909, ces mêmes importations ont donné le chiffre de $2,054,818.en I)e toute provenance D’origine française CHRONIQUE FINANCIERE Mai 1909 Mai 1909 Mai 1908 Mai 1908 $9,085 8,710 $73,126 8,518 34,369 190,365 15,968 50,702 Automobiles.Peignes .Broderies de coton, blanche ou crème.Tissus de coton imprimés, teints ou colorés.Dentelle de coton blanche ou crème.Rideaux.Articles de fantaisie, tresses, bracelets, glands, cordes, ete .Dentelles de fantaisie, cols en dentelle, etc.Articles de fantaisie.Fruits secs et noix.Fourrures.(1 laces non biseautées.Gants.Bijouterie .Chapeaux, bonnets et formes pom- chapeaux .Balais — Brosses.Peaux autres que des fourrures.Peaux de veaux, mouton, etc.tannées ou corroyées, cirées ou vernies.Eaux minérales.Huile d’olive.Instruments d’optique, de précision de photographie.Parfumerie, pommade.Pierres précieuses et imitations.Rubans .Vêtements de soie.Soieries.Velours et peluche.Savon .Eaux-de-vle.Rhum.Autres spiritueux.Vins non mousseux.Vins mousseux .Tabac, pipes, etc.Montres.Meubles.Vêtements confectionnés en laine ou mélangés de laine .Manteaux pardessus, et tweeds.Tissus composés en tout ou en partie de laine.Effets et vêtements de dessous tricotés Chaussettes et bas de laine, de poil, d’alpaca, etc.Laine brute.Laine filée.Laines et lainages autres, non dénommés.2,479 1,249 Le marché financier, comme il est naturel en cette saison de vacance, est pen actif, et bien que l’on annonce nue reprise prochaine, il ne faudrait pas accorder trop de créance aux prophéties intéressées de hausse qui circulent en ce moment.Les actions du charbonnage ont quelque peu subi le contre-coup des agitations ouvrières dans les centres miniers.Cependant, comme la grève a piteusement échoué et que l'extraction augmente chaque jour, la situation est bonne.La question de l’avantage que la réduction de 22 cents dans le tarif des Etats-Unis pourrait assurer à la Dominion Coal est intéressante.Cependant, si les Etats-Unis décident en mars que le Canada ne donne pas d’avantages suffisants aux Etats-Unis, alors l'augmentation de taxe de 2o °/o ad valorem qui sera déclarée devra entraver l’exportation aux Etats-Unis.Mais la question du commerce du charbon entre les Etats-Unis et le Canada est si complexe que des ménagements de part et d’autre sont fort probables.325 150,013 42,599 25,950 381,375 59,676 33,834 2,446 2,045 1,255 1,215 3,008 86 2,182 2,338 18,942 22,822 33,084 70,671 93,791 163,387 50,226 62,789 51,559 48,026 90,431 137,141 260,946 57,507 66,569 71,359 4,577 8,877 26,834 5,772 5,648 23,002 5,048 ' 5,812 9,952 24,076 13,958 141 4,296 4,803 120,219 21,203 322,617 3,060 3,847 43,164 147,868 15,688 305,686 1,580 2,951 18,881 1,935 2,542 6,015 27,304 7,670 6,101 21,130 22,426 5,239 2,363 8,089 5,455 632 4,397 6,714 15,202 34,268 17,202 10,205 18,329 387 801 40,278 59,570 976 8,096 7,812 9,446 45,948 48,494 1,357 1,336 6,675 7,816 10,234 11,130 19,611 34,711 7,401 5,786 1,330 2,119 67,943 18,192 202,761 64,980 17,615 192,498 11,548 42,745 48,505 4,817 4,956 23,996 2,454 36.797 72,735 78,940 78,841 305,196 64,912 17,118 78,707 63,602 17,028 144,423 7,388 55,379 1,291 3,829 4,995 23,251 La Laurentide Paper C'o.a convoqué une assemblée d'actionnaires pour le 7 septembre, pour autoriser une émission de $1,000,000 d’actions.714 46,260 601,872 52,676 Le Pacifique Canadien, le Détroit et le Power restent fermes et assez demandés.Le Détroit laissant entrevoir une reprise du dividende.63 512 64,256 209,150 171,551 23,455 313 395 7,984 8,809 329,095 24,623 54,682 40,598 406 637 43.315 56.316 107,669 47 58,209 63,994 87,156 1,195 4,183 Lus recettes des Tramways de Montréal se sont divisées comme suit la semaine dernière : 2,304 49 75,832 12,717 3,735 .61,448 Dimanche Lundi .Mardi .Mercred i.Jeudi.Vendredi.Samedi.9,519.80 x .10,089.80 .11,736.87 .9,621.59 .11,855.85 .10,899.31 , , 12,740.48 EXPORTATIONS CANADIENNES En tous pays En France Mai 1908 Mai 1909 Mai Mai 1908 1909 $16,810 115,216 906,260 338,274 Haricots.Homards en boites Machines agricoles Planches, Pin, etc.$ 8 851,302 20,111 260,341 269,654 5,481 88,140 142,495 14U VALEURS INDUSTRIELLES Los recettes du Toronto Ry., pendant la semaine qui ient de finir, ont été de $72,251, soit une augmentation de $6,023.V Ren- de- Clôture Div ment 5.48 3.76 5 26 6 03 6 67 6.54 4 67 5.56 6.32 4.17 5.56 6 42 5.65 5.16 6.20 4.17 4.75 5 41 5.50 5.47 6 17 7 41 6 74 0.52 9.76 8 146 Hell Telephone.Canadian Pacific Ry.Dominion Coal com.Dominion Coal, pfd xd.Dominion Textile com.Dominion Textile pfd.Montreal Street Railway xd Toronto Street.Illinois pfd.Lake of Woods com.Lake of Woods pfd.Montreal Steel pfd.Montreal Power.Montreal Telegraph.Montreal Cotton.Minn., St-Paul & Soo.Mackay com.Mackay pfd.Ogilvie pfd.Ogilvie com .Richelieu & Ontario.Penmans Ltd.Penmans pfd.xd.Nipissing.La Rose.Les achats de valeurs minières doivent toujours être faits avec la plus grande circonspection.Les valeurs favorites de Cobalt, le La Rose notamment, se sont montrées assez actives en ces derniers temps.186 79 4 116 75 5 107 214 10 126 95 6 COMPENSATIONS DES BANQUES 130 6 126 1908 6 Août 1909 29 juillet 1909 5 Août 109 124 155 8 129 8 $32,903,036 23,452,160 11,217,865 2,211,136 1.016.973 5,016,427 1,508,178 1,170,403 1,109,812 2.722.973 2,700,329 1 172,227 1,931,847 $34,291,767 25,154,596 10,149,576 1,710,863 11,588,026 5,419,512 1,393,871 1,315,725 1,001,187 2,453,798 3,106,885 739,048 1,754,731 $20,465,714 19,897,438 9,718,753 1,865,339 1,250,324 3,551,026 1,620,136 911,504 1,093 503 2,158,000 2,546,560 791,997 1,198,708 Montréal .Toronto.Winnipeg.Halifax .Hamilton.Vancouver .St-Jean.Victoria.London .Québec.Ottawa .Edmonton.Calgary.144 6 84 4 74 4 126 128 81 5 54 4 89 6 10 1-2 8 1-8 20 16 Note.— Nous rappelons aux lecteurs dix Bulletin qui s'intéressent aux valeurs canadiennes que nous nous tenons à leur disposition pour tous les renseignements concernant la nature, les conditions du marché et les agents de change ou courtiers de la place.Cours des principales valeurs Canadiennes Ren Div.de- Clûture BANQUES ment 184 Commerce.Dominion.East.Townships .Hoclielaga.Montréal.Molsons.-.Marchands.Nouveau-Brunswick Nouvelle-Ecosse.Ottawa.Québec.Royal.Toronto.Union .8 4.35 5.00 4.90 5.56 3.94 4 90 12 240 8 163 8 145 La Publicité dans le BULLETIN de la Chambre de Commerce Française de Montréal, facilite l’importation des Produits Français au Canada .10 254 204 10 8 170 4.71 12 274 280 4.38 4.29 4.76 5.65 4.39 4.55 5.19 12 210 10 124 7 228 220 135 10 10 Valeurs Canadiennes LA SOCIÉTÉ D’ADMINISTRATION GÉNÉRALE, 35, rue St-Jacques, MONTREAL, Canada.Achat et vente de Valeurs Canadiennes.Placements sur Hypothèque.Encaissements et Recouvrements, Avances sur titres canadiens, Organisation de sociétés ou de syndicats au Canada.Garde de titres.Renseignements gratuits sur toutes les valeurs canadiennes (Edifice du Crédit Foncier Franco-Canadien) 150 TRANSPORTS BT NAVIGATION tique voudra aussi entrer en ligne et nous faire bénéficier d’une ligne directe rapide entre la France et le Canada.L'assemblée des administrateurs du Pacifique Canadien a eu lieu dernièrement, sous la présidence de sir William Van Horne.Les dividendes semestriels réguliers sur le privilégié et le commun, respectivement 2 et 3 pour cent, ont été déclarés avec en plus % sur un pour cent sur le commun, provenant des ventes de terrains.Nous donnons ci-dessous l’état financier de la compagnie pour l'année finissant le 30 juin 1909 : Eecettes brutes.Dépenses d’exploitation.Bénéfices nets.Bénéfices nets sur les navires en excédents sur les montants compris clans les rapports mensuels.Revenus d’autres sources.Revenu total net.Déduction des dépenses.Surplus.Déduction transférée au fonds de remplacement de la flotte.Déduction du fonds de pension.Revenu net affecté aux dividendes.Après le paiement de tous les dividendes, surplus pour