Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1910, Novembre
NOVEMBRE 1910 DIX-SEPTIEME ANNEE No.207.BULLETIN MENSUEL PUBLIE PAR LA Chambre de Commerce Française DE MONTREAL.Tel.Main 2480.35, RUE ST-JACQUES, MONTREAL.Siège de la Chambre : ± EDIFICE DU CREDIT FONCIER FRANCO-CANADIEN Toutes les lettres et communications doivent être adressées à la Chambre de Commerce Française de Montréal.Adresse Télégraphique: GALLIA, Montréal.Codes A.Z.& Baty.I M a SOMMAIRE: m] g Procès-verbaux des Séances des 6, 13 et 27 octobre 1910.— Revue Financière.— Revue Commerciale.- Navigation.— Les petits pois français.— [* L’automobilisme.— Lettre d'Ottawa.— L’Union Nationale Française.— ' Çà et Là.— Nouvelles et Informations.H] s f n S] s w - M m CONSEIL D’ADMINISTRATION-Année 1910 n ± w si J.de LOYNES, PRESIDENT D’HONNEUR: Consul Général de France, dans la Puissance du Canada.H 0*1 I B m\ BUREAU: .m f PRESIDENT —A.F.REVOL, Conseiller du CoVnmerce Extérieur de la France.Directeur pour le Canada de la Maison Perrin Frères & Cie.Si si 4 SI | VICE-PRESIDENT SECRETAIRE | TRESORIER 1 CONSEILLERS —O.B.d’AOUST, Financier.— G.VEN NAT, Importateur de produits français.S] *] H —P.BRISSET des NOS, Courtier d'immeubles.—T.de la CASINIERE P.FRANÇOIS R.PASQUIN P.BRISSET C.GALIBERT G.HUSSON B] J.OBALSKI E.RAMPON m .I E.VAUTELET P.LAI R H.JONAS H.-HERDT L.FRECHON E.GA LIBERT F.GALIBERT J.R.GENIN CONSEIL D’ARBITRAGE—M.CHEVALIER G.A.CHOUILLOU P.FRANÇOIS R.A.FOREST fig Si M [*] F SI de la Société Bisaillon & Brossard, avocats, 11, Côte de la Place d’Armes, Montréal.® AVOCAT-CONSEIL —F.J.BISAILLON, C.R., ï A VANTA GES OFFER TS PAR LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTREAL A SES MEMBRES ADHERENTS Etablie dans la métropole industrielle et commerciale du Canada qui offre de si vastes débouchés à 1 Exportation Française, la Chambre de Commerce Française de Montréal est en état d offrir à ses Membres Adhérents les avantages qûi suivent: Elle les renseigne d’une façon impartiale et gratuite sur les affaires de chacune des provinces de ce pays, leurs institutions financières, les maisons de commerce qui y sont établies, et le genre d’affaires qui s y traitent.Elle les met au courant de tous les changements qui peuvent survenir dans le tarif des douanes, et leur fournit, à demande, les explications dont ils peuvent avoir besoin sur 1 application des lois et règlements douaniers.Elle les renseigne sur les voies de communications intérieures et extérieures de ce pays, et leurs tarifs particuliers.Elle les met en correspondance avec des agents recommandables qui puissent les représenter avantageusement sur le marché canadien.Elle accepte l’arbitrage dans les cas difficiles, évitant à ses Membres Adhérents des mesures judiciaires toujours coûteuses et difficiles en pays étranger.Elle met en rapport les maisons françaises productrices avec les maisons consommatrices de ce pays, et réciproquement.Elle leur fait le service gratuit de son Bulletin, véritable correspondance mensuelle et met ainsi les lecteurs au courant de tout ce qui se passe d'important au Canada, au point de vue commercial.Dans ce Bulletin paraissent les noms, raisons sociales et adresses des Membres Adhérents, ce qui leur constitue une excellente publicité.Afin de faire connaître rapidement leurs produits en ce pays, elle insère gratuitement, et ce dans trois numéros du Bulletin, une annonce d’un dix-huitième de page.Le dit Bulletin étant répandu au Canada à un grand nombre d’exemplaires, cette publicité produit de féconds résultats.Enfin, des arrangements spéciaux avec le Rapport Commercial du Gouvernement Canadien et avec un grand nombre de journaux français et anglais de ce pays, lui permettent de faire paraître simultanément tous les points commerciaux du Canada des demandes de représentations ou d’agences commerciales.Tels sont quelques-uns des nombreux avantages offerts par la Chambre aux négociants qui veulent bien se joindre à elle comme Membres Adhérents.Que leur demande-t-elle en retour de services de ce genre, et dont l'importance n’échappera à personne?Une minime cotisation dont elle laisse chacun libre de fixer le montant, mais dont le minimum est de 25 francs par an.C’est là tout ce qu'elle demande, dans le seul but de pouvoir continuer à aider nos compatriotes à se créer à l’étranger des relations qui leur soient profitables, et d’ouvrir ainsi de nouvelles voies à l’exportation des produits français.sur TARIF DES ANNONCES DE NOTRE BULLETIN MENSUEL POUR UNE ANNEE —12 INSERTIONS.- $150.00 Fr 750 Abonnement au Bulletin : 1 Page '/z “ 'A " " 450 eo.oo $2.00 Par"an Fr 10 “ 250 - " 125 50.00 25.00 Le Numéro ?20;ts /s No.207.DIX-SEPTIEME ANNEE NOVEMBRE 191er BULLETIN MENSUEL PUBLIE PAR LA Chambre de Commerce Française SEANCE DU 6 OCTOBRE Deux demandes de représentation d’industries diennes émanant de commissionnaires français.Deux d’importateurs français désirant au Canada: pâtes à papier, articles de ménage.Et différentes autres lettres de moindre importance.Election d’un membre adhérent.MM.S.Jallade & J.Gendre, Fabrique de dentelles, tulles, etc., Lyon, sont élus membres adhérents à l’unanimité.1910 cana- La séance est ouverte à quatre heures.En l’absence de M.le Président, empêché, M.G.Vennat, secrétaire, prend place au fauteuil.Sont présents: M.G.de Loynes, Consul-Général de France, M.G.Baker, membre d'honneur; MM.P.Bris-set des Nos, M.Chevalier, C.A.Chouillou, J.Obalski, J.Prévôt.M.E.Rampon s’est fait excuser.Ordre du jour.Lecture du procès-verbal.Lecture de la correspondance.Election d’un membre adhérent.Révision des statuts.Immatriculation des Français à l’étranger.Cours d’anglais.se procurer Revision des statuts.En l’absence d’un grand nombre de nos membres et notamment de l’auteur de la proposition de révision et du rapporteur du projet, il est décidé de renvoyer la question à la prochaine séance qui sera convoquée spécialement dans ce but pour le jeudi 13 octobre courant.Formalité de l’immatriculation.M.le Secrétaire donne lecture d’une lettre adressée à notre Chambre par M.le Consul-Général de France le 27 juin dernier, relative à l’obligation de l’immatriculation pour tous les Français résidant à l’étranger.Il communique également une lettre de la Chambre de Commerce française de Londres en date du 25 juillet dernier nous transmettant copie du procès-verbal d’une assemblée de la colonie française de Londres, réunie pour protester contre cette mesure ; cette dernière lettre nous invite à nous joindre à cette protestation.Procès-verbal.Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.Correspondance.Le Secrétaire procède au dépouillement de la respondance.Depuis la dernière séance, nous avons reçu 50 lettres et nous en avons envoyé 43.On y remarque : Une invitation du Ministre de la Marine adressée à notre Président pour assister à l’inspection annuelle du Saint-Laurent.(1) Une adhésion.Quatre démissions.Trois demandes de renseignements confidentiels.Cinq demandes d’agents: Bronzes et cuivrerie, produits chimiques, absinthe, dentelles, et tulles, toiles à robes.cor- Après une brève discussion les membres présents déclarent à l’unanimité que cette obligation leur ble abusive et qu’il convient de demander l’abrogation de cette mesure.Il est aussi décidé d'adresser à la Chambre de Commerce française de Londres un extrait du procès-verbal de cette séance.sem- Deux enquêtes pour débouchés concernant : Automobiles, graines de semence.Cours d’anglais.Le Secrétaire appelle l’attention de la Chambre la nécessité de décider si les cours gratuits d’anglais que nous avons organisés depuis plusieurs années devront être continués.sur (i) Cette inspection avait lieu le jour même de la séance. if) 2 Parmi les lettres reçues on remarque : Une adhésion.Une démission.Quatre demandes de renseignements confidentiels.Deux enquêtes intéressant des valeurs canadiennes.Six demandes d'agence: orfèvrerie et horlogerie, ganterie tissée, dentelles et tulles, rubans, automobiles, papier imperméable.Une lettre relative à des difficultés douanières.Trois lettres intéressent le cours d’anglais.Et le surplus concerne des affaires de routine.Election d’un membre adhérent.Les résultats obtenus l’an dernier paraissant satisfaisants il est décidé de recommencer ces cours aussitôt que possible, après s'être assuré ’toutefois d local.Le Secrétaire écrira à M.le Président de l’Union Nationale française pour lui demander s'il consent à maintenir à notre disposition la salle qu'il nous a prêtée, dans ce b,ut, l'hiver dernier.La séance, est Jeyé-e.à cinq heures.' SEANCE DU: 13 "OCtrOBRE 1910 La séance est ouverte à 4 heures 15 minutes; M.Revol, président, la préside.Sont présents: MM.M.Chevalier, Collinet, Fré-chon, Genin, Plusson, Goblet Obalski, Prévôt, Pasquin, Rampon, Robin, G.Vennat.M.le Consul de France et M.Calixte Galibert se un M.H.Geffroy, libraire-éditeur, à Paris, est élu membre adhérent à l’unanimité.Creation d'agents commerciaux dits “Correspondants.’ M.le Président donne communication à la Chambre d'une proposition soumise par l'un de nos membres adhérents tendant à la création d'une catégorie d agents qu’il qualifie “Correspondants.” Ces agents, établis dans les villes canadiennes et connaissant parfaitement la langue anglaise auraient pour mission de conduire les négociants français, en sont fait excuser.Le procès-verbal de la précédente séance est lu et adopté.Révision des statuts.La question de la révision des statuts est aussitôt mise en,, discussion.Lecture est donnée du projet des nouveaux statuts, dressé par la Commission- de.législation et dont une été antérieurement remise à chacun des mem- unique tournée au Canada, dans les maisons de commerce susceptibles de faire des affaires avec eux et de leur servir d interprètes, s'ils ne parlent pas 1 anglais ou s ils ne le savent qu’imparfaitement, et cela moyennant copie a brés actifs.' Les articles de ce projet sont successivement discutés jusques- et y compris- l'article 13.Puis, vu Fheure avancée, la suite de la discussion des articles est remise à la prochaine séance et la- séance est levée à 6 heures 45 minutes.rétribution très minime.une Ce système, nous dit-on, serait supérieur à ceux habituellement adoptés, car un représentant, agissant seul, ne connaît généralement pas à fond la maichan-dise qu’il vend, ni les détails et procédés de faoiRation, pour les tissus, par exemple, ce qui le met dans état d’infériorité vis-à-vis de ses concurrents mieux renseignés, et, d’autre part, le fabricant lui-même ou son voyageur, connaissent leur marchandise, mais ne connaissent pas le pays, ignorent la solvabilité de l’acheteur, les goûts de sa clientèle, les modes de paiement usités, etc., etc.On nous propose donc de désigner dans chaque ville canadienne un ou plusieurs ' Correspondants quc recommanderions à nos adhérents et aux lecteuis SEANCE DU 27 OCTOBRE 1910.M.ACF.Revol,.président, prend place au fauteuil et déclare la séance ouverte à quatre heures quinze minutes.