l’année.Les Chambres de Commerce de Montréal et de Québec protestent avec énergie contre l’augmentation des frais de manutention et de quai age que les compagnies de navigation veulent imposer au commerce d’exportation et d’importation dans les ports de Québec et de Montréal.Le nombre total des navires portés sur les registres du Canada au 31 décembre 1908 était de 7,602, d’un tonnage de 702,324 tonneaux, ce qui donne une augmentation de 74 vaisseaux et de 3,636 tonneaux par rapport à l’année 1907.A la même date, le nombre de vapeurs figurant au registre était de 3,084, d’un tonnage brut de 483,031 tonneaux.En estimant la valeur moyenne du tonnage à $30 le tonneau, le tonnage enregistré au Canada au 31 décembre 1908 serait donc de $21,069,720.Le nombre total des navires construits et enregistrés au Canada durant l’année dernière a été de 304, d’un tonnage de 28,983 tonneaux.En estimant la valeur du nouveau tonnage à $45 le tonneau, on obtient une valeur totale de $1,304,235 pour les nouveaux vaisseaux, chiffre sensiblement inférieur à celui de l’année dernière ; mais l’année 1908 n’a pas été remarquable pour l’activité déployée à construire de nouveaux vaisseaux, non seulement au Canada, mais dans le monde entier.Cependant, malgré cela le tonnage contenu dans les registres à la fin de l’année 1908, indique que le Canada se maintient parmi les nations maritimes du globe.$76,313,321 53,357,748 $22,955,573 399,91.0 1,906,578 $25,262,061 9,427,033 $15,835,028 800,000 80,000 $14,955,028 $ 3,847,161 D’après une statistique très récente, il y a dans l’Ouest canadien, 1480 élévateurs à grains qui ont ensemble une capacité de 65,000,000 de boisseaux.Sur les lignes du C.P.R.il y a 1001 élévateurs ; sur 'e C.N.R.398 ; sur le G.F.P.11 ; Brandon, Saskatc.et H.B.Railway 15, et Midland Ry 8.Durant cette saison on estime que 280 élévateurs nouveaux ont été construits dans l’Ouest ; leur capacité moyenne est de 30,000 boisseaux.La contenance des élévateurs par division se décompose ainsi : C.P.R., 29,041,900 boisseaux ; C.N".R., 10,297,500 ; Alberta Railway & I.Company, 294,000 ; G.T.P., 1,374,000 ; B.S.and H.B.Railway, 435,000, et Midland Railway, 235,000.La capacité des élévateurs du terminal, de Fort William et de Port Arthur est d’environ 3,000,000 de boisseaux, qui se répartissent ainsi : C.R., Port Arthur, 750,000 ; C.P.R., Fort William, 11,592,407 ; C.N.R., Port Arthur, 7,000,000 ; G.T.P., Fort William, 3,800,000.La capacité des élévateurs à Winnipeg est de 1,415,000 boisseaux.Quoique la question du creusage du Canal Welland et la construction du Canal de la Baie Géorgienne soit forcément remise à une époque où le Grand Tronc Pacifique sera achevé et en exploitation et où le budget canadien sera par conséquent plus en état de faire face à de nouvelles entreprises, le problème des transports fluviaux n’en reste pas moins passionnant pour l’intérêt public.Le Canada a déjà dépensé $93,442,000 pour ses canaux, cette somme étant repartie comme suit : Canal Welland.Canaux du St-Laurent • .Canal de Cornwall .Canal de Boulanges.Canal Lachine.Canal du Sault Ste-Marie Canal Rideau.Divers autres canaux.$28,000,000 10.473.000 y,234,000 6.955.000 11.800.000 4.799.000 4,000,000 20,201,000 Total $93,442,000 Ces sommes ne comprennent pas l’entretien, les réparations, les traitements du personnel, etc.D’après des renseignements venus de Liverpool il est plus que probable que la Compagnie de Navigation Cu-nard va suivre l’exemple de la White Star, et établir un service par voie du St-Laurent.“ L’Etruria ” et “ l’Umbria,” deux steamers que seuls le “ Mauritania ” et le " Lusitania,” les deux paquebots extra rapides de la ligne Cunard, ont laissé un peu au second plan seraient affectés au commencement de la saison prochaine au service entre l’Angleterre et le Canada.Nous espérons que la Compagnie Générale Transatlan- Les lignes transatlantiques luttent de vitesse en ce moment dans leurs traversées de France en Amérique.Les derniers voyages du “ Virginian ” de la ligne Allan et de “ Empress of Ireland ” du C.P.IL, qui ont permis la livraison du courrier à Montréal huit jours après le départ du port d’attache d’Angleterre, consacrent l’avantage de la route du St-Laurent sur la voie de New-York. 151 seront astreints au tarif maximum, appelé Tarif général, qui est de 25 p.c.plus élevé que le tarif minimum.Une disposition spéciale avait cependant été ajoutée pour adoucir la rigueur de cette clause, qui fut envoyée Sénat avec le correctif suivant spécialement destiné à exclure de l’effet de cette disposition, la Préférence, accordée par le Canada à la mère patrie : “ Ces prescriptions relatives au droit additionnel ne seront pas applicables quand le traitement différentiel.est celui qui est accordé par et entre une province, dépendance et colonie et la mère patrie seulement; ou par et entre une province, dépendance ou colonie du même pays.1/application de cette clause devait être automatique, et si le Canada échappait ainsi quant à la Préférence anglaise, elle lui imposait le tarif le plus élevé par suite de l’existence du Traité franco-canadien qui vient d’être adopté, aussi bien d’ailleurs qu’il lui aurait été imposé en vertu du traité de 1894.Tout a été changé par le Sénat, et la forme sous laquelle cette clause de représailles apparaît dans la rédaction finale du traité est bien plus subtile.La condition en vertu de laquelle le tarif minimum peut être accordé à un pays, c'est que “ le Président soit convaincu, pour faire profiter un pays des concessions que prescrit le tarif minimum des Etats-Unis ", que ce pays n'impose pas aux marchandises américaines un traitement différentiel “immérité”, consistant en droits, règlements ou toute autre méthode.De plus, le pays étranger en question doit “accorder aux marchandises américaines un traitement qui soit “ réciproque et équivalent ”.Il est facile de voir que le terrain d'action est complètement changé et que l’application de la clause devient matière d’appréciation et de“ conversation ” suivant le terme diplomatique actuel.Si l'on doit tenir compte des déclarations récentes du président Taft, qui malheureusement n’ont pas eu beaucoup de poids dans l’élaboration du nouveau tarif, il est sincèrement en faveur d’un abaissement du tarif, et l’on doit avoir confiance que les protectionnistes même les plus renforcés ne parviendront jamais à le “ convaincre ’’ que les quelques concessions accordées par le traité de 1908 aux marchandises françaises entrant au Canada, concessions qui ne dépassent en aucun cas 10 p.c.du tarif général canadien ne seraient certainement pas compensées d’une manière “réciproque et équivalente ” par un relèvement des droits américains de 25 p.c.Et il refusera certainement d’admettre qu'il serait avantageux pour les Etats-Unis de se lancer dans une guerre de tarif sur une base aussi précaire.Le Canada ne croit pas à cette alternative et est persuadé que les Etats-Unis y regarderaient à deux fois.En ceci, on peut s’appuyer sur l’opinion du Times de Londres qui vient de publier un numéro spécial consacré au tarif américain et à son effet probable sur le commerce de l'empire britannique.Le Times est parfaitement convaincu de l’existence d’une tendance agressive chez les protectionnistes amen- LETTRE D OTTAWA Ottawa, 25 août 190!).au Le nouveau tarif américain a été adopté jeudi soir, le 5 août, signé par le président et rendu exécutoire le même soir.Cette nouvelle mesure a causé une déception très vive à ceux qui avaient bénévolement cru aux promesses électorales du parti républicain, d’un “tarif décroissant’’, mais sa rédaction définitive provoque un certain soulagement chez ceux qui croyaient que ce serait pire que cela ! Le Canada demeure parfaitement indifférent au nouveau tarif, vu qu’il ne lui accorde aucun avantage dont il doive tenir compte aux Etats-Unis.Les