• Sont présents : M.J.de Lôynes; Consul Général de France, président d’hSimétfr; MM.A.Antigny, M.Chevalier, L.Fréchon, A.Goblet, G.Husson, F.LeBailly, J.Obalski, R.Pasquin, E.Rampon, G.Vennat, secrétaire.Ordre du Jour.Lecture du procès-verbal.Dépouillement de la correspondance.Election d’un membre adhérent.Continuation de la discussion du nouveau projet de Statuts.Création d’agents commerciaux dits dants.” Modification à proposer au tarif douanier canadien.Procès-verbal.un nous de notre bulletin.Cette suggestion est très discutée, elle présente certains avantages, mais aussi des inconvénients sérieux, car sa mise à exécution pourrait donner naissance à de graves abus, notamment s’il arrivait qu’un Correspondant ait à opérer successivement pour deux maisons Connaissant les prix et les procédés de fabrication de l’une d’elles, il pourrait être tenté d’en abuser en faveur de l’autre.Pour ces raisons et différentes autres, la Chambre décide de s’abstenir de patroniser ce système.correspon- concurrentes.Le procès-verbal de la précédente séance est lu et adopté.Correspondance.La correspondance échangée depuis la dernière avance comprend 59 lettres reçues et 70 envoyées, 163 Tarif douanier Canadien.M.Rampon donne lecture du rapport qu’il a préparé cette question et après discussion la Chambre adopte la motion suivante, proposée par M.Rampon et appuyée par M.Revol.La Chambre de Commerce française de Montréal, Considérant que les dispositions de l’article 43 de la Loi des Douanes (Statuts Révisés de 1886) manquent de la précision nécessaire pour assurer leur application uniforme par le Département des Douanes et la source de vexations et de déboires continuels nombre de nos compatriotes établis au Canada.Considérant que cet article de loi ne doit avoir pour but que de protéger les négociants canadiens la concurrence que pourraient leur faire les de passage dans leur pays.Considérant que l’agent ou la maison française établie au Canada faisant de la consignation sont généralement soumis aux mêmes taxes et obligations que les autres maisons d'importation canadiennes.Considérant que l'expéditeur consignataire court les risques que l’expéditeur vendant ferme, étant donné qu’il est rarement de son avantage de se faire réexpédier les marchandises dans les délais autorisés par la douane.Railway avec le Montreal Light, Heat and Power Co.Ainsi que nous le faisions prévoir, ce projet a été abandonné, mais il s’est produit, hier, 2 novembre, un fait important, concernant cette compagnie.A l’assemblée annuelle des actionnaires, un nouveau bureau de direction entièrement nouveau a été élu.Les personnes qui le composent sont les promoteurs et fondateurs d’une compagnie de force motrice et d’éclairage électrique dite “Canadian Power.” Y aura-t-il fusion entre deux compagnies?L’avenir nous le dira.Quoiqu’il en soit, les actions du Montreal Street Railway qui avaient subi une hausse factice, résultant de la demande dont elles étaient l’objet ,1’assemblée de la part des nouveaux directeurs qui voulaient s’assurer la majorité, commencent à dégringoler.Il n’y a rien que de très-naturel et nullement alarmant.sur ces sont pour avant contre voyageurs On a craint aussi une baisse du Dominion Iron and Steel, car les primes à la fabrication de l’acier paie le gouvernement canadien cesseront le janvier prochain et cette perspective a créé un certain malaise, bien compréhensible, d’ailleurs.Mais cette appréhension semble s’être à peu près dissipée, la grande majorité des intéressés croyant fermement que, le gouvernement canadien continuera à protéger la plus grande industrie du forme ou sous une autre.Vraisemblablement on frappera de droits, à 1 importation, les aciers étrangers, par j Voici un tableau donnant le cours des principales lenient canadien pour obtenir l’amendement de cet ar valeurs canadiennes, leur dernier dividende et le rap-ticle et 1 unification du mode de facturer les marchan- port de ces valeurs, dises.que premier memes Considérant que cette loi ne s’applique pas duits soumis à aux pro- pays sous une un tarif spécifique.Emet le voeu que des démarches soient faites auprès du Ministre des Douanes et des représentants du Bell Telephone Company.Canada Car, priv.Canada Cernent, priv.Canadian Pacific Railway____ Crown Reserves Mines.Dominion Coal, priv.Dominion Iron, ord.Dominion Iron, priv.Dominion Textile, ord.Dominion Textile, priv.Duluth Sup.St.Railway.Halifax Street Railway.Lake of the Woods, ord.Lake of the Woods, priv_____ La Rose Mines.Montreal Power .Montreal Street Railway.Nova Scotia Steel, ord.Nova Scotia Steel, priv.Ogilvie Milling, ord.Ogilvie Milling, priv.Richelieu & Ontario Nav.Co.Shawinigan Power Co.Toronto Street Railway.8 Révision des Statuts.\ u 1 heure a\ ancee, la question de la révision des statuts est renvoyée à la prochaine séance.La séance est levée à cinq heures trente minutes.143 5 59 &73 104 7 86 8.14 4.00 2143 6.25 6-55 693 7 8 200 • 2.80 60 o REVUE FINANCIERE 112 7 61 4 Montréal, 3 Novembre 1910.quinzaine de jours la Bourse de Montréal fait preuve de faiblesse et d’inactivité.Aujourd’hui, c’est Depuis une TOI 7 62 6.08 5 97% 79% 129% 7 7.21 632 542 623 564 8.24 le Shawinigan que trait 1 attention des spéculateurs ; après avoir atteint I09% dans la matinée, cette valeur a clôturé à 107%.Le Montreal Power se fit remarquer aussi par sa fermeté; constatons également la bonne tenue du Dominion Steel et du Ciment.sur se concen- 5 7 128 8 124 7 4% 8 Le Pacifique Canadien rétrograda légèrement puis revint au cours de 200.142 7 4.92 436 6.02 229 10 85 Le Quebec Railway s’est bien maintenu de 49H- L'Asbestos privilégié se vendit à 50.Le Montreal Street Railway continue à baisser clôturé à 22934.Nous avons longuement parlé dans d’octobre du 5 49% à 118 8 677 8 6-45 125 ; il a 564 125 7 98 5 5 43 notre bulletin projet de fusion du Montreal Street i°7% 4 3 73 122 7 5 73 164 $360,274,850, soit une augmentation de soixante-six millions sur ce qu’était le commerce total du Canada à l’époque où le premier tarif Fielding fut appliqué, il y a treize ans.L'augmentation mensuelle comparée aux chiffres les plus élevés des mois correspondants de l’année dernière est de plus de neuf millions de dollars.Durant les six premiers mois de la présente année fiscale, les importations se sont élevées au total de $223,464,221 soit une augmentation de $50,263,789 sur les six premiers mois de l’année dernière.L’exportation des produits canadiens, pendant les six premiers mois de la présente année s’est élevée à $127,526,432, soit une augmentation de $7,041,177.Les recettes douanières pour les six premiers mois de l'année fiscale actuelle se sont élevées à $35'327>795> soit une augmentation de $7,051,177 sur les six premiers mois de la dernière année fiscale.Nous allons maintenant jeter un coup d’oeil sur les statistiques du mois d’août 1910, les dernières parues, et les comparer avec celles du même mois de 1909, tant aux importations qu’aux exportations.I.Importations canadiennes.- 1910 - Le total des ventes d’obligations municipales au Canada, pendant octobre, a été de $2,214,461 au lieu de $1,510,132 pour la période correspondante de l'an dernier, soit une augmentation de $704,329.Le total des ventes cette année jusqu'à date a été de $26,187,431, ce qui représente une diminution de $1,519,935 relativement aux ventes pendant la période correspondante de 1909.Voici le sommaire des ventes en octobre.Alberta, $50,000; Colombie Anglaise, $50,000; Manitoba, $19,500; Ontario, $642,462; Québec, $1,420,000; Saskatchewan, $31,999; total $2,214,461.Le 2 novembre une réunion des directeurs de la Quebec Railway Light Heat and Power Co.a eu lieu sous la présidence de M.Rodolphe Forget, M.P.On a soumis des rapports satisfaisants, relativement aux progrès de la compagnie, aux officiers exécutifs.M.Forget qui va bientôt partir pour l'Europe a été autorisé à faire des démarches dans le but de faire inscrire le stock à la cote des Bourses de Londres et de Genève.A l'assemblée générale des actionnaires de la Montreal Street Railway Co.ont été élus directeurs de la Cie: MM.H.A.Robert, J.W.McConnell, D.L.Mc-Gibbon, Geo.G.Foster.C.R.; W.C.Finley, J.M.Wilson et F.H.Wilson.A une réunion subséquente des directeurs, M.E.A.Robert a été élu président, et M.J.W.McConnell, vice-président de la compagnie.M.FI.A.Levett en est l’aviseur légal ; M.P.Dubee; a ét éréélu secrétaire; M.D.McDonald est maintenu' dans ses fonctions de gérant général.Le rapport annuel a été adopté, ainsi que le rapport de l’auditeur, M.A.Stuart.5 mois.Avril-Août.$112,339,206 Août.$21,937,833 Des Etats-Unis.D’Angleterre et colonies anglaises .De France .D’Allemagne .De Belgique .De Suisse .54,198,462 4.783,947 3,596,081 1,720,155 1,157,882 12451-630 1,239,502 932,913 263,804 301,267 $177,795,733 L’an prochain, non-seulement le dividende du Pacifique Canadien sera augmenté, mais il sera payé trimestriellement ; ce qui présente des avantages pour le petit capitaliste.$37,126,949 1909 5 mois.Avril-Août.$85,040,783 Août.$17,057,724 Des Etats-Unis.D’Angleterre et colonies anglaises .De France .D’Allemagne .De Belgique.De Suisse .La Banque d’Hochelaga annonce à ses actionnaires qu’elle leur distribuera le 30 novembre prochain un dividende trimestriel de 2 p.c., égal à 8 p.c.par an sur le capital versé.42,500,446 3.888,230 3.376,822 1,434,312 873,013 10,074,192 989J37 803,528 420,129 204,037 O REVUE COMMERCIALE $137,113,606 $29.548.747 II.Exportations canadiennes.