faveurs apparentes ont été complètement annulées par une reclassification subreptice qui laisse finalement les choses dans l’état où elles étaient avant cette prétendue “ révision décroissante Si nous signalons l’existence de la loi nouvelle, c’est à cause de la clause de représailles qu’elle contient et qui fera sûrement l’objet d’un débat nouveau quand la ratification de la convention additionnelle franco-canadienne sollicitée du parlement canadien au mois de novembre sera prochain.L’hon.M.Foster, ancien ministre des finances conservateur, avait déjà exploité cette clause pour critiquer le traité franco-canadien à la dernière session, lors de la discussion de l’exposé budgétaire de l’hon.M.Fielding.J’ai eu déjà l’occasion de vous signaler cette critique qui portait alors sur une proposition hypothétique.Depuis lors, l’idée première de représailles a été modifiée par le Sénat américain et dans le tarif adopté le 5 août, la clause elle-même paraît sons une forme, qui est une atténuation considérable du projet primitif.L’application de la mesure votée au lieu d’être automatique devient facultative, c’est-à-dire discutable.Il y a là tout un monde.La particularité même de cette nouvelle clause de représailles réside dans le pouvoir énorme remis aux du président des Etats-Unis.Il est virtuellement laissé entièrement à sa discrétion, guidée par une commission officieuse, de décider si un pays doit jouir du tarif minimum ou être astreint au tarif maximum.Tel que l’avait passé la Chambre des Représentants 1 article des représailles était absolument draconien.En élaguant tout verbiage, il disait tout simplement mams ceci : Si un “ pays, province, dépendance ou colonie ” laisse entrer les marchandises américaines sur paiement de droit ne dépassant pas ceux qui sont imposés aux marchandises semblables provenant de tout autre “ pays, province, dépendance ou colonie”, il sera admis au bénéfice du tarif minimum ; Et : Si un “ pays, province, dépendance ou colonie établit une différence de traitement à l’encontre d'une marchandise quelconque importée des Etats-Unis, ses produits 152 Etats-Unis en France.12 cents par livre.France à Terreneuve.J usqu’à 3 livres .3 “ “ .“11 “ .cains, niais il ajoute que le Canada est bien capable de se défendre et “ qu’il a pour cela toutes les armes qu’il lui faut ”, L’exemple de la surtaxe imposée à l’Allemagne à la suite du regrettable accès de mauvaise humeur germanique qu’avait provoqué l’adoption du régime de préférence cil faveur de l’Angleterre, et les efforts répétés des commerçants allemands pour reprendre avec le Canada des relations commerciales normales, sont actuellement cités avec avantage par les journaux de toute nuance qui prêchent au Canada l'indépendance absolue en matière tarifaire.Tout le monde paraît être d’avis que la menace conte-tarif américain à l’encontre du traité franco-cana- Fs.2 40 cts.00 cts.00 cts.3.25 = 4.50 = Terreneuve en France.Jusqu’à 3 livres.3 “ 7 “ .7 “11 “ .G2 cts.$1.00 $1.38 nue au dieu et à l’encontre de l'imposition possible de mesures prohibitives sur l'exportation du bois canadien n’appelle pas autre chose que l’adoption d'une attitude de resistance fortement accentuée et au besoin de mesures de contre- France au Canada.Jusqu’à 3 livres .3 “ 6J “ , 6£ “ 11" “ .Fs.2.75 = 4.75 = G.75 = $1.35 55 cts.95 cts.représailles.Mais il est douteux que les choses aillent jusque là ! Canada en France.1 liv.— 2 liv.— 3 liv.— 4 liv.— 5 liv.— 42 cts.— 50 cts.— 58 cts.— 76 cts.— 84 cts.— * * * Le " Canada ”, organe du gouvernement à Montréal, a publié récemment une correspondance dont le signataire M.B.J.Genin de la Tuque, Canada, signalait les faits suivants et il en relevait l’anomalie ; En consultant le Guide Postal du Gouvernement Fran- 6 liv.— 7 liv.— 8 liv.— 9 liv.— 10 liv.— 11 liv.92 cts.— $1.00.$1.18.— $1.26.— $1.34.— $1.42.Grande-Bretagne au Canada.Canada en Grande-Bretagne.çais, je constate l’anomalie suivante : Tarifs pour colis postaux pesant 5 kilos, 11 Ibs.: Terre-neuve, 4 1rs.60, équivalent 92 cents.Etats-Unis, 4 1rs.25, équivalent 85 cents.Canada, 6 1rs.85, équivalent $1.37.En vue du nouveau Traité de Commerce Canado-Frau- nos Chambres de Com- Pour la première livre 8 pences = 16 cts.Pour chaque livre subséquente.6 pences = 12 cts.Terreneuve en Grande-Bretagne.Grande Bretagne à Terreneuve.Jusqu’à 3 livres.3 " 7 7 " 11 1 shilling = 24 cts = 48 cts.= 72 cts.çais, ne serait-il pas à propos que et même le département des Postes fassent, des efforts afin d’obtenir au moins le même tarif que Terreneuve, si non celui des Etats-Unis.Je n’ai cité que les trois pays ci-haut, mais en prenant d’autres pays d’Amérique on est à même de constater une différence aussi grande, sinon plus : République Argentine, 3 fis.35, équivalent 67 cents.Uruguay, 3 1rs.35, équivalent 67 cents.Mexique, 5 1rs.10, équivalent $1.02.Pérou, 4 1rs.85, équivalent 97 cents.Colombie, 3 frs.85, équivalent 77 cents.Salvador, 3 frs.85, équivalent 77 cents.J’ai communiqué cette lettre au ministre des Postes, l’honorable 11.Lemieux, qui a mis immédiatement la question à l’étude et m’a fait adresser par son sous-ministre les observations officielles que je donne ci-après et qui présentent un vif intérêt pour tous les intéressés du trafic entre la France et le Canada.2 me i ce 3 Après avoir énoncé ce tableau le sous-ministre des Postes du Canada fait les observations suivantes qui répondent à celles du correspondant du Canada.“ Quant à la comparaison de tarifs entre la France, le Canada et Terreneuve, on remarquera que pour les colis à destination de France le tarif du Canada est beaucoup plus favorable que celui de Terreneuve.Le taux le plus bas de Terreneuve en France est 62 cts pour un colis pesant jusqu’à 3 livres.“ Du Canada on peut envoyer en France un colis de 3 livres pour 58 cts, c’est-à-dire 4 cts de moins ; mais si le colis pèse moins de 3 livres, comme cela arrive souvent, on jouit d’un tarif moindre.Un colis d’une livre ou moins peut aller du Canada en France pour 42 cts, tandis que de Terreneuve il coûterait 62 cts d’affranchissement.De même, un colis de 2 livres du Canada en France coûte 50 cts, et coûterait 62 cts de Terreneuve en France.Pour des paquets de 7 livres le tarif du Canada et de Terreneuve en France sont les mêmes : $1.00.Mais Terreneuve n’a pas de tarif moindre pour des paquets de 4, 5 ou 6 livres, tandis que le Canada, au lieu de ce tarif unique de $1, possède ceux de 75 cts pour 4 livres, 84 cts pour 5 livres, et 92 cts pour 6 livres.Ce même avantage subsiste pour les Voici d’abord l’état réel des tarifs pour colis postaux : France aux Etats-Unis.65 cts.90 cts.Jusqu’à 3 livres 3 “ 6| “ H “ H Tarif applicable à toutes les places des Etats-Unis, autres que NevrYork, Jersey, Hoboken.Fs.3.25 = 4.50 = 5.40 = $1.08 153 COMMERCE COMPARE poids de 7 à 11 livres, Terreneuve n’ayant qu’un taux unique de $1.38, tandis que le Canada, pour 8, 9 et 10 livres possède des taux de $1.18, $1.26, $1.34.“ Le tarif de France au Canada n’est pas aussi bon marché que celui de France à Terreneuve.Mais c’est une question à l’égard de laquelle le Canada n’a pas un mot à dire.Les Français insistent pour disposer leur échelle le prix pour les colis postaux sur une luise triple.Aussi, tandis que le tarif canadien monte de livre en livre, le tarif français saute par bonds de 3 à 7 livres, puis à 11.“ Tous les colis postaux entre la France, le Canada et Terreneuve passent par l’Angleterre, dont le tarif avec Terreneuve est aussi à triple échelon.