- 1910 Durant la première moitié de la présente année fiscale (avril-septembre), le commerce du Canada a été de près de cinquante-six millions de dollars supérieur à ce qu’il avait été pendant les mois correspondants de l’année dernière.L’augmentation est donc de dix-huit pour cent.Le commerce du Canada, pendant les six premiers mois de cette année atteint, en effet au chiffre total de 5 mois.Avril-Août.Août.En Angleterre et colonies anglaises .Aux Etats-Unis .43,710,604 $",335,588 11,250,185 165 En Allemagne.En Belgique.En République Argentine En France .247,746 241,618 277,935 92,117 Boutons recouverts ou non.10,067 Objets en celluloïd.Vêtements sacerdotaux .Chocolat et cacao.Peignes .Broderie de coton, blanche ou crème .Cotonnades teintes ou imprimées.Vêtements de coton.i;375,435 1,324,024 1,213402 i,i65,433 22,993 3,546 0,762 i,579 I7,3i r 1,406 4,616 160 5 778 $23,445,189 $106,550,283 1909 1.771 8.228 ",376 96S5 28.931 3,624 22,343 26,175 20,674 23 357 90,689 11.36S 5 mois.Avril-Août.Août.En Angleterre et colonies anglaises .Aux Etats-Unis .En Allemagne .En Belgique .En République Argentine En France .Dentelle de coton, blanche ou crème Velours et peluche de coton.Rideaux tout faits.$13.077,554 10,050,838 160,982 287,521 523,400 584,621 $51,737.007 44,817,655 1,195,899 1,222493 i,42i,397 1,354*547 Préparations pharmaceutiques, liquides .Préparations pharmaceutiques non liquides .Drogues et teintures.634 3,i/7 27,619 9,746 72963 9 764 23,602 5.731 1,227 Vaisselle en porcelaine ou faïence.25,078 Broderies diverses $24,684,916 Il résulte des tableaux ci-dessus que les exportations françaises au Canada continuent leur marche as- mois $101,746,998 4,388 Galons, franges et brandebourgs.12,631 cendante, la progression pour les cinq derniers sur la période correspondante de 1909 s’élevant à environ Fleurs et garnitures pour chapeaux 18,192 Plumes et objets en plume.Cols en dentelle, soie, toile et coton Statues et statuettes.42.094 46,431 95981 12,893 17.329 4-739 15-390 I3M95 28,490 53-358 2,346 $9oo,ooo.L’Allemagne et la Belgique sont dans la même situation, mais les gains de la première se limitent à $220,000, tandis que ceux de la seconde atteignent près de $300,000.Par contre, les importations françaises de produits canadiens ont fléchi, le déficit sur cinq mois étant d’environ $200,000, tandis que l’Allemagne a augmenté importations d’environ $170,000 et la Belgique de $100,000 pendant la même période.Cette diminution dans nos importations est signalée a\ ec amertume et même avec une certaine mauvaise foi par quelques journaux canadiens, hostiles au traité fianco-canadien ; ils cherchent à s’appuyer là-dessus pour prétendre que ce traité est beaucoup plus favorable aux intérêts français qu aux intérêts canadiens.Nos lecteurs trouverons, quelques pages plus loin, dans notre “Lettre d’Ottawa,” de plus amples gnements sur ce sujet.Sardines et anchois.Toile .Amandes, écalées ou non.Noix, écalées ou non.Conserves de fruits.Fourrures .Glaces sans tain, non biseautées.Miroirs .Objets en verre.Gants et mitaines de toutes sortes Chapeaux et bonnets, soie oufeutre Chapeaux de paille.Automobiles .5 493 1.845 i,43i 16.393 2,044 15,638 5.095 2.334 1,725 83,131 10,746 6.587 5093 924 1,622 8.551 3,249 ses 7.234 61,886 35.832 6,325 9,214 223,386 15,052 17.919 71,895 11,147 12,591 31764 10,609 Machines diverses, en métal.Articles en fer ou acier.Bijouterie .Objets en plomb.Peaux de veau et chevreau, tannées ou corroyées, cirées ou vernies .Eaux minérales.Instruments de musique en cuivre Huile d’olive .Instruments d’optique, de précision et de photographie.Emballages, fûts, paniers, etc.Papier .Parfumerie (non à base d’alcool) Maroquinerie .renseï- Voici maintenant le détail des marchandises françaises entrées au Canada tant pendant le mois d’août 1910 que pendant les cinq mois écoulés entre le 1er avril et le 31 août 1910.Nous laissons de côté les articles dont la valeur est inférieure à $1,000.2,308 10,866 1-374 8,644 10.245 43.083 6,324 34-979 Août 1910.Avril-Août.$ 3.607 35,850 845 4,736 3,845 26,675 5 mois Ceintures autres qu’en soie.$ 544 Livres, brochures et imprimés.Cartes postales et gravures.Lacets de bottines et souliers.Objets manufacturés en 760 16,964 66,512 27978 14459 4403 16,470 5,728 cuivre jaune .Macaroni et vermicelle Brosses de toute 3,106 3712 9-947 12,043 19.303 23,375 3 950 sorte 1,268 5,322 - 166 intéressant de rechercher les effets produits par le changement de tarif.Pour cela, nous avons comparé les résultats donnés par ces cinq mois avec ceux de la période correspondante de 1909.En nous livrant à ce travail, nous avons constaté que la fluctuation était encore fort peu sensible, pour certains articles, tandis qu’elle est déjà très-importante pour d’autres.Enfin, il y a baisse sur quelques articles et nous allons nous efforcer d’en rechercher les causes.Pierres précieuses et imitations, non montées .Fromages .Conserves de volaille et gibier.Rubans de toutes sortes.Soieries .Vêtements de soie.Velours et peluche de soie.Savon de Marseille.Savon de toilette.*.Absinthe .Eaux-de-vie et imitations.Apéritifs et liqueurs diverses.Rhum .Essences et élixirs.Vins médicinaux .Parfums à base d’alcool.Vermouth .Vins non mousseux.Champagne et autres vins mousseux .Confiserie .Pipes et articles pour fumeurs.Conserves de légumes.Montres, boîtiers et mouvements.Lainages et cachemires.Drap feutre .Flanelles .Bas, caleçons et gilets de laine.Draperie .Vêtements confectionnés, tout ou partie en laine.Diamants, non montés.Soies de porc.Peaux brutes .Laine lavée .Cloches d’églises .Livres religieux .Livres d’école .Livres scientifiques .Crème de tartre.Journaux et revues.48,214 11,253 4,988 161,244 326,268 21,403 29,631 59.830 3,198 2,757 261,022 26,171 7,014 2,926 5.974 32,903 7,814 65,698 5,72i 407 557 58,884 128,366 16,567 15,522 14,777 950 5°5 58,317 6,039 Dans le tableau ci-dessous, nous mettons en regard les exportations de produits français sur lesquels on constate la plus forte augmentation: 1,566 809 Cinq mois, Avril-Août, 1910.$I3LI95 43,083 5-974 72,965 35,832 71,895 90,689 223,386 61,886 31,764 26,675 8og 9326 1939.$ 61,961 28,502 4,472 38,3V 13.077 39478 7940 139,9% 48,280 22,083 17,329 1,835 Noix, écalées ou non.Eaux minérales .Vins médicinaux .Vaisselle, porcelaine et faïence.Glaces sans tain et vitres.Automobiles .Velours et peluche de coton.Gants et mitaines de toutes sortes Fourrures .Bijouterie .Lacets de chaussures.Pierres précieuses et imitations, non montées.Boutons recouverts ou non.Pipes et articles pour fumeurs.Fromages .Sardines et anchois.Conserves de volaille et gibier.Vins ordinaires .Champagnes et autres vins mousseux .Huile d’olive .Broderies diverses .Tissus de soie.Vêtements de soie.Dentelles et cols en dentelle.Lainages et cachemires.Peaux brutes (1).Diamants non montés (1).12,292 191,582 5,187 56,998 39,177 7,77° 62,518 6,258 4,352 12,455 445,289 38,216 693 14,990 14,651 201 13,577 9&5 2,327 96.553 48,214 22,993 56,998 n,253 V,329 4,988 65,698 25.335 10,525 37,545 3.384 12,921 1,114 5L992 4,885 6,223 13,876 85,544 3,254 5i8,435 7i,7&4 16,402 9.028 13,815 1.767 55449 2,789 83,824 14,984 4,586 IA79 4,077 191,582 34,979 9,764 326,263 21,403 95,98i 62,518 518,435 82,544 140,749' 21,002 4.296' 282,645; 8,364 49,039 54-224 295,295 39,986 478 13,455 395 Exportations canadiennes en France.Août 5 mois 1910.Avril-Août.$ 7,665 $ 65,355 20,786 567,607 .8,153 34,772 236,369 5,351 20,906 Amiante .Homard en boîte (1) Ces deux articles entrent en franchise au Canada.Blé * * Instruments aratoires Pièces de rechange.Les échanges commerciaux franco-canadiens faits pendant la période de cinq mois que couvrent les chiffres ci-dessus étant régis par le nouveau traité, il est Les eaux-de-vie et liqueurs, les parfums, la mégisserie, les articles en celluloïd, etc., sont demeurés dans le statu quo: on ne constate aucun changement d’une année à l’autre.Mais on remarque une décroissance plus ou moins grave sur tous les articles suivants: i67 Cinq mois, Avril-Août, 1910.1909.$459,i65 29,631 161,244 7,770 lemagne de $5,000.L’Angleterre, elle, fait un très grand progrès, passant de $144,505 à $219,798.Mais ce dernier chiffre doit comprendre une certaine quantité de marchandises françaises créditées à l’Angleterre, parce que vendues au Canada par des naires anglais.Draps et.vêtements de drap.Velours et peluche de soie.Rubans de toutes sortes.Montres, boîtiers et mouvements Plumes, fleurs artificielles et nitures de chapeaux.Brosses de toutes sortes.Peignes .Macaroni et vermicelle.Conserves de légumes.S'avoir de Marseille.Vêtements sacerdotaux .$594,85$ 41,680 189478 20,853 commission- gar- Du premier avril au 31 août 1909 le Canada a importé pour $83,892 de vermicelle et macaroni et pour $92,296 pendant les cinq mêmes mois de 1910.Sur le premier chiffre, la part de la France était de $20,926,' celle de l’Italie de $33.856 et celle des Etats-Unis de $17,221.Cette année, la France ne fournit plus à l’importation canadienne que $20,646, tandis que ses deux autres fournisseurs, l’Italie et les Etats-Unis 88,525 23,375 I7,3H 19303 95718 28,73+ 19479 29,926 39J77 59,830 9.762 44.92?63,145 io,7i6 Comme on devait s’y attendre, cette dernière liste est beaucoup moins longue que la précédente et l’on remarque que les diminutions qu’elle signale sont beaucoup moins importantes que les augmentations constatées plus haut.augmentent leur chiffre d’affaires, le premier pays atteignant $43.056 et le second $24.149.Doit-on en conclure que les pâtes alimentaires italiennes ou américaines soient en passe de supplanter les nôtres?Nous ne le croyons pas; nous savons, au" contraire, que notre produit est place au premier rang par le consommateur canadien.Malheureusement des plus importantes manufactures françaises à peu près abandonné le marché canadien depuis environ deux ans, la place qu'elle y occupait 11’a pas encore En définitive, on peut espérer que la première née du nouveau régime douanier an- verra un accroissement des exportations françaises au Canada qui ne sera par inférieur à deux millions de dollars et qui eu portera le chiffre à plus de douze millions de dollars ; c’est un résultat appréciable.Il n en reste pas moins acquis que, nonobstant la réduction de droits consentie par le Canada et la France depuis le premier février 1910, une douzaine d'articles de production française, compris dans ce traité, ont subi un mouvement de recul.une ayant été prise par les autres marqués françaises.Mais tout indique que le terrain perdu sera bientôt re- conquis.Il est assez difficile cfexpliquer les causes de la baisse de $135.000 subie par et vêtements de drap, nonobstant 1 augmentation des importations canadiennes de près de $500,000 pendant les cinq mois en question.' Nous solation—que la Belgique et les Etats-Unis partagent notre sort, l'une, ayant perdu $25,000 et l’autre $10.000.Par contre, l'Angleterre a gagné un peu plus de $700,-cco et l’Allemagne $32,000.Nous nous bornons au-jourd hui à signaler cet état de choses en espérant que les prochaines statistiques le modifieront à notre , tage.exportations de draps nos A quoi cela tient-il?Prenons, par exemple, les très, boîtiers et mouvements.Le Canada a-t-il réduit 1 importation de ces articles ?Bien au contraire.Il l’a augmentée de $100,000 en cinq mois; de $362,000 elle est montée à $463,000.Et cependant la part que lui fournissons est inférieure de 60 p.c.