“ On a proposé au Canada d’adopter le même système, mais ce pays-ci croit plus avantageux pour le public de s’en tenir à l’échelle qu’il a choisie.Le gros des colis postaux envoyés du Canada en Grande-Bretagne est inférieur à trois livres, et le Canada croit mieux répondre aux intérêts du public, en gardant son système de tarif modique, pour une livre ou moins, plutôt que d’imposer un fort tarif pour trois livres." L’administration française des postes en établissant son tarif pour le Canada a adopté un prix pour 3 livres et l’a appliqué pour tous les poids inférieurs à 3 livres ; puis un prix pour 7 livres applicable à tous les poids de 3 à 7 livres, et un prix pour 11 livres applicable de 7 à 11.“ Cet arrangement ne paraît pas très raisonnable, mais le Canada n’a aucun droit d’intervenir, car chaque pays est libre dans certaines limites déterminées de disposer son propre tarif à son gré ”.Ceci est la réponse officielle qui résume parfaitement la situation.Il est bien évident que le gouvernement du Canada n’a aucun droit d’intervenir, mais il n’en est pas moins vrai que la ratification du traité franco-canadien va créer une situation nouvelle nécessitant un traitement nouveau.Beaucoup de personnes au Canada qui désireraient profiter des réductions tarifaires de la convention et faire venir de France des articles trop peu volumineux pour justifier un envoi par messagerie seraient heureuses de pouvoir utiliser le mode des colis postaux, mais le tarif actuel est très coûteux.Nous apprenons que l’Honorable Ministre des Postes, va probablement faire un voyage en Europe et passer à Paris au mois de septembre prochain, pour assister à la réunion de la Convention de Berne, et nous avons tout lieu d’espérer, qu’ayant pris connaissance de l’état de choses dont nous venons de parler, il fera auprès du Gouvernement Français des efforts sérieux pour obtenir une reclassification des taux des colis postaux dans un sens favorable aux exportateurs et aux acheteurs, et propice à l'accroissement du commerce franco-canadien.ALLEMAGNE-CANADA FRANCE-CANADA A l’époque où la convention commerciale franco-canadienne, après avoir été votée par le Parlement canadien et la Chambre des députés en France, se trouvait en panne, si l’on peut dire, au Sénat français, il s’est produit au Canada un mouvement d’humeur qui a donné lieu à un certain nombre de récriminations et même à des menaces.Quelques personnalités, et non des moindres, ont même été jusqu’à préconiser une entente avec l’Allemagne.Aujourd’hui que les Chambres françaises ont adopté la convention, les animosités se sont apaisées et il n’est plus question de représailles.Cependant, comme la question de la rivalité et de la concurrence allemandes a été soulevée, il nous a paru intéressant d’examiner sur quels articles cette concurrence pourrait porter et si le commerce français aurait quelque raison de la redouter.Les documents officiels canadiens les plus récents ne nous fournissent que les statistiques des trois mois d’avril, mai et juin 1909.Notre démonstration sera donc incomplète, mais elle suffira cependant pour signaler à l'attention du commerce français les articles sur lesquels s’exerce la concurrence allemande.Nous avons mis en regard les articles les plus importants, laissant de côté ceux qui par leur peu d'importance n auraient aucune signification dans les échanges des deux pays.Importations du Canada Allemagne France $14,159 2,045 84,356 $ 6,004 12,488 36,640 Eaux minérales.Montres, pendules.Gants et mitaines.Vêtements en cachemire et draps similaires.Articles en coton.Broderies, blanche ou crème.Bas et chaussettes.Velours, velveteens et peluches.Pardessus et vêtements en laine.Tweeds.Marchandises tricotées, y compris vêtements de dessous.Laines.Vêtements de laine pour femmes et enfants.Vêtements tout faits en laine ou partie de laine.Articles fabriqués tout ou partie en laine.Soieries.Nappes, taies d'oreillers.Articles de fantaisie : plumes, oi-fruits, fleurs artificiels, pour garnitures de chapeaux.21,099 5,422 17,061 20,000 2,214 2,632 26,216 8,325 9.225 325 277 2,058 6.203 329 5,007 8,316 1,695 209 6,63 L 610 2,061 2,770 14,085 15,223 4,011 251,748 141,726 3,409 O.Rideau.seaux.4,202 8,106 154 Peignes.Articles en plume.Galons, franges, glands.Dentelles, collets en dentelle, filets en coton.Fourrures.Pierres précieuses, perles, imitations Bijouterie.Porcelaine, articles de ménage en granit.Appareils électriques.Livres, brochures, etc.Photos, chromos, gravures, etc.Miroirs.Gélatine et produits similaires.Colle.Tous autres produits chimiques, drogues, etc.Toute machinerie composée en tout ou en partie de fer non autrement désignée.Articles manufacturés on fer ou acier.Articles de fonderie.Instruments de musique.Instruments d’optique.Papiers sans dénomination spéciale.Portefeuilles, porte-monnaie, réticules, etc.Boiseries.9,702 15,233 7,597 travé par la surtaxe, et il y a lieu de se demander si, cette surtaxe disparaissant, l'article allemand ne serait pas en position de dépasser l’article similaire français.Nous ne croyons pas que le danger, s’il existe, soit bien imminent.11 est certain en effet que quelques négociants et quelques industriels canadiens pourraient tirer certains avantages d’une convention avec l’Allemagne, mais il ne faut pas perdre de vue que d’autres, et notamment tous ceux qui trafiquent surtout avec l’Angleterre auraient beaucoup à y perdre.Lorsque le Gouvernement canadien a imposé cette surtaxe au commerce allemand, ce n’était pas le commerce français qu’il désirait protéger ou favoriser mais bien le commerce anglais, et la disparition de cette surtaxe et un traitement favorisé au commerce allemand atteindrait moins le commerce français que le commerce anglais.Aussi croyons-nous que la perspective d’une amélioration dans les relations commerciales germano-canadiennes est encore bien éloignée.D’un autre côté si cette amélioration se produisait, nous ne croyons pas qu’il y aurait pour le commerce français péril en la demeure.Il est évident que pour certains articles nos commerçants et nos industriels auraient à redoubler d’efforts et de vigilance, ils devraient perfectionner leurs méthodes et se prêter davantage aux exigences du commerce canadien, mais pour les principaux articles, comme par exemple les lainages et les soieries nous estimons que leur situation ne serait nullement en péril.Nous avons toujours été d’avis en effet que la préférence accordée à ces articles est due surtout à leur qualité et au gout qui préside à leur fabrication.Il est d’autres articles assez nombreux qui sont plus spéciaux à la France et qui ont moins à redouter la concurrence allemande.Ce sont les suivants : Ceintures en tous genres, excepté les ceintures de soie.Cordonnerie, chaussures.Boutons de chemise, insignes.Objets religieux.Statues, statuettes.Pâtes alimentaires.Chocolat.Anchois, sardines en boîte.Amandes écossées.Non écossées.Cerneaux.Toutes autres noix non écossées “ écossées.11,317 13,829 12,457 22,303 23,510 19,987 12,423 13,481 49,200 4,699 13,299 12,743 23,872 1,371 684 21,738 7,931 1,810 2,238 3,051 231 27,178 2,239 2,279 6,910 3,529 10,732 5,651 38,171 2,378 5,034 2,646 9,002 8,597 24,074 3,755 12.680 8,497 8.436 2,403 4,094 2,105 4,982 Totaux .$845,087 $459,450 Exportations En France En Allemagne Homards en conserves.Instruments agricoles.Pt ces d’instruments agricoles.$ 3,820 11,148 4,249 9,580 2,862 16,175 910 $ 9,999 $ 18,777 242,606 201/772 13,788 4,614 Totaux $266,393 $225,163 i La France importe aussi du Canada un peu de bois ci de haricots et a importé dans les trois mois que nous examinons : Amiante Pommes 7,607 10,938 2,833 l $ G,39 1 3,933 4,536 2,250 50,348 2,081 $10,327 Il nous semble que de l’examen de ce tableau il est permis de conclure que si sur certains articles comme la ganterie, les confections, l’article de fantaisie, les plumes, la mercerie, la bonneterie, les broderies, les produits chimiques et quelques autres encore, la concurrence est assez active et mérite d’attirer l’attention du commerce français, il en est d’antres comme les fabrications de laine et les soieries où la supériorité du commerce français reste bien établie.Il est vrai que le commerce allemand au Canada est en- Fromages.Conserves de volaille et de gibier Tomates et autres végétaux.608 17,726 Vins, spiritueux et parfums à base d’alcool.307.991 Savon blanc 46.758 20,636 35.955 Produits et spécialités pharmaceutiques Automobiles et moteurs de toute sorte Total $559,575 Dans les vins et spiritueux, les champagnes et vins mousseux entrent pour $84,881. 155 Le rapport de juin, du gouvernement donne 2,642,111 acres de blé dans le Manitoba et 3,912,497 acres dans la Saskatchewan.Basant les estimations du Manitoba à 131/2 et de la Saskatchewan à 17, le rendement total dans lu Manitoba est estimé à 35,668,498 boisseaux, si on ajoute les 5,000,000 de boisseaux de l’Alberta, ça fera un total de 107,180,947 boisseaux pour les trois provinces.La chaleur excessive qui a sévi au mois d’août a réduit considérablement la quantité et la qualité du grain.La sorte de blé la plus importante est le No 3 Northern.Pendant la saison certains districts eurent à supporter de violents orages accompagnés de grêle et de pluies torrentielles, tandis que d’autres, au contraire, souffrirent du manque d’eau.Les récoltes sont en retard.Le gouvernement de la Saskatchewan a rapporté que 62 pour cent seulement du blé fut semé le 10 mai et que la plus grande partie du blé mûrit de 90 à 100 jours après les semailles; dans certaines provinces le blé de bonne qualité demande de 110 à 115 jours pour mûrir.Les fermiers se plaignent toujours de la rareté de la main d'œuvre, ce qui les met dans l’impossibilité de rentrer rapidement leur grain et expose celui-ci aux rigueurs de la gelée.Les agents d’immigration se font l’écho des désirs des fermiers par cette phrase significative: “Un envoi de 10,000 hommes de plus serait un bienfait de Dieu ”.Cette liste est également dressée pour les trois mois finissant en juin 1909.Voici maintenant divers articles sur lesquels l'importation allemande au Canada ne rencontre aucune concurence ou à peu près de la part du commerce français, mais où, au contraire, elle fait concurrence aux produits similaires anglais : $ 687 2,837 2,333 5,617 22,631 2,151 8,850 4,872 1,341 20,136 3.793 7,415 1,733 8,348 Bière.Paniers.Matériaux de carosserie.Etiquettes.Poupées et jouets.Boîtes et écrins.Crayons.Bureaux, meubles de fantaisie.Châles.Verrerie, poterie.Lampes et globes.Articles en or et argent.Galvanoplastie.Caoutchouc, ciment, gutta percha.Soufre, éther, chloroforme.Machinerie de tous genres pour filatures Pompes.Fer en gueuse.Poêles de toutes sortes.Fil de fer, laiton.Coutellerie.Armurerie.604 7.914 5,032 31,020 3,109 7.915 33.422 7,173 Quantité de céréales dans les élévateurs canadiens vers la mi-août $188,982 Il nous semble clairement résulter de tous ces chiffres que l’adoucissement du régime commercial entre le Canada et l’Allemagne n’aurait que peu d'influence sur le commerce d’exportation français, mais atteindrait au contraire très sérieusement le commerce anglais.Total Totaux Lin Blé Urge Vers le milieu d’août Avoine Fort William— t-'.P.R.Consolidated Elevator Co.Empire Elevator Co.Ogilvie Flonr Mills Co.Port Arthur— Port Arthur Elevator Co.Jos G.King & Co.Depot Harbour.Midland— Aberdeen Elevator Co.Midland Elevator Co.Tiffin, G.T.P.Collingwood.Meaford.Owen Sound.Goderich.Kingston— Montreal Transportation Co.Jas Richardson & Son.Prescott .Montreal— O.P.Ri .Harbour Commissioners.Montreal Whg.Co.Quebec, 0.N.Q.R.Halifax, N.S.St.John, N.B.West St, John, N.B.Point Edward.577,091 165,583 238,754 370,388 202,681 351,570 22,840 45,519 84,166 3,031 47,880 174,491 5,842 115,465 254,923'.330,948 604,20ol 9,175 45,913 13,471 623 .4,788j.32,867 10,541 La récolté du blé dans le Manitoba 10,015 248,725 954,344 308,732 4,788 33,785 33,785 La récolte de blé dans cette province est estimée à 35,000,000 de boisseaux.La sécheresse a considérablement réduit la quantité et la qualité du grain.Se basant sur les rapports provenant de 147 cantons du Manitoba, la “ Manitoba Grain Growers’ Association ” vient de publier un rapport d’après lequel le rendement du blé de la province est estimé à 35,000,000 de boisseaux.Des dégâts importants, du fait de courants d’air chaud depuis le 10 août, ont été constatés.Le rendement moyen par âcre-est ainsi établi : Blé 17V2 ; Avoine, 40; Orge, 30; Lin, 13, Saskatchewan.— Blé, 20 ; Avoine, 48 : Orge, 33 ; Lin, 15%.Le rapport ajoute : Nous estimons que les pertes dans la Saskatchewan seront d’environ trois boisseaux par acre.96,884 4,018 23,557 33,950 390,996 1,999 4,018 23,557 11,333 192,977 94,885 20,050 144,752 *2,567 53,267 103,017 103,017 1,200 82,140 852 1,292 40 40,279 17,363 17,261 5,079 3,384 176,990 42,732 23,455 30,990 21,392 23.455 22,384 61,228 38,103 741 I .Mi La culture des fruits dans Québec et Ontario de produire il donne des fruits pendant cinquante, soixante ans ou plus encore.Les petits fruits qui se font beaucoup moins attendre, peuvent être d’un précieux secours aux colons qui veulent créer un verger.LES POMMIERS rapportent vers la dixième année après leur plantation et continuent à produire des fruits pendant cinquante ans.Les frais annuels de l’entretien d’un arpent de pommiers sont de $12.(1).Les vergers bien soignés et dont les fruits sont bien vendus, donnent annuellement $100 de bénéfice par arpent.Certains cultivateurs ont parfois des récoltes exceptionnelles : à l’un d’eux un verger de trois arpents et demi a rapporté $1,100 et à un autre un arpent de pommiers Russets, Kings et Baldwin a fait encaisser la jolie somme de $1,500 en une année.LES POIRIERS.— Le coût annuel de l’entretien d’un arpents de poiriers (100 acres) est de $49.La production moyenne est de 100 boisseaux qui donnent un bénéfice de $114.Pendant les prochains mois, plus d’un demi million de barils de pommes seront enlevés des vergers de la banlieue de Montréal.L'île de Montréal et les places environnantes sur un parcours de 40 milles, constituent le grand verger du district de Québec, où la “ fameuse ” atteint son plus grand développement.Faire l’histoire de cette pomme, c’est faire l’histoire de la production de ces fruits dans Québec.11 y a quelque deux cents ans, des Français apporté^ rent des pommes avec eux, et obtinrent plusieurs pommiers.De ces pommiers on récolta la “fameuse”.Plus tard, ils furent greffés sur d’autres pommiers, produisant la pomme rouge McKintosh et autres pommes communes.C’est pour cette raison que le résultat de ces greffes n’a pas été aussi brillant qu’on l’espérait.Cette question, sérieuse pour le producteur, sera traitée devant la Société de Pomologie, lors de son assemblée annuelle.Après la pomme, l’industrie fruitière la plus payante est celle de la production de la prune, qui nous vient en grande partie de l’Islet et de Kamouraska.Des tonnes sont expédiées de ces comtés, à Montréal et à Québec, pendant la belle saison.La prune pousse mieux dans cette partie de la province qu’ailleurs parce que le fleuve St-Laurent en cet endroit, influe favorablement sur la température.Ensuite, viennent les fraises et les framboises.On trouve aux environs de Montréal des champs de fraises de près de vingt acres (c’est-à-dire huit hectares).Depuis 1903, la récolte de pommes n’a pas été productive parce que dans l’hiver succédant à cette année prospère, plusieurs centaines de pommiers furent détruits, et dans un verger qui avait donné 20,000 barils de pommes l’automne précédent tous les arbres furent détruits.Mais les plantations nouvelles commencent à donner et on s’attend à une récolte très abondante cette année.L agriculture a atteint un grand développement dans Ontario, où réussissent surtout le grain (blé, avoine, orge et maïs), le foin, et les plantes racines, la betterave à sucre et le tabac, ainsi que l'élevage, l’industrie laitière et, en particulier, un grand nombre d’espèces de fruits.Les pommes, les poires, les pêches, le raisin, les cerises, les fraises, les framboises, les groseilles noires et rouges et les groseilles à maquereau prospèrent merveilleusement dans les divers sols du sud de la province.