à notre chiffre de 1909, quoique les droits aieiV été réduits de à 12'/, p.c.mon- voyons,—mince con- nous 15 p.c.Mais nous n avons pas été seuls à profiter de réduction, la Suisse en a bénéficié également et en tirer parti puisqu’elle a augmenté ses exportations Tels sont les.résultats les.plus saillants produits de $50,000 (de $88,113 elle passe à $138,143) en même jusqu’ici par le traité franco-canadien.La période ana-temps que les nôtres diminuaient de $13,000.' lysée est trop courte pour que l’on puisse en tirer des La diminution subie par les rubans français n’a j conclusions certaines ; une année au moins est néces-nen d alarmant, le Canada en ayant acheté beaucoup saire pour apprécier exactement la situation.Nous, moins cete année que l’année dernière ($516,927 au reviendrons plus tard sur ce sujet ###3 mmmmm Quant aux velours et peluches de soie, leur importa- sur le marché canadien et ne paraît pas vouloir tion par le Canada a augmenté d’environ $47.000 au lentir.Ces redoutables rivaux de l’industrie français" "% 0°^ comparaison semblent, au contraire, faire tous leurs efforts pour im- __ b e (^-75.666 a» heu de $228.523).Notre corn- 1 planter leurs produits daap le Dominion^ supplant* merce a, cependant, decline de $12,000 et celui de b Al- I les nôtres, si possible.avan- cette a su se ra- 168 exécutés, mais je dirai qu’il n’y a pas au monde une seule rivière qui soit mieux outillée que le fleuve Saint-Laurent.Nulle part nous ne voyons de phares, de sifflets de brume supérieurs aux nôtres.“Nous travaillons au redressement et à l'élargissement du chenal, et nous ne nous arrêterons que quand nous aurons un chenal uniforme de 35 pieds de profondeur.Il n’y a pas encore bien longtemps, il y avait, en bas de Québec, des endroits où le chenal n’avait que 22 pieds de profondeur; aujourd’hui, nous avons en face de Vile aux Grues, où en 1906 le chenal n’avait que 22 pieds de profondeur, un chenal large de 1,000 pieds et profond de 30 pieds, à la plus basse marée.(Appl.) “Et ce n'est pas tout.Il fallait creuser le chenal à Saint-Thomas, mais à cet endroit, le travail devait être plus pénible, le fond à cet endroit est composé de roc solide.Nous avons construit, nous-mêmes, à Sorel, NAVIGATION L’inspection annuelle du fleuve Saint-Laurent, cette grande route fluviale que suivent les navires océaniques jusqu’à Montréal, le port national du Canada, a eu lieu le six octobre dernier.L’Honorable L.P.Brodeur, ministre de la Marine avait invité à prendre part à cette inspection toutes les notabilités du monde maritime et commercial de Mont-tréal et de Québec, les directeurs et gérants des grandes compagnies de navigation, les commissaires et les ingénieurs du havre de Montréal et de Québec, les présidents des Chambres de commerce, le président de la commission des pilotes, plusieurs députés, etc., etc.M.A.F.Revol, notre président, représentant notre Chambre, était au nombre des invités.Le “Lady Grey,” navire du gouvernement, qui portait les excursionnistes, quitta le port de Montréal le six octobre au matin pour y revenir le surlendemain.Au cours de ce voyage, le ministre de la Marine et ses hôtes distingués purent se convaincre que rien n’est négligé par le gouvernement canadien pour assurer aux navires la plus grande sécurité, tant de jour que de nuit.De puissantes dragues sont constamment employées à tenir le chenal libre de toutes obstructions, des phares fixes ou flottants, des bouées lumineuses, des sifflets de brume, jalonnent la route des navires et guident leur marche; enfin les plus grandes facilités de toutes sortes leur sont assurées et toutes les précautions sont si bien prises qu’au cours de la présente saison de navigation deux vaisseaux seulement se sont échoués, sans conséquences graves, d’ailleurs.Déjà d’énormes paquebots de 15,000 tonneaux sillonnent les eaux du Saint-Laurent et circulent aisément dans le chenal d’une profondeur uniforme de trente pieds (plus de neuf mètres).Mais l’on prévoit que cette profondeur sera bientôt insuffisante et le ministre de la marine a déclaré officiellement que le chenal atteindrait bientôt la profondeur de trente-cinq pieds et livrerait passage aux plus grands navires océaniques.Nous regrettons de ne pouvoir reproduire en entier le superbe discours du ministre, mais nous en donnons ci-dessous quelques extraits qui donneront à nos lecteurs une idée de la tâche titanesque accomplie par lui depuis son entrée au ministère.(M.Brodeur fut l’un des ministres canadiens qui ont négocié à Paris, en 1907, le traité de commerce franco-canadien).“Non-seulement les populations riveraines, mais tous les canadiens se réjouissent des améliorations faites sur le fleuve, car tous comprennent que le progrès du pays entier dépend de la sécurité du fleuve.Je ne veux pas vanter les travaux que notre département a avec des ouvriers canadiens, un dragueur solide qui travaille rapidement, et qui est si solide qu’il ne suspend travail à cause d’accidents à ses machineries.pas son A ce point de vue, maintenant, nous avons un chenal large de 500 pieds et profond de 30 même à la plus bas- se marée.“Nous avons donc, aujourd’hui, depuis Québec, jusqu’à la mer, un chenal dont la profondeur n’est nulle part inférieure à 30 pieds.Mais il ne faut pas nous arrêter là.Le monde progresse à grands pas, notre pays en fait autant, et nous devons suivre la marche générale.Nous aurons bientôt au Canada des navires énormes, il faut préparer notre voie fluviale à les recevoir, et sans danger.Pour cela, nous voulons un chenal de 35 pieds.(Appl.) “Et maintenant, parlons de taux d’assurance.Ces taux, au Canada, tant sur la côte canadienne que sur le fleuve, sont beaucoup plus élevés qu’aux Etats-Unis, et il n’y a, pour cela, aucune raison.Il y a quelques années, il est vrai, nous avons amélioré le fleuve, il y a des lumières, des signaux d’alarme pour la brume, en grand nombre, et même nous avons augmenté la sécurité en installant une chaîne de stations de télégraphie sans fil.Le Saint-Laurent est aussi sûr que n’importe quelle route navigable en Amérique et nous allons faire une campagne en vue de faire diminuer les taux d’assurance.Ils ont été diminués déjà, il est vrai, mais ils ne l’ont pas été suffisamment pour nous rendre justice.“On a parlé de faire des barrages sur le fleuve.J’ai toujours maintenu qu’il ne devrait être fait sur le fleuve aucun barrage qui put gêner en quelque manière la navigation.J’ai une grande considération pour le développement de la force motrice, mais au-dessus de cela, je place la navigation, (appl.) et malgré qu’on dise que le barrage ne nuirait aucunement à la navigation, comme je n’en ai aucune preuve, je préfère ne pas risquer.Nous avons assez de rivières au Canada où nous pou- i6g vons puiser la force motrice sans avoir à barrer les voies navigables qui nous apportent le progrès.“Il fut un temps où il ne se trouvait personne pour construire des cales-sèches sur le fleuve, mais aujourd’hui, deux compagnies sont prêtes à commencer leurs opérations, à Lévis et Montréal, à ce qu’on me dit.Je suis certain que la construction de ces cales-sèches amènera une réduction considérable dans les taux d’assurance.” Dans une autre partie de son discours, le ministre de la marine fit un vif éloge de l’industrie française en déclarant que toutes les lumières à l’acétylène qui éclai rent le fleuve, les ports et les côtes canadiennes ont été achetées et fabriquées en France; il les proclame infiniment supérieures à toutes celles fabriquées en Angleterre, aux Etats-Unis ou ailleurs.les inombrables bateaux, barges, etc., qui naviguent à l’intérieur du Canada, sur ses nombreuses voies fluviales ou lacustres.* * Les transports sur les grands lacs, véritables mers intérieures, ne sont pas non plus, quantité négligeable.A Fort-William, sur le Lac Supérieur, quatorze vais-' seaux ont été chargés dans la journée du 25 octobre dernier, ce qui représente 1,750,000 boisseaux de blé.(Un boisseau égale 36 litres).Beaucoup de ports de mer, dans d’autres pays, sont loin d’une telle activité.* * * Treize cents wagons chargés de pommes sont arrivés aux quais du port de Montréal entre le 17 et le 24 octobre.Le "Kassandra” a pris une cargaison de 2,481 barils et 904 boites, et le “Cairnrona,” 2,481 barils et 173 boites.Plus de 27,000 meules de fromage ont été embarquées à bord du "Cairnrona ; également exportés: 2,700 tonnes de papier.