('"est surtout dans les environs des lacs Erié, Huron et Ontario et de la baie Géorgienne que la culture des fruits réussit.Sous l’influence de ces vastes nappes d’eau le climat est plus frais en été et moins froid en hiver.Naturellement le cultivateur qui s’établit là-bas pour s’v livrer à la culture des fruits ne peut s’attendre à avoir des bénéfices dès ses débuts.Mais quand le verger est en état LES PECHERS commencent à produire à l’âge de quatre ans et jusqu’à l’âge de quinze ans ou plus.Le coût de l’entretien de 100 arbres — un arpent — est de $86, et la vente des fruits — TOO paniers par arpent — rapporte $350.RAISIN.— La vigne commence à porter des fruits à l’âge de quatre ans et continue à produire pendant quarante à cinquante ans.Avant qu’elle ait commencé à produire elle a coûté $75 par arpent.Son entretien coûte ensuite $58.50 par an.En arpent de vignes donne trois tonnes de raisin valant $112.50.LES FRAISIERS rapportent deux ans après leur plantation.Ils coûtent $72 par arpent la première, $36 la deuxième et $10 la troisième année.Si l’on ajoute à ces sommes les.frais de récolte, d’empaquetage, etc., on trouve une dépense de $606 pour les trois années.La vente des récoltes des deuxième et troisième années donne $1,240.On ne conserve pas les plantes après leur troisième année.GROSEILLES ROUGES.— Frais annuels par arpent, $67.Produits, $125.Ces chiffres ont été fournis par des cultivateurs de diverses parties d'Ontario.La vente des fruits — détail très important — est très facile.L’Angleterre achètera toutes les pommes qui lui seront envoyées, pourvu qu’elles soient de bonnes variétés et bien emballées.Quant aux pêches, au raisin, aux prunes, aux poires, etc., ils sont envoyés dans toutes les parties du Canada, y compris, bien entendu, le Nord-Ouest.D’ailleurs, il y a maintenant dans Ontario soixante-quatre établissements qui achètent des fruits pour les mettre en conserves, et leurs achats s’élèvent annuellement à $800.000.(1) $ Signe du dollar.Le dollar vaut cinq francs. 157 L’IMPORTATION EN FRANCE DU BETAIL CANADIEN.TARIF POSTAL La nouvelle convention franco-canadienne qui vraisemblablement entrera en vigueur au commencement de 1910, devra avoir pour résultat de ressusciter le commerce d'importation en France du bétail canadien, commerce dont le courant a toujours été très irrégulier et qui depuis 1906 est complètement interrompu.En 1906 cette importation a porté sur 2,471 têtes de bétail qui toutes ont été transportées de Montréal au Ha-par chargements variant de 131 à 250 têtes pendant les mois de mai.juin, juillet, août, septembre et novembre.Sur ce nombre de 2,471, G seulement sont morts pendant le voyage, soit environ l/j de 1 %.Cette même proportion se retrouve dans l’ensemble des expéditions de Montréal par la ligne Allan dont nous citons les chiffres.Le prix du transport de Montréal au Havre a varié en 1906 entre 37 shillings 6 pence et 42 shillings G pence, soit entre frs.46,85 et frs.53,15 environ par tête de bétail.Bien que les expéditions au Havre n'aient été faites qu’en été.époque pendant laquelle le port de Montréal est ouvert à la navigation, les importateurs français feront bien de noter que le bétail canadien s’exporte également en hiver par les ports de l’Atlantique, tels que Halifax ou St.John (Nouveau-Brunswick).Les expéditions pour Londres, Liverpool et Glasgow atteignent les mêmes proportions pendant les mois d'hiver que pendant les mois d’été.La campagne entreprise par notre Chambre dès le mois de mars dernier pour la réduction du tarif postal franco-canadien a été accueillie avec une vive satisfaction par les Chambres de Commerce de France, et M.Emile Dupont, le Président de la Chambre de Commerce de Beauvais, a fait à ce sujet un rapport qui vient à l’appui de nos prétentions.De ce rapport nous extrayons les passages suivants: “ D’ailleurs, le même problème se pose aussi, maintenant, entre la France et les Etats-Unis, et ces derniers du moins semblent assez disposés à le résoudre en un sens favorable.vre Orj bien que les relations commerciales franco-canadien-puissent être comparées aux relations franco-britan- nés ne niques ou même franco-américaines n’oublions pas, — l'oublie point là-bas,— que le Dominion est un pays de langue française, de race française, de sang français, dirons que son loyalisme anglais s’accommode excellemment d une sympathie persistante et toujours vive à l égard de la France, que celle-ci y importe pour 60 millions de produits et devrait faire bien mieux encore, qu’elle en reçoit pour une douzaine de millions, qu’une convention vient d’être signée entre les deux gouvernements, que le Canada pourrait devenir pour est donc très rationnel que les Français établis sur son territoire ne veuillent négliger aucun des moyens susceptibles de favoriser le développement des transactions entie la mère patrie et le pays où leurs intérêts les attachent on ne consi- très gros client, Il nous un BIBLIOGRAPHIE Nous accusons réception d’un catalogue de la maison Ludger Gravel, (quincaillerie, ferronnerie, couleurs, carrosserie, sellerie, etc., en gras et détail), de Montréal.Le catalogue de la maison Gravel est écrit en français, parfaitement divisé et ordonné.L’ordre qui règne dans l’établissement Gravel se fait sentir dans son catalogue.M.Ludger Gravel est à la tête d’une forte maison de commerce de Montréal, et ses sympathies pour tout ce qui touche aux choses de France sont bien connues.Le bon marché du timbre-poste est un de ces moyens, saurait le nier ; et, dans le cas présent, la personne ne question intéresse d’autant plus les relations commerciales franco-canadiennes qu'elles sont actuellement, au point de pied d'infériorité vis-à-vis seulement du commerce de la métropole, mais encore vue canadien, placées sur un non du commerce des Etats-Unis.Plus loin, M.Dupont ajoute : “ D’ailleurs, il n'est pas excessif d’avancer que, d’une façon générale l'affranchissement à 25 centimes tend à devenir un anachronisme économique, et nous devons souhaiter que, partout, les “sphères gouvernementales” (pour employer l’expression de nos collègues) se mettent sérieusement en posture d’y remédier.Enfin, dans le cas spécial qui nous occupe, il nous appartient d’autant plus opportunément d’appuyer la mesure réclamée quelle apparaît avec raison, à tout le monde, comme “le complément presque indispensable” de la toute récente convention commerciale franco-canadienne ”.Nous espérons que les vœux du commerce des deux pavs seront entendus des ministres et des gouvernements, et que le prochain voyage en France, de l’honorable M.Lemieux, le distingué ministre des Postes du Canada, aura pour résultat d’annoncer la solution de cette intéressante questi m.Rapport de brevets Nos lecteurs trouveront plus bas une liste de brevets canadiens et américains récemment obtenus, par l’entremise de MM.MARION & MARION, Solliciteurs de Brevets, Montréal (Canada), et Washington (E.-TL).Tout renseignement à ce sujet sera fourni gratis en s’adressant au bureau d'affaires plus haut mentionné.« ANAH » No.110,610 — Ren P.Val DAT.Paris, France.Appareil distilla toi re.No.H9,(>44 — Grgrgk V.Barton, 1 i ver pool.Angleterre.Sels ou oxydes de plomb No 110,714 - MM.Frank & Voigt, Berlin.A 11' magne.Procédé de fabrication decomposes nitrogènes.No.110,721 — William Futfsk-Gref.n, Brighton Ang.Apparel! pour produire les vues animées.l’.TATS IMS No.9:7 520 —MM XV.A- A Gaulin, Sl-Cô^a're, Qué.Appareil évapo-ratoire pour sirop d’érable.No.92S.0.r)'> — Charles E.Hibherd, Auckland, N.Y.ftL.