* “La Chambre de Commerce, le Board of Trade et les compagnies de transport devraient s’unir pour entreprendre une gigantesque campagne sur les beauté?de la route du Saint-Laurent pour traverser en Europe et les avantages qu’el-le offre aux voyageurs, car il ne faut pas oublier qu’un paquebot, du genre du Royal Edward, laisse $17,500 à Montréal chaque fois qu’il vient mouiller devvant le port.Cette somme représente le charbon qu’on dépense, les provisions qu’on achète et les salaires qu’on paie aux ouvriers du port.” C’est M.Guy Tombs, l’agent général du fret et des passagers du Canadian Northern et de la ligne Ro> ale, qui a prononcé ces remarquables paroles à bord du “Lady Grey” pendant l’inspection du chenal par le ministre de la marine, l'hon.M.Brodeur.Il a ajouté que si la campagne qu’il prêche était corn mencée tout de suite, il n’y a pas de doute qu’elle aurait du succès.Ce que M.Tombs rêve c’est que ayons un service quotidien, entre Montréal et l’Europe, c’est-à-dire que les compagnies de navigation océanique s’arrangent de façon à ce que tous les jours un paquebot quitte Montréal pour traverser l’Atlantique.* * * Le Board of Trade de Montréal vient de publier rapport annuel; nous en extrayons ce qui suit, intéressant le port de Montréal : Nombre et tonnage des vaisseaux océaniques qui arrivèrent dans le port, depuis l’ouverture de la navigation, jusqu’au 1er novembre, pour les années suivantes.Tonnage.L738,059 1,784,847 1,705-570 2,010,924 Il ne s’agit, comme ce tableau l’indique, que des vaisseaux océaniques.Cette statistique ne comprend pas * * * Exportation de bétail par le port de Montréal dant la semaine qui s'est terminée le 29 octobre Pour Liverpool— Manxman._ Pour Londres— Sardinian.Hurona.Montrose.\ ____ Pour Glasgow— Athenia.Grampian.Pour Manchester— Mariner.pen- igio: SU ¦150 .525 735 172 177 non?90 Total 2,366 1,650' Semaine dernière Augmentation 716 son * * * Exportations de fromage du port de Montréal la semaine finissant le 29 octobre 1910.Local.pour Transit.Total.A Liverpool— Virginian.Laurentic.L.Champlain.A Manchester— M.Mariner.A Glasgow— Athenia.Grampian.4J40 4,86] 257 2,902 4.397 7.765 1,025 Années.Navires.674 865 160 1907 1908 671 601 1909 1910 60 1,255 1,315 674 st 167 386 * ,483 219 1,265 218 ; i7o A Londres— Huron a.Sardinian.A Leith— Bellona.A Aberdeen— Bellona.A Bristol— Royal George.Manxman.couleur verte qui les rend si appétissants, est obtenue au moyen de sulphate de cuivre, qui non seulement est nuisible à la santé, mais détruit la véritable saveur des petits pois.En s’exprimant de la sorte, il laisse supposer que la marchandise française est dangereuse et que les gens prudents doivent se garder de la consommer.Cette histoire n’est pas nouvelle.On nous l’avait déjà servie sous la même forme et dans les mêmes journaux pendant l’été de 1908.Nous avons alors dédaigné de répondre à des inepties de ce calibre, laissant aux consommateurs intelligents le soin de les apprécier à leur juste valeur.Mais devant la persistance de ces attaques déloyales, nous nous trouvons dans la nécessité de les relever.Vouloir comparer les petits pois canadiens aux petits pois français au point de vue du goût, de la saveur et de l’arome, est une prétention éminemment ridicule.Il y a autant de différence entre les uns et les autres qu’entre la lumière du soleil et celle d’une lanterne.Nous jugeons absolument inutile d’insister sur ce point, tout le monde sait cela.Mais plus grave est la question de savoir si le produit français est inoffensif ou s’il est nuisible à la santé et nous allons essayer d’établir, pour l’édification du consommateur, qu’à ce point de vue encore les prétentions de l’industriel sont absolument dénuées de fondement.Tout d’abord, nous apprendrons à ceux qui l’ignorent qu’un certain nombre de fabricants français ont adopté, depuis environ quinze ans, un procédé de préparation, dit “à l’étuvée,” qui supprime la nécessité du reverdissement des petits pois et par conséquent l’emploi de tous produits chimiques.Donc, ces petits pois sont absolument indemnes de sulphate de cuivre.D’autres légumes verts sont encore soumis au reverdissement, mais cette opération est effectuée au moyen de composés purement végétaux et tout à fait inoffensifs.D’où absence totale de sulphate de cuivre.Enfin, il en est d’autres qui sont reverdis au moyen des sels de cuivre, mais d’une manière telle que la parfaite qualité du produit n’est aucunement altérée et qu’il ne peut présenter aucun danger à la consommation.5,495 I,ii4 18,775 7,492 13,279 6,378 3,270 2,119 i,i5i 767 958 I9I 5,26i 7,35i 4.539 6,532 722 7&9 59,478 Total.Semaine correspondante 1909.Total depuis mai 1910.Période correspondante 1909.45,643 13.835 12,079 70,366 336,578 1,659,005 58,287 1,322,427 1,347,866 286,685 i,634 55i * * * Exportation de pommes du port de Montréal pour la semaine finissant le 29 octobre 1910.A Liverpool— S.S.Lake Champlain S.S.Virginian.S.S.Laurentic.Barils.334 1.123 2,377 3,834 Total.A Glasgow— S.S.Athenia.S.S.Grampian 5 488 5 978 11,466 Total A Londres— S.S.Huron a.S.S.Sardinian 5,5=9 324 5,583 Total.A Manchester— S.S.Man.Mariner.A Bristol— 5- S.Manxman.Total de la semaine.Semaine correspondante 1909 Total pour la saison.Période correspondante 1909.2,070 6/5 23.89:! 64,52 4 "7,975 346,415 Le principe du reverdissement par les sels de cuivre est formellement admis et pratiqué ; il a été consacré par le Congrès de Genève, en 1908, auquel assistaient les plus grands savants du monde.Nul ne contestera la sévérité des lois françaises en matière d'hygiène alimentaire ; le gouvernement français surveille et inspecte avec le plus grand soin tous les produits naturels ou industriels livrés à la consommation et il ne permettrait certainement pas la vente des conserves de petits pois reverdis s’il y voyait le moindre danger.o LES PETITS POIS FRANÇAIS Depuis trois ou quatre semaines nous lisons dans les journaux canadiens, notamment le “Canadian Grocer’’ et le “Prix Courant”, l’annonce d’un fabricant canadien de conserves de petits pois qui croit pouvoir se permettre de dénigrer les petits pois français.Et par quel moyen?Dans le but d’affirmer la supériorité de sa marchandise, il ne craint pas de dire que la belle apparence des petits pois français, cette jolie i71 Mais non-seulement les petits pois français subissent en France une inspection ; ils sont également astreints à une autre inspection, tout aussi rigoureuse, de la part des agents candiens du gouvernement et des municipalités.Et qui donc a jamais entendu dire qu’une boite de conserves françaises ait été confisquée au Canada comme suspecte?Au contraire, les rapports des inspecteurs canadiens ont toujours reconnu l’excellence de leur fabrication et leur parfaite innocuité.Peut-on en dire autant des conserves canadiennes?Non, assurément, puisque l’on signale périodiquement des cas d’empoisonnement qui leur sont attribuables, qu’il s’agisse de petits pois, de tomates, de blé d'inde.de saumon, etc.En voilà assez n’est-il pas vrai?pour réduire à néant les sottes affirmations d’un marchand qui croit donner à sa marchandise les qualités qui lui manquent en calomniant celle de ses concurrents.D’ailleurs, en cette matière, le consommateur canadien est le meilleur juge et nous connaissons trop bien son sentiment à cet égard pour nous alarmer de la concurrence déloyale que cherchent à faire à nos produits ces industriels peu scrupuleux.Ils en seront pour leurs irais.Des Etats-Unis.469 474,757 13I7 1,569,227 D’Italie .De Suisse.852 106 1 1 533 $585097 1424 $1,732.215 On voit donc que les importations de 1910 sont presque le triple de celles de 1909.Si nous considérons maintenant les pièces détachées d'automobiles, nous remarquons que leur importation en 1910 a été double de celle de 1909.1909.1910.$ 10,646 1,820 De Grande-Bretagne De France.D’Allemagne .De Belgique .Des Etats-Unis .$ 8,033 2,162 229 2.258 254,862 116,719 $127,143 Ce qu’il y a de plus frappant dans ces chiffres c’est l’énorme augmentation des importations des Etats-Unis qui ont à peu près triplé de valeur en l'espace d’un an.Il est à remarquer que la moyenne des prix des automobiles de provenance tant anglaise que française est inférieure en 1910 à celle de 1909, tandis que la même moyenne s’est élevée, au contraire, pour les produits des Etats-Unis.En effet, en 1909, chaque voiture française entrée Canada avait une valeur moyenne de $2,000 tandis qu’en 1910, cette moyenne n’est plus que de $1,800.Pour l’Angleterre, cette moyenne est de $1,665 pour 1909 et de $1,453 pour 1910.Quant aux Etats-Unis, la valeur moyenne de leurs machines, qui n’était que de $1,000 en 1909 s’est élevée à $1,191 en 1910.On s’accorde, d'ailleurs à reconnaître que la valeur intrinsèque des voitures américaines augmente proportionnellement à leur prix ; c’est en vain que l’on chercherait encore l’ancien “tacot” américain : il a fait place à des voitures soigneusement faites et marchant très-bien.Si nous voyons avec satisfaction le nombre des voitures françaises exportées au Canada passer, de 13 à 31, nous ne pouvons cependant méconnaître que l’industrie française n’est pas à la place quelle devrait occuper ; elle devrait faire beaucoup mieux.Il est vrai d'ajouter que vingt-cinq taxi-autos fabriqués par une maison française pour une compagnie montréalaise et dont partie est déjà en circulation, ne figurent pas dans ces chiffres, car ils ne sont arrivés que postérieurement au 31 mars 1910.date à laquelle s’arrêtent les statistiques ci-dessus.Quant aux importations anglaises, nous avons la certitude qu’elles sont manifestement inférieures au chiffra officiel que nous indiquons plus haut.Pendant l’année fiscale 19:9-1910, il n'est certainement pas entré au Canada plus de vingt-cinq voitures anglaises ; $269,586 s.D.o au L’AUTOMOBILISME.L’automobilisme prend, de jour en jour, un développement plus considérable au Canada.Il y a quelques années seulement, on estimait généralement que ce mode de locomotion ne ferait pas fortune au Canada, tant à cause du mauvais état des routes dans ce pays que de la rigueur du climat, qui couvre le sol de neige pendant quatre ou cinq mois, mais ces prédictions ne se sont pas réalisées et l’on constate que les automobiles circulent dans toutes les régions malgré les ornières des chemins et pendant toute l’année dans plusieurs provinces.L’importance de cet accroissement nous est confirmée par les statistiques officielles du ministère des -dotianes canadiennes donnant le nombre et la valeur des