\m>k.Machine pour compteurs.No.020,662 — Alexander Punuar, Woodstock, N.B.Engin pour manœuvrer de lourdes pièces de bois. 15S CHEVALIER DE LA LEGION D’HONNEUR Me Honoré Gervais En félicitant, dans notre Bulletin de juin, Me Honoré Gervais, avocat, député, l'un de nos membres adhérents, sur la distinction flatteuse dont il avait été l’objet de la part du Gouvernement de la République Française qui venait de décorer le Professeur de droit international à l’Université Lavai, de la rosette d’officier de l’Instruction Publique, nous exprimions l’opinion que la Croix de Chevalier de la Légion d’Honneur suivrait à bref délai la décoration violette.Notre désir est devenu une réalité, et nous ne pouvons que rappeler ici en l'accentuant davantage l’appréciation que nous faisions alors du dévouement de Me Gervais au développement des idées françaises et de l’instruction au Canada.Nous sommes certains d’être l’interprète de toute la colonie française en adressant de sincères félicitations au nouveau légionnaire.Nous reproduisons ci-après l’article d’un journal montréalais qui indique avec quelle satisfaction les compatriote', de M.Gervais ont accueilli la nouvelle distinction dont il vient d'être l’objet de la part de la France.M.HONORE GERVAIS, Chevalier de la Légion d’Honneur.La nouvelle officielle est arrivée hier, au Consulat général de France à Montréal, de la nomination au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur de M.Honoré Gervais, C.R., professeur de droit international et de procédure civile à l’Université Laval, et député de la division Saint-Jacques de Montréal au parlement fédéral, officier de l’Instruction Publique.A ses titres professionnels, le distingué professeur et député en joint de tout spéciaux qui Vont particulièrement désigné à l attention du gouvernement français et qui for i de sa décoration une mesure de justice à laquelle patriotes autant que nos concitoyens d’origine française applaudiront chaleureusement.Le nouveau chevalier a fait preuve de la plus chaude sympathie à l’égard de l’Union Nationale Française, à laquelle, par son influence de député, il a obtenu la reconnaissance d utilité publique, de la part du gouvernement fédéral, avec une substantielle subvention annuelle.Il a, d’ailleurs, toujours été extrêmement sympathique à tout ce qui touche à la patrie de ses ancêtres, aux Français et à leurs intérêts, à la culture française et à l’idée française.Passionnément épris de l’ambition de doter son pans d’etablissements d’éclucation supérieure, il a consacré à cette entreprise et son travail et sa bourse figure parmi ceux des gouverneurs de l’Fcolc Polytechnique, il est administrateur de l’Université Laval, membre de la Corporation de l’Ecole des Hantes Eludes Commerciales, etc., etc.Ses travaux et ses discours sur le service consulaire à établir pour le Canada, ont, dans le temps, mis en pleine lumière les hautes rapacités du professeur de droit international à Laval, Ses confrères du barreau de la province de Québec l’avaient élu, l’année dernière, leur bâtonnier général.Nous le félicitons vivement de ce nouvel honneur.LB CANADA AGRICOLE Le dernier bulletin publié par le bureau officiel du recensement et des statistiques indiquait, à la date du lu août, que la condition des récoltes sur pied dans tout le Canada, à la fin de juillet, était en somme très satisfaisante.Les rapports des correspondants spéciaux du ministère de l’agriculture dans toutes les parties du Dominion démontrent que la condition des récoltes est inférieure à la moyenne dans quelques localités seulement.Le blé d’automne dans toutes les parties de la province d'Ontario, a mûri de bonne heure et a été moissonné en bonne condition.Le rendement moyen est estimé à 23 boisseaux et demi par acre pour une superficie totale de 581.000 acres, dans l’Alberta.La seule autre province où l'on cultive une quantité considérable de blé d’automne, 91.000 acres, estime son rendement à 23.4 boisseaux l’acre.Il était trop tôt, à la fin de juillet, pour obtenir un estimé des grains du printemps dans les Provinces Maritimes, mais pour les provinces de Québec, Ontario, Manitoba, Saskatchewan et Alberta avec une superficie de 7,022,200 acres cultivés en blé du printemps, le rendement est estimé à 22.07 boisseaux l’acre, ce qui forme un total do 159.662.000 boisseaux.Le blé d’automne et du printemps, dans les provinces éloignées, accuse un total de 175,223,000 boisseaux, cultivés dans 7,684,300 acres et le rendement était estimé, l’année dernière, à la même date, à 130.263.000 boisseaux.Pour le Manitoba, la Saskatchewan et l’Alberta, le rendement est estimé, cette année, à 157,464,000 boisseaux, et l'année dernière à la même I date il était estimé à 110,524,000 boisseaux.La récolte d’orge, pour les cinq provinces, représente superficie de 1,846,900 acres contre 1,726700 l'année dernière, et le rendement est estimé à 57,722,000 boisseaux, contre 51,690,000 à la même date l'année dernière.Pour les trois provinces du Nord-Ouest, le rendement est estimé à 34,553,000 boisseaux, contre 28,597,000 l’année dernière.Le rendement de foin et de trèfle est estimé à 8,984,000 tonnes, ce qui fait une moyenne de 1.35 tonne à l’acre.M.Burns, le pionnier des fabricants de conserves de l’Alberta déclare que les cultivateurs, alléchés par le prix élevé du blé, vendent leurs bestiaux afin d’étendre leurs cultures en blé.Comme résultat, si cela continue, la province sera forcée d’importer du bœuf d’ici trois ans.On importe depuis plusieurs années des moutons de l’Australie et des Etats-Unis, et les deux tiers du bacon employé dans la province est acheté aux Etats-Unis.La valeur des animaux vivants va augmenter rapidement, mais à moins que nos cultivateurs aient des animaux vivants dont ils puissent disposer, ils ne pourront pas bénéficier de cette augmentation de valeur.M.C.W.Peterson, de la Canadian Pacific Irrigation Department, prend la contrepartie et déclare que l’élevage, loin d être en decadence, tend à se développer au contraire.11 déclare que les fermiers rencontrent souvent des difficultés qu’ils arrivent toujours à surmonter et que l’Alberta, dans quelque temps, sera en mesure d’exporlev tons les produits sans exception de l’agriculture.une ses com- Son non 159 PROVINCE DE QUEBEC coles sans sortir de sa place, contre argent sonnant, ce qui lui permet de défrayer le coût de rétablissement de son patrimoine.Le pays qui porte le nom modeste de “ Province de Québec ” comprend une superficie de 347,000 milles, environ $00,000 kilomètres carrés ; c’est l’étendue de la France et de la Prusse réunies.La province de Québec est l’une des neuf grandes provinces de la “ Confédération Canadienne ” connue sous le nom de “ Puissance du Canada ”.Placée au centre des provinces orientales de la Confédération Canadienne, en possession de la navigation presque tout entière du Saint-Laurent, occupant enfin l’embouchure de ce fleuve, la province de Québec en tient pour ainsi dire les portes et la clef, et nulle importation, nulle exportation ne se fait d’Europe au Canada, ou du Canada en Europe, sans passer par les ports de Québec et de Montréal.Cette situation privilégiée assure à la province de Québec près de la moitié du commerce total du Dominion.La province de Québec est avant tout un pays agricole, un pays de colonisation, et la nature, on peut le dire, s’est complu à lui prodiguer, à pleines mains, ses faveurs, car elle est partout grandiose: forêts, montagnes, lacs, rivières, chutes magnifiques, pouvoirs hydrauliques, îles, pâturages riches, animaux sauvages en grande variété, etc.Les trois quarts de la population de la province de Québec sont d’extraction française, et il va sans dire que la langue française est la plus usitée dans toute la province.Le sol du Canada et particulièrement celui des grands centres de colonisation qu’il reste à ouvrir et à peupler de hardis colons, est en général supérieur et éminemment propre à toute espèce de culture.Les grandes régions où la