marchandises importées par le Canada.Nous allons établir une comparaison de ces importations entre l’année fiscale terminée le 31 mars 1909 et celle terminée le 3,1 mars 1910.en un an, 1909.1910.Nombre.Valeur.Nombre.Valeur.De Grande-Bretagne 48 $ 79,954 De Belgique .De France.D’Allemagne .73 $ 106,126 2 291 x 177 13 26,066 31 4,029 - 55.727 1 une cm- 172 l’hon.M.Fielding a empêché la réunion immédiate des experts américains et canadiens pour étudier cette question de réciprocité, et que le gouvernement canadien se trouve moralement engagé à saisir la première occasion pour effectuer cette réunion qui ne peut donc tarder longtemps encore.Comme d’un autre côté Sir W.Laurier, dans son récent discours à Montréal, a très nettement donné à entendre que les représentants du Canada 11’iraient pas aux Etats-Unis discuter la réciprocité, il faudra que la “conversation” se fasse à Ottawa, lorsque la Chambre siégera et délibérera pour ainsi dire avec l’en cm i à ses portes,—regrettable condition pour sagement se prononcer.Il est très probable que le premier ministre, avec sa prudence et sa richesse ordinaire de ressources, trouvera moyen d’éviter une situation aussi dangereuse et de faire ainsi d'une pierre deux coups: sauver le présent et l’avenir.Car si la discussion de réciprocité ne prend pas maintenant, mais est remise après la session et après le couronnement, la réciprocité avec les Etats-Unis que personne ne demande au Canada sauf quelques extrémistes sera vraisemblablement enterrée sous l’indifférence générale d'un côté de la frontière et sous des événements autrement intéressants pour le président Taft, de l'autre côté de la frontière.Le grand problème de la transportation ne peut manquer de jouer un rôle primordial chaque fois que se réunit notre parlement; le développement continuel de notre pays exige chaque année l’exécution d’une partie nouvelle du grand programme que Sir W.Laurier s’était tracé en arrivant au pouvoir en 1896, pour l’accroissement des facilités de transport.Beaucoup reste encore à faire.Le principe de la construction du chemin de fer de la Baie d’Iiudson étant admis, la première pelletée de terre ayant été enlevée, reste à savoir d'après quel système se fera l’exploitation du chemin?C’est une question très agitée dans l’Ouest et que le gouvernement devra décider sans retard.D’un autre côté, l’hon.M.Brodeur, dans une récente visite à Montréal a promis un nouveau creusement du chenal fluvial jusqu’à 35 pieds; pour l’exécution de ce projet, il faudra la sanction du parlement et celle-ci ne sera pas obtenue sans avoir à passer sous le feu des partisans des deux projets rivaux: la construction du canal de la Baie Géorgienne et l’approfondissement du canal Welland.Tels sont les morceaux de résistance auxquels nous ajouterons la révision de la Loi des Banques, laissée de côté l’année dernière; la loi relative à l’emploi des explosifs nécessitée par la fréquence des accidents, en particulier dans la construction des voies ferrées nouvelles; peut-être une loi de pensions réclamée à grands cris par le service civil, et une loi des droits d’auteurs dont nous parlons plus loin.quantaine d’automobiles de provenance soi-disant anglaises ont dû être fabriquées dans d’autres pays européens puis vendues au Canada par l’intermédiaire d’un agent anglais.Mais les chiffres que nous venons de citer ne nous donnent qu’une idée fort incomplète du mouvement automobiliste au Canada, car ils sont absolument muets sur la fabrication indigène.Cette fabrication est importante, si l’on considère qu’il s’agit d'une industrie naissante au Canada.En effet, les six marques canadiennes ont fabriqué, toutes ensemble, en 1910, 2,450 voitures et s’apprêtent, disent-elles, à en produire 6,000 en 1911.Toutes ces voitures sont munies de moteurs à quatre cylindres, d’au moins vingt-cinq chevaux ; les moins chères se vendent if900, tandis que les plus belles atteignent $4,000; ces dernières sont munies du moteur Knight, sans soupapes.En définitive, l’automobile est entrée tout à fait dans les habitudes canadiennes et, pendant de longues années encore, le marché canadien offrira un excellent débouché aux industriels avisés qui sauront y pénétrer.O LETTRE D’OTTAWA Ottawa, ier novembre 191.0 La prochaine session du Parlement fédéral s’ouvrira le 17 novembre et les travaux de préparation sont assez avancés déjà pour donner une bonne indication des événements futurs.Naturellement il ne faut pas s'attendre à des surprises pour le début où le discours du trône donne généralement une idée bien vague des intentions du gouvernement.Celui-ci garde habituellement dans sa manche ses meilleures cartes et ne les sort qu’au fur et à mesure des besoins.La première période de la session, jusqu’aux vacances de Noël, est un peu le galop d’essai par lequel les coureurs se préparent à la grande épreuve.Les députés en profitent pour ressusciter des projets chéris, dont la majorité à la fin de la session retourneront au tombeau d'où ils n auraient jamais dû sortir; les comités se forment ; l’opposition se divise le travail et c’est seulement à la rentrée de janvier que la besogne sérieuse commence.Le gros morceau de la session sera sûrement la question du tarif et de nos relations commerciales avec les Etats-Unis.Les déclarations du premier ministre dans l’Ouest l’engagement pris de discuter la Réciprocité avec les Etats-Unis, l’agitation protectionniste actuelle, la demande de l’Est pour le relèvement des droits de douanes sur l’acier, tout cela nous promet une session tarifaire du plus haut intérêt.L’imprévu en sera accru du fait que la maladie de ¦ Si l’on songe que le gouvernement sera certainement talonné par la perspective de finir la session à temps pour que les ministres puissent assister au couronnement du roi George V et que les six mois écoulés depuis la dernière session ont fourni une ample moisson de sujets de controverse, qui sont hors de notre domaine économique et commercial, il est bien certain que Sir Wilfrid Laurier a devant lui une rude besogne d’ici au mois de mai, et que les chroniqueurs ne chômeront pas, faute de sujets intéressants à dévoiler à leurs lecteurs.lument libres d’adhérer ou non à cette convention.Le gouvernement canadien prépare en ce moment un projet de loi qui sera présenté à la prochaine session et dans ce bill assumera le contrôle absolu de tout ce qui a trait aux droits d’auteurs.Le nouveau projet de loi sera aussi conforme que possible au dispositif adopté par la Convention de Berlin qui a considérablement modifié la convention de Berne.Dans la Grande-Bretagne la durée du droit d'auteur comporte la vie et sept années ou 42 ans.La convention type adoptée à Berlin prolonge ce terme à la vie et 50 années, il est probable que le Canada acceptera cette extension.L’adoption de la mesure qui sera proposée délivrera le Canada de l’obligation d’ouvrir son marché aux éditeurs des Etats-LTnis en vertu de droits d'auteurs accordés en Angleterre.A l’avenir ces droits n'auront plus cours en Canada.Jusqu’à présent un copyright obtenu en Angleterre par un auteur américain ou en vertu duquel un éditeur américain obtenait le contrôle du territoire des Etats-Unis était du même coup valable au Canada et pour le territoire canadien.Le Canada va être débarrassé de cette humiliante obligation.La Convention de Berlin supprime en principe les formalités intérieures des Etats, comme l’enregistrement, l’obligation d'impression en Canada.Mais l’acceptation des prescriptions de la Convention peut être totale ou partielle et il n'est pas probable que le Canada aille pour le moment jusque là.Il se contentera sans doute d'une adhésion partielle.Le bill canadien sera d’essence impériale en ce sens qu’il y aura réciprocité ; le Canada reconnaissant le copyright Britannique comme la Grande-Bretagne reconnaîtra le copyright Canadien.Un auteur britannique n'aura qu'à s’enregistrer au Canada pour profiter de tous les avantages qu’accorde la loi.En somme, le Canada adhère à la loi internationale des droits d’auteurs en ce qui convient à sa population et à son territoire.Il est probable que le bill en préparation s’occupera aussi des droits d'auteur pour la musique et la peinture, toujours au point de vue canadien.Voici les grandes lignes du projet qui provoquera sûrement une discussion intéressante en vue de l’activité des intérêts en jeu.Avec l’approche de la.session les Livres Bleus pieu-vent et naturellement les journaux essayent de tirer de la lecture de ces volumineux documents des velles sensationnelles.Cependant, ils défassent vent la mesure.C’est ainsi que le “Journal” d'Ottawa, une des adversaires notoires du régime des vendons commerciales et du système de tarif intermédiaire, exploite d’une façon vraiment déloyale les derniers chiffres fournis par le Rapport de l’Industrie * L’hon.M.Fisher ministre de l’Agriculture, vient d’annoncer que les négociations entamées avec le gouvernement impérial pour obtenir en faveur du Canada la liberté de régler à son gré la question des droits d’auteurs avec l’étranger ont enfin abouti et qu'une législation, pour rendre exécutoire l’entente conclue, va être passée concurremment par le parlement impérial et le parlement canadien.Le bureau des droits d'auteurs à Ottawa prépare un projet de loi qui sera soumis à la prochaine session du parlement.Pour bien comprendre l’intérêt qui s’attache à cette nouvelle, il est bon de savoir que la question des droits d’auteurs, depuis soixante ans, est la pierre d'achoppement des relations entre la Grande-Bretagne et le Canada.Pour une mystérieuse raison, la Grande-Bretagne, tout en étant disposée à laisser le Canada légiférer sur presque tous les sujets, tout en lui laissant passer des lois sur toutes les matières commerciales refusait absolument de .permettre à ce pays de régler à son gré la question des droits littéraires.La concession qui est accordée maintenant par la Grande-Bretagne est une autre étape de la nationalisation du Canada : elle lui donne un status dans la convention Internationale des droits d’auteurs qu’il n’a jamais possédé.Jusqu’à prseént le Canada devait se contenter du rôle de satellite de la Grande-Bretagne, dorénavant il prendra rang avec les autres nations sur un pied absolu d’égalité quant au “copyright” comme il le fait depuis longtemps dans les questions postales.Voici d’après quelques détails fournis par l’hon.ministre, lors de son retour d’Angleterre, où il avait discuté la question avec M.Buxton, président du Board of Trade du gouvernement Asquith, où en sont les choses actuellement : Le gouvernement Britannique se serait engagé à affranchir le Canada de toute entrave en matière de législation de droits d’auteurs avec l’étranger.Grande-Bretagne va abroger l’Acte Impérial de 1S42 et adhérer à la Convention de Berlin, passée, il deux ans et qui sera soumise à la ratification du parlement.Cette adhésion de la Grande-Bretagne comportera un proviso laissant les colonies de l’Empire abso- nou- La sou- y a con- 1/4 La satisfaction créée par les chiffres éloquents de ce bilan fut si grande et si générale que le président fut réélu à l’unanimité, par acclamation, sans scrutin, fait qui ne s’était encore jamais produit dans les annales de la société.Puis, M.le président ayant associé aux éloges et aux félicitations qui lui étaient décernés, les membres de conseil d'administration, demanda à l'assemblée et du Commerce, et cherche à provoquer, pour rentrée des Chambres, un mouvement antagoniste absolument injustifié contre les arrangements commerciaux conclus par le Canada avec la France et l’Alle- magne.Le Rapport en question qui a trait à l’exercice du 31 avril 1909 au 31 mars 1910 indique que, durant cette période, les importations de France en Canada ont augmenté dé deux millions et que les exportations du Canada en France ont baissé d’un demi-million.son d'émettre un vote de confiance en leur faveur, ce qui fut fait et leur réélection acclamée à l’unanimité.Cette marque d’estime et de confiance accordée à M.le Président de l’Union Nationale Française et à ses collaborateurs leur fait le plus grand honneur et nous les en félicitons bien sincèrement.Nous avons la certitude que les très-grands progrès accomplis au cours de l’année finissant, sous l’habile direction d’un tel pilote iront en s’accentuant de plus en plus au cours de l’année prochaine.Le Bureau de l’Union Nationale Française se trouve ainsi composé : Président.ier Vice-Président 2e Vice-Président.Et, d’un autre côté, il signale que, durant la même époque, le commerce du Canada avec l'Allemagne a augmenté pour les importations et pour les exportations.Les importations ont monté de deux millions et les exportations d’un million.Là-dessus, le "Journal” dit: "Nos arrangements coinces deux pays paraissent leur être plus merciaux avec profitables qu’au Canada.' Et il intitule ainsi son article: “Le traité franco-canadien n’a pas été avanta- geux pour le commerce d’exportation du Caanda.’ Pour faire voir combien ces remarques sont injustes, il faut se rappeler que l’exercice en question s’est terminé le 31 mars 1910 et que la convention franco-canadienne est entrée en vigueur le ier février 1910 seulement et la convention avec l'Allemagne le ier 1910.Par conséquent l’exercice financier en question comporte pour la France deux mois seulement du nouveau tarif et pour l’Allemagne, un mois.Il sera impossible avant qu’une année complète soit écoulée de se rendre compte, au juste, de l’effet de ces arrangements commerciaux et il y a tout lieu d’espé-que le rapport de l’année prochaine dénotera un changement notable dans le commerce franco-canadien et tout à l’avantage des deux pays.M.J.R.Genin .M.A.Martin .M.L.Fréchon .M.A.E.de Montgaillard .M.B.Hubert Trésorier.Secrétaire.Commissaires : MM.Bernadet, Boudet, de Crève-coenr, Dubois, Hirtz, Laurent, Machéras, Pasquin, A.F.Révol, Robin.Censeurs : MM.Rougier, Goblet, Bourgeois.Censeur-suppléant : M.S.Durante!.mars rer CA ET LA Voici d’intéressants détails sur les descendants des fiers Iroquois, Hurons, Algonquins, etc., qui peuplent encore certaines régions du Canada, contenus dans le rapport annuel du service des affaires indiennes.L’auteur de ce rapport indique que l'état général des réserves du gouvernement a rarement été aussi généralement satisfaisant qu’au cours de la dernière année fiscale.On remarque, en effet, des améliorations sensibles dans la statistique des naissances et dans celle des décès, dans la moralité, l'instruction, la si- O.Rideau.UNION NATIONALE FRANÇAISE L’assemblée générale annuelle de l’Union Nationale Française eut lieu le 30 octobre dernier, au milieu d'un grand concours de nos compatriotes, toujours heureux de se réunir dans un esprit d’union et de concorde pour évoquer la patrie absente.Monsieur le Consul Général de France, comme un I tuation industrielle, l’agriculture et la salubrité.L’excédent des décès sur les naissances qui depuis bon pasteur, était au milieu de notre colonie.Son allocution, empreinte du plus ardent patriotisme et du plus j quelques indéfectible attachement à nos trois couleurs souleva j la race des peaux rouges a fait place cette dernière l’enthousiasme de l’assistance.Tous, nous sentions j année à un excédent des naissances sur les décès.11 le souffle de la France et bien des y a eu, l’anée dernière 2,499 naissances et 2,102 décès.années semblait conduire à l’extinction de passer sur nous coeurs étaient émus.Il y a donc une augmentation de 397.Cette augmentation de la population indienne vient de donner raison au département qui a toujours prétendu que rien ne justifiait la prédiction de l’extinction des indiens au Canada.Monsieur J.R.Genin, président de l’Union Nationale Française donna lecture de son rapport et du bilan financier, lequel constate l’état de prospérité de la Société. i75 L’amélioration de la santé en général est attribuée des exportations de poisson du Labrador n’excède pas à des conditions sanitaires meilleures, à de meilleurs j 50,000 quintaux, tandis que l’an dernier déjà très-mau-logements et à la diffusion de l’instruction grâce aux vais pour les pêcheurs, il avait été exporté plus de écoles indiennes et grâce aux missions.160,000 quintaux de poisson.Les 86,769 indiens que comptait le Canada, l’année dernière, ont cultivé une superficie total de 54,336 âcres de terre.La valeur totale de leurs récoltes est évaluée à $1,374,915.La pêche a rapporté aux indiens $602,460.La chasse et le trappage : $828,221.Ils ont reçu sous forme de salaires dans diverses industries, $1,374,815.M.Frank Pedley, surintendant des affaires indiennes, note dans son rapport que des agents indiens dans toutes les parties du Canada déclarent que sous le rapport de l’alcoolisme il y a partout un progrès sensible.Les indiens boivent beaucoup moins de liqueurs fortes.La colonisation de l’ouest canadien et le défrichement des terres ont eu pour effet de repousser toujours plus au nord les troupeaux de bisons ou buffalos qui erraient en liberté dans l’immensité de la prairie herbeuse.Les rigueurs du climat sous ces latitudes et les massacres perpétuels des chasseurs indiens ou blancs avaient décimé à un tel point ces animaux que l’extinction de leur race était à craindre.Pour les sauver de l'extermination, le gouvernement canadien a recueilli quelques débris errants des innombrables troupeaux d’autrefois, 700 ou 800 têtes et les a parqués dans un vaste enclos, à YVainwright, au pied des Montagnes Rocheuses, où ils peuvent vivre et se reproduire dans un état de quasi-liberté.On annonce que le rendement de l’or au Yukon sera augmenté cette année à cause de nouvelles découvertes dans le district de l’exploitation.On croit que l’augmentation sera de $335,000 sur le rendement de l’an dernier.Les pommes sont rares, cette année, dans les vergers de la Nouvelle-Ecosse.Les producteurs estiment que la récolte de 1910 n’atteindra que le quart de la moyenne des années précédentes.Les travaux de jalonnement de la frontière du Canada et de l’Alaska, qui se poursuivent depuis plusieurs années, approchent de leur fin.Déjà la ligne internationale est presque entièrement établie entre la Colombie Anglaise et l’Alaska, du canal de Portland jusqu’au mont St-Elias.Entre Je territoire du Yukon et l’Alaska, à partir de Saint-Elias et dans la direction du Nord, la frontière suit le iqiième méridien jusqu’à l’Océan Arctique et traverse sur une longueur de près de 600 milles pays vierge, inhabité et en partie inabordable.Jamais jusqu’ici l’homme 11'a traversé ce pays sauvage aux étendues immenses de neige et de glace.Pour jalonner la frontière dans cette région, on songe à employer un ballon dirigeable.La ligne internationale, au Nord des Montagnes et jusqu’à la rivière Porcupine a été à peu près entièrement tracée cet été, et il ne reste plus à faire que le jalonnage dans la partie nord, la plus proche de l’Océan Arctique.Les travaux d’arpentage sont faits conjointement par des équipes canadiennes et américaines et les dépenses sont partagées par les deux gouvernements.L'Ecole des Hautes Etudes Commerciales, créée à Montréal par le gouvernement de la province de Québec et dont nous avons déjà entretenu les lecteurs du Bulletin a ouvert ses portes le 4 octobre dernier.Vingt élèves se sont fait inscrire pour en suivre les cours; ce nombre est très-satisfaisant.Dès maintenant, il est permis de fonder de grands espoirs sur cette institution.un Il y avait en 1909 au Canada 7,234,085 bêtes à nés, 2,132,489 chevaux, 2,705,390 moutons et 2,912,509 porcs.cor- Il y a seize ans que la compagnie du Pacifique Canadien a inauguré un système pour l'encouragement de la culture des fleurs le long de sa voie ferrée.A l'heure actuelle il existe sur le parcours du Pacifique plus de 1500 jardins.Les gares, les usines, les bureaux, les maisonnettes des gardiens, les systèmes de signaux mécaniques sont entourés de fleurs et offrent aux yeux des voyageurs l’aspect le plus gracieux.Tous ces employés sont sans doute des jardiniers amateurs mais le goût charmant qu’ils ont su mettre dans cette culture et le succès qui a couronné leur zèle a eu lebon effet de susciter des imitateurs, et les jardins se sont multipliés comme par enchantement d’un bout du cotinent à l’autre bout.La disette presque complète de poisson qui règne en cette fin de saison