colonisation fait surtout fructifier son œuvre sont : la Gaspésie, la vallée de la Matapé-dia, la région des Squattecks, la vallée du lac Saint-Jean, la Mantavaisie, le Nord-Ouest de Montréal et le Témisca-mingue.Les immenses espaces de l’Outaouais supérieur sont destinés à l’expansion française.Là, l’élément français peut se développer en paix jusqu’aux limites de la culture possible.AVIATEURS FRANÇAIS Dans un éditorial du 26 août “ La Patrie,” de Montréal,commente la Grande Semaine d’Aviation de Reims d’une façon qui fera certainement plaisir aux lecteurs le notre Bulletin ; aussi avons-nous cru devoir reproduire cet article : La conquête de l'air Les nouvelles de Heinis sont bien faites pour enthousiasmer l'être le plus placide.La grande semaine de ravia-I.ion, venant après la traversée de la Manche, prouve que tes plus lourds que Voir ne sont plus des jouets ni des instruments scientifiques, mais bien les premières manifestations d’un nouveau mode de locomotion entré dans la vie pratique.Blériot, que son succès a mis au premier rang, construit di.r de ses monoplans pour des amateurs ; le mois prochain arrivera à New-York un de ses monoplans pour deux voyageurs et il eu a un autre actuellement en chantier qui pourra porter quatre passagers.JjCs exploits de Bunau-Vurilla et de Paulham, dans la journée d’hier, au-dessus de la plaine de Bétheny, nous paraissent encore tenir du merveilleux ; demain Us seront choses courantes, pas plus émotionnantes que la vue d’un navire ballotté par la tempête.Mais hier ils ont quelque peu épouvanté les hommes, terrifié les femmes et valu aux intrépides aviateurs des ovations bien méritées.Le temps était mauvais, le vent fort, et malgré ces conditions atmosphériques ces braves gens et ces gens braves sont montés sur leurs machines, se sont élevés à cinq cents pieds et ont manœuvré sans accident, mais non sans danger.Bravo ! ces hommes font honneur à l'humanité et le pays qui les produit n’est certes pas la nation en décadence que dénonçait ce professeur de San-Francisco en quête .le réclame bruyante.A propos de réclame nos lecteurs n’ont certes pas manqué de remarquer l’amertume, le découragement, des correspondants américains, contraints de relater les hauts faits de la science et de l'industrie française et des aviateurs qui sont mis à leur service.Ils se rattrapent comme ils peuvent.Hier, c’était Curtiss, un homme de valeur montant une machine remarquable, qui, d’après ses compatriotes du télégraphe tenait 'a corde, : aujourd’hui c’est le biplan Wright que l’on fait déclarer par le chancelier de l’Echiquier comme la plus sûre de toutes les machines.C'est enfantin et le peuple américain fera aux aviateurs étrangers qui doivent arriver à New-York le chain, une réception aussi enthousiaste que celle qui a été faite aux frères Wright.La science n'a plus de frontières, surtout celle de l’aviation, merveilleux moyen de rapprochement des peuples." I,A CHASSE ET LA PÊCHE.La contrée clu Témiscamingue forme partie de l’une des plus belles régions forestières qu’il y ait dans la province de Québec.La région de l’Outaouais supérieur est, nous le répétons, le pays par excellence des touristes et des amateurs de la pliasse et de la pêche.L’orignal, le caribou et le chevreuil ont fait leur royaume de ce vaste territoire.La perdrix, le canard et Voie sauvage abondent, et pour compléter le tout, les loups et les ours viennent offrir au chasseur des émotions plus vives et plus goûtées si possible.La chasse et la pêche sont une véritable aubaine pour ie colon.En outre qu’elles lui fournissent des aliments gratuits, elles procurent de l’emploi au colon comme guide, gardien ou canotier, et les salaires qu’il gagne sont considérables, atteignant parfois jusqu’à trois piastres par jour.Viles lui permettent également d écouler ses produits agri- se mois pro- 160 TABLEAU DE COMPARAISON NOUVELLES ET INFORMATIONS ENTEE LES UNITÉS MONÉTAIRES ET POIDS ET MESURES DE FRANCE ET DU CANADA.M.C.A.Chouillou, conseiller du Commerce Extérieur, ancien président de notre Chambre, a reçu à Paris, le 12 août dernier, aux bureaux de l’office général du Commerce Extérieur, les personnes qui désiraient se renseigner sur l’avenir commercial et industriel du Canada dans ses rapports avec la France.Le dollar, communément appelé piastre, vaut environ 5 fr.15 ou plus exactement fr.5.1836, et contient cent cents ou sous.La livre est de 454 grammes, le quintal, de 45 Ml.035, et la tonne de 907 Tcilog.1 j acre équivaut à 40 arcs.Le gallon contient 4 litres i/o, le minot ou boisseau 36 litres, et le baril 1 hectol.13.Le mille, mesure de distance, vaut 1,609 mètres.1 1-ilog.vaut 2 livres canadiennes et 2 dixièmes.1 quintal métrique vaut 2 quintaux canadiens et 2 dixi- * * * Nous apprenons le mariage de mademoiselle Mario-Léon ic de Sieyès, fille du comte de Sieyès, membre de notre Chambre, avec le comte Le Normand de Bretteville.La bénédiction nuptiale a été donnée dans la chapelle du chateau de Lagardette (Drome).* * * Tout fait présumer que le Parlement canadien sera convoqué pour le 4 novembre, au plus tard le 18.Le traité franco-canadien serait ratifié avant le vacance de Noël.* * * La saison théâtrale promet d’être assez intéressante à Montréal cette année au point de vue français.Le théâtre National, avec dos acteurs de talent, a rouvert ses portes et la nouvelle Comédie Française, installée dans l’ancienne Académie, devra obtenir le succès que sont en droit d’espérer les organisateurs de c-ettc entreprise.* * * M.Auguste Isaac, président de la Chambre de Commerce de Lyon, était à Montréal le mois dernier.-x- * x- Nous sommes heureux de féliciter M.Guyot-Laligant, vice-président du Conseil-général du Pas-de-Calais, de sa promotion au grade d’officier de la Légion d'Honneur.M.Guyot-Laligant, dont les manufactures de papiers sont des mieux connues, a fait prendre un grand développement à l’industrie de la papeterie dans toute la région du Nord de la France.èmes.1 tonne métrique vaut 1 tonne canadienne et 1 dixième.1 hectare vaut 2 acres %.100 litres valent 2 minois 8 dixièmes.10 kilomètres valent G milles 3 dixièmes.IMMIGRATION L’immigration du Canada va de nouveau en augmentant, et.l’augmentation des arrivées des Etats-Unis est particulièrement considérable.Elle a été de soixante mil'e l'année dernière et promet de dépasser soixante-quinze mille cette année.Dans le mois de juin, 20,868 personnes sont entrées au Canada, soit 5,233 de plus qu’en juin 1908, ou une augmentation de 33 pour cent.Durant les trois premiers mois de l'exercice financier, 74,138 personnes sont entrées au Canada comme immigrants, soit une augmentation de 5,163 ou de sept pour cent.De la Grande-Bretagne et du continent il est venu 41,212 personnes, soit une diminution de 7,354 ou de 15 pour cent.RATE DE BOIS Un négociant français très au courant du commerce du papier désire entrer en relations avec des fabricants canadiens de PATE DE BOIS, pou- les représenter sur le marché français.S’adresser No 590, Chambre de Commerce Française.Départe m e n t 3 ¦NOUS REPRESENTONS AU CANADA LES MAISONS SUIVANTES : B.Léon Croizet, St-Même, Près Cognac, France, Cognac.Pierre Ponnelle, Beaune, France, Bourgogne.R.de Veslud.Reims, France, Champagne.J Prom & Cie., Bordeaux, France, Clarets et Sauternes.Jos Schlitz Brewing Company, Milwaukee, Wisconsin, Lager Schlitz.Dunipe & Co.Séville, Espagne, Olives.P.Lambert, Marseille, France, Rhum SI-James.| Manuel Rico, Puerto de Santa Maria, Espagne, R.Thorne & Sons Ltd , Londres, Angleterre, i Sherry.Whisky Ecossais.1 Companhia Vinicola Portueza, Oporto, Portugal, Jewsbury & Brown, Manchester, Angleterre,] Vin d’O porto.Ginger Ale & Soda.Ed.Saarbacb & Co.Mayence, Allemagne, Vin Cie d’Exploitation des Sources Andreau, Route du Rhin & de Moselle.de Cusset, Vi
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