sur les bancs de pêche du Labrador, fait prévoir que les pêcheurs auront à souffrir de très grandes privations durant l’hiver prochain.Le produit de la pêche de la dernière.campagne a été inférieur à celui de toutes les années précédentes depuis 1 organisation des pêcheries.On estime que le total Cette année le succès de ces jardins a été plus marqué que celui des années passées, et les mil- encore ¦ i?6 Le gouvernement canadien ayant décidé de constituer une marine de guerre a acquis de l'amirauté anglaise deux navires, la “Niobé” et le “Rainbow pour servir de vaisseaux-école à ses futurs marins.Le premier de ces navires est arrivé à Halifax ces jours derniers et le ministre de la marine en a pris solennellement possession en prononçant un superbe discours qui eut beaucoup de retentissement.Le “Rainbow” est destiné à former le noyau de la flotte du Pacifique ; il aura liers de graines qui furent distribuées le printemps dernier ont été fort judicieusement employées.Beaucoup de prix ont été accordés aux propriétaires des plus jolis jardins.La compagnie va distribuer bientôt un demi-million de bulbes qui devront être plantées cette automne ou au commencement du printemps.La compagnie se procure sur tous les marchés du monde toutes les variétés de fleurs imaginables, et recherche sans cesse les plantes les plus nouvelles.Les voyageurs sur le Canadien Pacifique sont charmés par la vue de ces jardins multicolores et il ne se passe pas de jours qu’un amateur de fleurs d'Europe ou des Etats-Unis,, ne vienne demander à la compagnie le nom qu’il a cueillie dans un jardin de gare et qu’il ne s’informe en même temps de la façon de la cultiver.son port d'attache à Esquimalt.Quant aux autres qui constitueront ses escadres, le gouverne- vaisseaux ment a l’intention de les faire construire au Canada par des ouvriers du pays.On suppose que des chantiers maritimes seront établis ici par quelques grands constructeurs anglais.Une école d’aspirants de marine vient d’être ouverte et, immédiatement, il s’est présenté deux fois plus d’élèves qu’elle n’en peut contenir ; on procédera par voie d'examens éliminatoires.L'un des fils du ministre de la marine est au nombre des candidats.d’une fleur qu’il tient précieusement pressée et Le projet du barrage du Saint-Laurent, au Long Sault, sera étudié par la nouvelle commission, en vertu du traité international des eaux limitrophes entre le Canada et les Etats-Unis.La coupe Gordon-Bennett pour ballons sphériques dix aéronautes se sont disputée à Saint-Louis que (Etats-Unis) en octobre dernier a fait beaucoup parler du Canada, mais il est à craindre que ce ne soit une mauvaise réclame susceptible de faire à notre pays d’adoption plus de mal que de bien.En effet, après avoir parcouru des distances prodigieuses, quatre ou cinq de ces ballons sont venus atterrir dans les régions septentrionales du Canada, à peu près inhabitées.L’un d’eux est tombé dans un lac, au grand effroi de plusieurs indiens qui, croyant que la lune venait de choir, se refusaient à porter secours aux aéronautes en danger de se noyer.Un autre, l’“America II”, vainqueur de l’épreuve, est tombé dans une contrée presque sauvage, au nord de la province de Québec et les aéronautes qui le montaient ont dû marcher sept jours avant de rencontrer un bureau de télégraphe qui leur permit de donner de leurs nouvelles.Il ne faudrait pas conclure de tout cela que le Canada est un pays sauvage, un désert inhabité.La superficie du Dominion est si grande qu’elle comprend, tout à la fois, d’immenses étendues bien peuplées et bien cultivées et d’immenses régions, dans sa partie septentrionale, à peu près désertes.Notre compatriote Leblanc, qui prenait part à cette épreuve, montant le ballon “Ile-de-France”, a touché terre dans la province d’Ontario.Il a dû atterrir précipitamment pour se rendre en toute hâte au meeting d’aviation de Belmont Park, car il fait partie de l’équipe française qui doit concourir pour le trophée Gordon-Bennett, ravi l’an dernier à Reims par l’aviateur américain Glen Curtiss.Il paraîtrait qu’on vient de faire la découverte d’un lac dans le Nord-Ouest Canadien.nouveau Des Indiens, qui sont arrivés à Edmonton venant de loin dans le nord, ont rapporté qu’ils avaient été informés par les ingénieurs du gouvernement que cés derniers avaient découvert un nouveau lac, qui est supposé être presque aussi grand que le Lac Supé- rieur.NOUVELLES ET INFORMATIONS M.F.Bourbonnière, avocat, Conseil du Roi, Secrétaire de la Chambre de Commerce (canadienne-française) du District de Montréal, vient d’épouser Mademoiselle Marie A.Noble, professeur de littérature française, l’une de nos compatriotes récemment fixée au Canada.Aux jeunes époux nos offrons tous nos voeux de bonheur parfait.L’administration de l’Exposition Internationale du Nord de la France, Roubaix 1911, nous prie d’informer nos lecteurs qu’un nommé de Geertz, se disant ancien journaliste a pris le titre de “délégué du gouvernement russe à l’exposition de Roubaix” pour tenter des affaires dans la région roubaisienne.En réalité, le gouvernement russe n’a aucun délégué à l’exposition de Roubaix et de Geertz est complètement inconnu de l’Administration.Un événement qui fera époque dans l’histoire du Canada vient de se produire. 9 INDUCEMENTS OFFERED BY THE “CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE” OF MONTREAL TO ITS AFFILIATED MEMBERS Established in the industrial and commercial Metropolis of Canada, the "Chambre de Commerce Française" of Montreal is in a position to offer its associate members the following advantages: It furnishes impartial and gratuitous information concerning the affairs of the various provinces of France, their financial institutions, the commercial houses there established, and the kind of business transacted.It keeps them posted on any change in tarif duties which may be made from time to time, and furnishes on request such in foi mations which they may need, concerning the application of customs house laws and regulations.It furnishes information on the means of transportation both between various part of the country and to foreign points and the rates of same.It puts them in communication with reliable French agents, who are in a position to advantageously represent them on the French market.It is willing to ac tas arbiter in the settlement of questions which would otherwise require litigation, thus sparing its members the necessty of taking legal steps always expensive and difficult to undertake in a foreign country.It puts Canadian exporting houses in communication with French importers and vice It sends free of charge, its monthly Bulletin, which keeps its readers in touch with all important events taking place in the French business world.In this Bulletin appear the names and addresses of members, which in itself constitutes an excellent advertisement.In order to make their goods known on the French market, it will publish free of charge in three numbers of this Bulletin an advertisement of one eight of a page.A large number of this Bulletin being circulated in France, this publicity will give the best of results.Finally, by special arrangement with the “French Government Commercial Report” and with a large number of papers in h ranee, it is able to publish simultaneously in all the French commercial centres, the requests which it receives for trade representation agencies.The above are a few of the numerous inducements offered by the “Chambré de Commerce” to merchants who become associate members of the same.What does it ask in return for these services whose value will be readily appreciated?A small membership fee of at least $5.00, but the exact amount of which will be left to the discretion of each scriber.versa.sub- This is all it asks for the sole purpose of being able to continue to help the Canadian exporters to establish profitable connection in France, and thus open new markets for the Canadian products.é* ***** ********** ******* » ê*ê.»éê*é*êê**A*é *ê *Aé* * ***********************4 2?V * Ofc RENSEIGNEZ-VOUS » il LIGNE ALLAN I I ALLAN LINE1 $ it $ 11 SUR LE CANADA I $ SERVICE DIRECT LE HAVRE - MONTREAL Service direct: POUR DEUX FRANCS I « HAVRE-MONTREAL Notre Almanach des journaux du Canada est un volume Svo, de 304 pages, relié, et vendu à $3.00 (15 francs).Outre des Informations complètes sur toutes les publications du Canada, ce livre contient de nombreuses cartes géographiques, les noms des principaux manufacturiers, la population de toutes les 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Président.ROBT.BICKERDIKE, Ecr„ M.P., Vice-Président.A.TURCOTTE, Ecr.E.H.LEMAY, Ecr.J.A.VAILLANCOURT, Ecr.J.M.WILSON, Ecr.M.J.A.PRENDERGAST, Gérant-Général.t HON.F.L.BE1QUE, C.R.F.G.LEDUC, Gérant.O.E.DORAIS, Inspecteur.BUREAU PRINCIPAL: MONTREAL.14 BUREAUX DE QUARTIER.! 21 SUCCURSALES AU CANADA EDMONTON (ALBERTA), SAINT-BONIFACE, WINNIPEG (MANITOBA) PARMI LESQUELLES: 4$ I PRINCIPAUX CORRESPONDANTS : Crédit Lyonnais, Paris, Lyon, Londres, Bruxelles.—Comptoir National d’Escompte de Paris.Paris.Londres, Bruxelles.____Crédit Industriel et Commercial, Paris, Londres.—Société Générale, Paris et Succursales.Banque de Paris et des Pays Bas, Paris.—Anglo Foreign Banking Co.Londres.—Banca Commerciale Italiana.Rome, Gênes.—Banco di Napoli, Naples.—Banco di Torino, Turin.—Banque Commerciale, Bâle.—Deutsche Bank, Berlin.Commerz-und-Disconto Bank, Hambourg.—Banque impériale et Royale des Pays Bas Autrichiens, Vienne—Boehmische Union Bank, Prague —Banque de Rotterdam, Rotterdam.—Incasso Bank, Amsterdam.—Merchants National Bank, New-York.—National City Bank, New-York.—First National Bank, Boston.—Philadelphia National Bank, Philadelphie.Emet des lettres de crédit circulaires et mandats pour voyageurs, payables dans toutes les parties du monde; ouvre des crédits commerciaux; achète des traites sur les pays étrangers; vend des chèques et fait des pents qui lui sont confiés, et fait remise promptement au plus bas taux du les principales villes du monde; prend un soin spécial des encaissemaiements télégraphiques sur change.
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